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Brunch de la diffusion: Rencontre entre les producteurs belges, les programmateurs et les acheteurs internationaux - mardi 30 septembre - FIFF 2008 |
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Entre le moment où l'idée d'un film germe dans l'esprit d'un auteur, et celui où le spectateur achète son billet pour aller voir l'œuvre en salle, une multitude d'étapes se succèdent. Après le temps de la technique, du tournage, du montage, de la finition, vient le temps de la diffusion. Au cœur de celle-ci œuvrent deux «corps de métier» méconnus du grand public, mais bien connus des professionnels du cinéma: les programmateurs et les acheteurs. Les programmateurs, têtes pensantes artistiques ô combien courtisées des festivals, donnent aux films une chance de profiter d'une caisse de résonnance publique et médiatique avant leur sortie officielle. Les acheteurs, écumant inlassablement les festivals, recherchent avant tout le monde les films qui feront le bonheur des salles obscures. Le FIFF a donc décidé, avec le soutien de la Communauté française de Belgique, et dans le cadre de la journée du cinéma belge, d'offrir aux producteurs belges l'opportunité de présenter leurs projets en cours à ces deux maillons incontournables de la chaîne. Acheteurs, programmateurs et producteurs seront donc réunis le mardi 30 septembre autour d'un brunch qui sera l'occasion pour les producteurs de faire connaître leurs films (en tournage, en post-production, ou tout juste terminés), et pour les acheteurs et programmateurs de découvrir en Avant-première les prochaines pépites du cinéma belge. Par le biais de ces rencontres informelles, le FIFF souhaite favoriser la diffusion du cinéma belge à l'étranger. Les festivals de Cannes, Angers, Rotterdam, Ouagadougou et Berlin entre autres sont représentés, en présence également d'acheteurs québécois, roumains ou suisses, de même que des producteurs belges renommés. Inscription jusqu'au 15 septembre. Contact : rencontres@fiff.be
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"Diffusion du cinéma belge francophone en Belgique : Opportunités et fractures" - Mardi 30 septembre - FIFF 2008 |
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Ces dernières années, le FIFF a organisé de nombreuses rencontres sur la diffusion du cinéma francophone, avec le soutien notamment de la Communauté française de Belgique. La mission première d'un festival est de participer à la diffusion d'un cinéma de qualité, sortant des outils de promotion classiques et dits «commerciaux». Le FIFF lance cette année une réflexion sur la diffusion du cinéma belge francophone de fiction en Belgique, à la demande des professionnels du secteur, et avec leur précieux soutien. Ces rencontres débuteront durant la semaine du FIFF pour se clôturer début 2009 par la rédaction d'un rapport, fort de nouvelles idées et pistes de travail. Elles seront nourries des discussions et idées des professionnels ayant accepté avec enthousiasme notre initiative. Articulée autour de 4 thématiques et ouverte aux professionnels, cette rencontre préparatoire nourrira les futurs ateliers de travail et séances plénières qui seront organisés d'ici la fin de l'année. En novembre prochain, de nombreux professionnels rejoindront les présidents de ces quatre ateliers, Luc Jabon, Philippe Kaufmann, Philippe Reynaert et Patrick Quinet. La rencontre du 30 septembre sera introduite par Claude-Eric Poiroux, Directeur général d'Europa Cinemas, et Myriam Lenoble, Directrice générale adjointe du Service général de l'Audiovisuel et des Multimédias de la Communauté française de Belgique. Détail des ateliers : Atelier 1: Réunir un cinéma d'expression et un cinéma d'adhésion. Président: Luc Jabon, Auteur, cinéaste et président de la SACD Belgique Il existe chez nous un réel problème identitaire en raison d'une France toute proche qui envahit nos écrans. Aux yeux du public, existe-il encore un cinéma belge, et en particulier francophone? Qu'est-ce qu'un film majoritairement belge aux yeux du quidam? Que devient l'image de nos comédiens belges (souvent installés en France) et des films «vraiment belges» (à savoir sur le plan de la production et de l'équipe artistique). Par ailleurs, quel est le rôle de la presse qui, à son tour, entretient cette absence identitaire? On parle, ici, des belges francophones puisque le cinéma belge flamand a, lui, une identité bien installée en Flandre. Atelier 2: Séduire et attirer le public. Président: Philippe Kauffmann, producteur La Parti Production Comment promouvoir le cinéma d'auteur belge francophone? L'évènementiel est-il une piste à exploiter pour la mise en valeur de notre cinéma et de sa sortie en salle? Le suivi médiatique (presse écrite, radio, télévision, internet) attire-t-il le public dans les salles? Quel est le rôle du distributeur dans cette promotion? Comment expliquer qu'aujourd'hui, à quelques exceptions près, les sorties en salles en Belgique soient calquées sur les sorties françaises? Faut-il favoriser la création de réseaux de distribution du cinéma «Art et Essai»? Ce type de réseau a-t-il un réel intérêt? Si oui, comment le rendre fonctionnel et optimal? Il existe un grand nombre de productions qui ne trouvent pas le chemin des écrans, saturés par les sorties internationales. Ajoutons à cela le sensible désintérêt des spectateurs devant leur cinéma national... et tout s'écroule! Atelier 3: La télévision au cœur du cinéma belge. Président: Patrick Quinet, producteur Artémis Productions et président de l'UPFF Quelles places doivent occuper les films dans notre paysage cinématographique? Quel doit être alors le rôle d'une télévision nationale comme la RTBF dans la production de ces films ? Comment mieux valoriser le cinéma belge à la télévision? Comment adapter les grilles horaires en faveur de ce cinéma d'auteur? Atelier 4: Le cinéma belge peut-il surfer sur la vague numérique? Quels contenus pour ces nouveaux canaux de diffusion?. Président: Philippe Reynaert, Directeur de Wallimage Nous ne pouvons plus passer à côté des télévisions numériques comme VOO ou Belgacom TV qui pourraient devenir l'un des principaux vecteurs de la distribution de notre cinéma. Si les jeunes choisissent aujourd'hui de délaisser les complexes cinématographiques au profit d'un «Home cinéma» ou tout simplement de leur ordinateur, comment proposer à ces jeunes un cinéma d'auteur via ces télévisions numériques? Quelle collaboration, quel partenariat mettre en place avec ces nouveaux opérateurs? Par ailleurs, l'arrivée du digital pourrait aussi venir au secours du cinéma 35 mm. www.fiff.be
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Conférence tax shelter - Lundi 29 septembre - FIFF 2008 |
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Lancé en 2004, le Tax Shelter a connu une croissance exponentielle, notamment grâce à l’intérêt nouveau du milieu bancaire pour cet incitant fiscal culturel. Fin 2007, plus de 110 millions d’euros avaient été injectés dans le secteur audiovisuel, répartis entre 350 œuvres, dont 153 longs métrages. Le système pourrait se résumer de la sorte : pour 100 euros investis, 40 le sont sous forme de prêt (avec environ 2 euros d’intérêt), 60 sous forme d’investissement. L’immunisation fiscale correspond à 150% de la somme engagée (soit une économie de 51 euros). Au final, l’investisseur récupère 93 euros. Pour les 7 euros restant, l’investisseur peut céder ses droits au producteur pour récupérer sa mise, ou encore rester en participation sur le film. Le Tax Shelter s’impose aujourd’hui comme un outil plébiscité par les professionnels, permettant «d’élargir les possibilités de financement» (P. Quinet, Président de l’Union des Producteurs Francophones), un «instrument incontournable et performant» (P. Bouckaert, président de l’association des producteurs flamands). Cette conférence a pour but de faire connaître et comprendre le mécanisme du Tax Shelter aux décideurs, producteurs, réalisateurs et auteurs étrangers ainsi qu'aux professionnels belges qui ne l'auraient pas encore utilisé. L'apport en Tax Shelter dans un film peut représenter un complément de financement intéressant dans le montage financier d'une production. Il est compatible tant avec les financements étrangers que nationaux et est accessible aux coproductions internationales impliquant un producteur belge qu'elles soient majoritaires ou minoritaires. PROGRAMME 14h30 : Accueil et objectifs : Dominique Jamar – FIFF 14h35 : Présentation du système Tax Shelter : - Emmanuel Roland, Centre du Cinéma de la CFWB - Françoise Platteborse – ING 15h15 : Case story : Olivier Bronckart, Les Films du Fleuve et Versus Productions ( Le Silence de Lorna, Eldorado) 15h45 : Case story : Denis Delcampe – Need Productions ( Home de Ursula Meier) 16h15 : Débats et conclusions 17h00 : Accueil de l’ensemble des participants pour un cocktail. www.fiff.be
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"La VoD, un marché en pleine croissance !", mercredi 1er octobre - FIFF 2008 |
