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Lettre d'information n°0, Mai 2004
 
 
 
 
 
www.cinemasfrancophones.org est en ligne depuis le 1er octobre 2003. Le site est le résultat de la volonté des différents partenaires des cinémas francophones d’ouvrir une fenêtre sur internet d’information et de référencement des ressources existantes et à créer relatives à ces cinématographies, afin de les mettre à la disposition de leurs professionnels.
Cette version électronique vous permettra de prendre connaissance des principaux jalons ayant fait l’actualité des cinémas francophones le mois dernier, et de visualiser les grands rendez-vous du mois à venir.Calendrier et résultat des commissions de sélection, compte-rendu et ordre du jour des rencontres professionnelles, programme et palmarès des festivals, revue de presse sélective, échos d’en Francophonie et initiatives nouvelles…
Cet outil de travail vous est destiné, et nous vous invitons à prendre contact avec la rédaction pour nous tenir informé de votre actualité, et nous faire part de vos remarques pour nous aider à l’améliorer. Pour vous abonner, écrivez-nous à l’adresse lettre@cinemasfrancophones.org.
Bonne lecture et rendez-vous sur www.cinemasfrancophones.org !

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    La circulation des films sur le marché européen
    1984-2004 : le Fonds Sud cinéma fête ses 20 ans !
    Plate-forme audiovisuelle de l’UNESCO


ECHOS-PHONIE
    Le cinéma et la télévision, une filière économique d’envergure au Québec
    Liste des DVD édités par l’AIF
    Finale du concours CinéQuest
    Soirée faste pour le cinéma québécois: remise des Génies du cinéma canadien, 1er mai 2004


COMMISSIONS DE SELECTION
    Fonds francophone de production audiovisuelle: 1ère commission 2004
    Africa Cinemas: résultats de la 2ème Commission
    Eurimages soutient 9 coproductions européennes (89ème réunion, avril 2004)
    Ecrans Noirs 2004 (Yaoundé) : rencontre préparatoire à la mise en place d’une coordination des festivals africains


VU DANS LA PRESSE
    Cinéma africain: Entre Fiction et Réalité
    Interview d’Eriq Ebouaney


INFOS FESTIVALS
    Festival du Film Européen de Bruxelles: Palmarès
    7ème Biennale des cinémas arabes
    Palmarès de Vues d’Afrique
    L’Europe et la Tunisie font leur cinéma
    Festival du Film de Paris, Prix de la Francophonie
    Au programme en juin



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    Fonds francophone de production audiovisuelle: 1ère commission 2004
    Festival du Film de Paris, Prix de la Francophonie


AFRIQUE
    Plate-forme audiovisuelle de l’UNESCO
    Liste des DVD édités par l’AIF
    Africa Cinemas: résultats de la 2ème Commission
    Ecrans Noirs 2004 (Yaoundé) : rencontre préparatoire à la mise en place d’une coordination des festivals africains
    Cinéma africain: Entre Fiction et Réalité
    Interview d’Eriq Ebouaney
    L’Europe et la Tunisie font leur cinéma


AMERIQUES
    Le cinéma et la télévision, une filière économique d’envergure au Québec
    Soirée faste pour le cinéma québécois: remise des Génies du cinéma canadien, 1er mai 2004
    Palmarès de Vues d’Afrique


EUROPE
    La circulation des films sur le marché européen
    1984-2004 : le Fonds Sud cinéma fête ses 20 ans !
    Finale du concours CinéQuest
    Eurimages soutient 9 coproductions européennes (89ème réunion, avril 2004)
    Festival du Film Européen de Bruxelles: Palmarès
    7ème Biennale des cinémas arabes


PAYS A LA UNE

    LE VIETNAM
 
    LE BURKINA FASO
 


EVENEMENT

    CANNES 2004 : PROGRAMME
 
    CANNES 2004 : LISTE DES FILMS FRANCOPHONES SÉLECTIONNÉS
 


CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    VERS UN DOGME NUMÉRIQUE EN AFRIQUE ? DE MWEZE DIEUDONNÉ NGANGURA
 
    LES CINÉMAS FRANCOPHONES ET VOUS
 




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 Categories  
A la une   
  • > La circulation des films sur le marché européen

L’Observatoire européen de l’audiovisuel a publié à l’occasion d’une conférence sur le futur du cinéma et de l’audiovisuel dans le cadre de l’élargissement de l’Union Européenne. Les résultats sont relativement alarmants, surtout pour les cinématographiques que l’on qualifie pudiquement de « peu diffusées ».

Le graphique de la répartition des entrées dans l’UE selon l’origine des films en 2002 est éloquent. Alors que les films en provenance des Etats-Unis raflent 71% des parts de marché, les films européens rassemblent 28% des parts de marché, et les films en provenance du « Reste du monde »…1%.

A l’heure où 10 nouveaux pays frappent à la porte et s’apprêtent à l’entrée, il est marquant de constater qu’une toute petite cinquantaine de films issus de ces pays ont été distribués dans l’UE entre 1996 et 2002 (soit 0,05% de parts de marchés). Ce sont les films tchèques qui tirent le mieux leur épingle du jeu, si l’on peut dire, puisqu’ils réalisent à eux seuls 70,6% de ces entrées. Les pays méditerranéens (hors UE) ne s’en sortent guère mieux, avec 57 films distribués (soit 0,076% de parts de marché). Les principaux exportateurs sont la Turquie et Israël avec 10 films chacun, suivis par le Maroc (9 films) et l’Egypte (8 films). La France s’affirme comme le pays le plus porteur en termes d’importation, avec 67% des entrées réalisées par ces films. Enfin, le nombre de films africains distribués entre 1996 et 2002 fait froid dans le dos : seuls 19 films ont franchi les frontières culturelles de l’UE et ont trouvé distributeurs. Une fois encore, la France est l’importateur le plus « conséquent » avec 13 films. Leur part de marché en Europe était donc de 0,03%. L’écrasante majorité des entrées de ces films (88,5%) ont été réalisées en France. A noter que les films latino-américains (au nombre de 91, sûrement en partie grâce au public espagnol), et surtout les films asiatiques (200 distribués entre 1996 et 2002) semblent trouver plus de succès auprès des distributeurs européens (toutes proportions gardées).

L’intégralité du rapport est disponible sur le site de l’Observatoire à l’adresse :
www.obs.coe.int


• > 1984-2004 : le Fonds Sud cinéma fête ses 20 ans !

A cette occasion un programme d'une dizaine de films sera présenté dans le monde entier en copies neuves sous-titrées en français, anglais et espagnol.
La sélection a été suggérée par la commission Fonds Sud Cinéma présidée par Moufida Tlatli. Ce programme reflète la diversité géographique et culturelle des films aidés par le Fonds Sud Cinéma depuis vingt ans.

Au programme :
- Yeelen La Lumière de Souleymane Cissé (Mali),
- Ali Zaoua de Nabil Ayouch,  (Maroc),
- Les Silences du Palais de MoufidaTlatli (Tunisie),
- La Reine de la Nuit de Arturo Ripstein (Mexique),
- La Cienaga de Lucrecia Martel (Argentine),
- Les Gens de la Rizière de Rithy Panh (Cambodge),
- Platform (Le Quai) de Jia Zhang Ke (Chine),
- West Beyrouth de Ziad Doueiri (Liban)
- Luna Papa de Bakhtiyar Khudojnazrarov (Tadjikistan)

www.diplomatie.gouv.fr/actu/artic ...


• > Plate-forme audiovisuelle de l’UNESCO

La plate-forme audiovisuelle de l’UNESCO consiste en la création d’un catalogue électronique, multiculturel, au service des réalisateurs indépendants et des télédiffuseurs. Elle contiendra des programmes de télévision (tous genres confondus : courts métrages, téléfilm, documentaire, magazine) venus des pays en développement et des pays qui ne sont pas des fournisseurs habituels de contenu médiatique au niveau international.
Elle permettra leur visionnage intégral en ligne et son accès sera restreint aux professionnels de l’audiovisuel. Afin d’éviter toute possibilité de piratage, le « downloading » des films  ne sera pas possible.

Les réalisateurs et producteurs de programmes qui en feront partie, pourront utiliser cet outil pour promouvoir leur travail au niveau régional et international. En donnant un simple code d’accès à leurs contacts (par exemple à un organisateur de festival) la personne intéressée pourra visionner leur film au complet sur un écran d’ordinateur. Il n’y aura plus besoin de faire des envois de cassettes. 

L’UNESCO a associé le FESPACO à ce projet de plate-forme audiovisuelle. Le festival y disposera d’un sub-catalogue qui sera un complément très utile de promotion pour les professionnels qui le désirent dans le cadre du Marché International du Cinéma et de la Télévision Africains (MICA). 

www.fespaco.bf
www.unesco.org
http://creativecontent.unesco.org




Echos-phonie   
  • > Le cinéma et la télévision, une filière économique d’envergure au Québec

La filière québécoise de la production audiovisuelle et de ses industries connexes crée 35 000 emplois directs (équivalent temps plein), représentant une masse salariale de 1,38 milliard de dollars, et elle a connu une croissance trois fois supérieure à celle du PIB du Québec au cours des dix dernières années. Des résultats qui font en sorte que le secteur de l’audiovisuel se situe parmi les grands secteurs économiques québécois au même titre que ceux de l’industrie aérospatiale, de l’impression ou encore de la biopharmaceutique.

Ces données sont tirées d’une étude qui a pour but de mettre en perspective le potentiel de la région du grand Montréal et du Québec comme centre de production audiovisuelle et plus particulièrement comme centre d’accueil de la production étrangère. La diversification et la solidité de la filière audiovisuelle sont illustrées notamment par un volume de production atteignant 1,4 milliard de dollars en 2002, des retombées économiques qui génèrent un apport total au PIB de 2,9 milliards de dollars pour l’ensemble de la filière et des dépenses de consommation découlant des productions qui sont de l’ordre de 1,3 milliard de dollars par année, dont 707 millions pour le commerce de détail.  Le Québec prouve ainsi que la promotion de sa culture peut aller de pair avec la création de la richesse collective.

La publication de ce rapport permet, entre autres, à la SODEC de poursuivre son travail conjointement avec les partenaires institutionnels, les bureaux de films et les représentants de l’industrie, selon le Plan de soutien au cinéma et à la production audiovisuelle de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Madame Line Beauchamp. En effet, une des mesures du Plan  vise à clarifier les rôles et les responsabilités des différents interlocuteurs dans la coordination de la promotion québécoise sur les marchés internationaux et des services d’accueil de la production étrangère au Québec.  Chacun des partenaires de l’étude a donc en main un outil de référence lui permettant de travailler de façon éclairée à son plan de développement stratégique dans la filière audiovisuelle québécoise. Ce travail s’inscrit dans une volonté commune de prendre les initiatives nécessaires à l’amélioration du positionnement du Québec sur les marchés internationaux comme centre de production et lieu de tournage.

