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CinemasFrancophones - BLCEF
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Fax : +32 (0)2 413 20 68

 

• >  Colloque "Culture et Création: facteurs de développement"
 
Les 2 et 3 avril derniers, la Commission Européenne organisait deux journées de réflexion sur la thématique: "Culture et Création: facteurs de développement". Ce colloque réunissait un grand nombre de professionnels experts et observateurs, venus d'Afrique, des Etats-Unis et d'Europe. Au-delà des discussions générales, qui ont abouti sur la rédaction de la Déclaration de Bruxelles des artistes, des professionnels et des entrepreneurs de la culture, des ateliers thématiques ont eu lieu, notamment un sur l'audiovisuel.

Vous pouvez télécharger la déclaration ici (http://www.culture-dev.eu/colloque/Cultu ...) et le compte-rendu de l'atelier audiovisuel ici (http://www.culture-dev.eu/colloque/Cultu ...).
 

• >  Leçon de cinéma des frères Dardenne: Cannes, mardi 19 mai à 14h30
 
Les frères Dardenne, après avoir reçu deux Palme d'or sur la Croisette, ont été choisis pour animer la traditionnelle leçon de cinéma organisé par le Festival de Cannes.

Réalisateurs de nationalité belge, Jean-Pierre et Luc Dardenne débutent au cinéma comme assistants du poète et metteur en scène Armand Gatti. A partir de 1978, ils réalisent et produisent de nombreux documentaires sur la résistance ou la mémoire ouvrière. Ils passent à la fiction en 1987 en adaptant une pièce de théâtre Falsch, écrite par René Kalisky. Ils tournent ensuite Je pense à vous (1992), co-écrit par Jean Gruault, le scénariste de Truffaut. Avec leur troisième film, La Promesse, ils trouvent une vraie reconnaissance publique : le film fait sensation à Cannes et décroche une pluie de récompenses internationales en 1996.
La consécration arrive en 1999 avec Rosetta, présenté en compétition, couronné par la Palme d'or et le Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes. Les Dardenne reviennent en 2002 avec Le Fils, qui vaut à Olivier Gourmet le Prix d'interprétation masculine.
Egalement producteurs (Le Couperet de Costa-Gavras, 2005), ils décrochent une deuxième Palme d'Or en 2005 pour L'Enfant. Les Dardenne confirment leur réputation avec Le Silence de Lorna, Prix du scénario à Cannes en 2008.

Citation :
"Nous, on est des lents. On parle ensemble de ce qu’on a lu, vu, entendu. Les choses s’emboîtent petit à petit. On parle avec les gens. Ca vient nourrir énormément notre narration. On part toujours de la réalité. On ne peut pas accepter un élément qui n’ait pas de nécessité matérielle."
 

• >  "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique": rencontre autour d'Haile Gerima
 
Le 4 avril dernier, le Festival des Cinémas Africains de Bruxelles et le CEC (Coopération par l'Education à la Culture) organisaient une rencontre publique intitulée "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique", tournant autour du réalisateur Haile Gerima. Cette rencontre était animée par Anne Crémieux, professeur de cinéma à l'Université de Paris X Nanterre.

Voici un aperçu de son intervention:

Hailé Gerima, une oeuvre entre deux continents

Ceux qui connaissent Haile Gerima parce qu’ils ont vu ses films, parce qu’ils l’ont rencontré, parce qu’ils ont travaillé avec lui, vous feront certainement la liste de ses qualités parmi lesquelles sa générosité, son écoute et son implication pour la communauté, son esprit d’indépendance, sa détermination, sa persévérance, et surtout son éthique artistique et politique. Pour moi, ce qui m’a le plus marqué quand j’ai rencontré Haile Gerima et dans ce que j’ai pu voir de lui depuis, c’est son sens du relatif qui fait de lui un grand réalisateur, un grand professeur, un grand passeur.

Je m’explique.

Haile Gerima vous le dirait lui-même, pour un gamin d’un village d’Ethiopie, la reconnaissance qu’il a pu obtenir du public ou des producteurs est tout à fait remarquable, imprévisible, suffisante.

Qu’est-ce qui fait un grand réalisateur ? Sa reconnaissance publique ? Son succès institutionnel ? Un Oscar ? Une mesure absolue de son génie ?

J’ai entendu Haile Gerima dire à la télévision qu’il admirait tout particulièrement deux réalisateurs en particulier, Francis Ford Coppola, oscarisé et palmed’orisé, et Charles Burnett, son camarade à UCLA, relativement peu connu bien qu’ayant signé Killer of Sheep, rangé parmi les 25 meilleurs films de tous les temps par la Librairie du Congrès américain. Haile Gerima est lui-même admiré de beaucoup de cinéastes et de personnes qui le connaissent, dont Charles Burnett, je ne sais pas pour Francis Ford Coppola.

Haile Gerima est arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 21 ans. Il a étudié à UCLA avec un groupe d’étudiants avec lesquels il a créé « l’école des cinéastes noirs de Los Angeles », « The Los Angeles School of black film makers ». Parmi eux Charles Burnett, Larry Clark, Julie Dash, Ben Caldwell, Billy Woodberry. Inspiré par les cinémas dit du tiers monde (third world cinema), c’est-à-dire en particulier le cinéma cubain, brésilien, africain, mais aussi le néo-réalisme italien ou la nouvelle vague, le groupe de jeunes cinéastes se place résolument en marge d’une production hollywoodienne qu’ils n’imaginent jamais pouvoir ni sans doute à l’époque vouloir intégrer. Il en résulte un cinéma noir autonome dont le but est de refléter l’humanité des populations noires telle qu’elle n’est pas représentée à l’écran, selon des modes narratifs et des esthétiques éloignés des normes hollywoodiennes. Le but n’est pas de divertir, encore moins de faire du profit.

Le premier film de Haile Gerima à la sortie de l’école, Bush Mama, propose en 1976 l’opposé de ce que montrent les films hollywoodiens de la blaxploitation : c’est un film sans grandes actions, en noir et blanc, mettant en scène des personnages pauvres, emprisonnés à tort, qui se droguent par désespoir, qui subissent la violence plutôt qu’ils ne la perpétuent.

En 1982, il réalise Ashes and Embers, une fiction documentaire sur les vétérans de la guerre du Vietnam.

En 1993, Sankof est le premier de ses films à rencontrer un réel succès public malgré une distribution très limitée. Les quelques cinémas qui acceptent de programmer le film, notamment les multiplexes du basketteur noir américain Magic Johnson, enregistrent salle comble pendant de nombreuses semaines. Ce film parle directement au public noir américain en exorcisant l’esclavage à travers le personnage de Mona, une jeune mannequin noire américaine qui lors d’un tournage sur l’île de Gorée est transportée 200 ans en arrière et fait le voyage des esclaves vers l’Amérique. Haile Gerima anime à cette occasion de nombreuses séances, se déplace pour montrer un film qui se veut militant au sens où sa projection ne se limite pas à un visionnage mais est accompagné d’un débat, d’un véritable échange.

Haile Gerima réalise aussi plusieurs films en Ethiopie, dont Harvest: 3000 Years (Moisson, 3000 ans) en 1975 sur des paysans éthiopiens, le documentaire Imperfect Journey sur la situation en Ethiopie en 1986, le documentaire historique Adwa sur la colonisation de l’Ethiopie (1999), et enfin Teza qui passe dans ce festival.

Contrairement à ses camarades de UCLA, Haile Gerima n’a jamais tenté de travailler à Hollywood. C’est incompatible avec sa façon de travailler. Il explique qu’il tient trop à sa liberté, non seulement d’un point de vue financier, mais vis-à-vis du public. Il veut faire ses films sans se demander si le public appréciera car comme il l’explique lui-même dans son anglais accentué d’Ethiopie, chacun sur terre a un accent et si l’on cherche à plaire au public, on perd son accent. Il l’admet volontiers, son poste à l’université de Howard à Washington lui permet de ne pas devoir vivre de son art et il peut donc se permettre de passer 15 ans à trouver l’argent pour réaliser Teza, ce que son ami Charles Burnett ne peut pas faire. Haile Gerima fonctionne sur un autre rythme, avec d’autres objectifs.

Haile Gerima est Africain, pour autant jamais je ne l’ai entendu se distinguer des Afro-américains. Je crois que pour lui, la date d’arrivée en terre américaine importe peu. Les Afro-américains sont d’origine africaine et lui-même est Afro-américain de fait, c’est ainsi qu’il est perçu par les Américains et qu’il vit dans ce pays. Si ses films s’adressent à tous les Américains, il explique bien qu’il refuse les règles narratives du cinéma américain : il n’intègrera pas des personnages blancs, il n’adoptera pas un point de vue eurocentrique, il ne fera pas s’exprimer les personnages dans un anglais WASP. Si les Afro-américains sont davantage réceptifs à ses films, c’est parce qu’ils le sont intrinsèquement, non parce que Haile Gerima s’adresse particulièrement à eux. A l’exception de Sankofa, Haile Gerima ne parle d’ailleurs pas de l’Afrique dans son ensemble mais toujours de l’Ethiopie, de sa patrie d’origine.

Haile Gerima milite pour la diversité des cultures. Il voit dans la puissance de la culture occidentale une absurdité à laquelle participent les peuples opprimés. Pourquoi fêter Noël avec un sapin, un Père Noël qui arrive en luge et qui passe par la cheminée quand on vit sous les tropiques ? L’exemple est de Haile, pas de moi. C’est un exemple parlant et je crois que c’est pour ça qu’il est tant admiré par nombre d’entre nous, parce qu’il a une idée très claire de ce qu’il fait en tant qu’artiste et de la fonction identitaire, culturelle et cathartique de l’art pour lui. Haile Gerima propose le fruit de cette catharsis au public, dont l’approbation n’est pas une fin en soi, car comme pour beaucoup d’artistes, la fin est dans la production. La reconnaissance publique, si elle vient, n’est que la cerise sur le gâteau. C’est en quelque sorte l’approche contraire d’un projet hollywoodien où la production se fait, pour beaucoup d’artistes noirs américains en particulier, dans la douleur du compromis, ce à quoi Haile Gerima refuse de se plier sans pour autant cacher sa satisfaction de voir Sankofa réussir financièrement et auprès des critiques. On souhaite le même destin à Teza, bien sûr. Haile Gerima s’efforce de n’avoir comme objectif que l’honnêteté du propos, le respect des personnes impliquées et de soi-même. Avec toujours cette idée en tête que tout est relatif. Que la vie est à la fois longue et courte, qu’il peut donc passer des années à financer un projet et continuer d’écrire assez de scénarios pour, à ce rythme-là, faire des films pendant plusieurs siècles.

http://www.cec-ong.be/index.php?option=c ...
 

• >  Rencontre de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel: Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?
 
L’Observatoire européen de l’audiovisuel vient d’annoncer que son atelier organisé dans le cadre du Marché de film de Cannes aura pour thème : Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?

Cette année, l’atelier se tiendra le dimanche 17 mai de 16 heures à 18 heures dans le Salon des Ambassadeurs (Palais des Festivals). L’entrée sera libre pour toutes les personnes accréditées au Marché du film.

www.obs.coe.int
La douzième édition de FOCUS – Tendances du marché mondial du film, réalisée par l’Observatoire pour le Marché du film de Cannes, sera distribuée à tous les participants du Marché. Cette étude de l’industrie cinématographique internationale sera également mise à disposition gratuitement - en quantités limitées - sur le stand de l’Observatoire : Riviera A6.
 

• >  Atelier Grand Nord: les participants 2009
 
La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a organisé pour la sixième année consécutive l’ATELIER GRAND NORD qui a eu lieu du 7 au 15 mars 2009. Il réunissait 14 scénaristes et 7 consultants dans le décor magnifique du Lac Sacacomie, en Mauricie. Grande nouveauté cette année, l’Atelier accueillait deux scénaristes invités et un scénariste consultant du Grand-Duché de Luxembourg.

Les scénaristes et projets retenus de l’édition de GRAND NORD 2009 étaient :

De la Communauté française de Belgique
- Martine Doyen, Petits oiseaux
- Ismaël Saïdi, Moroccan Gigolos
Gabrielle Borile était la scénariste consultante belge.

De la France
- Christophe Cousin, Deux temps trois mouvements
- Eve Deboise, Paradis perdu
- Gilles Porte, S
- Olivier Volcovici, L’Odyssée
Olivier Gorce et Pierre Chosson étaient les scénaristes consultants français.

Le Grand-Duché de Luxembourg
- Jean Louis Schlesser, Duck Race
- Christophe Wagner, A Bout portant
Karin Schockweiler était la scénariste consultante luxembourgeoise.

Du Québec
- Benoit Pilo, Décharge
- Louise Archambault, Le chant des invisibles
- Lucie Lachapelle, L’Étrangère
- Frédérick Pelletie, Diego Star
Sébastien Rose et Ian Lauzon étaient les scénaristes consultants québécois.

De la Suisse
- Naima Bachir, Né un 1er août
- Eric Grant, Post Tenebras Lux
Denis Rabaglia était le scénariste consultant suisse.

L'Atelier Grand Nord se prolongera pour certains projets lors du prochain Festival International du Film Francophone de Namur en octobre prochain.

http://www.sodec.gouv.qc.ca/medias_commu ...
 

• >  Présentation d'Europa Cinemas International: dimmanche 17 mai à Cannes
 
Depuis 1992, Europa Cinemas constitue le premier réseau de salles à programmation majoritairement européenne. Ces dernières années, Europa Cinemas s’est élargi à la Méditerranée, l’Amérique latine et l’Asie : Europa Cinemas International présentera ses actions lors d’un point d’information où seront invités ses partenaires distributeurs et exploitants en présence des responsables du programme MEDIA.

Cette rencontre aura lieu le dimanche 17 mai de 11h30 à 13h sur le Pavillon des Cinémas du Monde (Village International).

Plus d'infos ici: http://www2.cfwb.be/mediadesk/db/templat ...
 

• >  Premier Forum de coproduction germano-camerounais: appel à projets
 
Le Goethe-Institut s'est associé à l'association des documentaristes allemands, l'AG Dok, dans l'organisation d'un premier forum de coproduction germano-camerounais. Il aura lieu durant le festival Ecrans Noirs et se penchera sur les différents aspects de la coproduction dans le documentaire. La manifestation sera organisée sous forme d'atelier durant deux jours (2-3 juin 2009) au Goethe-Institut de Yaoundé. Le nombre de participants sera limité à cinq projets/participants.

Le formulaire d'inscription est disponible sur le site internet, www.goethe.de/kamerun. La date limite d'inscription est fixée au 15 mai 2009.
 

• >  Le Sénégal et la Mauritanie présents à « Filmer à tout prix » édition 2008
 
La treizième édition du festival « Filmer à tout prix » cinémas des réalités s’est déroulée à Bruxelles en novembre dernier et si comme le soulignent ses organisateurs : «Confronter notre regard à d’autres manières de voir le monde et le questionner demeure une nécessité», cette année encore le festival aura donné cette possibilité à tous ceux qui étaient présents.

La centaine de films qui composait la mosaïque de la programmation a donné au public la possibilité d’expérimenter en images ce que les mots «filmer à tout prix» veulent dire et combien le langage cinématographique, ses frontières et ses multiples formes d’expression sont encore et toujours à réinventer.

Deux programmes ont retenu notre attention, ils étaient consacrés aux cinémas d’Afrique dont une journée pour découvrir l’émergence d’un nouveau cinéma documentaire au Sénégal et une séance à la découverte de films réalisés par les membres d’une association méconnue «la maison des cinéastes» en Mauritanie.

Le programme sénégalais proposait deux coproductions belgo sénégalaises : Le monologue de la muette de Khady Sylla et Charlie Van Damme et l’émouvant portrait de Yandé Codou Sene La griotte de Senghor par Angèle Diabang Brener. Deux films forts qui proposent un regard talentueux sur quelques facettes de la société sénégalaise, ses traditions et son avenir.

On a pu ensuite découvrir plusieurs films courts réalisés dans le cadre de la résidence d’écriture «Cinémas d’Afrique» initiée par le GSARA et le festival en 2006. Un atelier qui se déroule au Sénégal en collaboration avec l’Université de Saint Louis du Sénégal et Africadoc et a déjà dans ses collections une douzaine de films de jeunes auteurs africains.

Une programmation particulièrement intéressante avec certes des premiers films réalisés par de jeunes auteurs encore à la recherche d’une écriture plus personnelle, mais chaque réalisateur, venu défendre son travail a fait preuve d’une ferme volonté de questionner sans tabou, sa culture, son héritage et les réalités qu’ils vivent aujourd’hui dans une société un peu plus métissée.

Des jeunes réalisateurs qui emmèneront leurs films, comme l’année dernière pour un «screening tour» en Belgique et en France à la rencontre de publics très différents, à l’épreuve du regard des autres de ce coté de la Méditerranée, avec la ferme intention de défendre leur point de vue et leur écriture pour la faire avancer. Une expérience particulièrement enrichissante pour ces apprentis cinéastes.

Infos : www.gsara.be/cinemasdafriques/

Quant aux trois expériences de productions proposées par la «Maison des cinéastes» de Nouakchott, elles témoignent de la renaissance dans un pays relativement muselé depuis plus d’un quart de siècle d’un discours cinématographique libre et c’est une excellente nouvelle. Ces films expriment les points de vue de leurs auteurs avec brio même si ces petits films ont encore quelques progrès grammaticaux à faire pour prétendre à la lumière d’écrans internationaux.

Cette association créée par Abderrahmane Ahmed Salem a vu le jour en 2003. Elle propose de nombreuses activités comme des semaines nationales ou régionales du film qui offrent au public nouakchottois ou même à Rosso ou Nouadhibou des opportunités de rencontres, de discussions autour du cinéma. Sans oublier le «ciné-parc» qui propose des projections en plein air dans différentes villes du pays et même des «écrans dromadaires» qui font voyager des films là où cela semblait impossible, au cœur du désert ! Une initiative formidable.

Et pour ceux qui veulent découvrir le cinéma autrement, l’association propose de courtes formations de 5 jours appelées «ABCinéma», une rapide initiation tant aux techniques qu’à l’analyse cinématographique.

Une structure dynamique qui a développé également MDC Prod, une société de production filiale de l’association qui permet de trouver des ressources complémentaires en réalisant des films de commande pour les ONG et autres structures nationales ou internationales qui souhaitent communiquer en images. L’association dispose aussi d’une base de données pertinente qui identifie les techniciens, comédiens, musiciens et autres acteurs culturels à l’usage des productions internationales qui préparent un tournage en Mauritanie. Une association à suivre donc.

Infos : www.maisoncineastes.com

Carin Leclercq
 

• >  Cinemart 2009: les projetrs francophones
 
Le prochain Cinemart aura lieu fin janvier, à l'occasion du Festival International du Film de Rotterdam. Parmi les 36 projets sélectionnés, quelques coproductions francophones:

- ALOIS NEBEL, Tomáš Lunák / Jaromir 99, Negativ Film Productions/ Pallas Film / Tobogang (République tchèque/ Allemagne/ Slovaquie)
- GALLOPING MIND, Wim Vandekeybus, Savage Film / Ginga Eleven Filmes (Belgique/ Brésil)
- L'HIVER DERNIER, John Shank, Tarantula / Limited Adventures (Belgique)
- KURAI KURAI, Marjoleine Boonstra, Volya Films / Zap-o-matik (Pays-Bas/ Belgique/ Allemagne)
- THE MAN WHO HIDES THE FOREST, Bertrand Mandico, Parisienne de Production /Essential Film Produktion (France/ Allemagne)
- LE MENSONGE, Dimitri Karakatsanis, Epidemic (Belgique)
- THE SNAKEHEAD, Guka Omarova, Les Petites Lumières/ Kinofabrika (France/ Russie/ Allemagne)
- SUR LA PLANCHE, Leïla Kilani, Aurora Films / Soccochico Films (France/ Maroc)
- TUESDAY, AFTER CHRISTMAS, Radu Muntean, Multimedia Est (Roumanie)

L'intégralité des projets sélectionnés ici: http://www.filmfestivalrotterdam.com/pro ...
 

• >  Brunch de la diffusion: Rencontre entre les producteurs belges, les programmateurs et les acheteurs internationaux - mardi 30 septembre - FIFF 2008
 
Entre le moment où l'idée d'un film germe dans l'esprit d'un auteur, et celui où le spectateur achète son billet pour aller voir l'œuvre en salle, une multitude d'étapes se succèdent. Après le temps de la technique, du tournage, du montage, de la finition, vient le temps de la diffusion. Au cœur de celle-ci œuvrent deux «corps de métier» méconnus du grand public, mais bien connus des professionnels du cinéma: les programmateurs et les acheteurs. Les programmateurs, têtes pensantes artistiques ô combien courtisées des festivals, donnent aux films une chance de profiter d'une caisse de résonnance publique et médiatique avant leur sortie officielle. Les acheteurs, écumant inlassablement les festivals, recherchent avant tout le monde les films qui feront le bonheur des salles obscures.

Le FIFF a donc décidé, avec le soutien de la Communauté française de Belgique, et dans le cadre de la journée du cinéma belge, d'offrir aux producteurs belges l'opportunité de présenter leurs projets en cours à ces deux maillons incontournables de la chaîne. Acheteurs, programmateurs et producteurs seront donc réunis le mardi 30 septembre autour d'un brunch qui sera l'occasion pour les producteurs de faire connaître leurs films (en tournage, en post-production, ou tout juste terminés), et pour les acheteurs et programmateurs de découvrir en Avant-première les prochaines pépites du cinéma belge. Par le biais de ces rencontres informelles, le FIFF souhaite favoriser la diffusion du cinéma belge à l'étranger.

Les festivals de Cannes, Angers, Rotterdam, Ouagadougou et Berlin entre autres sont représentés, en présence également d'acheteurs québécois, roumains ou suisses, de même que des producteurs belges renommés.

Inscription jusqu'au 15 septembre.

Contact : rencontres@fiff.be
 

• >  "Diffusion du cinéma belge francophone en Belgique : Opportunités et fractures" - Mardi 30 septembre - FIFF 2008
 
Ces dernières années, le FIFF a organisé de nombreuses rencontres sur la diffusion du cinéma francophone, avec le soutien notamment de la Communauté française de Belgique. La mission première d'un festival est de participer à la diffusion d'un cinéma de qualité, sortant des outils de promotion classiques et dits «commerciaux».

Le FIFF lance cette année une réflexion sur la diffusion du cinéma belge francophone de fiction en Belgique, à la demande des professionnels du secteur, et avec leur précieux soutien. Ces rencontres débuteront durant la semaine du FIFF pour se clôturer début 2009 par la rédaction d'un rapport, fort de nouvelles idées et pistes de travail. Elles seront nourries des discussions et idées des professionnels ayant accepté avec enthousiasme notre initiative. Articulée autour de 4 thématiques et ouverte aux professionnels, cette rencontre préparatoire nourrira les futurs ateliers de travail et séances plénières qui seront organisés d'ici la fin de l'année. En novembre prochain, de nombreux professionnels rejoindront les présidents de ces quatre ateliers, Luc Jabon, Philippe Kaufmann, Philippe Reynaert et Patrick Quinet. La rencontre du 30 septembre sera introduite par Claude-Eric Poiroux, Directeur général d'Europa Cinemas, et Myriam Lenoble, Directrice générale adjointe du Service général de l'Audiovisuel et des Multimédias de la Communauté française de Belgique.

Détail des ateliers :

Atelier 1: Réunir un cinéma d'expression et un cinéma d'adhésion. Président: Luc Jabon, Auteur, cinéaste et président de la SACD Belgique

Il existe chez nous un réel problème identitaire en raison d'une France toute proche qui envahit nos écrans. Aux yeux du public, existe-il encore un cinéma belge, et en particulier francophone?
Qu'est-ce qu'un film majoritairement belge aux yeux du quidam? Que devient l'image de nos comédiens belges (souvent installés en France) et des films «vraiment belges» (à savoir sur le plan de la production et de l'équipe artistique). Par ailleurs, quel est le rôle de la presse qui, à son tour, entretient cette absence identitaire? On parle, ici, des belges francophones puisque le cinéma belge flamand a, lui, une identité bien installée en Flandre.

Atelier 2: Séduire et attirer le public. Président: Philippe Kauffmann, producteur La Parti Production

Comment promouvoir le cinéma d'auteur belge francophone? L'évènementiel est-il une piste à exploiter pour la mise en valeur de notre cinéma et de sa sortie en salle? Le suivi médiatique (presse écrite, radio, télévision, internet) attire-t-il le public dans les salles?

Quel est le rôle du distributeur dans cette promotion? Comment expliquer qu'aujourd'hui, à quelques exceptions près, les sorties en salles en Belgique soient calquées sur les sorties françaises?
Faut-il favoriser la création de réseaux de distribution du cinéma «Art et Essai»? Ce type de réseau a-t-il un réel intérêt? Si oui, comment le rendre fonctionnel et optimal? Il existe un grand nombre de productions qui ne trouvent pas le chemin des écrans, saturés par les sorties internationales. Ajoutons à cela le sensible désintérêt des spectateurs devant leur cinéma national... et tout s'écroule!

Atelier 3: La télévision au cœur du cinéma belge. Président: Patrick Quinet, producteur Artémis Productions et président de l'UPFF

Quelles places doivent occuper les films dans notre paysage cinématographique? Quel doit être alors le rôle d'une télévision nationale comme la RTBF dans la production de ces films ?
Comment mieux valoriser le cinéma belge à la télévision? Comment adapter les grilles horaires en faveur de ce cinéma d'auteur?

Atelier 4: Le cinéma belge peut-il surfer sur la vague numérique? Quels contenus pour ces nouveaux canaux de diffusion?. Président: Philippe Reynaert, Directeur de Wallimage

Nous ne pouvons plus passer à côté des télévisions numériques comme VOO ou Belgacom TV qui pourraient devenir l'un des principaux vecteurs de la distribution de notre cinéma.
Si les jeunes choisissent aujourd'hui de délaisser les complexes cinématographiques au profit d'un «Home cinéma» ou tout simplement de leur ordinateur, comment proposer à ces jeunes un cinéma d'auteur via ces télévisions numériques? Quelle collaboration, quel partenariat mettre en place avec ces nouveaux opérateurs? Par ailleurs, l'arrivée du digital pourrait aussi venir au secours du cinéma 35 mm.

www.fiff.be
 

• >  Conférence tax shelter - Lundi 29 septembre - FIFF 2008
 
Lancé en 2004, le Tax Shelter a connu une croissance exponentielle, notamment grâce à l’intérêt nouveau du milieu bancaire pour cet incitant fiscal culturel. Fin 2007, plus de 110 millions d’euros avaient été injectés dans le secteur audiovisuel, répartis entre 350 œuvres, dont 153 longs métrages. Le système pourrait se résumer de la sorte : pour 100 euros investis, 40 le sont sous forme de prêt (avec environ 2 euros d’intérêt), 60 sous forme d’investissement. L’immunisation fiscale correspond à 150% de la somme engagée (soit une économie de 51 euros). Au final, l’investisseur récupère 93 euros. Pour les 7 euros restant, l’investisseur peut céder ses droits au producteur pour récupérer sa mise, ou encore rester en participation sur le film.

Le Tax Shelter s’impose aujourd’hui comme un outil plébiscité par les professionnels, permettant «d’élargir les possibilités de financement» (P. Quinet, Président de l’Union des Producteurs Francophones), un «instrument incontournable et performant» (P. Bouckaert, président de l’association des producteurs flamands).

Cette conférence a pour but de faire connaître et comprendre le mécanisme du Tax Shelter aux décideurs, producteurs, réalisateurs et auteurs étrangers ainsi qu'aux professionnels belges qui ne l'auraient pas encore utilisé.

L'apport en Tax Shelter dans un film peut représenter un complément de financement intéressant dans le montage financier d'une production. Il est compatible tant avec les financements étrangers que nationaux et est accessible aux coproductions internationales impliquant un producteur belge qu'elles soient majoritaires ou minoritaires.

PROGRAMME

14h30 : Accueil et objectifs : Dominique Jamar – FIFF
14h35 : Présentation du système Tax Shelter :

- Emmanuel Roland, Centre du Cinéma de la CFWB

- Françoise Platteborse – ING
15h15 : Case story : Olivier Bronckart, Les Films du Fleuve et Versus Productions (Le Silence de Lorna, Eldorado)
15h45 : Case story : Denis Delcampe – Need Productions (Home de Ursula Meier)
16h15 : Débats et conclusions
17h00 : Accueil de l’ensemble des participants pour un cocktail.

www.fiff.be
 

• >  "La VoD, un marché en pleine croissance !", mercredi 1er octobre - FIFF 2008
 
"La VoD, un marché en pleine croissance ! Quels horizons économiques et comment les réguler pour maintenir une diversité de l’offre ?"

En partenariat avec le cluster TWIST.

Depuis 2002, le FIFF propose un colloque Nouvelles Technologies. Le cinéma étant un art directement lié aux avancées technologiques, que l'on parle de production ou d'exploitation, il est essentiel pour les professionnels de pouvoir prendre la mesure de ces avancées. Nous le disions en 2007: «La révolution numérique est en marche!». Nous avons ainsi mis un point d'honneur à travailler dans la continuité des éditions précédentes. En partenariat avec le Cluster TWIST (Technologies Wallonnes de l'Image, du Son et du Texte), l'édition 2008 du colloque Nouvelles Technologies sera dédiée à un mode de diffusion en plein essor: la Video on Demand.

L'arrivée de cette nouvelle forme de diffusion fait beaucoup parler d'elle pour différentes raisons. Bien qu'elle se veuille novatrice, la Video on Demand n'est finalement qu'une suite logique de l’évolution technologique du secteur. Nous pouvons le voir en France ou en Angleterre où il y a un véritable glissement du marché de la location de DVD vers la VoD. Ce secteur est encore considéré comme un marché de niche, mais cette situation évolue. En France, par exemple, on constate que l'augmentation de l'utilisation de la VoD augmente davantage du côté de l'accès via les téléviseurs que du côté des ordinateurs.

On compte aujourd'hui dans l'Hexagone près de 45 plateformes VoD. Derrière celles-ci, on retrouve des acteurs traditionnels de la télécommunication (éditeurs de chaînes de télévision ou des agrégateurs de contenu), mais également de nouveaux opérateurs issus, par exemple, de la grande distribution (Carrefour). Ces plateformes permettent l'accès aux oeuvres via divers terminaux, comme la télévision, les ordinateurs ou encore les consoles de jeu.

Mais ce système de diffusion engendre une série de problématiques liées à ses spécificités. Etant par essence internationale, la VoD est un véritable casse-tête au niveau de la mise en place d'un cadre législatif. Les questions se posent : quelles licences pour quels territoires? Et quelles chronologies de diffusion?

Pour les œuvres cinématographiques, la question se pose au niveau de la détention des droits d'auteur et de diffusion. Lorsque nous parlons de la distribution d'un film en salle, la question géographique est évidente. Dès que la diffusion est effective via la toile, nous nous retrouvons confrontés à des répartitions de droits de diffusion beaucoup plus complexes. D'autant plus que le fait de mettre ces œuvres en ligne affole les détenteurs de droits d'auteur et de diffusion qui craignent de voir les films piratés et, donc, d'être privés d'une partie de leurs revenus.

La VoD est une véritable opportunité pour les sociétés de production de toucher un public beaucoup plus large. Cela dit, le marché n'est pas infini et il est déjà la cible, par exemple, des Majors américaines. En France, d'après le CNC, 45% des films diffusés via la VoD sont français, 37% sont américains et 12% seulement sont européens.

La numérisation de toute la chaîne de production (du tournage à la diffusion) a fortement influencé la consommation des œuvres cinématographiques. Si, auparavant, des délais étaient expressément maintenus entre les sorties en salles, les sorties DVD et la diffusion en télévision, le passage en digital et l'émergence de la VoD modifient en profondeur le paysage que nous connaissons. La sortie en salle pour un film, aujourd'hui, n'est plus obligatoire. En France, le CNC a d'ailleurs relevé plusieurs cas de films directement sortis en DVD.

En Belgique, la VoD est encore peu répandue. Il n'en reste pas moins que ces évolutions doivent être prises en compte par les professionnels du secteur.

Parmi les questions qui seront soulevées lors du colloque:
- Sous quelles formes apparaissent toutes ces plateformes VoD? Avec quels modèles économiques fonctionnent-elles?
- Pouvons-nous encore délimiter de manière claire les rôles de détenteur de contenu, de distributeur et d'opérateur (gestionnaire de réseau)?
- Avec la numérisation de toute la chaîne de production (du tournage à la diffusion en passant pas la post-production), dans quelle mesure la rentabilité d'un projet ne doit-elle pas être planifiée fonction également de sa diffusion en VoD, et non uniquement sur ses sorties en salles?
- Quelle place restera-t-il pour les sorties en salles? Ces sorties deviendront-elles uniquement un prétexte pour la promotion avant de céder la place à la diffusion en VoD si ce mode de diffusion devient le véritable moment de rentabilité pour les films?

Pour aborder toutes ces problématiques liées à cette nouvelle forme de diffusion, nous accueillerons des invités qui se sont largement penché sur la question. Le débat sera modéré par André Lange.

PROGRAMME

14h00 :
Accueil FIFF et Twist
14h10 :
Etat des lieux : la VOD en Europe par André Lange, Responsable du Département Informations sur les marchés et les financements de l’Observatoire européen de l'audiovisuel.
14h30 :
Analyse des marchés par le CNC, Guillaume Blanchot, Directeur du multimédia et des industries techniques du CNC
14h50 :
Une plateforme VoD de films indépendants : UniversCiné, Jean-Yves Bloch, directeur général d’UniversCiné
15h10 :
Développement de la VoD en Belgique : Piet Sonck, Strategy Consultant Belgacom TV, ainsi qu’un représentant de VOO, et un éditeur vidéo.
16h00 :
Débat, questions/réponses et conclusions
17h00 :
Cocktail offert par le Cluster TWIST

Informations : www.fiff.be - www.twist-cluster.be
 

• >  6ème marché européen de la coproduction : appel à projets
 
Les projets des producteurs en quête de co-production et des auteurs en quête de première option sont invités à postuler pour l'édition 2008 des Journées Européennes du Cinéma et de l'Audiovisuel.

Il est possibile de présenter des projets de fiction (pour le cinéma et la tv), de documentaire (seuls ou en série), et d'animation (longs métrages et séries TV). Tous les inscrits peuvent proposer jusqu'à 3 projets maximum.

Parmi les projets présentés par les sociétés de production, environ 30 sont séléctionnés pour bénéficier de conditions optimales de promotion et de rencontre avec les responsables des fonds de soutien, les producteurs, les distributeurs et les diffuseurs européens, grâce aux différents outils mis à leur disposition:
• une table de négociations spéciale permanente, pour des rencontres individuelles avec les partenaires potentiels;
• un agenda de rendez-vous quotidiens, réalisé par avance par le secrétariat d'organisation grâce à la forme des "pre-scheduled meetings";
• la participation à un pitching public dans une salle spéciale pour les projets de documentaire;
• la présence dans le catalogue officiel des Journées, avec une mise en relief particulière.

Plus d’infos sur http://www.europeandays.eu/2008/pag.aspx ...
 

• >  Colloque « Cinéma, Europe, Monde »
 
Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne, le ministère de la Culture et de la Communication et le CNC ont organisé, le 8 juillet à la Cinémathèque française, un colloque intitulé « Cinéma, Europe, Monde » sur le thème de la coopération cinématographique entre l’Union européenne et les pays tiers.

Plus de 200 participants, partenaires européens ou professionnels du monde entier, parmi lesquels de nombreux réalisateurs tels que Costa Gavras, Abderrahmane Sissako, Nabil Ayouch, Rithy Panh, Kim Hong Joon, ou encore Mahamat-Saleh Haroun, Président de la Commission du Fonds Sud ont ainsi pu débattre ensemble des politiques actuelles, ou en projet, de soutien à la coopération cinématographique entre l’Union européenne, ses États membres, et les cinématographies des pays tiers.

Différentes initiatives régionales ont ainsi été évoquées, tels que le programme IBERMEDIA entre l’Espagne et les pays d’Amérique latine, le Fonds Sud, créé en France il y a plus de 20 ans, ou encore le projet MEDIA Mundus, dont l’idée a été lancée récemment par la Commission européenne dans le but de soutenir la circulation des cinémas du monde en Europe, et du cinéma européen dans le monde. Comme l’a évoqué Véronique Cayla en ouverture, l’objectif de ce colloque consistait à définir de nouvelles perspectives de collaboration susceptibles de favoriser la mise en oeuvre de la Convention Unesco sur la diversité culturelle. De nouvelles priorités ont ainsi été mises en avant telles que la formation ou la diffusion des oeuvres sur le marché local. Il convient en effet de s’interroger sur les actions à mener en faveur de la diversité culturelle lorsque de nombreux pays ne parviennent toujours pas à diffuser certaines oeuvres sur leur propre territoire.

Les participants ont par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en oeuvre une action structurante, durable, et adaptée aux problématiques régionales des pays tiers. Il a en effet été reconnu que les mécanismes existants ne prenaient pas systématiquement en compte les particularités locales qui diffèrent parfois sensiblement d’un pays à l’autre. À ce titre, les participants ont également évoqué la nécessité d’établir des politiques de coopération entre pays du Sud, en complément des actions menées par l’Union européenne.

La mise en place de ces actions bénéficie désormais d’un cadre juridique en droit international depuis l’adoption des principes de la Convention Unesco sur la diversité culturelle : considérer les biens et services culturels dans leur double nature économique et culturelle, laisser aux États la possibilité de mener des politiques culturelles affranchies des règles du libre-échange et du commerce, et s’engager dans la coopération notamment avec les pays en développement.

Les participants ont néanmoins appelé les États membres à la plus grande vigilance afin de s’assurer que les accords commerciaux négociés par la Commission européenne ne remettent pas en cause les principes de la Convention Unesco. En annexe à ces accords, des protocoles spécifiques portant sur le cinéma et l’audiovisuel sont parfois conclus par les négociateurs commerciaux et non pas par les services en charge des questions culturelles.

À la suite de l’intervention de Danny Glover, comédien américain particulièrement engagé dans la défense de la diversité culturelle, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication est venue conclure les débats, en insistant à son tour sur la nécessité pour l’Union européenne de mettre en oeuvre des actions durables et adaptées aux attentes des pays tiers.

Source: La Lettre du CNC: www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/DO ...
 

• >  Rencontre Euromed Audiovisuel, 17 mai 2008, Cannes
 
Le Programme Euromed Audiovisuel II, financé par la Commission européenne, organise une réunion d'information à Cannes consacrée aux résultats et perspectives du Programme ainsi qu'à la présentation du document de travail "Vers une Stratégie pour le Développement de la Coopération Audiovisuelle Euro-Méditerranéenne". Cette table ronde se tiendra le 17 mai prochain à 11h dans le cadre du Festival International du Film de Cannes au Pavillon des Cinémas du Sud, Village International, MIF.

La réunion, qui sera ouverte par Chrystelle Lucas, chargée du Programme à l'Office de Coopération EuropeAid de la Commission européenne, sera l'occasion de réunir plus de 80 représentants des autorités nationales audiovisuelles des 10 pays MEDA, des professionnels de l'industrie cinématographique des deux rives de la Méditerranée, les membres du Groupe de Réflexion ainsi que les projets et partenaires du Programme.

Lors du Festival International du Film de Cannes 2008, Euromed Audiovisuel présentera ses résultats après deux ans d'activité. Le succès du Programme tient en grande partie aux activités menées par ses 12 projets, dont les résultats sont probants: 648 bénéficiaires du programme, 518 professionnels méditerranéens formés, 150 films méditerranéens et européens soutenus pour leur sortie dans 22 pays européens et méditerranéens en partenariat avec 200 sociétés de distribution et d'exploitation, 1 080 000 spectateurs réunis par les projets de promotion et distribution et 40 films en chantier.

Euromed Audiovisuel a aussi souhaité associer institutions et professionnels européens et méditerranéens à une réflexion sur le futur des politiques dans le domaine de la coopération audiovisuelle. Le Groupe de Réflexion mis en place à cet effet vient de terminer ses travaux, qui ont abouti à la rédaction d’un Document de travail "Vers une Stratégie pour le Développement de la Coopération Audiovisuelle Euro-Méditerranéenne" (consultable en anglais, français et arabe sur http://www.euromedaudiovisuel.net). Ce document, qui doit être discuté lors de la prochaine conférence des Ministres de la Culture Euromed qui se tiendra à Athènes les 29 et 30 mai 2008, dresse un panorama du secteur audiovisuel en Méditerranée et se veut une « road map » pour établir une stratégie de coopération audiovisuelle en Méditerranée.

Afin d'atteindre les objectifs indiqués dans le document de travail, qui comprennent le renforcement et la diversification du marché audiovisuel méditerranéen, le Groupe de Réflexion a formulé une série de recommandations. Ces dernières mettent en avant, entre autres, le besoin en formation, production et distribution afin de relever les défis auxquels fait face l'industrie, tels que l'adaptation aux nouvelles technologies et la lutte contre la piraterie. Les stratégies et objectifs contenus dans le document seront présentés en détail et ouverts à la discussion lors de la table ronde à Cannes.

Doté d'un budget de 15 millions d'euros sur trois ans, le Programme Euromed Audiovisuel II soutient 12 projets qui rassemblent différentes initiatives couvrant tout le processus de développement, distribution, promotion et exploitation d'un film. Il offre également une assistance technique et juridique aux Autorités méditerranéennes visant à les aider à renforcer leur politique audiovisuelle grâce à la nouvelle base de données juridique (disponible sur le site Internet suivant http://www.euromedaudiovisuel.net) qui offre des ressources juridiques complètes aux opérateurs MEDA du secteur.
 

• >  Speed dating entre producteurs francophones: Cannes, 16 mai 2008
 
Lancé en 2004, le Producers Network a immédiatement remporté un vif succès. Il est réservé aux producteurs dont l'activité principale est la production et qui ont produit au moins un film de long métrage ayant fait l'objet d'une sortie commerciale en salles au cours des 3 dernières années. Destiné à stimuler la production et à soutenir les opportunités de coproductions internationales dans un marché à la fois dynamique et concurrentiel, il facilite les rencontres entre professionnels dans le cadre du Marché du Film de Cannes.
Le speed dating entre producteurs francophones est ouvert à tous les producteurs inscrits au Producers Network intéressés de rencontrer des coproducteurs francophones. Elle se déroulera en français. Celle-ci est organisée en partenariat avec la Sodec (Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec), et ses partenaires - vendredi 16 mai 2008 / 14h-17h.

Plus d'infos à l'adresse suivante: http://www.marchedufilm.com/
 

• >  Journée d'information MEDIA à Cannes: 16 mai 2008
 
Dans le cadre du Festival de Cannes, le programme MEDIA organise une journée d'information le 16 mai à l'hôtel Sofitel. Le programme est le suivant :

9h30 - 13h00 : Soutien à la VOD. Le rôle des producteurs et celui des distributeurs. Présentation des initiatives Movieurope, Filmklik et Universciné / Glitner. Présentation des lignes directrices 2008.

15h30 - 16h : Partenariat à long terme (3 ans) dans le cadre du soutien à la promotion (Accès au Marché).

16h - 16h30 : Nouvelles lignes directrices Festivals.

16h30 - 17h : Soutien aux œuvres interactives.

Ces séances d'informations sont ouvertes à tous.

Source: Mediadesk Communauté française de Belgique www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  Union Européenne et coopération audiovisuelle: annonce du programme Media Mundus
 
Le secteur audiovisuel s'inscrit dans la lignée des objectifs de l'Agenda de Lisbonne. Il contribue de fait au renforcement de la formation, la prospérité, la croissance et l'emploi dans une économie de la connaissance. Une telle position justifie le soutien accordé par la Commission européenne à l'industrie audiovisuelle. Celui-ci s'appuie sur plusieurs initiatives, parmi lesquelles figurent le programme MEDIA 2007, EUROMED Audiovisuel II et le programme de soutien pour le cinéma et l'audiovisuel dans les pays ACP. En outre, le Conseil de l'Europe propose un Fonds d'aide (Eurimages) visant à faciliter la coproduction, la distribution et la diffusion des œuvres cinématographiques européens.

Dans cette perspective, les 13 décembre 2007, le Parlement européen a adopté, pour le budget de 2008, une action préparatoire "MEDIA International" destinée à renforcer la coopération audiovisuelle entre les professionnels européens et leurs homologues des pays tiers. Dotée d'un budget de 2M€, cette action préparatoire expérimentera une approche novatrice pour structurer et renforcer les relations et les réseaux entre l'UE et les professionnels des pays tiers dans le secteur audiovisuel. Ses actions seront ainsi guidées par le respect du principe de réciprocité, c'est-à-dire le bénéfice mutuel pour le secteur audiovisuel européen et celui des pays tiers. L'action préparatoire couvrira trois catégories d'activités: la formation continue, la promotion des œuvres cinématographiques et le soutien à la constitution de réseaux internationaux de salles de cinéma.

Ce programme de coopération, provisoirement dénommé "Media Mundus", fera l'objet d'une présentation à Cannes le 19 mai à 15h30 dans le prolongement de la réunion ministérielle.

Plus d'infos sur la consultation en cours ici http://ec.europa.eu/information_socie ...
 

• >  Après-midi de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel à Cannes: dimanche 18 mai
 
La traditionnelle après-midi de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel aura lieu le dimanche 18 mai à Cannes (Salon des ambassadeurs), et aura pour thème: VoD – quelles licences pour quels marchés ?

En voici le programme:
14h30
- Ouverture par Wolfgang Closs, Directeur exécutif de
l’Observatoire européen de l’audiovisuel

- Tendances du marché des cinémas 2007 par Martin Kanzler, Analyste du Département “Informations sur les marchés et les financements” de l’Observatoire européen de l’audiovisuel

- Introduction du panel par André Lange, Modérateur et Responsable du Département “Informations sur les marchés et les financements” de l’Observatoire européen de l’audiovisuel

- Quelles licences pour quels territoires? Quelles chronologies de diffusion? par Susanne Nikoltchev, Responsable du Département Informations juridiques de l’Observatoire européen de l’audiovisuel

- Les contrats pour les droits VoD par Michael Kühn, Service des Affaires juridiques, ProSieben Sat 1 Media A.G.

- Analyse de deux marchés de VoD:
Le marché au Royaume-Uni – David Steele, Responsable de l’Unité Recherches et Statistiques du UK Film Council
Le marché français – Benoît Danard, Directeur des études, des statistiques et de la prospective du CNC

Plus d'infos sur www.obs.coe.int
 

• >  Appel à projets des Ateliers d’écriture éQuinoxe
 
Les 21ème ateliers d’écriture de scénarios de l’Association éQuinoxe se dérouleront au mois de novembre 2008 à Evian.

Deux ateliers seront proposés :
- Premier atelier destiné exclusivement aux seconds, troisièmes films et plus, (films produits)
- Second Atelier pour les premiers films - scénaristes sélectionnés pour leur première œuvre, afin de perpétuer les talents de « découvreurs » de l’association éQuinoxe.

La sélection se fera parallèlement.

Ces ateliers s'adressent à des scénaristes de toutes nationalités qui présentent un scénario de film de long-métrage et qui souhaitent retravailler avec les conseils de professionnels reconnus internationalement. Dans un souci d’efficacité, les ateliers interviennent sur des scénarios dialogués (2ème ou 3ème versions) en vue d’entrer en phase de préparation des films. Cette préparation, doit toutefois être suffisamment éloignée de la fin des ateliers pour laisser au scénariste le temps de retravailler une nouvelle version qui tiendra compte des conseils des intervenants rencontrés.

Le board de sélection (composé de 11 membres) examinera les candidatures à partir du mois de juin 2008 et retiendra une dizaine de scénarios pour chacune de ces deux sessions. La date de clôture des candidatures est fixée au 30 avril 2008.

www.equinoxetbc.fr

Source: www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  Euromed Audiovisuel organise son 5ème atelier en Autriche
 
Le Forum EU XXL Forum, qui se tiendra à Krems (Autriche) du 26 au 28 février, accueillera le 5ème atelier sur La mise à jour méditerranéenne organisé par le Programme Euromed Audiovisuel II, financé par l'Union européenne. Le Forum XXL, qui se tient chaque année depuis 2003, traite de questions d'actualité dans le domaine du cinéma et de l'audiovisuel.