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"La VoD, un marché en pleine croissance ! Quels horizons économiques et comment les réguler pour maintenir une diversité de l’offre ?" En partenariat avec le cluster TWIST. Depuis 2002, le FIFF propose un colloque Nouvelles Technologies. Le cinéma étant un art directement lié aux avancées technologiques, que l'on parle de production ou d'exploitation, il est essentiel pour les professionnels de pouvoir prendre la mesure de ces avancées. Nous le disions en 2007: «La révolution numérique est en marche!». Nous avons ainsi mis un point d'honneur à travailler dans la continuité des éditions précédentes. En partenariat avec le Cluster TWIST (Technologies Wallonnes de l'Image, du Son et du Texte), l'édition 2008 du colloque Nouvelles Technologies sera dédiée à un mode de diffusion en plein essor: la Video on Demand. L'arrivée de cette nouvelle forme de diffusion fait beaucoup parler d'elle pour différentes raisons. Bien qu'elle se veuille novatrice, la Video on Demand n'est finalement qu'une suite logique de l’évolution technologique du secteur. Nous pouvons le voir en France ou en Angleterre où il y a un véritable glissement du marché de la location de DVD vers la VoD. Ce secteur est encore considéré comme un marché de niche, mais cette situation évolue. En France, par exemple, on constate que l'augmentation de l'utilisation de la VoD augmente davantage du côté de l'accès via les téléviseurs que du côté des ordinateurs. On compte aujourd'hui dans l'Hexagone près de 45 plateformes VoD. Derrière celles-ci, on retrouve des acteurs traditionnels de la télécommunication (éditeurs de chaînes de télévision ou des agrégateurs de contenu), mais également de nouveaux opérateurs issus, par exemple, de la grande distribution (Carrefour). Ces plateformes permettent l'accès aux oeuvres via divers terminaux, comme la télévision, les ordinateurs ou encore les consoles de jeu. Mais ce système de diffusion engendre une série de problématiques liées à ses spécificités. Etant par essence internationale, la VoD est un véritable casse-tête au niveau de la mise en place d'un cadre législatif. Les questions se posent : quelles licences pour quels territoires? Et quelles chronologies de diffusion? Pour les œuvres cinématographiques, la question se pose au niveau de la détention des droits d'auteur et de diffusion. Lorsque nous parlons de la distribution d'un film en salle, la question géographique est évidente. Dès que la diffusion est effective via la toile, nous nous retrouvons confrontés à des répartitions de droits de diffusion beaucoup plus complexes. D'autant plus que le fait de mettre ces œuvres en ligne affole les détenteurs de droits d'auteur et de diffusion qui craignent de voir les films piratés et, donc, d'être privés d'une partie de leurs revenus. La VoD est une véritable opportunité pour les sociétés de production de toucher un public beaucoup plus large. Cela dit, le marché n'est pas infini et il est déjà la cible, par exemple, des Majors américaines. En France, d'après le CNC, 45% des films diffusés via la VoD sont français, 37% sont américains et 12% seulement sont européens. La numérisation de toute la chaîne de production (du tournage à la diffusion) a fortement influencé la consommation des œuvres cinématographiques. Si, auparavant, des délais étaient expressément maintenus entre les sorties en salles, les sorties DVD et la diffusion en télévision, le passage en digital et l'émergence de la VoD modifient en profondeur le paysage que nous connaissons. La sortie en salle pour un film, aujourd'hui, n'est plus obligatoire. En France, le CNC a d'ailleurs relevé plusieurs cas de films directement sortis en DVD. En Belgique, la VoD est encore peu répandue. Il n'en reste pas moins que ces évolutions doivent être prises en compte par les professionnels du secteur. Parmi les questions qui seront soulevées lors du colloque: - Sous quelles formes apparaissent toutes ces plateformes VoD? Avec quels modèles économiques fonctionnent-elles? - Pouvons-nous encore délimiter de manière claire les rôles de détenteur de contenu, de distributeur et d'opérateur (gestionnaire de réseau)? - Avec la numérisation de toute la chaîne de production (du tournage à la diffusion en passant pas la post-production), dans quelle mesure la rentabilité d'un projet ne doit-elle pas être planifiée fonction également de sa diffusion en VoD, et non uniquement sur ses sorties en salles? - Quelle place restera-t-il pour les sorties en salles? Ces sorties deviendront-elles uniquement un prétexte pour la promotion avant de céder la place à la diffusion en VoD si ce mode de diffusion devient le véritable moment de rentabilité pour les films? Pour aborder toutes ces problématiques liées à cette nouvelle forme de diffusion, nous accueillerons des invités qui se sont largement penché sur la question. Le débat sera modéré par André Lange. PROGRAMME 14h00 : Accueil FIFF et Twist 14h10 : Etat des lieux : la VOD en Europe par André Lange, Responsable du Département Informations sur les marchés et les financements de l’Observatoire européen de l'audiovisuel. 14h30 : Analyse des marchés par le CNC, Guillaume Blanchot, Directeur du multimédia et des industries techniques du CNC 14h50 : Une plateforme VoD de films indépendants : UniversCiné, Jean-Yves Bloch, directeur général d’UniversCiné 15h10 : Développement de la VoD en Belgique : Piet Sonck, Strategy Consultant Belgacom TV, ainsi qu’un représentant de VOO, et un éditeur vidéo. 16h00 : Débat, questions/réponses et conclusions 17h00 : Cocktail offert par le Cluster TWIST Informations : www.fiff.be - www.twist-cluster.be
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6ème marché européen de la coproduction : appel à projets |
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Les projets des producteurs en quête de co-production et des auteurs en quête de première option sont invités à postuler pour l'édition 2008 des Journées Européennes du Cinéma et de l'Audiovisuel. Il est possibile de présenter des projets de fiction (pour le cinéma et la tv), de documentaire (seuls ou en série), et d'animation (longs métrages et séries TV). Tous les inscrits peuvent proposer jusqu'à 3 projets maximum. Parmi les projets présentés par les sociétés de production, environ 30 sont séléctionnés pour bénéficier de conditions optimales de promotion et de rencontre avec les responsables des fonds de soutien, les producteurs, les distributeurs et les diffuseurs européens, grâce aux différents outils mis à leur disposition: • une table de négociations spéciale permanente, pour des rencontres individuelles avec les partenaires potentiels; • un agenda de rendez-vous quotidiens, réalisé par avance par le secrétariat d'organisation grâce à la forme des "pre-scheduled meetings"; • la participation à un pitching public dans une salle spéciale pour les projets de documentaire; • la présence dans le catalogue officiel des Journées, avec une mise en relief particulière. Plus d’infos sur http://www.europeandays.eu/2008/pag.aspx ...
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Colloque « Cinéma, Europe, Monde » |
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Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne, le ministère de la Culture et de la Communication et le CNC ont organisé, le 8 juillet à la Cinémathèque française, un colloque intitulé « Cinéma, Europe, Monde » sur le thème de la coopération cinématographique entre l’Union européenne et les pays tiers. Plus de 200 participants, partenaires européens ou professionnels du monde entier, parmi lesquels de nombreux réalisateurs tels que Costa Gavras, Abderrahmane Sissako, Nabil Ayouch, Rithy Panh, Kim Hong Joon, ou encore Mahamat-Saleh Haroun, Président de la Commission du Fonds Sud ont ainsi pu débattre ensemble des politiques actuelles, ou en projet, de soutien à la coopération cinématographique entre l’Union européenne, ses États membres, et les cinématographies des pays tiers. Différentes initiatives régionales ont ainsi été évoquées, tels que le programme IBERMEDIA entre l’Espagne et les pays d’Amérique latine, le Fonds Sud, créé en France il y a plus de 20 ans, ou encore le projet MEDIA Mundus, dont l’idée a été lancée récemment par la Commission européenne dans le but de soutenir la circulation des cinémas du monde en Europe, et du cinéma européen dans le monde. Comme l’a évoqué Véronique Cayla en ouverture, l’objectif de ce colloque consistait à définir de nouvelles perspectives de collaboration susceptibles de favoriser la mise en oeuvre de la Convention Unesco sur la diversité culturelle. De nouvelles priorités ont ainsi été mises en avant telles que la formation ou la diffusion des oeuvres sur le marché local. Il convient en effet de s’interroger sur les actions à mener en faveur de la diversité culturelle lorsque de nombreux pays ne parviennent toujours pas à diffuser certaines oeuvres sur leur propre territoire. Les participants ont par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en oeuvre une action structurante, durable, et adaptée aux problématiques régionales des pays tiers. Il a en effet été reconnu que les mécanismes existants ne prenaient pas systématiquement en compte les particularités locales qui diffèrent parfois sensiblement d’un pays à l’autre. À ce titre, les participants ont également évoqué la nécessité d’établir des politiques de coopération entre pays du Sud, en complément des actions menées par l’Union européenne. La mise en place de ces actions bénéficie désormais d’un cadre juridique en droit international depuis l’adoption des principes de la Convention Unesco sur la diversité culturelle : considérer les biens et services culturels dans leur double nature économique et culturelle, laisser aux États la possibilité de mener des politiques culturelles affranchies des règles du libre-échange et du commerce, et s’engager dans la coopération notamment avec les pays en développement. Les participants ont néanmoins appelé les États membres à la plus grande vigilance afin de s’assurer que les accords commerciaux négociés par la Commission européenne ne remettent pas en cause les principes de la Convention Unesco. En annexe à ces accords, des protocoles spécifiques portant sur le cinéma et l’audiovisuel sont parfois conclus par les négociateurs commerciaux et non pas par les services en charge des questions culturelles. À la suite de l’intervention de Danny Glover, comédien américain particulièrement engagé dans la défense de la diversité culturelle, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication est venue conclure les débats, en insistant à son tour sur la nécessité pour l’Union européenne de mettre en oeuvre des actions durables et adaptées aux attentes des pays tiers. Source: La Lettre du CNC: www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/DO ...