L’étude est disponible sur le site www.sodec.gouv.qc.ca


• > Liste des DVD édités par l’AIF

L'Agence Intergouvernementale de la Francophonie édite depuis 2002 des DVD de films africains dans le cadre du projet "Le cinéma africain en zone rurale", dans les CLAC (Centres de lecture et d’animation culturelle. Les deux premières séries de 10 films sont sorties, et une troisième est en préparation. Voici la liste:

- A la Recherche du mari de ma femme, Mohammed Abderrahman Tazi, 1993, 1h40 (Maroc). 

- Au nom du Christ, Roger M’bala, 1992, 1h20 (Côte d’Ivoire). 

- Le Ballon d’or, Cheik Doukoure, 1993, 1h29 (Guinée). 

- Bal poussière, Henri Duparc, 1988, 1h30, (Côte d’Ivoire). 

- Camp de Thiaroye, Sembene Ousmane et Thierno Faty Sow, 1988, 2h30, (Sénégal). 

- Le Damier : Papa National Oyé, Balufu Bakupa Kanyinda, 1996, 1h38, (R.D. Congo) 

- Les Fables de La Fontaine, textes lus par Jacques Weber, 2002, 1h30, (France) 

- Finyé le vent, Souleymane Cissé, 1982, 1h30, (Mali). 

- Gito l’ingrat, Léonce Ngabo, 1991, 1h27, (Burundi). 

- Guimba : un tyran, une époque, Cheick Oumar Sissoko, 1995, 1h33, (Mali). 

- Halfaouine l’enfant des terrasses, Férid Boughedir, 1990, 1h30, (Tunisie).

- Laafi, Pierre Yameogo, 1991, 1h30, (Burkina Faso). 

- Macadam tribu, José Laplaine,1996, 1h30, (R.D. Congo). 

- Sango malo, Bassek Ba Kobhio,1991, 1h35, (Cameroun). 

- TGV, Moussa Touré, 1997, 1h30, (Sénégal) .

- Tilaï, Idrissa Ouedraogo, 1989, 1h18, (Burkina Faso). 

- Totor, Daniel Kamwa, 1993, 1h30, (Cameroun).

- La Vie est belle, Ngangura Mweze et Benoit Lamy, 1987, 1h33, (R.D. Congo). 

- Wênd Kûuni : le don de Dieu, Gaston J.M. Kabore,1988, 1h15, (Burkina Faso). 

- West Indies Story, Med Hondo, 1979, 1h30, (Mauritanie). 

- Yelema , Mamo Cissé, 1992, 1h18, (Mali).

http://agence.francophonie.org


• > Finale du concours CinéQuest

 
Ciné Quest est le 1er concours de long métrage lancé en Belgique. Il a été créé par Gilles Daoust, et est organisé par Title Films (Gilles Daoust, Alain Berliner et Serge Peffer). Le principe est simple: il s'agit d'un concours de scénario de long métrage, doublé d'un concours de réalisation. Title Films produira le film, qui sera distribué au Benelux par Kinépolis Film Distribution. PLus de 200 participants se sont inscrits. Le 27 mars dernier, le scénario lauréat, de Federico Ariu et Kenan Gorgun a été sélectionné. Le 30 avril dernier, lors du Festival du Film Européen de Bruxelles, c'est Tiago Mesquita qui a été choisi pour assurer la réalisation. Le film s'appelle Alley Goria, il s'agira d'une comédie fantastique.
Plus de renseignements sur l'adresse du site ici: www.cinequest.be


• > Soirée faste pour le cinéma québécois: remise des Génies du cinéma canadien, 1er mai 2004

Le cinéma québécois a connu une véritable consécration, samedi, au 24e gala des prix Génie, à Toronto.
Les Invasions Barbares de Denys Arcand a décroché six prix, soit : meilleur film; meilleur scénario; meilleur réalisateur; interprétation masculine dans un premier rôle à Rémy Girard; meilleur second rôle masculin à Stéphane Rousseau; et meilleure second rôle féminin à Marie-Josée Croze, qui avait déjà obtenu un prix d'interprétation dans la même catégorie, l'an dernier, au festival de Cannes.

Quelques autres lauréats:
- Sarah Polley a obtenu le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans My Life Without Me d'Isabelle Coixet.
- Le prix du meilleur scénario adapté est allé à Robert Lepage pour son film La face cachée de la Lune.
- La Bobine d'or qui récompense le film ayant fait le plus grand nombre d'entrées a été remportée par Séraphin - Un homme et son péché, qui a généré 9,6 millions de dollars.
- Le prix Claude Jutra, du meilleur premier film est allé à Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause de Sébastien Rose.
- Le meilleur court-métrage dramatique a été accordé aux Québécois Christiane Ciupka et Jean-François Rivard pour Noël Blank.
À noter que La Grande Séduction était en lice dans 11 catégories, mais le film est reparti bredouille. Gaz bar blues et Mambo Italiano étaient aussi dans la course, mais n'ont rien récolté non plus. Au total, le cinéma québécois avait une soixantaine de nominations.  

Références sur www.radio-canada.ca




Commissions de selection   
  • > Fonds francophone de production audiovisuelle: 1ère commission 2004

13 films et productions télévisuelles francophones du Sud ont été retenus sur 39 dossiers lors de la réunion de la 1ère commission 2004 qui a eu lieu du du 7 au 9 avril 2004 à Paris.
L'Agence Intergouvernementale de la Francophonie aidera pour un montant total de 455 000€ ces 19 heures de productions audiovisuelles, au titre du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud.
La commission a retenu 3 projets pour l'aide à la production audiovisuelle, 3 projets de longs métrages cinéma pour l'avance sur recette, un long métrage pour l'aide au développement, 2 pour l'aide à la finition. Elle a également retenu 2 courts métrage pour l'aide à la production, et 2 courts métrages pour un atelier national d'aide à l'écriture de courts métrages.
Les 6 longs métrages sélectionnés sont:
- Nasrine de Sabine El Gemayel (Liban), 100.000€ d'avance sur recettes
- Le Signe de l'oiseau d'Ahmed Atef (Egypte), 100.000€ d'avance sur recettes
- Zao de David Pierre Fila (Congo Brazzaville), 30.000€ d'avance sur recettes
- Faro de Salif Traoré (Mali), 15.000€ d'aide au développement
- Bab El Chams (La Porte du Soleil) de Yousry Nasrallah (Egypte), 25.000€ d'aide à la finition
- La Chambre Noire de Hassan Benjelloun (Marco), 30.000€ d'aide à la finition.

La prochaine session de la Commission aura lieu à Bruxelles du 7 au 9 juillet 2004.
Toutes ces informations sont disponibles à l'adresse suivante:
http://agence.francophonie.org/


• > Africa Cinemas: résultats de la 2ème Commission

Le Comité d'experts s'est réuni le 11 mars dernier pour sa deuxième consultation.

Les aides ont été distribuées de la façon suivante:

Soutien à la distribution:
- Voyage à Ouaga, Allison Productions (France), Camille Mouyeke, 25.000 €, sous réserve de la non-diffusion préalable du film sur une télévision reçue en Afrique.
- La Valse des gros derrières, Tabou-Tabac Films (Bénin), Jean Odoutan, 20.000 €.
- Un amour d'enfant, Sosific (Sénégal), Khalilou N'Diaye, 30.000 €.

Soutien à la programmation et à l'équipement:
- Le Cinéma Le Concorde (Cotonou /Bénin) géré par Janvier Yahouedeou, 20 000 € pour l'équipement et 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Le Bénin (Cotonou /Bénin) géré par Janvier Yahouedeou, 10 000 € pour l'équipement, 10 000 € pour la programmation.
- Le Cinéma Ire Akari (Cotonou /Bénin) géré par Janvier Yahouedeou, 10 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Neerwaya (Ouaga/Burkina Faso) géré par Franck Alain Kaboré, 30 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Burkina (Ouaga/Burkina Faso) géré par Idrissa Ouédraogo, 30 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Poni (Gaoua / Burkina Faso) géré par Drissa Touré, 20 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Le Wouri (Douala / Cameroun) géré par Frédéric Massin, 30 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- L'Abbia (Yaoundé / Cameroun) géré par Frédéric Massin, 30 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Babemba (Bamako / Mali) géré par Frédéric Massin,10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma El Hadj (Dakar / Sénégal) géré par Yves Badara, 10 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation. 400 fauteuils de cinéma lui seront également fournis.
- Le Cinéma U3 (Dakar / Sénégal) géré par Papa Samba Ndiaye, 10 000€ pour l'équipement,10 000 € maximum pour la programmation. 400 fauteuils de cinéma lui seront également fournis
- Le Cinéma Al Akbar (Dakar / Sénégal) géré par Youssou Niang, 16 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Labia Theatre (Cape Town / Afrique du Sud) géré par Michael Berkel, 10 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.

Soutien à la structure:
- Association Ecrans Noirs (Cameroun). Une aide d'un montant de 5 000 € a été attribuée au projet.

Plus d'infos sur www.africa-cinemas.org


• > Eurimages soutient 9 coproductions européennes (89ème réunion, avril 2004)

Lors de sa 89ème réunion, du 19 au 21 avril derniers à Vienne, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la production à 9 longs métrages pour un montant total de 3.330.000€.

- Caché, Michael Haneke (France / Autriche / Allemagne / Italie)
- Congo River, Thierry Michel (Belgique / France)
- Le Couperet, Costa Gavras (France / Belgique / Espagne)
- Habana Blues, Benito Zambrano (Espagne / France / Cuba)
- Neighbours, Pal Sletaune (Norvège / Danemark / Suède)
- Passione di Giosue l'Ebreo, Pasquale Scimeca (Italie / Espagne)
- Short Order, Anthony Byrne (Irlande / Allemagne / Royaume Uni)
- Taxidermia, György Palfi (Hongrie / France)
- The Unkenrufe, Robert Glinski (Allemagne / Pologne)

En outre, un soutien a été accordé aux distributeurs. les distributeurs francophones soutenus sont :

- Independenta Film (Roumanie) pour Son Frère de Patrice Chéreau (France) et Nathalie d'Anne Fontaine (France)
- Moebius Association (Roumanie) pour Boldog Szuletesnapot de Fazakas Csaba (Hongrie) et Mélyen orzott titkok de Zsuzsa Boszormenyi (Hongrie)
- SC Interfilm Rom (Roumanie) pour Apam Beajulna de Tamas Sas (Hongrie) et Rosszfiuk de Tamas Sas (Hongrie)
- Cineworkx (Suisse) pour Edi de Piotr Trzaskalski (Pologne) et Gegen die Wand de Fatih Akin (Allemagne)
- Elite Film (Suisse) pour Buddy de Morten Tyldum (Norvège) et Daybreak de Bjorn Runge (Suède)
- Kinobrasil-Kinolatino (Suisse) pour J'ai toujours voulu être une sainte de Genevieve Mersch (Belgique) et Valentin d'Alejandro Agresti (Argentine)
- Mont-Blanc Distribution SA (Suisse) pour Aaltra de Gustave Kervern et Benoît Delépine (Belgique) et Ma mère de Christophe Honoré (France)
- Xenix Filmdistribution (Suisse) pour Wild Side de Sébastien Lifshitz (France)

Toutes les infos sur le site d'Eurimages à l'adresse suivante:
www.coe.int/T/E/Cultural_Co-opera ...