30 hauts représentants des Ministères de la Culture libanais, palestinien, tunisien et turque, ainsi que des Offices Nationaux pour le Droit d’auteur d’Algérie et d’Egypte, du Département des Crimes Economiques israélien, de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Maroc et de l’Association de la propriété intellectuelle syrienne assisteront au Forum en tant qu'observateurs le 26 février, alors qu'ils y participeront activement le 27 lors de la journée dédiée à Euromed Audiovisuel.

Le 26 février, les participants MEDA auront l'opportunité unique d'assister à des discussions de groupe dans le cadre du Forum EU XXL. Les thèmes essentiels qui y seront abordés sont liés aux directives européennes et à l'actualité cinématographique au plan européen tels que «la lutte contre la piraterie» et «la question de la gestion des droits d'auteur en ligne». Les participants MEDA pourront avoir un aperçu approfondi et mis à jour sur les problèmes se posant aujourd'hui en Europe, problèmes qui pour certains pays MEDA se posent déjà, et pour d’autres, représenteront dans les années qui viennent des questions auxquels faire face.

Le 27 février la question de la gestion des droits d'auteur (dont la piraterie en ligne) sera longuement débattue lors de l'atelier Euromed Audiovisuel. Les solutions possibles aux problèmes auxquels font face les ayants droits seront discutées visant à contraindre les utilisateurs à respecter la loi. En particulier, la faisabilité du système de "licence d'utilisation privée" dans certains pays méditerranéens sera explorée, ainsi que l’assistance technique nécessaire pour une mise en œuvre efficace.

L'expérience de l’ainsi-dite « mission Olivennes », une initiative française qui vise à imposer aux utilisateurs le respect du droit d'auteur par le principe d'une "riposte graduée" et divers types de sanctions, fournira une étude de cas utile. Cette session mettra en évidence les moyens de lutte contre la piraterie adoptés dans ce cadre en France ainsi que les infrastructures nécessaires pour les appliquer.

L'atelier Euromed Audiovisuel portera aussi sur le développement de la base de données juridiques (www.euromedaudiovisuel.net), portant un regard particulier sur la partie relative aux "droits d'auteur" et celle relative au "droit du cinéma et de l'audiovisuel".

Le 28 février, les participants MEDA assisteront à la réunion informelle du Forum sur la «Politique européenne des médias» en tant qu'observateurs. Lors de cette réunion, la "Résolution" du Forum EU XXL 2008 – qui représente les résultats des diverses discussions du Forum – sera discutée pour la première fois avec des représentants de groupes parlementaires européens, des représentants de la Commission européenne et des professionnels du secteur de l'audiovisuel participants au Forum.

www.euromedaudiovisuel.net
 

• >  MIPDOC Co-production Challenge: Appel à candidatures
 
La 4ème édition du MIPDOC Co-production Challenge, se tiendra le 5 avril 2008 à Cannes. 5 projets documentaires seront sélectionnés pour être pitchés devant un panel de diffuseurs internationaux. Leurs producteurs bénéficieront d'une séance de formation pour se préparer au pitch. Le meilleur d'entre eux sera choisi en fonction de critères artistiques et économiques et bénéficiera de plusieurs avantages : entrée gratuite au MIPDOC 2009, accès à sa librairie video...

Inscription avant le 25 février 2008 à l'adresse suivante: http://www.mipdoc.com/en-gb/programme-re ...

Source: www.wbimages.be
 

• >  "Pitching du réel", rencontres de coproduction: appel à candidatures
 
Organisé par le festival Visions du Réel et EDN, Le Pitching du réel est une rencontre sur la coproduction et le financement des long métrages documentaires.
Les participants seront invités à présenter leur projet, puis répondront aux questions des professionnels présents (télédiffuseurs, distributeurs et représentants de divers centres du cinéma).

Envoi des dossiers pour inscription jusqu'au 15 mars 2008.

PLus d'infos sur les modalités de participation ici: http://www.edn.dk/art.lasso?-token.skip= ...
 

• >  "Les paradoxes du cinéma belge" par A.Feuillère sur www.cineuropa.org
 
L’année pour le cinéma belge est presque historique et tout le paradoxe est là : le cinéma flamand ne s’est jamais mieux porté et le record de fréquentation de 2003 de 1.048.280 spectateurs pour des films flamands a fait un bond en avant avec 1.197.487 spectateurs. Mais c’est le paradoxe du cinéma flamand : réalisé par des faiseurs le plus souvent venus de la télévision, interprétés par des stars du petit écran, ce cinéma ne trouve crédit qu’auprès du public national qu’il cible si bien. Il n’est pas vu par les voisins francophones et il est très difficilement exportable. Exception qui confirme la règle, Ben X a trouvé audience dans les festivals, s’est vendu à plus d’une trentaine de territoires et adapté d’un livre et d’une pièce de théâtre très populaire en Flandres, a vite trouvé son public. Seuls deux films flamands estampillés art et essai sont dans le top 15 des meilleurs entrées du cinéma belge en 2007 : Dagen Zonder Lief de Felix Von Groeningen (43.625 entrées - 11ème place) et Ex-Drummer de Koen Mortier ( 21.574 entrées - 14ème place).

Quant au cinéma belge francophone, il est loin derrière : le premier film à se classer dans ce top 15, est une coproduction majoritaire française : Les deux mondes avec Benoît Poelvoorde (6ème position – 94 381), suivi par Odette Toulemonde (8ème position – 73 066 entrées) et Survivre avec les loups (9ème position – 64 118 entrées), deux autres coproductions belges minoritaires. Seuls les deux productions majoritaires belges, Cowboy de Benoît Mariage et Nue Propriété de Joachim Lafosse, s’en tirent, avec, respectivement, 32 722 entrées à la 12ème position et 26 059 entrées à la 13ème place de ce top 15. A l’instar de La Raison du plus faible de Lucas Belvaux en 2006, c’est Irina Palm de Sam Garbarski qui résume en 2007 la situation du cinéma belge francophone : sélectionné à Berlin en compétition officielle, bien accueilli par la critique et vendus à de nombreux territoires, il n’a fait en Belgique que 8.067 entrées.

Si le cinéma belge accuse les mêmes tendances que l’année dernière avec un cinéma flamand qui attire son public et booste le bilan national et un cinéma francophone qui fait piètre mine sur son territoire mais s’attire les louanges à l’extérieur, quelques facteurs pourraient changer la donne : du côté flamand, l’émergence d’un jeune cinéma d’auteurs qui commence à faire parler de lui à l’international (Koen Mortier, Fien Troch ou Dimitri Karakatsanis) ; du côté francophone, de nombreux projets sont en production ou en postproduction (le prochain film des frères Dardenne, Le silence de Lorna, l’étoile montante du cinéma de genre belge, Fabrice Du Welz avec Vinyan , Elève libre de Joachim Lafosse et bien d’autres …) qui pourraient permettre au cinéma belge francophone de retrouver des spectateurs l’année prochaine .

Anne Feuillère

http://www.cineuropa.org/newsdetail.aspx ...
 

• >  Club des producteurs européens: forum de coproduction à Berlin
 
La Berlinale et son marché accueillaient au début du mois le Club des producteurs européens, qui y ont organisé un Forum de coproduction. 18 projets, issus de 12 pays différents et en quête de partenaire, ont ainsi été dévoilés aux professionnels.

Voici les productions francophones sélectionnées:
- The Fields, Michaël Roskam (production Savage Films - Belgique)
- The Last Mission, Agniezka Holland (Bow and Axe – Pologne)
- The Stargazer, Stan Neumann (Les Films d’Ici – France)
- The Grip, Dominique Bylebyl (Arcapix – France)
- V.A. Jerne, Szava Lakos (Eurofilm Studio – Hongrie)

Plus d'infos sur www.europeanproducersclub.org
 

• >  2ème Forum mondial sur la stratégie et le financement du cinéma au Festival du Film de Rome
 
C'est vers l'Europe de l'Est que se tourne cette année le 2ème Forum mondial sur la stratégie et le financement du cinéma, organisé le 21 octobre dans le cadre de la Business Street, dans les espaces offert par les Horti Sallustiani.

Ce congrès intitulé UE/Pays de l'Est, l'"Est Dorado" a été imaginé et mis en place par l'agence française Media Consulting Group. Les grandes vedettes en sont les professionnels russes et ukrainiens qui, au cours de cette journée, ont présenté un état des lieux de l'industrie et du marché du cinéma dans leurs pays respectifs, mettent en avant l'état des rapports économiques, commerciaux et culturels nationaux et avec les territoires de l'Union européenne. Pour la Russie, qui en 2006 a compté près de 90 millions d'entrées, les derniers chiffres disponibles (pour 2006 toujours) rapportés à Rome révèlent une programmation cinématographique colonisée par les États-Unis à 74%, suivis par les films russes (23%), européens (3%) et ceux provenant du reste du monde (1%). Pour 2007 et 2008, on envisage progression des films nationaux jusqu'à 30% du marché. Le production en Russie va en effet très bon train : "actuellement, on compte environ 200 films en production, même si parmi eux, il y en a peu qui ont un vrai attrait au niveau international", a souligné la distributrice et agent de ventes Raisa Fomina (Intercinema).

Quant à l'Ukraine, où n'est sorti qu'un seul film italien en 2006 – Non ti muovere de Sergio Castellitto, sur une copie qui a rapporté au total 7000 dollars –, elle a vu la sortie de 134 films hollywoodiens, 32 titres russes, 18 films français, 5 titres ukrainiens et 50 oeuvres venant d'autres pays. La difficulté relevée par tous quant à la diffusion des productions nationales en dehors des frontières de ces deux pays pourrait être soulagée par les festivals internationaux, véritable moteur pour le cinéma de qualité ou tout simplement pour le cinéma "non" américain ou national. Ainsi, la conclusion de la conférence a été confiée à Deborah Young – directrice du Festival de Taormina –, qui a invité Mirsad Purivatra (président du Festival de Sarajevo), Sitora Alieva (direction de la programmation du Festival du cinéma russe "Kinovatr") et Roberto Stabile (directeur du département international de l'ANICA) à présenter leurs festivals et initiatives.

Source: Anna Maria Pasetti pour www.cineuropa.org
 

• >  Table Ronde sur le droit d’Auteur et les financements des Cinémas du Sud: 16 novembre 2007, Amiens
 
La 18e Table Ronde sur le droit d’Auteur et les financements des Cinémas du Sud se tiendra le vendredi 16 novembre 2007, elle fera le point sur les aspects juridique et financier des collaborations cinématographiques : droits musicaux, contrats de production, de co-production, droit des comédiens, droits d’auteur, financements. Comme chaque année les réflexions sur les financements et l’économie des cinémas du Sud étaient également au centre de cette rencontre.

www.filmfestamiens.org
 

• >  Rencontres Cinématographiques de Dijon : Communiqué Final
 
Les Rencontres Cinématographiques de Dijon se sont tenues du 18 au 21 octobre derniers. Au programme: projections et rencontres. Ci-dessous, le communiqué émis poar l'ARP (Société Civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs) à l'issue de ces rencontres:

Nous, auteurs-réalisateurs-producteurs de L'ARP, avons poursuivi à Dijon la réflexion engagée depuis plusieurs années sur les grandes évolutions du paysage cinématographique et audiovisuel en y associant les cinéastes européens et les réalisateurs indépendants américains.

Conscients de l'ampleur des bouleversements générés par la révolution numérique dans les secteurs cinématographiques et audiovisuels et des menaces récurrentes formulées contre les règles de soutien à la production, nous considérons que les nouvelles opportunités de création et de circulation des œuvres ne doivent pas être obérées par l'absence de régulation. Nous réaffirmons également notre attachement au droit de chaque Etat, de chaque collectivité locale, à mener à son niveau une politique culturelle susceptible de créer une véritable diversité de la création et de l'exposition des œuvres face aux mouvements de concentration et au risque d'uniformisation.

Soucieux donc d'adapter les réglementations européenne et nationale aux mutations technologiques et économiques :

- Nous souhaitons que le « paquet télécom », qui constitue le cadre juridique naturel des opérateurs télécoms au niveau européen, adapte leur responsabilité, leur statut juridique et les incite à coopérer avec les acteurs du cinéma et de l'audiovisuel afin de protéger la propriété intellectuelle.
- Nous pensons que la mission Olivennes doit permettre aux fournisseurs d'accès internet et aux professionnels de la filière cinématographique de construire ensemble une réponse adaptée, proportionnée et pérenne au développement du piratage et un nouveau modèle économique de diffusion des œuvres cinématographiques en ligne.
- Attachés à la chronologie des médias et à son rôle dans le financement du cinéma, nous considérons qu'afin de la préserver, il est nécessaire de la faire évoluer.
- Nous souhaitons que les évolutions réglementaires envisagées en particulier dans la perspective de l'adoption de la nouvelle Directive Télévision sans Frontière ne se fassent pas au détriment de la création cinématographique et audiovisuelle et permettent au contraire de renforcer le socle commun de régulation en l'élargissant aux nouveaux acteurs de notre filière.
- Dans le cadre de la prochaine présidence française de la Commission européenne, nous soutenons l'initiative du gouvernement français visant à permettre à l'objectif de diversité culturelle de déroger aux règles de la concurrence.

www.larp.fr/rubrique.php3?id_rubr ...
 

• >  Quelle voie à suivre pour l’industrie européenne du film ?
 
EGEDA, l'association de gestion de droits des producteurs audiovisuels espagnols, en association avec le Parlement Européen (MPE Ignasi Guardans Cambó, Vice-président du comité commerce international), organise le 7 novembre 2007 à Bruxelles une journée de séminaire dédiée à la réflexion sur les principaux défis actuels de l'industrie européenne du film.

* Le future des fenêtres d'exploitation - Cinéma, DVD, Télévision : comment exploiter économiquement la Vidéo à la Demande en faveur de la production de films tout en créant un business model européen prenant en compte les impacts de la piraterie ?

* Financer le secteur audiovisuel: comment encourager l'investissement dans le secteur audiovisuel européen avec un partenariat entre le public et le privé ?

* Échanges audiovisuels avec les pays tiers : comment promouvoir la diversité culturelle ?

Le séminaire rassemblera des représentants des institutions communautaires, des spécialistes des industries créatives ainsi que des associations.

Il sera suivi d'une projection en avant-première du film espagnol Las 13 rosas en présence du réalisateur Emilio Martínez Lázaro et de l'actrice principale Pilar López de Ayala. La séance aura lieu dans le cadre du festival des Cinémas d'Espagne et d'Amérique Latine de Bruxelles qui se tiendra à Flagey.

Des informations plus détaillées sur le programme du séminaire seront communiquées prochainement. Vous pouvez cependant déjà vous préinscrire au séminaire en contactant Allison Reekie au 02/289 26 05 ou par email areekie@keanet.eu

Source: Mediadesk de la Communauté française de Belgique: www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  "Les pouvoirs publics face aux industries culturelles : gagner en efficacité."
 
Le 14 décembre 2006 se tenait à Mons un colloque sur les industries culturelles.

Ce colloque était organisé par le Ministère de la Communauté française, sous l’impulsion de son Secrétaire général, Henry Ingberg. La préparation et le programme ont été confiés au CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques), en concertation étroite avec la Direction générale de la Culture et le Secrétariat général du Ministère. Les actes du colloque sont aujourd'hui en ligne.

Les textes reprennent l’intégralité des exposés tenus lors du colloque, plus ou moins retravaillés selon les cas. Une synthèse générale des débats est également proposée, qui résulte d’une sélection et d’une réorganisation des différentes discussions qui ont scandé le colloque.

L’objectif premier du colloque étant de déboucher sur des propositions d’action, les propositions défendues par les intervenants sont chaque fois présentées au terme de leur texte, à l’exception des contributions de Henry Ingberg et de Pascal Keiser. Par-delà la table des matières, qui permet d’accéder aux différents textes, une liste des propositions classe les propositions émises et indique les textes ou la section des débats où elles sont présentées.

Tous ces textes sont consultables et téléchargeables ici: http://www2.cfwb.be/av/
 

• >  “Développer et écrire un film documentaire”, 23 octobre, Belgique
 

Wallonie Image Production (WIP) et
le Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles (CBA)
en collaboration avec l’asbl ”Cinémarche”

vous convient dans le cadre des ateliers d’accueil à une journée de travail
avec des professionnels de la Communauté française
sur le thème “Développer et écrire un film documentaire”.

Cette journée se tiendra le mardi 23 octobre à la Maison de la Culture Famenne-Ardenne, de 9h à 18h.

Pour y participez, envoyez un projet de 2 pages maximum, accompagné d’une note d’intentions et de votre CV, ainsi que vos coordonnées complètes à l'adresse wip@skynet.be ou cba.debethune@skynet.be
20 projets maximum seront sélectionnés par W.I.P. et le C.B.A., et discutés dans des groupes de travail animés par des professionnels de la Communauté française. Les résultats seront annoncés le 01/10/07.
 

• >  Séminaire “Trouver son public: marketing et distribution des films”, Bruxelles, 2 octobre 2007
 
EAVE (Les Entrepreneurs de l’Audiovisuel européen) en collaboration avec les MEDIA Desk België – Vlaamse Gemeenschap et MEDIA Desk Belgique - Communauté française, en partenariat avec le Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française (CCA) et le Vlaams Audiovisueel Fonds (VAF) organise un atelier/séminaire intitulé “Finding the Audience: Marketing and Distributing Your Films” (Trouver son public: marketing et distribution des films), le mardi 2 octobre de 10h à 18h au Palais des Académies à Bruxelles.
Le séminaire sera l'occasion de se pencher sur les questions suivantes:
Quand commencer à penser au marketing ?
A qui s’adresse-t-on ?
Quelle stratégie en termes de festivals ?
Quel est le rôle des agents de vente et des distributeurs ?
Comment trouver de nouveaux publics dans l’univers en ligne?
Combien cela coute-t-il ?

Fiona Mitchell et Liz Rosenthal, experts internationaux en marketing, ventes et distribution qui collaborent fréquemment aux séminaires EAVE, guideront les participants à travers le labyrinthe du marketing et de la distribution des films. Au cours de la matinée, Fiona Mitchell détaillera les différentes étapes de la stratégie de marketing, depuis le début du projet jusqu’à la présentation en festival et à la sortie en salles. A chaque stade, qu’il s’agisse de convaincre les financiers, les critiques, les distributeurs ou le grand public, d’importantes décisions stratégiques doivent être prises. L’après-midi Liz Rosenthal analysera l’impact et le potentiel des nouveaux modes de vente et de distribution : une nouvelle génération de cinéastes indépendants utilisent des méthodes innovantes pour trouver des financiers et atteindre leur public. Ces stratégies et méthodes de marketing seront analysées à travers deux études de cas, l’une plus traditionnelle à travers le film Shouf Shouf Habibi, l’autre plus axée sur l’Internet avec le documentaire Four Eyed Monster. Une large place sera laissée également à l’interaction et aux discussions formelles et informelles.

Cet atelier s’adresse en premier lieu aux professionnels de l’audiovisuels qui veulent en savoir plus sur les stratégies de marketing et de distribution : producteurs, distributeurs et agents de vente, conseillers juridiques et fiscaux, avocats, fonds publics…

Informations et inscirptions: mediadesk.belgique@cfwb.be

www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  4ème édition des rencontres de coproduction francophones: inscription
 
À l’occasion de la 11e édition de Cinéma du Québec à Paris, au Publiciscinémas, à Paris, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) avec l’appui du Centre du cinéma et de l’audiovisuel de la Communauté française de Belgique et Wallonie Bruxelles Images, du Centre national de la cinématographie (CNC), du Film Fund Luxembourg, de l’Office Fédéral de la Culture Suisse et SwissFilms et de Téléfilm Canada, présente la 4e édition des Rencontres de coproduction francophones. Trois journées de rencontres et ateliers qui auront lieu aux Salons Étoile-Marceau, 79b, avenue Marceau, Paris, 16e, les 14, 15 et 16 novembre 2007.

Sous forme de discussions interactives et de rendez-vous individuels entre producteurs et professionnels de l’industrie du film, ces Rencontres de coproduction francophone ont pour objectifs de :
- permettre à des producteurs en recherche de complément de financement pour leurs projets de rencontrer de potentiels coproducteurs, partenaires financiers, diffuseurs, distributeurs et vendeurs internationaux et d’avoir accès à différentes informations;
- favoriser la coproduction entre producteurs francophones, du Québec, du Canada, de la France, du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse et des pays d’Europe et du pourtour méditerranéen, autour de longs métrages d’auteur en langue française;
- profiter de l’ambiance conviviale et festive de la 11e édition de Cinéma du Québec à Paris qui offrira au public parisien le meilleur cru cinématographique québécois de l’année (longs métrages, courts métrages et documentaires) ainsi que de la présence d’acheteurs québécois et européens dans le cadre du 3ème Marché Quand Le Québec s’affaire !

La participation aux Rencontres de coproduction francophone se fait sur invitation seulement. Les participants seront sélectionnés de la façon suivante :
- une quinzaine de producteurs dont le projet aura été sélectionné par les organisateurs, participeront à l’ensemble des activités organisées.
- une quinzaine de producteurs qui sont en recherche de projets seront sélectionnés par les organisateurs et pourront assister à certaines activités organisées dans le cadre des Rencontres.

Une sélection de professionnels (vendeurs, distributeurs, financiers, diffuseurs, etc.) représentatifs des différents marchés et territoires seront invités à participer aux Rencontres. Le cahier des projets sélectionnés leur sera envoyé à l’avance afin qu’ils puissent identifier ceux qui les intéressent. Parallèlement, les producteurs recevront à l’avance la liste de ces professionnels et pourront déterminer ceux qu’ils souhaitent rencontrer. La planification des rencontres sera établie par les organisateurs en fonction des intérêts manifestés par les différents participants. Cette planification leur sera remise à leur arrivée.

Les participants aux Rencontres pourront également assister:
- à la table ronde de mise à jour des mécanismes de financement dans chaque pays représenté;
- aux déjeuners et soirées avec les vendeurs internationaux, diffuseurs, distributeurs et autres professionnels de l’industrie cinématographique francophones;
- aux activités de Cinéma du Québec à Paris.

Les Rencontres sont dédiées aux longs métrages de fiction de langue française. La priorité sera donnée aux projets qui sont déjà financés en tout ou en partie (en dehors des aides automatiques) sur leur territoire (avance de distribution, aides sélectives…).

Pour s'inscrire, compléter et retourner accompagné des documents requis le formulaire qui peut aussi être obtenu via le site www.sodec.gouv.qc.ca, d’ici le vendredi 28 septembre 2007.
 

• >  FIFF 2007: Colloque sur "Les enjeux du cinéma numérique", jeudi 4 octobre
 
La révolution numérique est en marche! Le processus de numérisation s'accélère indéniablement et gagne tous les secteurs du cinéma, de la production à l'exploitation, en passant par la post-production et la distribution. Cette évolution modifie considérablement le paysage audiovisuel en instaurant de nouveaux supports et soulève des interrogations. Tandis que l'équipement des salles reste coûteux, le cinéma numérique est surtout accessible aux grosses productions. Comment éviter que cette révolution ne se fasse au détriment des petites salles ou d'un cinéma alternatif?

Le colloque, organisé par le FIFF, tentera de donner des réponses en confrontant les avis des professionnels concernés: producteurs, distributeurs, exploitants, institutions et sociétés spécialisées dans l'équipement numérique (XDC),...

IL réunira Michel Gomez, Délégué général de l'ARP, Marc Verhofstede, ICT & Performance et Director de Kinepolis, Fabrice Testa, Directeur Marketing de XDC, Patrick Quinet, président de l'UPFF, Cinéart, Les Grignoux, et de nombreux professionnels. Il se déroulera de 9h à 14h.

Plus d'infos sur www.fiff.be
 

• >  FIFF 2007: Atelier des Auteurs, "le spectateur fantasmé", lundi 1er octobre
 
Pour la 6ème année consécutive, le FIFF s'associe à la SACD Belgique, la SACD France et la SODEC afin de proposer aux professionnels présents à Namur, une rencontre des auteurs. L'atelier aura pour thème "Le spectateur fantasmé". Au moment de la création, l'auteur écrit en pensant à un public imaginaire. Celui-ci adhérera-t-il à l'histoire ? Comprendra-t-il tel personnage, ou telle fin ? Autant de questions qui sont susceptibles d'influencer l'acte de création, le guidant insidieusement dans le sens des attentes du spectateur fantasmé. L'atelier de réflexion s'interrogera sur la manière dont l'auteur tient compte du public lors du processus d'écriture.

Les auteurs invités sont Paul Kieffer et Philippe Blasband présents à Namur pour Nuits d'Arabie et Benoît Mariage, présent à Namur pour Cow-Boy. Des critiques de cinéma sont également invités.

L'Atelier des auteurs a pour originalité de se dérouler en deux temps : tandis que la première partie est réservée aux professionnels invités, la seconde partie propose la rencontre entre des auteurs et le public et ce, afin de confronter spectateur réel et spectateur fantasmé.

La séance sera présidée et modérée par Luc Jabon, et se déroulera de 9h à 19h.

Plus d'informations sur www.fiff.be
 

• >  "Intervention des fonds européens et des télévisions européennes dans la production des films du Sud" par Olivier Barlet pour www.africultures.com
 
Olivier Barlet a assisté pour www.africultures.com à la table ronde sur les fonds européens et des télévisions européennes dans la production des films du Sud. Voici sa retranscription:

Destinée à donner des informations et répondre aux questions sur tous les fonds et la façon dont ils aident les cinématographies du Sud, cette table ronde était organisée au festival de Cannes 2007 par le ministère français des Affaires étrangères et animée par Jacques Bidou dans le cadre du Pavillon des Cinémas du Sud. Les intervenants représentent successivement Arte, TV5, la chaîne allemande ZDF, l'Organisation Internationale de la Francophonie, le World Cinema Fund, Open Doors, Visions Sud-Est et Ibermedia. On en trouvera ci-dessous l'exacte retranscription.



I) PRESENTATION DES FONDS.

Jacques Bidou: Souad Hussein, bonjour.

Souad Houssein: Bonjour. Je représente l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie). Je suis originaire de Djibouti, un petit pays coincé dans la corne de l'Afrique qui, malheureusement, ne produit pas de films. Cela me permet d'être ici sans parti pris. Je gère un fond d'aide à la production, le Fonds Francophone de Production Audiovisuelle du Sud. Il a à peu près 20 ans ; nous avons donc un recul par rapport à la gestion de ce mécanisme. Il a subi beaucoup de modifications et de réorientations qui lui ont permis d'être davantage à l'écoute des effets économiques dans les pays concernés. Au départ, nous avons soutenu des films dont la définition du cinéma africain était la nationalité du réalisateur. Aujourd'hui, nous avons d'autres préoccupations davantage économiques. Ce fond permet d'offrir à la cinématographie des pays du Sud, qui comprend la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique, l'Asie du Sud-Est, le Maghreb et Moyen-Orient. Nous sommes censés couvrir une très large zone géographique francophone. Nous soutenons la production de courts métrages, moyens métrages mais aussi fictions et documentaires. Nous intervenons également sur la télévision.

JB: La francophonie est-elle une notion large ? Pourriez-vous nous citer des pays francophones qui pourraient nous surprendre ?

SH: Oui. Tout le monde sait qu'Haïti est francophone mais peu de gens savent que Sainte Lucie et Saint-Domingue aussi.

JB: Et le Cambodge ?

SH: Tout à fait. Le Laos et le Vietnam de même.
Ce sont des pays où on a un jour parlé français.
Voilà ! (Rires)

JB: Continuons avec Meinolf Zurhorst.

Meinolf Zurhost: Bonjour. Je suis responsable du cinéma à Arte/ZDF. Je fais la même chose qu'Arte France Cinéma fait à Paris, sauf que nous n'avons pas le même budget que nos amis français. Notre premier critère est la qualité d'un projet ; nous n'avons pas de quotas. Nous investissons beaucoup dans les coproductions, généralement européennes. J'ai fait des préachats avec des pays du Sud, pour l'instant avec l'Amérique Latine. Je laisse tout ce qui est francophone à mes amis français et je m'occupe du reste du monde, ce qui est déjà beaucoup !

JB: Vous n'avez pas de problèmes pour convaincre la direction de la chaîne d'investir dans les cinématographies du Sud ?

MZ: Cela dépend des projets. Pour l'instant, rien ne m'a été refusé.

JB: Combien de films par an soutenez-vous ?

MZ: En général, tous confondus, il y a huit coproductions par an ainsi qu'un nombre de préachats différent chaque année (de cinq à dix environ). Il y a d'autres unités à la ZDF à Arte qui s'occupent également de la fiction pour la télévision. De temps en temps, avec la coopération d'un laboratoire pour les premiers et deuxièmes films, trois à cinq films de plus par an sont soutenus. Au total, nous pouvons compter environ quinze films par an.

JB: Pouvez-vous nous donner un exemple de film du Sud qui vous laisse un souvenir fort ?

MZ: En ce moment, je travaille beaucoup avec l'Amérique Latine, le Mexique et le Brésil. J'ai beaucoup aimé un des films qui est passé à Berlin cette année.

JB: Passons à Åsa Larson du Göteborg Film Festival.

Asa Larson: Bonjour. Nous avons un fonds avec le gouvernement suédois qui soutient les projets en développement et en postproduction. Nous soutenons également l'éducation, la formation et l'instauration d'équipement technique. Nous travaillons avec les pays du Sud depuis 1998 et avons soutenu 64 projets jusqu'ici ainsi qu'une douzaine d'ateliers de formations.

JB: Quelle est votre politique ?

AL: Trouver un maximum de projets intéressants. Nous n'avons aucune limite en ce qui concerne les sujets. Nous cherchons surtout parmi les jeunes femmes réalisatrices ; ce n'est pas un but en soi mais nous essayons d'aider ceux qui auront le plus de difficultés à trouver un soutien.

JB: À présent, passons la parole à Mme Bianca Taal qui représente le Hubert Bals Fund.

Bianca Taal: Bonjour. Le Hubert Bals Fund fait partie du Rotterdam Film Festival. Nous travaillons de la même manière que le Göteborg Film Fund. Nous soutenons des projets des pays du Sud, en les aidant dans le développement de leur scénario et en postproduction. Récemment, nous avons créé une nouvelle catégorie qui soutient les films dans l'étape de la production. Ces films sont des films à petit budget, en numérique. Nous avons deux séries de sélection par an. Nous y sélectionnons environ trente projets. Nous soutenons aussi la distribution dans ces pays-là pour y faire projeter les films.

JB: Vincenzo Bugno du World Cinema Fund-Berlinale…

Vincenzo Bugno: Bonjour. Je travaille pour le World Cinema Fund pour l'Allemagne et pour l'Italie. Nous avons commencé notre activité en 2004. Nous soutenons la production en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie Centrale. À partir d'août 2007, la région Caucasienne et l'Asie du Sud-Est seront ajoutés à cette liste. Depuis 2004, nous avons soutenu environ trente projets, dont certains projets de distribution en Allemagne. Nous avons reçu 650 dossiers de candidature sur deux ans : un bon nombre étant donné que nous ne travaillons que sur les scénarios. Nous avons eu beaucoup de films soutenus financièrement par le World Cinema Fund, en compétition dans plusieurs festivals internationaux. Par exemple, El otro, un film argentin de Julio Chavez, qui était Lauréat au Festival international du film de Berlin. À Cannes, nous avons aussi soutenu le film mexicain de Carlos Reygadas, Batalla en el cielo.
Je m'occupe aussi d'un autre projet, Open Doors. Ce n'est pas vraiment un fonds. Le but est de sélectionner douze projets pour un atelier de coproduction à Locarno. Nous nous concentrons sur une géographie différente tous les ans. L'année dernière, nous avons travaillé sur l'Asie du Sud-Est et cette année, sur les pays du Machreck (l'Israël, la Palestine, la Jordanie, la Syrie, l'Iraq et l'Égypte). Nous sommes partenaire avec le Swiss Development Agency : nous disposons de 40 000 euros pour la production de deux projets que nous aurons choisis. Même chose avec le Centre International de la Cinématographie, avec une bourse de 10 000 euros.

JB: Suzanne Laverdière de TV5…

Suzanne Laverdière: Bonjour. Je suis à la direction des programmes de TV5 Monde. Je suis ici pour vous présenter ce que TV5 fait mais je suis aussi en attente de commentaires de votre part. Jusqu'ici, TV5 diffuse du cinéma sur une base très régulière. Nous présentons des films francophones. Nous nous sommes aperçus que le rôle que l'on jouait n'était pas maximisé et que très souvent, les films que nous diffusons à l'international ne sont pas contextualisés. Les gestes que l'on pose pour faire connaître des cinématographies, des auteurs, des films, tombent à plat. On m'a donc confié la mission de définir une vraie politique cinéma pour TV5, pour faire en sorte que la chaîne soit une vitrine culturelle mais également qu'elle permette la commercialisation des films en faisant en sorte de faire connaître des scénaristes, des réalisateurs, des producteurs et des acteurs. Jusqu'ici, TV5 a fait beaucoup de préachats et d'achats de films destinés à la diffusion mondiale, pour la plupart. Mais il arrive qu'on décide quand même de s'impliquer dans un projet pour permettre une diffusion continentale. Par exemple, une diffusion sur l'Europe uniquement ou sur l'Amérique Latine. Tous les projets dont nous faisons l'acquisition doivent être en français puisque le mandat de TV5 est de faire la promotion de la langue française à travers le monde.

JB: Je passe la parole à Johannes Gehringer de l'Union Européenne, un fond pour les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

Johannes Gehringer: Bonjour. Je travaille à la Commission Européenne. Je m'occupe des fonds pour les pays subsahariens. La commission apporte son soutien depuis vingt ans. À présent, avec ses partenaires, elle a décidé d'un nouveau programme qui est aujourd'hui géré par la secrétaire du groupe ACP. Nous avons des fonds pour un montant de 6,5 millions d'euros et nous organiserons sûrement des réunions sur les deux prochaines années pour connaître les propositions. Nous soutenons la production de films pour le cinéma et la télévision, la distribution et la promotion ainsi que la formation. Nous cherchons à soutenir les industries audiovisuelles locales dans les pays ACP et à aider la communication entre les pays pour mieux distribuer. Notre principal objectif est de développer les entreprises. Nous visons à mieux partager les fonds dans les pays ACP, non pas uniquement dans les pays francophones comme nous le faisions auparavant.

JB: David Melo de Ibermedia

David Melo: Bonjour. Ce fond a été formé par dix-sept pays, dont six sont présents ici. Les dix-sept pays sont tous d'Amérique Latine, à part le Portugal et l'Espagne. Chaque pays donne de l'argent au fonds tous les ans, ce qui nous permet de distribuer tous les ans cinq millions de dollars. Nous fêtons notre dixième anniversaire cette année. Nous avons soutenu la coproduction de 248 projets, le développement de 250 projets, la distribution de 200 projets et la création de 35 programmes de formation. Nous avons un concours au mois de février et de juin : nous cherchons des projets coproduits par deux pays d'Amérique Latine et auquel peut participer à 30 % tout autre pays du monde. La majorité de nos films sont sortis dans le pays de leur plus grand coproducteur mais nous avons des problèmes pour les faire projeter dans les autres pays. Nous visons donc à renforcer la distribution en Amérique Latine et sur d'autres marchés dans le monde. Je vous invite à venir assister aux marchés des coproductions à Guadalajara en mars, au festival de film de Cartagena, à Lima en août ou en juillet et à La Havane en novembre ou décembre.

JB: Walter Ruggle du fonds suisse Visions Sud-Est…

Wlater Ruggle: Bonjour. Je suis responsable de Trigon Film, une association qui distribue les films du Sud et de l'Est depuis vingt ans. Il y a deux ans, avec le festival de Fribourg et celui de Nyons, nous avons fondé ce fond Visions Sud-Est qui soutient des documentaires et des films de fiction dans la production et postproduction. Nous avons soutenu une dizaine de films par an. L'idée de base est bien sûr la qualité ; nous avons entre 80 et 100 demandes par an. Nous visons les films destinés au grand écran. Nous recherchons aussi des thématiques intéressantes pour l'échange dans le monde car nous pensons que la situation du monde peut s'améliorer avec une meilleure connaissance de celui-ci.

JB: Ginette De Matha du Fonds Sud Cinéma…

Ginette de Matha: Bonjour. Ce fond a été créé il y a 22 ans. Il est abondé par le ministère de la Culture via le CNC et par le ministère des Affaires étrangères pour un montant d'environ 2,4 millions d'euros par an. Cela permet d'aider la production d'environ 30 à 40 films qui sont sélectionnés par une commission de professionnels indépendants dans lequel siègent aussi bien des professionnels du Nord que du Sud. La qualité prime ; les projets viennent de tous les continents. Notre conception du Sud est extrêmement extensive. Ces projets sont soumis à l'état de scénario et sont sélectionnés par la suite. Il y a aussi une petite partie du fonds affectée à de l'aide à la postproduction. Voici quelques exemples de films à Cannes auquels le fond a participé : Ezra, Caramel, El baño del papa… L'année dernière, il y avait Summer Palace, Voiture de luxe, Le hamac paraguayen

JB: Michel Reilhac pour Arte France Cinéma…

Michel Reilhac: Bonjour. Je dirige le cinéma pour la partie française d'Arte. Nous investissons dans environ vingt films de fiction par an pour une moyenne d'environ 320 000 à 330 000 euros par film. Sur ces 20 films coproduits, une dizaine représente des coproductions étrangères, qui peuvent aussi bien être africaines qu'asiatiques ou sud-américaines. Les critères de choix des films ne sont pas absolument fixés ; nous nous intéressons aux films qui montrent une réelle démarche d'auteur et qui sont en cohérence avec la culture d'origine du réalisateur. Les critères objectifs sont les suivants : en tant qu'auteur étranger, vous devez passer par un coproducteur français ; le scénario doit être une version finale. Nous n'avons plus de date limite pour le dépôt des projets.

JB: Christian Tison, responsable cinéma au ministère des Affaires étrangères…

Christian Tison: Bonjour. Le fond Images Afrique est un outil spécialement destiné à soutenir les films d'Afrique subsaharienne. C'est une aide directe à la production d'environ 80 à 90 000 euros et nous avons la possibilité de soutenir une quinzaine de longs-métrages par an. La commission est constituée de professionnels du Nord et du Sud qui déterminent les projets choisis. Nous lançons cette année un plan d'appui à la production de courts-métrages en Afrique Subsaharienne. Arte est d'ailleurs partenaire.

II) QUESTIONS.

Il apparaît que la condition inévitable pour pouvoir soumettre sa candidature à un fonds est d'avoir un coproducteur. Avez-vous des conseils avant de se rendre à un festival de films ? Avez-vous une liste de coproducteurs potentiels que l'on pourrait approcher avant d'envoyer notre candidature?

Vincenzo Bugno : Je répondrai à cette question du point de vue du World Cinema Fund. Vous pouvez nous soumettre votre projet avec un producteur originaire du pays du projet ou avec un partenaire allemand. Si vous n'avez pas de partenaire allemand, nous pouvons vous aider à en trouver un. Au WCF, nous travaillons avec des producteurs allemands mais notre budget doit être dépensé à l'étranger.

Et pour l'Union européenne?

Johannes Gehringer : Le bénéficiaire de nos subventions peut être producteur dans un pays ACP autant qu'européen. Nous ne demandons pas à ce qu'il y ait absolument un coproducteur européen et nous encourageons les coproductions entre pays du Sud.

Jacques Bidou : Chaque fonds a une politique différente. Très souvent, c'est de l'argent public et il est compliqué de le voir se faire gérer loin. Effectivement, cela implique la contradiction d'obliger à travailler avec un producteur du pays qui émet le fond. Ce n'est pas le cas pour tout le monde. En tant que producteur, je trouve votre question complexe. La coproduction est par définition le cauchemar de tout producteur. Trouver des bons producteurs, être en situation de confiance et d'harmonie avec eux, est toujours complexe. Le problème est surtout un problème de réseau. Les formations de producteurs au niveau européen et international, qui ne sont pas extrêmement prenantes (peut-être trois semaines par an) sont très intéressantes pour constituer des réseaux.

Michel Reilhac : Recommander un producteur est une très grosse responsabilité. Une coproduction est un mariage et nous ne voulons pas porter la responsabilité en cas de désaccord. Cela arrive très souvent. Je pense que le choix du coproducteur doit être pris en prenant en compte la facilité de communication avec la personne, la similitude dans les envies et les projets…Votre propre réseau vous aidera énormément. Malheureusement, il est déjà arrivé que deux coproducteurs ne s'entendent pas, qu'ils arrêtent de se parler et que nous soyons obligés de servir d'intermédiaire. Souvent, ces tensions détériorent même la relation entre un directeur et son équipe. Chez Arte, nous sommes donc réticents à donner des noms de coproducteurs que nous approuvons car cela impliquerait que ceux qui ne sont pas sur la liste sont de mauvais coproducteurs. Ce serait faux car il faut raisonner au cas-par-cas. Vous pouvez obtenir des listes de coproducteurs aux festivals mais le mieux est de trouver quelqu'un dans votre propre réseau.

Walter Ruggle : Faites attention si vous signez des contrats. Nous connaissons quelqu'un qui avait obtenu de l'argent d'un fonds qui exigeait d'avoir un coproducteur et le coproducteur a empoché plus d'argent que le pays du fonds. En Amérique Latine, par exemple, certains ne peuvent pas faire autrement car c'est impossible de vendre son film soi-même. Soyez vigilants par rapport à ce que vous signez quand vous travaillez en tant que coproducteur avec un fonds.

Y a-t-il un filtre qui peut rassurer les gens à aller dans la production et s'investir autant qu'il le faut ?

Michel Reilhac : À Arte, nous avons choisi de ne pas recommander de producteurs puisque, déontologiquement, nous considérons que nous devons travailler avec tout le monde et que nous pouvons nous être trompés sur un film. Par contre, lorsqu'un producteur étranger vient nous voir avec une liste de noms et nous demande de commenter les possibilités, nous entrons dans ces conversations en conseillant certaines personnes qui seront peut-être plus compatibles avec son projet. Nous ne nous autorisons pas à faire des jugements de valeur mais des opportunités qui nous paraissent pouvoir être optimisées auprès des producteurs.

Johannes Gehringer : Pour nous, c'est important que le projet soit bien dirigé. Nous avons eu quelques problèmes avec des projets. C'est arrivé que la maison de production fasse faillite ou que la somme initialement prévue pour le projet, égale à la subvention, soit dépassée. Dans une coproduction, quand nous donnons plus de 100 000 euros, le bénéficiaire ne peut pas toujours récupérer la liste de toutes les transactions faites par les coproducteurs. Nous avons créé un mécanisme pour que les professionnels de l'industrie cinématographique aient accès à des conseils en matière de droits. Le but est de diminuer le nombre de litiges.

Bonjour, je suis un cinéaste originaire du sud de l'Inde. Si je présente un projet à un fonds et que je dépasse le budget qu'ils m'ont donné, partageront-ils avec d'autres fonds ou refuseront-ils mon projet ? Puis-je soumettre ma candidature à plusieurs fonds en même temps ?

Jacques Bidou : À peu près tous les fonds représentés ici sont des fonds sélectifs, qui n'ont pas d'automaticité. Les commissions choisissent les projets. Les critères qui ont été évoqués sont la qualité, la lisibilité, et l'identité. Dans votre question, il y en a une autre : ces fonds sont très sollicités et encombrés. Les fonds ont-ils décidé de trouver plus d'argent, de partager ou ont-ils une autre solution ?

Bianca Taal : Il arrive qu'avec le Hubert Bals Fund, nous partagions un projet avec un autre fonds. C'est déjà arrivé avec le Göteborg Fund. Je pense au contraire que le nombre élevé de candidatures est un bon signe puisqu'il reflète la hausse de production de films du Sud. En ce qui concerne l'argent des fonds, nous cherchons bien sûr à en proposer plus mais il faut trouver cet argent et la plupart des fonds ont des problèmes avec leur ministère.

David Melo : À Ibermedia, nous avons des règles en ce qui concerne la participation des équipes artistiques et techniques à un film. Souvent, nous ne pouvons pas financer des projets entièrement donc nous sommes ouverts au partenariat entre les fonds.

Souad Houssein : Au niveau du Fonds francophone audiovisuel du Sud, nous sommes aussi arrivés à un tournant. Nous avons constaté la baisse budgétaire. Nous avons toujours la même zone géographique de 37 pays et nous n'y toucherons pas. La demande a aussi augmenté : nous avions 150 dossiers par an en 1999 mais 300 demandes en 2007. Tout cela nous amène à réviser le mode de fonctionnement et les critères du fond. Nous avons plusieurs pistes : séparer le fonds télévision du fonds cinéma ou prendre plus de risques, ce qui implique de donner plus.

Isabelle Gamiette: Bonjour, je m'appelle Isabelle Gamiette. Je participe à l'organisation du festival FEMI (Festival international Femme et Cinéma) en Guadeloupe. La Guadeloupe est un département français, en même temps situé au cœur de la Caraïbe. Pour la Grande Caraïbe, quels sont les dispositifs ? Dans quels fonds rentrent-ils ?

Ginette De Matha : Les fonds représentés ici, y compris le Fonds Sud Cinéma, s'adressent à des cinéastes de pays étrangers du Sud. Dans votre cas, le système d'aide qui peut s'appliquer à des cinéastes français résidant en Guadeloupe ou ailleurs sur le territoire français, est le système d'aide français. Le conseil que je donnerais à un cinéaste qui cherche à financer son film, c'est le principe du tour de table : il faut s'adresser aux banques, aux fonds ou autres institutions. À moins d'avoir un film à très petit budget ou un généreux donateur privé, vous ne pourrez pas faire votre film avec une source unique de financement. Il faut prendre son courage à deux mains et faire le tour de tous les fonds.

Jacques Bidou : Cependant, les films peuvent se faire avec très peu d'argent aujourd'hui. Il faut penser à comment défendre la création avec moins d'argent. De même, comment protéger les films contre l'argent ? En ce moment, je produis un film palestinien avec huit pays du Sud coproducteurs, pour 850 000 euros et deux ans et demi de travail. Beaucoup de gens ici soutiennent ce type d'initiative. Telle est la situation actuelle : une accumulation de travail de tour de table, avec de moins en moins d'argent. Restent quelques survivants de la télévision qui continuent à défendre ces cinématographies ; il n'y a pas toujours beaucoup de possibilités. Le tour de table est donc de plus en plus encombré ; par de très grands cinéastes qui plus est. Voyez Abderrahmane Sissako, membre du jury cannois, petit cinéaste mauritanien-malien : même les cinéastes comme lui ont les mêmes difficultés que les autres à trouver le moyen de faire des films engagés, importants, de ces cinématographies.

Abderrahmane Sissako : Je trouve anormal que les fonds baissent. La question est la suivante : comment faire pour qu'ils augmentent ? Il y a une envie de faire de plus en plus de films ; davantage de gens viennent au cinéma. Comment toutes ces institutions qui défendent ces cinématographies comptent-elles agir ? Je pense qu'il faut les aider. Il y a un manque de mobilisation dans le monde du cinéma. D'ailleurs, le cinéma est souvent un travail solitaire ; il faut se battre ensemble.

Christian Tison : Je ne suis pas persuadé que l'argent des fonds baisse. Le véritable problème semble être l'encombrement des demandes et surtout le retrait de l'argent du marché.

Abderrahmane Sissako : Ce n'est pas le chiffre qui baisse, mais à partir du moment où les demandes augmentent, nous pouvons considérer qu'il y a moins d'argent.

Vincenzo Bugno : Au World Cinema Fund, nous avons mis en place une stratégie pour le partage des fonds. Notre budget n'est pas très élevé donc nous avons décidé de soutenir moins de projets mais avec plus d'argent.

Bianca Taal : À l'Hubert Bals Fund, nous raisonnons différemment. Nous essayons de soutenir le maximum de projets. Cela implique que la contribution au projet diminue mais nous pensons que le soutien au fonds peut servir de catalyseur pour que d'autres offrent un financement.
Pour chaque fonds, quelle est la contrepartie du financement?