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Rencontre Euromed Audiovisuel, 17 mai 2008, Cannes |
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Le Programme Euromed Audiovisuel II, financé par la Commission européenne, organise une réunion d'information à Cannes consacrée aux résultats et perspectives du Programme ainsi qu'à la présentation du document de travail "Vers une Stratégie pour le Développement de la Coopération Audiovisuelle Euro-Méditerranéenne". Cette table ronde se tiendra le 17 mai prochain à 11h dans le cadre du Festival International du Film de Cannes au Pavillon des Cinémas du Sud, Village International, MIF. La réunion, qui sera ouverte par Chrystelle Lucas, chargée du Programme à l'Office de Coopération EuropeAid de la Commission européenne, sera l'occasion de réunir plus de 80 représentants des autorités nationales audiovisuelles des 10 pays MEDA, des professionnels de l'industrie cinématographique des deux rives de la Méditerranée, les membres du Groupe de Réflexion ainsi que les projets et partenaires du Programme. Lors du Festival International du Film de Cannes 2008, Euromed Audiovisuel présentera ses résultats après deux ans d'activité. Le succès du Programme tient en grande partie aux activités menées par ses 12 projets, dont les résultats sont probants: 648 bénéficiaires du programme, 518 professionnels méditerranéens formés, 150 films méditerranéens et européens soutenus pour leur sortie dans 22 pays européens et méditerranéens en partenariat avec 200 sociétés de distribution et d'exploitation, 1 080 000 spectateurs réunis par les projets de promotion et distribution et 40 films en chantier. Euromed Audiovisuel a aussi souhaité associer institutions et professionnels européens et méditerranéens à une réflexion sur le futur des politiques dans le domaine de la coopération audiovisuelle. Le Groupe de Réflexion mis en place à cet effet vient de terminer ses travaux, qui ont abouti à la rédaction d’un Document de travail "Vers une Stratégie pour le Développement de la Coopération Audiovisuelle Euro-Méditerranéenne" (consultable en anglais, français et arabe sur http://www.euromedaudiovisuel.net). Ce document, qui doit être discuté lors de la prochaine conférence des Ministres de la Culture Euromed qui se tiendra à Athènes les 29 et 30 mai 2008, dresse un panorama du secteur audiovisuel en Méditerranée et se veut une « road map » pour établir une stratégie de coopération audiovisuelle en Méditerranée. Afin d'atteindre les objectifs indiqués dans le document de travail, qui comprennent le renforcement et la diversification du marché audiovisuel méditerranéen, le Groupe de Réflexion a formulé une série de recommandations. Ces dernières mettent en avant, entre autres, le besoin en formation, production et distribution afin de relever les défis auxquels fait face l'industrie, tels que l'adaptation aux nouvelles technologies et la lutte contre la piraterie. Les stratégies et objectifs contenus dans le document seront présentés en détail et ouverts à la discussion lors de la table ronde à Cannes. Doté d'un budget de 15 millions d'euros sur trois ans, le Programme Euromed Audiovisuel II soutient 12 projets qui rassemblent différentes initiatives couvrant tout le processus de développement, distribution, promotion et exploitation d'un film. Il offre également une assistance technique et juridique aux Autorités méditerranéennes visant à les aider à renforcer leur politique audiovisuelle grâce à la nouvelle base de données juridique (disponible sur le site Internet suivant http://www.euromedaudiovisuel.net) qui offre des ressources juridiques complètes aux opérateurs MEDA du secteur.
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Speed dating entre producteurs francophones: Cannes, 16 mai 2008 |
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Lancé en 2004, le Producers Network a immédiatement remporté un vif succès. Il est réservé aux producteurs dont l'activité principale est la production et qui ont produit au moins un film de long métrage ayant fait l'objet d'une sortie commerciale en salles au cours des 3 dernières années. Destiné à stimuler la production et à soutenir les opportunités de coproductions internationales dans un marché à la fois dynamique et concurrentiel, il facilite les rencontres entre professionnels dans le cadre du Marché du Film de Cannes. Le speed dating entre producteurs francophones est ouvert à tous les producteurs inscrits au Producers Network intéressés de rencontrer des coproducteurs francophones. Elle se déroulera en français. Celle-ci est organisée en partenariat avec la Sodec (Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec), et ses partenaires - vendredi 16 mai 2008 / 14h-17h. Plus d'infos à l'adresse suivante: http://www.marchedufilm.com/
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Journée d'information MEDIA à Cannes: 16 mai 2008 |
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Dans le cadre du Festival de Cannes, le programme MEDIA organise une journée d'information le 16 mai à l'hôtel Sofitel. Le programme est le suivant : 9h30 - 13h00 : Soutien à la VOD. Le rôle des producteurs et celui des distributeurs. Présentation des initiatives Movieurope, Filmklik et Universciné / Glitner. Présentation des lignes directrices 2008. 15h30 - 16h : Partenariat à long terme (3 ans) dans le cadre du soutien à la promotion (Accès au Marché). 16h - 16h30 : Nouvelles lignes directrices Festivals. 16h30 - 17h : Soutien aux œuvres interactives. Ces séances d'informations sont ouvertes à tous. Source: Mediadesk Communauté française de Belgique www.cfwb.be/mediadesk
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Union Européenne et coopération audiovisuelle: annonce du programme Media Mundus |
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Le secteur audiovisuel s'inscrit dans la lignée des objectifs de l'Agenda de Lisbonne. Il contribue de fait au renforcement de la formation, la prospérité, la croissance et l'emploi dans une économie de la connaissance. Une telle position justifie le soutien accordé par la Commission européenne à l'industrie audiovisuelle. Celui-ci s'appuie sur plusieurs initiatives, parmi lesquelles figurent le programme MEDIA 2007, EUROMED Audiovisuel II et le programme de soutien pour le cinéma et l'audiovisuel dans les pays ACP. En outre, le Conseil de l'Europe propose un Fonds d'aide (Eurimages) visant à faciliter la coproduction, la distribution et la diffusion des œuvres cinématographiques européens. Dans cette perspective, les 13 décembre 2007, le Parlement européen a adopté, pour le budget de 2008, une action préparatoire "MEDIA International" destinée à renforcer la coopération audiovisuelle entre les professionnels européens et leurs homologues des pays tiers. Dotée d'un budget de 2M€, cette action préparatoire expérimentera une approche novatrice pour structurer et renforcer les relations et les réseaux entre l'UE et les professionnels des pays tiers dans le secteur audiovisuel. Ses actions seront ainsi guidées par le respect du principe de réciprocité, c'est-à-dire le bénéfice mutuel pour le secteur audiovisuel européen et celui des pays tiers. L'action préparatoire couvrira trois catégories d'activités: la formation continue, la promotion des œuvres cinématographiques et le soutien à la constitution de réseaux internationaux de salles de cinéma. Ce programme de coopération, provisoirement dénommé "Media Mundus", fera l'objet d'une présentation à Cannes le 19 mai à 15h30 dans le prolongement de la réunion ministérielle. Plus d'infos sur la consultation en cours ici http://ec.europa.eu/information_socie ...