• > Ecrans Noirs 2004 (Yaoundé) : rencontre préparatoire à la mise en place d’une coordination des festivals africains

Dans le souci de faire avancer le projet de création d’une coordination africaine des festivals de cinéma, Bassek Ba Khobio, Président du Festival Ecrans Noirs, et Baba Hama, Secrétaire général du FESPACO, organisent une rencontre qui réunira des responsables de festivals africains. Le but est d’aboutir à la rédaction d’une charte de coordination des festivals, étape préalable à la conception de cette organisation qui devrait être mise en place lors du FESPACO 2005. Ecrans Noirs se tiendra du 29 mai au 6 juin prochains.
www.ecrans-noirs.org




Vu dans la presse   
  • > Cinéma africain: Entre Fiction et Réalité

Le journal Ecofinance publie dans son numéro 42 (avril 2004) un dossier très documenté intitulé : « Cinéma africain : Entre fiction et réalité ». Les journalistes font ainsi le point sur l’état et l’évolution de l’industrie cinématographique au Maroc, en Tunisie, au Burkina Faso et en Afrique du Sud, mettant en lumière le constat suivant :
« Naissante, cette industrie africaine de cinéma vit de productions étrangères qui ne contribuent guère à l’épanouissement culturel des pays où elle se met en place, à l’exception notoire du Burkina. Nombre de cinéastes et de responsables politiques en sont conscients et s’efforcent de combler cette lacune. » (Patrick Sandouly).

Dans « Maroc : Un ticket pour Ouarzazate », Fawda Miadi souligne le paradoxe actuel qui règne au Maroc : alors que Mille Mois de Faouzi Bensaïdi et Les Yeux Secs de Narjiss Nejjar ont entamé à Cannes en 2003 un tour des festivals enthousiaste, les 25 millions de dollars rapportés en 2003 par l’industrie cinématographique viennent plus qu’essentiellement des productions étrangères. Les coûts de production plus qu’attractifs (30 à 50% inférieurs à ceux de l’Europe ou des Etats-Unis), la multiplication des studios et la beauté des paysages ont fait du Maroc un eldorado des grosses productions cinématographiques mondiales (Martin Scorcese, Ridley Scott, Oliver Stone et Alain Chabat s’y bousculeraient presque). Il faut cependant amener un bémol à ce constat, dans la mesure où les étrangers importent beaucoup des biens consommés sur place (les Américains par exemple font venir leur cantine).

Dans « Tunisie : Pleins feux sur Hammamet », Elias Tebib relève la volonté étatique du gouvernement tunisien, qui compte fermement s’armer pour affronter la concurrence marocaine. Si la Tunisie compte des fidèles tels que Georges Lucas, l’essentiel des productions étrangères se tournent encore au Maroc, notamment à cause des taxes et des impôts, plus élevés. Le président a ainsi décidé d’augmenter progressivement le budget du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Loisirs jusqu’à hauteur de 1% du budget de l’Etat. En effet, le temps où les films de Nouri Bouzid faisaient en moyenne 200.000 entrées est révolu, et son dernier Poupées d’argile n’a attiré que 10.000 spectateurs. Les autorités ont mis en place un plan de rénovation des salles, la dégradation de celles-ci, ainsi que le piratage étant en partie à l’origine de cette désaffection.

Dans « Burkina : Pays de l’exception culturelle », Emmanuelle Pontié dresse un constat bien différent. L’industrie de la production cinématographique au Burkina tourne essentiellement autour des productions nationales ou d’Afrique centrale et de l’Ouest. La raréfaction des financements pour les longs métrages a pousser les auteurs à se tourner vers les sitcoms, qui connaissent actuellement un véritable essor. Au niveau de la fréquentation des salles, la population locale, bien que cinéphile et fidèle aux productions burkinabés, se disperse et fuit les salles pour se retrouver dans des « cinéclubs » de quartier. Cependant, le Fespaco de Ouagadougou reste un événement incontournable où se côtoient tous les deux ans plus de 5000 accrédités, et innombrables festivaliers.

Dans « Afrique du Sud : Nouvel eldorado des nababs d’Hollywood », Vincent Garrigues et Hassan Ziady reviennent sur le nouveau paradis qu’est devenu l’Afrique du Sud. Les chiffres sont édifiants : plus de 700 autorisations de tournage ont été accordées en janvier 2004, plus de 25.000 techniciens et employés travaillent dans le domaine, les budgets peuvent être jusqu’à 30% inférieurs. Aujourd’hui, le cinéma ne représente que 10% environ du secteur publicité-télévision-cinéma, mais les choses semblent promises à évoluer.

A venir : les articles dans leur intégralité.


• > Interview d’Eriq Ebouaney

Falila Gbadamassi interviewe Eriq Ebouaney dans Afrik.com à l'occasion de la projection du Silence de la Forêt de Bassek Ba Kobhio et Dider Ouénangaré au Festival du Film de Paris.

L'acteur du Silence de la Forêt, de Lumumba, de Femme Fatale et des Rivières pourpres 2 revient sur la place des acteurs noirs dans le cinéma français, et ses projets à venir, notamment un film en Afrique du Sud, Cape of Good Hope de Mark Bamford, et Kingdom of Heaven de Ridley Scott, dont il vient de terminer le tournage.

L'interview est consultable à l'adresse suivante:
www.afrik.com/article7183.html




Infos festivals   
  • > Festival du Film Européen de Bruxelles: Palmarès

Le Festival du Film Européen de Bruxelles s'est clôturé le 30 avril dernier par la remise du prix Iris du meilleur film à Summer in the Golden Valley de Srdjan Vuletic (Bosnie-Herzégovine, France, Angleterre, Slovénie), qui a également reçu le prix TV RTBF du meilleur film, ainsi que le prix SN Brussels Airlines de la meilleure interprétation pour Haris Sijaric.

Le prix spécial du jury est revenu à Roads to Koktebel de Boris Khlebnikov et Alexei Popogrebsky (Russie), le prix TV Canvas à With George Bush on my Mind de Joaquin Oristrell (Espagne), et le prix du public à Holland Licht de Piter-Rim De Kroon (Pays-Bas).

C'est également au cours du Festival qu'a été dévoilé le nom du lauréat de CinéQuest, premier concours de long métrage en Belgique. Le réalisateur choisi pour réaliser Alley Goria (scénario de Federico Ariu et Kenan Gorgun) est Tiago Mesquita.

Plus d'infos sur le site du festival: www.fffb.be


• > 7ème Biennale des cinémas arabes

Poursuivant son action dans le domaine de la connaissance et de la diffusion du cinéma arabe en France, en Europe, et au-delà, l’Institut du Monde Arabe organise, du 26 juin au 4 juillet 2004, la 7ème Biennale des cinémas arabes à Paris à l’IMA et du 28 juin au 3 juillet 2004 à Marseille.

La 7ème Biennale présentera plus d’une centaine de films de fiction et de documentaire répartis en quatre sections :
1. Une section compétitive réservée aux longs et courts métrages, fictions et documentaires produits au cours des deux dernières années.
2. Un hommage à l’actrice égyptienne Madiha Yousry.
3. Une Rétrospective du cinéma irakien.
4. Une Section informative

Deux jurys décerneront les prix de la Biennale.
Deux rencontres seront organisées en présence des professionnels arabes et européens. La première s’articulera autour du thème « Le rôle des télévisions arabes dans la production des documentaires » et la seconde « Le cinéma irakien, quelles perspectives ? ».
Plus d’une centaine d’invités : cinéastes, acteurs, producteurs et journalistes en provenance de l’ensemble des pays arabes, mais aussi de France, d’Europe et d’ailleurs, participeront à ce rendez-vous unique du cinéma arabe en Europe

www.biennalecinemarabe.org/presen ...


• > Palmarès de Vues d’Afrique

Dans la catégorie "Cinéma africain et créole: fiction", le Prix de la communication interculturelle long métrage a été décerné à La Caméra de bois de Ntshavheni Wa Luruli (Afrique du Sud), mention spéciale au Silence de la forêt de Didier Ouénangaré et Bassek Ba Kobhio (Cameroun-Centrafrique) et à Tasuma de Kollo Daniel Sanou (Burkina Faso).
Le Prix de la communication interculturelle court métrage a été remis au Ballon de Orlando Mesquita (Mozambique), mention spéciale à Balcon Atlantico de Mohamed Chrif Tribak et Hicham Falah (Maroc) et au Secret de Fatima de Karim Bensalah (Algérie).
Le Prix Images de Femmes Micheline Vaillancourt a été décerné à Kounandi de Apolline Traoré (Burkina Faso), mention spéciale à Na Cidade Viaza de Maria Joao Ganga (Angola) et à Histoire de tresses de Jacqueline Kalimunda (Rwanda).

Du côté des documentaires, le Prix de la communication interculturelle documentaire a été décerné à Un rêve algérien de Jean-Pierre Lledo (Algérie), mention spéciale à Ma Grena' et moi de Gilles Élie (Guadeloupe), Borry Bana, le Destin fatal de Norbert Zongo de Luc Damiba et Abboulaye Diallo (Burkina Faso) et à Gardiens de la mémoire de Éric Kabera (Rwanda). Le Prix Images de Femmes a été décerné à Simon et moi de Beverly Palesa Ditsie et Nicky Newman (Afrique du Sud), mention spéciale à Traces, empreintes de femmes de Katy Lena Ndiaye (Sénégal) et à Vivre positivement de Fanta Régina Nacro (Burkina Faso).

Le Prix du film d’animation Vues d’Afrique 2004 a été décerné à
Tiga au bout du fil de Rasmane Tiendrébéogo et Patrick Theunen (Burkina Faso/Belgique), et une mention spéciale à L'Eau, c'est la vie de Jean-Luc Slock (Belgique)

Catégorie "Regard du monde sur l'Afrique et les pays créoles".
Le Prix RFO SAT a été décerné ex-aequo à Bamako Is a Miracle de Samuel Chalard, Maurice Engler et Arnaud Robert (Suisse) et à Terre d'Exil de Yohan Laffort (France), mention spéciale à Je vous Haime de Isabelle Christiaens et Jean-François Bastin (Belgique), Amours Zoulous de Emmanuelle Bidou (France) et à Del Palenque de San Basilio de Erwin Göggel (Colombie).