Jacques Bidou : Pour les diffuseurs, la contrepartie est bien évidemment le film et l'antenne qui rapportent à leur tour.

Vincenzo Bugno : En ce qui nous concerne, nous ne demandons rien. Les films sont libres ; nous ne possédons pas les droits des films que nous avons soutenus. Nous n'imposons pas la participation au programme Bernilane. Si le film a énormément de succès dans l'avenir, nous récupérerons néanmoins une petite part de l'argent récolté.

Walter Ruggle : En ce qui nous concerne, nous ne demandons rien ; nous proposons juste la distribution en Suisse au projet que nous soutenons.

David Melo : Chez Ibermedia, nous avons quatre modalités : la coproduction est un prêt qu'il faut rembourser si le film est un succès au point d'avoir récolté la même somme que le prêt. Jusqu'ici, un seul film a dû redonner l'argent au fonds. En développement, l'argent est un prêt ; si le film arrive à être produit, le prêt doit être remboursé. S'il ne l'est pas, il faut rembourser 25 % du prêt. Les formations ne sont pas remboursables et en distribution, cela fonctionne comme pour la production.

Johannes Gehringer : L'Union Européenne réclame un justificatif des dépenses. Nous demandons aussi des droits de projection non-commerciaux afin de montrer librement les films dans le cadre d'événements organisés par les bureaux locaux de l'Union Européenne dans le monde. Cependant, il est arrivé qu'un producteur nous demande de ne pas montrer son film au cours d'un événement car il venait de sortir et il ne voulait pas que nous intervenions dans sa stratégie de distribution. Nous avons bien évidemment respecté sa demande.

Åsa Larson : Nous demandons à ce que le film passe en avant-première en Scandinavie et que nous soyons en possession des droits pour la Scandinavie pendant cinq ans. Toutefois, si le producteur trouve un autre distributeur, nous le laissons libre de ses actions. Dernièrement, nous demandons au producteur de venir nous rendre visite à Göteborg avec son film !

Bianca Taal : Quand nous apportons notre soutien à postproduction, généralement sous la forme de 25 000 euros, nous demandons les droits pour la Belgique et les Pays-Bas en retour. Notre but n'est pas de nous faire de l'argent sur le dos des producteurs. Si jamais nous faisons du bénéfice grâce à un film, le producteur recevra immédiatement de l'argent. Nous aimons aussi être mentionnés dans le générique mais ce n'est pas obligatoire ! (Rires)

Ginette De Matha : Pour le Fonds Sud Cinéma, nous souhaitons pouvoir présenter les films dans le circuit culturel non-commercial français et étranger, après deux ans d'exploitation commerciale, pendant une période de sept ans. Nous avons aussi des obligations d'investissement en France mais je vous renvoie au règlement du Fonds.

Souad Houssein : Pour l'OIF, nous estimons que trois ans après la vie commerciale du film, nous pouvons en disposer à des fins non-commerciales pour le promouvoir à travers les manifestations que nous organisons.

Joëlle Levie: Je suis directrice générale du cinéma et de la télévision à la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles), un organisme de financement de films longs métrages, courts métrages et documentaires. Nous soutenons des coproductions, notamment impliquant les pays du Sud au même titre que deux ou trois projets d'Allemagne. Il y a des dépenses obligatoires au Québec. Pour accéder au fonds, il faut que le producteur ait un intérêt chiffré d'un distributeur pour une distribution au Québec. Il faut qu'à peu près 75% des dépenses québécoises soient dépensées au Québec.

Je m'adresse aux diffuseurs : avez-vous l'impression qu'il est possible aujourd'hui de réengager des combats pour ouvrir des fenêtres sur ces cinématographies sur nos antennes ? S'il y avait davantage de possibilités de distribution et de vision, cela aiderait au financement. Avez-vous déjà engagé ce débat parfois ?

Meilnof Zurhorst : Oui, nous avons ce débat constamment avec les chefs de la programmation. Nous arrivons toujours à montrer les films que nous voulons montrer sur Arte. La télévision allemande diffuse rarement des films africains ; au cinéma, les rares films africains sont du sud de l'Afrique. Le dernier était Tsotsi. L'Allemagne est un marché assez fermé pour les films étrangers. Tous les ans, les cinémas diffusent au maximum trois films sud-américains mais les droits ne sont pas achetés par la télévision. Nous avons un système de chaînes de télévision régionales. Depuis cette année, nous avons trois chaînes et seulement deux ont le budget pour acheter ces films.

Vous sentez-vous sous pression en ce qui concerne la barrière des langues ? Y a-t-il des problèmes pour le sous-titrage et le doublage ?

Meinolf Zurhorst : Non, car en Allemagne, tous les films sont doublés. Toutefois, nous tentons de revenir au sous-titrage car nous manquons d'argent. Le marché du film allemand est peut-être le plus fermé et le plus complexe. Arte ZDF cherche à montrer le maximum de ces films étrangers en Allemagne.

Michel Reilhac : Malheureusement, les films d'auteur sont repoussés hors du marché. Nous devons essayer de trouver d'autres moyens de diffusion : le multimédia ou internet. Il y a un an, Arte a créé son propre département VOD (Vidéo on Demand) qui n'a pas de poids économique pour l'instant mais qui représente l'avenir. Nous n'échapperons pas à cette transformation. Je travaille actuellement sur la question. Cependant, d'un point de vue purement économique, je ne me fais pas trop d'illusions. Nous sommes dans une nouvelle ère. Les prochaines cinq années vont être difficiles.

Le diffuseur devra endosser un rôle de promoteur pour ces films d'auteur.

Michel Reilhac : Oui, mais nous savons qu'il y a de la demande pour ces films. Comment pouvons-nous fédérer ces petits marchés ? C'est un de nos défis. Par exemple, plusieurs entreprises réfléchissent en ce moment à la façon dont on pourrait créer des sites web qui permettraient à n'importe quel individu dans le monde de visionner des films d'auteur. Le problème reste la barrière de la langue.

Suzanne Lavardière : Michel vient de décrire la réalité de TV5 actuellement. La plus grande partie des téléspectateurs de TV5 ne parle pas français ; ils sont francophiles. Nous diffusons à travers le monde et toute notre programmation est présentée en français avec douze langues de sous-titrage pour rejoindre les publics locaux. Cette question de la programmation n'est plus une question du cinéma africain, belge ou suisse, elle se pose aussi pour le cinéma français. Actuellement, nous aimerions créer une complémentarité entre l'antenne et d'autres supports de diffusion pour rejoindre, par exemple, la diaspora francophone autour du monde. La place du sous-titrage et du doublage est importante pour notre antenne. Nous avons une préoccupation du marché. Les opérateurs qui transportent le signal de TV5 à travers le monde, le câble ou le satellite, nous obligent à avoir une certaine pénétration sur le marché pour maintenir le signal. En travaillant avec eux, avec cette programmation diversifiée et le sous-titrage, toutes ces préoccupations font en sorte que des développements sont en cours. Nous nous sommes associés avec Joost début juin avec certains types de programmes produits par TV5. Notre objectif est de faire en sorte que sur une telle plateforme, on puisse aller vers d'autres types de programmes en partenariat avec les producteurs et les distributeurs.

Les fonds peuvent-ils et veulent-ils financer les documentaires ?

Bianca Taal : Nous nous intéressons essentiellement aux longs-métrages de fiction et aux documentaires destinés au grand écran. Aux Pays-Bas, il existe une autre organisation, le Jan Vrijman Fund, qui fonctionne sur le modèle du Hubert Bals Fund mais qui est rattaché au festival de documentaires à Amsterdam.

Johannes Gehringer : L'Union Européenne continuera à soutenir les documentaires destinés au petit et au grand écran. Dans l'avenir, nous soutiendrons aussi les documentaires sous forme de séries pour la télévision. Ils doivent aussi être de la même longueur qu'un long-métrage.

David Melo : Pour Ibermedia, une partie de notre fonds est consacrée au développement et à la coproduction des documentaires.

Michel Reilhac : Nous cofinançons trois documentaires longs-métrages par an chez Arte pour le cinéma. Chez Arte Allemagne aussi.

Joëlle Levie : À la SODEC, nous finançons du documentaire : documentaires télé et longs métrages. Nous gérons une quarantaine de documentaires par an, dont à peu près quatre longs-métrages. L'année dernière, nous avons ouvert notre programme d'aide à la distribution pour soutenir celle-ci sur les nouvelles plates-formes. Curieusement, nous n'avons reçu aucune demande.

Christian Tison : Le Fonds Sud Cinéma soutient également le long-métrage documentaire pour le cinéma.

Walter Ruggle : À chaque sélection, nous soutenons au moins un documentaire. Trigon Films a été créé en 1986. C'est aujourd'hui un fonds qui distribue des films d'Afrique, d'Amérique et d'Asie. Au jour d'aujourd'hui, nous avons une collection de 250 films qui sont projetés en Suisse, en Autriche et en Allemagne. Notre problème est que les films du Sud et de l'Est ne sont pas soutenus dans leur distribution s'ils ne sont pas des coproductions européennes. Ils sont donc en compétition avec le cinéma européen ou suisse qui est soutenu dans sa distribution et dans son exportation. Notre défi est de préserver des niches pour tous ces films.

Sanvi Panou : Je suis surpris de constater l'absence des diffuseurs français car comme vous savez, le cinéma du Sud écrit, produit et réalise à 90 % en langue française. Peu de producteurs font des films sans télévision. En France, nous nous trouvons depuis longtemps dans une impasse où l'échelle publique occulte complètement cette diversité. Je sais que cette question ne s'adresse pas nécessairement à ces intervenants, mais une chose est sûre : la télévision publique française doit rencontrer les cinéastes du Sud pour qu'il y ait une véritable représentation de notre cinématographie dans nos salles. Nous avons la chance d'avoir Images d'Ailleurs qui diffuse quinze films du Sud par semaine mais c'est un acte symbolique. Arte consacre à peu près dix films à l'étranger : je trouve ces diffusions symboliques de la nécessité d'impliquer les télévisions dans nos productions. On nous dit qu'il faut avoir un outil partenariat, mais cet outil réduit le cinéma du Sud à se retrouver dans des couloirs isolés. Depuis dix ans, aucun grand prix du Fespaco n'a été diffusé, ni en salle, ni à la télévision. C'est scandaleux. Il faut que les diffuseurs soient plus présents pour que cette diversité soit réellement une réalité. En tant que représentants de la Guilde des Réalisateurs et des Producteurs, nous allons continuer cette action pour que cette diversité soit plus représentative.

Souad Houssein : Je suis tout à fait d'accord. Il est grand temps que les télévisions françaises se mettent à côté des cinémas du Sud, notamment du cinéma africain, car il y a une histoire et un partage. Il y a des populations qui évoluent et qui voyagent, qui parlent cette langue et qui y sont attachés. Il faut absolument valoriser ce lien historique. Aujourd'hui, on nous parle de diversité culturelle ; la diversité culturelle, ce n'est pas uniquement le regard entre l'intérieur et l'extérieur, ça se passe aussi au niveau de l'intérieur. La France doit se regarder avec des yeux différents et elle doit refléter les attentes des téléspectateurs français qui sont issus de beaucoup de pays d'Afrique. À l'OIF, nous avons aussi ces interrogations. Nous nous sommes demandés si les télévisions devaient être parmi le tour de table des décideurs et notamment de la commission de sélection. Nous pensons qu'Arte, un des partenaires du cinéma africain, devrait être aussi membre de notre commission. Il y a un vrai besoin de synergie. Beaucoup d'énergie est dépensée pour des projets qui, finalement, ne bénéficieront pas des moyens suffisants pour exister. Nous sommes en train de nous pencher sur la question et nous vous proposerons quelque chose de crédible dans les mois à venir.

Jacques Bidou : Je suis étonné de votre étonnement ! Les chaînes de télévision publiques françaises sont très occupées à Cannes, à part Arte qui a trouvé le temps de se joindre à nous. Je rajouterai aussi que vos remarques concernent toutes les cinématographies, pas seulement le cinéma africain. Nous pouvons même parler du cinéma indépendant en général.
Un mot de la fin ?

Ginette De Matha : Je vous remercie tous très chaleureusement d'être venu et d'avoir donné votre avis sur ce sujet très important. Nous avons oublié de vous dire que lorsque nous lancerons ce fonds d'aide au court-métrage en Afrique, il sera géré par le Festival des trois continents à Nantes.

http://www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  Leçon de cinéma, Newton Aduaka, Cannes, 22 mai 2007
 
Le pavillon des Cinémas du Sud accueillait cette année deux leçons de cinéma, toutes deux édifiantes en leur genre. Si l'équipe de www.cinemasfrancophones.org a pu assister à celle de Newton Aduaka, dont vous trouverez une retranscription ci-dessous, nous n'avons malheureusement pas pu assister à celle de Gaston Kaboré, dont nous essaierons de trouver un compte-rendu pour la prochaine lettre d'information. Vous trouverez également dans la section "Vu dans la presse" un complément à la retranscription ci-dessous avec un article de Baba Diop pour Sud Quotidien.

Je suis parti à Londres pour devenir ingénieur. Je répondais ainsi à la « prédiction » de mes parents, qui m’ont prénommé ainsi en hommage à Isaac Newton. Pourtant, mon rêve était de faire de la musique.

En arrivant à Londres, j’ai retrouvé un ami passionné de cinéma. Je l’ai accompagné un peu par hasard à un entretien à la Film School de Londres. Ces quelques minutes ont produit chez moi une véritable révélation, et tout a trouvé un sens : la musique, la physique, le cinéma… Le cinéma rassemble tout ces domaines, en les cristallisant dans l’invention. La physique me passionnait, mais je ne me voyais pas travailler toute ma vie dans un bureau. Le cinéma m’a offert la créativité, et m’a permis d’aller au-delà de la rigidité de la connaissance et de la compréhension.

Ma vie a changé, je suis devenu une nouvelle personne. J’ai attrapé le virus du cinéma, c’est devenu une véritable obsession. J’allais à l’école avec des gens qui voulaient faire du cinéma depuis toujours, et j’ai dû rattraper mon retard en termes de corpus. J’ai commencé à visionner le plus possible. Le fait d’étudier dans une école internationale, où les étudiants venaient de partout sur la planète, m’a permis de m’ouvrir aux cinémas du monde, de découvrir des choses plus substantielles que le cinéma hollywoodien de l’époque. Je voulais tout savoir et tout comprendre, et me suis imposé un régime intégral de cinéma. Aujourd’hui, j’ai gardé cette obsession, et je cherche toujours à tout comprendre.

A l’école, j’étais tombé amoureux du son, même si au fond de moi je souhaitais être réalisateur. C’était une période compliquée pour moi, je me rendais compte que dans le monde professionnel, contrairement à ce qui se passait à l’école, on n’avait plus le luxe de tourner et d’écrire. L’école, c’est une sorte d’atelier géant, où l’on peut s’exercer. A l’issue de l’apprentissage, on doit envoyer un scénario aux chaînes de télévision, et les réponses de ces dernières, voire l’absence de réponse de ces dernières nous renvoient vite à la réalité. La transition entre le monde doré de l’école et la vraie vie est rude. On se retrouve tout seul pour faire face à l’industrie.

J’aimais la musique, et j’ai décidé de devenir ingénieur du son. J’ai commencé par participer à de petits documentaires, notamment avec une association, Migrant Media, qui s’intéressait à la problématique des migrants. J’ai compris à cette occasion que le cinéma pouvait être un outil au service des gens qui n’ont pas de voix. J’étais sur les plateaux de cinéma, mais je ne réalisais pas moi-même. Jean-Pierre Bekolo a alors entendu parler de moi, et m’a demandé de travailler sur Quartier Mozart. C’était un véritable challenge pour moi : un tournage en Afrique, en extérieur, dans une grande ville. Il allait falloir faire preuve de beaucoup d’imagination en termes de son. Pour moi, la prise de son doit être propre, pas trop parasitée, tout en rendant compte fidèlement de la réalité.

Avant de réaliser mon premier court métrage, On the Edge, j’ai beaucoup gambergé. J’avais entamé deux projets de courts métrages, que je n’avais jamais finis. J’étais en fait effrayé, j’écrivais beaucoup, et les refus que je recevais me donnaient de bonnes excuses pour ne pas tourner. J’ai pris conscience des mes envies et possibilités à un moment propice. Tout un mouvement se développait aux Etats-Unis, c’était un peu la revanche des indépendants, notamment avec la création de Sundance. Il s’agissait d’un mouvement collectif, qui rejetait l’aspect systématiquement commercial de Hollywood, qui s’engageait politiquement. Spike Lee notamment a été une véritable source d’inspiration pour moi, j’ai trouvé des modèles. Au Royaume-Uni, on ne s’intéressait pas aux cinéastes noirs. Pour les trouver, il fallait regarder en dehors de l’histoire officielle du cinéma.

A Noël 1995, j’ai décidé de prendre ma vie en main. Pour la première fois depuis longtemps, je suis retourné au Nigeria. J’ai tourné un court métrage, et j’ai tout de suite enchaîné sur un long. J’ai créé ma propre société de production, Granite Films.

Jean-Pierre Garcia : Quel est votre point de vue en tant que réalisateur ?

En tant que créateur, mon point de vue est celui d’un réalisateur africain de la diaspora. C’est de là que je parle. De fait, cela a informé mon point de vue sur la société anglaise. Les fictions qui y étaient faites ignoraient complètement l’existence des noirs. Ils étaient comme des arrière-pensées, jamais présents à l’écran. J’ai voulu m’intéresser à l’origine de la colère qui irradiait au sein de cette communauté. Pour moi, il s’agissait d’une colère née en interne. Cette violence était générée par la frustration. J’ai tourné Rage et On the Edge au Royaume-Uni, chez les ex-colons, qui se révélés ne pas avoir vraiment tiré un trait sur leur passé. J’avais l’impression que la société ne voulait voir que la violence des jeunes noirs, mais ne s’intéressait pas à ses causes. Ni aux jeunes noirs en tant que personnes. Le plus haut taux de suicide en Grande-Bretagne se trouve chez les jeunes hommes noirs, ce qui est révélateur de la détresse dans laquelle ils se trouvent. J’ai voulu illustrer l’intériorité de ce problème, ses sources psychologiques. J’ai voulu montrer que la violence est une conséquence directe de l’incapacité doublée de l’impossibilité d’exprimer ses frustrations. C’est une forme d’autodestruction, dérivant directement des systèmes d’éducation. Quand on n’encourage pas un jeune, quand on tue ses rêves à la racine…

Jean-Pierre Garcia : Vous avez déclaré : « Si je ne fais pas attention, le cinéma va briser mon cœur si je fais un autre film ».

Je suis extrêmement perfectionniste, et j’éprouve souvent de la frustration de ne pas pouvoir faire tout ce que je souhaite. Au commencement d’un projet, tout est très cérébral. Mais le cinéma reste un domaine très émotionnel, où l’on touche des zones de soi-même qu’il est souvent plus confortable d’ignorer.

Jean-Pierre Garcia : On retrouve dès On the Edge des éléments constitutifs de votre œuvre, comme la mémoire de l’Afrique, les troubles familiaux…

La mémoire est quelque chose d’assez insaisissable, qui vous joue des tours, qui triche. Particulièrement les souvenirs de votre maison, de votre lieu d’origine. On a l’impression, sans que ce soit raisonnable, qu’on pourrait être heureux là-bas, que c’est le seul endroit. L’origine, la maison, c’est romantique. Pourtant, quand je pensais cela, ironiquement, la guerre civile déchirait le Nigeria. Je joue avec mes souvenirs, mais mes souvenirs eux aussi jouent avec moi. Dans ce film, les images du passé sont en couleurs, alors que le présent est filmé en noir et blanc. La couleur évoque le « bon vieux temps », pourtant, c’est une mémoire sélective, romancée… Le présent lui est représenté dans toute sa brutalité, en noir et blanc. Ce film est à la base de tout mon travail. On y retrouve également une religion omniprésente, malfaisante. Cette religion, c’est le colonialisme, qui est encore présent dans la terre et dans les esprits. Ma caméra suit les émotions de mes personnages, les accompagne dans leurs mouvements. Certains des personnages évitent de regarder la réalité en face. Dans ces moments, tout se fige. Je ne fais pas de prédécoupage en amont, de liste de plans nettement déterminés. Tout ce qui m’intéresse, c’est de savoir combien de scènes je dois tourner chaque jour, à partir de là, sur le plateau, je travaille avec le directeur photo et les acteurs.

Jean-Pierre Garcia : J’aimerais que vous nous en disiez un peu plus sur votre travail avec les acteurs.

Le travail avec les acteurs, c’est l’étape ultime de la réalisation. Mon background de cinéma, c’est le néo-réalisme, un cinéma débarrassé de l’égo du réalisateur, avec une réelle empathie pour les gens, pour les personnages qui le peuplent. Pour Ezra, nous avons répété pendant 3 semaines. On déconstruit tout, on met nos âmes à nu. On essaie d’atteindre notre propre vision de la vérité. Les acteurs doivent certes s’ouvrir à la vision du réalisateur, mais le réalisateur doit faire de même. C’est une route à double voie. Tous les aspects techniques de la réalisation sont au service des personnages, des performances des acteurs. Je m’éloigne ainsi par exemple de la tradition du film noir, qui reste très rigide dans ses codes. Je suis un chasseur d’âmes. J’essaie de créer un espace où l’on arrive à se retrouver soi-même, on l’on travaille sans a priori.

Mariame Ndiaye (actrice dans Ezra)

Newton m’a engagée pour travailler avec lui alors qu’il ne m’avait jamais vue jouer. Nous avions juste discuté 10mn ensemble ici à Cannes. Il m’a fait totalement confiance. La base de notre travail, c’est de comprendre comment le personnage en arrive à ressentir de telles émotions. Il laisse à chaque acteur sa propre façon de travailler, sa voie pour trouver le chemin qui l’amènera au plus près de son personnage.

Emile Abossolo Mbo (acteur dans Ezra et Funeral)

Newton et moi avons la même façon de concevoir le métier d’acteur. Les acteurs vivent dans le cauchemar des autres. On nous dit ce qu’on doit penser, manger, dire, être. Etre un acteur, c’est chercher sa propre manière de rêver son monde, de se concevoir, de trouver sa vérité. Il s’agit d’aller au-delà des clichés. L’acteur est quelqu’un qui agit, pas qui subit. Un acteur, c’est tout sauf un politicien.

Jean-Pierre Garcia : Vous avez un rapport au son très particulier. Dans Ezra, la violence passe essentiellement par la bande-son, pas tant par l’image.

Le son n’est pas seulement là pour illustrer ou accompagner l’image. Il lui apporte une nouvelle dimension. Les musiques ont un langage, une parole. Elles amènent un contrepoint, ou illuminent une émotion. C’est une façon abstraite de créer des sensations. La bande-son de Ezra est composée à 90% de sons graves, il y a peu de mélodies. Le son est un espace où existent les images. Je ne cherche pas à souligner la violence, je la déteste. Mais je ne peux pas renier son existence, alors je lui apporte un contrepoint. Le son, c’est ce qui traduit les sentiments du réalisateur. Mes scénarios sont très précis, très méticuleux, mais ils sont relativisés, remis en cause au moment du tournage. On découvre de nouvelles choses, on change certaines options. Tout est toujours en mouvement, malléable. On cherche et on trouve constamment. Quand on écrit, on est dans le bi-dimensionnel, mais quand on tourne, on entre soudain dans le multi-dimensionnel. On se laisse aller aux expériences, aux ressentis. La rigueur revient lors du montage. Sur le plateau, on peut vivre des scènes, les créer. Le scénario y est une matière brute qu’il faut travailler.

Propos recueillis par Aurore Engelen
 

• >  "VoD contre cinéma ?", après-midi de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel
 
Plus de 350 professionnels du cinéma se sont rassemblés dans le Palais des Festivals de Cannes pour assister à l'aprés-midi de l'Observatoire européen de l'audiovisuel sur la vidéo à la demande qui a eu lieu samedi 19 mai. C'était un record de fréquentation par rapport aux précédents ateliers organisés par l'Observatoire à Cannes, dû à un sujet " chaud " pour le marché du film de cette année ".

Aviva Silver, Chef d'unité du Programme MEDIA de la Commission européenne, a ouvert le débat en apportant son sentiment sur les opportunités que la vidéo à la demande offrira aux producteurs et aux nouveaux projets potentiels. À propos du titre de la conférence, Mme Silver a fait observer qu'il mettait en opposition la vidéo à la demande et le cinéma alors que " la vidéo à la demande pour le cinéma " aurait été une formulation plus juste. Elle a abordé les inévitables influences que cette nouvelle méthode de distribution aura sur la chaîne de valeurs et a affirmé que " le programme MEDIA a toujours été proche des ayant droits ". Elle a conclu qu'il serait nécessaire de tenir compte du numérique et des nouvelles opportunités qu'il allait offrir pour l'avenir.

Susan Newman-Baudais, du Département Informations sur les marchés et les financements de l'Observatoire, a présenté le traditionnel tour d'horizon de la fréquentation des salles de cinéma de l'année dernière. La fréquentation avait globalement augmenté en 2006, a-t-elle fait remarquer, par rapport à une année 2005 décevante. Elle a démontré que, sur les 50 dernières années, le développement de nouvelles technologies a clairement influencé les chiffres de la fréquentation. La question clé concerne évidemment les chiffres qui seront enregistrés en 2007.

Un nouveau rapport, intitulé Vidéo à la demande en Europe, a ensuite été présenté par André Lange, responsable du Département Informations sur les marchés et les financements de l'Observatoire, et Laure Kaltenbach, Chef du bureau des évaluations économiques, Direction du développement des médias (DDM). Ce rapport a été rédigé par NPA Conseil, en coopération avec l'Observatoire et la DDM. André Lange a déclaré qu'avec plus de 150 services opérationnels en Europe, la vidéo à la demande existe en tant que véritable secteur du marché même si l'absence globale de données rend difficile l'estimation de sa véritable importance. En revanche, on peut espérer que sur le long terme, l'effet de " longue traîne " de la vidéo à la demande bénéficiera aux films européens.

Laure Kaltenbach a souligné que " 70 % des contenus les plus recherchés sur Yahoo sont des contenus protégés par les droits d'auteur ". Le moment était venu de laisser la place à la partie juridique de la conférence. Francisco Cabrera-Blazquez, du Département Informations juridiques de l'Observatoire, a abordé la question de l'utilisation des DRM gestion numérique des droits dans ce domaine. Stef Van Gompel, de l'Institut du Droit de l'Information d'Amsterdam, a parlé de la distribution des œuvres orphelines en vidéo à la demande. Il a souligné que, selon une enquête conduite par l'Association des Cinémathèques européennes, " plus de 50 000 titres issus des archives européennes peuvent être considérées comme des œuvres orphelines ".



Ruth Hieronymi, Députée au Parlement européen et Présidente de l'intergroupe sur la politique audiovisuelle, a présenté l'état d'avancement de la directive Télévision sans frontières. Elle a indiqué que la révision de cet instrument juridique arrive " juste à temps " et que ce soutien européen aux services non linéaires représentera " une chance pour tous les producteurs de l'UE ". Elle a également insisté sur le devoir d'assurer une bonne interopérabilité entre l'ensemble des services proposés, celle-ci étant actuellement insuffisante.

Compte-rendu de Thierry Leclercq pour le Mediadesk de la Communauté française de Belgique, www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  Forum sur le cinéma africain, "Tous les Cinémas du Monde", Cannes 2007
 
A l’occasion de la journée consacrée à l’Afrique dans la section « Tous les cinémas du monde » qui soufflait sa troisième bougie, un forum était organisé afin d’éclairer le public sur les conditions de la création cinématographique en Afrique, à travers les témoignages des quatre réalisateurs sélectionnés, et des représentants des principaux bailleurs de fonds européens des cinémas africains. Le public, essentiellement composé de jeunes cinéphiles venus découvrir avec intérêt et passion des cinémas qui leur étaient pour l’essentiel jusque là inconnus, a donc pu profiter de quelques réflexions éclairées sur la réalité des cinémas africains d’aujourd’hui.

Le coordinateur de la section, Serge Sobczynski, a justifié l’entorse faite à la règle (la section met généralement à l’honneur des pays, et non des continents), en expliquant que les productions nationales africaines ne permettaient pas nécessairement de monter une programmation (on notera d’ailleurs que l’Afrique du Sud, le Maroc et la Tunisie, les pays les plus prolifiques, si l’on excepte l’Egypte et le Nigeria, ont déjà eu droit aux honneurs de la section), mais qu’il est cependant crucial d’ouvrir une fenêtre aux cinématographies de ce continent. Il a d’ailleurs suggéré que la journée Afrique de « Tous les cinémas du monde » pourrait devenir un rendez-vous récurrent.

Place aux intervenants :

Jean-Pierre Garcia (Directeur du Festival International du Film d’Amiens et Directeur de publication du Film Africain et du Film du Sud)

A l’origine de tout film, d’où qu’il vienne, on retrouve un homme ou une femme de cinéma, qui veut dire sur l’écran sa créativité. Cette intention doit trouver les moyens de sa réalisation, et plus précisément, ceux financiers et techniques de produire le film. Il faut donc investir ou trouver de l’argent. Or, dans la plupart des pays africains, et plus particulièrement en Afrique subsaharienne, il est extrêmement difficile de trouver des financements locaux assez déterminants pour lancer le processus de production, si l’on excepte l’Afrique du Sud. Les réalisateurs et les producteurs sont donc amenés à chercher des ressources ailleurs, dans les pays voisins pour tout ce qui est matériel et possibilités techniques, et le plus souvent en Europe pour les financements en tant que tels.

Zeze Gamboa (O Heroi, Angola)

Chaque pays africain a ses spécificités, l’Afrique n’est pas un pays, mais un continent, on a donc plusieurs cultures, et les conditions de tournage sont corrélatives à ces différences.

L’Angola a acquis son indépendance en 1975, après des années d’un gouvernement marxiste qui soutenait institutionnellement le cinéma, et y consacrait donc des ressources financières. Cet état de fait s’est prolongé jusqu’en 1984. En 1992, le pays a connu ses premières élections libres. Une réflexion sur le soutien au cinéma a été engagée, et a pris de nombreuses années avant de déboucher sur un soutien concret. En 2002, pour la première fois depuis presque deux décennies, 3 longs métrages ont pu être produits avec de l’argent angolais, qui complétait des fonds attribués par la France et l’Union Européenne. L’un des trois projets a même réussi à obtenir de l’argent auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), alors que l’Angola ne fait pas partie de l’OIF, ce qui n’était pas mon cas, j’étais donc très jaloux ! Cet argent nous a permis de compléter des budgets.

Ne crions cependant pas victoire, car depuis, il n’y a pas encore eu d’autres films. L’Angola pourrait soutenir de façon plus proactive le cinéma. N’oublions que le pays retire des ressources certaines de l’exploitation du pétrole. Soutenir le cinéma, c’est avant tout une question de volonté politique. J’ai le sentiment qu’avec ma caméra, je peux agacer, titiller le pouvoir. Elle a peut-être même plus de pouvoir qu’une mitraillette, car elle touche des choses plus profondes.

Pour en revenir au soutien au cinéma tel qu’il existait dans les années 70, il était le fruit d’une politique marxiste, le fait d’un parti unique qui visait à voir son idéologie traduite sur le grand écran. De fait, les cinéastes étaient contraints de s’autocensurer pour obtenir l’argent de l’état. Aujourd’hui, nous n’avons plus cet argent, mais nous sommes beaucoup plus libres de nous exprimer. Le grand chantier aujourd’hui, c’est de convaincre nos états de mettre en place de réelles politiques de soutien à l’audiovisuel.

Gahité Fofana (Un matin bonne heure, Guinée)

Le principal problème auquel nous sommes confrontés en Guinée, c’est qu’il n’y a pas d’industrie du cinéma. De fait, il n’y a ni techniciens, ni matériel. Il n’y a pas non plus de formation. Nous aussi, nous sommes en attente d’une réelle politique nationale de soutien au cinéma.

Question à Zeze Gamboa

Lorsque les marxistes étaient au pouvoir, y’avait-il des techniciens suffisamment formés pour soutenir l’industrie ?

Zeze Gamboa

Pendant la période marxiste, des techniciens français et européens issus de la Nouvelle Vague venaient soutenir la création cinématographique en Angola. Cela impliquait de fait une culture cinématographique. Aujourd’hui, des techniciens brésiliens viennent travailler en Angola, mais ces techniciens sont plus aguerris aux techniques télévisuelles, à l’esthétique des telenovellas. Du coup, on a des techniciens formés pour la télévision, mais pas pour le cinéma. A cet égard, nous sommes dans la même situation que la Guinée.

Mohamed Amin (journaliste « héros » de Mo and Me de Roger Mills et Murad Rayani, Kenya)

Le Kenya est dans une situation très différente. Il s’agit de l’un des pays les plus développés en termes d’industrie cinématographique. Pourtant, ce n’est pas du fait de la cinématographie locale, mais plutôt parce que le Kenya attire de nombreux tournages étrangers. Hollywood raffole de nos paysages. Le problème, c’est que les équipes de tournage américaines n’emploient évidemment pas les techniciens locaux. Elles ne croient pas en nos compétences.

De même, nos relations avec notre gouvernement sont très différentes. Au contraire de ce que je viens d’entendre, nous essayons de faire en sorte qu’il soit le moins possible impliqué dans le financement de nos productions. Leur participation compromettrait sans coup férir la qualité de nos productions, car le pays est gangrené par la corruption, et une ingérence politique serait à coup sûr source d’interférences dans notre créativité, et notre liberté d’expression. Nous serions contraints à créer de véritables véhicules pour leur propagande.

Nous travaillons donc auprès du gouvernement à d’autres niveaux. Nous ne cherchons pas à obtenir d’aide financière, par contre, nous tentons de faire faciliter l’importation de matériel, l’accès au territoire d’équipes de tournage étrangères. Nous demandons des concessions, des licences d’importation.

L’important, c’est que je pense que les africains sont mieux placés que quiconque pour faire des films dans et sur leur propre continent. Nous connaissons le terrain et le système, et pouvons donc en tirer profit.

Globalement, l’industrie locale s’élève à 2 à 3 millions de $ investis par an dans la production, si l’on excepte les tournages étrangers, bien sûr.

Jean-Pierre Garcia

C’est vrai qu’il y a autant de cas que de pays. C’est souvent lié à la situation politique. La Guinée sort d’une dictature, l’Angola d’une guerre civile… Gahité nous expliquait qu’il doit faire appel à des techniciens venus d’autres pays, parfois voisins comme le Burkina Faso ou le Sénégal.

Le Burkina Faso justement a une vraie tradition cinématographique, qu’un festival comme le Fespaco démontre tous les deux ans. Pourtant, c’est un petit pays, pas franchement riche. On y trouve des formations (IRIS, Imagine), une réelle volonté politique, des critiques de cinémas, des techniciens. Le Sénégal a lui aussi une tradition forte de cinéma, notamment avec son doyen Sembène Ousmane. Ce sont des pays importants pour le continent sur le plan cinématographique.

La Côte d’Ivoire était elle aussi bien placée il y a encore quelques années. Pourtant, le matériel audiovisuel devient vite obsolète, surtout dans des conditions climatiques telles que celles que l’on trouve en Afrique, et la Côte d’Ivoire, qui n’a pas renouvelé son stock, est déjà dépassée.

Pour continuer le tour d’horizon, le Cameroun et le Gabon ont eux aussi des productions régulières. Des pays comme la Centrafrique ou le Rwanda voient leur production se développer grâce aux nouveaux outils numériques. Bien sûr, il y a l’exemple sud-africain, dont nous reparlerons sûrement. L’Angola a mené une véritable politique productiviste dans les années 80, notamment en produisant des films ethnologiques sur les bushmans aujourd’hui oubliés. La guerre a balayé ce travail.

Question à Mohamed Amin

Si les films d’Afrique de l’Ouest sont parfois distribués dans les salles d’art et essai en France, on y voit beaucoup plus rarement les productions anglophones. Est-ce que ceux-ci sont distribués dans les pays occidentaux anglophones comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni ?

Mohamed Amin

Non, on ne voit quasiment rien, ni aux Royaume-Uni ni aux Etats-Unis. Nos films sont essentiellement vus localement, et notre plus gros problème, c’est bien de les distribuer à l’extérieur de notre territoire. C’est d’ailleurs la première fois que l’on voit un film kenyan à Cannes. Nous devons mettre en place un réel circuit de distribution, même sur notre propre continent. Si nous importons des films africains, cela ne va pas dans les deux sens.

Question à Zeze Gamboa

Zeze, êtes-vous satisfait de la diffusion de vos films en Afrique et en Europe ?

Zeze Gamboa

Le problème en Afrique, c’est qu’il y a très peu de salles. Dans mon pays en Angola, c’est l’Eglise qui rachète les salles pour les réaménager. Elles sont devenues un enjeu immobilier trop lourd à assumer pour les exploitants. La situation est complexe également dans les autres pays. Il faut repenser et reconstruire le circuit d’exploitation. En dehors du continent, ce n’est pas facile non plus. Le monopole des USA sur le marché est dur à concurrencer. Pour les films angolais, le public « naturel » en Europe serait le Portugal, mais c’est vraiment un petit marché, où les USA ont une mainmise quasi totale. Pensez-donc, si la France a déjà du mal à s’imposer, qu’est-ce que ça peut bien être pour nous !

François Belorgey (service audiovisuel, Ministère français des Affaires Etrangères)

Le vrai nœud du problème, c’est la circulation, la diffusion et l’exploitation des films. Pourtant, on note une vraie attente du public africain, qui a une soif d’images africaines. Au Burkina, les 15 salles qui subsistent le font car elles proposent des images locales, des fictions de proximité. Le succès des films produits par Boubakar Diallo par exemple, témoigne de la possible rentabilité économique du secteur. Mais la diffusion reste satellitaire, et est gangrenée par le piratage. Dans les autres pays, la plupart des salles ferment ou sont en train de fermer. Le problème n’est pas tant de construire un nouveau circuit, mais de maintenir l’existant. Et la seule solution pour cela, c’est que de vraies politiques internationales soient mises en place. Soulignons par exemple l’action de la Nu Metro, qui est en train de construire des multiplexes dans les pays anglophones, dans le but d’y diffuser des films américains. On pourrait imaginer que les états francophones autorisent la construction de tels multiplexes, tout en mettant en place une politique de quotas, qui obligerait ces multiplexes à passer 10 ou 20% d’images africaines.

Mohamed Amin

Je fais partie du conseil d’administration de la Nu Metro au Kenya. Ils ont d’ailleurs distribué mon film pendant 7 semaines. Ils mènent une politique d’encouragement du cinéma africain. Au Kenya, ils ont créé le African Film Club, à l’occasion duquel sont montrés des films africains au moins une fois par mois. Les profits générés sont doublés, et réinvestis dans un fonds destiné aux jeunes réalisateurs.

Mais le problème des salles de la Nu Metro, c’est qu’elles s’adressent à un marché élitiste, à la haute classe moyenne. Et ce que veut ce public, en général, ce sont des films d’Hollywood, ou de Bollywood au Kenya. Or, nous devons trouver le moyen d’atteindre le grand public, les masses. La Nu Metro est une entreprise capitaliste, dont le but est de générer des revenus, et ne va donc pas travailler en ce sens. Nous devrions nous concentrer sur des cinémas plus ruraux, pourquoi pas ambulants, pour toucher toutes les populations.

Questions de la salle

1)Je ne connais pas beaucoup, voire pas du tout le cinéma africain. En voyant le film de Gahité Fofana, Un matin bonne heure, j’y ai ressenti une grande humanité, et une grande naïveté (je dis ça au sens positif), un élan très positif, malgré le drame, qui prend réellement le spectateur aux tripes. Peut-être que cet impact est en partie dû aux manques de moyens, qui pousse à chercher un langage plus direct, et plus émotif.

2)Je connais un peu le cas du Burkina Faso. Le problème, c’est que l’on tend vers une privatisation de la culture, et on se demande si les états africains vont résister à ce mouvement. Chaque année, on voit de moins en moins de films africains à Cannes. Je me souviens que dans les années 90 je me régalais de nombreuses découvertes. Une section leur était dédiée. Je voudrais insister sur l’importance de ces interfaces au sein de festivals comme Cannes, de la visibilité qu’elles offrent aux cinémas généralement ignorés.

Cheik Fantamady Camara (Il va pleuvoir sur Conakry, Guinée)

Ces questions ont un fort écho chez les africains. Je pense que l’Afrique doit se libérer, au moins à 50% de cette dépendance culturelle et financière, se libérer de l’Occident. L’argent destiné au cinéma ne l’est pas pour des raisons artistiques, mais pour des raisons politiques. Les créateurs ne sont pas vraiment les récipiendaires, c’est plus une question de politique culturelle, voire de coopération. Bref, aujourd’hui, le cinéma sur le plan mondial est un business, et nous devons entrer dans ce mouvement, considérer le cinéma comme une industrie. Nos états n’ont pas encore compris que la culture est une industrie, qu’elle peut être génératrice d’emplois, et donc de développement économique. On se pose les mêmes questions depuis 20 ans dans les colloques, on y apporte les mêmes réponses. Aujourd’hui, il faut évoluer.

Il faut aussi être fiers de nos productions lorsqu’elles le méritent. Les sélectionneurs de Cannes ne choisissent pas les films à la légère, ils ont un regard pointu de cinéphage et de cinéphile. Nos films ont de la valeur, pourtant, en les décrivant comme « africains », on a l’impression que ça les dévalorise instantanément. Ce n’est pas la France qui doit travailler, trouver des solutions. C’est nous. Si tout ce que nous demandions à la France, nous le demandions, l’exigions de nos états, peut-être trouverions-nous des solutions. Nous devrions par exemple avoir notre propre stand ici à Cannes, faire nous-mêmes notre promotion, et être fiers de nos productions. Quand on fait tous les jours l’aumône auprès de quelqu’un, il finit par se lasser.

Richard Boidin (service de l’audiovisuel, MAE)

Le tableau n’est pas forcément aussi dramatique que ce qu’on pourrait laisser entendre. Merci d’ailleurs au Festival de Cannes d’offrir l’opportunité de découvrir ces films, et c’est un vrai plaisir de voir que le public est au rendez-vous.

Je parle ici au nom du MAE en disant que je suis d’accord avec les propos de Cheik Fantamady Camara. Notre aide a vocation à disparaître. C’est son but ultime. Quand le pavillon des Cinémas du Sud disparaîtra, et sera remplacé par des stands nationaux, c’est que notre pari sera réussi, car l’Afrique sera devenue autonome. Des exemples comme celui du Maroc où des fonds de soutien existent sont encourageants. Chaque peuple a le droit inaliénable de fabriquer et diffuser ses propres images. Ce qui est grave, c’est que les états ne suivent pas, et on ne parle pas ici forcément d’argent. Le soutien doit déjà se faire sur le plan législatif. La France n’est qu’une rustine, les solutions réelles ne viendront pas du Nord.

Serge Sobczynski

On constate un fait marquant, présent dans de nombreux pays, c’est la fragilité des économies. On remarque également que les tournages étrangers ne sont pas systématiquement structurants pour les industries locales. Ils n’amènent malheureusement que peu de travail pour les techniciens locaux. Cela est même parfois réellement problématique, comme au Maroc par exemple, où le fait que les USA emploient des techniciens marocains a fait considérablement grimpé l’échelle des salaires, ce qui implique aujourd’hui que les productions marocaines n’ont pas forcément les moyens d’employer les techniciens habitués à ces salaires.

Mohamed Amin

Toute entreprise est facteur de risques, mais si on ne tente rien, on n’a rien. Nous devons à tout prix garder à l’esprit que le cinéma, c’est aussi du business. Si on accepte de l’argent de nos gouvernements, on doit considérer cela comme un échange commercial, c’est que l’on est apte à fournir un produit dont les gouvernements ont besoin. Il faut améliorer la qualité des productions locales, et si cela coûte plus cher, et bien c’est sûrement le prix à payer.

Frédéric Bouilleux (Organisation internationale de la Francophonie)

La question que l’on est en droit de se poser, c’est « Que faire pour sortir du cycle infernal des colloques ? » On connaît les solutions, du moins certaines, et pourtant rien n’est fait. Je voudrais souligner une fois encore la réelle importance de la mise en place de politiques nationales proactives dans le domaine de l’audiovisuel. L’OIF, à son niveau, va essayer de faire levier, de profiter de son envergure politique pour convaincre les chefs d’état africains d’œuvrer en ce sens. Nous oeuvrons dans le domaine de la persuasion. Cela n’a l’air de rien, et pourtant, c’est crucial. Nous répétons encore et encore les mêmes choses, c’est une question de pédagogie. Nous nous sommes battus pour imposer le droit à la diversité culturelle. C’est bien, c’est déjà un pas décisif, mais maintenant, il faut l’honorer. De notre côté, nous pouvons contribuer à former le personnel, fournir les outils nécessaires pour la création de politiques nationales. Nous voulons accompagner les états dans ces démarches plutôt que de continuer à distribuer des aumônes. Aujourd’hui, le seul colloque viable serait « Les subventions, et après ? »

Question de la salle

1)Il y a d’autres façons de créer des images. On a Nollywood depuis quelques années au Nigeria, et maintenant, on assiste au développement de Riverwood à Nairobi. Il s’agit de productions vidéo qu’on ne voit pas dans les festivals internationaux, mais qui connaissent une large diffusion localement. Ces producteurs ne recherchent pas de subventions, leur chaîne de production tient quasiment en 10 jours, de l’écriture à la fabrication des copies. Riverwood, ce sont au moins 20 sociétés qui rentabilisent leur investissement initial en un mois. Il s’agit de petits films, qui coûtent 3 à 4.000€. C’est une autre possibilité de production audiovisuelle.

Zeze Gamboa

On note le même phénomène dans de nombreux pays africains, mais on parle ici de vidéo, pas de cinéma. Or, le cinéma a certaines exigences que ce format de production vidéo ne respecte pas. On ne doit pas balayer du revers de la main les subventions. C’est une façon de financer le cinéma, même le cinéma américain est subventionné. Nous aimerions pouvoir travailler dans des conditions normales, et pas en être réduit à tourner en vidéo. Nos états ont une responsabilité en la matière. Nollywood, cela reste un phénomène local. Moi, je vise l’universel.

Cheik Fantamady Camara

Tout cela est finalement assez simple à comprendre. Chacun suit les pas de son papa, et l’Afrique francophone a été élevée au cinéma subventionné, ce qui n’est pas forcément le cas des anglophones. On pourrait se débrouiller en tournant des films dans notre quartier, mais ce n’est pas ce à quoi nous avons été habitués. Aujourd’hui, le Nigeria est à Cannes. C’est une reconnaissance, et une voie parmi tant d’autres. Pas forcément la seule.

Propos recueillis par Aurore Engelen
 

• >  « Cinéma : vers le public de demain », Cannes, 16 mai
 
Le Festival de Cannes propose, en ouverture de son 60e anniversaire, un moment de réflexion autour des enjeux de la prochaine décennie. Des professionnels du cinéma et des nouveaux médias, des journalistes et des sociologues viendront partager leurs expériences et interrogations sur l’évolution du rôle des réalisateurs, producteurs et distributeurs face aux mutations rapides du paysage numérique et des nouvelles perspectives qui s’ouvrent tant aux créateurs qu’aux spectateurs.

Ils débattront de l’évolution des pratiques des spectateurs et des liens entre création cinématographique et nouvelles plateformes de promotion et de diffusion.

Ils aborderont notamment les questions suivantes :
• Quel est l’impact de la révolution numérique sur la manière de regarder, interpréter, commenter les films de cinéma du point de vue du spectateur? La salle sera-t-elle toujours la référence pour la pratique cinématographique ?
• Quels seront les médias pour le cinéma et le spectateur de demain : Web 2.0, séance de cinéma à la demande, DVD HD, VoD, réseaux communautaires, Blogs, Vlogs, écrans mobiles, salle de cinéma dans les mondes virtuels… ?
• Le marché du cinéma de demain va-t-il se structurer selon différentes catégories de films : blockbusters, films-événements, films d’auteur, films de niche… ? Quels nouveaux modèles de distribution et de promotion pourraient en découler ? Quel pourrait être le rôle et l’implication du duo créateur-producteur dans ce contexte et quel en serait l’impact sur le distributeur ? Comment les festivals de cinéma pourraient-ils accompagner positivement la création dans ce nouvel environnement ?