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Après-midi de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel à Cannes: dimanche 18 mai |
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La traditionnelle après-midi de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel aura lieu le dimanche 18 mai à Cannes (Salon des ambassadeurs), et aura pour thème: VoD – quelles licences pour quels marchés ? En voici le programme: 14h30 - Ouverture par Wolfgang Closs, Directeur exécutif de l’Observatoire européen de l’audiovisuel - Tendances du marché des cinémas 2007 par Martin Kanzler, Analyste du Département “Informations sur les marchés et les financements” de l’Observatoire européen de l’audiovisuel - Introduction du panel par André Lange, Modérateur et Responsable du Département “Informations sur les marchés et les financements” de l’Observatoire européen de l’audiovisuel - Quelles licences pour quels territoires? Quelles chronologies de diffusion? par Susanne Nikoltchev, Responsable du Département Informations juridiques de l’Observatoire européen de l’audiovisuel - Les contrats pour les droits VoD par Michael Kühn, Service des Affaires juridiques, ProSieben Sat 1 Media A.G. - Analyse de deux marchés de VoD: Le marché au Royaume-Uni – David Steele, Responsable de l’Unité Recherches et Statistiques du UK Film Council Le marché français – Benoît Danard, Directeur des études, des statistiques et de la prospective du CNC Plus d'infos sur www.obs.coe.int
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Appel à projets des Ateliers d’écriture éQuinoxe |
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Les 21ème ateliers d’écriture de scénarios de l’Association éQuinoxe se dérouleront au mois de novembre 2008 à Evian. Deux ateliers seront proposés : - Premier atelier destiné exclusivement aux seconds, troisièmes films et plus, (films produits) - Second Atelier pour les premiers films - scénaristes sélectionnés pour leur première œuvre, afin de perpétuer les talents de « découvreurs » de l’association éQuinoxe. La sélection se fera parallèlement. Ces ateliers s'adressent à des scénaristes de toutes nationalités qui présentent un scénario de film de long-métrage et qui souhaitent retravailler avec les conseils de professionnels reconnus internationalement. Dans un souci d’efficacité, les ateliers interviennent sur des scénarios dialogués (2ème ou 3ème versions) en vue d’entrer en phase de préparation des films. Cette préparation, doit toutefois être suffisamment éloignée de la fin des ateliers pour laisser au scénariste le temps de retravailler une nouvelle version qui tiendra compte des conseils des intervenants rencontrés. Le board de sélection (composé de 11 membres) examinera les candidatures à partir du mois de juin 2008 et retiendra une dizaine de scénarios pour chacune de ces deux sessions. La date de clôture des candidatures est fixée au 30 avril 2008. www.equinoxetbc.frSource: www.cfwb.be/mediadesk
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Euromed Audiovisuel organise son 5ème atelier en Autriche |
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Le Forum EU XXL Forum, qui se tiendra à Krems (Autriche) du 26 au 28 février, accueillera le 5ème atelier sur La mise à jour méditerranéenne organisé par le Programme Euromed Audiovisuel II, financé par l'Union européenne. Le Forum XXL, qui se tient chaque année depuis 2003, traite de questions d'actualité dans le domaine du cinéma et de l'audiovisuel. 30 hauts représentants des Ministères de la Culture libanais, palestinien, tunisien et turque, ainsi que des Offices Nationaux pour le Droit d’auteur d’Algérie et d’Egypte, du Département des Crimes Economiques israélien, de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Maroc et de l’Association de la propriété intellectuelle syrienne assisteront au Forum en tant qu'observateurs le 26 février, alors qu'ils y participeront activement le 27 lors de la journée dédiée à Euromed Audiovisuel. Le 26 février, les participants MEDA auront l'opportunité unique d'assister à des discussions de groupe dans le cadre du Forum EU XXL. Les thèmes essentiels qui y seront abordés sont liés aux directives européennes et à l'actualité cinématographique au plan européen tels que «la lutte contre la piraterie» et «la question de la gestion des droits d'auteur en ligne». Les participants MEDA pourront avoir un aperçu approfondi et mis à jour sur les problèmes se posant aujourd'hui en Europe, problèmes qui pour certains pays MEDA se posent déjà, et pour d’autres, représenteront dans les années qui viennent des questions auxquels faire face. Le 27 février la question de la gestion des droits d'auteur (dont la piraterie en ligne) sera longuement débattue lors de l'atelier Euromed Audiovisuel. Les solutions possibles aux problèmes auxquels font face les ayants droits seront discutées visant à contraindre les utilisateurs à respecter la loi. En particulier, la faisabilité du système de "licence d'utilisation privée" dans certains pays méditerranéens sera explorée, ainsi que l’assistance technique nécessaire pour une mise en œuvre efficace. L'expérience de l’ainsi-dite « mission Olivennes », une initiative française qui vise à imposer aux utilisateurs le respect du droit d'auteur par le principe d'une "riposte graduée" et divers types de sanctions, fournira une étude de cas utile. Cette session mettra en évidence les moyens de lutte contre la piraterie adoptés dans ce cadre en France ainsi que les infrastructures nécessaires pour les appliquer. L'atelier Euromed Audiovisuel portera aussi sur le développement de la base de données juridiques ( www.euromedaudiovisuel.net), portant un regard particulier sur la partie relative aux "droits d'auteur" et celle relative au "droit du cinéma et de l'audiovisuel". Le 28 février, les participants MEDA assisteront à la réunion informelle du Forum sur la «Politique européenne des médias» en tant qu'observateurs. Lors de cette réunion, la "Résolution" du Forum EU XXL 2008 – qui représente les résultats des diverses discussions du Forum – sera discutée pour la première fois avec des représentants de groupes parlementaires européens, des représentants de la Commission européenne et des professionnels du secteur de l'audiovisuel participants au Forum. www.euromedaudiovisuel.net
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MIPDOC Co-production Challenge: Appel à candidatures |
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La 4ème édition du MIPDOC Co-production Challenge, se tiendra le 5 avril 2008 à Cannes. 5 projets documentaires seront sélectionnés pour être pitchés devant un panel de diffuseurs internationaux. Leurs producteurs bénéficieront d'une séance de formation pour se préparer au pitch. Le meilleur d'entre eux sera choisi en fonction de critères artistiques et économiques et bénéficiera de plusieurs avantages : entrée gratuite au MIPDOC 2009, accès à sa librairie video... Inscription avant le 25 février 2008 à l'adresse suivante: http://www.mipdoc.com/en-gb/programme-re ...Source: www.wbimages.be
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"Pitching du réel", rencontres de coproduction: appel à candidatures |
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Organisé par le festival Visions du Réel et EDN, Le Pitching du réel est une rencontre sur la coproduction et le financement des long métrages documentaires. Les participants seront invités à présenter leur projet, puis répondront aux questions des professionnels présents (télédiffuseurs, distributeurs et représentants de divers centres du cinéma). Envoi des dossiers pour inscription jusqu'au 15 mars 2008. PLus d'infos sur les modalités de participation ici: http://www.edn.dk/art.lasso?-token.skip= ...
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"Les paradoxes du cinéma belge" par A.Feuillère sur www.cineuropa.org |
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L’année pour le cinéma belge est presque historique et tout le paradoxe est là : le cinéma flamand ne s’est jamais mieux porté et le record de fréquentation de 2003 de 1.048.280 spectateurs pour des films flamands a fait un bond en avant avec 1.197.487 spectateurs. Mais c’est le paradoxe du cinéma flamand : réalisé par des faiseurs le plus souvent venus de la télévision, interprétés par des stars du petit écran, ce cinéma ne trouve crédit qu’auprès du public national qu’il cible si bien. Il n’est pas vu par les voisins francophones et il est très difficilement exportable. Exception qui confirme la règle, Ben X a trouvé audience dans les festivals, s’est vendu à plus d’une trentaine de territoires et adapté d’un livre et d’une pièce de théâtre très populaire en Flandres, a vite trouvé son public. Seuls deux films flamands estampillés art et essai sont dans le top 15 des meilleurs entrées du cinéma belge en 2007 : Dagen Zonder Lief de Felix Von Groeningen (43.625 entrées - 11ème place) et Ex-Drummer de Koen Mortier ( 21.574 entrées - 14ème place). Quant au cinéma belge francophone, il est loin derrière : le premier film à se classer dans ce top 15, est une coproduction majoritaire française : Les deux mondes avec Benoît Poelvoorde (6ème position – 94 381), suivi par Odette Toulemonde (8ème position – 73 066 entrées) et Survivre avec les loups (9ème position – 64 118 entrées), deux autres coproductions belges minoritaires. Seuls les deux productions majoritaires belges, Cowboy de Benoît Mariage et Nue Propriété de Joachim Lafosse, s’en tirent, avec, respectivement, 32 722 entrées à la 12ème position et 26 059 entrées à la 13ème place de ce top 15. A l’instar de La Raison du plus faible de Lucas Belvaux en 2006, c’est Irina Palm de Sam Garbarski qui résume en 2007 la situation du cinéma belge francophone : sélectionné à Berlin en compétition officielle, bien accueilli par la critique et vendus à de nombreux territoires, il n’a fait en Belgique que 8.067 entrées. Si le cinéma belge accuse les mêmes tendances que l’année dernière avec un cinéma flamand qui attire son public et booste le bilan national et un cinéma francophone qui fait piètre mine sur son territoire mais s’attire les louanges à l’extérieur, quelques facteurs pourraient changer la donne : du côté flamand, l’émergence d’un jeune cinéma d’auteurs qui commence à faire parler de lui à l’international (Koen Mortier, Fien Troch ou Dimitri Karakatsanis) ; du côté francophone, de nombreux projets sont en production ou en postproduction (le prochain film des frères Dardenne, Le silence de Lorna, l’étoile montante du cinéma de genre belge, Fabrice Du Welz avec Vinyan , Elève libre de Joachim Lafosse et bien d’autres …) qui pourraient permettre au cinéma belge francophone de retrouver des spectateurs l’année prochaine . Anne Feuillère http://www.cineuropa.org/newsdetail.aspx ...