Catégorie "Regard canadien sur l'Afrique et les pays créoles"
Le Prix ONF du meilleur film canadien est décerné aux Artisans de la débrouille d’Alexandre Touchette. La Bourse spéciale à la meilleure production indépendante offerte par l’ONF a été attribuée à Nanga-Boko: Voyage au bout de la rue de Claude Grenier, mention spéciale au réalisateur et aux comédiens de Love, Sex and Eating the Bones de Sudz Sutherland.

Catégorie "Images et développement - Coproduction Nord-Sud".
Le Prix Images et développement parrainé conjointement par Vues d’Afrique et le CRDI est décerné à Strong Enough de Penny Gaines (Afrique du Sud).

www.vuesdafrique.org


• > L’Europe et la Tunisie font leur cinéma

En d’autres temps, des « Journées du Cinéma européen » en Tunisie se seraient limitées à présenter des œuvres européennes aux cinéphiles tunisiens, qui en sont d’ailleurs très friands. Et, comme de juste, cette manifestation présente des œuvres récentes de réalisateurs néerlandais, italiens, espagnol, grec, français, portugais, finlandais, allemand, britannique et de la Communauté française de Belgique. Sans compter, élargissement oblige, des films polonais, tchèque et hongrois.

Mais l’innovation, pour la deuxième année consécutive, est l’invitation faite aux réalisateurs tunisiens dans un esprit d’échange et de dialogue. Ainsi, trois longs métrages de Nadia El Fani, Bedwin Hacker, Naoufel Sahb Ettabaa El Koutbia et Raja Amari Satin rouge seront aussi présents, ainsi que cinq courts métrages et documentaires, dont certains seront projetés en avant première.

En marge de ce festival, des tables rondes et des débats sont organisés sur le thème de la critique cinématographique avec des professionnels du cinéma et des réalisateurs. Rien de révolutionnaire certes, mais c’est là un effort de dialogue entre spécialistes européens et maghrébins.

Journées du Cinéma Européen du 21 avril au 2 mai 2004 au cinéma Le Mondial - Tunis, du 23 avril au 4 mai 2004 au Théâtre Municipal de Sousse et du 26 avril au 8 mai 2004 au Théâtre Municipal de Sfax.

Le programme à l'adresse suivante:
www.deltun.cec.eu.int/fr/quoi_de_ ...


• > Festival du Film de Paris, Prix de la Francophonie

Le Festival du Film de Paris se tient du 29 mars au 6 avril 2004.
Le Festival a souhaité, dans son édition 2004, s'associer à la célébration de la Journée de la Francophonie en créant un prix de la Francophonie. Sept films inédits en France et produits dans l'espace Francophone seront en compétition. Un jury, composé de personnalités du monde francophone, a décerné à Narjiss Nejjar pour Les Yeux Secs un prix d'une valeur de 3000 € attribué par TV5.

Les films en compétition étaient:
- Poli Kitch project de Marius Puszjo (Pologne)
- Le Silence de la Forêt de D.Ouenangare et B.ba Kobhio (Centrafrique)
- Les Yeux Secs de N. Nejjar (Maroc)
- Tet Grenne de C. Grandman (France - Antilles)
- Kabala d'A. Kouyate (Mali)
- Khorma de Jilani Saadi (Tunisie)
- El Kotbia de N. Saheb-Ettaba (Tunisie)
Plus de renseignements à l'adresse suivante:
www.festivaldufilmdeparis.com

Président du Jury : Denis Tillinac (écrivain)
Membres du jury
- Elisabeth Lequeret (journaliste)
- Jordan Plevnes (ambassadeur de Macédoine en France)
- Moussa Sene Absa (réalisateur)

A noter que Gaz Bar Blues, du réalisateur québécois Louis Bélanger, a reçu le Prix du Cercle de la Presse.


• > Au programme en juin

Du 29 mai au 6 juin
Ecrans Noirs, Yaoundé (Cameroun)
www.ecransnoirs.org

Du 7 au 12 juin
Le court en dit long, Paris (France)
www.wbri.be/cwbparis

Du 11 au 16 juin
Festival Image et Vie, Dakar (Sénégal)
www.chez.com/imagevie

Du 18 au 27 juin
Festival International du Film, Moscou (Russie)
www.miff.ru

Du 19 au 22 juin
Sunny Side of the Doc, Marseille (France)
www.sunnysideofthedoc.com

Du 25 juin au 4 juillet
Zanzibar International Film Festival – ZIFF, Zanzibar (Tanzanie)

Du 26 juin au 4 juillet
Biennale des cinémas Arabes, IMA, Paris et Marseille (France)
www.biennalecinemarabe.org/presen ...

Festival des coproductions européennes, Sofia (Bulgarie




 Regions  
Francophonie   
  • > Fonds francophone de production audiovisuelle: 1ère commission 2004

13 films et productions télévisuelles francophones du Sud ont été retenus sur 39 dossiers lors de la réunion de la 1ère commission 2004 qui a eu lieu du du 7 au 9 avril 2004 à Paris.
L'Agence Intergouvernementale de la Francophonie aidera pour un montant total de 455 000€ ces 19 heures de productions audiovisuelles, au titre du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud.
La commission a retenu 3 projets pour l'aide à la production audiovisuelle, 3 projets de longs métrages cinéma pour l'avance sur recette, un long métrage pour l'aide au développement, 2 pour l'aide à la finition. Elle a également retenu 2 courts métrage pour l'aide à la production, et 2 courts métrages pour un atelier national d'aide à l'écriture de courts métrages.
Les 6 longs métrages sélectionnés sont:
- Nasrine de Sabine El Gemayel (Liban), 100.000€ d'avance sur recettes
- Le Signe de l'oiseau d'Ahmed Atef (Egypte), 100.000€ d'avance sur recettes
- Zao de David Pierre Fila (Congo Brazzaville), 30.000€ d'avance sur recettes
- Faro de Salif Traoré (Mali), 15.000€ d'aide au développement
- Bab El Chams (La Porte du Soleil) de Yousry Nasrallah (Egypte), 25.000€ d'aide à la finition
- La Chambre Noire de Hassan Benjelloun (Marco), 30.000€ d'aide à la finition.

La prochaine session de la Commission aura lieu à Bruxelles du 7 au 9 juillet 2004.
Toutes ces informations sont disponibles à l'adresse suivante:
http://agence.francophonie.org/


• > Festival du Film de Paris, Prix de la Francophonie

Le Festival du Film de Paris se tient du 29 mars au 6 avril 2004.
Le Festival a souhaité, dans son édition 2004, s'associer à la célébration de la Journée de la Francophonie en créant un prix de la Francophonie. Sept films inédits en France et produits dans l'espace Francophone seront en compétition. Un jury, composé de personnalités du monde francophone, a décerné à Narjiss Nejjar pour Les Yeux Secs un prix d'une valeur de 3000 € attribué par TV5.

Les films en compétition étaient:
- Poli Kitch project de Marius Puszjo (Pologne)
- Le Silence de la Forêt de D.Ouenangare et B.ba Kobhio (Centrafrique)
- Les Yeux Secs de N. Nejjar (Maroc)
- Tet Grenne de C. Grandman (France - Antilles)
- Kabala d'A. Kouyate (Mali)
- Khorma de Jilani Saadi (Tunisie)
- El Kotbia de N. Saheb-Ettaba (Tunisie)
Plus de renseignements à l'adresse suivante:
www.festivaldufilmdeparis.com

Président du Jury : Denis Tillinac (écrivain)
Membres du jury
- Elisabeth Lequeret (journaliste)
- Jordan Plevnes (ambassadeur de Macédoine en France)
- Moussa Sene Absa (réalisateur)

A noter que Gaz Bar Blues, du réalisateur québécois Louis Bélanger, a reçu le Prix du Cercle de la Presse.




Afrique   
  • > Plate-forme audiovisuelle de l’UNESCO

La plate-forme audiovisuelle de l’UNESCO consiste en la création d’un catalogue électronique, multiculturel, au service des réalisateurs indépendants et des télédiffuseurs. Elle contiendra des programmes de télévision (tous genres confondus : courts métrages, téléfilm, documentaire, magazine) venus des pays en développement et des pays qui ne sont pas des fournisseurs habituels de contenu médiatique au niveau international.
Elle permettra leur visionnage intégral en ligne et son accès sera restreint aux professionnels de l’audiovisuel. Afin d’éviter toute possibilité de piratage, le « downloading » des films  ne sera pas possible.

Les réalisateurs et producteurs de programmes qui en feront partie, pourront utiliser cet outil pour promouvoir leur travail au niveau régional et international. En donnant un simple code d’accès à leurs contacts (par exemple à un organisateur de festival) la personne intéressée pourra visionner leur film au complet sur un écran d’ordinateur. Il n’y aura plus besoin de faire des envois de cassettes. 

L’UNESCO a associé le FESPACO à ce projet de plate-forme audiovisuelle. Le festival y disposera d’un sub-catalogue qui sera un complément très utile de promotion pour les professionnels qui le désirent dans le cadre du Marché International du Cinéma et de la Télévision Africains (MICA). 

www.fespaco.bf
www.unesco.org
http://creativecontent.unesco.org


• > Liste des DVD édités par l’AIF

L'Agence Intergouvernementale de la Francophonie édite depuis 2002 des DVD de films africains dans le cadre du projet "Le cinéma africain en zone rurale", dans les CLAC (Centres de lecture et d’animation culturelle. Les deux premières séries de 10 films sont sorties, et une troisième est en préparation. Voici la liste:

- A la Recherche du mari de ma femme, Mohammed Abderrahman Tazi, 1993, 1h40 (Maroc). 

- Au nom du Christ, Roger M’bala, 1992, 1h20 (Côte d’Ivoire). 

- Le Ballon d’or, Cheik Doukoure, 1993, 1h29 (Guinée). 

- Bal poussière, Henri Duparc, 1988, 1h30, (Côte d’Ivoire). 

- Camp de Thiaroye, Sembene Ousmane et Thierno Faty Sow, 1988, 2h30, (Sénégal). 

- Le Damier : Papa National Oyé, Balufu Bakupa Kanyinda, 1996, 1h38, (R.D. Congo) 

- Les Fables de La Fontaine, textes lus par Jacques Weber, 2002, 1h30, (France) 

- Finyé le vent, Souleymane Cissé, 1982, 1h30, (Mali). 

- Gito l’ingrat, Léonce Ngabo, 1991, 1h27, (Burundi). 