Intervenants :
Colin Brown, rédacteur en chef de Screen International, sera le modérateur de la Conférence qui réunira:
• Danah Boyd, Ethnographe et Chercheuse en médias communautaires, Candidate au Ph.D de l’Université de Berkeley (USA)
• Bernard Collard, Senior Vice President, General Manager XDC International (Belgique)
• Emmanuel Ethis, Sociologue du cinéma et de ses publics, Université d’Avignon (France)
• Michael Gubbins, Editor, Screen International (Royaume-Uni)
• Thomas Hoegh, Fondateur et Président, Arts Alliance Media (Royaume-Uni)
• Neeraj Roy, CEO, Hungama Mobile (Inde)
• Adrian Sexton, EVP Digital, Participant Productions (USA)
• François Yon, Fondateur et Associé, Films Distribution (France)

Cette Conférence, ouverte à tous les festivaliers, aura lieu Salle Buñuel (Palais des Festivals), le mercredi 16 mai 2007 de 14h30 à 17h30 (traduction simultanée français-anglais). Le nombre de place étant limité, une confirmation par email à conference@festival-cannes.fr est nécessaire.

www.festival-cannes.fr
 

• >  Table ronde sur la Diffusion Numérique, Cannes, 28 mai 2007
 
Le 18 mai à 14h30 se tiendra une table ronde sur le thème "Diffusion numérique... : espoir ou danger pour le cinéma africain", sur le Pavillon des Cinémas du Sud. Cette rencontre sera animée par Olivier Barlet.

L’objectif est de s’interroger sur la diffusion du cinéma africain en Afrique à l’ère du tout numérique et dans un contexte où des groupes de medias commencent à acquérir massivement des films africains.

La diffusion du cinéma africain en Afrique en sera-t-elle amplifiée? Cela peut-il enclencher un cercle vertueux pour la production de nouveaux films ? Ou y-a-t-il au contraire un danger pour la création future et la diversité des oeuvres : réduction du nombre d’interlocuteurs, formatage des films ?

Seront présents des représentants des groupes, des cinéastes africains, des représentants des TV, des exploitants.
 

• >  « Création et mémoire cinématographiques », Cannes, 22 mai 2007
 
Le 22 mai à 11h30 se tiendra une table ronde sur le thème "Création et mémoire cinématographiques", sur le Pavillon Cinémas du Sud.

Elle proposera la présentation du Centre de Ressources Audiovisuelles au Cambodge, Bophana, par son fondateur, le cinéaste Rithy Panh, en présence des partenaires du projet.
Le Centre de Ressources Audiovisuelles Bophana, projet pilote du Plan Images Archives financé par le Ministère des Affaires étrangères, a pour objectif la mise à la
disposition des Cambodgiens de leur mémoire audiovisuelle.

L’expérience du Centre Bophana est-elle transposable à d’autres pays, notamment en Afrique ? Dialogue entre Rithy Panh et Gaston Kaboré, cinéaste et fondateur d’Imagine, institut de formation aux métiers du cinéma situé à Ouagadougou et avec des professionnels du Sud (Salim Amin, producteur kenyan, Carmen Castillo, réalisatrice et écrivaine chiliénne, Baba Diop, journaliste sénégalais).
 

• >  « Intervention des fonds européens et des télévisions européennes dans la production des films du sud », Cannes, 21 mai
 
Le 21 mai à 11h aura lieu une table ronde sur le thème "Intervention des fonds européens et des télévisions
européennes dans la production des films du sud » , sur le Pavillon des Cinémas du Sud. Cette table ronde sera animée par Jacques Bidou.

L’objectif est d’informer les professionnels concernés par la production de films du sud des possibilités d’intervention des fonds européens spécialisés ainsi que des politiques de coproduction et de préachat de quelques télévisions européennes.

Seront présents, entre autres, des représentants de World Fund Cinema, Hubert Bals Fund, Göteborg Film Festival Fund, Programme d’appui aux cinémas ACP/UE, Fonds Sud Cinéma, TV5, Arte…
 

• >  Master Class: Gaston Kaboré et Newton Aduaka, Cannes, 23 mai 2007
 
Le 23 mai 2007 auront lieu sur le Pavillon des Cinémaqs du Sud à l'occasion de la journée de l'Afrique dans la section Tous les Cinémas du monde deux master classes animées par Jean-Pierre Garcia.

- Gaston Kaboré, réalisateur, Burkina Faso
Réalisateur de Wend Kuuni, Zan Boko et Buud Yam, Gaston Kaboré est un cinéaste majeur du continent africain. Il est également aujourd’hui très impliqué dans les actions de formation.

Newton Aduaka, réalisateur, Nigéria.
Newton Aduaka fait parti de la jeune génération de cinéastes africains. Son dernier film Ezra a été sélectionné au Festival Sundance et vient de recevoir l’Etalon d’Or au Fespaco. Ezra sera présenté en séance spéciale à la Semaine de la Critique.
 

• >  22 projets pour le Club des Producteurs Européens
 
22 projets de 14 pays composent la vitrine du 28e Forum de coproduction organisé par le Club des Producteurs Européens (EPC) etqui se déroulera lundi 21 mai après-midi à l’occasion du prochain Festival de Cannes.

Une sélection pour laquelle le Club des Producteurs Européens présidé par Jean Cazès et dirigé par Alexandra Lebret a décidé de changer la stratégie de mise en place du Forum rebaptisé "à la carte". Le Club jouerera désormais un rôle d’agent afin de rapprocher les participants sélectionnés d’éventuels partenaires en coproduction issus de pays qui les intéressent en priorité.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 14 mai pour tous les producteurs en quête de projets et souhaitant participer au Forum. Contact : Eglantine Pottiez de Cesari (tel : +33 1 44 90 06 13 ou email : eglantine.leclub@wanadoo.fr).

Liste des projets francophones retenus
Skeletal Brigade - György Pálfi (Eurofilm - Hongrie)
Bonobo Jingo - Slawomir Fabicki (Opus Film - Pologne)
The Seven Last Days of Lucy - Vincent Lannoo (Artémis - Belgique)
Simon Konianski - Micha Wald (Versus Production - Belgique)
Thousand Flowers Palace - Jöel Farges (CDP Films - France)
Forgiveness - Efthimios Hatzis (Argonauts - Grèce)

Source: www.cineuropa.org
 

• >  Atelier sur les aides d'Etat au cinéma, Bruxelles 06/07/07
 
La Commission européenne organisera le 6 juillet prochain à Bruxelles un atelier sur les aides d'Etat au cinéma dans le cadre de l'étude en cours sur l'impact économique et culturel des clauses de territorialisation des aides au cinéma et à l'audiovisuel. L'objectif est de présenter et d'expliquer les premiers éléments de cette étude menée par le consortium Cambridge Econometrics, Graham & Associates et Ramboll Management pour le compte de la DG INFSO. L'atelier offrira aux professionnels du cinéma, fonds cinématographiques, autorités de régulation l'opportunité de commenter les résultats et de livrer leurs réactions qui seront inclues dans le rapport final. Un rapport préliminaire sera fourni antérieurement aux participants. Les professionnels et parties intéressés peuvent s'inscrire sur le site www.eufilmstudy.eu, le nombre de participants étant limité à 240.

L'atelier se déroulera au Centre 'Albert Borschette', rue Froissart 36, B-1040 Bruxelles.

www.eufilmstudy.eu

Source: Mediadesk, www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  L'Après-midi de l'Observatoire européen de l'audiovisuel à Cannes
 
L'Après-midi de l'Observatoire européen de l'audiovisuel à Cannes aura lieur le Samedi, 19 mai 2007 de 14h30 à 17h00 au Salon des Ambassadeurs, 4ème étage du Palais des Festivals.

Le thème central portera sur la Vidéo à la demande en Europe. Seront examinés les derniers développements du marché de la VoD en Europe et nous analyserons également les aspects juridiques de la VoD.

ORDRE DU JOUR
• LA FREQENTATION DES SALLES EN EUROPE EN 2006
par Susan Newman-Baudais, Analyste du Département
« Informations sur les marchés et les financements » de l’Observatoire
• LA VIDEO A LA DEMANDE EN EUROPE
par André Lange, Responsable du Département « Informations sur les marchés et les financements » de l’Observatoire et
Laure Kaltenbach, Chef du bureau des évaluations économiques, Direction du développement des médias,
Ministère de la culture et de la communication
• LES SYSTEMES DRM ET LA VoD
par Francisco Cabrera-Blázquez, Analyste du Département Informations juridiques de l’Observatoire
• FACILITER L'ACCES A NOTRE PATRIMOINE CINEMATOGRAPHIQUE VIA LA VoD : COMMENT REGLER LA QUESTION DES DROITS DES OEUVRES DITES ORPHELINES?
par Stef van Gompel, Institut du droit de l’Information (IViR), Université d’Amsterdam

Ces présentations seront suivies d'un débat animé par Serge
Siritzky, PDG d'Ecran total. Se joindront à ce débat :
- Aviva Silver, Chef d’Unité, Programme MEDIA et Media Literacy
- Costas Daskalakis, Chef d’Unité MEDIA, Agence Exécutive Education Audiovisuel Culture
- Ruth Hieronymi, Députée au Parlement européen. Porte-parole du PPE-DE en matière de politique médiatique., Présidente de l'intergroupe sur la politique audiovisuelle.

http://www.obs.coe.int/
 

• >  « Cinéma d’auteur et cinéma populaire en Afrique » , Fespaco 2007: compte-rendu
 
Le but de cette rencontre était de poser la question du Cinéma africain face à son public.
Depuis quelques années à la faveur de la vidéo numérique qui a considérablement réduit les coûts de production, il est apparu des films et des cinéastes qui lancent le pari d’un cinéma populaire. (Boubakar Diallo en est l’illustration au Burkina) Cependant des pays comme le Ghana ou le Nigéria en optant pour la production vidéo avaient déjà pris le pari de ce genre de cinéma qui utilise les formules des films américains ou du cinéma de genre en les adaptant aux réalités locales.

Voici ci-dessous un compte-rendu des débats



Compte-rendu « Cinéma d’auteur et cinéma populaire en Afrique » [54 Ko]
 
 

• >  Point presse de l'OIF, Fespaco 2007
 
L’OIF est revenu à l’occasion d'un point presse organisé lors du Fespaco sur le travail effectué ces dernières années par le biais du Plan Images, et sur les perspectives de son action pour les cinémas du Sud, notamment suite au colloque organisé en février dernier à Bruxelles, et suite au discours donné par le Secrétaire Général Monsieur Abdou Diouf (voir rubrique "A la Une") le 24 février dernier à Ouagadougou.

Un compte-rendu de ce point presse est téléchargeable ci-dessous:


Point presse de l'OIF, Fespaco 2007 [55 Ko]
 
 

• >  Rencontre Africa Cinemas, Fespaco 2007
 
L’Agence internationale de la Francophonie et le Ministère des Affaires Etrangères (France) sont revenus lors d’une conférence de presse sur le relatif échec du programme Africa Cinemas, lancé en 2003 par les deux partenaires, alors soutenus également par l’Union Européenne.

Malgré quelques résultats, force est de constater que les faits n’ont pas été à la hauteur des attentes des professionnels. Suite à un rapport d’expertise commandé par les partenaires, ceux-ci sont revenus sur ce qu’il faut savoir sur le programme Africa Cinemas, et sur son avenir potentiel.

Un compte-rendu de cette rencontre par Aurore Engelen est téléchargeable ci-dessous.


Rencontre Africa Cinemas, Fespaco 2007 [37 Ko]
 
 

• >  Conférence de presse du MAE, Fespaco 2007
 
Le Ministère des Affaires Etrangères français et Cultures France invitaient le 27 février dernier journalistes et professionnels à découvrir leurs projets de soutien aux images africaines dans le cadre d’une conférence de presse, qui fût également l’occasion de dévoiler le coffret de DVD regroupant les films lauréats de l’Etalon d’or de Yennenga depuis 1975. Richard Boidin et Olivier Poivre d’Arvor étaient à la tribune.

Un compte-rendu de cette rencontre par Aurore Engelen est téléchargeable ci-dessous


Compte-rendu conférence de presse du MAE, Fespaco 2007 [44 Ko]
 
 

• >  Atelier Grand Nord: quatrième!
 
La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) organise la quatrième édition de l’Atelier Grand Nord qui aura lieu du 17 au 24 mars 2007. Forte du succès des dernières éditions et avec l’appui fidèle de ses partenaires internationaux, la SODEC réunira encore cette année, pendant la semaine internationale de la Francophonie, plusieurs scénaristes, en provenance de France, de la communauté française de Belgique, de Suisse et du Québec, dans le décor magnifique du Lac Sacacomie, en Mauricie. L’Atelier Grand Nord 2007 fournira l’occasion unique à 12 scénaristes invités avec l’assistance de 6 scénaristes consultants de la Francophonie, de travailler et d’enrichir leur scénario de long métrage de fiction par l’échange d’idées et de connaissances.

Les scénaristes et projets retenus par chacun des États participants de l’édition de Grand Nord 2007 et le titre de leur scénario sont :
- de la Communauté française de Belgique
Vincent Lannoo: Les 7 derniers jours de Lucy
Monique Marnette: Le bananier islandais

Pierre Paul Renders est le scénariste consultant belge.
- de la France
Anne Weil: Friends from France
Pierre Schoeller: Versailles
Caroline Vignal: Hyper
Didier Flamand: Mother and Child

Olivier Lorelle et Nathalie Carter sont les scénaristes consultants français.

- de la Suisse
Laurent Nègre: Opération Casablanca
Joseph Kumbela: Isidore

Jacqueline Surchat est la scénariste consultant suisse.
- du Québec
Nicole Gravel: À 48 degrés et des étoiles
Ian Lauzon: Beauteous
Pierre Lessard: Esprit de famille!
Michel Monty: NDG 67

Sylvain Guy et Diane Cailhier sont les scénaristes consultants québécois.

Tous les scénaristes auront lu les 12 scénarios sélectionnés avant l’ATELIER, et leur analyse se fera lors de rencontres individuelles avec les consultants et en plénières avec tous les participants. La priorité sera donnée à l’échange et au partage de points de vue ainsi que de réflexions tant sur les projets que sur les techniques scénaristiques utilisées afin d’aider les scénaristes dans l’avancement, la finalisation, voire la réorientation s’il y a lieu, de l’écriture de leur scénario. Les séances plénières seront animées par le scénariste et réalisateur québécois Émile Gaudreault.

Cet atelier est né d’une volonté de rapprocher des auteurs de la Francophonie dès la phase d’écriture, et de favoriser ainsi les relations entre professionnels de langue française tant au moment de la création que plus tard, à l’étape de la production.

Plus d'infos: www.sodec.gouv.qc.ca/medias_commu ...
 

• >  "Le documentaire en questions: Cinéma africain et diversité culturelle", débat du Côté Doc du Fespaco sur www.africine.org
 
Les journalistes du bulletin Africiné, présents sur tous les fronts pendant le Fespaco, ont assisté à de nombreuses rencontres. Voici le compte-rendu de la rencontre consacrée à la diversité culturelle du Côté Doc du Fespaco, rédigé par Sani Soulé Manzo (Niger), dans le bulletin Africiné n°03 (FESPACO 2007), du lundi 26 février 2007.

"Après trois compétitions du film documentaire à Ouagadougou, le 20ème FESPACO sert de cadre à la définition du rôle et de la pertinence de ce genre cinématographique dans la formation de l’image et de l’imaginaire africains. Compte rendu d’une conférence-débat sur le sujet animée hier dimanche 25 février par des cinéastes et critiques.

« J’en ai marre qu’on me raconte ce que je suis, même si je concède aux autres le droit de me filmer comme ils l’entendent. Mais, il faut savoir que, quand on connaît l’autre, on le respecte mieux » : tel est le point de vue de la réalisatrice égyptienne Jihan El-Tahri sur la place du documentaire en Afrique et dans le monde.

« Cinéma africain et diversité culturelle : le cas du documentaire », ce thème de la conférence-débat animée, hier dimanche 25 février au Centre culturel Georges Méliès, dans le cadre du Côté Doc, par les cinéastes Jihan el-Tahri d’Égypte, Jean-Marie Téno du Cameroun, Samba Félix Ndiaye du Sénégal et Thierry Michel de Belgique ainsi que les critiques Olivier Barlet (France) et Clément Tapsoba (Burkina Faso), aura donc suscité de vifs échanges.

S’il est vrai que « le documentaire est un témoignage » comme l’a dit Clément Tapsoba, ce genre cinématographique devra, pour s’affirmer, être fondé sur « la trilogie des 3 C », selon Olivier Barlet qui estime que « seul le rapport intime entre Cinéastes-Critiques-Cinéphiles peut faire du documentaire un lieu de prise de conscience parce qu’axé sur le point de vue des personnes filmées et le lien qu’il établit entre les époques et donc la mesure des évolutions qu’il permet ».

O. Barlet, s’appuyant sur l’œuvre de Jean-Marie Téno du Cameroun, a démontré en quoi l’élaboration du documentaire est laborieuse puisque celui-ci est « une pensée, une réflexion, un cri devant le scandale du monde en général, de l’Afrique en particulier », cri qui doit « permettre à l’homme de retrouver l’estime de soi, de démonter les hiérarchies et les mythes ». D’où le souhait « que le documentaire trouve sa place dans les grands circuits de diffusion ».

Pour Jean-Marie Téno du Cameroun, réalisateur de Afrique, je te plumerai !, « le documentaire est un point de vue, un regard qui peut enrichir le monde ; c’est la diversité des regards qui constituent la diversité culturelle ». Or, estime-t-il, « on dirait que le documentaire fait peur aux gens alors que c’est un enjeu de liberté, de démocratie, que les NTIC permettent de tenir et qui doit trouver sa place grâce à une vraie grille de programmes au FESPACO et partout ailleurs ».

Selon Thierry Michel, le réalisateur belge de Congo river, « le cinéma est là pour interroger le réel » mais doit se plier, ici comme ailleurs, aux lois du marché ; ainsi, la diffusion des documentaires par voie télévisuelle doit se substituer aux salles de cinéma qui ferment. Certes, reconnaît-il, « il y a des poches de résistance du documentaire comme le FESPACO mais c’est une lutte extrêmement dure qu’il faut mener pour imposer ce genre ».

Le public, fort intéressé à ce propos, a réagi à souhait. Plusieurs contributions ou préoccupations ont ainsi été enregistrées : l’antériorité de la civilisation nègre et l’appartenance nègre de l’Égypte, le poids de l’esclavage et de la colonisation sur l’Afrique, les réactions identitaires qu’étaient les guerres et luttes de libération des Africains, l’origine et/ou le financement extérieurs des actuelles guerres civiles, la question de l’élaboration du documentaire comme icône ou comme idole, les rapports d’un public souvent analphabète aux films, le piratage des films, etc.

Toutes choses qui ont fait dire à Clément Tapsoba que « l’identité renforce la diversité culturelle malgré certains diktats de la Banque Mondiale qui ont obligé l’Afrique à négliger la Culture ».

http://www.africine.org/?menu=art&no=500 ...
 

• >  Fespaco 2007: autres rencontres
 
En dehors du grand colloque sur la Diversité Culturelle, de la rencontre sur le Cinéma populaire, du Côté Doc, des masterclasses Africalia, et des différentes conférences de presse, le Fespaco organisera plusieurs rencontres et ateliers. En voici la liste:

- Panel sur les enjeux du numérique, 27 février, Immeuble du PNUD, 15h
- Rencontre Africa Cinemas, 27 février, Liptako Gourma, 17h
- Atelier sur les droits d'auteur, 28 février, Siège de l'UEMOA, 9h
- Forum sur le cinéma et l'histoire de l'Afrique, 28 février, Imagine, 16h
- Table ronde sur les archives audiovisuelles, 1er mars, CGP, 9h
- Panel sur la musique de film, 2 mars, CCF, 10h

www.fespaco.bf
 

• >  Fespaco: « Cinéma d’auteur et cinéma populaire en Afrique » , 28 février 2007
 
Il s’agit de poser la question du Cinéma africain face à son PUBLIC. Depuis quelques années à la faveur de la vidéo numérique qui a considérablement réduit les coûts de production, il est apparu des films et des cinéastes qui lancent le pari d’un cinéma populaire. (Boubakar Diallo en est l’illustration au Burkina) Cependant des pays comme le Ghana ou le Nigéria en optant pour la production vidéo avaient déjà pris le pari de ce genre de cinéma qui utilise les formules des films américains ou du cinéma de genre en les adaptant aux réalités locales.

Le cinéma Egyptien a fait de gros succès populaires, inconnus de la critique et très souvent distribués dans nos pays (on les a confondus quelques fois avec des films Hindous). Les films égyptiens sont très connus en Tunisie, Maroc et Algérie et même au-delà dans les pays arabes du golfe.

Henri Duparc pourrait être cité comme un précurseur de ce cinéma, lui qui avec ses films a battu les records d’entrée dans plusieurs pays. Des films comme « Ballon d’or », « Hold-up à Kossou », « Yao », des films comiques comme « Petit à petit » n’avaient pour seule ambition que de retrouver le public, le divertir.

Aujourd’hui plus que jamais, la question du public devrait être au centre de nos préoccupations quand on sait que :
- les films coûtent chers
- les circuits de distributions sont encore balbutiants (quand ils existent)
- les salles de cinéma ferment les unes après les autres
- la piraterie fait rage et il faut sensibiliser le public
- les vidéos-clubs sauvages naissent dans les bidonvilles
- la concurrence avec d’autres cinémas du monde (américain notamment) reste rude.
- Poser la question du public c’est poser plusieurs questions (quelles histoires raconter ? Le cinéma d’auteur est-il caduc ? Quel est la place du comédien dans le film ? Quel est le rôle même des festivals ? Comment la Télévision pourrait aider le cinéma en Afrique ? etc.)

www.fespaco.bf
 

• >  Fespaco: "Cinéma africain et diversité culturelle", 26 et 27 février 2007
 
Depuis quelques années le thème de la diversité culturelle est au coeur de toutes les préoccupations dans les débats impliquant la libéralisation des échanges. La question de la diversité culturelle est un enjeu de la mondialisation et le secteur de l’audiovisuel et du cinéma est à la croisée des enjeux économiques, culturelles et politiques du processus de mondialisation.

En accélérant la généralisation des technologies numériques la mondialisation offre sans conteste des opportunités nouvelles aux professionnels du secteur de l’audiovisuel et du cinéma du continent et de la diaspora tant dans le domaine de la production, de la postproduction que dans le domaine de la transmission et de la diffusion de leurs images.

On ne peut toutefois nier que ce processus de mondialisation engendre aussi un mouvement d’uniformisation des idées, façonne le vécu, les mémoires et les consciences des peuples, et met en péril la diversité culturelle.

Depuis la prise de conscience des africains du continent et de la diaspora de la nécessité de se réapproprier leur image, ceux ci ont montré à travers leurs oeuvres, l’attachement des africains à leur histoire, leurs traditions, à leurs langues, leur philosophie, et leurs religions.

Face aux exigences nouvelles de la généralisation des technologies numériques trois enjeux se posent à eux : maintenir les traditions, s’ouvrir à la modernité et maintenir leur identité.

Fidèle à son engagement, le FESPACO s’est attaché au fil des éditions à accompagner les professionnels du 7ème art africain en créant un cadre d’échanges pour l’enrichissement des débats sur l’état de notre cinématographie avec l’institution d’un thème soutenu par un colloque. Le thème du FESPACO 2007 : cinéma africain et diversité culturelle se veut une réflexion prospective sur l’état de l’audiovisuel et du cinéma africain dans le contexte de généralisation de la chaîne de production et de diffusion des images, de régression croissante des salles de cinéma, de multiplication des ciné vidéo etc.

Le colloque sur le thème devrait aboutir à des propositions de stratégies à mener autour des questions clefs : quelle doit être la responsabilité des professionnels africains du continent et de la diaspora s’agissant de la manière de filmer l’Afrique et les Africains aujourd’hui grâce aux moyens nouveaux qui s’offrent à eux ? Quel rôle doivent jouer les états, les gouvernements et des organisations d’intégration régionales, les organismes internationaux engagés dans la lutte contre l’uniformisation et la standardisation du monde ? Quel rôle peuvent jouer les télévisions publiques et privées ? Quels mécanismes juridiques envisager pour à la fois réguler la libération des ondes et favoriser le financement des productions endogènes etc. ? Les débats autour de ces questions revêtent une signification particulière au moment ou le FESPACO célèbre en cette année 2007 sa vingtième édition.
Enfin, par le choix du présent thème le FESPACO entend soutenir la convention signée par l’UNESCO en octobre 2005 qui reconnaît :
- le droit souverain des Etats d’adopter, mettre en œuvre, maintenir et développer les politiques culturelles destinées à assurer un espace pour la diversité de leurs propres créations et productions culturelles ;
- la nature spécifique des biens culturels et services culturels qui ne peuvent être considérés uniquement au regard de leur valeur commerciale ;
- la nécessité de renforcer la coopération internationale afin de permettre le développement des capacités de création, de production et de distribution culturelles des pays en développement ;
- la non-subordination de la convention aux autres traités et notamment aux accords de commerce et soutien mutuel et la complémentarité des accords internationaux
- Favoriser la coopération culturelle internationale ainsi que la circulation des œuvres des auteurs et des prestations des artistes.

« Source d’échange, d’innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité » Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle »novembre 2001
 

• >  Masterclasses Fespaco/ Africalia
 
Les Masterclasses Fespaco-Africalia sont nées d’un souci que partagent les 2 institutions : la professionnalisation, thème qui fut à l’honneur du Fespaco 2005. Leitmotiv récurrent, la formation est au centre de nos préoccupations, dans un monde en constante évolution. Comment permettre à de futurs cinéastes de se professionnaliser et de développer leurs talents ? Les masterclasses Fespaco-Africalia ont ainsi été créées afin d’encourager le transfert des compétences et le partage d’expériences.

Les participants à ces masterclasses sont des étudiants en cinéma et des cinéastes en début de carrière professionnelle. Leur sélection s’est faite sur un appel à candidature diffusée à grande échelle.

Les débats se dérouleront sous la houlette de 2 modérateurs de choix : Pierre Rouamba, professeur à l’ISIS et Mirko Popovitch, directeur d’Africalia et par ailleurs réalisateur lui-même.

Durant quatre jours vont se succéder à L’ISIS, autre partenaire privilégié d’Africalia et du Fespaco, des réalisateurs, producteurs, acteurs et professionnels de l’audiovisuel. Autour de thèmes précis, ils vont aborder les aspects pratiques de leur profession respective.
De plus, deux ateliers techniques présentés par le Studio l’Equipe, maison de post-production belge, porteront sur les écueils du numérique avec des exemples concrets à l’appui.

Programme des Masterclasses

ISIS
• 26/02 14h>18h : la relation producteur/réalisateur intervenants Pedro Pimenta et Ramadan Suleman
• 27/02 14h>18h : la direction d’acteurs  intervenants Amadou Bourou et Dani Kouyaté
• 28/02 14h>18h : le documentaire: analyse de 2 processus d’écriture  intervenants Jean-Marie Téno et Samba Félix Ndiaye
• 1/03 14h>18h : la postproduction  intervenants Denise Videnvogel et Mourad Boucif


Salle de la maison des retraités Antoine Manga
• Les Enjeux du numérique 9h>12h  Olivier Rey et Peter Anger
• Les Ecueils du numérique 9h>12h : Cas d’écoles  Balufu Bakupa Kanyinda, Toussaint Tiendrebeogo, Peter Anger, Olivier Rey.

Plus d'infos: www.africalia.be
 

• >  Conférence Euromed Audiovisuel: compte-rendu de Frédéric Violeau
 
Frédéric Violeau a assisté à la première rencontre professionnelle du nouveau programme triennal d'Euromed Audiovisuel. Voici son compte-rendu pour Cineuropa.

"Les 10 et 11 février s’est tenue, en parallèle à la Berlinale, la première conférence du programme triennal Euromed Audiovisuel de la Commission européenne. Plus d’une centaine de professionnels ont participé à des présentations des différents projets soutenus, souvent suivis de vifs débats.

En remontant la filière audiovisuelle de la formation à la promotion, il a été possible de dresser un aperçu assez mitigé des paysages audiovisuels très hétérogènes fédérés autour d’une initiative dont les moyens sont minces et la pérennité à définir.

Nabil Ayouch, réalisateur marocain de l’excellent Ali Zaoua et fondateur du programme MEDA Film Development, a rappelé une vérité qui transcende les rivages de la Méditerranée en insistant sur l’importance du développement.
La production est le reflet le plus criant des disparités entre les pays du sud de la Méditerranée. Plusieurs pays comme le Maroc, l’Egypte, Israël ou la Turquie s’appuient sur une production nationale dont la part de marché local est conséquente, au contraire de la Jordanie par exemple dont les efforts tendent plus à développer l’accueil des tournages étrangers, prenant ainsi part une compétition désormais mondialisée.

Face à une sphère politique souvent omniprésente, les témoignages croisés de Nour-Eddine Saïl, directeur du Centre du cinéma marocain (CCM) et de Katriel Schory, directeur de l’Israel Film Fund, ont conquis le public. Tous deux ont insisté sur l’efficacité d’une structure d’administration du secteur audiovisuel disposant d’une autonomie totale de décision.

Mais l’argent est tellement au centre des préoccupations de tous les professionnels que l’on peut se demander si les meilleures intentions ne risquent pas de tourner court. Demander l’établissement d’un fonds de l’Union européenne pour la production de films du sud de la Méditerranée relève certainement d’un vœu pieux puisque le programme Euromed Audiovisuel II (tout comme le Programme MEDIA) intervient dans tous les domaines sauf justement celui de la production. De même, vouloir ouvrir le fonds Eurimages du Conseil de l’Europe aux pays du Sud reviendrait à se mettre les professionnels européens à dos et à dissoudre sa puissance d’action.

Effectivement les moyens sont insuffisants, et la promotion des cinématographies euro-méditerranéennes tout comme l’éducation des publics ressemblent trop souvent au rocher de Sisyphe, mais l’incroyable énergie de deux Algériens, le réalisateur Tariq Téguia (auteur de Roma Rather Than You) et le distributeur Mohammed Latrèche, étaient là pour nous rappeler que ce qui compte avant tout c’est d’agir.

www.euromedaudiovisuel.net

Source: www.cineuropa.org
 

• >  8ème édition du Forum documentaire de Toronto
 
La 8ème édition du Forum documentaire de Toronto (Hot Docs) aura lieu du 25 au 26 avril 2007.

Le Forum documentaire de Toronto (FDT) de Hot Docs est une occasion unique de présenter un projet documentaire à des représentants-clés du marché international, ainsi qu'un excellent moyen pour tous les participants, qu'ils soient producteurs ou télédiffuseurs, d'avoir accès à une mine d'informations pertinentes sur le marché actuel.

L'événement se tient pendant deux jours et offre un nombre de places limité. L'horaire est organisé selon 30 créneaux de présentation présélectionnés. Les délégués du FDT comprennent les plus grands cinéastes, directeurs de programmation et distributeurs internationaux oeuvrant dans le genre documentaire. Plus de 125 télédiffuseurs et distributeurs internationaux de l'Europe, les États-Unis et le reste du monde participent chaque printemps au FDT.

Date limite pour soumettre un projet: 1 février, 2007
Date limite pour les sièges d'observateurs: 15 mars, 2007

http://www.hotdocs.ca/TemplatePage.aspx? ...

D’autres évènements seront proposés :

* 100 des meilleurs documentaires au monde, y inclus; "Spotlight on Central and Eastern Europe" et "Made in...Brazil"
* Plusieurs évènements de l'industrie et bureau des ventes
* "Rendezvous"
* "Doc Shop"

Pour des informations supplémentaires veuillez visiter le site Internet: www.hotdocs.ca

Source www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  Marché de la coproduction de la Berlinale: projets sélectionnés
 
Le 4ème Marché de la Coproduction de la Berlinale, organisé du 11 au 13 février à la Chambre des représentants, proposera en tout 37 projets, dont 15 coproductions francophones parmi ses différentes sections:

Projets officiels du marché de la co-production de Berlin
- White Fever (Sabine Boss), Catpics Coproductions, Suisse
- You Will Not Know (Ewa Stankiewicz), Centrala, Pologne
- Chaque jour est une fête (Dima El-Horr), Ciné-Sud Promotion & Taxi Films, France/ Liban
- The Collectors (Clement Virgo), Conquering Lion Pictures, Canada
- The Woman with the Broken Nose (Srdjan Koljevi?), Film House Bas Celik & Mediopolis, Serbia/Germany
- Sunshine Superman (tba), Galafilm, Canada
- Autonauts on Kosmobahn (Werner Penzel & Nicolas Humbert), LesFilmsDuPrésent & Cinenomad & Avista Film, France/ Allemagne
- Starting Over (Wang Chao), Rosem Films, France
- Circus Fantasticus (Janez Burger), Staragara Production, Slovénie

Rotterdam-Berlinale Express:
- Lost Persons Area (Caroline Strubbe), Minds Meet, Belgique
- Lebanon (Samuel Maoz), Paralite Productions, & Arsam International & Ariel Films, Israël/ France/ Allemagne

Talent Project Market:
- How to Rewind Your Dog (producteur: Emmy Oost), Belgium
- September (auteur/ réalisateur/ producteur: David Rosfeld), Canada
- The Rescued (auteur/ réalisateur: Srdjan Sarenac), Bosnie-Herzégovine

Tous les projets sélectionnés ici: http://www.berlinale.de/en/filmmarkt/co- ...
 

• >  Espace Kiosque, Rencontres Producteurs / Scénaristes, Concours de scénario: Appel à candidatures
 
Espace Kiosque, Rencontres Producteurs / Scénaristes, est un concours de scénario organisé dans le cadre du Festival International du Film d’Aubagne, du 26 au 31 mars 2007.

Depuis 1999, le Festival International du Film d’Aubagne met en place un atelier de rencontres entre scénaristes et producteurs de courts métrages appelé “Espace Kiosque”. Il s’agit de servir d’intermédiaire aux jeunes auteurs et de leur permettre de soumettre leurs scénarios au regard d’un producteur le plus tôt possible, ceci dans un souci d’aide à la création.

Les scénarios
Peuvent participer à ces rencontres les scénaristes de courts métrages de fiction, animation et documentaire.
Il est demandé à chaque candidat de nous faire parvenir leur dernier scénario et les éléments détaillés dans le règlement ci-joint, en 5 exemplaires, ainsi que le formulaire d’inscription, dûment rempli. Un comité de sélection composé de cinq lecteurs procèdera à une préselection. Vingt scénarios au maximum seront retenus. Quatre à six sociétés de productions s’associeront à ce projet.

Le rôle des producteurs
Leur participation consiste à lire les scénarios retenus par le comité de sélection et à rencontrer leurs auteurs en entretiens individuels pendant le Festival International du Film d'Aubagne (26-31 Mars 2007).
Ces ateliers ont pour but de confronter les jeunes auteurs aux réalités de la production : rapport côut/durée, rapport sujet/moyens techniques, mais aussi d’obtenir une critique sur leur travail afin d’évoluer dans leur projet. Les producteurs participent à l’Espace Kiosque dans une optique de rencontres, d’échange, de conseil. Ces entretiens donnent lieu à un partage d’expérience, sans concrétisation attendue.

Plus d'infos sur: www.cineaubagne.com
 

• >  Insight Out : séminaire sur la production numérique
 
Organisé par la HFF Film & Television University de Potsdam-Babelsberg avec le soutien de MEDIA, le prochain séminaire international Insight Out sur la production numérique pour le cinéma et la télévision se déroulera à Potsdam du 19 au 24 mars 2007.

Ce symposium international de 6 jours intensifs couvrira l'entièreté de la chaîne de production du film. 55 participants de l'Europe et de la Méditerranée pourront y discuter avec une trentaine des plus grands spécialistes de l'industrie audiovisuelle. Lors des éditions précédentes ont ainsi pu s'exprimer des professionnels impliqués dans des films tels que Le Seigneur des Anneaux, L'Age de Glace, King Kong, Harry Poter, Oliver Twist...

La formation s'adresse aux producteurs de cinéma et de télévision, réalisateurs, responsables de programmes, professionnels de la post-production, journalistes et professeurs d'écoles de cinéma.

Il s'agit là d'une opportunité unique d'obtenir de l'information de première main sur l'apport artistique et économique des nouveaux outils de production numérique (caméras, haute définition, effets spéciaux, animation 3D, scanning, étalonnage, son et projection numérique).

Les frais d’inscription s’élèvent à 1.240 € sans l’hébergement, 1.600 € avec l’hébergement. Les participants inscrits avant le 12 janvier 2007 bénéficient d’un tarif spécial à 1.040 € ou 1.400€ selon la formule choisie. Des bourses sont également prévues pour les candidats issus des pays à faible capacité de production.

Date limite d’inscription : 23 février 2007

http://insightout.hff-potsdam.de

Source: www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  17ème rencontre sur les droits d'auteur et les financements de l'audiovisuel du Sud, Amiens, 17 novembre 2006
 
La 17ème rencontre sur les droits d'auteur et les financements de l'audiovisuel du Sud a eu lieu à l'occasion du Festival International du Film d'Amiens, le 17 novembre dernier.

Comme tous les ans, cette rencontre réunissait de nombreux professionnels pour un échange à bâtons rompus autour des nouveautés qui ont marqué l'année écoulé. Ont été exposés vendredi dernier la création du nouveau programme audiovisuel Babylon, de la fondation Visions Sud Est. Cette rencontre a également été l'occasion de faire le bilan du mécanisme d'aide juridique de l'Union Européenne, et d'annoncer les activités du MAE prévues pour le prochain Fespaco.

La retranscription de cette rencontre est téléchargeable ci-dessous.


Compte-rendu [133 Ko]
 
 

• >  "Génération Grand Ecran", séminaire organisé par la CICAE à Carthage
 
Source: bulletin des JCC

Depuis le jeudi 9 novembre et en parallèle avec les JCC, 35 distributeurs de films, exploitants de salles de cinéma, animateurs de ciné-clubs, sont venus d’Algérie, d’Egypte, du Liban, du Maroc, de Turquie et bien sûr de Tunisie, pour participer au séminaire de formation organisé par la Confédération Internationale du Cinéma d’Art et d’essai
(CICAE), sous le thème « Génération Grand Ecran ».
Pendant 11 jours, ces professionnels du pourtour méditerranéen, sélectionnés parmi plus de 110 candidats, vont bénéficier de l’expérience qui leur sera transmise par 25 experts réputés venus de Belgique, de France, du Luxembourg, de Suisse... Le but de ce séminaire est d’abord de diffuser un savoir-faire et une pratique ayant fait leurs preuves quand il s’agit de reconquérir un public et de gérer une entreprise cinématographique. Il s’agit également d’aider les participants à adapter des recettes qui ont fait leurs preuves au contexte actuel, difficile pour le cinéma de qualité au sud de la Méditerranée.
En effet, de nombreuses salles ont été récemment fermées dans les pays MEDA pour avoir perdu un public sollicité par une abondance d’images, le plus souvent banales mais aussi gratuites voire piratées. Selon le représentant du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, «en Tunisie, et malgré une aide de trois millions de Dinars accordée au secteur, il ne reste plus que 29 salles en 2005, soit le tiers de ce qui existait en 1956. Sur les 1500 films projetés sur les écrans tunisiens, il y avait 28 tunisiens, 301 arabes et le reste occidentaux. Ils ont coûté 1,5 million de Dinars mais n’ont rapporté qu’un million de
Dinars… »
Pour enrayer ce phénomène, ce séminaire va tenter de favoriser la création de liens réguliers et de réseaux interactifs, entre les participants et les experts, pour aboutir à la création d’un circuit commercial plus ambitieux, capable d’attirer à nouveau les amateurs d’un cinéma de qualité et d’offrir des débouchés stimulants
aux professionnels.
Plusieurs sessions seront ainsi consacrées au cours de cette initiative à l’étude de cas concrets ou encore à la conduite des nouveaux projets. Ce séminaire de Tunis, ouvert aux professionnels francophones de la distribution et de la diffusion, s’inscrit dans le prolongement d’une première session du même genre organisée en septembre 2006 à l’occasion du Festival du cinéma de Venise, au bénéfice cette fois des spécialistes anglophones de la région MEDA.
Ces deux événements inédits s’inscrivent dans le cadre du programme «Euromed Audiovisuel II», entièrement financé par l’Union Européenne.
La CICAE regroupe plus de 3000 cinémas indépendants dans 20 pays. Elle profite de l’invitation des JCC, la grande biennale du cinéma arabe et africain, pour y présenter hors
compétition 9 films dont 8 ont déjà été récompensés lors des grands festivals européens, par un « Prix Art et Essai CICAE».

Reza Azer pour le Bulletin des JCC, 13 novembre 2006
http://www.jccarthage.org/pdf/Quot_fr_n2 ...
 

• >  "Quels chemins pour une co-production audiovisuelle et cinématographique Europe-Haïti ?", Regards sur Haïti, 27 octobre 2006, Bruxelles
 
Le 27 octobre dernier se tenait à Bruxelles dans le cadre du festival Regards d'Haïti une rencontre avec des professionnels du cinéma haïtien, sur le thème: Quels chemins pour une co-production audiovisuelle et cinématographique Europe-Haïti?

Cette rencontre était animée par Olivier Barlet, et réunissait Rachel Magloire, Anne Lescot, Arnold Antonin, Franz Voltaire et Dany Laferrière.
Vous pouvez télécharger le compte-rendu d'Aurore Engelen ici.


Compte-rendu [37 Ko]
 
 

• >  Marché du film et de la télévision de Sithengi
 
Le 11ème Marché du film et de la télévision de Sithengi se tiendra du 16 au 18 novembre 2006 à Cape Town.

Le Marché propose:
- le marché de la coproduction
- le Forum africain de la coproduction
- le marché du film
- le Talent Campus
- des conférences
- des séminaires
- des ateliers

Toutes les infos sont disponibles sur le site du marché: www.sithengi.co.za
 

• >  Rencontre sur le droit d'auteur et les financements de l'audiovisuel du Sud: Festival International du Film d'Amiens, vendredi 18 novembre 2006
 
Le Festival international du film d'Amiens organise comme chaque année une rencontre sur le droit d'Auteur et les financements de l'audiovisuel du Sud. Ces 17èmes rencontres
se tiendront le vendredi 17 novembre 2006, de 9h30 à 17h30 à la Maison de la culture d'Amiens (salle Jean Vilar).

Le Festival propose de mettre l'accent sur deux volets :
1. Un état de la situation des cinéastes au regard des problèmes de droit d'auteur au sens large et des difficultés rencontrées du fait de la suspension momentanée du mécanisme d'assistance juridique (créé en 1996 avec le soutien du FED -UE/ACP).

2. Un état des financements en Europe à destination des productions du Sud : financements institutionnels et fonds divers. Faire le point sur la question des financements est d'autant plus important au moment où le Programme d'appui de l'UE-Etats ACP dans le cadre du FED va être relancé. Ces différents mécanismes ou fonds seront représentés à cette
rencontre.

Déroulement de la journée :

10h00 - Début des travaux : Salle Jean Vilar (1er étage de la Maison de la culture d'Amiens)
10h10 - Situation des cinémas du Sud au regard du droit d'Auteur. Par Anne Judith Lévy et Karine Riahi, avocates
10h40 - Echange avec l'assistance
11h15 - Etat des financements en Europe à destination des
productions du Sud :
- Un nouveau projet : Babylon (Forum de développement
cinématographique européen) par Gareth Jones.
- Les Financeurs institutionnels internationaux : le FED
UE-ACP, l'Organisation internationale de la francophonie.
- Discussions

14h30 - les financeurs institutionnel français : le Centre national de la cinématographie, le ministère des Affaires étrangères
- discussion avec l'assistance
15h30 - Les autres fonds en Europe : Fonds Hubert Bals (Rotterdam, Pays-Bas), Vision Sud-est (Fribourg, Suisse), Cinéma en Mouvement (San Sebastian / Fribourg / Amiens / Tarifa), FADS (Amiens)...
- Discussion avec l'assistance

17h30 - Fin des travaux.

www.filmfestamiens.org
 

• >  11ème conférence annuelle Europa Cinemas
 
La 11ème Conférence Europa Cinemas se déroulera à Paris du jeudi 16 novembre à 15h au dimanche 19 novembre 2006 à 14h30.

La 1ère session aura pour thème : distributeurs – exploitants : liberté, solidarité, diversité !
• Présentation par Daniel Goudineau du Rapport " Adieu à La Pellicule ? Les Enjeux du Cinéma Numérique ".
• Présentation par Thomas Pintzke de l'Etude sur les modèles économiques réalisée par Rinke Medien Consult - RMC.
• Comment garantir l'indépendance et la liberté de choix des distributeurs et des exploitants ?
• Quelle répartition des rôles dans la transition vers le numérique pour distributeurs-exploitants-industries techniques ?
• Que peut y gagner le cinéma européen ? Quelle place pour les films indépendants ?
• Comment la salle de cinéma peut-elle conforter son rôle de leader sur le marché ?

La 2ème session est composée de 2 ateliers au choix :

A1 : A la recherche de modèles économiques équitables pour le cinéma numérique:
• Présentation détaillée de l'Etude RMC sur les modèles économiques. Evolution des initiatives industrie-secteur public.
• Quels choix économiques et quelles normes pour un développement durable du cinéma numérique ?
• Dispositifs d'accompagnement des investissements : rôles des pouvoirs publics et des collectivités locales.
• Comment gérer la période de transition analogique/numérique ?
• La projection numérique peut-elle attirer de nouveaux publics ?

A2 : Comment accroître le potentiel des productions européennes en salles ?:
• Augmenter le potentiel des films européens : stratégies communes distributeurs-exploitants (Etudes de cas).
• Le désengagement des chaînes de télévision a-t-il un impact sur la diversité de l'offre ?
• La concentration des opérateurs et des médias respecte-t-elle la démarche des indépendants ?
• Qu'y a-t-il de nouveau dans la chronologie des modes d'exploitation ?
• Emergence de la VOD (Video On Demand) : Impact sur la fréquentation en salles.

Lors de la 3ème session, Europa Cinemas présentera ses projets et perspectives pour 2007:
• MEDIA Plus : Evolutions des Lignes Directrices 2007.
• Comment se développent les activités Jeune Public dans Europa Cinemas ?
• Euromed Audiovisuel II : premiers résultats du programme de soutien en Méditerranée et en Europe.
• Point sur les dispositifs réglementaires concernant les services en ligne.
• Questions diverses.

La conférence est accompagnée de la projection de films européens en avant-première et offrira un cadre pour la remise des Prix Europa Cinemas.

Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à contacter : Fatima Djoumer, chargée de la coordination de la Conférence (Tél. +49.30.61.40.22.00, e-mail : fatim@djoumer.de) ou Pervenche Beurier (Tél. +33.1.42.71.83.31, Fax +33.1.42.71.47.55, e-mail : pbeurier@europa-cinemas.org).

www.europa-cinemas.org

Source: Mediadesk, Communauté française de Belgique, www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  l'Atelier des auteurs, sur le thème- Les auteurs et les producteurs face au financement des films, FIFF, 3 octobre 2006.
 
Le 3 octobre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur l'Atelier des auteurs, sur le thème: "Les auteurs et les producteurs face au financement des films".

L'Atelier des auteurs, organisé en collaboration avec la SODEC (Québec), la SACD (France et Belgique) et la FOCAL, a invité des auteurs et des producteurs à témoigner de la façon dont ils comprennent, expérimentent et vivent ces différentes situations de financement ou d'auto-financement.

En prémices à ces témoignages, la parole a été donnée à des représentants institutionnels afin qu'ils dressent un états des lieux de la production en France, en Suisse, au Québec et en Belgique.