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Club des producteurs européens: forum de coproduction à Berlin |
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La Berlinale et son marché accueillaient au début du mois le Club des producteurs européens, qui y ont organisé un Forum de coproduction. 18 projets, issus de 12 pays différents et en quête de partenaire, ont ainsi été dévoilés aux professionnels. Voici les productions francophones sélectionnées: - The Fields, Michaël Roskam (production Savage Films - Belgique) - The Last Mission, Agniezka Holland (Bow and Axe – Pologne) - The Stargazer, Stan Neumann (Les Films d’Ici – France) - The Grip, Dominique Bylebyl (Arcapix – France) - V.A. Jerne, Szava Lakos (Eurofilm Studio – Hongrie) Plus d'infos sur www.europeanproducersclub.org
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2ème Forum mondial sur la stratégie et le financement du cinéma au Festival du Film de Rome |
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C'est vers l'Europe de l'Est que se tourne cette année le 2ème Forum mondial sur la stratégie et le financement du cinéma, organisé le 21 octobre dans le cadre de la Business Street, dans les espaces offert par les Horti Sallustiani. Ce congrès intitulé UE/Pays de l'Est, l'"Est Dorado" a été imaginé et mis en place par l'agence française Media Consulting Group. Les grandes vedettes en sont les professionnels russes et ukrainiens qui, au cours de cette journée, ont présenté un état des lieux de l'industrie et du marché du cinéma dans leurs pays respectifs, mettent en avant l'état des rapports économiques, commerciaux et culturels nationaux et avec les territoires de l'Union européenne. Pour la Russie, qui en 2006 a compté près de 90 millions d'entrées, les derniers chiffres disponibles (pour 2006 toujours) rapportés à Rome révèlent une programmation cinématographique colonisée par les États-Unis à 74%, suivis par les films russes (23%), européens (3%) et ceux provenant du reste du monde (1%). Pour 2007 et 2008, on envisage progression des films nationaux jusqu'à 30% du marché. Le production en Russie va en effet très bon train : "actuellement, on compte environ 200 films en production, même si parmi eux, il y en a peu qui ont un vrai attrait au niveau international", a souligné la distributrice et agent de ventes Raisa Fomina (Intercinema). Quant à l'Ukraine, où n'est sorti qu'un seul film italien en 2006 – Non ti muovere de Sergio Castellitto, sur une copie qui a rapporté au total 7000 dollars –, elle a vu la sortie de 134 films hollywoodiens, 32 titres russes, 18 films français, 5 titres ukrainiens et 50 oeuvres venant d'autres pays. La difficulté relevée par tous quant à la diffusion des productions nationales en dehors des frontières de ces deux pays pourrait être soulagée par les festivals internationaux, véritable moteur pour le cinéma de qualité ou tout simplement pour le cinéma "non" américain ou national. Ainsi, la conclusion de la conférence a été confiée à Deborah Young – directrice du Festival de Taormina –, qui a invité Mirsad Purivatra (président du Festival de Sarajevo), Sitora Alieva (direction de la programmation du Festival du cinéma russe "Kinovatr") et Roberto Stabile (directeur du département international de l'ANICA) à présenter leurs festivals et initiatives. Source: Anna Maria Pasetti pour www.cineuropa.org
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Table Ronde sur le droit d’Auteur et les financements des Cinémas du Sud: 16 novembre 2007, Amiens |
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La 18e Table Ronde sur le droit d’Auteur et les financements des Cinémas du Sud se tiendra le vendredi 16 novembre 2007, elle fera le point sur les aspects juridique et financier des collaborations cinématographiques : droits musicaux, contrats de production, de co-production, droit des comédiens, droits d’auteur, financements. Comme chaque année les réflexions sur les financements et l’économie des cinémas du Sud étaient également au centre de cette rencontre. www.filmfestamiens.org
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Rencontres Cinématographiques de Dijon : Communiqué Final |
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Les Rencontres Cinématographiques de Dijon se sont tenues du 18 au 21 octobre derniers. Au programme: projections et rencontres. Ci-dessous, le communiqué émis poar l'ARP (Société Civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs) à l'issue de ces rencontres: Nous, auteurs-réalisateurs-producteurs de L'ARP, avons poursuivi à Dijon la réflexion engagée depuis plusieurs années sur les grandes évolutions du paysage cinématographique et audiovisuel en y associant les cinéastes européens et les réalisateurs indépendants américains. Conscients de l'ampleur des bouleversements générés par la révolution numérique dans les secteurs cinématographiques et audiovisuels et des menaces récurrentes formulées contre les règles de soutien à la production, nous considérons que les nouvelles opportunités de création et de circulation des œuvres ne doivent pas être obérées par l'absence de régulation. Nous réaffirmons également notre attachement au droit de chaque Etat, de chaque collectivité locale, à mener à son niveau une politique culturelle susceptible de créer une véritable diversité de la création et de l'exposition des œuvres face aux mouvements de concentration et au risque d'uniformisation. Soucieux donc d'adapter les réglementations européenne et nationale aux mutations technologiques et économiques : - Nous souhaitons que le « paquet télécom », qui constitue le cadre juridique naturel des opérateurs télécoms au niveau européen, adapte leur responsabilité, leur statut juridique et les incite à coopérer avec les acteurs du cinéma et de l'audiovisuel afin de protéger la propriété intellectuelle. - Nous pensons que la mission Olivennes doit permettre aux fournisseurs d'accès internet et aux professionnels de la filière cinématographique de construire ensemble une réponse adaptée, proportionnée et pérenne au développement du piratage et un nouveau modèle économique de diffusion des œuvres cinématographiques en ligne. - Attachés à la chronologie des médias et à son rôle dans le financement du cinéma, nous considérons qu'afin de la préserver, il est nécessaire de la faire évoluer. - Nous souhaitons que les évolutions réglementaires envisagées en particulier dans la perspective de l'adoption de la nouvelle Directive Télévision sans Frontière ne se fassent pas au détriment de la création cinématographique et audiovisuelle et permettent au contraire de renforcer le socle commun de régulation en l'élargissant aux nouveaux acteurs de notre filière. - Dans le cadre de la prochaine présidence française de la Commission européenne, nous soutenons l'initiative du gouvernement français visant à permettre à l'objectif de diversité culturelle de déroger aux règles de la concurrence. www.larp.fr/rubrique.php3?id_rubr ...
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Quelle voie à suivre pour l’industrie européenne du film ? |
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EGEDA, l'association de gestion de droits des producteurs audiovisuels espagnols, en association avec le Parlement Européen (MPE Ignasi Guardans Cambó, Vice-président du comité commerce international), organise le 7 novembre 2007 à Bruxelles une journée de séminaire dédiée à la réflexion sur les principaux défis actuels de l'industrie européenne du film. * Le future des fenêtres d'exploitation - Cinéma, DVD, Télévision : comment exploiter économiquement la Vidéo à la Demande en faveur de la production de films tout en créant un business model européen prenant en compte les impacts de la piraterie ? * Financer le secteur audiovisuel: comment encourager l'investissement dans le secteur audiovisuel européen avec un partenariat entre le public et le privé ? * Échanges audiovisuels avec les pays tiers : comment promouvoir la diversité culturelle ? Le séminaire rassemblera des représentants des institutions communautaires, des spécialistes des industries créatives ainsi que des associations. Il sera suivi d'une projection en avant-première du film espagnol Las 13 rosas en présence du réalisateur Emilio Martínez Lázaro et de l'actrice principale Pilar López de Ayala. La séance aura lieu dans le cadre du festival des Cinémas d'Espagne et d'Amérique Latine de Bruxelles qui se tiendra à Flagey. Des informations plus détaillées sur le programme du séminaire seront communiquées prochainement. Vous pouvez cependant déjà vous préinscrire au séminaire en contactant Allison Reekie au 02/289 26 05 ou par email areekie@keanet.eu Source: Mediadesk de la Communauté française de Belgique: www.cfwb.be/mediadesk
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"Les pouvoirs publics face aux industries culturelles : gagner en efficacité." |
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Le 14 décembre 2006 se tenait à Mons un colloque sur les industries culturelles. Ce colloque était organisé par le Ministère de la Communauté française, sous l’impulsion de son Secrétaire général, Henry Ingberg. La préparation et le programme ont été confiés au CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques), en concertation étroite avec la Direction générale de la Culture et le Secrétariat général du Ministère. Les actes du colloque sont aujourd'hui en ligne. Les textes reprennent l’intégralité des exposés tenus lors du colloque, plus ou moins retravaillés selon les cas. Une synthèse générale des débats est également proposée, qui résulte d’une sélection et d’une réorganisation des différentes discussions qui ont scandé le colloque. L’objectif premier du colloque étant de déboucher sur des propositions d’action, les propositions défendues par les intervenants sont chaque fois présentées au terme de leur texte, à l’exception des contributions de Henry Ingberg et de Pascal Keiser. Par-delà la table des matières, qui permet d’accéder aux différents textes, une liste des propositions classe les propositions émises et indique les textes ou la section des débats où elles sont présentées. Tous ces textes sont consultables et téléchargeables ici: http://www2.cfwb.be/av/
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“Développer et écrire un film documentaire”, 23 octobre, Belgique |
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Wallonie Image Production (WIP) et le Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles (CBA) en collaboration avec l’asbl ”Cinémarche” vous convient dans le cadre des ateliers d’accueil à une journée de travail avec des professionnels de la Communauté française sur le thème “Développer et écrire un film documentaire”. Cette journée se tiendra le mardi 23 octobre à la Maison de la Culture Famenne-Ardenne, de 9h à 18h. Pour y participez, envoyez un projet de 2 pages maximum, accompagné d’une note d’intentions et de votre CV, ainsi que vos coordonnées complètes à l'adresse wip@skynet.be ou cba.debethune@skynet.be20 projets maximum seront sélectionnés par W.I.P. et le C.B.A., et discutés dans des groupes de travail animés par des professionnels de la Communauté française. Les résultats seront annoncés le 01/10/07.