- Guimba : un tyran, une époque, Cheick Oumar Sissoko, 1995, 1h33, (Mali). 

- Halfaouine l’enfant des terrasses, Férid Boughedir, 1990, 1h30, (Tunisie).

- Laafi, Pierre Yameogo, 1991, 1h30, (Burkina Faso). 

- Macadam tribu, José Laplaine,1996, 1h30, (R.D. Congo). 

- Sango malo, Bassek Ba Kobhio,1991, 1h35, (Cameroun). 

- TGV, Moussa Touré, 1997, 1h30, (Sénégal) .

- Tilaï, Idrissa Ouedraogo, 1989, 1h18, (Burkina Faso). 

- Totor, Daniel Kamwa, 1993, 1h30, (Cameroun).

- La Vie est belle, Ngangura Mweze et Benoit Lamy, 1987, 1h33, (R.D. Congo). 

- Wênd Kûuni : le don de Dieu, Gaston J.M. Kabore,1988, 1h15, (Burkina Faso). 

- West Indies Story, Med Hondo, 1979, 1h30, (Mauritanie). 

- Yelema , Mamo Cissé, 1992, 1h18, (Mali).

http://agence.francophonie.org


• > Africa Cinemas: résultats de la 2ème Commission

Le Comité d'experts s'est réuni le 11 mars dernier pour sa deuxième consultation.

Les aides ont été distribuées de la façon suivante:

Soutien à la distribution:
- Voyage à Ouaga, Allison Productions (France), Camille Mouyeke, 25.000 €, sous réserve de la non-diffusion préalable du film sur une télévision reçue en Afrique.
- La Valse des gros derrières, Tabou-Tabac Films (Bénin), Jean Odoutan, 20.000 €.
- Un amour d'enfant, Sosific (Sénégal), Khalilou N'Diaye, 30.000 €.

Soutien à la programmation et à l'équipement:
- Le Cinéma Le Concorde (Cotonou /Bénin) géré par Janvier Yahouedeou, 20 000 € pour l'équipement et 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Le Bénin (Cotonou /Bénin) géré par Janvier Yahouedeou, 10 000 € pour l'équipement, 10 000 € pour la programmation.
- Le Cinéma Ire Akari (Cotonou /Bénin) géré par Janvier Yahouedeou, 10 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Neerwaya (Ouaga/Burkina Faso) géré par Franck Alain Kaboré, 30 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Burkina (Ouaga/Burkina Faso) géré par Idrissa Ouédraogo, 30 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Poni (Gaoua / Burkina Faso) géré par Drissa Touré, 20 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma Le Wouri (Douala / Cameroun) géré par Frédéric Massin, 30 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- L'Abbia (Yaoundé / Cameroun) géré par Frédéric Massin, 30 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Babemba (Bamako / Mali) géré par Frédéric Massin,10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Cinéma El Hadj (Dakar / Sénégal) géré par Yves Badara, 10 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation. 400 fauteuils de cinéma lui seront également fournis.
- Le Cinéma U3 (Dakar / Sénégal) géré par Papa Samba Ndiaye, 10 000€ pour l'équipement,10 000 € maximum pour la programmation. 400 fauteuils de cinéma lui seront également fournis
- Le Cinéma Al Akbar (Dakar / Sénégal) géré par Youssou Niang, 16 000€ pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.
- Le Labia Theatre (Cape Town / Afrique du Sud) géré par Michael Berkel, 10 000 € pour l'équipement, 10 000 € maximum pour la programmation.

Soutien à la structure:
- Association Ecrans Noirs (Cameroun). Une aide d'un montant de 5 000 € a été attribuée au projet.

Plus d'infos sur www.africa-cinemas.org


• > Ecrans Noirs 2004 (Yaoundé) : rencontre préparatoire à la mise en place d’une coordination des festivals africains

Dans le souci de faire avancer le projet de création d’une coordination africaine des festivals de cinéma, Bassek Ba Khobio, Président du Festival Ecrans Noirs, et Baba Hama, Secrétaire général du FESPACO, organisent une rencontre qui réunira des responsables de festivals africains. Le but est d’aboutir à la rédaction d’une charte de coordination des festivals, étape préalable à la conception de cette organisation qui devrait être mise en place lors du FESPACO 2005. Ecrans Noirs se tiendra du 29 mai au 6 juin prochains.
www.ecrans-noirs.org


• > Cinéma africain: Entre Fiction et Réalité

Le journal Ecofinance publie dans son numéro 42 (avril 2004) un dossier très documenté intitulé : « Cinéma africain : Entre fiction et réalité ». Les journalistes font ainsi le point sur l’état et l’évolution de l’industrie cinématographique au Maroc, en Tunisie, au Burkina Faso et en Afrique du Sud, mettant en lumière le constat suivant :
« Naissante, cette industrie africaine de cinéma vit de productions étrangères qui ne contribuent guère à l’épanouissement culturel des pays où elle se met en place, à l’exception notoire du Burkina. Nombre de cinéastes et de responsables politiques en sont conscients et s’efforcent de combler cette lacune. » (Patrick Sandouly).

Dans « Maroc : Un ticket pour Ouarzazate », Fawda Miadi souligne le paradoxe actuel qui règne au Maroc : alors que Mille Mois de Faouzi Bensaïdi et Les Yeux Secs de Narjiss Nejjar ont entamé à Cannes en 2003 un tour des festivals enthousiaste, les 25 millions de dollars rapportés en 2003 par l’industrie cinématographique viennent plus qu’essentiellement des productions étrangères. Les coûts de production plus qu’attractifs (30 à 50% inférieurs à ceux de l’Europe ou des Etats-Unis), la multiplication des studios et la beauté des paysages ont fait du Maroc un eldorado des grosses productions cinématographiques mondiales (Martin Scorcese, Ridley Scott, Oliver Stone et Alain Chabat s’y bousculeraient presque). Il faut cependant amener un bémol à ce constat, dans la mesure où les étrangers importent beaucoup des biens consommés sur place (les Américains par exemple font venir leur cantine).

Dans « Tunisie : Pleins feux sur Hammamet », Elias Tebib relève la volonté étatique du gouvernement tunisien, qui compte fermement s’armer pour affronter la concurrence marocaine. Si la Tunisie compte des fidèles tels que Georges Lucas, l’essentiel des productions étrangères se tournent encore au Maroc, notamment à cause des taxes et des impôts, plus élevés. Le président a ainsi décidé d’augmenter progressivement le budget du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Loisirs jusqu’à hauteur de 1% du budget de l’Etat. En effet, le temps où les films de Nouri Bouzid faisaient en moyenne 200.000 entrées est révolu, et son dernier Poupées d’argile n’a attiré que 10.000 spectateurs. Les autorités ont mis en place un plan de rénovation des salles, la dégradation de celles-ci, ainsi que le piratage étant en partie à l’origine de cette désaffection.

Dans « Burkina : Pays de l’exception culturelle », Emmanuelle Pontié dresse un constat bien différent. L’industrie de la production cinématographique au Burkina tourne essentiellement autour des productions nationales ou d’Afrique centrale et de l’Ouest. La raréfaction des financements pour les longs métrages a pousser les auteurs à se tourner vers les sitcoms, qui connaissent actuellement un véritable essor. Au niveau de la fréquentation des salles, la population locale, bien que cinéphile et fidèle aux productions burkinabés, se disperse et fuit les salles pour se retrouver dans des « cinéclubs » de quartier. Cependant, le Fespaco de Ouagadougou reste un événement incontournable où se côtoient tous les deux ans plus de 5000 accrédités, et innombrables festivaliers.

Dans « Afrique du Sud : Nouvel eldorado des nababs d’Hollywood », Vincent Garrigues et Hassan Ziady reviennent sur le nouveau paradis qu’est devenu l’Afrique du Sud. Les chiffres sont édifiants : plus de 700 autorisations de tournage ont été accordées en janvier 2004, plus de 25.000 techniciens et employés travaillent dans le domaine, les budgets peuvent être jusqu’à 30% inférieurs. Aujourd’hui, le cinéma ne représente que 10% environ du secteur publicité-télévision-cinéma, mais les choses semblent promises à évoluer.

A venir : les articles dans leur intégralité.


• > Interview d’Eriq Ebouaney

Falila Gbadamassi interviewe Eriq Ebouaney dans Afrik.com à l'occasion de la projection du Silence de la Forêt de Bassek Ba Kobhio et Dider Ouénangaré au Festival du Film de Paris.

L'acteur du Silence de la Forêt, de Lumumba, de Femme Fatale et des Rivières pourpres 2 revient sur la place des acteurs noirs dans le cinéma français, et ses projets à venir, notamment un film en Afrique du Sud, Cape of Good Hope de Mark Bamford, et Kingdom of Heaven de Ridley Scott, dont il vient de terminer le tournage.

L'interview est consultable à l'adresse suivante:
www.afrik.com/article7183.html


• > L’Europe et la Tunisie font leur cinéma

En d’autres temps, des « Journées du Cinéma européen » en Tunisie se seraient limitées à présenter des œuvres européennes aux cinéphiles tunisiens, qui en sont d’ailleurs très friands. Et, comme de juste, cette manifestation présente des œuvres récentes de réalisateurs néerlandais, italiens, espagnol, grec, français, portugais, finlandais, allemand, britannique et de la Communauté française de Belgique. Sans compter, élargissement oblige, des films polonais, tchèque et hongrois.

Mais l’innovation, pour la deuxième année consécutive, est l’invitation faite aux réalisateurs tunisiens dans un esprit d’échange et de dialogue. Ainsi, trois longs métrages de Nadia El Fani, Bedwin Hacker, Naoufel Sahb Ettabaa El Koutbia et Raja Amari Satin rouge seront aussi présents, ainsi que cinq courts métrages et documentaires, dont certains seront projetés en avant première.

En marge de ce festival, des tables rondes et des débats sont organisés sur le thème de la critique cinématographique avec des professionnels du cinéma et des réalisateurs. Rien de révolutionnaire certes, mais c’est là un effort de dialogue entre spécialistes européens et maghrébins.

Journées du Cinéma Européen du 21 avril au 2 mai 2004 au cinéma Le Mondial - Tunis, du 23 avril au 4 mai 2004 au Théâtre Municipal de Sousse et du 26 avril au 8 mai 2004 au Théâtre Municipal de Sfax.

Le programme à l'adresse suivante:
www.deltun.cec.eu.int/fr/quoi_de_ ...




Ameriques   
  • > Le cinéma et la télévision, une filière économique d’envergure au Québec

La filière québécoise de la production audiovisuelle et de ses industries connexes crée 35 000 emplois directs (équivalent temps plein), représentant une masse salariale de 1,38 milliard de dollars, et elle a connu une croissance trois fois supérieure à celle du PIB du Québec au cours des dix dernières années. Des résultats qui font en sorte que le secteur de l’audiovisuel se situe parmi les grands secteurs économiques québécois au même titre que ceux de l’industrie aérospatiale, de l’impression ou encore de la biopharmaceutique.