Etaient présents autour de la table:
- Luc Déry, Micro-scope, producteur Congorama, Québec
- Philippe Falardeau, Congorama, réalisateur, Québec
- Luc Jabon, scénariste, Président du comité belge de la SACD, modérateur
- Joachim Lafosse, réalisateur Ca rend heureux et Nue Propriété, Belgique
- Vincent Lannoo, Président de l’ARRF, réalisateur d’Ordinary Man, Belgique
- Myriam Lenoble, Directrice Générale Adjointe. du Service Général de l’Audiovisuel et des Multimédias de la Communauté française de Belgique
- Joëlle Levie, directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle
- Pierre-Alain Meier, Thelma Films, producteur, Suisse
- Noël Mitrani, réalisateur, Sur la trace d’Igor Rizzi, Québec
- Pierre-Paul Renders, réalisateur, Comme tout le monde, Belgique
- Pascal Rogard, Directeur Général de la SACD, France
- Christophe Rossignon, Lazennec, producteur de Je vais bien ne t’en fais pas, France
- Joseph Rouschopp, Tarantula, producteur Nue Propriété, Belgique
- Samuel Tilman, Eklektik Productions, producteur Ca rend heureux, Belgique
- Olivier Wötling, Directeur adjoint, CNC, France

Compte-rendu d'Aurore Engelen à télécharger ci-dessous


Compte-rendu [68 Ko]
 
 

• >  Rencontres CNC - SACD
 
Le CNC et la SACD proposent aux auteurs et aux jeunes professionnels de l'audiovisuel, du cinéma et du multimédia un cycle de cinq rencontres sur l'année 2006/2007.
L'objectif de ces rencontres est d'apporter un éclairage sur les dispositifs de soutien aux auteurs dans le processus de création et de production.
A chaque séance et sous l'angle d'une thématique choisie, deux ou trois auteurs présentent leur parcours. Chaque témoignage est accompagné de l'intervention de professionnels : producteurs, responsables de structures ou de fonds d'aide qui ont permis aux auteurs de mener à bien leur projet.
Les Rencontres sont organisées alternativement au CNC ou à la SACD et feront l'objet de comptes-rendus diffusés sur le site internet des deux organismes.

Le passage au premier long métrage, mardi 24/10/06, 14h, CNC

Comment faire son 1er long métrage en sortant d'une école de cinéma, après avoir écrit ou réalisé des courts métrages, en ayant bénéficié d'une aide ou d'un prix ?

Ecrire pour la télévision : les nouvelles écritures pour la fiction ?, lundi 11/12/06, 14h, SACD

Témoignages d'auteurs ayant bénéficié d'une formation au CEEA, du fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle ou ayant vécu une expérience professionnelle, et de producteurs de nouvelles séries.
Un état des lieux sur les tendances impulsées par les chaînes sera proposé en fin de séance.

Animation et Télévision : écrire pour quels publics ?, mercredi 07/0207, 14h, CNC

Un jeune auteur, un auteur confirmé, un producteur et un responsable d'une école spécialisée en animation feront part de leurs expériences.

La notion de dramaturgie dans les jeux vidéo : les spécificités de l'écriture, jeudi 05/04/07, 14h, CNC

Intervention d'un auteur sortant d'une école spécialisée et de son directeur qui évoqueront les métiers liés à ce secteur. Un auteur, un producteur et un agent artistique témoigneront de leur parcours personnel.

Les nouveaux formats / les nouveaux supports de diffusion: formats très courts, téléphonie mobile…, mardi 05/06/07, 14h, SACD

Producteurs et auteurs témoigneront des spécificités de ces nouvelles pratiques.

www.cnc.fr
www.sacd.fr
 

• >  Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier: rencontres
 
A l'occasion de sa 28ème édition, le Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier organisera plusieurs rencontres, dont sa traditionnelle bourse d'aide au développement, bien sûr, mais aussi:

Jeudi 2 novembre: Colloque Presse et festivals de cinéma

Quels rapports entre les médias et l’ensemble des festivals ? Tous les festivals sont-ils légitimes ? Tous défendent-ils vraiment les causes auxquelles ils se disent voués ? Et en contrepartie la presse doit-elle trier, peut-elle le faire, et selon quels critères ? Pour animer les débats, deux figures de la presse cinéma : Jean-Michel Frodon, directeur des Cahiers du cinéma et Serge Siritzki, rédacteur en chef fondateur de l’hebdomadaire professionnel Ecran total.

Jeudi 2 novembre: Colloque Filmer en région

Cette rencontre s’adresse aux producteurs régionaux et aussi à des producteurs parisiens qui tournent en région et à tous les acteurs de la filière cinéma en région. Présentation de l’association Languedoc-Roussillon Cinéma. Etat des lieux de la production et des tournages en région. Rôle de l’accueil de tournage. Vers une décentralisation des tournages ? Passerelles entre accueil de tournages et politique publique de l’audiovisuel et du cinéma.

Lundi 30 octobre: Journée du scénario

Autour d'une rencontre avec Jean-Claude Carrière et de la projection de deux films dont il est le scénariste :
Liza, de Marco Ferreri, et Cet obscur objet du désir, de Luis Buñuel.

Discussion animée par François Amy-de-la-Bretèque

www.cinemed.tm.fr
 

• >  Rencontres cinématographiques de Dijon: programme
 
Organisées par L'ARP, la Ville de Dijon et la Région Bourgogne, les Rencontres Cinématographiques de L'ARP ont pour finalité l'échange d'informations et la définition d'objectifs communs pour les Auteurs-Réalisateurs-Producteurs de l'ensemble des pays européens.

Cette manifestation, rendez-vous annuel des réalisateurs et professionnels du cinéma européen, est également un lieu de rencontre avec les plus éminents représentants de l'industrie cinématographique américaine.

Les prochaines Rencontres Cinématographiques de Dijon auront lieu du 26 au 29 octobre prochains et seront présidées par Costa Gavras.

Voici le programme:
Vendredi 27 octobre à 14h30
Impératifs économiques et liberté de création

Samedi 28 octobre à 10h00
Le développement de la vidéo à la demande en Europe, point d'ancrage d'un bouleversement des modes de diffusion du cinéma ?

Samedi 28 octobre à 14h30
Quelles règles dans la nouvelle économie du cinéma ?

Dimanche 29 octobre à 10h00
Quoi de neuf du côté de la technologie ?
Définir la haute définition

http://www.larp.fr/rubrique.php3?id_rubr ...
 

• >  Inscriptions ouvertes au Berlinale Coproduction Market
 
Les candidatures sont ouvertes en vue de l'inscription aux 4ème Berlinale Coproduction Market qui se tiendra à Berlin du 11 au 13 février 2007, parallèlement au marché et au festival international du film de Berlin.

Les sociétés de production en quête de partenaires de coproduction peuvent soumettre leurs projets jusqu'au 2 novembre 2006. Les projets éligibles doivent avoir un budget compris entre 2 millions et 10 millions € dont au moins 30% du financement doit être en place.

Les producteurs des projets sélectionnés auront l'opportunité de rencontrer individuellement des coproducteurs potentiels, des fonds publics et privés, des distributeurs et des agents de vente. L'an dernier, plus de 1000 entretiens individuels de ce type ont eu lieu à la Chambre des Représentant, un immeuble situé en face du marché du film.

Tous les détails sur le site de la Berlinale
www.berlinale.de/en/filmmarkt/co- ...

Source: www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  Digimart: Rencontres internationales de la distribution numérique
 
Digimart annonce les Rencontres internationales de la distribution numérique qui auront lieu au complexe Ex-Centris de Montréal du 16 au 18 octobre. Lors de cette seconde édition, pas moins de 33 innovateurs venus d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine, du Canada et des États-Unis partageront leurs réflexions et leurs expériences de la frontière numérique.

Daniel Langlois, président et fondateur de Digimart indique que « les Rencontres internationales de la distribution numérique de Digimart se pencheront sur les défis et les opportunités créés par l’économie numérique d’aujourd’hui rendue de plus en plus interactive, sociale et profitable tout en concernant une diversité de médias. Je suis heureux qu’un groupe aussi prestigieux de penseurs et d’experts du numérique se joignent à nous lors de ce sommet et je suis fier que John Perry Barlow ait accepté de prononcer le discours d’ouverture. John Perry Barlow, l’ancien parolier du groupe Grateful Dead, est cofondateur de la Electronic Frontier Foundation et membre du Berkman Center for Internet and Society de la Harvard Law School. Sa déclaration du cyberespace et son article sur l’avenir du droit d’auteur, The Economy of Ideas, constituent des textes fondateurs de l’ère numérique. »

« Le riche programme de cette année couvre tous les sujets brûlants de l’heure relativement aux pratiques d’affaires actuelles de la distribution numérique, notamment la question complexe du droit d’auteur. En rassemblant un éventail de pionniers du monde entier, Digimart propose un état des lieux sur les modèles d’affaires et les stratégies en pleine évolution. Digimart ayant la mission d’inspirer et d’éclairer, j’espère que les participants trouveront, grâce cette édition, les outils dont ils ont besoin pour se lancer dans les voies prometteuses de la distribution numérique », a déclaré Sheila de La Varende, directrice exécutive de Digimart.

Le programme complet des conférences des Rencontres internationales de la distribution numérique de Digimart, ainsi que des notes biographiques sur les conférenciers invités, sont disponibles en ligne à l’adresse www.digimart.org

L’inscription aux Rencontres internationales de la distribution numérique de Digimart est ouverte à tous les représentants de l’industrie des médias et du cinéma désirant accéder au marché numérique par le biais de stratégies de distribution innovantes.

Digimart est un organisme sans but lucratif établi à Montréal, fondé en 2005 et présidé par Daniel Langlois, et dirigé par Sheila de La Varende. À l'occasion d'un forum annuel destiné aux professionnels des industries du cinéma et des médias du monde entier, Digimart se penche sur tous les aspects de la commercialisation numérique de contenus visuels. Digimart offre aux professionnels un accès privilégié aux plus grands spécialistes, l'occasion de comprendre les perspectives associées à la diffusion, la distribution et la vente de produits audiovisuels tirant profit des nouvelles technologies et une tribune unique pour discuter de l'émergence de nouveaux modèles économiques.

www.digimart.org
 

• >  Forum de coproduction avec l’Europe centrale et orientale
 
Dans le cadre du Festival de Gand, le MEDIA Desk Vlaanderen organise ce 18 octobre une rencontre de coproduction centrée sur les pays d’Europe centrale et orientale.

Grâce à la coopération des MEDIA Desks, des ambassades et des instituts du film de Pologne, de Hongrie et de Tchéquie, les professionnels intéressés pourront bénéficier d’un panorama de l’industrie de ces nouveaux pays membres de l’UE ainsi que des opportunités qui y sont offertes en matière de coproduction.

Pour participer, envoyez un mail à greet@mediadesk-vlaanderen.be, comportant vos noms et adresses ainsi que le nombre de personnes souhaitées. Copie à mediadesk.Belgique@cfwb.be

Source: www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  FIFF 2006: programme des rencontres professionnelles
 
Vendredi 29 septembre

Journée de formation « Tax Shelter »

Depuis son introduction en 2003, le "Tax Shelter" est devenu un outil indispensable au montage financier des projets audiovisuels en Communauté française. En 2004 déjà, le FIFF organisait, sous l'égide du Service Public Fédéral Finances et en partenariat avec l'Union Wallonne des Entreprises (UWE), le Forum Financier belge – comité de Namur et le réseau d'investisseurs BAMS (Business Angels Matching Services), une grande journée de colloque intitulée Le Tax Shelter : rapprochement de l'art et des finances qui a rassemblé près de 250 professionnels.

Aujourd'hui, la méthode la plus efficace pour pérenniser ce système d'abri fiscal est de le rendre le plus transparent possible. C'est pourquoi l'Union des Classes Moyennes, l'Union des Producteurs de Films Francophones (UPFF) et l'asbl ACTIFS. BE ont choisi d'organiser en partenariat avec l'asbl PACNEW, la SABAM et avec le soutien de la Communauté française de Belgique, lors de cette 21ème édition du FIFF, une journée de séminaire de formation où les professionnels de la fiscalité et ceux de l'audiovisuel pourront échanger en toute clarté les informations sur les caractéristiques du "Tax Shelter", dans le respect de l'esprit de la Loi.

Cette manifestation a l'originalité d'associer un volet académique de haut niveau à des rencontres avec l'ensemble des interlocuteurs associés de près à la promotion du Tax Shelter.

Les intervenants de la matinée sont :
- Madame Dominique Jamar, Directrice du FIFF
- Monsieur Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances
- Monsieur Henry Ingberg, Secrétaire général de la Communauté française
- Monsieur Patrick Quinet, Président de l'Union des Producteurs de Films francophones
- Monsieur Roland Rosoux, Conseiller au Cabinet du Ministre des Finances
- Monsieur Charles Félix, Félix & Félix Expert-comptable et conseil fiscal

La partie académique comprend également des témoignages :
- Messieurs Jacques-Henri Bronckart et Olivier Bronckart, producteurs
- Madame Isabelle Molhant, Casa Kafka Pictures et Monsieur Alexandre Lippens, Scope Invest, intermédiaires

Une séance «du script à l'écran» (projections d'extraits) et des rencontres de travail avec les producteurs et les intermédiaires auront lieu l'après-midi.

Mardi 3 octobre

Atelier des auteurs - Les auteurs et les producteurs face au financement des films

Lors de l'Atelier des auteurs 2003, nous avions amorcé une réflexion autour de ce que nous appelions le «trio infernal» - réalisateur, scénariste, producteur. Dans l'esprit d'une vraie création cinématographique qui puisse continuer à se déployer, la question du financement reste primordiale. Le financement de la création cinématographique peut-il véritablement être régulé? Ou doit-on laisser faire le «marché» qui opère, lui, un tri selon ses propres lois?

En 2006, l'Atelier des auteurs, organisé en collaboration avec la SODEC (Québec), la SACD (France et Belgique) et la FOCAL, invite des auteurs et des producteurs à témoigner de la façon dont ils comprennent, expérimentent et vivent ces différentes situations de financement ou d'auto-financement.

En prémices à ces témoignages, la parole est donnée à des représentants institutionnels afin qu'ils dressent un états des lieux de la production en France, en Suisse, au Québec et en Belgique.

Programme:
Modérateur et président : Luc Jabon, Président de la SACD Belgique

9h30: Accueil
10h - 11h: Etats des lieux : statistiques, exemples et politiques en vigueur 􀂾
Intervenants:
Luc Jabon - état des lieux général de la question et présentation des intervenants
Pascal Rogard, Directeur général de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD)
Joëlle Levie, Directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle - SODEC
Myriam Lenoble, Directrice générale Adjointe du Service Général de l’Audiovisuel et des Multimédias de la Communauté française de Belgique
Vincent Lannoo, Association des Réalisateurs et Réalisatrices de Films (ARRF).

11h - 12h: Témoignages de professionnels
Intervenants:
Joseph Rouschop, producteur Tarantula (Belgique), pour le film Nue propriété
Samuel Tilman, co-producteur Eklektik (Belgique) et co-scénariste du film Ca rend heureux
Joachim Lafosse, réalisateur belge de Ca rend heureux et Nue propriété
Luc Déry et Philippe Falardeau pour le film Congorama
Pierre-Alain Meier, producteur suisse - Thelma Film (Suisse)
Christophe Rossignon, producteur pour le film Je vais bien, ne t'en fais pas (à confirmer)
Isabelle Pragier et Faouzi Bensaïdi pour le film WWW : What a Wonderful World (à confirmer)

12h: Table ronde / Débat Entre les intervenants, avec les professionnels et représentants d'associations professionnelles présents dans la salle et le public.

Mercredi 4 octobre

3ème Forum francophone de la production, Du 1er au 4 octobre 2006

Pour la 3ème année consécutive, le FIFF et le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace francophone, organisent, en partenariat avec la Communauté française de Belgique, l'OIF (Organisation International de la Francophonie), le CNC (Centre National de la Cinématographie), la SODEC (Société de développement des entreprises culturelles du Québec), l'Office fédéral de la Culture suisse et le Fonds national de soutien à la production audiovisuelle du Grand Duché de Luxembourg et avec le soutien d'Unifrance, de TV5MONDE et de Focal, le 3ème Forum Francophone de la production.

Le Forum permet de répondre aux soucis des professionnels francophones du Nord et du Sud qui souhaitent tisser des liens particuliers pour favoriser la mise en place de partenariats futurs.

L'objectif de ces quatre jours est d'aider à la réalisation d'un projet de long métrage de fiction en apportant une expertise principalement dans le domaine de la production. Pour la première fois cette année, une séance plénière se tiendra sur les questions d'achat TV et de ventes internationales.

Projets de films sélectionnés pour le Forum 2006 :
- Being Laden de Laurent Nègre, Bord Cadre films Sàrl: Dan Wechsler (Suisse)
- Chaque jour est une fête de Dima El-Horr, Ciné-Sud Promotion : Thierry Lenouvel (France/ Liban)
- Chroniques antillaises de Yann Chayia, Les Films du Requin: Jean Des Forets (France/ Antilles)
- Corps Etranger de Raja Amari, Les Films d'Ici : Richard Copans et Charlotte Uzu (France/ Tunisie)
- En attendant le vote de Missa Hebié, Faso Films.Com: Missa Hebié (Burkina Faso)
- Entre parenthèses de Hicham Falah et Mohamed Chrif Tribak, Les Films du Balcon - Hicham Falah et Mohamed Chrif Tribak (Maroc)
- L'Incroyable destin de Mathieu-le-tambour de Denis Langlois, Les productions Castor & Pollux - Bertrand Lachance & Denis Langlois (Québec)
- Khamsa de Karim Dridi, Néon Cinéma – Antonin Dedet (France)
- Les Larmes d'argent de Mourad Boucif, Les Films de Nour – Mourad Boucif (Maroc/ Belgique)
- Medina de Jean-Claude Riga, Nord Films – Jean-Claude Riga (Belgique)

Se déroulant sur 4 jours, ce rendez-vous a pour objectif premier de permettre à 10 producteurs francophones, porteurs d'un projet de long métrage de fiction, de bénéficier d'expertises auprès de professionnels confirmés dans les domaines de la production, la réalisation, la distribution et la vente internationale.

Les experts présent à Namur sont :
* pour les expertises individuelles :
- Philippe Avril, producteur - Unlimited SA (France)
- Dora Bouchoucha, productrice - Nomadis Films (Tunisie)
- Yves Fortin, producteur - Les Productions Thalie (Québec Canada)
- Benoît Mariage, réalisateur (Belgique)
- Kim N'Guyen, réalisateur (Québec - Canada)
- Jean-Louis Porchet, producteur - CBA Productions (Suisse)
- Alain Rocca, producteur - Lazennec Production (France)
* pour la séance plénière :
- Armand Lafond, distributeur - Remstar Distribution (Québec - Canada
- Suzanne Laverdière, Directrice générale adjointe chargée des programmes TV5 monde
- Arlette Zylberberg, Responsable films et fiction à la RTBF (Belgique)

A l'invitation des partenaires du Forum, un déjeuner de clôture est organisé le 4 octobre en présence de plus de cent cinquante professionnels du cinéma : producteurs, institutionnels partenaires, distributeurs et invités du FIFF. A cette occasion, les participants et les projets seront présentés à tous les professionnels présents, afin de nouer de plus amples contacts.

Jeudi 5 octobre 2006

Les TV publiques, une arme pour la diversité culturelle ?

Le FIFF a toujours été à la pointe des combats pour la diversité culturelle. En liaison étroite avec les Coallitions francophones invitées à Namur, cet engagement aura culminé l'année passée avec la «Déclaration de Namur» marquant son soutien au projet de Convention pour la protection et la promotion de la diversité culturelle, projet depuis lors adopté par l'UNESCO. Cette déclaration, signée par plus de 500 professionnels, faisait suite à la grande journée de colloque intitulée "La diversité culturelle et l'avenir de la création".

En 2006, notre combat ne s'arrête pas là. Le respect de la diversité culturelle et linguistique est un réel engagement du festival qui s'inscrit dans la durée. Il s'agit aujourd'hui que de nombreux pays ratifient cette Convention pour qu'elle entre véritablement en action. C'est pourquoi le Festival de Namur s'associe à nouveau avec la Coalition belge francophone pour la diversité culturelle pour se demander Comment assurer le respect du contenu de la convention de l'Unesco, face à la mondialisation trouvant trop souvent écho chez les décideurs?

Avec les bouleversements technologiques, Internet, le basculement dans le numérique, le développement de la Vidéo à la demande, la diffusion et la réception des ouvres vont connaître une mutation rapide et, dans un premier temps, incontrôlable. Dans une telle situation qui engendre précarités et incertitudes, il est important de réfléchir aux moyens d'assurer l'avenir des engagements des télévisions publiques dans la création ; de voir comment ces mêmes chaînes peuvent collaborer au niveau européen ou international ; de définir la place des producteurs et distributeurs dans leurs relations avec les télévisions publiques ; ou encore de faire en sorte que des programmes respectueux de la diversité culturelle rencontrent l'intérêt du public et éviter qu' « exception culturelle » ne rime avec « exclusion culturelle ».

Acteurs clefs de cette mise en oeuvre de la diversité, les télévisions publiques et leur politique d'investissement en matière d'audiovisuel constituent un de ces débats. C'est pourquoi, la Coalition belge francophone pour la diversité culturelle et le FIFF, sous l'égide de la Communauté française de Belgique, organiseront le 5 octobre prochain un colloque sur ce thème d'actualité : «Les TV publiques, une arme pour la diversité culturelle?».

Le débat sera présidé par Monsieur Henry Ingberg, Secrétaire général de la Communauté française de Belgique en présence de Madame la Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse de la Communauté française de Belgique. Monsieur Philippe Dessaint, Directeur de l'Information de TV5 Monde, animera le débat en présence de responsables de grandes chaînes de télévision internationales.

Le débat abordera les questions suivantes:
- Comment renforcer et optimiser les relations entre les télévisions publiques et les producteurs indépendants pour promouvoir la création ?
- De par leurs missions de service public, notamment en matière de qualité de programmation, de pluralisme interne, d'impartialité, de promotion des cultures dans toutes leurs diversités, les télévisions publiques peuvent jouer un rôle déterminant dans la construction d'une réelle diversité culturelle.
- Quelles sont les stratégies en place en termes de diffusion, de programmation des oeuvres et de diversification des formats, genres et supports ? Et comment promeut-on le mieux aujourd'hui les oeuvres des créateurs ?

Pour les réservations, et plus de renseignements sur ces rencontres, voir le site www.fiff.be, ou contacter Arnaud Dezwaene à l'adresse rencontres@fiff.be
 

• >  Cinema in Motion/ Cinéma en Mouvement, 25 septembre 2006, Festival International du Film de San Sebastian
 
En septembre 2005, le Festival International du Film de San Sebastian, le Festival International du Film d'Amiens, et le Festival International du Film de Fribourg ont lancé Cinema in Motion (Cinéma en Mouvement), un nouveau rendez-vous professionnel annuel consacré aux réalisateurs originaires du Maghreb et des pays africains lusophones.

Avec Cinéma en Mouvement 2, les trois festivals ont décident de continuer à explorer de nouvelles façons de contribuer à la finition de projets et de films en cours, tout en servant de lien, le plus efficacement possible, entre les professionnels, les sociétés et les institutions de ces pays africains, mais aussi des pays européens et d'Amérique latine.

Programme

Projets sélectionnés:
- Entre parenthèses, Hicham Falah et Mohamed Chrif Tribak (Maroc). L'apprentissage sentimental et politique de la dernière génération d'étudiants politisés dans le Maroc des années 80.
- Les Larmes d'argent, de Mourad Boucif (Maroc/ Belgique). La vie d'un jeune paysan marocain est bouleversée par son enrôlement de force dans l'armée française en 1940, lorsque les troupes allemandes envahirent la Belgique et les Pays-Bas.
- Mascarades, de Lyes Salem (France/ Algérie). Trouver un mari pour une jeune fille atteinte de narcolepsie s'avère être un véritable enfer pour son frère, chef de famille.

Films en post-production:
- L’Autre moitié du ciel, de Kalthoum Bornaz (Tunisie). Des jumeaux, une fille et un garçon, demeurent inséparables, pour le bien de leur père, veuf de son état. Mais les contraintes sociales qui favorisent inexorablement les hommes jettent quelque peu le froid dans leur relation.
- Ne restent dans l’Oued que ses galets, de Jean-Pierre Lledó (Algerie/ France). Cinq personnes essaient de trouver la vérité chachée derrière les relations entre les musulmans, les juifs et les chrétiens, durant les derniers soubresauts de l'Algérie coloniale.
- Vivantes, de Saïd Ould-Khelifa (Algérie/ France). Un groupe de femmes de ménage souffre de l'extrême violence des hommes dans un camp pétrolier au coeur du Sahara. Lorsqu'elles tentent de rentrer chez elles dans leurs familles, elles voient les portes se refermer devant elles.

Ces projets et ces films seront présentés le lundi 25 septembre à un public exclusivement professionnel issu de différents domaines d'activité du milieu cinématographique. Plusieurs types de soutiens seront proposés:
1er prix:
- Centre National de la Cinématographie (France): 15.000€ - Mactari mixing auditorium (15.000€ en services)
- Titra Film (sous-titres français)
Mikros Images (post-production adapté aux besoins spécifiques du film sélectionné)
- Le Festival International du Film d'Amiens offrira une copie 35mm au film récompensé.
2ème prix:
- Swiss Effects et Kodak Suisse (conversion d'un format digital à un format 35mm d'une valeur approximative de 35.000€)
- Titra Film (sous-titres français)
- Le Festival International du Film de Fribourg offrira une copie 35mm du film.

Tous les réalisateurs sélectionnés auront l'occasion de participer à une tournée Cinéma en Mouvement en Argentine, en Colombie et au Mexique, organisé par le Festival de San Sebastian et le Festival de Cinéma Africain de Tarifa.

Le Festival du Film d'Amiens offrira à l'un des projets la possibilité de participer à son Fonds de développement du scénario lors de sa prochaine édition.

Plus d'infos sur le site du festival: www.sansebastianfestival.com
 

• >  Rencontres de coproduction francophone, Ciném du Québec à Paris: Inscription
 
À l’occasion de la 10e édition de Cinéma du Québec à Paris, au publiciscinémas, à Paris, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) avec l’appui du Centre du cinéma et de l’audiovisuel de la Communauté française de Belgique et Wallonie Bruxelles Images, du Centre national de la cinématographie (CNC) et de SwissFilms, et avec la participation de ACE – Ateliers du cinéma européen, Euromed et Film Fund Luxembourg présente la 3e édition des
Rencontres de coproduction francophone. Trois journées de rencontres et ateliers qui auront lieu aux Salons Étoile-Marceau, 79b, avenue Marceau, Paris, 16e, les 22, 23 et 24 novembre 2006.

Objectifs des Rencontres
Sous forme de discussions interactives, de rendez-vous individuels entre producteurs et professionnels de l’industrie du film et de rencontres informelles entre tous les participants, ces Rencontres de coproduction francophone ont pour objectifs de :
- permettre à des producteurs en recherche de complément de financement pour leurs projets de rencontrer de potentiels coproducteurs, partenaires financiers, diffuseurs, distributeurs et vendeurs internationaux et d’avoir accès à différentes informations;
- consolider le réseau de producteurs francophones de longs métrages;
- favoriser la coproduction entre producteurs francophones, du Québec, du Canada, de la France, du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse et des pays du pourtour méditerranéen, autour de longs métrages d’auteur en langue française;
- profiter de l’ambiance conviviale et festive du 10e anniversaire de Cinéma du Québec à Paris qui offrira au public parisien le meilleur cru cinématographique québécois de l’année (longs métrages, courts métrages et documentaires) ainsi que de la présence d’acheteurs étrangers dans le cadre du marché Quand Le Québec s’affaire!

Description des Rencontres
La participation aux Rencontres de coproduction francophone se fait sur invitation seulement. À cet effet, Une vingtaine de projets en provenance du Québec, de la France, du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse et des pays du pourtour méditerranéen seront sélectionnés par les
organisateurs des Rencontres.
Une quinzaine de producteurs dont le projet n’aura pas été sélectionné pourront également assister à certaines activités organisées dans le cadre des Rencontres, à l’exclusion des rencontres individuelles entre professionnels.
Une trentaine de professionnels (vendeurs, distributeurs, financiers, diffuseurs, etc.) représentatifs des différents marchés et territoires seront invités à participer aux Rencontres. Le cahier des projets sélectionnés leur sera envoyé à l’avance afin qu’ils puissent identifier ceux qui les intéressent. Parallèlement, les producteurs recevront à l’avance la liste de ces professionnels et pourront déterminer ceux qu’ils souhaitent rencontrer.

La planification des rencontres sera établie par les organisateurs en fonction des intérêts manifestés par les différents participants. Cette planification leur sera remise à leur arrivée.
Les participants aux Rencontres pourront également assister:
- à la table ronde de mise à jour des mécanismes de financement dans chaque pays représenté;
- aux déjeuners et soirées avec les vendeurs internationaux, diffuseurs, distributeurs et autres professionnels de l’industrie cinématographique francophones;
- aux « apéro-pitch », en présence de professionnels invités;
- aux activités de Cinéma du Québec à Paris.
Ils pourront également organiser des rencontres entre eux ou avec d’autres professionnels participant aux différentes activités de Cinéma du Québec.

Les critères de sélection des projets ?
Les Rencontres sont dédiées aux longs métrages de fiction de langue française La priorité sera donnée aux projets dont une partie du financement est déjà confirmée (en dehors des aides automatiques). Une priorité sera accordée aux projets qui sont déjà financés en tout ou en partie sur leur territoire (avance de distribution, aides sélectives…).
Les projets devront également :
- présenter des éléments créatifs, techniques, financiers viables et réalistes permettant d’envisager un apport financier étranger sous forme de coproduction ou autre,
- être récents et ne pas avoir exploré déjà toutes les avenues de financement possibles;
- avoir déjà reçu une aide à l’écriture et au développement (écriture); le scénario est en cours de finition (un scénario terminé devra être disponible au moment des Rencontres),
- avoir un budget d’au moins 1,5 million d’euros (2 M$);
- avoir un potentiel sur les marchés internationaux;
- être présenté par une entreprise de production qui a produit ou coproduit un long métrage de fiction dans les cinq dernières années (à noter : la priorité sera accordée aux producteurs ayant produit au moins deux longs métrages dont un en coproduction).
La sélection sera limitée à 20 projets afin d’assurer à chaque producteur un temps de rencontre suffisant avec différents professionnels.
Les représentants des projets sélectionnés devront être présents durant les trois jours.

Les critères de sélection des producteurs dont le projet n’a pas été retenu ?
- Avoir un ou des projets de coproduction de langue française en développement que vous souhaitez présenter à des coproducteurs étrangers francophones
ou
sans avoir de projet de coproduction, rechercher une coproduction minoritaire conçue par un partenaire francophone (dans ce cas, le producteur doit avoir coproduit au moins un long métrage de fiction sur la scène internationale);
- avoir produit ou coproduit un long métrage de fiction dans les cinq dernières années (à noter : la priorité sera accordée aux producteurs ayant produit au moins deux longs métrages dont un en coproduction)

Comment s’inscrire ?
Compléter et retourner le formulaire qui peut être obtenu sur le site Internet avant le 22 septembre:

www.sodec.gouv.qc.ca
 

• >  Appel à candidatures atelier “Développer et écrire un film documentaire”
 
Le 17 octobre prochain aura lieu l'atelier “Développer et écrire un film documentaire”, dans le cadre des ateliers d’accueil organisés par le Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles (CBA) et Wallonie Image Production (WIP), en collaboration avec l’asbl ”Cinémarche”.

Ces journées de travail sont réservées aux cinéastes de la Communauté française de Belgique. Elles seront l'occasion pour les cinéastes sélectionnés de voir leur projet étudié dans des groupes de travail encadrés par des professionnels tels que Jean-Pierre Dardenne, Marie Mandy, Patric Jean, Marc-Antoine Roudil et Sophie Bruneau, Roger Beeckmans (sous réserve).

La date limite de dépôt étant fixée au 15/09/06, les résultats de la selection seront communiqués le 01/10/06.

- 20 projets maximum seront sélectionnés par le CBA et WIP, et discutés dans des groupes de travail animés par des professionnels de la Communauté française.

Il est possible d'assister à ces discussions comme observateur.

Chaque projet sera étudié sous divers aspects :
- comment développer un projet ?
- comment l’écrire ?
- comment trouver les moyens financiers pour démarrer ?

Plus d'informations auprès de Géraldine Cambron (cinemarche@marche.be)
 

• >  « La production numérique peut-elle contribuer à l’émergence d’une production autonome africaine », Cannes, 24 mai 2006
 
« La production numérique peut-elle contribuer à l’émergence
d’une production autonome africaine »
avec Boubacar Diallo (Les films du Dromadaire – Burkina Faso) et Moussa Touré (Les films du Crocodile – Sénégal)
une table ronde animée par Jean Pierre Garcia (Festival d’Amiens – France)
Pavillon Cinemas du Sud – Village International – MIF 2006

Propos recueillis par Carin Leclercq

Jean-Pierre Garcia:
L’expression d’une culture par le cinéma est difficile voire impossible dans certains pays pour des raisons diverses parfois de coût ou de disponibilité de moyens techniques. Une nouvelle relation à l’image est née depuis l’arrivée du numérique, c’est un mouvement qui dépasse de loin le cinéma africain mais il existe quand même une spécificité continentale. A coté des productions classiques, on trouve essentiellement deux types de relation au numérique : Une multiplication de petites productions de courts ou moyens métrages à vocation pédagogique, pour sensibiliser les populations locales, par exemple sur les grands thêmes de santé publique avec de petites unités de production autonomes qui se mettent en place via les ONG et d’autre part aux quatre coins du continent, les cinéastes s’emparent eux aussi de l’outil numérique. Le grand ancêtre c’est bien sûr le Nigeria, mais ce mouvement s’étend sur tout le continent avec la production de nombreuses fictions à lier au "cinéma de genre" des westerns, films politiques, romantiques, policiers ou d‘horreur .

Boubakar Diallo:
Il se définit comme un autodidacte, venu de la presse écrite. Il a en effet crée un journal satyrique il y a plus de quinze années. Auteur de romans policiers, Boubacar Diallo s’est d’abord essayé à l’écriture de scénarii pour comme il dit "sortir des sentiers battus et du cinéma callebasse" mais peu de réalisateurs étaient réceptifs à ses textes. Son idée première est d’amener le public à refléchir aux thèmes importants en passant par le cinéma de genre. En 2004, il produit et réalise un premier film policier sans subvention. Comme il dit, il ne s’est pas fatigué à les chercher !. Aujourd’hui il en est à son cinquième long métrage L’Or des Youngas. Ses longs métrages coûtent en moyenne 40 000 euros. Pour les financer, il travaille avec des annonceurs défendables (téléphonie mobile, auto/moto, société de distribution d’eau ou d‘électricité etc) et cherche des apports institutionnels par exemple auprès du Ministère de la santé publique en abordant de thêmes importants pour les populations locales comme les problèmes du coton africain sur le marché mondial ou les questions liées au Sida sans alourdir ses scénarii. Ensuite, il exploite les films sur support numérique d’abord dans les salles climatisées de Ouaga et ensuite sur les écrans des petites salles de quartier, sans oublier après quatre mois d’exploitation en salle, la commercialisation de copies DVD dont il arrose le marché avec des prix de vente abordable, autour de 1 000 FCFA/ 1,5 euro soit le prix de vente du ticket de cinéma dans la capitale. Ce prix accessible lui permet également d’échapper au piratage, un sport national ! Le partage des recettes se fait 50/50 entre les exploitants et le producteur sans oublier les 2% de droits d’auteur. Les films ont des succès variables mais il travaille beaucoup avec la presse, l’informant déjà pendant le tournage et créant ainsi un intérêt du grand public pour ces films. Selon lui, il existe un potentiel public dans toute la sous région pour cette nouvelle cinématographie locale même si aujourd’hui beaucoup d’exploitants africains refusent encore les films africains par crainte de bouillon financier.

Moussa Touré:
Moussa Touré a une démarche et un parcours différent. Il est passé par la production en 35 mm avant de choisir la souplesse de production du numérique. Il travaille en coproduction internationale et pas uniquement pour le marché local. Il compare aujourd’hui la production numérique avec l’économie informelle en Afrique. Quand les produits sont trop chers en Afrique, on cherche et trouve les voies et moyens pour les obtenir à des prix abordables. Il compare cette énergie créatrice avec les bouts de ficelles qui font tenir cent ans au moins, dit-il, certaines voitures fatiguées importées d’Europe …
Il a suivi le chemin de ses aînés, se définit comme un artisan et d’abord comme le technicien qu’il est resté et qui a fait ses classes tant sur des productions françaises qu’africaines. Il tourne aujourd’hui en numérique pour la souplesse de production et la liberté que cela procure. Il refuse le canevas classique du cinéaste africain qui attend les aides. Il pense qu’il faut cesser de tendre la main tout le temps, il lui semble que le cinéma africain risque d’être bientôt abandonné. Pour lui, le numérique, ce n’est que du cinéma. Le cinéma africain s’est façonné par métissage entre les professionnels. Il s’est nourri des images des anciens qui parlent de culture et cherchent leurs racines mais aujourd’hui il veut prendre et donner la parole, parler au public des sujets qui l’interesse, Nous sommes nombreuses et Poussières de ville parle des conflits et de leurs conséquences dramatiques sur les populations, Cinq x cinq de la polygamie, Nosaltres de l’e/immigration, du rapport à l’autre etc. Ses films aujourd’hui sont montrés dans les salles africaines à l’inverse de ses premières productions comme Toubab bi qui malgré de nombreux prix en Europe n’a jamais pris le chemin des salles obscures africaines. Faire du cinéma aujourd’hui en Afrique c’est pour lui comme être né Marabout, c’est une chance de prendre et de garder la parole trop souvent réservé aux nantis du pouvoir politique. La réalité est partout palpable, elle doit maintenant être montrée. Il ne faut pas fermer les yeux, la plupart des films africains n’ont pas été vus en Afrique. Les salles 35 mm ferment partout, parlons du numérique, c’est notre réalité aujourd’hui.

Boubakar Diallo:
La plupart des salles a Ouaga appartiennent à des privés, le patrimoine de la SONACIB est en liquidation, le Gouvernement a confié la gestion du parc de salles à Idrissa Ouedraogo.

Moussa Touré:
A Dakar, comme partout les petites salles de vidéo club se développent.

Jean-Pierre Garcia:
Au Nigeria, le commerce des VHS a commencé à cause du couvre feu et s’est développé de manière incroyable, c’est le seul pays aujourd’hui en Afrique ou on peut parler de petite industrie autonome. Les films ont un temps de vie très court sur le marché mais il faut faire attention au piratage sans oublier d’aborder la question de la conservation des images. La technique au Nigéria est de protéger efficacement le master, ensuite d’annoncer la sortie du film et d’inonder le marché rapidement ne laissant pas de place aux pirates.

Boubakar Diallo:
Pour court-circuiter le piratage, il faut occuper le terrain. L’expérience des Films du dromadaire est le début d’un nouveau processus. Mes films sont financés par des recettes publicitaires qui me permettent d’investir et d’avancer, mais même si nous avons gagné une première étape au Burkina faso, le marché est trop petit. L’Afrique est plurielle et il faut réfléchir à l’échelle continentale. De nombreuses séries sont produites (Khady jolie au Burkina Faso, Ma Famille en Côte d'Ivoire. IL existe un fond commun à toutes ces production, il faut apprivoiser ce langage universel.

Moussa Touré:
L’Afrique est plurielle, un sénégalais n’est pas un nigerian. Mes films ont un coût de production très peu élevé, je calcule qu’un 52 minutes me revient à moins de 3 000 euros après bien sûr mon investissement en matériel. Je tourne avec une équipe très légère. Je connais la lumière, je l’ai apprise et je la maîtrise. Je vise une diffusion internationale en télévision et tous mes films sont montrés. Je pense également à construire une salle en plein air. J’ai lancé un festival à Dakar et le public répond présent. En 6 jours de projections, j’ai compté une moyenne journalière de plus de 8 000 spectateurs. Mais revenons à l’idée de tendre la main, je ne suis pas opposé à chercher l’appui des bailleurs de fonds, même si un générique pour moi, ce n’est pas une succession de tampons et logos. Simplement il existe plusieurs manière de pouvoir faire du cinéma et personnellement, je veux utiliser tout ce qui existe pour avancer.

Jean Pierre Magnan :
Attention à la confusion numérique. Le cinéma numérique, ce n’est pas simplement la diffusion vidéo ou DVD versus la pellicule argentique. Pour moi le cinéma a connu trois révolutions, la première c’est l’entrée en gare du train à La Ciotat. Les frères Lumière et Edison; la seconde c’est l’arrivée du son et la troisième se vit aujourd’hui, c’est la révolution numérique. Des images qu’on ne peut plus toucher. L’intérêt c’est l’interactivité du cinéma numérique on pourrait comparer cela avec les possibilités offerte par Internet.
Aujourd’hui tout va très vite même si les économistes, les impérialistes essaient d’empécher la maîtrise de l’outil. On tourne en 2K, 4K (Nombre de lignes dans une image) Au Japon ils en sont déjà à 8K. Mais attention contrairement à cela, le DVD offre une très mauvaise qualité d’image projetée.

Michael Raeburn :
Le numérique permet de tourner avec des nouvelles caméras qui sont de petits bijoux. La caméra stylo c’est vrai n’est pas née aujourd’hui avec les petites caméras numérique. On en parlait déjà quand les premières caméras 16 mm ont permis plus de souplesse que les lourdes obligations de tournage en 35 mm.

Carole Godfroid (Studio l’Equipe Bruxelles) :
Les coûts de production en 35 mm sont plus chers. On confond HD et numérique mais aujourd’hui les petites caméras HDV ont un coût de moins de 10 000 euros ce n’est pas du 4K mais cela permet une excellente qualité pour un prix très abordable. C’est une aubaine pour les cinématographies qui ont peu de moyens.

Freddy Denaes (Pom Production) :
Ce n’est pas la technique qui fait avancer le cinéma. Pour moi, le film Wend Kuuni est un des films les plus beaux de toute la filmographie africaine, même si on ne parle pas de ses qualités techniques, parce qu’il pose les bonnes questions. Faire du cinéma, c’est avant tout raconter des histoires.

Moussa Touré:
Depuis que j’ai approché le cinéma numérique, j’ai été plus vu chez moi et ailleurs. Avant, il nous fallait aller chercher du matériel en France, en Algérie, nous n’étions pas libres. Il me semble qu’on parle trop encore du cinéma africain quand les africains ne sont pas là !!! Les africains n’ont pas la même conception du cinéma que les européens. Par exemple chez nous, même si j’ai un profond respect pour Sembène, l’ainé des anciens, ses films sont beaucoup moins vus qu’une captation de théatre comme Gorgoorlu de Moussa Sène Absa. A l’heure de sa diffusion sur la RTS les rues de Dakar étaient vides.

Boubakar Diallo:
Pour moi, tourner en numérique et avancer dans mon parcours personnel est possible parce que le budget est faible et donc facile à rassembler. Mes équipes peuvent donc tourner beaucoup, se professionaliser rapidement, acquérir des automatismes Tout cela permet de nombreuses économies d’échelle nécessaires en Afrique.

Moussa Toure:
Moi, je tourne partout au gré de mes rencontres. J’ai tourné à Apt en France après y avoir montré mes documentaires, Nosaltres est le resultat d’un partenariat avec une équipe formidable qui m’avait invité en pays Catalan pour y montrer mes films. Je rentre de Bruxelles où j’ai montré Cinq x cinq dans le cadre d’Afrique taille XL et j’ai un nouveau projet sur le quartier Matongé.

Ismael Thiam (jeune cinéaste sénégalais):
Je voudrais d’abord rendre un hommage à Henri Duparc et dire combien en Afrique c’est difficile de voir du cinéma africain. J’ai appris à faire du cinéma sur le tas mais je voudrais voir les films de nos anciens.

Moussa Toure:
C’est vrai même nos télévisions quand elles achètent nos films ne les diffusent pas. Il faut l’intervention du Président de la République.
Il faut aujourd’hui donner la possibilité aux jeunes de faire du cinéma, trouver les moyens publics de développer des écoles, ce n’est pas seulement le rôle des cinéastes de former les jeunes.

Bernard Kuomo (jeune cinéaste camerounais) :
J’ai été formé dans le cadre des Ecrans noirs, organisés par Bassek Ba Khobio au Cameroun. Je suis le seul à continuer. A Yaoundé Bassek porte tout sur ses épaules. Les pouvoirs publics ne s’investissent pas. Il faut apprendre aux jeunes à lire des images. Moi je découvre le cinéma en venant par exemple ici à Cannes. Chez nous on ne voit pas ces cinémas d’auteur. C’est une vraie découverte, un enrichissement pour moi.

Jean-Pierre Garcia:
Merci à tous, ce partage de parole collective permet de retrouver l’esprit du conte traditionnel. Gageons que cela permettra d’échapper à certaines emprises du cinéma don’t certaines viennent aussi du Sud comme les télénovelas brésiliens mais cexci est une autre histoire …

Propos recueillis à Cannes le 24 mai par Carin leclercq
 

• >  "Table ronde: Comment développer un projet de long métrage ?": 1er juillet 2006, Bruxelles
 
Quelles sont les principales étapes du développement d'un film pour le marché européen ? Comment travailler en équipe sur le scénario ? Producteur/ Auteur / Réalisateur, quel partage des tâches ? Comment réussir son packaging ? Quand et comment faut-il approcher des financiers ? Comment s'insérer dans un réseau ? L'intérêt et les limites de la coproduction ; comment gérer les contrats ? Comment concevoir dès le début une stratégie de marketing ? Quand peut-on s'estimer prêt à lancer la production ? Quel bénéfice peux-t-on retirer des formations et des mécanismes MEDIA ?

Pour poser leurs questions et tenter d'y répondre, les MEDIA Desks Belgique/België invitent les cinéastes, auteurs, producteurs et professionnels du cinéma à participer le 1er juillet de 15h à 17h30 au Flagey à une table ronde sur le développement de film pour le marché international. Les débats seront enrichis par l'apport d'un panel d'experts européens impliqués dans les formations professionnelles proposées dans le cadre du Programme MEDIA. Sous réserve :

- Ana Smith & Lucy Scher (The Script Factory SCENE Insiders)
- Jean-Luc Ormières & Fiona Kinsella (Moonstone International)
- Alan Fountain (EAVE)
- Christian Kmiotek (Strategics)
- Valerio Caruso (Cineuropa Consulting Services)
- Corinne Mimran & Soon-Mi Peten (EACEA MEDIA Développement)

A l'issue de la table ronde, les professionnels pourront s'entretenir en bilatéral avec les experts des formations MEDIA, lors de rendez-vous pré-établis, afin d'obtenir tous les détails quant aux cursus de formation proposés.

Prière de s'inscrire par e-mail auprès de Thierry Leclercq - MEDIA Desk Belgique - Communauté française - T.+32 2 413 22 45 - e-mail : mediadesk.belgique@cfwb.be

www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  "Les médias face au génocide rwandais", compte-rendu d'Olivier Barlet de la table ronde organisée lors du Festival de Cannes
 
Compte-rendu de la rencontre "Les médias face au génocide rwandais" organisée en mai dernier à l'occasion du Festival de Cannes, par Olivier Barlet pour www.africultures.com

Animé par Catherine Ruelle (RFI), la Semaine de la Critique a proposé un débat faisant suite à la projection du film de Jean-Christophe Klotz, Kigali, des images contre un massacre, sur la question du rôle des médias face à des événements comme le génocide. Les intervenants réunis étaient Bernard Kouchner, Catherine Monnet, grand reporter à RFI, Jean-Christophe Berjon, délégué général de la Semaine de la Critique, Serge Le Péron, cinéaste, Abderrahmane Sissako, cinéaste et Alain Wieder, Arte.




Jean-Christophe Klotz :
Le but du film était de redonner du sens aux images brutes. L'image ne fait pas sens d'elle-même : c'est le commentaire et le montage qui le font.