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Séminaire “Trouver son public: marketing et distribution des films”, Bruxelles, 2 octobre 2007 |
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EAVE (Les Entrepreneurs de l’Audiovisuel européen) en collaboration avec les MEDIA Desk België – Vlaamse Gemeenschap et MEDIA Desk Belgique - Communauté française, en partenariat avec le Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française (CCA) et le Vlaams Audiovisueel Fonds (VAF) organise un atelier/séminaire intitulé “Finding the Audience: Marketing and Distributing Your Films” (Trouver son public: marketing et distribution des films), le mardi 2 octobre de 10h à 18h au Palais des Académies à Bruxelles. Le séminaire sera l'occasion de se pencher sur les questions suivantes: Quand commencer à penser au marketing ? A qui s’adresse-t-on ? Quelle stratégie en termes de festivals ? Quel est le rôle des agents de vente et des distributeurs ? Comment trouver de nouveaux publics dans l’univers en ligne? Combien cela coute-t-il ? Fiona Mitchell et Liz Rosenthal, experts internationaux en marketing, ventes et distribution qui collaborent fréquemment aux séminaires EAVE, guideront les participants à travers le labyrinthe du marketing et de la distribution des films. Au cours de la matinée, Fiona Mitchell détaillera les différentes étapes de la stratégie de marketing, depuis le début du projet jusqu’à la présentation en festival et à la sortie en salles. A chaque stade, qu’il s’agisse de convaincre les financiers, les critiques, les distributeurs ou le grand public, d’importantes décisions stratégiques doivent être prises. L’après-midi Liz Rosenthal analysera l’impact et le potentiel des nouveaux modes de vente et de distribution : une nouvelle génération de cinéastes indépendants utilisent des méthodes innovantes pour trouver des financiers et atteindre leur public. Ces stratégies et méthodes de marketing seront analysées à travers deux études de cas, l’une plus traditionnelle à travers le film Shouf Shouf Habibi, l’autre plus axée sur l’Internet avec le documentaire Four Eyed Monster. Une large place sera laissée également à l’interaction et aux discussions formelles et informelles. Cet atelier s’adresse en premier lieu aux professionnels de l’audiovisuels qui veulent en savoir plus sur les stratégies de marketing et de distribution : producteurs, distributeurs et agents de vente, conseillers juridiques et fiscaux, avocats, fonds publics… Informations et inscirptions: mediadesk.belgique@cfwb.bewww.cfwb.be/mediadesk
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4ème édition des rencontres de coproduction francophones: inscription |
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À l’occasion de la 11e édition de Cinéma du Québec à Paris, au Publiciscinémas, à Paris, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) avec l’appui du Centre du cinéma et de l’audiovisuel de la Communauté française de Belgique et Wallonie Bruxelles Images, du Centre national de la cinématographie (CNC), du Film Fund Luxembourg, de l’Office Fédéral de la Culture Suisse et SwissFilms et de Téléfilm Canada, présente la 4e édition des Rencontres de coproduction francophones. Trois journées de rencontres et ateliers qui auront lieu aux Salons Étoile-Marceau, 79b, avenue Marceau, Paris, 16e, les 14, 15 et 16 novembre 2007. Sous forme de discussions interactives et de rendez-vous individuels entre producteurs et professionnels de l’industrie du film, ces Rencontres de coproduction francophone ont pour objectifs de : - permettre à des producteurs en recherche de complément de financement pour leurs projets de rencontrer de potentiels coproducteurs, partenaires financiers, diffuseurs, distributeurs et vendeurs internationaux et d’avoir accès à différentes informations; - favoriser la coproduction entre producteurs francophones, du Québec, du Canada, de la France, du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse et des pays d’Europe et du pourtour méditerranéen, autour de longs métrages d’auteur en langue française; - profiter de l’ambiance conviviale et festive de la 11e édition de Cinéma du Québec à Paris qui offrira au public parisien le meilleur cru cinématographique québécois de l’année (longs métrages, courts métrages et documentaires) ainsi que de la présence d’acheteurs québécois et européens dans le cadre du 3ème Marché Quand Le Québec s’affaire ! La participation aux Rencontres de coproduction francophone se fait sur invitation seulement. Les participants seront sélectionnés de la façon suivante : - une quinzaine de producteurs dont le projet aura été sélectionné par les organisateurs, participeront à l’ensemble des activités organisées. - une quinzaine de producteurs qui sont en recherche de projets seront sélectionnés par les organisateurs et pourront assister à certaines activités organisées dans le cadre des Rencontres. Une sélection de professionnels (vendeurs, distributeurs, financiers, diffuseurs, etc.) représentatifs des différents marchés et territoires seront invités à participer aux Rencontres. Le cahier des projets sélectionnés leur sera envoyé à l’avance afin qu’ils puissent identifier ceux qui les intéressent. Parallèlement, les producteurs recevront à l’avance la liste de ces professionnels et pourront déterminer ceux qu’ils souhaitent rencontrer. La planification des rencontres sera établie par les organisateurs en fonction des intérêts manifestés par les différents participants. Cette planification leur sera remise à leur arrivée. Les participants aux Rencontres pourront également assister: - à la table ronde de mise à jour des mécanismes de financement dans chaque pays représenté; - aux déjeuners et soirées avec les vendeurs internationaux, diffuseurs, distributeurs et autres professionnels de l’industrie cinématographique francophones; - aux activités de Cinéma du Québec à Paris. Les Rencontres sont dédiées aux longs métrages de fiction de langue française. La priorité sera donnée aux projets qui sont déjà financés en tout ou en partie (en dehors des aides automatiques) sur leur territoire (avance de distribution, aides sélectives…). Pour s'inscrire, compléter et retourner accompagné des documents requis le formulaire qui peut aussi être obtenu via le site www.sodec.gouv.qc.ca, d’ici le vendredi 28 septembre 2007.
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FIFF 2007: Colloque sur "Les enjeux du cinéma numérique", jeudi 4 octobre |
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La révolution numérique est en marche! Le processus de numérisation s'accélère indéniablement et gagne tous les secteurs du cinéma, de la production à l'exploitation, en passant par la post-production et la distribution. Cette évolution modifie considérablement le paysage audiovisuel en instaurant de nouveaux supports et soulève des interrogations. Tandis que l'équipement des salles reste coûteux, le cinéma numérique est surtout accessible aux grosses productions. Comment éviter que cette révolution ne se fasse au détriment des petites salles ou d'un cinéma alternatif? Le colloque, organisé par le FIFF, tentera de donner des réponses en confrontant les avis des professionnels concernés: producteurs, distributeurs, exploitants, institutions et sociétés spécialisées dans l'équipement numérique (XDC),... IL réunira Michel Gomez, Délégué général de l'ARP, Marc Verhofstede, ICT & Performance et Director de Kinepolis, Fabrice Testa, Directeur Marketing de XDC, Patrick Quinet, président de l'UPFF, Cinéart, Les Grignoux, et de nombreux professionnels. Il se déroulera de 9h à 14h. Plus d'infos sur www.fiff.be
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FIFF 2007: Atelier des Auteurs, "le spectateur fantasmé", lundi 1er octobre |
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Pour la 6ème année consécutive, le FIFF s'associe à la SACD Belgique, la SACD France et la SODEC afin de proposer aux professionnels présents à Namur, une rencontre des auteurs. L'atelier aura pour thème "Le spectateur fantasmé". Au moment de la création, l'auteur écrit en pensant à un public imaginaire. Celui-ci adhérera-t-il à l'histoire ? Comprendra-t-il tel personnage, ou telle fin ? Autant de questions qui sont susceptibles d'influencer l'acte de création, le guidant insidieusement dans le sens des attentes du spectateur fantasmé. L'atelier de réflexion s'interrogera sur la manière dont l'auteur tient compte du public lors du processus d'écriture. Les auteurs invités sont Paul Kieffer et Philippe Blasband présents à Namur pour Nuits d'Arabie et Benoît Mariage, présent à Namur pour Cow-Boy. Des critiques de cinéma sont également invités. L'Atelier des auteurs a pour originalité de se dérouler en deux temps : tandis que la première partie est réservée aux professionnels invités, la seconde partie propose la rencontre entre des auteurs et le public et ce, afin de confronter spectateur réel et spectateur fantasmé. La séance sera présidée et modérée par Luc Jabon, et se déroulera de 9h à 19h. Plus d'informations sur www.fiff.be
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"Intervention des fonds européens et des télévisions européennes dans la production des films du Sud" par Olivier Barlet pour www.africultures.com |