Ces données sont tirées d’une étude qui a pour but de mettre en perspective le potentiel de la région du grand Montréal et du Québec comme centre de production audiovisuelle et plus particulièrement comme centre d’accueil de la production étrangère. La diversification et la solidité de la filière audiovisuelle sont illustrées notamment par un volume de production atteignant 1,4 milliard de dollars en 2002, des retombées économiques qui génèrent un apport total au PIB de 2,9 milliards de dollars pour l’ensemble de la filière et des dépenses de consommation découlant des productions qui sont de l’ordre de 1,3 milliard de dollars par année, dont 707 millions pour le commerce de détail.  Le Québec prouve ainsi que la promotion de sa culture peut aller de pair avec la création de la richesse collective.

La publication de ce rapport permet, entre autres, à la SODEC de poursuivre son travail conjointement avec les partenaires institutionnels, les bureaux de films et les représentants de l’industrie, selon le Plan de soutien au cinéma et à la production audiovisuelle de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Madame Line Beauchamp. En effet, une des mesures du Plan  vise à clarifier les rôles et les responsabilités des différents interlocuteurs dans la coordination de la promotion québécoise sur les marchés internationaux et des services d’accueil de la production étrangère au Québec.  Chacun des partenaires de l’étude a donc en main un outil de référence lui permettant de travailler de façon éclairée à son plan de développement stratégique dans la filière audiovisuelle québécoise. Ce travail s’inscrit dans une volonté commune de prendre les initiatives nécessaires à l’amélioration du positionnement du Québec sur les marchés internationaux comme centre de production et lieu de tournage.

L’étude est disponible sur le site www.sodec.gouv.qc.ca


• > Soirée faste pour le cinéma québécois: remise des Génies du cinéma canadien, 1er mai 2004

Le cinéma québécois a connu une véritable consécration, samedi, au 24e gala des prix Génie, à Toronto.
Les Invasions Barbares de Denys Arcand a décroché six prix, soit : meilleur film; meilleur scénario; meilleur réalisateur; interprétation masculine dans un premier rôle à Rémy Girard; meilleur second rôle masculin à Stéphane Rousseau; et meilleure second rôle féminin à Marie-Josée Croze, qui avait déjà obtenu un prix d'interprétation dans la même catégorie, l'an dernier, au festival de Cannes.

Quelques autres lauréats:
- Sarah Polley a obtenu le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans My Life Without Me d'Isabelle Coixet.
- Le prix du meilleur scénario adapté est allé à Robert Lepage pour son film La face cachée de la Lune.
- La Bobine d'or qui récompense le film ayant fait le plus grand nombre d'entrées a été remportée par Séraphin - Un homme et son péché, qui a généré 9,6 millions de dollars.
- Le prix Claude Jutra, du meilleur premier film est allé à Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause de Sébastien Rose.
- Le meilleur court-métrage dramatique a été accordé aux Québécois Christiane Ciupka et Jean-François Rivard pour Noël Blank.
À noter que La Grande Séduction était en lice dans 11 catégories, mais le film est reparti bredouille. Gaz bar blues et Mambo Italiano étaient aussi dans la course, mais n'ont rien récolté non plus. Au total, le cinéma québécois avait une soixantaine de nominations.  

Références sur www.radio-canada.ca


• > Palmarès de Vues d’Afrique

Dans la catégorie "Cinéma africain et créole: fiction", le Prix de la communication interculturelle long métrage a été décerné à La Caméra de bois de Ntshavheni Wa Luruli (Afrique du Sud), mention spéciale au Silence de la forêt de Didier Ouénangaré et Bassek Ba Kobhio (Cameroun-Centrafrique) et à Tasuma de Kollo Daniel Sanou (Burkina Faso).
Le Prix de la communication interculturelle court métrage a été remis au Ballon de Orlando Mesquita (Mozambique), mention spéciale à Balcon Atlantico de Mohamed Chrif Tribak et Hicham Falah (Maroc) et au Secret de Fatima de Karim Bensalah (Algérie).
Le Prix Images de Femmes Micheline Vaillancourt a été décerné à Kounandi de Apolline Traoré (Burkina Faso), mention spéciale à Na Cidade Viaza de Maria Joao Ganga (Angola) et à Histoire de tresses de Jacqueline Kalimunda (Rwanda).

Du côté des documentaires, le Prix de la communication interculturelle documentaire a été décerné à Un rêve algérien de Jean-Pierre Lledo (Algérie), mention spéciale à Ma Grena' et moi de Gilles Élie (Guadeloupe), Borry Bana, le Destin fatal de Norbert Zongo de Luc Damiba et Abboulaye Diallo (Burkina Faso) et à Gardiens de la mémoire de Éric Kabera (Rwanda). Le Prix Images de Femmes a été décerné à Simon et moi de Beverly Palesa Ditsie et Nicky Newman (Afrique du Sud), mention spéciale à Traces, empreintes de femmes de Katy Lena Ndiaye (Sénégal) et à Vivre positivement de Fanta Régina Nacro (Burkina Faso).

Le Prix du film d’animation Vues d’Afrique 2004 a été décerné à
Tiga au bout du fil de Rasmane Tiendrébéogo et Patrick Theunen (Burkina Faso/Belgique), et une mention spéciale à L'Eau, c'est la vie de Jean-Luc Slock (Belgique)

Catégorie "Regard du monde sur l'Afrique et les pays créoles".
Le Prix RFO SAT a été décerné ex-aequo à Bamako Is a Miracle de Samuel Chalard, Maurice Engler et Arnaud Robert (Suisse) et à Terre d'Exil de Yohan Laffort (France), mention spéciale à Je vous Haime de Isabelle Christiaens et Jean-François Bastin (Belgique), Amours Zoulous de Emmanuelle Bidou (France) et à Del Palenque de San Basilio de Erwin Göggel (Colombie).

Catégorie "Regard canadien sur l'Afrique et les pays créoles"
Le Prix ONF du meilleur film canadien est décerné aux Artisans de la débrouille d’Alexandre Touchette. La Bourse spéciale à la meilleure production indépendante offerte par l’ONF a été attribuée à Nanga-Boko: Voyage au bout de la rue de Claude Grenier, mention spéciale au réalisateur et aux comédiens de Love, Sex and Eating the Bones de Sudz Sutherland.

Catégorie "Images et développement - Coproduction Nord-Sud".
Le Prix Images et développement parrainé conjointement par Vues d’Afrique et le CRDI est décerné à Strong Enough de Penny Gaines (Afrique du Sud).

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Europe   
  • > La circulation des films sur le marché européen

L’Observatoire européen de l’audiovisuel a publié à l’occasion d’une conférence sur le futur du cinéma et de l’audiovisuel dans le cadre de l’élargissement de l’Union Européenne. Les résultats sont relativement alarmants, surtout pour les cinématographiques que l’on qualifie pudiquement de « peu diffusées ».

Le graphique de la répartition des entrées dans l’UE selon l’origine des films en 2002 est éloquent. Alors que les films en provenance des Etats-Unis raflent 71% des parts de marché, les films européens rassemblent 28% des parts de marché, et les films en provenance du « Reste du monde »…1%.

A l’heure où 10 nouveaux pays frappent à la porte et s’apprêtent à l’entrée, il est marquant de constater qu’une toute petite cinquantaine de films issus de ces pays ont été distribués dans l’UE entre 1996 et 2002 (soit 0,05% de parts de marchés). Ce sont les films tchèques qui tirent le mieux leur épingle du jeu, si l’on peut dire, puisqu’ils réalisent à eux seuls 70,6% de ces entrées. Les pays méditerranéens (hors UE) ne s’en sortent guère mieux, avec 57 films distribués (soit 0,076% de parts de marché). Les principaux exportateurs sont la Turquie et Israël avec 10 films chacun, suivis par le Maroc (9 films) et l’Egypte (8 films). La France s’affirme comme le pays le plus porteur en termes d’importation, avec 67% des entrées réalisées par ces films. Enfin, le nombre de films africains distribués entre 1996 et 2002 fait froid dans le dos : seuls 19 films ont franchi les frontières culturelles de l’UE et ont trouvé distributeurs. Une fois encore, la France est l’importateur le plus « conséquent » avec 13 films. Leur part de marché en Europe était donc de 0,03%. L’écrasante majorité des entrées de ces films (88,5%) ont été réalisées en France. A noter que les films latino-américains (au nombre de 91, sûrement en partie grâce au public espagnol), et surtout les films asiatiques (200 distribués entre 1996 et 2002) semblent trouver plus de succès auprès des distributeurs européens (toutes proportions gardées).

L’intégralité du rapport est disponible sur le site de l’Observatoire à l’adresse :
www.obs.coe.int


• > 1984-2004 : le Fonds Sud cinéma fête ses 20 ans !

A cette occasion un programme d'une dizaine de films sera présenté dans le monde entier en copies neuves sous-titrées en français, anglais et espagnol.
La sélection a été suggérée par la commission Fonds Sud Cinéma présidée par Moufida Tlatli. Ce programme reflète la diversité géographique et culturelle des films aidés par le Fonds Sud Cinéma depuis vingt ans.

Au programme :
- Yeelen La Lumière de Souleymane Cissé (Mali),
- Ali Zaoua de Nabil Ayouch,  (Maroc),
- Les Silences du Palais de MoufidaTlatli (Tunisie),
- La Reine de la Nuit de Arturo Ripstein (Mexique),
- La Cienaga de Lucrecia Martel (Argentine),
- Les Gens de la Rizière de Rithy Panh (Cambodge),
- Platform (Le Quai) de Jia Zhang Ke (Chine),
- West Beyrouth de Ziad Doueiri (Liban)
- Luna Papa de Bakhtiyar Khudojnazrarov (Tadjikistan)

www.diplomatie.gouv.fr/actu/artic ...


• > Finale du concours CinéQuest

 
Ciné Quest est le 1er concours de long métrage lancé en Belgique. Il a été créé par Gilles Daoust, et est organisé par Title Films (Gilles Daoust, Alain Berliner et Serge Peffer). Le principe est simple: il s'agit d'un concours de scénario de long métrage, doublé d'un concours de réalisation. Title Films produira le film, qui sera distribué au Benelux par Kinépolis Film Distribution. PLus de 200 participants se sont inscrits. Le 27 mars dernier, le scénario lauréat, de Federico Ariu et Kenan Gorgun a été sélectionné. Le 30 avril dernier, lors du Festival du Film Européen de Bruxelles, c'est Tiago Mesquita qui a été choisi pour assurer la réalisation. Le film s'appelle Alley Goria, il s'agira d'une comédie fantastique.
Plus de renseignements sur l'adresse du site ici: www.cinequest.be


• > Eurimages soutient 9 coproductions européennes (89ème réunion, avril 2004)

Lors de sa 89ème réunion, du 19 au 21 avril derniers à Vienne, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la production à 9 longs métrages pour un montant total de 3.330.000€.