Bernard Kouchner :
Ce génocide que l'on dit télévisé n'a été retranscrit qu'au début. Tous les journalistes sont rapidement partis, n'est restée que la Croix rouge. L'image du massacre elle-même est très rare. Le relais de l'opinion publique est essentiel mais elle s'est détournée de ce massacre. L'explication politique qui avait été fournie des massacres précédents était politique, en tant qu'une intervention américaine, les Etats-Unis aidant l'Ouganda de Museveni. La France a tenté de s'approprier la région, elle essayait de récupérer des possessions belges (Congo) et de repousser la pénétration anglaise par l'Ouganda. Pour le président Mitterrand, c'était une histoire de serfs et de seigneurs. Il n'y pas eu complot mais appel au génocide des Tutsis en particulier par l'évêque de Kigali, par la radio milles collines. Cet appel était politiquement planifié.

Jean-Christophe Klotz :
Pour reprendre un édito de Pierre Georges dans Le Monde, il est incroyable qu'on puisse faire l'aller-retour de l'information avec les télévisions mais sans pouvoir empêcher quoi que ce soit.

Abderrahmane Sissako :
Il ne faut se tromper de débat. La question est l'existence de ce film douze ans après. Un an avant le génocide, un homme qui pleure au journal de 20 heures de France 2 et qui appelle la France à se mobiliser sans effet : la question est que ça ne change rien.

Bernard Kouchner :
Il y a souvent des appels tragiques mais cela n'empêche rien. Tchétchénie ou Darfour : il y a eu des appels.

Serge Le Péron :
Quel est le rôle des images, comment relayer l'action des gens qui s'engagent ? Une illusion serait de penser que plus il y a d'images, plus la cause pourrait l'emporter et que plus elles sont dures, plus on pourrait l'emporter. Les journalistes qui sont des démocrates et qui croient à leur métier ont tendance à penser que leurs images ont plus d'importance qu'ils ne pourraient le supposer. Mais ce n'est pas si simple. Moore n'a pas empêché Bush de gagner. Il est difficile de dire que l'image c'est la paix car le mal continue à exister même si on le montre.

Catherine Monnet :
On n'a pas de réponse à ces questions. On voudrait faire quelque chose d'utile, c'est très naïf. J'aurais voulu que mes sons et mes papiers changent les choses mais on n'est qu'un petit grain de sable au milieu du terrain. Je me demande parfois pourquoi je donne tellement de moi-même. Mais on n'a pas le droit d'avoir des amnésies volontaires. Les questions posées par le film sont essentielles. Le spectateur doit aussi se demander pourquoi les images ne le mobilisent pas davantage.

Alain Wieder :
Je crains qu'on se pose de moins en moins la question des choix. Cinéastes et journalistes ont pour métier de s'indigner. Je ne comprends pas pourquoi la communication sur ce génocide n'est pas passée. Est-ce que trop d'images tue l'émotion ? Depuis 15 ou 20 ans, la banalisation des images fait très mal. Indignation, image et envie de communiquer sont les trois choses essentielles. Le temps de la réflexion manque toujours. L'analyse et le décryptage sont de plus en plus difficiles à assumer dans l'audiovisuel. Et ensuite on dira qu'on savait mais qu'on n'a rien pu faire. Une image qui n'est pas prise en charge ne vaut rien.

Jean-Christophe Klotz :
J'ai mis 7 à 8 ans à monter ce film : il n'intéressait aucune chaîne. Dès 98 ou 99, je le proposais mais on me répondait qu'on reparlerait du Rwanda quand il y aura quelque chose de nouveau. La télévision n'était pas prête à raconter ça.

Catherine Monnet :
Nous, journalistes de terrain, nous nous battons tout le temps avec nos rédacteurs en chef pour partir et couvrir mais les contingences sont énormes.

(réagissant à une question de la salle) Jean-Christophe Klotz :
Balladur et Léotard ont eu le fair-play de répondre à mes questions : ils sont restés longtemps dans le montage mais je les ai enlevés car on entrait trop dans la polémique sur le Rwanda. L'argument principal entendu était qu'on ne savait pas : c'est faux, mais il me fallait beaucoup de temps pour le démontrer.

Bernard Kouchner :
Nous ne sommes pas tous des héros : il y a plein d'images de ce genre - la plupart du temps, ça ne change rien et parfois ça marche. L'exception c'est de s'y intéresser. La règle, c'est plutôt la passivité. Pour le Rwanda, le décryptage n'a pas eu lieu.

Abderrahmane Sissako :
A la question de savoir si Mitterrand est responsable, la réponse n'est pas claire. Le film est subtil sur le rôle des médias : il pose toutes les questions qu'on se pose. Quand l'opération Turquoise est décidée, on voit l'imprécision médiatique qui l'entoure
.
Serge Le Péron :
Il y a certainement des responsabilités politiques mais ce serait trop simple de dire que ce n'est qu'eux. Quand Godard a fait Ici et ailleurs, il se pose le même type de question que Jean-Christophe Klotz. La question est de savoir comment un appareil peut accepter de se repencher sur un événement de cet importance.

Jean-Christophe Klotz :
Je vois ces tas de cadavres et me demande à quoi ça sert de les filmer. Le système ne me permet pas de filmer ça.

Abderrahmane Sissako :
La question du temps est de comprendre pourquoi il faut tant de temps pour pouvoir en reparler.

Catherine Monnet :
Je ne comprends pas pourquoi s'arrêter de filmer. Le rôle du journaliste est de dire l'indicible. On ne tombe pas dans le voyeurisme si on y met sa sensibilité.

Jean-Christophe Berjon :
Est-ce plus facile à le faire par le cinéma de fiction que par les médias ?

Serge Le Péron :
Le documentaire c'est ce qu'on voit et la fiction c'est moi, une reconstruction de la réalité. Le cinéma a moins d'impact statistiquement parlant que la télévision mais c'est un travail.

Jean-Christophe Klotz :
Mon film est un témoignage personnel et non celui d'un journaliste.

Abderrahmane Sissako :
Si on cherche à faire changer quelque chose, je ne crois pas qu'on soit juste, c'est davantage pour apporter quelque chose. On ne changera pas les choses mais une positivité peut être apportée dans la vision.
www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  "Qui est le meilleur ami des producteurs?": atelier de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel à Cannes
 
L'Observatoire européen de l'audiovisuel vient d'enregistrer une participation record à son atelier organisé pendant le Marché du film à Cannes. Plus de 200 professionnels de l'industrie internationale du cinéma se sont rassemblés au Palais des festivals afin d'examiner la question d'actualité: « Qui est le meilleur ami des producteurs ? » L'Observatoire a pris cette question comme point de départ afin d'analyser les sources de financement possibles pour la production cinématographique et de présenter les derniers résultats de son travail aux professionnels internationaux de tous les secteurs de l'industrie du cinéma et des institutions.

Wolfgang Closs, Directeur exécutif de l'Observatoire, a ouvert l'atelier en déclarant qu'il s'agissait d'un événement clé dans l'agenda de Cannes et d'une manifestation reconnue et respectée par l'industrie internationale du cinéma. Il ajouta que cette manifestation continuerait à représenter un élément essentiel de la stratégie d'information et de marketing de l'Observatoire.

Le dernier rapport de l'Observatoire : « IRIS Spécial - Les obligations des radiodiffuseurs d'investir dans la production cinématographique » a été présenté par Susanne Nikoltchev, Responsable du Département Informations juridiques de l'Observatoire. Elle a ainsi fourni aux producteurs présents une vision d'ensemble des pays européens dans lesquels des radiodiffuseurs ont l'obligation, de par leur législation nationale, d'investir dans la production cinématographique. Elle a plus particulièrement insisté sur « l'impact stimulant de la législation européenne en matière de radiodiffusion » qui produit « un effet secondaire positif sur l'investissement des radiodiffuseurs dans la production cinématographique. »

Vint ensuite le tour d'un autre « meilleur ami » potentiel des producteurs : les distributeurs de films. Une analyse détaillée et informative du secteur européen de la distribution de films a été présentée par Susan Newman-Baudais, Analyste du Département « Informations sur les marchés et les financements » de l'Observatoire. Elle a souligné une activité d'acquisition récemment en hausse dans le secteur de la distribution - en particulier au Royaume-Uni - et estimait que ceci laissait pressentir des développements intéressants par la suite.


Les modalités les plus récentes de la distribution de film - DVD, PPV et Video on Demand - ont été explorées par André Lange, Responsable du Département « Informations sur les marchés et les financements » de l'Observatoire. M. Lange a indiqué les opportunités qu'offre la VoD aux films européens, mais il a également insisté sur le besoin de plus de transparence afin d'assurer la confiance entre les diverses branches de l'industrie, y compris les organismes publics soutenant ce secteur.

Les présentations des derniers travaux de l'Observatoire ont été suivies d'une table ronde animée par Bertrand Moullier, Consultant audiovisuel chez Narval Media. Cette table ronde permettait de réunir, en concurrence amicale pour le titre de « Meilleur ami des producteurs », Aviva Silver, Chef d'Unité du Programme MEDIA, Jan Vandierendonck, Secrétaire exécutif d'Eurimages du Conseil de l'Europe et Jean-Paul Commin, Président de la Fédération internationale de la vidéo et du Comité consultatif de l'Observatoire. Différents modèles de financement ont été analysés par les membres de la table ronde, qui fut suivie par une discussion très animée entre les participants de l'atelier.

www.obs.coe.int/about/oea/mif2006 ...
 

• >  "Esthétique et thématiques des cinémas d'Afrique", rencontre organisée par Afrique taille XL et le CEC, 20 avril 2006
 
Le vendredi 20 avril dernier se teanit à Bruxelles, dans le cadre d'Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains, une rencontre sur les esthétiques et les thématiques des cinémas d'Afrique, en collaboration avec le CEC.

Cette rencontre, animée par Jean-Pierre Jacquemin, proposait de faire le point sur les grands courants artistiques à l'oeuvre dans les cinémas africains, à travers tout d'abord l'intervention d'Olivier Barlet (Africultures), qui a permis de faire le point sur 50 ans de cinémas d'Afrique, puis avec les interventions de Ramadan Suleman et Jean-Pierre Bekolo.

Retrouvez ci-dessous la retranscription de la première partie de cette rencontre, faite par Aurore Engelen.


Compte-rendu [84 Ko]
 
 

• >  Table ronde autour des enjeux esthétiques et politiques du documentaire, Festival Doc à Tunis
 
La première édition de « Doc à Tunis » s’est tenue dans la capitale tunisienne du 5 au 9 avril. Ce nouveau festival est né, comme une évidence dans l’esprit de Syhem Belkhodja et de l’équipe dynamique et efficace qui l’entoure au sein de l’association Ness el Fen. (Voir présentation dans la lettre d’info du mois d’avril 2006)

Vendredi 9 avril, c’est un intéressant débat autour des enjeux esthétiques et politiques du documentaire qui a rassemblé dans les locaux de l’association de nombreux professionnels, journalistes, cinéastes, cinéphiles et étudiants pour une rencontre de deux heures animée par Tahar Chikhaoui. Kamel Regaya, Hichem Ben Ammar, François Niney et Anne Marie Luccini sont assis autour de lui et plusieurs cinéastes présents dans la salle prendront la parole pour cette table ronde qui a soulevé toutes les questions fondamentales liées au cinéma du réel du regard singulier à la diffusion, de l’écriture au financement sans oublier l’engagement de ces cinémas dits du réel qui font ici et là, parfois, encore peur…

Télécharger le compte-rendu de Carin Leclercq ci-dessous



Compte-rendu [39 Ko]
 
 

• >  La Journée de l'Europe à Cannes
 
"Il s'agit sans conteste d'un grand cru", a déclaré Viviane Reding, Commissaire européenne chargée de la Société de l'information et des Médias, se félicitant de la forte présence du cinéma européen cette année à Cannes.

"Entre 2001 et 2006, l'Europe a investi, par l'intermédiaire des programmes MEDIA, 513 millions € dans la circulation des films européens en dehors de leurs pays de production. Il s'agit d'une utilisation intelligente des fonds européens: non seulement nous favorisons la diversité culturelle, qui est au cœur de l'identité européenne, mais nous améliorons sensiblement la compétitivité de l'industrie audiovisuelle européenne. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que le cinéma européen puisse continuer à bénéficier du soutien résolu de l'Union européenne dans l'avenir, malgré les actuelles limitations financières du budget communautaire."

Au cours de ce 59ème Festival de Cannes, la Commission européenne se penchera sur les moyens d'améliorer la distribution et les résultats commerciaux des films européens en dehors de l'Europe. "Les cinémas d'Europe courent le monde" sera le thème de la "Journée de l'Europe", traditionnellement consacrée à l'actualité de la politique audiovisuelle européenne. Malgré de récents succès éclatants (en mars, le film français "La Marche de l'Empereur", soutenu par le programme MEDIA, a obtenu l'Oscar du meilleur film documentaire 2006), les parts de marché des films européens en dehors de l'Union européenne demeurent très faibles. Actuellement, les films européens représentent environ 12 % du marché australien, 8,3 % du marché turc, 6,7 % du marché russe, 4,6 % du marché américain et 2,3 % du marché sud-coréen. Que faire dès lors pour améliorer la compétitivité du cinéma européen ? C'est la question qu'aborderont, lors de la Journée de l'Europe à Cannes, les ministres de la culture et de l'audiovisuel des 25 États membres et Viviane Reding, membre de la Commission, Gilles Jacob, président du Festival ainsi que des professionnels du cinéma et ministres de pays tiers.

L'édition 2006 de la Journée de l'Europe verra aussi la conclusion des négociations sur le cinéma en ligne. Lors du festival 2005, Viviane Reding avait lancé un dialogue avec des dirigeants de l'industrie du cinéma et des contenus, des fournisseurs de services en ligne et des opérateurs de télécommunication qui ont depuis travaillé à une charte européenne du cinéma en ligne. Cette charte a pour objet de présenter un consensus commercial sur de bonnes pratiques visant à rendre davantage de films disponibles en ligne, selon des modèles économiques légitimes, et à coopérer à la lutte contre le piratage en ligne. Les négociations finales sur cette charte européenne du cinéma en ligne auront lieu à Cannes et seront présidées par la Commissaire.

Source: www.cfwb.be/mediadesk
 

• >  Point d'information sur le programme MEDIA 2007 à Cannes
 
A Cannes, le 23 mai de 15h30 à 17h (Espace Ambassadeurs/ Palais des Festivals), la Commission européenne donnera une conférence d’information sur le futur programme MEDIA 2007. Elle donnera les tous derniers détails concernant la procédure et le calendrier du programme ainsi que sur son budget et ses priorités.

Quelques jours auparavant, le 18 mai, le Conseil des ministres de la Culture et de l’Audiovisuel, de même que le Parlement européen, devraient s’accorder sur le budget du futur programme pour les sept prochaines années (on parle de 750 millions €) de même que sur la ventilation indicative des différentes lignes d’action (formation, développement, distribution, promotion, projets pilotes).

Tous les professionnels présents à Cannes sont les bienvenus à ce point d’information, sans enregistrement préalable.
 

• >  L'European Film Promotion présente 22 jeunes producteurs européens à l'occasion du Festival de Cannes
 
Les membres de European Film Promotion (EFP) ont fait leur choix. 22 jeunes producteurs européens aux débuts prometteurs ont été sélectionnés pour les PRODUCERS ON THE MOVE du Festival International de Cannes et seront présentés à la presse et à l’industrie du cinéma, grâce à une grande campagne de relations publiques. Cette initiative de EFP est financée par le Programme Media de l’Union Européenne.

La toute première manifestation des PRODUCERS ON THE MOVE, ayant eu lieu en l’an 2000, traitait de la créativité et de l’importance du métier des producteurs en Europe. Depuis le lancement de cette initiative, EFP a présenté plus de 100 jeunes producteurs à l’industrie et à la presse internationale et les a surtout soutenus dans leurs projets de coopérations internationales. Le soutien de EFP consiste à mettre une plate-forme de marketing et de networking à la disposition des producteurs.

La rencontre annuelle lors du «co-production-lunch» donnera la possibilité au producteurs, participant au festival, de présenter leur projets à 100 autres producteurs européens. Le "round table meeting", manifestation que EFP organise également, leur permet de présenter leurs projets à d’autres cinéastes. Ces manifestations, ainsi que d’autres réunions annuelles, leur donnent la possibilité d’approfondir leurs contacts internationaux et les coopérations qui en découlent.

Le Festival de Cannes, un des plus grands marchés du cinéma international, est un lieu idéal pour présenter les projets et les nouveaux films des jeunes producteurs européens.

Les producteurs européens issus de pays appartenant à l'OIF sont :
- Iván Angelusz (Katapult Film), Magyar Filmunió, Hongrie
- Piotr Dzieciol (Opus Film), Polish Film Institute
- Tomas Leyers (Minds Meet), Flanders Image
- Christof Neracher (Hugofilm Productions), Swiss Films
- Ieva Norviliene (Tremora), Baltic Films, Lituanie
- Panos Papahatzis (Argonauts Productions), Greek Film Centre
- Ariane Payen (LuxAnimation), Film Fund Luxembourg
- Antoine Rein (Delante Films & Karé Productions), Unifrance
- Jožko Rutar (Staragara), Slovenian Film Fund
- Karla Stojáková (Axman Production), Czech Film Center

Plus d'infos sur le site de l'EFP: www.efp-online.com
 

• >  Qui est le meilleur ami des producteurs? L'après-midi de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel à Cannes
 
L'Observatoire européen de l'audiovisuel a le plaisir de vous inviter à sa rencontre annuelle cannoise. Cet atelier est libre d'accès à toute personne accréditée au Marché du Film ou au Festival.

Le thème central portera sur les différents partenaires possibles dans le montage financier d'une production cinématographique ainsi que les modalités de leurs apports financiers.

Ordre du jour:
- OUverture: Wolfgang Closs, Directeur exécutif de l'Observatoire européen de l'audiovisuel
- LES DIFFUSEURS et leurs investissements dans la production cinématographique par Susanne Nikoltchev, Responsable du Département Informations juridiques de l'Observatoire
- LES DISTRIBUTEURS des films européens - Présentation du secteur de la distribution pour les films européens en Europe par Susan Newman-Baudais, Analyste du Département "Informations sur les Marchés et les Financements" de l'Observatoire
- LES DISTRIBUTEURS VIDEO ET LES FOURNISSEURS DE VIDEO ON DEMAND - Comment contribuent-ils au financement de la production? par André Lange, Responsable du Département "Informations sur les Marchés et les Financements" de l'Observatoire.

Ces présentations des derniers résultats du travail de l'Observatoire seront suivies d'une table ronde avec:
- Jean-Paul Commin, Président de la Fédération Internationale de la Vidéo (IVF) et Président du Comité consultatif de l'Observatoire européen de l'audiovisuel
- Aviva Silver, Chef d'Unité, Programme MEDIA
- Jan Vandierendonck, Secrétaire exécutif d'Eurimages.

www.obs.coe.int
 

• >  "Esthétiques et thématiques des cinémas africains"
 
Le vendredi 21 avril, de 14h à 17h30, Afrique taille XL organise dans le cadre de son Festival des Cinémas Africains, en partenariat avec le CEC (Coopération par l'Education à la Culture), une rencontre dédiée aux thématiques et esthétiques des cinémas africains.

Cette rencontre, animée par Jean-Pierre Jacqmain, reviendra, avec Olivier Barlet (Africultures), sur l'historique des grands courants artistiques ayant marqué les cinémas d'Afrique, puis laissera la parole à Ramadan Suleman, cinéastes sud-africain, et à Jean-Pierre Bekolo, cinéaste camerounais, qui s'exprimeront sur l'esthétiques de leurs oeuvres. Les cinéastes présents, et le public, seront ensuite invités à réagir.

Détails pratiques sur le site: www.afriquetaillexl.com
 

• >  "Goûter au réel: journée des cinémas documentaires africains"
 
A l'issue de son focus documentaire, Afrique taille XL - Festival des cinémas africains du 19 au 22 avril 2006 - organise le samedi 22 avril deux ateliers sur les enjeux du cinéma numérique et l'écriture documentaire, précédés par des projections de films.

Programme de la journée :

10h : Projection de Tankafatra de Hery Rasolo (Madagascar) et de "Gardiens de la mémoire" de Eric Kabera (Rwanda), tous deux tournés en numérique.

12h : Rencontre sur les enjeux du cinéma numérique en présence des réalisateurs.

14h : Projection de 5x5 de Moussa Touré (Sénégal) et Le Mariage d'Alex de Jean-Marie Teno (Cameroun), documentaires traitant de la question de la polygamie.

16h : Rencontre sur l'écriture documentaire en présence des réalisateurs et de nombreux invités.

Retrouvez sur le site du festival toute la programmation documentaire de "Goûter au réel": www.afriquetaillexl.com
 

• >  Enjeux et perspectives de l’audiovisuel en Afrique centrale: l’expérience congolaise
 
L'Afrika Film Festival de Leuven organise, en partenariat avec Africalia, la rencontre "Enjeux et perspectives de l'audiovisuel en Afrique centrale: l'expérience congolaise", le mercredi 19 avril de 9h30 à 17h à Bruxelles, dans le cadre du "printemps congolais".

« Le printemps congolais » a comme objectif de montrer le travail des cinéastes congolais au grand public.

Grâce au film zaïrois La Vie est Belle (1986) de Mweze Ngangura et Benoit Lamy, qui a connu un succès international, le cinéma congolais a pu être mis sur la carte du monde. Paradoxalement, ce cinéma est né de la diaspora congolaise. Au Zaïre, il n’y avait pas de place pour une production propre sous la dictature de Mobutu et sous le chaos économique de la fin des années quatre-vingt. Les salles de cinéma et les maisons de distribution, jadis si nombreuses, avaient disparu également. Les jeunes réalisateurs quittaient le pays et n’y retournaient que rarement après leurs études. Ils produisaient donc à l’étranger. Des cinéastes comme Mweze Ngangura, Monique Phoba Mbeka, Joseph Kumbela, Balufu Bakupa, Jean-Michel Kibushi, Zeka Laplaine, Djo Munga sont à la base de ce qu’on appelle aujourd’hui la production du film congolais.

Au début des années 90, les médias congolais furent libéralisés par Mobutu sous la pression de l’opposition. Des dizaines de chaînes privées de télévision ont ainsi vu le jour. Un bon nombre d’entre-elles émettaient des productions à tendance religieuse. Mais la plupart préféraient diffuser des programmes piratés, des soaps opera nigéraiens, du théâtre populaire filmé, des clips musicaux, de la publicité. Des maisons de production locales furent fondées.

Une décennie plus tard, un nouveau phénomène fit son apparition. Le manque de contrôle de l’Etat, l’apparition des caméras numériques et du montage par ordinateur ont permis aux ONG’s, aux centres culturels et aux centres audiovisuels (CEPV à Goma, 3Tamis à Bukavu et à Kalemie, La Colombe à Lumumbashi, Malemba Ma à Tshumbe, etc.…) de produire des œuvres audiovisuelles : des reportages, des programmes de sensibilisation et des films éducatifs. Un grand nombre de ces centres a été plus loin, en devenant actifs dans les médias d’éducation. Certains organiseront même des festivals de films au Kasaï, au nord et au sud Kivu, etc. Quelques centres culturels étrangers, comme ceux de France et de « Wallonie Bruxelles » (Kinshasa), ont joué un rôle non négligeable dans ce développement.

Il est important de remarquer que la jeune génération congolaise essaye de se rallier à l’expérience que les cinéastes de la diaspora ont acquise depuis une décennie.

« Le printemps congolais » a pour objectif de soutenir cette évolution en diffusant les nouvelles productions congolaises.

Voici le programme, sous réserve

9h30 Accueil des invités

10h Ouverture par ACP des débats par le Secrétariat ACP
Brèves allocutions :

Invité d’honneur : Mme Pauline Lumumba
Son excellence l’Ambassadeur de la RD Congo
Afrika Filmfestival (Guido Convents)
Africalia (Mirko Popovitch)
Frères Dardenne/ Stijn Coninckx (sous réserve)

10h30
Présentation du livre Les Congolais face au cinéma et à l’audiovisuel. Une histoire politico-culturelle du Congo des Belges jusqu’à la République Démocratique du Congo (1896-2006)

11 h Q/R : interventions des cinéastes congolais et des opérateurs culturels venus de la RD Congo

14 h Présentation du monde audiovisuel congolais actuel

15 h Débat sur les perspectives de l’audiovisuel congolais

16 h Q/R : réactions des cinéastes et producteurs de la RD Congo


www.afrikafilmfestival.be
 

• >  Synthèse des débats organisés lors des 10 ans du SPI, source: www.bellefaye.com
 
A l’occasion des 10 ans du Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI), ses adhérents, rassemblés à la Cinémathèque française, ont évoqué le financement et la diffusion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, l’intégration des nouveaux diffuseurs « internet » au financement des œuvres, et la nécessité d’assurer la diversité de l’offre dans l’exposition des œuvres.

Pour le long métrage
Les producteurs indépendants demandent que soit rétablie la capacité des producteurs délégués à investir sur les œuvres futures en réévaluant les taux de retour du soutien automatique du CNC.

De plus, un effort spécifique devra être réalisé sur les premières tranches du soutien, notamment en faveur des films de la diversité, avec pour objectif de réserver au producteur délégué 100% du soutien jusqu’à 200 000 € générés, en cohérence avec les autres propositions qui sont à l’étude.

Enfin, l’ensemble du dispositif du soutien doit être repensé pour faire face aux enjeux liés à l’évolution technologique en introduisant des critères positifs valorisant les comportements vertueux favorisant la diversité de l’exposition des œuvres cinématographiques.


Pour les programmes de télévision

Les producteurs indépendants souhaitent que soit établie une définition rénovée de l’œuvre audiovisuelle. Il est nécessaire que les contributions des diffuseurs TV comme les engagements à venir des nouveaux diffuseurs « broadband » puissent être véritablement consacrés aux œuvres de création (fiction, documentaire et animation).

L’ensemble des contributeurs à la création audiovisuelle devra rendre publics précisément ses engagements.


Pour le court métrage

Les producteurs indépendants demandent que soit donné au court métrage un cadre légal d’activité permettant de garantir l’emploi des artistes et des techniciens. A défaut, c’est le renouvellement et la diversité de l’ensemble du secteur qui seront très gravement menacés. Les contributions des diffuseurs télés et les aides publiques doivent être largement réévaluées, des dispositifs d’ordre social spécifiques doivent être décidés.

Dans moins d’un mois, au Festival de Clermont- Ferrand, le Ministre de la Culture doit annoncer un certain nombre de mesures constituant un plan d’urgence pour le court métrage. Les producteurs indépendants connaissent son attachement à ce dossier. Rendez-vous est pris.

Concernant le projet de loi sur le droit d’auteur

Les producteurs indépendants rappellent que le mythe de la licence légale fait courir un très grave péril à la création. L’effet destructeur pour l’économie de la culture est sans commune mesure avec les quelques ressources « optionnelles » que procurerait un tel dispositif.

Comme l’a souhaité le Président de la République, les producteurs indépendants demandent que reprenne rapidement le débat parlementaire. Il n’y aura pas de diffusion diversifiée de la création sur internet sans le respect des droits des créateurs et des producteurs.

Depuis 10 ans, le SPI a démontré sa légitimité dans son engagement aux côtés des entrepreneurs indépendants garants de la diversité de l’offre cinématographique et audiovisuelle. Il entend faire perdurer son action en faveur de créations toujours plus riches et toujours empruntes de passion.

Le Syndicat des Producteurs Indépendants :
Le SPI est le premier et seul syndicat réunissant l’intégralité des genres de production. Il regroupe 350 entreprises indépendantes réparties en trois collèges : télévision, long-métrage et court-métrage. Les producteurs du SPI assurent un renouvellement de la création en accompagnant sans cesse de nouveaux talents. Les producteurs adhérents du SPI représentent en France le tiers de la production cinématographique, plus de 40% des programmes audiovisuels et plus de 90 % des courts-métrages.

http://www.bellefaye.com/Fr/actualite/li ...
 

• >  16e Rencontre sur le droit d’auteur de l’audiovisuel du Sud, Festival international du film d’Amiens, 18 novembre 2005
 
Le Festival international du film d’Amiens organisait pour la 16e année consécutive des rencontres consacrées au droit d’auteur de l’audiovisuel du Sud. Comme chaque année les réflexions sur les financements et l’économie des cinémas du Sud étaient également au centre de cette rencontre.

Cette 16e Rencontre associait deux phénomènes importants bien qu’en apparence situés aux antipodes l’un de l’autre. Le développement depuis quelques années d’une production de longs métrages fiction tournés en vidéo numérique, au Burkina Faso d’une part, la naissance d’un mouvement anti-piraterie, ici et là, sur le continent africain d’autre part.

Le Festival international du film d’Amiens proposait donc, d’une part d’aller à la rencontre de cette nouvelle forme de production, à partir de l’exemple du Burkina Faso en donnant la parole à Boubakar Diallo, producteur et réalisateur de quatre longs métrages tournés en numérique ainsi qu’à Apolline Traoré, réalisatrice et co-productrice d’un long métrage également tourné en vidéo numérique. Il est évident qu’à partir de l’expérience relatée par ces réalisateurs producteurs et de l’étude de l’impact public de leur film, était induite la question de la préservation de leurs droits d’auteur. En un second temps donc était abordée la problématique de l’action contre la piraterie. Valérie Lépine-Karnik, qui assure le Secrétariat général de la FIAPF (Fédération internationale des associations de producteurs de films) a rapellé, du point de vue des principes généraux du droit, à quel point la piraterie porte atteinte au droit d’auteur, au Sud comme au Nord. Clément Tapsoba et Ardiouma Soma, représentant le Secrétariat général du Fespaco, ont également contribué à une meilleure connaissance de la situation dans leur pays.

Un compte-rendu, co-rédigé par Aurore Engelen et Christine Thuillier est téléchargeable ci-dessous.

A noter également que quelques clichés réalisés par Antoine Doyen (www.antoinedoyen.net) sont disponibles dans l'album photo de ce site.



Compte-rendu [148 Ko]
 
 

• >  "Cinéma et télévision: quel enjeu de production?", Tanger
 
Source: Le Matin, 17/12/05

Le temps où l'on considérait la télévision comme principal concurrent du cinéma est désormais révolu. Avec le fulgurant développement du secteur de l'audiovisuel, la télévision est en passe de devenir le meilleur allié pour la production cinématographique, ont convenu, samedi à Tanger, plusieurs professionnels du 7e art.

Réunis autour d'une conférence sur «Cinéma et télévision, quel enjeux de production?», organisée en marge de la 8e édition du festival national du film (FNF) à Tanger, les cinéastes affirment qu'une telle alliance est d'une grande importance pour la pérennité des productions cinématographiques nationales et un positionnement stratégique pour faire face à l'hégémonie du cinéma commercial de la gigantesque industrie hollywoodienne.

M. Jacques le Glou, du syndicat des producteurs indépendants en France, présente, à cet effet, l'exemple de l'heureuse alliance entre télévision et cinéma dans l'hexagone.

M. Le Glou, qui est également producteur et distributeur, a passé en revue le développement du cinéma français qui a pu reprendre sa dynamique avec les productions financées par la chaîne «Canal+». Une dynamique qui avait subi auparavant de plein fouet la rude concurrence de la redoutable industrie cinématographique américaine.

Une hégémonie qui se traduit actuellement par le fait que les films US s'accaparent 70 % des recettes des salles obscures en France, déplore-t-il.
Toutefois, l'alliance entre télévision et cinéma français n'a pas manqué d'imposer à ce dernier de nouvelles orientations.

En effet, les productions ont été assujetties à la dictature de l'audimat et doivent répondre aux critères d'un cinéma résolument commercial. Ce qui a pour effet la régression des dimensions artistiques et culturelles dans les productions actuelles, regrette M. le Glou.

Du côté du cinéma marocain, l'orientation vers une telle stratégie se confirme. La prochaine entrée en vigueur des cahiers de charges où les deux chaînes de télévision nationales s'engagent à assurer la production de 30 films chaque année, atteste de la volonté de réglementer cette coopération entre télévision et cinéma.

Le directeur du Centre cinématographique Marocain (CCM), Nour-Eddine Saïl, a assuré que les cahiers des charges élaborés par la haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) apportent une vision claire à cette coopération et l'entourent des conditions nécessaires pour sa pérennité.

Et de préciser qu'aux termes de ces deux cahiers des charges, la société nationale de la radio télévision (SNRT) et la deuxième chaîne de télévision 2M s'engagent à produire respectivement 20 et 10 longs-métrages chaque année.
Outre le soutien à la production nationale, le CCM s'assigne également pour mission d'apporter son appui à la production cinématographique dans les pays de l'Afrique subsaharienne. Sur les 20 films produits par les pays de cette région en 2005, le CCM a apporté son concours à la production de quatre longs-métrages, a-t-il précisé.

Le président de la chambre marocaine de producteurs de films, Samir Fassi Fihri, a relevé, pour sa part, que la coopération entre la télévision et les professionnels du cinéma ne date pas d'hier. La première coproduction a été réalisée avec la RTM en 1983. La deuxième chaîne 2M est venu relancer cette coopération depuis 1997, date où la chaîne avait conclu son premier contrat avec un producteur marocain, a-t-il rappelé.

Cette coopération avec la deuxième chaîne a pris sa vitesse de croisière à partir de 2000, avec la réalisation de plusieurs longs-métrages venus enrichir la production cinématographique nationale.

Tout en reconnaissant l'importance de cette alliance, M. Fassi Firhri a relevé toutefois certaines contraintes qui entravent la concrétisation d'une coopération bénéfique pour les deux parties. Les délais pour la diffusion des films coproduits sur les ondes satellites réduit considérablement les opportunités pour les producteurs de commercialiser leurs films à l'étranger, a-t-il estimé.

Sur ce même grief, le président du groupement des auteurs, réalisateurs et producteurs, Latif Lahlou, a proposé que les deux chaînes procèdent à la création de sociétés en charge de la production cinématographique. Il a précisé, à cet égard, que les contrats de production conclus entre les deux parties devront se limiter à l'acquisition des droits de diffusion sur les ondes hertziennes uniquement.

La conférence, qui s'est déroulée en présence de nombreux cinéphiles et professionnels du 7e art marocains et étrangers, a été la dernière manifestation inscrite au programme de la 8e édition du FNF.

www.lematin.ma/mailing/article.as ...
 

• >  Etat des lieux de l'audiovisuel du Sud, Festival du Film d'Amiens, 18 novembre 2005
 
Rendez-vous important des professionnels du cinéma du Nord et du Sud, le Festival d'Amiens permet de faire chaque année, à l'occasion d'une journée de colloque, le point sur les aspects juridiques, économiques et sociaux d'un travail en commun: contrats, droit des comédiens, divers financements, ...

Un grand nombre de cinéastes africains ont pu ainsi échanger des informations avec les professionnels européens et témoigner de leur travail.

la rencontre aura lieu à Amiens le vendredi 18 novembre 2005.

Plus d'informations: www.filmfestamiens.org
 

• >  Les Rencontres de coproduction francophone, Paris, du 23 au 25 novembre 2005
 
Les Rencontres de coproduction francophone accueillent 31 producteurs à Paris du 23 au 25 novembre 2005.

Mme Joëlle Levie, directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle de la SODEC, la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, et M. Danny Chalifour, directeur opérations et développement à l’international de Téléfilm Canada, se réjouissent d’annoncer que 31 producteurs, issus du Québec, de la Colombie-Britannique, de la France, de la Belgique, du Luxembourg et de la Suisse, participeront aux deuxièmes Rencontres de coproduction francophone, qui se dérouleront à Paris les 23, 24 et 25 novembre, dans le cadre de Cinéma du Québec.

Organisées conjointement pour la première fois par SODEC Québec et Téléfilm Canada, les deuxièmes Rencontres de coproduction francophone visent à stimuler la coproduction de longs métrages en français et à favoriser le développement de partenariats entre les producteurs de la Francophonie. L’événement s’adresse à des professionnels qui ont déjà produit au moins un long métrage et qui souhaitent coproduire des projets en français.

Le programme des rencontres approfondira les questions relatives aux mécanismes et aux sources de financement disponibles dans les pays francophones et propose d’identifier, sous un angle comparatif, les opportunités et difficultés liées spécifiquement à l’exportation, à la distribution et à la diffusion de films en langue française.

Durant l’événement, seront organisés des panels et analyses de cas pratiques en présence d’intervenants clés de l’industrie – télédiffuseurs, distributeurs, exportateurs et investisseurs publics et privés. Des études de cas récents de coproduction tels Comme tout le monde de Pierre-Paul Renders (coproduit notamment par Diana Elbaum [Entre chiens et loup] et Martin Paul-Hus [Amérique Films]) et Congorama de Philippe Falardeau [coproduit entre autres par Luc Déry [micro_scope] et Joseph Roushop [Tarantula Films]) seront présentées en présence des coproducteurs. Une place importante sera bien entendu consacrée aux rencontres individuelles entre les producteurs sur des projets en développement.

Les partenaires des Rencontres de coproduction francophone
Les Rencontres de coproduction francophone sont organisées conjointement par la SODEC Québec et Téléfilm Canada, en collaboration avec ACE-Ateliers du Cinéma Européen, le Centre National de la Cinématographie (CNC), le Centre du cinéma et de l’audiovisuel – Communauté Française de Belgique, Wallonie Bruxelles Images, la Société Radio Canada et Swiss Film. L’événement est organisé par Vision-in-Motion.

Liste des producteurs sélectionnés

Québec
GPA Films — Marcel Giroux
EGM Productions — Brigitte Germain
Forum Films — Richard Lalonde
Productions Thalie — Yves Fortin
ACPAV — Marc Daigle
Baliverna Films — Louise Sabourin et Michel Jetté
Les Films de L'îsle — Ian Boyd
Cirrus Productions — Pierre Even
Les productions Jeux d'ombre inc. — Andrew Noble et Anne-Marie Gelinas
Productions La Fête — Chantal Lafleur
Les productions Equinoxe — Lyse Lafontaine

Colombie Britannique
Firelight CineMa - Yves J.Ma

Belgique
Banana Films/LibrisFilms — Jean-Luc Van Damme / Véronique Rofé
Dolce Vita Films — Manuel Poutte et Boris Van Gils
Sol Ange Films — Alexander Wawrzyk

France
Agat Films & Cie — Ex Nihilo - Dominique Barneaud
Alhambra Films — Nadia Hasnaoui
Alterego Productions — Eric Porcher
Cipango - Edouard de Vésinne et Thomas Anargyros
Elzevir Films — Denis Carot et Marie Masmonteil
K'ien Productions — David Kodsi
Les Films Pelléas — David Thion
Local Films - Marie Agnely et Nicolas Breviere
Magouric Productions — Laurent Benegui et Jean-Yves Bloch
Rezo Productions / Alta Loma Films — Jean-Michel Rey / Didier Boujad
Sombrero Productions — Alain Benguigui et Thomas Verhaeghe
TS Production — Gilles Sacuto

Luxembourg
Samsa Films — Claude Waringo

Suisse
Thelma Film — Pierre-Alain Meier
Bohemian Films — André Martin
Navarro Films — Xavier Ruiz

www.sodec.gouv.qc.ca
www.telefilm.gc.ca
 

• >  "Table ronde: le cinéma marocain aujourd'hui", Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, 6 novembre 2005
 
Le 6 novembre dernier se tenait à Bruxelles par le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles une table ronde sur le cinéma marocain d'aujourd'hui, à l'occasion du focus Maroc organisé par le Festival.

Cette rencontre, présidée par Nour-Eddine Saïl, était l'occasion de réunir les invités marocains du festival, ainsi que de nombreux professionnels belges. Revenant sur les faits marquants du cinéma marocain contemporain, partagé entre ses talents et ses carences, notamment en infrastructures et en ressources humaines, Nour-Eddine Saïl et les intervenants ont livré une image réaliste du paysage cinématographique marocain, toute langue de bois au vestiaire.

Les notes recueillies par Aurore Engelen lors de cette rencontre sont téléchargeables ci-dessous.

Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: www.centremultimedia.org


Compte-rendu [50 Ko]
 
 

• >  Marrakech / New York Filmmaker Exchange
 
La Fondation du Festival International du Film de Marrakech présente en partenariat avec Tribeca Film Institut le Programme Marrakech / New York Filmmaker Exchange qui a pour but de promouvoir l'échange culturel à travers le cinéma. Un concours a été lancé en faveur de jeunes cinéastes marocains et new yorkais. Après un processus de sélection rigoureux, huit cinéastes marocains retenus participeront au Master Classes qui aura lieu à Marrakech du 7 au 19 novembre et qui sera animé par d'émminets professionnels du cinéma mondial en l'occurence Martin Scorsese et Abbas Kiarostami.

Les jeunes cinéastes marocains bénificiaires du work shop sont :
Bouchra Ijork, Karima Zoubir, Layla Triqui, Maria Karim, Salima Benmoumen, Mohamed Achaour, Nour-Eddine Tilsaghani, Youssef Berrada

www.festivalmarrakech.com/index.p ...
 

• >  Rencontres Cinématograhiques de Beaune: Communiqué final
 
Convention sur la protection de la diversité culturelle des contenus culturels et des expressions artistiques

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune se félicitent de l'adoption de la Convention sur la protection e t la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Rappelant que la Convention confère aux Etats signataires le droit souverain de promouvoir et de protéger la diversité culturelle, ils estiment qu'elle constitue une première étape visant à éviter que les accords commerciaux et d'investissement puissent continuer à réduire la capacité des Etats à mener des politiques publiques en faveur de la culture.

Ils demandent aux Etats, et notamment aux Etats de l'Union Européenne, de prévoir une ratification rapide de la Convention, condition expresse de son adoption et de sa mise en œuvre.

Ils demandent à l'Union Européenne de prendre l'initiative rapidement, sur la base de la Convention, d'un plan d'action visant à promouvoir la diversité culturelle au niveau mondial.

Directive Télévision Sans Frontières

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune appuient la Commission Européenne,
- dans sa volonté de réviser la directive Télévision sans Frontières, dès lors que cette révision vise à étendre aux services en ligne (vidéo à la demande) des objectifs de promotion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes.
- dans sa volonté d'accroître les ressources des diffuseurs, dans la mesure où le respect de l'intégrité des œuvres n'est pas remis en cause et que ces ressources supplémentaires sont affectées à la création.

Ils rappellent que les services en ligne, qui proposent au public des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, constituent des biens publics au même titre que les services de radiodiffusion et doivent, comme l'a affirmé la Commissaire Européenne Viviane Reding, être assujettis à ce titre à des objectifs de politique publique en matière de diversité culturelle.

Ils s'associent à l'appel des cinéastes européens et à la position prise par l'ensemble des acteurs de la filière cinématographique - dans le cadre des discussions intervenues à Bruxelles et à Liverpool - visant à ce que :
une contribution à la production des contenus européens soit demandée aux fournisseurs et éditeurs de service en ligne,
- Les catalogues de films disponibles en ligne comportent une proportion minimale de contenu audiovisuel européen,
- Les œuvres européennes en ligne soient valorisées, notamment par le biais des guides électroniques de programmes. Ces dispositions doivent être introduites dans le corps de la future directive.

Les dispositions de l'actuelle directive exigeant qu'une proportion majoritaire du temps de transmission soit réservée aux œuvres européennes doivent être maintenues, plusieurs Etats membres instaurant des obligations plus strictes sur ce point.

Projet de directive sur les services dans le marché intérieur

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune rappellent leur forte opposition à l'inclusion des services audiovisuels et des sociétés de gestion collective dans une dimension générale sur les services et appellent le Parlement Européen et le Conseil à exclure expressément les services audiovisuels de cette directive.

Programme Média 2007 - 2013

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune expriment à la fois leur satisfaction pour la présentation d'un programme Media 2007-2013 doté d'un budget plus ambitieux que par le passé (1 milliard d'euros) et leur inquiétude quant à son financement.

Transparence de l'édition vidéographique

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune souhaitent que la concertation organisée par le CNC sur la transparence de l'édition vidéographique et la juste rémunération des auteurs et des producteurs aboutisse enfin à des décisions permettant la mise en œuvre des conclusions du rapport Fries.

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune appellent les cinéastes des 25 pays membres de l'Union Européenne à se mobiliser auprès de leurs gouvernements et de la Commission Européenne afin que les nouveaux services soient couverts par la directive Télévision sans Frontières.

Beaune, le 23 octobre 2005

www.larp.fr/article.php3?id_artic ...
 

• >  "Ecrire l'image avec Mostefa Djadjam": atelier de l'ASA, FIFF 2005
 
Le troisième atelier « Ecrire l’image » organisé au cœur du 20ème Festival de Namur (FIFF) a réuni ce 26 septembre les membres de l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel (ASA) qui se sont livrés à l’analyse comparative du film Frontières (2001) et de son scénario, en compagnie du réalisateur algérien Mostéfa Djadjam et de sa co-scénariste Agnès de Sacy. Le film avait entre autres obtenu le prix du Jury Junior à Namur l’année de sa sortie, et le Python royal (grand prix long métrage) du Festival Quintessence à Ouidah (Bénin) en janvier 2005.

Téléchargeable ci-dessous le compte-rendu de François-Xavier Dubuisson pour www.cinemasfrancophones.org


Compte-rendu [28 Ko]
 
 

• >  "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?", FIFF , 25 septembre 2005
 
Le 25 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une atelier organisé par l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel belge sur le thème: "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?"

Cet atelier réunissait des professionnels tels que Luc Jabon, Nancy Huston, Christine Delmotte, Isabelle Fauvel, Marcel Beaulieu, Yves Angelo, Jean-Luc Vandamme et Guillaume Laurant.
Les dénats ont permis de faire le point sur cette forme d'écriture bien particulière qu'est l'adaptation littéraire, et sur les problèmes artistiques et logistiques qu'elle soulève.

Quelques notes recueillies pâr Aurore Engelen pour www.cinemasfrancophones.org sont téléchargeables ci-dessous:


Notes sur la rencontre "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?" [43 Ko]
 
 

• >  "La Diversité culturelle et l'avenir de la création", FIFF 2005, notes d'Olivier Barlet pour www.africultures.com
 
Le 29 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une rencontre intitulée: "La Diversité culturelle et l'avenir de la création".

Cette rencontre réunissait divers représentants des Coalitions nationales francophones pour la diversité culturelle (communauté française de Belgique, Maroc, Burkina Faso, etc.)

Cette rencontre se tenait en amont de la présentation devant l'assemblé générale de l'Unesco de la convention sur la diversité culturelle les 20 et 21 octobre 2005. L'objectif, outre le fait de réunir de nombreux représentants de divers pays francophones dans le but de souligner encore une fois la mobilisation générale, était d'aboutir à la signature de la déclaration de Namur (voir dans la rubrique "A la une").

Voici les notes prises par Olivier Barlet pour www.aficultures.com

Introduction : la diversité culturelle – historique et enjeux
Henry Ingberg, secrétaire général de la Communauté française de Belgique
Je ne vais pas ré-expliquer quel est l'enjeu de la convention sur la diversité culturelle mais insister sur l'importance de ce moment dans le calendrier : l'Unesco, avec l'opposition des Etats-Unis et l'abstention de la Jamaïque et de l'Australie, vient de transmettre la convention aux Nations Unies. La mobilisation des professionnels, de la politique et du public doit être maintenue car rien n'est encore gagné malgré cette unanimité. Nous sommes sans cesse interrogés par des instances économiques remettant en question les aides publiques à la Culture. Il nous faut revendiquer un espace de légitimité totale dans ce domaine. Le monde politique a réagi très vite, plus rapidement que la société civile, contrairement à l'habitude. Les coalitions pour la diversité culturelle sont passées d'un combat défensif au départ à un combat offensif pour que nos sociétés s'affirment et se développent de façon solidaire, avec une ouverture sur le reste du monde. La Culture y a gagné une dimension supplémentaire essentielle. Même si les pronostics sont bons, la mobilisation doit se maintenir aussi après le vote, avec les ratifications, et la prise en charge des politiques culturelles par les responsables politiques.

Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse de la Communauté française de Belgique.
Si hier il était interdit d'interdire, j'espère qu'il sera demain permis de permettre ! Oui, les Etats ont le droit d'adopter des politiques culturelles. Le texte de la convention est un bon texte de compromis, comme le souligne la déclaration de Namur entre les pays développés et en développement, mais aussi entre les pays favorables au libre-échange et ceux qui interviennent dans le domaine de la Culture. Elle préserve le droit souverain des Etats pour mener des politiques culturelles. Permettre de permettre, c'est pouvoir intervenir financièrement et soumettre à des règles un secteur soumis aux lois du marché. Les quotas sur les chaînes européennes n'ont pas réduit la part du cinéma hollywoodien. C'est soutenir des cultures dans leur diversité, c'est faire en sorte que les productions du Sud accèdent aux écrans du Nord, c'est permettre des œuvres différentes que ce que peut produire le marché.

Jean-Claude Crépeau, directeur du cinéma et médias de l'Agence internationale de la Francophonie
Ce colloque est emblématique, au sein d'un festival qui se veut une vitrine de la diversité culturelle francophone. Cette manifestation n'est possible que grâce au soutien de nombreuses institutions. Le fait que ces institutions soient là à titre de soutien montre qu'elles sont aussi des acteurs de ce combat pour la diversité culturelle et que la mobilisation est l'affaire de tous. Il nous faut marquer l'attachement collectif de la Francophonie à la diversité culturelle à travers son pluralisme. Le fait que la convention existe est déjà un succès, avant même d'être adoptée. Il faudra poursuivre la mobilisation. L'adoption d'un traité international est importante car il constate juridiquement un fait, un statut de la diversité culturelle, marquant les droits et les devoirs de chacun. Tous les pays francophones rassemblés dans la Francophonie devront ratifier ce traité et mettre leurs législations nationales en harmonie avec la convention. Ces gestes politiques sont nécessaires mais insuffisants pour garantir la capacité de chaque culture à s'exprimer mais aussi la diffusion au niveau mondial des cultures de chaque peuple. Tous les pays ne partent pas sur la même ligne. C'est pourquoi nous avons le devoir d'agir pour que ces handicaps soient rapidement effacés. En tant qu'organisation de coopération, la Francophonie a dès son origine marqué sa disponibilité pour établir la logique du dialogue des cultures et de la libre circulation des œuvres et des artistes dans une perspective de développement durable. En mai 2003, devant une conférence des ambassadeurs à l'Unesco, le président Abdou Diouf disait qu'on entend affirmer que la diversité culturelle ne concernerait que les pays développés, les pays du Sud ayant d'autres priorités. Cela voudrait dire que la culture ne serait pas essentielle au développement. Une communauté comme la nôtre qui comporte 53 pays sur tous les continents, unis par une langue commune mais riche d'une multitude d'expressions linguistiques, est essentielle pour traiter des devoirs fondamentaux pour mener la diversité linguistique et culturelle. Il s'agit d'accompagner les pays francophones en développement dans la mise en place de politiques publiques favorisant la diversité culturelle. Il s'agit aussi de soutenir la production et la diffusion des œuvres. Il s'agit enfin de contribuer au développement à l'industrie culturelle dans les pays francophones en développement.

Luc Jabon, scénariste, réalisateur, président de la SACD Belgique et représentant de la Coalition belge francophone pour la diversité culturelle.
Même si les nouvelles sont bonnes, il ne faut pas de réjouir trop vite. Restent la question des ratifications rapides par les différents Etats, celle des accords bilatéraux avec les Etats-Unis qui contrecarrent les efforts entrepris, les déclarations interprétatives des articles de la convention, la question de savoir comment l'OMC interprète la définition de la Culture (le textile, le vin, le fromage en font-ils partie ?). La diversité culturelle reste un combat de tous les instants. Elle n'est pas à la carte : elle doit être entière et globale. Tous les secteurs de la création doivent en profiter de façon égale. La mobilisation n'est jamais acquise alors même que nombre de gens croient que la diversité culturelle paraît comme une évidence qui ne nécessite pas de défense. Elle ne sera jamais une évidence. Pour les Etats, il faut subsidier sans inféoder. La question des quotas n'est pas simple. Les auteurs ont la responsabilité de déterminer des choix de diversité. Les frères Dardenne pourraient sans doute se passer d'une aide publique, mais sans doute au prix de la perte de leur identité. Les aides publiques permettent aussi la coproduction : cette interaction privé-public est fondamentale. La commission européenne, poussée par les experts de la concurrence, lance une procédure de vigilance sur le soutien français… L'ensemble du régime de soutien peut être mis en péril en Belgique aussi. La diversité culturelle n'a de sens que si elle s'exerce aussi dans l'éducation et la formation. C'est un enjeu de civilisation, comme le signale Jean-Claude Batz.

Témoignage de professionnels
Carole Laure (Québec) : nous sommes une banlieue américaine, cela nous a condamnés à être originaux ! Si le gouvernement n'avait pas aidé la culture, on serait assimilés depuis longtemps. L'aspect promotion de la culture est essentiel. Le territoire canadien est un territoire américain : il nous faut être vigilant en permanence.

Nabil Ayouch (Maroc) : la diversité culturelle est un vieux combat, inventée par les fondateurs de l'Europe. Il ne faut pas diaboliser ou stigmatiser la toute-puissance américaine mais le fait est que l'expansionnisme américain se développe sur tous les plans. L'entertainment est la principale source d'exportation américaine, d'où ce besoin d'édicter leur règle de diversité culturelle. Ils disent qu'ils sont pour, en voulant encourager les échanges et que nous serions protectionnistes et donc contre ! Il est ainsi facile de pervertir notre revendication au sein même de nos opinions publiques. La diversité culturelle, c'est l'acceptation de l'autre face à l'uniformisation. Dans cette course au bilatéralisme comme avec la Maroc, l'Afrique du Sud, la Jordanie, le Mexique, c'est du David contre Goliath. Il faut mobiliser les opinions. Les industries culturelles ne peuvent être mises sur le même pied que les biens et les services. Si la coalition pour la diversité culturelle n'a pas eu gain de cause au niveau des quotas, nous avons gagné au niveau des subventions qui ont pu être préservées. La loi sur la libéralisation de l'audiovisuel a prévu une clause de majorité à 51 % de capitaux marocains pour les opérateurs pour être aidés. La ratification dans chacun des Etats sera le combat suivant, et l'application des textes !

Rasmane Ouedraogo (Burkina Faso, coalition burkinabée et délégué des coalitions africaines) : la convention est une réponse des préoccupations des pays en développement. Depuis des siècles, l'Afrique subit le viol de son espace culturel, avec aujourd'hui un formatage aux goûts du marché. Les génériques des films remercient les institutions, les Etats etc. C'est dans le cadre de conventions signées et de politiques que nous avons la chance de faire nos films ! Sinon, il n'y aurait pas d'œuvres ni de créateurs. D'autres étapes jalonnent notre route : la ratification et la mise en application. Les Etats-Unis exerceront des pressions inimaginables sur des pays fragilisés par leurs problèmes multiples. J'ai peur que la prochaine étape d'accords bilatéraux soit mon propre pays ! Que peut faire le Burkina Faso seul face aux Etats-Unis, alors que nous avons des problèmes de crickets, de famine etc. La tentation est forte de céder à l'offre ! La stratégie est de faire traîner en longueur les débats jusqu'à ce qu'on ne signe pas la convention avant que les accords de l'OMC soient ratifiés en 2007.

Moussa Touré (Sénégal) : Je suis déjà divers moi-même. L'Afrique est totalement diverse. Nous sommes nés dans la diversité à travers notre voisinage. Mon expérience cinématographique est diverse. Le problème aujourd'hui est de se mettre vraiment ensemble.
Bassek ba Khobio (Cameroun) : Je vis au Cameroun même si je suis tout le temps en Europe ! Certains groupes ont des préoccupations particulières. Il y a des sous-causes à notre cause commune. Lorsque j'ai fait Sango Malo, j'ai pu le distribuer en France. Le deuxième aussi et le troisième cela devient très difficile, comme pour mes camarades. Des films faits dans nos langues pouvaient être intégrés dans les quotas de langue française mais comme il n'y avait pas des lois, cela pose maintenant de gros problèmes. Les productions africaines ont besoin d'être prises en compte de façon particulière. Les Américains signent avec les pays du Golfe de Guinée à cause du pétrole. Nous avons de moins en moins accès à des possibilités de financement au Nord, de faire circuler nos œuvres de l'exception africaine. Je voudrais que l'Afrique ne soit pas encore celle qui apporte de l'eau mais qui est laissée sur le bord du chemin.

Thierry Michel (Belgique), qui démarre par un extrait de l'Aventure ambiguë de Cheick Hamidou Kane : "Le désordre s'organise". En tant que cinéaste du réel, témoin privilégié du monde, nous devons montrer la souffrance collective et montrer que chaque groupe à une mission, mais aussi ce qui nous relie les uns aux autres. Il nous faut retrouver la mémoire, universaliser les crises. Une nouvelle guerre froide, larvée et sournoise, s'est imposée sur le front de la culture et des religions. Les distributeurs américains offrent gratuitement des films et séries télévisées en échange d'espaces publicitaire. Dans le catalogue du MIP de Cannes, les marchands d'images sont présents avec 33 sociétés. Un rapide calcul donne un peu plus de 1500 vendeurs et producteurs venus des Etats-Unis. 246 sociétés représentent la France. Trois pays d'Afrique noire subsaharienne sont représentés, dont un seul pays vendeur : l'Afrique du Sud. Les deux autres n'ont même pas de stand. Le Titanic comme modèle et pensée unique, on aurait parlé à une certaine époque d'impérialisme. Le cinéma iranien est prospère grâce à une véritable politique volontariste de production et de protectionnisme. Il est urgent de nous mobiliser contre tout ce qui mutile le regard. L'heure est à la résistance, car chacun expérimente cette déchirure intérieure. Il y a le monde à construire et le monde tel qu'il est devenu. Il s'agit de résister à la marchandisation du monde et de combattre l'expansion du stéréotype comme référence culturelle. Il nous faudra aussi refuser de servir les bureaucraties puissantes et les employeurs généreux.

Lionel Baier (Suisse) : mon dernier film sort aux Etats-Unis où on m'a demandé pourquoi mon film était tourné en français ? Ce qui était pour moi naturel était considéré comme bizarre, invendable. Nous discutons de l'exception culturelle non contre le monde anglo-saxon mais pour la richesse culturelle du monde. Comme les Québecois et les Belges, en tant que Suisses, nous avons une grande habitude de la minorité : c'est une force dont il faudra savoir jouer. La culturelle dominante n'existe que parce qu'il y a contre-culture. Le français en a toujours la langue. Ce qui nous réunit, c'est notre façon de penser et de vivre.

Constantin Costa-Gavras (France) : ce serait plus juste de dire qu'on défend l'identité culturelle. Un cinéma ne peut pas exister sans l'aide de l'Etat, sans les salles, sans la production etc. La France fait entre 120 et 180 films par an, et s'affirme comme un cas. Un fonds doit pouvoir aider tous à faire leurs films : un peuple doit avoir ses images. Cela permet d'avoir un miroir chez soi, sinon on se regarde dans le miroir des autres.
Henry Ingberg : il peut y avoir consensus pour les interventions classiques mais pour les nouveaux développements (numérique, internet, nouveaux outils de création), une forte bataille se joue pour considérer qu'ils relèvent uniquement de la dimension commerciale et n'ont rien à voir avec la culture. Ce terrain ne saurait être abandonné ! Dans le cadre international, l'élan en faveur de la Culture est extraordinaire mais il s'inscrit aussi dans le débat politique autour de la démocratie. La convention implique les acteurs de la société civile, et c'est sa force : c'est un débat politique au sens fort du terme.

Débat réunissant politiques et professionnels
François Nizery, conseiller culturel à l'Office de coopération EuropeAid, programme d'appui au cinéma ACP – Commission européenne.
La convention sera le cadre juridique international nécessaire pour faire de la Culture un moteur essentiel du développement. Cela suppose de l'argent. La convention de l'Unesco prévoit un fonds mais son utilisation n'est pas encore claire. Le cadre fondamental de cette politique favorable au développement est d'abord l'échange : la diversité est un concept statique, c'est ce qu'il faut en faire qui est dynamique. Diversité, développement, dialogue : j'ai proposé qu'on ajoute le désir. Il n'y a pas de diversité sans désir de dialogue. C'est la possibilité de se nourrir de l'autre. La création doit être soutenue, sans frontières entre les expressions culturelles. L'appropriation par les populations locales de leur patrimoine est également essentielle. Le regard critique demande une formation. La Culture doit être considérée comme une dimension transversale. Le dialogue Sud-Sud est à promouvoir.

Debora Abramowicz, directrice des Relations extérieures et des Affaires internationales de la SACD, coordinatrice des activités de la Coalition française pour la diversité culturelle
Les coalitions pour la diversité culturelle qui sont au nombre de 30 rassemblent l'ensemble du monde de la création, toutes les professions. L'élan collectif est réel. La convention reconnaît la légitimité pour les Etats d'adopter des politiques culturelles. À l'Unesco, les 25 pays de l'Union parlent d'une seule voix. Elle reconnaît aussi la spécificité des biens culturels, d'où leur soustraction aux accords commerciaux. Le fonds pour la diversité culturelle devrait avoir des contributions obligatoires mais certains Etats ont fait opposition : ce sera des contributions volontaires des pays les plus riches. Jean-Jacques Aillagon, alors de la ministre de la Culture, avait décrit le mouvement des coalitions comme de la "diplomatie civile". Le 10 octobre à Paris, des artistes viendront à 15 h au théâtre de l'œuvre s'exprimer sur ce thème.

Jean-Claude Batz, co-fondateur de l'INSAS, producteur et écrivain
Dans le domaine de l'audiovisuel, la domination américaine monopolise de 40 à 90 % selon les médias et les pays des auditeurs européens. Lorsque la Commission européenne inscrit au fronton de l'Union le principe de la diversité culturelle, je ne peux m'empêcher de sentir la farce. Lors du premier colloque européen en 1968, les films américains représentaient 30 à 35 % du marché. Le grand marché devait résoudre les choses mais la part américaine a doublé : le marché n'arrange rien du tout ! Au niveau partnership, la part des productions européennes n'atteint pas 2 % aux Etats-Unis. Le programme média ne représente que un pour mille du budget de la Communauté européenne. Comment se départir du sentiment que nous sommes gouvernés par des Philistins. N'y a-t-il pas un peu de notre fait ? La légitimité de la culture est alimentée par le droit à la création. Les auteurs sont toujours à l'avant-garde du combat. Il faudrait recibler les motivations. L'enjeu de la diversité culturelle est de civilisation. Les 500 ou 600 millions d'Européens sont confrontés à leur poste de télévision. Le spectateur va trois heures par an au cinéma mais passe trois heures par jour devant son écran, à regarder du tout-venant. Les trois heures devant l'écran sont trois heures de temps soustrait à la promenade, au rêve, au repas avec des amis, à la partie de boules etc. Le temps de la convivialité est désormais virtuel, dominé par l'imagerie américaine. On n’a pas fini de faire le bilan de cette transformation. Le tout-venant, ce sont des œuvres où passent toutes les thématiques fondamentales : l'amour, le pouvoir, les rapports entres les hommes, à l'autorité, à la religion, à la fête, à la solidarité, au deuil etc., représentant les croyances archétypiques d'une civilisation. Cette invasion d'images par des voies subliminales qui se prolonge jour après jour, génération après génération, doit déclencher des processus de rupture avec les mémoires originelles et les racines, jusqu'à des phénomènes d'érosion de la civilisation. C'est un mouvement irrésistible. Nous savons avec Valéry que les civilisations sont mortelles. J'ai le sentiment d'un oubli par substitution de culture. Il faudrait présenter à la classe politique quelque chose de moins sectoriel que la diversité culturelle : le danger d'être les fossoyeurs de la civilisation.

Henri Benkoski, expert de la ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse (Communauté française de Belgique) pour la diversité culturelle auprès des institutions internationales.
À l'OMC, il n'y a que des exemptions à la clause de la nation la plus favorisée : on ne peut pas avantager quelqu'un sinon de lui offrir la même chose que les avantages que vous lui demandez. On a cherché à l'Unesco à mettre en place un système juridique international de même valeur. Un amendement du Canada soutenu par l'Union européenne demandait à ce que le cadre juridique défini soit adopté en tant que convention. Les Etats-Unis s'y sont opposés mais ce texte a été adopté. Le Conseil exécutif vient de le transmettre à la conférence générale. Le 13 octobre, la commission Culture de l'Unesco va examiner ce texte. Les pays qui sont le plus opposés à la convention sont du côté de l'Océanie et de l'Asie, surtout de l'Asie du Sud-Est. À Paris, se réunissent les autres pays qui s'accordent pour soutenir ce texte. Il y a encore des batailles de procédures, notamment de la part du Japon une déclaration interprétative à propos de l'article 20, lequel installe la convention comme aussi forte que les accords de l'OMC. Si nous sortons de la séance plénière du 21 octobre avec une convention adoptée, le texte international sera là. Viendra ensuite la ratification par 180 pays.

Henry Ingberg : la Communauté française est une partie de la Belgique, Etat fédéral. Des différences de perception ou de sensibilité peuvent apparaître, mais cette position est convergente pour la convention sur la diversité. Les Etats européens ont donné un mandat de négociation à la Commission européenne. Il y a eu un débat interne à l'Union européenne qui est arrivé à des lignes de force. Même si les discussions ont été parfois difficiles et animées, il y a eu une convergence de points de vue des Etats européens, qui se sont engagés sur la diversité culturelle d'une façon encore jamais vue. Cela a permis de clarifier les choses. Le débat n'est pas clos avec la convention, mais il y a une prise de conscience réelle de l'intérêt de cette question au-delà du catégoriel. Cette convergence garantit une continuité dans l'expression politique.

Ferid Boughedir : nous avons notre Hollywood à nous, l'audiovisuel égyptien qui nous envahit avec des feuilletons sans contenu etc. C'est donc un combat d'un cinéma d'auteur contre une image commerciale qui sera l'enjeu de la mise en place des politiques de la diversité culturelle.

Henry Ingberg, pour la conclusion du colloque.
Les politiques culturelles seront indispensables pour que cette convention soit vivante. La mobilisation enclenchée restera nécessaire pour donner toute son ampleur à cette convention. Il faudra se méfier d'une satisfaction synonyme d'assoupissement. L'aide à la Culture apparaît aussi indispensable et cruciale que l'aide à l'enseignement : c'est un enjeu de civilisation. Grâce à ce débat sur la convention, l'Union européenne s'est engagée et impliquée dans un cadre de référence. C'est une avancée politique qui devrait avoir un impact juridique vis-à-vis de la Cour européenne de justice. L'adoption de cette convention sera un démarrage : elle légitimera les politiques culturelles qui n'auront plus à s'excuser de se formuler ! Le texte propose un contexte permettant des bonnes et des mauvaises politiques culturelles. La convention ne dispense pas des débats internes. Ne développons pas un sentiment unanimiste : nous aurons encore des batailles, des confrontations et des contradictions. Nous nous donnons les moyens que ce débat existe de façon dynamique.

(notes d'Olivier Barlet)

www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  Séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image : Maghreb et Moyen-Orient
 
Du 3 au 10 octobre 2005 aura lieu un séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image. Ce séminaire, qui se teindra à Tunis, est organisé par la Direction de la coopération économique (DCE) et Direction de la culture et des Médias (DCM) de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.

Il est ouvert aux entrepreneurs culturels de Tunisi, du Maroc, du Liban, d'Egypte, de Mauritanie et de Djibouti.

Notons qu'à cette occasion aura lieu le 6 octobre une «Journée portes ouvertes» pour les entreprises culturelles d'Afrique du Nord et du Moyen Orient.

Plus de renseignements auprès de angele.bonane@francophonie.org
 

• >  Portes Ouvertes: Pays du Maghreb
 
La Rencontre Portes Ouvertes consacrées aux pays du Maghreb s'est tenue le 7 août dernier à l'occasion du Festival International du Film de Locarno.

Elle réunissait des professionnels et experts des cinématographies de la région. En plus d'une journée de rencontres et de présentations, une trentaine de réalisateurs porteurs d'un projet de long métrage ont pu rencontrer des producteurs invités par le Festival.

Un compte-rendu de la matinée de rencontres est disponible ci-dessous.



Compte-rendu [74 Ko]
 
 

• >  La SODEC et Téléfilm Canada lancent un appel d’inscription aux Rencontres de coproduction francophone 2005
 
Le président de la SODEC, Jean G. Chaput et le directeur général de Téléfilm Canada, S.Wayne Clarkson, sont heureux d'annoncer qu'ils s'associent pour offrir à l'industrie la deuxième édition des Rencontres de coproduction francophone qui auront lieu les 23, 24 et 25 novembre prochains, dans le cadre de la 9e édition de Cinéma du Québec à Paris.

Ce rapprochement entre la SODEC et Téléfilm Canada vise, dans une volonté commune, à encourager et faciliter la coproduction francophone entre partenaires internationaux.

Inaugurées en 2004 par la SODEC, les Rencontres ont pour objectifs de favoriser la coproduction en français de longs métrages d'auteur, d'accélérer le montage financier de coproductions grâce à une meilleure connaissance des exigences, réalités économiques et pratiques d'affaires et de distribution qui ont cours dans les pays francophones et cela, tout en facilitant le réseautage par des rencontres personnelles.

Pour être admissibles, les producteurs doivent avoir produit ou coproduit un long métrage de fiction au cours des cinq dernières années, avoir un projet de coproduction de langue française en développement ou encore, sans avoir de projet particulier, manifester de l'intérêt à prendre part à une coproduction minoritaire conçue par un partenaire francophone. La date limite d'inscription est le 30 septembre 2005.

Les Rencontres bénéficient du soutien de plusieurs partenaires : ACE - Ateliers du Cinéma Européen, le Centre national de la cinématographie (CNC), le Centre du cinéma et de l'audiovisuel de la Communauté française de Belgique Wallonie Bruxelles Images, la Commission du film d'Ile-de-France, la Société Radio-Canada et Swiss Films.

Le formulaire d'inscription est disponible sur le site de la SODEC (www.sodec.gouv.qc.ca) et de Téléfilm Canada(www.telefilm.gc.ca).
 

• >  Rencontres cinématographiques de Beaune: Programme
 
Les Rencontres cinématographiques de Beaune se tiendront du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2005.

Voici le programme des rencontres et débats.

Vendredi 21 octobre (14h30-17h)
OMC-UNESCO, quelle complémentarité pour quelle diversité culturelle ?

Dans un monde chaque jour plus global, il convient de protéger la spécificité des politiques culturelles. Or, jusqu'à présent, la seule enceinte de débat, l'OMC, était peu encline à affirmer la spécificité des biens culturels puisque sa logique fondatrice est de libéraliser le commerce des biens et des services (comprenant donc les services audiovisuels).

Les récentes négociations au sein de l'UNESCO sur l'avant projet de « convention internationale sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques » laissent présager une approche volontariste et plus positive en faveur de la spécificité des biens et services culturels, de leur protection et de le leur promotion dans le droit international. Comment ces deux instances vont-elles s'articuler ? Comment en assurer la complémentarité ? Quels seront les points de friction ? Autant de questions permettant de dessiner les contours d'un monde global sur la voie d'une régulation des échanges culturels.

Samedi 22 octobre (10h -12h30)
De la télévision sans frontière à l'audiovisuel sans frontière.

A l'occasion de la révision de la directive « Télévision sans frontière », véritable point d'ancrage de la réglementation du secteur audiovisuel au niveau européen, il est indispensable à la fois d'effectuer un tour d'horizon de la politique européenne (budget consacré à la culture et à l'audiovisuel, plan média, directive services, aides d'Etat …) et de mieux en définir les contours.

En effet, alors que les champs de compétence de la Commission ont fusionné (audiovisuel et société de l'information) traduisant sur le plan institutionnel la convergence de fait entre l'univers des télécommunications et les industries de contenu, il est indispensable de procéder à un bilan de la directive, d'examiner les règles qui pourraient être modifiées mais surtout d'apprécier son extension aux nouveaux services audiovisuels (services en ligne dénommés « services non linéaires »).

Cette dernière question est fondamentale pour la régulation des œuvres cinématographiques puisqu'il s'agit d'appliquer aux nouveaux entrants, en particuliers les opérateurs de télécommunication, des règles en matière de publicité, de protection des consommateurs et des mineurs, mais également de les engager à promouvoir les contenus européens (c'est-à-dire principalement les films) sur les services en ligne. La convergence entre audiovisuel et télécommunication conduira-t-elle une meilleure exposition de la diversité cinématographique et à une politique de l'accès pour les films européens, ou, au contraire, entraînera-t-elle une éviction du cinéma en l'absence d'un manque de volontarisme politique ?

Samedi 22 octobre (14h30 -17h)
De l'univers photochimique et analogique à l'ère numérique.

Dimanche 23 octobre (10h -12h30)
Quelle politique du patrimoine cinématographique à l'ère du numérique ?

Plus d'infos? www.larp.fr/rubrique.php3?id_rubr ...
 

• >  Festival International du Film Francophone de Namur: Rencontres professionnelles
 
Comme à son habitude, le Festival International du Film Francophone de Namur organisera du 23 au 30 septembre plusieurs rencontres professionnelles. En voici un aperçu:

- La Diversité culturelle et l'avenir de la création
Jeudi 29 septembre, de 14 à 18h.
L’objectif de cette réunion est de permettre aux professionnels francophones de partager leurs expériences en matière de diversité culturelle, de dialoguer sur les enjeux liés à la diversité culturelle dans leur pays à l’échelle internationale et de s’exprimer sur les moyens de préserver et promouvoir la diversité cinématographique. Une déclaration finale reprendra les principaux enseignements de ces échanges.

- 2ème Forum francophone de la production
Du lundi 26 au mercredi 28 septembre
Coorganisé par le FIFF et le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone, le 2ème forum francophone de la production sera l'occasion pour 10 porteurs de projets de bénéficier pendant deux jours d'expertises tant en termes d'écriture, de production, de réalisation ou de distribution. Le mercredi 28, un déjeuner permettra à tous les producteurs présents à Namur de rencontrer les participants.

- Atelier des Auteurs: Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire ?
Dimanche 25 septembre, 9h30
Afin de s'ouvrir sur d'autres horizons et à l'occasion de sa 20ème édition, le FIFF propose une nouvelle section de films adaptés d’œuvres littéraires francophones, réalisés dans et au-delà des frontières de la francophonie. Cette thématique de l'adaptation littéraire au cinéma fera l'objet d'une rencontre animée et intéressante entre scénaristes, institutionnels et écrivains du Québec, de Suisse, de France et de Belgique.

- Atelier ASA - Ecrire l'image
Lundi 26 septembre de 10h à 17h
L'objectif de cet atelier est de réunir des professionnels et d'entamer avec eux une discussion portant sur les relations entre écriture scénaristique et écriture filmique. Comment les mots sur le papier deviennent-ils images sur la toile ? Pour alimenter leur réflexion, les participants se livreront à l'analyse comparative d'un film et de son scénario. Cette année, il s'agit du film « Frontières », écrit et réalisé par le cinéaste algérien Mostéfa Djadjam.

- Le cinéma numérique, une réalité, du tournage à la projection !: Colloque Nouvelles Technologies
Lundi 26 septembre 16h
Le cinéma évolue. A l’heure où la numérisation a gagné tous les secteurs de la production à l’exploitation en passant par la post-production et la distribution, les sociétés belges XDC, Studio L’Equipe et HoverlorD ont choisis le FIFF pour proposer aux professionnels présents à Namur de faire un état des lieux du Cinéma numérique aujourd’hui.

Infos et réservations sur le site du festival: www.fiff.be
 

• >  Financement bancaire et aide i2i-Audiovisuel, 4 juillet 2005
 
Dans le cadre du prochain Festival du film européen de Bruxelles (Flagey, Bruxelles, du 1 au 9 juillet), les MEDIA Desk Communauté française et MEDIA Desk Vlaanderen vous convient à une réunion d'information sur le thème : "Les banques et le financement de la production. L'aide i2i Audiovisuel ". Elle aura lieu le lundi 4 juillet de 10h à 12h au Studio 1 à Flagey.

L'objectif de la réunion est de mieux informer les professionnels belges quant aux bonnes pratiques en matière de financement privé du cinéma et aux opportunités offertes par l'action i2i audiovisuel. A cet effet, le panel sera composé de Daniel Zimmerman (Fast Forward), Anne Flamant (Natexis Coficine), et Olivier Héger (Circle Film). La présentation du mécanisme i2i sera assurée par Eleni Chandrinou (BAT MEDIA). Enfin deux producteurs belges ayant bénéficié du mécanisme i2i nous feront part de leur expérience : Dominique Janne (K2) pour Confituur, Denis Delcampe (Need Production) pour Belhorizon. La rencontre se clôturera par un drink propice aux échanges bilatéraux.

Si vous désirez participer à cette réunion, merci de bien vouloir vous inscrire au mediadesk.belgique@cfwb.be

Depuis 2002, le mécanisme i2i Audiovisuel mis en place par le programme MEDIA soutient les producteurs afin de leur faciliter l'accès aux financements bancaires et privés en subventionnant partiellement le coût des garanties exigées par les établissements bancaires et financiers et/ou du crédit de financement. La subvention porte notamment sur les coûts d'assurances et de garantie de bonne fin et les frais financiers. Une dizaine de films belges ont déjà pu en bénéficier pour un montant de 320.000€. Les prochaines dates de remise des dossiers sont fixées au 15 juillet 2005 et 16 janvier 2006.

www.cfwb.be/mediadesk/db/template ...
 

• >  "La Diversité Culturelle : Dialogue entre les cinéastes du Sud", 18 mai 2005, Festival de Cannes
 
Le 18 mai dernier avait lieu dans le cadre du Festival de Cannes une rencontre intitulée "La Diversité Culturelle : Dialogue entre les cinéastes du Sud", organisée par le CNC avec le soutien de la Coalition française pour la diversité culturelle, de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie et de TV5.

Après une introduction de Catherine Colonna, le débat, animé par Philippe Dessaint, Directeur de l’information de TV5, regroupait Nabil Ayouch (Maroc), Cheikh Ngaido Ba (Sénégal), Nemesio Juarez (Argentine), Bruno Bettati (Chili), Miguel Necoechea (Mexique) et Kim Hong-Joon (Corée).

Un compte-rendu de cette rencontre rédigé par Carin leclercq est téléchargeable ci-dessous.

Egalement consultable, l'article d'Olivier Barlet sur www.africultures.com à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...



Compte-rendu [32 Ko]
 
 

• >  "La production audiovisuelle dans la région des Grands Lacs": ateliers organisés par le Afrika Film Festival du 22 avril au 7 mai 2005 à Leuven
 
Lors de sa 10ème édition, le Afrika FilmFestival a organisé, du 22 avril au 7 mai 2005 à Leuven (Brabant Flamand) trois ateliers qui se sont concentrés sur le développement récent de la production audiovisuelle (films, documentaires, vidéo-clips) en République Démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi.

Grâce à ses contacts avec le monde audiovisuel de cette région, le festival s'est aperçu que même dans ces pays, la révolution digitale avait provoqué une première vague de dynamisme inconnue jusqu'alors auprès des jeunes. Ils produisent à l'aide de caméras digitales, montent leurs films sur place à l'aide d'ordinateurs, et sortent ainsi des films dans un délai très court. Certains produisent pour des chaînes de télévisions locales ou vendent ces productions sous forme de DVD's ou de cassettes vidéos à leurs compatriotes ou à l'étranger.

Depuis la deuxième moitié des années 90, des maisons et des centres de production ont vu le jour un peu partout dans cette région. Leurs activités sont souvent liées à l'industrie de la musique, pour laquelle ils produisent des vidéo-clips, ou aux groupes de théâtre, pour lesquels ils filment les pièces.

Les trois ateliers ont été conçus de la même façon : programmer des productions récentes et représentatives des réalisateurs congolais, rwandais et burundais. Chaque film a été présenté dans son contexte, puis chaque atelier a été clôturé par une table ronde avec des experts locaux ou actifs dans ces pays, en interaction avec le public, dont un nombre important de spécialistes et de réalisateurs actifs de la région.

Les détails et conclusions de ces ateliers sont téléchargeables ci-dessous.

PLus d'infos sur le Afrika Film Festival à l'adresse suivante: www.afrikafilmfestival.be





Compte-rendu et conclusions [58 Ko]
 
 

• >  Africadoc 2005: bilan du Tenk
 
Africadoc est une formation à l’écriture et à la production documentaire pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest francophone et lusophone, qui se tient depuis trois ans sur l'île de Gorée. Elle a eu lieu cette année du 4 au 7 mai, et s'impose plus que jamais comme le rendez-vous annuel des coproducteurs de documentaires africains. Voici un petit bilan téléchargeable de cette édition et des éditions précédentes rédigé par l'équipe d'Africadoc.


Bilan [64 Ko]
 
 

• >  Forum Transpyrénéen de coproduction, septembre 2005
 
“Aux Quatre Vents” est le nouveau forum de coproduction audiovisuelle et cinématographique organisé dans le cadre du Festival International de Cinéma de Donostia-San Sebastián (22 septembre 2005) dans le but de :
• Favoriser la collaboration transfrontalière dans le cadre territorial de la Communauté de Travail des Pyrénées (Aquitaine, Andorre, Aragon, Catalogne, Euskadi, Languedoc Roussillon, Midi-Pyrénées, Navarre)
• Promouvoir la coopération interrégionale dans cette industrie stratégique européenne
• Faciliter la connaissance entre professionnels du marché international de production, diffusion et distribution
• Offrir un espace de qualité pour développer ces rencontres et partager des projets en séances de pitching et réunions bilatérales, aussi bien avec les producteurs qu’avec les autres participants du Festival
• Favoriser la recherche de fonds de financement de projets en coproduction entre les territoires de la CTP, et d’autres régions européennes Asociación de Productoras

Coordonnées:
Audiovisuales Independientes del País Vasco
Ikus-Entzunezkoen Euskal Ekoizle Burujabeen Elkartea
Ramón María Lili 7, 1ºB
20002 Donostia-San Sebastián
Tel.: +34 943 32 71 83
Fax: +34 943 27 54 15
komunikazioa@ibaia.org
www.ibaia.org
 

• >  "Le Tax Shelter: rapprochement de l’art et des finances" - FIFF, Namur, 30 septembre 2004: Corrections
 
Le 30 septembre dernier avait lieu à Namur une rencontre sur le Tax Shelter. A cette occasion, un compte-rendu avait été publié. Monsieur Jean-Jacques Andrien nous prie de préciser que les propos rapportés qui lui ont été attribués sont inexacts, puisqu'il n'assistait pas à cette rencontre. Il n'a donc pu affirmer que le Tax Shelter constituait une menace pour le cinéma d'auteur. Nous lui adressons toutes nos excuses pour cette erreur dommageable. Le texte est donc a nouveau disponible ci-dessous tel qu'il faut le lire.

Sous l'égide du Vice Premier Ministre et Ministre des Finances Didier Reynders et le service Public Fédéral Finances, le Festival International du Film Francophone de Namur organisait une journée de débats liés au tax Shelter, incitant fiscal destiné à soutenir la production et la création d'oeuvres audiovisuelles belges.

L'Etat fédéral belge renforce aujourd'hui sa contribution à la politique de soutien des Communautés et Régions à la production audiovisuelle belge, au travers d'un Tax Shelter plus performant. C'est l'ensemble du secteur professionnel qui peut bénéficier des retombées de ce dispositif. ce sont toutes sociétés, à l'exception des sociétés de production audiovisuelles et des sociétés belges ou étrangères de télédiffusion, qui pourront bénéficier de cet incitant fiscal.

La première partie de cette journée, regroupant des producteurs belges, était consacrée au thème suivant: "La Wallonie est-elle prête pour les investissements tax Shelter?". Vous pouvez trouver ci-dessous un compte-rendu de ces débats.

La deuxième partie, en présence du Ministre Didier Reynders, avait pour thème: "Le Tax Shelter: quels investissements, quelles rentabilités?" Vous pouvez trouver ci-dessous le canevas de l'intervention de Monsieur Reynders, faisant le point sur l'état des lieux et sur les objectifs du Tax Shelter, ainsi que l'intervention de Myriam Lenoble, Directrice Générale Adjointe du Service Général de l’Audiovisuel et des Multimédias, « Le Tax Shelter et les films en Communauté française de Belgique ».

www.tax-shelter.be






Notes sur la réunion [31 Ko]
 



Intervention de Monsieur Didier Reynders [23 Ko]
 



Intervention de Madame Myriam Lenoble [31 Ko]
 
 

• >  « Afrique 50 : regards singuliers, auteurs singuliers, une recherche esthétique permanente ». Cannes, 14 mai 2005
 
A l’occasion du 50ème anniversaire des cinémas d’Afrique célébré au festival de Cannes, Radio France Internationale, Canal France Internationale, Arte, le groupe Jeune Afrique, les Cahiers du Cinéma et l’ensemble des partenaires du Pavillon Cinémas du Sud ont organisé une rencontre animée par Catherine Ruelle, productrice de l’émission « L’Actualité du cinéma » sur RFI et Jean-Michel Frodon, directeur des Cahiers du Cinéma.

Etaient présents lors de cette rencontre : Newton Aduaka, Ahmed Attia, Balufu Bakupa-Kanyinda, Ola Balogun, Olivier Barlet, Mohamed Benyamed, Férid Boughedir, Souleymane Cissé, Mbissi Diop, Jean-Michel Frodon, Jean-Pierre Garcia, Vincent Garrigues, Alain Gomis, Gaston Kaboré, Idrissou Mora Kpaï, Sembène Ousmane, Inoussa Ousseini, Michel Reilhac, Catherine Ruelle, Mansour Sora Wade, Pierre Yaméogo.

Voici quelques notes recueillies par Aurore Engelen



Esthétique dans le cinéma africain [50 Ko]
 
 

• >  "La sauvegarde des images du Sud : une obligation pour la diversité culturelle ", Colloque tenu à Cannes , propos recueillis par Olivier Barlet pour www.africultures.com
 
La numérisation est à la mode : rien d'étonnant ! Deux facteurs essentiels : les négatifs des films se dégradent, patrimoine en perdition, et la nouvelle technologie numérique permet de les sauver. Il suffit donc de s'organiser et surtout, bien sûr, de financer un exercice encore onéreux. C'est bien sûr au Sud que la question se pose le plus crûment, le Nord s'étant déjà attelé à la tâche pour ses propres produits. Le colloque cannois du 16 mai avait donc tout son sens. Initialement prévu en deux temps, les deux tables-rondes eurent lieu en même temps, ce qui donna une bizarre impression de séparation géographique entre l'Afrique et les autres qui ne manqua pas d'être relevée. Mais si ce détail fut d'importance, c'était surtout par la teneur des propos sur la question de la propriété des images du Sud, comme on pourra la constater à la lecture des notes prises lors de ce colloque introduit par Thierry Frémaux, directeur artistique du festival de Cannes, qui insista sur le cinéma comme outil de connaissance du monde.

Xavier Darcos ministre français délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie:
Le risque est au Sud une perte de mémoire. Les archives sont en sale état : c'est la disparition progressive du patrimoine, avec comme toile de fond le fossé numérique qui se creuse, la fracture entre riches et pauvres. La numérisation représente un accès à l'image, une possibilité d'exploitation, la mémoire. Elle permet sauvegarde et valorisation.
Le "plan images archives" est doté de 4 millions d'euros. Il a pour but de consolider des projets et de créer des initiatives. Il comporte notamment la numérisation des 1300 titres du fond de la Cinémathèque Afrique. Des retombées commerciales sont possibles pour les pays concernés. Un programme de sauvegarde lié aux pays et en lien avec l'Unesco est élaboré avec l'offre de remontée de projets à partir des postes de coopération.

Roger Dehaybe, secrétaire général de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie:
Il est de notre responsabilité de transmettre aux générations à venir le patrimoine des anciens. L'Unesco évalue à 200 millions d'heures les archives audiovisuelles. Avec le cinéma, cela doit faire 500 millions. 80 % de ce patrimoine est menacé de disparition.
L'Agence a numérisé dix films par an. Le problème des internégatif est difficile : chaque copie est tirée à partir du négatif original, ce qui signifie une dégradation progressive de ce support. Huit télévisions nationales vont profiter d'un logiciel et des matériaux nécessaires pour sauver leurs archives.
Le 16 octobre 2004, Abdou Diouf a insisté sur le fait que ce sont les archives africaines qui sont les plus menacées de mort : on y manque de moyens et on y réutilise donc les cassettes d'enregistrement ou bien on les laisse se dégrader. Il s'agit, disait-il, d'un rendez-vous historique. L'Agence sera partenaire du ministère des Affaires étrangères dans cette démarche de sauvegarde.
Un film posa le débat animé par Alain Riou : toutes les télévisions du monde ont travaillé avec les mêmes supports, qui sont tous frappés d'obsolescence. On a 15 ans devant nous : après, cette mémoire ne sera plus exploitable.

Table-ronde

Mme Magdalena Acosta Urquidi, directrice générale de la Cinémathèque nationale mexicaine, signale que cette institution reçoit 500 000 visiteurs par an pour 12 500 titres (80 000 pellicules) en 16 et 35 mm.
Emmanuel Hoog, PDG de l'INA, annonce un fond de 2,5 millions d'heures radio et télévision, qui augmente de 400 000 heures par an en raison du dépôt légal. Le programme de numérisation est important.

Georges Poussin, de la division des arts et de l'entreprise culturelle à l'Unesco, annonce la création d'une liste des œuvres du cinéma mondial, rappelle le programme de numérisation des archives et le rôle de l'Alliance globale pour le développement des industries culturelles.

Boris Todorovitch, directeur du patrimoine au CNC, indique que les archives comportent 90 000 films (1 million de bobines), seulement en cinéma.

Gaston Kaboré, cinéaste burkinabé, rappelle que la cinémathèque de Ouagadougou a démarré en 1989 par un appel aux cinéastes pour en soutenir la naissance par des autorisations de tirages de copies. La restructuration des laboratoires français signifie que c'est une course poursuite pour retrouver les négatifs. Il insiste sur le rôle joué par Andrée Davanture et la structure Atria en ce sens. La cinémathèque de Ouaga comporte environ 500 films.

Rithy Panh, cinéaste cambodgien, président de l'Association d'Aide au développement de l'Audiovisuel au Cambodge, indique qu'avec 30 années de guerre, le Cambodge n'a pas d'images mais des traces individuelles, des blessures. Comment reconstruire son image dans ce contexte d'atteinte à la personne ? L'absence de travail sur la mémoire signifie l'impunité. Un centre de ressources audio-visuelles est en cours de création. L'INA a aidé à développer un logiciel qui pourrait s'appliquer en Afrique et qui est actuellement à l'essai. La dimension formation du centre est essentielle.

Nour-Eddine Saïl, directeur du Centre cinématographique marocain, indique que le Maroc n'a pas de problème : "Nous travaillons avec nos moyens et nous n'avons rien à demander". Mais au niveau de la numérisation, se posent des limites techniques. La cinémathèque et sa salle de projections ne fonctionnent pas encore bien mais cela va changer. Le service des archives est dirigé depuis 1991 par une dame très active et compétente mais ne concerne que le cinéma. A qui appartient l'image de celui qui est filmé ? "Il nous a fallu acheter très cher à Pathé notre propre mémoire avec une utilisation circonscrite au Maroc !" Faute d'accès aux archives, les cinéastes sont condamnés à reconstituer.

Boris Todorovitch : A l'occasion de l'assemblée générale de la Fédération internationale des Archives de télévision, la France a ramené des images au Vietnam. Des images du domaine public, sans ayant-droits, et d'autres d'ayants-droit comme Lumière ou le musée Albert Kahn, mais le problème est que l'Etat dans ce cas ne peut être que médiateur. Pour 25 ou 26 films, il a fallu 200 courriels demandant une exception au droit d'auteur, des dizaines d'heures de travail pour servir d'intermédiaire. Au problème éthique (lié à la colonisation) s'ajoute le problème du droit de la propriété.

Emmanuel Hoog : il n'y a pas consensus, c'est pourquoi la démarche de Xavier Darcos parlant de nécessité est historique. Le problème n'émeut pas grand monde en dehors des professionnels. Il s'agit d'une catastrophe annoncée. Une mobilisation mondiale est nécessaire : des pans entiers de mémoire vont disparaître. Il faut commencer maintenant et la question des supports est prioritaire : on règlera celle des droits après, sachant que le fonds de l'INA comporte 280 000 ayants-droit. Le problème est avant tout que les techniques sont encore chères et lentes.

Mansour Sora Wade, cinéaste sénégalais : "J'ai travaillé comme réalisateur à la télévision sénégalaise avec de l'inversible. Tout ce que j'ai tourné n'existe plus. J'ai été chef des archives audiovisuelle du ministère de la Culture durant dix ans : on a été dans tout le Sénégal pour tourner des images d'archives culturelles, avec à l'époque le soutien de l'ACCT. Vers 1984, les archives culturelles ont été dispersées et jetées. Il n'y a plus d'archives au Sénégal. Elles sont à l'INA et je ne peux pas les payer alors que je voudrais faire un film sur mon grand-père et utiliser des actualités sénégalaises."
Un documentariste de la salle signale alors que les images d'archives coûtent à l'INA de 600 à 800 euros la minute, le coût augmentant avec la vieillesse + les frais de recherche, ce qui est prohibitif pour des films du Sud.
Gaston Kaboré indique qu'il y a urgence de conservation certes mais aussi d'être acteur de son histoire et donc de se connaître : c'est une question d'éducation à la mémoire. "C'est aujourd'hui que nous bâtissons nos destins. Il faut poser la question éthique soulevée par Nour-Eddine Saïl mais attention de ne pas nous mettre dans des rôles de quémandeurs".

Emmanuel Hoog insiste sur le fait qu'il faut des interlocuteurs pour pouvoir prendre des décisions qui ne posent pas de problèmes, citant l'exemple de Rithy Panh pour lequel 350 films ont été débloqués
Didier LeBret du ministère des Affaires étrangères souligne que le programme est déjà budgeté, ainsi que la grande diversité de projets déjà enregistrés.
Rithy Panh : "Il faut être très pragmatique, d'abord amener l'image. C'est à nous de la prendre en mains. Si on s'arrête aux droits, c'est très compliqué et on a pas fini de discuter."

Propos recueillis par Olivier Barlet
www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  Conférence de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel: "Quels partenariats pour l'Europe?"
 
La conférence de l’Observatoire européen de l’audiovisuel, "Quels partenariats avec l'Europe?", s'est tenue le 15 mai dernier à Cannes, dans le cadre du Marché du Film.

Les débats tournaient autour d'un thème central: qu'est-ce qu'un film européen? Doit-on le définir par rapport à une communauté culturelle? Comment préserver les identités nationales? Dans ce cadre, comment articler les aspects culturels et économiques de l'industrie cinématographique? Comment gérer les problèmes de territorialisation, et est-ce qu'un film européen ne peut passer que par la coproduction? Autour d'exemples français, anglais ou espagnols, le panel s'est entretenu avecla salle pour essayer d'apporter des clés de compréhension à la définition d'un film européen.

Certaines interventions sont disponibles sur le site de l'Observatoire en anglais, aux liens ci-dessous:

"Access to the European market for non-European films - a statistical analysis", par Susan Newman-Baudais (Analyste du Département Informations sur les marchés et les financements de l’Observatoire) et "Legal Definitions as Gateways to Accessing Support Systems in Europe", par Dr Susanne Nikoltchev (Responsable du Département Informations juridiques de l’Observatoire):
www.obs.coe.int/news/index.html.f ...

Ces deux présentations ont été suivies d’une discussion approfondie et stimulante dans le cadre d’une table ronde animée par Serge Siritzky (Rédacteur en chef d’Ecran Total) sur le thème de la définition d’un film européen. Cette table ronde réunissait Jean-Eric de Cockborne (Commission européenne), Jonathan Davis, (UK Film Council) Enric Enrich (Enrich Advocats) et Philippe Kern (EFCA).