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Olivier Barlet a assisté pour www.africultures.com à la table ronde sur les fonds européens et des télévisions européennes dans la production des films du Sud. Voici sa retranscription: Destinée à donner des informations et répondre aux questions sur tous les fonds et la façon dont ils aident les cinématographies du Sud, cette table ronde était organisée au festival de Cannes 2007 par le ministère français des Affaires étrangères et animée par Jacques Bidou dans le cadre du Pavillon des Cinémas du Sud. Les intervenants représentent successivement Arte, TV5, la chaîne allemande ZDF, l'Organisation Internationale de la Francophonie, le World Cinema Fund, Open Doors, Visions Sud-Est et Ibermedia. On en trouvera ci-dessous l'exacte retranscription. I) PRESENTATION DES FONDS. Jacques Bidou: Souad Hussein, bonjour. Souad Houssein: Bonjour. Je représente l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie). Je suis originaire de Djibouti, un petit pays coincé dans la corne de l'Afrique qui, malheureusement, ne produit pas de films. Cela me permet d'être ici sans parti pris. Je gère un fond d'aide à la production, le Fonds Francophone de Production Audiovisuelle du Sud. Il a à peu près 20 ans ; nous avons donc un recul par rapport à la gestion de ce mécanisme. Il a subi beaucoup de modifications et de réorientations qui lui ont permis d'être davantage à l'écoute des effets économiques dans les pays concernés. Au départ, nous avons soutenu des films dont la définition du cinéma africain était la nationalité du réalisateur. Aujourd'hui, nous avons d'autres préoccupations davantage économiques. Ce fond permet d'offrir à la cinématographie des pays du Sud, qui comprend la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique, l'Asie du Sud-Est, le Maghreb et Moyen-Orient. Nous sommes censés couvrir une très large zone géographique francophone. Nous soutenons la production de courts métrages, moyens métrages mais aussi fictions et documentaires. Nous intervenons également sur la télévision. JB: La francophonie est-elle une notion large ? Pourriez-vous nous citer des pays francophones qui pourraient nous surprendre ? SH: Oui. Tout le monde sait qu'Haïti est francophone mais peu de gens savent que Sainte Lucie et Saint-Domingue aussi. JB: Et le Cambodge ? SH: Tout à fait. Le Laos et le Vietnam de même. Ce sont des pays où on a un jour parlé français. Voilà ! (Rires) JB: Continuons avec Meinolf Zurhorst. Meinolf Zurhost: Bonjour. Je suis responsable du cinéma à Arte/ZDF. Je fais la même chose qu'Arte France Cinéma fait à Paris, sauf que nous n'avons pas le même budget que nos amis français. Notre premier critère est la qualité d'un projet ; nous n'avons pas de quotas. Nous investissons beaucoup dans les coproductions, généralement européennes. J'ai fait des préachats avec des pays du Sud, pour l'instant avec l'Amérique Latine. Je laisse tout ce qui est francophone à mes amis français et je m'occupe du reste du monde, ce qui est déjà beaucoup ! JB: Vous n'avez pas de problèmes pour convaincre la direction de la chaîne d'investir dans les cinématographies du Sud ? MZ: Cela dépend des projets. Pour l'instant, rien ne m'a été refusé. JB: Combien de films par an soutenez-vous ? MZ: En général, tous confondus, il y a huit coproductions par an ainsi qu'un nombre de préachats différent chaque année (de cinq à dix environ). Il y a d'autres unités à la ZDF à Arte qui s'occupent également de la fiction pour la télévision. De temps en temps, avec la coopération d'un laboratoire pour les premiers et deuxièmes films, trois à cinq films de plus par an sont soutenus. Au total, nous pouvons compter environ quinze films par an. JB: Pouvez-vous nous donner un exemple de film du Sud qui vous laisse un souvenir fort ? MZ: En ce moment, je travaille beaucoup avec l'Amérique Latine, le Mexique et le Brésil. J'ai beaucoup aimé un des films qui est passé à Berlin cette année. JB: Passons à Åsa Larson du Göteborg Film Festival. Asa Larson: Bonjour. Nous avons un fonds avec le gouvernement suédois qui soutient les projets en développement et en postproduction. Nous soutenons également l'éducation, la formation et l'instauration d'équipement technique. Nous travaillons avec les pays du Sud depuis 1998 et avons soutenu 64 projets jusqu'ici ainsi qu'une douzaine d'ateliers de formations. JB: Quelle est votre politique ? AL: Trouver un maximum de projets intéressants. Nous n'avons aucune limite en ce qui concerne les sujets. Nous cherchons surtout parmi les jeunes femmes réalisatrices ; ce n'est pas un but en soi mais nous essayons d'aider ceux qui auront le plus de difficultés à trouver un soutien. JB: À présent, passons la parole à Mme Bianca Taal qui représente le Hubert Bals Fund. Bianca Taal: Bonjour. Le Hubert Bals Fund fait partie du Rotterdam Film Festival. Nous travaillons de la même manière que le Göteborg Film Fund. Nous soutenons des projets des pays du Sud, en les aidant dans le développement de leur scénario et en postproduction. Récemment, nous avons créé une nouvelle catégorie qui soutient les films dans l'étape de la production. Ces films sont des films à petit budget, en numérique. Nous avons deux séries de sélection par an. Nous y sélectionnons environ trente projets. Nous soutenons aussi la distribution dans ces pays-là pour y faire projeter les films. JB: Vincenzo Bugno du World Cinema Fund-Berlinale… Vincenzo Bugno: Bonjour. Je travaille pour le World Cinema Fund pour l'Allemagne et pour l'Italie. Nous avons commencé notre activité en 2004. Nous soutenons la production en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie Centrale. À partir d'août 2007, la région Caucasienne et l'Asie du Sud-Est seront ajoutés à cette liste. Depuis 2004, nous avons soutenu environ trente projets, dont certains projets de distribution en Allemagne. Nous avons reçu 650 dossiers de candidature sur deux ans : un bon nombre étant donné que nous ne travaillons que sur les scénarios. Nous avons eu beaucoup de films soutenus financièrement par le World Cinema Fund, en compétition dans plusieurs festivals internationaux. Par exemple, El otro, un film argentin de Julio Chavez, qui était Lauréat au Festival international du film de Berlin. À Cannes, nous avons aussi soutenu le film mexicain de Carlos Reygadas, Batalla en el cielo. Je m'occupe aussi d'un autre projet, Open Doors. Ce n'est pas vraiment un fonds. Le but est de sélectionner douze projets pour un atelier de coproduction à Locarno. Nous nous concentrons sur une géographie différente tous les ans. L'année dernière, nous avons travaillé sur l'Asie du Sud-Est et cette année, sur les pays du Machreck (l'Israël, la Palestine, la Jordanie, la Syrie, l'Iraq et l'Égypte). Nous sommes partenaire avec le Swiss Development Agency : nous disposons de 40 000 euros pour la production de deux projets que nous aurons choisis. Même chose avec le Centre International de la Cinématographie, avec une bourse de 10 000 euros. JB: Suzanne Laverdière de TV5… Suzanne Laverdière: Bonjour. Je suis à la direction des programmes de TV5 Monde. Je suis ici pour vous présenter ce que TV5 fait mais je suis aussi en attente de commentaires de votre part. Jusqu'ici, TV5 diffuse du cinéma sur une base très régulière. Nous présentons des films francophones. Nous nous sommes aperçus que le rôle que l'on jouait n'était pas maximisé et que très souvent, les films que nous diffusons à l'international ne sont pas contextualisés. Les gestes que l'on pose pour faire connaître des cinématographies, des auteurs, des films, tombent à plat. On m'a donc confié la mission de définir une vraie politique cinéma pour TV5, pour faire en sorte que la chaîne soit une vitrine culturelle mais également qu'elle permette la commercialisation des films en faisant en sorte de faire connaître des scénaristes, des réalisateurs, des producteurs et des acteurs. Jusqu'ici, TV5 a fait beaucoup de préachats et d'achats de films destinés à la diffusion mondiale, pour la plupart. Mais il arrive qu'on décide quand même de s'impliquer dans un projet pour permettre une diffusion continentale. Par exemple, une diffusion sur l'Europe uniquement ou sur l'Amérique Latine. Tous les projets dont nous faisons l'acquisition doivent être en français puisque le mandat de TV5 est de faire la promotion de la langue française à travers le monde. JB: Je passe la parole à Johannes Gehringer de l'Union Européenne, un fond pour les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Johannes Gehringer: Bonjour. Je travaille à la Commission Européenne. Je m'occupe des fonds pour les pays subsahariens. La commission apporte son soutien depuis vingt ans. À présent, avec ses partenaires, elle a décidé d'un nouveau programme qui est aujourd'hui géré par la secrétaire du groupe ACP. Nous avons des fonds pour un montant de 6,5 millions d'euros et nous organiserons sûrement des réunions sur les deux prochaines années pour connaître les propositions. Nous soutenons la production de films pour le cinéma et la télévision, la distribution et la promotion ainsi que la formation. Nous cherchons à soutenir les industries audiovisuelles locales dans les pays ACP et à aider la communication entre les pays pour mieux distribuer. Notre principal objectif est de développer les entreprises. Nous visons à mieux partager les fonds dans les pays ACP, non pas uniquement dans les pays francophones comme nous le faisions auparavant. JB: David Melo de Ibermedia David Melo: Bonjour. Ce fond a été formé par dix-sept pays, dont six sont présents ici. Les dix-sept pays sont tous d'Amérique Latine, à part le Portugal et l'Espagne. Chaque pays donne de l'argent au fonds tous les ans, ce qui nous permet de distribuer tous les ans cinq millions de dollars. Nous fêtons notre dixième anniversaire cette année. Nous avons soutenu la coproduction de 248 projets, le développement de 250 projets, la distribution de 200 projets et la création de 35 programmes de formation. Nous avons un concours au mois de février et de juin : nous cherchons des projets coproduits par deux pays d'Amérique Latine et auquel peut participer à 30 % tout autre pays du monde. La majorité de nos films sont sortis dans le pays de leur plus grand coproducteur mais nous avons des problèmes pour les faire projeter dans les autres pays. Nous visons donc à renforcer la distribution en Amérique Latine et sur d'autres marchés dans le monde. Je vous invite à venir assister aux marchés des coproductions à Guadalajara en mars, au festival de film de Cartagena, à Lima en août ou en juillet et à La Havane en novembre ou décembre. JB: Walter Ruggle du fonds suisse Visions Sud-Est… Wlater Ruggle: Bonjour. Je suis responsable de Trigon Film, une association qui distribue les films du Sud et de l'Est depuis vingt ans. Il y a deux ans, avec le festival de Fribourg et celui de Nyons, nous avons fondé ce fond Visions Sud-Est qui soutient des documentaires et des films de fiction dans la production et postproduction. Nous avons soutenu une dizaine de films par an. L'idée de base est bien