- Caché, Michael Haneke (France / Autriche / Allemagne / Italie)
- Congo River, Thierry Michel (Belgique / France)
- Le Couperet, Costa Gavras (France / Belgique / Espagne)
- Habana Blues, Benito Zambrano (Espagne / France / Cuba)
- Neighbours, Pal Sletaune (Norvège / Danemark / Suède)
- Passione di Giosue l'Ebreo, Pasquale Scimeca (Italie / Espagne)
- Short Order, Anthony Byrne (Irlande / Allemagne / Royaume Uni)
- Taxidermia, György Palfi (Hongrie / France)
- The Unkenrufe, Robert Glinski (Allemagne / Pologne)

En outre, un soutien a été accordé aux distributeurs. les distributeurs francophones soutenus sont :

- Independenta Film (Roumanie) pour Son Frère de Patrice Chéreau (France) et Nathalie d'Anne Fontaine (France)
- Moebius Association (Roumanie) pour Boldog Szuletesnapot de Fazakas Csaba (Hongrie) et Mélyen orzott titkok de Zsuzsa Boszormenyi (Hongrie)
- SC Interfilm Rom (Roumanie) pour Apam Beajulna de Tamas Sas (Hongrie) et Rosszfiuk de Tamas Sas (Hongrie)
- Cineworkx (Suisse) pour Edi de Piotr Trzaskalski (Pologne) et Gegen die Wand de Fatih Akin (Allemagne)
- Elite Film (Suisse) pour Buddy de Morten Tyldum (Norvège) et Daybreak de Bjorn Runge (Suède)
- Kinobrasil-Kinolatino (Suisse) pour J'ai toujours voulu être une sainte de Genevieve Mersch (Belgique) et Valentin d'Alejandro Agresti (Argentine)
- Mont-Blanc Distribution SA (Suisse) pour Aaltra de Gustave Kervern et Benoît Delépine (Belgique) et Ma mère de Christophe Honoré (France)
- Xenix Filmdistribution (Suisse) pour Wild Side de Sébastien Lifshitz (France)

Toutes les infos sur le site d'Eurimages à l'adresse suivante:
www.coe.int/T/E/Cultural_Co-opera ...


• > Festival du Film Européen de Bruxelles: Palmarès

Le Festival du Film Européen de Bruxelles s'est clôturé le 30 avril dernier par la remise du prix Iris du meilleur film à Summer in the Golden Valley de Srdjan Vuletic (Bosnie-Herzégovine, France, Angleterre, Slovénie), qui a également reçu le prix TV RTBF du meilleur film, ainsi que le prix SN Brussels Airlines de la meilleure interprétation pour Haris Sijaric.

Le prix spécial du jury est revenu à Roads to Koktebel de Boris Khlebnikov et Alexei Popogrebsky (Russie), le prix TV Canvas à With George Bush on my Mind de Joaquin Oristrell (Espagne), et le prix du public à Holland Licht de Piter-Rim De Kroon (Pays-Bas).

C'est également au cours du Festival qu'a été dévoilé le nom du lauréat de CinéQuest, premier concours de long métrage en Belgique. Le réalisateur choisi pour réaliser Alley Goria (scénario de Federico Ariu et Kenan Gorgun) est Tiago Mesquita.

Plus d'infos sur le site du festival: www.fffb.be


• > 7ème Biennale des cinémas arabes

Poursuivant son action dans le domaine de la connaissance et de la diffusion du cinéma arabe en France, en Europe, et au-delà, l’Institut du Monde Arabe organise, du 26 juin au 4 juillet 2004, la 7ème Biennale des cinémas arabes à Paris à l’IMA et du 28 juin au 3 juillet 2004 à Marseille.

La 7ème Biennale présentera plus d’une centaine de films de fiction et de documentaire répartis en quatre sections :
1. Une section compétitive réservée aux longs et courts métrages, fictions et documentaires produits au cours des deux dernières années.
2. Un hommage à l’actrice égyptienne Madiha Yousry.
3. Une Rétrospective du cinéma irakien.
4. Une Section informative

Deux jurys décerneront les prix de la Biennale.
Deux rencontres seront organisées en présence des professionnels arabes et européens. La première s’articulera autour du thème « Le rôle des télévisions arabes dans la production des documentaires » et la seconde « Le cinéma irakien, quelles perspectives ? ».
Plus d’une centaine d’invités : cinéastes, acteurs, producteurs et journalistes en provenance de l’ensemble des pays arabes, mais aussi de France, d’Europe et d’ailleurs, participeront à ce rendez-vous unique du cinéma arabe en Europe

www.biennalecinemarabe.org/presen ...




 Pays a la une  
  • > Le Vietnam

Longtemps le cinéma vietnamien était essentiellement un cinéma d’état. Depuis l’ouverture économique du Vietnam, il souffre d’un manque chronique de moyens. La production d’oeuvres de fiction est passée
d’une vingtaine de films par an dans les années 80 à trois longs métrages en 1993. Face à cette crise, le gouvernement vietnamien a décidé, en 1994, de reprendre ses aides en consacrant au 7ème art un budget exceptionnel mais souvent destinées à des films de commande. Dans ce contexte, quelques réalisateurs ont su tirer leur épingle du jeu en conjuguant les contraintes vietnamiennes et les soutiens venus de l’étranger. Le cinéma vietnamien connaît actuellement un nouvel élan, et ce particulièrement depuis la fin de l’année 2002. Le Ministre de la culture et de l’information a en effet signé une décision autorisant la création de compagnies privées de production de films. Un premier pas vers une libéralisation du secteur, qui pourrait d’ici quelques années remettre en cause l’existence des studios d’État vietnamiens. Des investisseurs privés préparent à l’heure actuelle des projets de production de film, avec des budgets conséquents pour le cinéma vietnamien et dans une optique beaucoup plus « commerciale » que la plupart des productions des studios d’État.

LES STRUCTURES INSTITUTIONNELLES
Le cinéma vietnamien s’articule autour de quatre structures institutionnelles :
- Le Département du Cinéma du Ministère de la Culture et de l'Information (MCI), délivre les autorisations de tournage, répartit le budget alloué chaque année par le gouvernement vietnamien sur les projets qui ont reçu son agrément, accorde l'autorisation de distribution pour tous les films sur le territoire vietnamien, et à l'étranger pour les films vietnamiens.
- FAFILM, l’exportateur, importateur et distributeur exclusif de films vietnamiens et étrangers.
- L'Institut des archives cinématographiques, qui dépend également du MCI, en charge du stockage et de l'archivage des films produits par l'ensemble des studios vietnamiens (80.000 bobines).
- L'Association des Cinéastes Vietnamiens, regroupe les professionnels du cinéma vietnamien autour de projections de films, débats et festivals. (voir coordonnées sur www.cinemasfrancophones.org)

LES SALLES DE CINEMA ET LA DIFFUSION DES FILMS
Le parc de salles de cinéma est restreint au Vietnam, malgré une demande de plus en plus forte. On compte aujourd’hui sur le territoire national une quarantaine de salles équipées d’un système de projection en état de fonctionner. La distribution des films s’est elle aussi libéralisée, depuis 2001, lorsque le monopole de la compagnie d’Etat FAFILM a été cassé par une décision du gouvernement. Des investisseurs privés sont apparus depuis sur ce secteur en développement. Le parc limité des salles reste cependant une limite importante au développement du marché local de la distribution des films Plusieurs réalisateurs qui se sont distingués ces dernières années, dont Thanh Van Nguyen, Le Hoang, Trong Ninh Luu, Thac Chuyên, Viet Linh, Dang Nhat Minh, qui prépare actuellement son nouveau projet, et Ho Quang Minh, qui vient présenter son nouveau film, Le Temps Révolu, lors du Festival de Cannes.


• > Le Burkina Faso

Le Burkina Faso est certainement aujourd’hui le pays francophone d’Afrique subsaharienne le
plus structuré en matière d’industrie cinématographique. Il se place en tête du peloton des pays producteurs d’Afrique subsaharienne. De plus, le cinéma au Burkina Faso est indissociable de l’institution qu’est devenue le FESPACO. Cette biennale des cinémas africains, qui a également créé un marché international de cinéma et de télévision (MICA), est non seulement devenue une manifestation culturelle de dimension internationale, mais en plus, draine chaque année à Ouagadougou un public aussi nombreux que cinéphile. Les activités cinématographiques sont gérées au niveau étatique par le Direction de la Cinématographie Nationale (DCN), chargée de la coordination, de la promotion, de la réglementation ainsi que de la formation du personnel technique et artistique.

LA PRODUCTION
En dépit des difficultés croissantes que rencontrent les cinéastes burkinabé pour financer leurs films, la production cinématographique et audiovisuelle annuelle est évaluée à une dizaine de films en moyenne, toutes catégories confondues. L’émergence d’une nouvelle génération de producteurs privés, fondateurs de sociétés régulièrement constituées augure d’un paysage cinématographique et vidéographique plus viable.

LA FORMATION
Créé en 1976, l’INAFEC a formé plus de 200 professionnels dans les métiers du journalisme et du cinéma avant d’être fermé en 1986. Aujourd’hui, la DCN a pris en charge le volet formation. Des locaux et du matériel pédagogique sont prêts depuis avril 2004. La DCN a conçu à partir en 2000 un programme de formation aux métiers de l’image et du son (PROFIS) en trois phases. Trois cycles de formation qui doivent aboutir sur l’ouverture en septembre 2004 d’un Institut régional de l’image et du son. Un institut à vocation hautement professionnelle, qui permettra à ses étudiants de maîtriser les nouvelles normes de
productions cinématographiques et audiovisuelles. Par ailleurs, on peut également souligner la création d’Imagine, inauguré lors du dernier FESPACO 2003 un institut de formation privé développé par Gaston Kaboré, ayant pour but la formation initiale, le perfectionnement et la formation de formateurs dans les métiers liés au cinéma. L’enseignement repose sur un système d’atelier.