Egalement disponibles, les deux présentations faites par
l’Observatoire européen de l’audiovisuel lors de la conférence de la ICC (International Chamber of Commerce) à Cannes : "Money Matters for Movie Making’: Overview of Co-production Treaties in Europe" par Francisco Javier Cabrera Blázquez, LL.M. (Analyste du Département Informations juridiques de l’Observatoire ):
www.obs.coe.int/news/index.html.f ...
et "Public Funding for Film and Audiovisual Works in Europe – A Comparative Approach", par André Lange (Responsable du Département Informations sur les
marchés et les financements de l’Observatoire):
www.obs.coe.int/about/oea/pr/fund ... )

PLus d'infos sur le site de l'Observatoire: www.obs.coe.int
 

• >  Conférence de l'Observatoire Européen de l'Audioviosuel: Pays tiers et cinéma européen, 15 mai 2005
 
L'Observatoire européen de l'audiovisuel organise le 15 mai, à Cannes, une conférence sur les partenariats possibles entre les pays tiers et l'industrie du cinéma européen. L'accès au marché européen pour les films non-européens et les définitions juridiques, clés d'accès aux fonds de soutien en Europe, sont au programme de la conférence, qui sera suivie d'une table ronde réunissant notamment des représentants de programmes d'aide au cinéma, d'organismes d'Etat et des juristes.

www.obs.coe.int
 

• >  Africadoc 2005
 
Africadoc est une formation à l’écriture et à la production documentaire pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest francophone et lusophone, qui se tient depuis trois ans sur l'île de Gorée. Elle aura lieu cette année du 4 au 7 mai 2005, et s'impose comme le rendez-vous annuel des coproducteurs de documentaires africains.

PLus d'infos à l'adresse suivante: dakarimages@yahoo.fr
 

• >  "Ecrire pour le théâtre et le cinéma en République démocratique du Congo ", source www.africultures.com
 
A l'occasion du Brown University Africana Film Festival avait lieu le 14 avril 2005 une table-ronde réunissant Pierre Mujomba, Ngangura Mweze, Ngwarsungu Chiwengo, Mbala Nkanga.

Voici les notes recueillies sur place par Olivier Barlet,
publiées le 28/04/2005 sur www.africultures.com

Introduction par Mbala Nkanga
L'écriture pour le théâtre et le cinéma a été largement influencée par la colonisation belge et l'expérience post-coloniale dramatique de la dictature Mobutu.
Les Belges n'ont pas cherché à promouvoir la culture congolaise, et ne se sont intéressés qu'à l'exploitation des ressources du pays. Il n'y avait qu'un diplômé d'université congolais à l'indépendance ! Mobutu a poursuivi ce désintérêt.
Avant l'indépendance, il n'y avait pratiquement aucun dramaturge congolais.
Dates marquantes pour l'émergence d'une expression culturelle congolaise :
- 1957 : création de La Voie, un magazine de faible distribution.
- 1963 : quelque chose apparaît avec le théâtre populaire qui se développera en un théâtre écrit et publié.
- 1966 : la création de la télévision nationale avec des stations satellites dans les grandes villes porte avec elle un sens de l'unité du pays et le besoin d'une expression culturelle.
- 1973 : politique d'authenticité de Mobutu pour séparer le pays de toute influence étrangère. Les livres étrangers sont rares et le besoin d'une littérature nationale flagrant.
- 1969 : création du théâtre national qui produirait des pièces et des adaptations par des écrivains congolais.
En 1968, RFI crée le concours interafricain de théâtre, lequel a un énorme impact car les gens peuvent écouter partout dans le pays à la radio des pièces écrites par des auteurs africains. C'est par exemple ce qui donna l'envie d'écrire à Pierre Mujomba, qui vivait dans un petit village. Le concours fut également déterminant pour lancer les auteurs africains et a permis de découvrir par exemple Sony Labou Tansi.
Il convient également de noter que la culture congolaise a été influencée par :
- les Grecs (la rumba en porte les traces, des producteurs grecs ayant demandé aux musiciens d'écouter la musique grecque et de s'en inspirer – cette influence est clairement audible dans les premiers enregistrements de Wendo, avant même les échanges avec Cuba, les influences latino-américaines et du jazz, mais aussi les influences du Sud de l'Afrique),
- les cinémas indien et américain : à Kinshasa, la langue indoubil est une combinaison d'hindou et d'américain,

Le théâtre populaire au Shaba, par Ngwarsungu Chiwengo
L'influence de la situation politique est bien sûr essentielle : le théâtre servait à promouvoir les idées nationales et religieuses, ainsi que la langue comme communication.
Durant la période coloniale, le système paternaliste impliquait un contrôle de la population. Le sport était encouragé mais aussi la réalisation de sketches, qui annonçaient le théâtre.
A Lubumbashi, différents groupes au début des années 30. Les pièces de Monjita sont des pastiches de pièces occidentales. Mufankolo sera le pionnier du théâtre congolais. Kissimba créera lui aussi des pièces populaires qui auront des tournées en Europe jusqu'à l'indépendance.
L'importance de la radio est énorme mais le média limite à quatre le nombre de personnages. Non-écrites, ces pièces n'ont pas été conservées. Un leader proposait une idée qui impliquait des réponses. Au théâtre, un décor et des costumes ainsi que des accessoires furent développés pour soutenir les textes, mais ceux-ci étant largement improvisés, les répétitions étaient peu nombreuses. L'impact fut énorme sur la population katangaise. Le processus collectif impliquait non seulement les acteurs mais aussi le public qui participait. Les troupes avaient des stars que le public avait identifiées et attendait. En l'absence de corpus de théâtre écrit, ne restent que quelques enregistrements et les notes de plateau produites.
Dans les années 70, la télévision se saisit du théâtre et la même spontanéité y domine qu'à la radio.
Le théâtre populaire est joué dans les langues locales et le kiswahili alors que le théâtre classique l'est en français. Basé sur le quotidien, il est ancré dans le vécu des populations et doit avoir un happy end. Puisant dans l'oralité, c'est le vrai théâtre du Congo alors que le théâtre en français est marginal.
Basé sur l'humour, le théâtre populaire faire rire les gens sur les malheurs de leur vie quotidienne. Le didactisme et l'oralité qui caractérisent ce théâtre populaire se retrouvent dans les films de Kibushi ou de Ngangura Mweze et créent une sorte de genre.

Pierre Mumbere Mujomba : mon parcours
Mon parcours comme auteur de théâtre peut être subdivisé en cinq étapes :
1) J'ai 20 ans et je suis professeur dans une école de brousse sans bibliothèque ni activité culturelle. J'y organise des activités amateurs et écrit pour cela une première pièce dans l'idée d'avoir un texte à disposition. Ce soir-là, nous avons joué une pièce de Molière et ma pièce car il fallait que ça dure quatre heures pour meubler la soirée et que celle de Molière ne durait qu'une heure et demie. J'écrivais donc par loisir. Ce village était comme une parenthèse dans ma vie et je pensais ensuite aller faire des études sans plus avoir besoin d'écrire.
2) Kisangani, où je me rends pour mes études, mais le théâtre que je croyais avoir abandonné au village me poursuit pour trois raisons :
- il y a là un centre culturel français,
- et un grand foisonnement de compagnies de théâtre où je pouvais trouver une place,
- la pièce écrite au village fut présentée au concours de RFI, enregistrée à Paris et diffusée partout sans que je le sache : on me dit soudain que ma pièce a été entendue par tous !
Je décide alors de poursuivre cette carrière d'auteur dramatique et crée une compagnie de théâtre à Kisangani pour laquelle j'écris des pièces.
3) Kinshasa où je me rends pour le troisième degré de mes études. J'y trouve l'Institut national des Arts et le théâtre national où je découvre qu'une compagnie peut vivre du théâtre. Je continue à participer aux concours RFI.
4) La France où je me rends pour des résidences d'écriture.
5) Les Etats-Unis où je réside depuis un an et demi (à Providence depuis huit mois) et où je suis en résidence d'écriture mais avec une différence : alors qu'en France les résidences d'écriture sont très courtes (un mois à Avignon, deux mois à Limoges), Emmanuel Dongala m'avait indiqué qu'elles pouvaient durer un an ici, ce qui représente une étape extraordinaire et inimaginable.
Les concours jouent un grand rôle dans la vie théâtrale congolaise. J'ai remporté le grand prix des trois concours de l'université de Kisangani auxquels j'ai participé mais il n'y avait que l'argent donné car la pièce n'était ni montée ni éditée. Même chose pour le concours de l'Union des écrivains congolais à Kinshasa où, de plus, l'argent était promis mais non remis !
Par contre, le concours RFI, qui malheureusement n'existe plus, permettait une large diffusion. Il y avait 12 lauréats. Lors de ma deuxième participation, j'étais 5ième et une équipe de cinq personnes avait été envoyée de France à Kinshasa pour enregistrer la pièce avec le théâtre national. En 1999, il y avait trois Congolais parmi les dix finalistes. La pièce a été traduite en anglais et jouée à Londres, lue à Los Angeles, New York, Providence… Cela me permet d'atteindre maintenant un public anglophone africain que je ne pouvais espérer pouvoir toucher auparavant.
Il faudrait donc aider l'Institut national des Arts à mieux organiser ses concours pour que les pièces soient éditées et distribuées aux écoles et universités.

Ngangura Mweze, sur l'écriture de scénario
La vie de Pierre Mujomba est un conte de fée, un scénario hollywoodien typique ! Il vient de son village, il résout toutes les embûches, il conquiert les USA qui le renvoient dans tout le continent africain !
L'écriture de scénario a ceci de particulier par rapport au théâtre ou au roman qu'elle est provisoire. On y passe plusieurs mois mais on doit l'oublier au tournage pour tenir compte des problèmes pratiques.
Quelles sont les spécificités du scénario congolais ? L'absence de tradition démocratique est essentielle. Durant la période coloniale, le Congo était semblable à l'apartheid. Dans le cinéma colonial, les Congolais n'étaient que des sujets. En 1960, cette production destinée au public congolais s'est arrêtée presque du jour au lendemain. Le MPR (Mouvement populaire de la Révolution), parti unique de Mobutu, terrorisait l'expression si bien que la télévision a hésité à diffuser mon premier court métrage, Kin Kiesse, un documentaire sur Kinshasa qui n'a pourtant rien de critique. Dans l'audiovisuel, on parlait du Congo à travers la voix officielle. J'aurais dû laisser parler les chefs (le maire etc.) pour parler de Kinshasa ! Faire plutôt parler de petites gens comme les pousseurs de pousse-pousse, les cireurs de chaussures ou de jeunes artistes encore inconnus comme Chéri Samba ou Papa Wemba était considéré comme subversif.
Je ne pense pas que la situation ait changé malgré la libéralisation de la vie politique à travers le multipartisme. Quand un journaliste vient pour un interview, sa vision du film dépendra de l'argent que vous lui donnez. Les conditions sociales mangent la liberté d'expression. Nous n'abordons ainsi pas les questions politiques dans les scénarios. On trouve plus souvent une satire sociale : des comédies reflétant avec beaucoup d'humour tous les problèmes et réalités de la société. Cela se retrouve beaucoup dans la musique congolaise moderne et dans le théâtre populaire que sont de vrais livres de sociologie. L'humour et la musique m'ont poussé à explorer la voie de la comédie musicale qui devrait être une des façons de jeter les bases d'un cinéma populaire congolais.
Le manque de tradition démocratique explique donc l'importance de la satire sociale. "La vraie censure n'existe pas, il n'existe que des façon de contourner la censure" disait un cinéaste français. Durant l'occupation, le cinéma français ne s'est jamais aussi bien porté. L'absence de tradition démocratique au Congo est essentielle : le cinéma n'a jamais existé car sous la colonie comme sous Mobutu, le cinéma a toujours été considéré comme un outil de propagande. Actuellement, la production de publicité es de plus en plus importante à Kinshasa. Les cassettes des émissions religieuses se vendent beaucoup. Au niveau de la diaspora, beaucoup de cassettes de théâtre populaire sont distribuées, ainsi que des cassettes des shows musicaux. Par contre, au niveau du cinéma, lorsque j'ai tourné Les Habits neufs du gouverneur, cela faisait dix-huit ans qu'il n'y avait pas eu de long métrage tourné au Congo, depuis La Vie est belle.
Si on s'adresse à cette population sans tradition cinématographique, il faut toujours penser une écriture simple et limpide pour produire un film directement accessible au grand public. Un film africain ne peut exister que si le cinéaste le fait avec la conscience d'appartenir à une communauté et considère que son public est un public africain, sachant que vu la faiblesse de la distribution ce public n'est pas nécessaire au cinéaste pour exister.
Durant ce tournage, j'ai eu une grande leçon qui peut influencer mon écriture de scénario. D'habitude, on craint les scènes de nuit car ça coûte cher. Mais au Congo, tournant avec des musiciens, tout le monde arrivait en retard et le soleil tombe à 18 heures. Les techniciens congolais sont très patients : ils demandent juste d'assurer le transport et le repas chaud. J'ai ainsi passé beaucoup de temps à transformer des scènes de jour en scènes de nuit. C'est une leçon pour le futur !
Jusqu'à présent, mes deux longs métrages étaient en français. Ici, la musique remplace le dialogue. Pour que les acteurs puissent jouer, je les ai laissé jouer en lingala avec juste la direction à suivre. Je me suis rendu compte combien le français pouvait être un obstacle pour les comédiens. Il est très difficile d'en trouver qui s'expriment bien en français, mais j'ai été impressionné par leur aisance en lingala. Il est intéressant de mélanger des acteurs professionnels à des figurants jouant leur propre rôle de façon plus ou moins consciente.
L'absence de structures administratives au Congo est énorme : pas de centre national de la cinématographie, pas de bureau du cinéma au ministère de la Culture. Cela entraîne beaucoup de tracasseries administratives car tout le monde demande une autorisation de tournage. Partout où on veut placer la caméra, c'est un endroit stratégique : un bureau de poste, les maisons des ministres, des policiers… Mon chef opérateur ne savait où diriger sa caméra pour éviter ces obstacles. Un jour, il a fait des images très tôt dans la rue et comme il avait refusé de donner de l'argent aux enfants des rues, il a été accusé de tourner un camp militaire dans le lointain… On finit par se faire accompagner par des gendarmes que l'hôtel de ville met à disposition mais cela suppose beaucoup de frais. A l'africaine, les choses finissent toujours par s'arranger.
Il faut donc prévoir plutôt des tournages en intérieur !
L'équipement manque aussi : il a fallu faire venir une perche d'Afrique du Sud car celles qui se trouvaient sur place étaient trop courtes. On ne trouve pas de rails de travelling, de grue etc. L'écriture doit rester simple : on ne peut pas faire des scènes extraordinaires."

Notes recueillies sur place par Olivier Barlet

www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  Rencontre publique et professionnelle: Afrique taille XL, 30 avril, 15h30
 
Le samedi 30 avril à 15h30, aura lieu à Bruxelles à l'occasion du panorama des cinémas africains Afrique taille XL une rencontre publique entre cinéastes africains et professionnels belges. Cette rencontre s’articulera autour de deux axes: filmer l’Afrique aujourd’hui, filmer en Afrique aujourd’hui.

A cette double thématique seront associés des cinéastes de tous horizons, qui ont en commun d’avoir filmer l’Afrique et/où en Afrique. Autour d’un modérateur, le public est invité à s’associer à cette rencontre, ouverte à toutes et tous.

Plus d'infos sur www.afriquetaillexl.com
 

• >  Table ronde: Bilan de l’Année Cinématographique 2004 au Maroc, 12 février 2005
 
Source: www.africultures.com

En partenariat avec l'Association des œuvres sociales de l'Agence Maghreb Arabe Presse (AOSMAP) et l’Institut Spécialisé du Cinéma et de l'Audiovisuel (ISCA), Maghrebarts a organisé une table ronde sous le thème: «Le bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc».

Fidèle à sa tradition d’inviter des critiques et journalistes de cinéma à proposer leur lecture du bilan de l’année cinématographique, Maghrebarts a invité cette année Moulay Driss Jaîdi, chercheur et critique de cinéma et auteur de plusieurs livres sur le cinéma. A signaler également que la participation de la chambre marocaine des producteurs des films a été prévue pour cette rencontre pour proposer sa lecture du bilan, mais M. Saàd Chraïbi s’est excusé 2 jours avant à cause d’un changement de planning de son tournage. C’était trop tard pour le remplacer vu que la chambre n’a pas désigné de remplaçant.

M. Driss Jaîdi a fait remarquer au début de son intervention que le paysage cinématographique marocain en 2004 s’est distingué par la multiplicité des festivals cinématographiques contre une absence de manifestations à caractère culturel. Le Festival International de Marrakech vient en tête de ces festivals ainsi que celui de Tanger pour le court-métrage, ensuite de Salé consacré à la femme et qui a pris comme thème «Ecrans de femmes», un autre à Meknès pour le cinéma d'animation (FICAM), ainsi que d’autres dans plusieurs villes du Royaume. Mais il regrette notamment l’absence de la journée nationale du cinéma célébrée auparavant chaque 16 octobre qui a été reportée cette année mais sans jamais avoir lieu.

Au niveau des infrastructures, M. Jaîdi a souligné la construction de studios cinématographiques à Ouarzazate pour recevoir les tournages internationaux avec une grande capacité d’accueil permettant plusieurs grands tournages au même temps.

Le cinéma est toutefois une profession de plus en plus en difficultés, rajoute M. Jaîdi. Sept salles ont mis la clé sous le paillasson en 2004. Les exploitants de salles déplorent la multiplicité des taxes, la difficulté d’avoir des films récents vu le prix exorbitant et le monopole d’autres opérateurs qui sont à la fois distributeurs et exploitants de salles de cinéma. La passivité de l’Etat face au phénomène du piratage est un facteur primordial dans la crise que frappe le secteur. Par ailleurs, Des conflits entre les professionnels d’un côté et avec l’administration de tutelle d’un autre côté. Les sociétés de production et de prestation de services cinématographique récusent la décision du CCM les obligeant à produire au moins trois courts métrages marocains ou un long métrage pour l’obtention d’un agrément du CCM. Une décision que le CCM justifie par l’exigence de la participation de ces sociétés dans la production nationale. Une divergence de l’interprétation des lois en vigueur est toujours l’objet du conflit entre ces sociétés et le CCM.

M. Jaîdi a également accentué l’impact de l’accord du libre échange signé au cours de l’année 2004 entre le Maroc et le USA qui a suscité beaucoup de soucis chez les professionnels. Cet accord a été considéré comme une menace à un secteur déjà précaire.

M. Ahmed Boughaba a entamé son intervention par un aveu. Celui de la possibilité de parler aujourd’hui de cinéma marocain et d’un bilan du cinéma marocain, chose qu’il contestait avant. Une évolution qualitative et quantitative de la production cinématographique marocaine est un constat qu’on ne peut ignorer aujourd’hui. Si la production nationale en matière de longs métrages de fiction a connue une grande évolution, d’autres formes sont toujours négligées, précise M. Boughaba. C’est le cas du film documentaire et des courts métrages comme genres à part qui ne sont pas encore reconnus comme tel et ne sont pas distribués dans les salles de cinéma ou à la télévision. Il a également parlé de la possibilité d’organiser un festival national du court métrage.
Au niveau thématique, il a constaté la récurrence de certains thèmes. Après celui de la femme ou de l’émigration, c’était le cas cette année avec le thème des droits de l’homme qui a prédominé dans la filmographie nationale. L’inconvénient étant que certains thèmes sont saturés et parfois même un bon film n’est pas apprécié à sa juste valeur. Cependant, il a signalé la diversité des thèmes et d’approches entre les cinéastes vivant et travaillant au Maroc et ceux de la diaspora.

Par ailleurs, l’intervenant a déploré que film marocain ne soit pas distribué dans toutes les villes marocaines précisant que le public marocain devra être le premier à en profiter. Il a notamment soulevé le cas de films marocains qui n’ont jamais été distribués dans les salles marocaines malgré leur bon parcours dans des festivals de renommée internationale ou dans les salles à l’étranger.
L’existence d’autres moyens de spectacles ou de voir des films ne justifie pas l’absence du public des salles de cinéma, rajoute M. Boughaba. La mauvaise condition de projection dans plusieurs salles de cinéma (salles non entretenues, programmation…) y est également pour quelque chose.

Il a également accentué le changement qu’a connu le fonds de soutien qui devient une avance sur recette au lieu d’une aide comme auparavant. Mais il s’est demandé comment le CCM va agir avec des films qui ne réalisent pas de bénéfices au box office.

Un débat serein et fructueux a été entamé au terme de cette table ronde et a porté notamment sur l'apport et les responsabilités de l’institut de tutelle, le Centre cinématographique Marocain (CCM) dans l'accompagnement et la consolidation du cinéma marocain. A cet égard, le représentant du CCM, M. Mohamed Bakrim, est intervenu lors de cette table ronde pour expliquer la vision du CCM. Une vision qui porte sur 3 volets:
1. L’application des lois en vigueur, explication que ce n’est le manque de lois qui fait défaut au secteur cinématographique marocain mais la non application de ces lois.
2. Le Soutien de la production cinématographique nationale avec trois sessions du fonds d’aide au lieu de deux tout en signalant que l’enveloppe budgétaire du fonds a atteint 36 millions de DH en 2004
3. La proposition de plusieurs projets de lois pour créer un environnement favorable incitant le secteur privé à investir dans le secteur cinématographique pour la construction de complexes cinématographiques palliant la perte enregistrée en matière de salles cinéma ayant fermé durant les dernières années.

Parmi les autres points soulevés dans le débat :
- L’absence d’initiatives pédagogiques incitant le jeune public à développer une culture cinématographique, surtout depuis l’absence de la Fédération nationales des ciné-clubs au Maroc (FNCCM) qui n’assure plus ce rôle comme il fut dans les années 70 et 80.
- La prédominance d’un caractère festif et clientéliste des différents festivals peu ouverts sur le public et ses préoccupations.
- L’absence des films marocains sur DVD et autres supports pour mieux faire connaître le cinéma marocain ou le promouvoir à l’étranger.
- La concurrence déloyale des autres supports médiatiques tels la télévision, le DVD et le VCD et son rôle dans l’abstention du public puisque ça lui permet de voir des films sur ces supports avant leur sortie officielle dans les salles.

Ont pris part à cette table ronde des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, des critiques de cinéma et des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle.

Source: www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  "Les débats du cinéma sénégalais"
 
"Les débats du cinéma sénégalais: Intéressantes discussions sur les pistes de relance"

Dépêche de l'APS publié dans le Sud Quotidien du 26 février 2005. Sources: www.africultures.com

Extraits:

"La relance du cinéma sénégalais, devenue depuis quelques années le cheval de bataille du ministère de la Culture et des professionnels du secteur, "est à la limite une question de souveraineté parce que la bataille de l'image et les questions d'identité sont devenues cruciales".

Cet avis du cinéaste Moussa Touré, qui en dit long sur l'urgence du sujet, est partagé par nombre de professionnels conscients de l'ampleur de la crise, même si les solutions préconisées varient d'un secteur à l'autre et en fonction des intérêts des uns et des autres.

Pour Moussa Touré, auteur de Toubab Bi (1991), TGV (1997), Nous sommes nombreuses (2003), entre autres, le cinéma est un "secteur culturel majeur" qui doit bénéficier d'une attention. "De la même manière que l'Etat construit des ponts, des routes, des aéroports, il doit aussi dégager un budget pour financer une partie de la production de films et la construction de salles", dit-il citant le cas de la France où, "même si le cinéma ne fait pas recette, il y a quand même un soutien constant de l'Etat".

Mais pour Moussa Touré, ce n'est pas le Fonds de promotion de l'industrie cinématographique récemment mis en place, qui va régler le problème de la production. "Il faut mettre en place un organisme géré par des professionnels et capable de juger de la qualité des projets qu'on leur soumet", estime-il.

Pourtant, affirme Fidèle Dièmé de la direction de la cinématographie, en plus du Fonds de promotion mis en place l'année dernière, il est prévu la création d'une structure de production (le centre national de la cinématographie qui sera érigé sur les sites de l'ancienne Ecole normale William Ponty, ndlr).

"Au Sénégal, explique Diémé, nous avons dit qu'indépendamment du Fonds de promotion de l'industrie cinématographique, il faut un centre technique qui devrait mettre à la disposition des cinéastes les équipements nécessaires au moins aux premières tâches liées à la production d'un film."

Dans le plan de relance qui a fait l'objet d'un séminaire en mai 2004 à Mbour, le ministère de la Culture envisage de mettre en oeuvre un partenariat avec les collectivités locales pour la réhabilitation de salles et la création de nouvelles. C'est ce que le ministre de la Culture appelle "une commune une salle".

"La question de salles est extrêmement complexe. L'Afrique de l'ouest a eu une chance inouïe en 1979 avec la création à Ouagadougou du Consortium interafricain de distribution cinématographique. Mais des contradictions d'ordre politique ont fait que cette structure n'a pas survécu. Le CIDC va en faillite à partir de 1983", se souvient Fidèle Diémé. Il souligne en outre que la formation est un aspect "à ne pas négliger".

Bien avant cela, estime El Hadji Momar Thiam, "il faut veiller à l'application correcte et rigoureuse du Code de la cinématographie et de l'audiovisuel". "Il le faut parce qu'on doit savoir qui est réalisateur et qui ne l'est pas pour continuer à faire des films de qualité", selon M. Thiam.

Moussa Touré va plus loin dans les préalables. "Les jeunes n'ont pas une culture cinématographique", se désole-t-il soulignant qu'une démarche consistant à intégrer, dans les écoles primaires, des cours sur l'analyse de l'image, "peut réussir à réinstaller le cinéma dans les esprits".

Autre aspect pouvant compter dans une relance du 7-ème art sénégalais, l'organisation d'une manifestation d'envergure (Rencontre, Festival, Semaine...) est souvent citée. Créées en 1990 à l'initiative de Annette Mbaye d'Erneville et pilotées par le Consortium de communication audiovisuelle, les Rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK) battent de l'aile depuis 1997. Entre cette année et 2002, date de sa reprise par l'Etat, les organisateurs se cherchent encore.

"Si l'Etat estime que les RECIDAK sont un élément de souveraineté, il doit s'investir beaucoup plus en mettant beaucoup d'argent", indique Fidèle Diémé en référence aux 50 millions que le ministère consacre à l'événement.

L'Etat n'a pas encore pris la mesure de cette manifestation, déplore un cinéaste sous le couvert de l'anonymat. "Une rencontre de ce genre est un moment important pour fouetter le partenariat et nouer le maximum de contacts au niveau africain et international. Mais pour avoir cela, il faut un soutien institutionnel fort", renchérit un critique.
(...)
Cette idée que l'Etat doit participer à la relance du cinéma sénégalais n'est pas la plus importante, selon Samba Félix Ndiaye, directeur du Média Centre, structure de formation dans les métiers du cinéma et de l'audiovisuel.

"L'Etat doit juste intervenir pour mettre en place les structures, mais le gros du travail incombe aux cinéastes eux-mêmes", explique M. Ndiaye. Il s'agit, selon lui, de "réfléchir sur les vecteurs que véhiculent nos films. Si cette réflexion n'est pas menée, il ne peut pas y avoir de maturité. Partout où le cinéma est devenu fort, il l'a été grâce aux mouvements. Il n'y a qu'en Afrique que l'on met en avant des individus".

Samba Félix Ndiaye est très critique vis-à-vis de la génération de cinéastes qui a commencé à faire des films dans les années 80. "C'est une génération spontanée qui semble n'avoir pour seul objectif que la production de films. Elle oublie que le cinéma, ce n'est pas seulement des histoires que ça raconte. Ces cinéastes oublient, consciemment ou inconsciemment, ce que transportent leurs films", explique Ndiaye.

Il ajoute que l'émergence et le développement d'une critique avertie sont aussi à prendre en ligne de compte "pour aider, avec des analyses et des regards pertinents, les cinéastes dans leur travail".

Pour Mansour Sora Wade, cinéaste, la relance du cinéma ne peut se faire de manière isolée "comme si le secteur du cinéma ne faisait pas partie d'un ensemble". (...) "Il ne faut pas simplement impliquer les cinéastes dans l'organisation de manifestations comme les Rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK) pour espérer une relance du 7-éme Art au Sénégal. Il faut que ça soit dans une politique culturelle globale", estime-t-il ajoutant que pour ce faire, il faut que les artistes "soient au sein des institutions qui décident". Citant le cas précis du Conseil de la République des Affaires économiques et sociales (CRAES), Mansour Sora Wade explique : "on voit que tous les corps de métier y sont représentés sauf les cinéastes. On dira qu'il y a d'autres artistes, mais les plasticiens n'ont pas les mêmes problèmes que les cinéastes. Les sources de financements ne sont pas les mêmes, le cinéma est un art collectif qui regroupe plusieurs corps de métier. Personne ne peut parler de besoins des cinéastes à leur place", martèle encore Wade dont le dernier film a remporté en 2002 le Tanit d'Or aux Journées cinématographiques de Carthage.

Samba Félix Ndiaye ne se dit pas très porté par les questions de financements. Il pense en effet qu'il faut d'abord une réflexion portant sur le mouvement d'une cinématographie négro-africaine. "On restera dans le creux tant qu'on n'aura pas réfléchi sur les vecteurs endogènes", estime M. Ndiaye avant d'ajouter : "plus un art est ancré quelque part, plus il est universel. Plus tu t'approfondis, plus tu te feras comprendre. Ce n'est pas en se moulant dans la globalisation qu'on s'en sortira. Et cela, sans une réflexion sur ce que porte notre cinéma, on ne fera pas de grandes avancées".

Des sillons sont tracés et "il ne reste qu'à s'y engouffrer au lieu de chercher à faire des aventures solitaires", dit-il. "On construit ensemble, poursuit le directeur du Média Centre. On devrait être des groupes, y aller ensemble. Avec les conflits internes que cela implique parce que les perceptions ne sont pas les mêmes. Laissons à l'Etat le soin de mettre en place des structures et essayons plutôt de créer un ou des mouvements d'ensemble. C'est cela qui fera avancer".

Clarence Delgado, président des Cinéastes sénégalais associés (CINESEAS), lui, parle surtout argent. "Il faudrait que le cinéma s'autofinance en prélevant un pourcentage sur les billet vendus et en taxant les sociétés qui interviennent dans le secteur", estime Delgado. De fait, la billetterie est l'un des axes du Code de l'industrie cinématographique et audiovisuelle validé en 2004 par un décret gouvernemental. Pour El Hadji Samba Sarr, jeune réalisateur, si ce texte est appliqué "rigoureusement, on peut s'en sortir, parce que les ressources humaines existent".

Mais encore faudrait-il que les salles de projections existent pour permettre au public de voir les films de ses cinéastes. La Société d'importation de distribution et d'exploitation cinématographique (SIDEC), créée en janvier 1974, a vu son patrimoine constitué de 72 salles au milieu des années 90, se transformer progressivement en souks et centres commerciaux.

"On pense plus à la manière de financer qu'à une réflexion endogène entre acteurs du milieu. C'est là le plus difficile parce que les cinéastes d'aujourd'hui n'ont pas le background intellectuel nécessaire pour porter la contradiction et remettre en question certaines choses", regrette un formateur du Média Centre.

Source: www.africultures.com/index.asp?me ...
 

• >  Colloque "Formation et enjeux de la professionnalisation", mardi 1er, mercredi 2 mars, Fespaco
 
Les mardi 1er et 2 mars 2005 était organisé au Fespaco un colloque sur la "Formation et les enjeux de la professionnalisation".

Le colloque s'est ouvert sur une intervention du Ministre de la Culture, des Arts, et du Tourisme du Burkina Faso, Monsieur Mahamoudou Ouédraogo. Il a ainsi pu jeter les bases des deux journées de discussion à suivre.

Voici, en substance, le contenu de son intervention:
Nous sommes réunis aujourd’hui et demain, à l’occasion de ce colloque, pour jeter les bases pour une meilleure organisation des initiatives en direction de la formation.
Le Fespaco est le lieu idéal pour créer les cadres, ce sera ensuite aux professionnels de les remplir. Il est temps aujourd’hui de marquer un temps d’arrêt et de faire le point pour envisager de nouvelles perspectives.
Trois questions se posent :
1)
Quels sont les objectifs de la formation dans son ensemble ? S’agit-t-il d’acquérir des connaissances, des attitudes, des comportements en particulier ? Il faut prendre garde à choisir le lieu de la formation en fonction du public cible et du marché.
2)
Comment former ? Quel doit être le contenu de l’enseignements, quelle approche adopter, quels moyens humains et financiers mettre en œuvre ?
3)
Quelles perspectives doit-on dégager avant d’engager une formation ? Dispenser des formations initiales induit qu’il faut avoir une excellent connaissance du marché de l’emploi, pour pouvoir créer un « produit consommable » sur ce même marché. Il faut être attentif à l’adéquation entre les formations initiales et le marché de l’emploi.

Je dirai également qu’il faut impérativement développer dans ce domaine les coopérations Sud/Sud, et que la professionnalisation passera par les formations continues. Le but de la formation , quelque qu’elle soit, est d’anticiper les besoins du marché. A l’issue de ces deux jours, j’espère que nous aurons formulé assez de recommandations pour offrir au secteur les directions dont il a besoin.

Par ailleurs, après la présentation de l'IRIS le mois dernier, vous trouverez en document joint un bref memento de présentation d'IMAGINE, la structure de formation gérée par Gaston Kaboré.


Présentation d'IMAGINE [23 Ko]
 
 

• >  Conférence de presse ACID / Africa Cinémas, Fespaco, 28 février 2005
 
Le lundi 28 février 2005 lors du Fespaco avait lieu une conférence de presse de l'ACID (Afrique Cinéma Diffusion), association professionnelle créé dans le but de participer à la poursuite du programme Africa Cinémas.

L'ACID était à cette occasion soutenue par l'ensemble des associations professionnelles africaines, à savoir l'ARPA (Association des Réalisateurs Produceurs Africains), la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes), et la Guilde des Réalisateurs.

Vous trouverez ci-dessous quelques notes sur cette rencontre, ainsi que l'intégralité du communiqué de presse.


Communiqué de presse et notes sur les débats [36 Ko]
 
 

• >  Conférence Débat de l'Union européenne, Fespaco, 28 février 2005
 
Le lundi 28 février 2005 se tenait à l'occasion du Fespaco la conférence de presse débat de l'Union Européenne.

Suite au Discours d’ouverture de Mme l’Ambassadeur Sari Suomalainen, Chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, et à l'Intervention de Johannes Gehringer, responsable de la coopération culturelle et cinématographique avec l’ensemble des pays ACP à la Commission européenne (Union européenne) à Bruxelles, l'assistance était invitée à réagir.

Vous trouverez ci-dessous les deux allocutions de Madame Suomalainen et de Monsieur Gehringer, ainsi que quelques notes sur les débats qui ont suivi.



Discours de Madame Suomalainen [27 Ko]
 



Intervention de Monsieur Gehringer [30 Ko]
 



Notes sur les débats [45 Ko]
 
 

• >  Conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie
 
Le jeudi 3 mars 2005 a eu lieu au Fespaco une conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie. En prévision du prochain programme d'action qui débutera en janvier 2006, l'assistance était invitée à faire part de ses commentaires et de ses réflexions concernant les besoins de la profession, et le rôle qu'une organisation comme l'AIF peut jouer pour soutenir l'industrie audiovisuelle africaine, et contribuer à sa structuration.

http://agence.francophonie.org

Le compte-rendu de la conférence est téléchargeable ci-dessous:


Compte-rendu de la conférence de presse de l'AIF [39 Ko]
 
 

• >  EsoDoc : documentaire et questions de société
 
La ZeLIG School for Documentary, basée à Bolzano en Italie, proposera en 2005, avec le soutien de MEDIA, une série d'ateliers de développement centrés sur le documentaire à sujet de société (développement, pauvreté, climat,...). L'idée de ce programme baptisé EsoDoc est notamment de créer des liens entre les professionnels spécialisés dans ce type de programmes, y compris au sein des institutions et organisations non gouvernementales, groupes d'activistes etc...

EsoDoc propose 3 ateliers d'une semaine sur une période de 6 mois pendant laquelle les participants développent leurs projets, soit individuellement, soit en groupes. Un suivi en ligne est opérationnel entre les ateliers.

- 1er atelier (11-17 juin, Sud Tyrol) : conférences et séminaires sur les programmes documentaires, l'activisme citoyen, les liens entre ONGs et diffuseurs, l'utilisation des nouveaux médias, développement des projets.
- 2ème atelier (4 -10 septembre, Budapest) : lectures et séminaires en relation avec les projets des participants, le dialogue entre cultures, le tournage de documentaires anthropologiques, stratégies et pratiques des documentaristes.
- 3ème atelier (6-12 novembre, Lucca) : la production, le financement, les questions juridiques et budgétaires, la convergence des médias, sessions de pitching...

EsoDoc sélectionnera 22 participants sur base de leur CV, de leurs motivations et de leurs attentes, de leurs réalisations antérieures et du projet en cours.

Le coût s'élève à 1.000 € + frais de voyages
Date limite : 15 avril 2005

Contact :
EsoDOc /Zelig School
Brennerstr 20, I-39100 Bolzano (Italie)
Tél : +39 0471 977930, Fax : +39 0471 977931
info@esodoc.com
www.esodoc.com
 

• >  Réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals, Festival du Film d'amour de Mons, 16 février 2005
 
Une réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals de cinéma s’est tenue à Mons (Belgique) dans le cadre du Festival du Film d’Amour, à l’initiative d’André Ceuterick, Délégué Général du festival et responsable de l’antenne belge de la Coordination Européenne des Festivals de Cinéma (CEFC).

Plusieurs responsables de festivals africains présents à Mons ont ainsi pu échanger leurs expériences avec les responsables de la CEFC. Une première ébauche de statuts de la nouvelle association ainsi qu’un projet de code de déontologie, documents rédigés par Jo Gaye Ramaka ont été discutés pour préparer la réunion constitutive de la coordination qui se tiendra le 3 mars prochain à Ouagadougou. Rasmané Ouadraogo, Président du Conseil d’Administration du Fespaco, très attentif aux textes proposés, a pris bonnes notes des avis de chacun sur ces premières ébauches qui devront être modifiées pour la réunion de Ouagadougou.

Jean Pierre Garcia, Directeur du Festival International du Film d’Amiens et Président fondateur de la CEFC a souligné l’intérêt de créer ce front commun pour les festivals, un espace de dialogue qui permet d’échanger des informations, de structurer des actions communes et d’envisager autrement les rapports avec les partenaires et les pouvoirs publics.

Le projet de coordination africaine des festivals est d’ailleurs né à Bruxelles en juin 2003 au cours d’une rencontre internationale avec les festivals du Sud, organisée par la CEFC et financée par l’Union européenne et depuis, plusieurs tentatives ont eu lieu pour rassembler les responsables des festivals africains, mais les difficultés économiques liées à l’organisation de telles rencontres internationales ont souvent eu raison des bonnes volontés. La dernière tentative a eu lieu en juin 2004 à l’initiative de Bassek Ba Kobhio, Président du Festival Ecrans noirs à Yaoundé, une initiative à laquelle le BLCEF a d’ailleurs participé.

Monsieur Abdellah Zaakour qui représentait le Centre Cinématographique Marocain (CCM) a également offert la possibilité de tenir une prochaine réunion au Maroc et annoncé que le CCM étudie la possibilité d’accueillir dans un premier temps, le siège et les bureaux de cette coordination au Maroc si bien sûr, cela convient à l’ensemble des festivals membres de la coordination.

Georges Bollon, Président en exercice de la CEFC a insisté sur la volonté de la CEFC d’établir des rapports privilégiés entre les deux structures et d’envisager des actions conjointes.

La nouvelle structure est maintenant lancée et même si de nombreux détails sont encore à discuter, une première charte devrait être signée à Ouagadougou. Il est à noter également qu’une autre réunion préparatoire a eu lieu à Berlin cette semaine à l’initiative de plusieurs festivals africains anglophones.

Carin Leclercq, Mons le 16 février 2005
 

• >  Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique: 14-16 février 2005, Cotonou
 
Kokovi Eklou présente dans Le Point au quotidien du 15 février 2005 la table ronde "Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique".

"Le Palais des Congrès de Cotonou abrite depuis le lundi 14 février et pendant trois jours une table ronde sur le thème « Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique ». Il s'agit pour les participants de discuter et d'amender les projets d'études relatifs à la création de la Commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma et du Fonds de Promotion de l'Industrie du Cinéma et des Programmes de Télévision en Afrique.

Examiner la situation générale du cinéma, de l'audiovisuel en Afrique et formuler des recommandations, discuter et amender les projets d'études relatifs à la création de la « Commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma » et du « Fonds de Promotion de l'Industrie du Cinéma et des Programmes de Télévision en Afrique ». Tels sont les objectifs que vise la table ronde à laquelle participent des acteurs du cinéma, de la télévision, de la vidéographie en Afrique, de même que les représentants des institutions d'intégration régionale en Afrique.

A l'ouverture de cette rencontre, M. Jacques Béhanzin, secrétaire général de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci) a expliqué le bien fondé de l'initiative après avoir évoqué l'historique de son organisation créée depuis 1970 à Tunis par des professionnels du cinéma et de la télévision. Les résultats de la table ronde à son avis, sont attendus avec beaucoup d'intérêt au sein de la profession comme au niveau de l'Union africaine et de celui des partenaires au développement.

L'initiative qui trouve son fondement dans une décision du conseil exécutif de l'Union Africaine vise, selon lui, à annihiler la forte présence des productions provenant d'ailleurs sur les écrans de cinéma et de télévision. Toute chose qu'a déplorée le représentant du ministre de la Culture et du patrimoine historique classé du Sénégal lors de son intervention. Les assises de Cotonou annoncent, a-t-il dit, un renouveau pour l'épanouissement du cinéma et de l'audiovisuel africains.

« Notre continent est confronté aujourd'hui à un déficit de production, de circulation, de conservation et de financement de l'image ». Au cours des travaux de la table ronde, les participants tenteront, ajoute-t-il, de proposer les grands axes de recherche des voies qui conduiraient à la définition de politique et de programmes communs en matière d'images, pour l'ensemble des 53 Etats membres de l'Union Africaine et de la Fédération Panafricaine des Cinéastes, aux fins de réhabiliter l'essor du cinéma et de l'audiovisuel.

Les deux institutions dont les projets d'études font l'objet de discussion au cours de la table ronde de Cotonou, de l'avis de M. Jean-Claude Hounménou, directeur de cabinet du ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, favoriseront la circulation des productions cinématographiques au sein de l'Union Africaine. Il a appelé à l'essor du secteur audiovisuel et de la télévision."

www.lepointauquotidien.info/artic ...

Pour rappel, voici la décision prise par le Conseil Exécutif de l'Union Africaine lors de la 3ème session ordinaire 2003, qui s'est tenue à Maputo du 4 au 8 juillet 2003, concernant un rapport proposé par la Fepaci.

Décision sur la création d'une commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma et d'un fonds de promotion de l'industrie du cinéma et des programmes de télévision en Afrique.

Le Conseil exécutif,
1. Prend note du rapport;
2. Exhorte les Etats membres et le secteur privé à mettre en oeuvre les dispositions pertinentes du Plan d’action de Dakar sur les industries culturelles adopté par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OUA réuni en juillet 1992 à Dakar (Sénégal);
3. Demande à la Commission de l’Union africaine de prendre les dispositions nécessaires, en coopération avec la Fédération panafricaine des cinéastes, FEPACI, l’URTNA, le MASA, le FESPACO, l’UNESCO et toutes les parties prenantes pour mener les consultations et les études préalables et pour créer une Commission africaine du cinéma et de
l’audiovisuel, d’une part, et un Fonds de promotion de l’industrie du cinéma et des programmes de télévision en Afrique, d’autre part;
4. Demande en outre à la Commission de veiller à ce que
les statuts de ces structures permettent d’y associer l’Union africaine, les CER, les gouvernements africains, ainsi que le secteur privé et la société civile ;
5. Invite la Commission, le Secrétariat du NEPAD, l’UNESCO
et toutes les parties concernées à i nscrire la culture dans les programmes du NEPAD.

www.africa-union.org
 

• >  Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech
 
Il y a quelques jours avait lieu l'Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech. El Mahjoub Rouane revient sur cet atelier dans Le Matin du 5 février 2005.

"Organisé récemment à Marrakech, l'atelier de l'écriture de scénario cinématographique et de création audiovisuelle a tenu sa promesse, tant au niveau de l'organisation qu'au niveau des thèmes abordés. Animé par les Américains Tom Schlesinger et Keith Cunningham, cofondateurs de ce principe d'écriture "The heroe's (ou) the writers journey", ce séminaire a été organisé par Média 3logique, financé par le ministère allemand des affaires étrangères et soutenu par l'ambassade de la République Fédérale d'Allemagne au Maroc.

Le soutien important et décisif du Wali de la région de Marrakech-Tensift-Al haouz, de l'ambassade allemande et du ministère des affaires étrangers de Berlin, a permis de prendre en charge tout le séminaire. Selon les organisateurs, cet atelier a permis «de créer une nouvelle forme de dialogue et une autre manière de communiquer entre les deux rives de la Méditerranée».

L'atelier fait partie d'un module de trois séminaires, puisqu'il y aura un suivi en juin à Marseille (France) et en septembre à Cologne (Allemagne). Cette dernière partie se déroulera dans le cadre d'une plus grande manifestation interculturelle sous le titre «le nouvel Orient», qui sera organisé dans plusieurs villes de la Rhénanie.

Un certain «bateau» doit partir du Maroc, avec des séminaristes du même groupe, en avril à Marseille et en septembre à Cologne. A partir de la prochaine séance, des projets entre l'Europe et le Maghreb seront développés et pourront bientôt se concrétiser. Keith Cunningham a fait savoir qu'il a vécu pendant les sept jours qu'a duré le séminaire, « une vraie rencontre interculturelle qui est tout à fait propice d'émerger dans l'avenir un véritable développement d'histoires. Ces futures histoires de cinéma présentées par les douze participants vont créer à leur tour une vraie rencontre interculturelle en continuité». Il a ajouté qu'il est temps de se poser des questions sur ce que «des histoires ont vraiment à raconter».

Keith Cunningham travaille depuis 2 ans avec des réalisateurs palestiniens à Ramallah dans des workshops semblables où il enseigne spécialement le cinéma pour enfants. Tom Schlesinger est depuis huit ans consultant de la réalisatrice allemande Caroline Link, qui a reçu, en 2003, l'Oscar pour le meilleur film étranger Au delà de l'Afrique après une première nomination, il y a 6 ans. Keith Cunningham et Tom Schlesinger ont déjà travaillé pour le compte de l'American Film Institute, et collaborent aux «Directors Guild» et «Writers guild» aux Etats-Unis. Quelques centaines de cinéastes, mais aussi de créateurs de la télévision sont passés par leur «école» en Europe.

Leur concept «The writers journey» se nourrit du travail sur les archétypes de Josef Campbell et de C.G. Jung. Cunninghams and Schlesingers. Leur travail sur le cinéma et la créativité les a qualifié d'être parmi les «docteurs of screenwriting» et professeurs de scénario les plus importants.

Hakim Bellabès, par exemple, a étudié chez Keith Cunningham à Chicago's filmschool et réalisé son documentaire de fin d'études Le Nid dans la chaleur en tournage pendant plusieurs semaines dans son village natal, Boujaâd, avec Keith Cunningham.

En dehors de cet atelier, qui a abouti plutôt sur des scénarios de film de fiction, une réflexion sur le documentaire et son importance dans le futur paysage audiovisuel marocain sera proposée par Claus Josten et son agence Media 3logique. Cette année encore, d'autres rencontres seront organisées en partenariat avec «Cinéma en lumière» à Marseille, accompagnées de mesures pratiques de coproduction et développement. Toujours est-il «que le principe du dialogue interculturel sorte de son cadre habituel de la langue de bois des bonnes intentions politique et qu'il soit amené au concret du rencontre et de sa vérité», a déclaré Claus Josten."

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• >  "En Région!", Conférence sur la coproduction internationale et rencontres individuelles, organisée par Telefilm Canada
 
Le bureau de l’Ontario et du Nunavut de Téléfilm Canada et le service des coproductions internationales organisent une conférence où sera présenté un survol des coproductions internationales entre le Canada et ses partenaires. Seront également abordés les défis que doivent relever les producteurs canadiens en matière de coproduction internationale et les