sûr la qualité ; nous avons entre 80 et 100 demandes par an. Nous visons les films destinés au grand écran. Nous recherchons aussi des thématiques intéressantes pour l'échange dans le monde car nous pensons que la situation du monde peut s'améliorer avec une meilleure connaissance de celui-ci. JB: Ginette De Matha du Fonds Sud Cinéma… Ginette de Matha: Bonjour. Ce fond a été créé il y a 22 ans. Il est abondé par le ministère de la Culture via le CNC et par le ministère des Affaires étrangères pour un montant d'environ 2,4 millions d'euros par an. Cela permet d'aider la production d'environ 30 à 40 films qui sont sélectionnés par une commission de professionnels indépendants dans lequel siègent aussi bien des professionnels du Nord que du Sud. La qualité prime ; les projets viennent de tous les continents. Notre conception du Sud est extrêmement extensive. Ces projets sont soumis à l'état de scénario et sont sélectionnés par la suite. Il y a aussi une petite partie du fonds affectée à de l'aide à la postproduction. Voici quelques exemples de films à Cannes auquels le fond a participé : Ezra, Caramel, El baño del papa… L'année dernière, il y avait Summer Palace, Voiture de luxe, Le hamac paraguayen… JB: Michel Reilhac pour Arte France Cinéma… Michel Reilhac: Bonjour. Je dirige le cinéma pour la partie française d'Arte. Nous investissons dans environ vingt films de fiction par an pour une moyenne d'environ 320 000 à 330 000 euros par film. Sur ces 20 films coproduits, une dizaine représente des coproductions étrangères, qui peuvent aussi bien être africaines qu'asiatiques ou sud-américaines. Les critères de choix des films ne sont pas absolument fixés ; nous nous intéressons aux films qui montrent une réelle démarche d'auteur et qui sont en cohérence avec la culture d'origine du réalisateur. Les critères objectifs sont les suivants : en tant qu'auteur étranger, vous devez passer par un coproducteur français ; le scénario doit être une version finale. Nous n'avons plus de date limite pour le dépôt des projets. JB: Christian Tison, responsable cinéma au ministère des Affaires étrangères… Christian Tison: Bonjour. Le fond Images Afrique est un outil spécialement destiné à soutenir les films d'Afrique subsaharienne. C'est une aide directe à la production d'environ 80 à 90 000 euros et nous avons la possibilité de soutenir une quinzaine de longs-métrages par an. La commission est constituée de professionnels du Nord et du Sud qui déterminent les projets choisis. Nous lançons cette année un plan d'appui à la production de courts-métrages en Afrique Subsaharienne. Arte est d'ailleurs partenaire. II) QUESTIONS. Il apparaît que la condition inévitable pour pouvoir soumettre sa candidature à un fonds est d'avoir un coproducteur. Avez-vous des conseils avant de se rendre à un festival de films ? Avez-vous une liste de coproducteurs potentiels que l'on pourrait approcher avant d'envoyer notre candidature?Vincenzo Bugno : Je répondrai à cette question du point de vue du World Cinema Fund. Vous pouvez nous soumettre votre projet avec un producteur originaire du pays du projet ou avec un partenaire allemand. Si vous n'avez pas de partenaire allemand, nous pouvons vous aider à en trouver un. Au WCF, nous travaillons avec des producteurs allemands mais notre budget doit être dépensé à l'étranger. Et pour l'Union européenne?Johannes Gehringer : Le bénéficiaire de nos subventions peut être producteur dans un pays ACP autant qu'européen. Nous ne demandons pas à ce qu'il y ait absolument un coproducteur européen et nous encourageons les coproductions entre pays du Sud. Jacques Bidou : Chaque fonds a une politique différente. Très souvent, c'est de l'argent public et il est compliqué de le voir se faire gérer loin. Effectivement, cela implique la contradiction d'obliger à travailler avec un producteur du pays qui émet le fond. Ce n'est pas le cas pour tout le monde. En tant que producteur, je trouve votre question complexe. La coproduction est par définition le cauchemar de tout producteur. Trouver des bons producteurs, être en situation de confiance et d'harmonie avec eux, est toujours complexe. Le problème est surtout un problème de réseau. Les formations de producteurs au niveau européen et international, qui ne sont pas extrêmement prenantes (peut-être trois semaines par an) sont très intéressantes pour constituer des réseaux. Michel Reilhac : Recommander un producteur est une très grosse responsabilité. Une coproduction est un mariage et nous ne voulons pas porter la responsabilité en cas de désaccord. Cela arrive très souvent. Je pense que le choix du coproducteur doit être pris en prenant en compte la facilité de communication avec la personne, la similitude dans les envies et les projets…Votre propre réseau vous aidera énormément. Malheureusement, il est déjà arrivé que deux coproducteurs ne s'entendent pas, qu'ils arrêtent de se parler et que nous soyons obligés de servir d'intermédiaire. Souvent, ces tensions détériorent même la relation entre un directeur et son équipe. Chez Arte, nous sommes donc réticents à donner des noms de coproducteurs que nous approuvons car cela impliquerait que ceux qui ne sont pas sur la liste sont de mauvais coproducteurs. Ce serait faux car il faut raisonner au cas-par-cas. Vous pouvez obtenir des listes de coproducteurs aux festivals mais le mieux est de trouver quelqu'un dans votre propre réseau. Walter Ruggle : Faites attention si vous signez des contrats. Nous connaissons quelqu'un qui avait obtenu de l'argent d'un fonds qui exigeait d'avoir un coproducteur et le coproducteur a empoché plus d'argent que le pays du fonds. En Amérique Latine, par exemple, certains ne peuvent pas faire autrement car c'est impossible de vendre son film soi-même. Soyez vigilants par rapport à ce que vous signez quand vous travaillez en tant que coproducteur avec un fonds. Y a-t-il un filtre qui peut rassurer les gens à aller dans la production et s'investir autant qu'il le faut ?Michel Reilhac : À Arte, nous avons choisi de ne pas recommander de producteurs puisque, déontologiquement, nous considérons que nous devons travailler avec tout le monde et que nous pouvons nous être trompés sur un film. Par contre, lorsqu'un producteur étranger vient nous voir avec une liste de noms et nous demande de commenter les possibilités, nous entrons dans ces conversations en conseillant certaines personnes qui seront peut-être plus compatibles avec son projet. Nous ne nous autorisons pas à faire des jugements de valeur mais des opportunités qui nous paraissent pouvoir être optimisées auprès des producteurs. Johannes Gehringer : Pour nous, c'est important que le projet soit bien dirigé. Nous avons eu quelques problèmes avec des projets. C'est arrivé que la maison de production fasse faillite ou que la somme initialement prévue pour le projet, égale à la subvention, soit dépassée. Dans une coproduction, quand nous donnons plus de 100 000 euros, le bénéficiaire ne peut pas toujours récupérer la liste de toutes les transactions faites par les coproducteurs. Nous avons créé un mécanisme pour que les professionnels de l'industrie cinématographique aient accès à des conseils en matière de droits. Le but est de diminuer le nombre de litiges. Bonjour, je suis un cinéaste originaire du sud de l'Inde. Si je présente un projet à un fonds et que je dépasse le budget qu'ils m'ont donné, partageront-ils avec d'autres fonds ou refuseront-ils mon projet ? Puis-je soumettre ma candidature à plusieurs fonds en même temps ?Jacques Bidou : À peu près tous les fonds représentés ici sont des fonds sélectifs, qui n'ont pas d'automaticité. Les commissions choisissent les projets. Les critères qui ont été évoqués sont la qualité, la lisibilité, et l'identité. Dans votre question, il y en a une autre : ces fonds sont très sollicités et encombrés. Les fonds ont-ils décidé de trouver plus d'argent, de partager ou ont-ils une autre solution ? Bianca Taal : Il arrive qu'avec le Hubert Bals Fund, nous partagions un projet avec un autre fonds. C'est déjà arrivé avec le Göteborg Fund. Je pense au contraire que le nombre élevé de candidatures est un bon signe puisqu'il reflète la hausse de production de films du Sud. En ce qui concerne l'argent des fonds, nous cherchons bien sûr à en proposer plus mais il faut trouver cet argent et la plupart des fonds ont des problèmes avec leur ministère. David Melo : À Ibermedia, nous avons des règles en ce qui concerne la participation des équipes artistiques et techniques à un film. Souvent, nous ne pouvons pas financer des projets entièrement donc nous sommes ouverts au partenariat entre les fonds. Souad Houssein : Au niveau du Fonds francophone audiovisuel du Sud, nous sommes aussi arrivés à un tournant. Nous avons constaté la baisse budgétaire. Nous avons toujours la même zone géographique de 37 pays et nous n'y toucherons pas. La demande a aussi augmenté : nous avions 150 dossiers par an en 1999 mais 300 demandes en 2007. Tout cela nous amène à réviser le mode de fonctionnement et les critères du fond. Nous avons plusieurs pistes : séparer le fonds télévision du fonds cinéma ou prendre plus de risques, ce qui implique de donner plus. Isabelle Gamiette: Bonjour, je m'appelle Isabelle Gamiette. Je participe à l'organisation du festival FEMI (Festival international Femme et Cinéma) en Guadeloupe. La Guadeloupe est un département français, en même temps situé au cœur de la Caraïbe. Pour la Grande Caraïbe, quels sont les dispositifs ? Dans quels fonds rentrent-ils ? Ginette De Matha : Les fonds représentés ici, y compris le Fonds Sud Cinéma, s'adressent à des cinéastes de pays étrangers du Sud. Dans votre cas, le système d'aide qui peut s'appliquer à des cinéastes français résidant en Guadeloupe ou ailleurs sur le territoire français, est le système d'aide français. Le conseil que je donnerais à un cinéaste qui cherche à financer son film, c'est le principe du tour de table : il faut s'adresser aux banques, aux fonds ou autres institutions. À moins d'avoir un film à très petit budget ou un généreux donateur privé, vous ne pourrez pas faire votre film avec une source unique de financement. Il faut prendre son c | |