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Le premier sommet des chefs d’états
et de gouvernements francophones, qui s’est tenu à
Paris en février 1986, a jeté les bases d’une
coopération multilatérale culturelle et technique.
Un constat s’est rapidement imposé : dans le
domaine culturel, de grandes inégalités de
développement séparent les pays du Nord et
du Sud. Un objectif prioritaire est donc apparu: rééquilibrer
progressivement les termes de l’échange par
tous les modes de coopération.
A l’occasion du deuxième festival cinématographique
de Wallonie à Namur, en octobre 1987, les participants
d’une rencontre professionnelle autour des échanges
Nord/Sud ont décidé de créer une commission
internationale permanente des professionnels de l’audiovisuel
francophone dénommée Bureau de Liaison du
Cinéma de l’Espace Francophone, et ayant pour
objectifs :
-
institutionnaliser la communication et l’échange
d’informations entre les professionnels de l’audiovisuel
francophone ;
-
intensifier la diffusion des œuvres audiovisuelles
francophones existantes ;
-
engendrer des conditions de coproduction viables entre
les pays de l’ensemble francophone et créer
les moyens de diffusion et de promotion des œuvres ;
-
exiger des gouvernements, conformément aux résolutions
prises lors du Sommet francophone de Québec, la création,
l’aménagement et le respect d’espace
de production et de diffusion télévisuelle
d’œuvres francophones sur les chaînes nationales ;
-
stimuler les actions de formation dans le domaine audiovisuel ;
Le Bureau souhaite impliquer dans son travail chaque organisation
professionnelle active dans le secteur du cinéma
de l’espace francophone, être un interlocuteur
solide et efficace pour exprimer l’ensemble des besoins,
négocier et argumenter auprès des instances
qui décident de l’avenir du cinéma,
permettre aux professionnels de se concerter, d’élaborer
et de traduire leurs impératifs d’échange,
de coopération et de solidarité. Bref, créer
un moyen de pression et d’intervention permanent et
international.
Le premier conseil d’administration du Bureau de Liaison
du Cinéma de l’Espace Francophone était
présidé par Bernard Boucher, secrétaire
général de l’Institut Québécois
du Cinéma, et rassemblait :
-
- Gaston Kaboré, président de la Fédération
Panafricaine des Cinéastes (FEPACI)
-
- Med Hondo, cinéaste et coordinateur du comité
africain des cinéastes
-
- Claude Weisz, vice-président de la Société
des Réalisateurs de Films (SRF, France)
-
- Benoît Lamy, président de l’Union des
Producteurs des Films Francophones Belges (UPFF)
-
- Françoise Wera, déléguée générale
de Vues d’Afrique
Le secrétaire général était
alors Godefroid Courtmans. Emmanuel Roland prendra sa suite
de 1991 à 1995, sous la présidence de Roger
Kahane, réalisateur français.
Benoît Lamy, réalisateur-producteur belge,
a ensuite présidé le BLCEF de 1999 à
2001, et Christian Verbert, Directeur Europe de la SODEC
lui a succédé.
Depuis 1996, l’association dispose d’une Délégation
générale permanente à Bruxelles hébergée
et subsidiée par la Communauté Française
de Belgique, et assurée par Carin Leclercq.
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