LES MECANISMES DE FINANCEMENTS
Le Burkina est doté depuis 1970 d’une aide publique à la production cinématographique gérée par la DCN, ainsi que d’un Fonds de Promotion et d’Extension de l’Activité Cinématographique. Aujourd’hui, l’Etat burkinabé projette l’adoption d’une loi d’orientation du cinéma et de l’audiovisuel. Il est prévu de prendre de nombreuses dispositions pour élargir le soutien actuel, qui s’appelle le Fonds de Développement de l’Activité Cinématographique et Audiovisuelle. Plus d’informations sont disponibles dans les guides de la collection Trait d’union. Ces dernières années, de nombreux réalisateurs burkinabé se sont distingués sur la scène internationale. Cette année à Cannes, plusieurs réalisateurs viendront présenter leurs nouveaux projets, dont Fanta Régina Nacro, Raso Ganemtoré et Dani Kouyaté.




 Evenement  
  • > Cannes 2004 : Programme

MERCEDI 12 MAI :
Festival

Soirée d'ouverture : Projection de La Mala Educacion de Pedro Almodovar

VENDREDI 14 MAI :
Pavillon Cinémas du Sud

15h : Coproduire un film du Sud : rencontre avec des producteurs européens et du Sud

SAMEDI 15 MAI :
Pavillon « Cinémas du Sud »

15h : Un point sur les techniques (post-production, numérique, kinéscopage, etc) : rencontres avec des industries techniques.
Pavillon « Cinéma du Québec/SODEC »
12h30 : Cocktail SODEC/Délégation Générale du Québec, sur invitation.
Observatoire Européen de l'Audiovisuel
14h-15h30 : Rencontre sur les aides publiques aux oeuvres cinématographiques et audiovisuelles en Europe - Approche comparative. Palais des festivals, Salle des Conférences.

DIMANCHE 16 MAI :
Pavillon « Cinémas du Sud » :

15h : Les sources de financement : rencontre avec les principaux bailleurs de fonds des cinémas du Sud soit tous les partenaires du pavillon
18h : Cocktail de l’Union Européenne, sur invitation
Festival :
Table ronde informelle sur le piratage, avec les dirigeants des studios de Bollywood, Hollywood, Chine, Europe, etc., animée par Peter Bart et Philippe Labro.
Communauté française de Belgique
18 à 21h : Réception de la CFB sur la plage du Noga Hilton, sur invitation.
Pavillon du Canada :
9H30-11H30 : Petit-déjeuner entre producteurs venus du Canada, de France er du Royaume-Uni.

LUNDI 17 MAI
Pavillon Cinémas du Sud

11h : Conférence de presse des studios Bollywood
17h : cocktail pour célébrer les 20 ans du Fonds Sud, sur invitation.
Ministère des Affaires Etrangères, France – Fonds Sud
14h : Table ronde autour des 20 ans du Fonds Sud, animée par Frédéric Mitterrand, au Majestic.
Pavillon du Canada
9h30 : Petit déjeuner « Réseau des Producteurs », Six groupes se réuniront autour de six tables pour aborder six thèmes. Les discussions seront animées par des experts et des invités, et donneront l’occasion de faire un survol de la coproduction au Canada, et de donner des conseils sur les moyens de réaliser leur montage financier.
Producers Network :
9h – 11h : Petit-déjeuner co-présenté par Telefilm Canada et la SODEC.

MARDI 18 MAI :
Pavillon Cinémas du Sud

15h : « Quels marchés pour les films du Sud ? Rencontre avec des distributeurs, vendeurs, diffuseurs (notamment TV5).
18h : Cocktail Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone : présentation du Trait d’union : Promotion, Diffusion, Distribution en Francophonie, du site cinemasfrancophones.org et de sa newsletter, et du Forum de la Coproduction, co-organisé avec le FIFF 2004, sur invitation.
Journée du Cinéma Européen
10h-12h : Table ronde réunissant les 25 ministres européens de la Culture, des cinéastes (Milos Forman, Stephen Frears et Jean-Claude Carrière), des directeurs d’école de cinéma et des étudiants sur le thème « Comment devenir cinéaste en Europe ? ». Quelle est la qualité de la formation aux métiers du cinéma dans l’Union élargie ? Que »lle coopération entre écoles de cinéma et autres initiatives de formation (échange de meilleure pratique, formations conjointes à dimension européenne, échanges d’étudiants) ? Quel soutien des autorités publiques ? Quel rôle pour le secteur privé ? Comment apprendre à faire des films commerciaux ? Quelles difficultés spécifiques aux nouveaux états membres ?
12h30 : Conférence de presse de Mme Viviane Reding. Compte-rendu des débats de la matinée, et présentation du Prix Nouveau Talent de l’UE, qui récompense un jeune scénariste dont le projet long métrage bénéficiera d’une aide au développement
15h30-17h: Conférence sur la formation dans le secteur de l’audiovisuel et le futur programme de soutien de l’UE au cinéma.
Pavillon du Canada :
10h-14h30 : Brunch Telefilm Canada. Un mini-marché sera organisé. Les producteurs étrangers qui se sont inscrits pourront collecter de nombreuses informations sur les conditions de tournage au Canada, et les avantages dont ils peuvent bénéficier. Les producteurs qui ne se sont pas inscrits pourront se présenter sur place le jour même. Telefilm Canada les accueillera dans la mesure des places disponibles.
Pavillon suisse
12h-14h : Présentation des aides cinémas de la nouvelle fondation de la ville de Genève.

MERCREDI 19 MAI
Pavillon Cinémas du Sud

15h : Les festivals, étape nécessaire : rencontre avec des directeurs de festivals internationaux (Amiens, Nantes, FESPACO, Carthage, Locarno,...)
18h : Cocktail Africa Cinemas
Africa Cinemas
3ème commisison (huis clos)
Agence Intergouvernenemtale de la Francophonie
Centre National de la Cinématographie

11H Salon des Ambassadeurs : "SCENARIOS DU SUD" : rencontre sur les différents mécanismes d'aide à l'écriture de scénario en faveur des pays du Sud.
Producers Network
9h – 11h : Petit-déjeuner présenté par la National Film and Video Foundation, Afrique du Sud.

JEUDI 20 MAI
Producers Network

9h – 11h : Petit-déjeuner présenté par la Com-mission du Film, Région Ile-de-France
Pavillon Union Européenne
17h30 : Apéritif de MEDIA Salles, sur invitation.
7ème Biennale des cinémas arabes
12h30-14h : Conférence de presse, Hôtel Gray d’Albion, sur invitation.

VENDREDI 21 MAI
Pavillon Cinémas du Sud

18h : Remise du Prix Fipresci, avec TV5
Producers Network
9h – 11h : Petit-déjeuner présenté par CineRegio

SAMEDI 22 MAI
Festival

Annonce du palmarès
Projection de Dee-Lovely d’Irwin Winckler
Concert sur la plage
Pavillon Cinémas du Sud
11h : Remise des Prix Ecrans Juniors avec TV5

DIMANCHE 23 MAI
Festival

Projections des films primés
Soirée de clôture


• > Cannes 2004 : Liste des films francophones sélectionnés

COMPETITION OFFICIELLE

Longs métrages
Clean, Olivier Assayas (France)
Exils<, Tony Gatlif (France)
Comme une image, Agnès Jaoui (France)
Courts métrages
Gérard mon amour, Madeleine André (France)
Accordéon, Michèle Cournoyer (Canada/Québec)
Flatlife, Jonas Geirnaert (Belgique)
Trafic, Catalin Mitulescu (Roumanie)
L'Evangile du cochon créole, Michelange Quay (Haïti)
La Dernière Minute, Nicolas Salis (France)
Hors compétition
Notre musique, Jean-Luc Godard (France)
10ème Chambre Instants d'audience, Raymond Depardon (France)
Cinéastes à tout Prix, Frédéric Sojcher (Belgique)
Salvador Allende, Patricio Guzmán (France / Belgique / Espagne / Allemagne / Chili)
La Porte du soleil, Youssy Nasrallah (Egypte)


QUINZAINE DES REALISATEURS

Longs métrages
À vot' bon cœur, Paul Vecchiali (France)
En attendant le déluge, Damien Odoul (France)
Je suis un assassin, Thomas Vincent (France)
L'Odore del sangue (L'Odeur du sang), Mario Martone (Italie/France)
La Blessure, Nicolas Klotz (Belgique/France)
Maarek Hob (Dans les champs de bataille) , Danielle Arbid (Liban/Belgique/France)
Machuca, Andres Wood (France/Espagne/ Chili)
Mur, Simone Bitton (France)
Vénus et Fleur, Emmanuel Mouret (France)
Courts métrages
Capitaine Achab, Philippe Ramos (France)
La Peur, petit chasseur, Laurent Achard (France)
Le Dieu Saturne, Jean-Charles Fitoussi (France)
Tristesse beau visage, Jean-Paul Civeyrac (France)
Vostok 1', Jan Andersen (France)
La Petite Chambre, Elodie Monlibert (France)
Le Droit Chemin, Mathias Gokalp (France)


SEMAINE DE LA CRITIQUE

Longs métrages
Brodeuses, Eléonore Faucher (France)
A Casablanca les anges ne volent pas, Mohamed Asli (Maroc/Italie)
Or (Mon Trésor) , Keren Yedaya (France/Israël)
Calvaire, Fabrice Du Welz (Belgique/France/Luxembourg)
CQ2 (Seek You Too) , Carole Laure (Canada/France)
Courts métrages
Signes de vie, Arnaud Demuynck (France/Belgique)
L’Homme sans ombre, Georges Schwizgebel (Canada/Suisse)
Ryan, Chris Landreth (Canada)
Alice et moi, Micha Wald (Belgique)


SEANCES SPECIALES

Ouverture
L’Après-midi de monsieur Andesmas, Michelle Porte (France)
Documentaire
Ce qu’il reste de nous, François Prévost & Hugo Latulippe (Canada)
Courts métrages
Les Parallèles, Nicolas Saada (France)
De l’autre côté, Nassim Amaouche (France) (Prix de la Découverte de la Critique française aux Rencontres Internationales Henri Langlois de Poitiers 2004)
Anna (3KGS2) , Laurette Polmanss (France)
Lauréats des John Jameson & Son Ltd Short Film Awards
Das Fantastiche Nacht, United Blaireaux (Belgique)
Yellow, Ivan Rusev (Bulgarie)


UN CERTAIN REGARD

Ouverture
Bienvenue en Suisse, Léa Fazer (Suisse)
Clôture
Alexandrie… New York, Youssef Chahine (Egypte)
Sélection
Poids Léger, Jean-Pierre Améris (France)
Nelly, Laure Duthilleul (France)
A tout de suite, Benoît Jacquot (France)
Moolaade, Ousmane Sembène (Sénégal)
Cinéfondation
Calatore la oras, Corneliu Porumboiu (Roumanie)
Fanjnie, ze jestes, Jan Komasa (Pologne
Gaia, Amarante Abramovici (France)
Kontakt, Martin Duda (République Tchèque




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > Vers un dogme numérique en Afrique ? de Mweze Dieudonné Ngangura

Dans un article consacré à l’Afrique du Sud publié dans l’édition 2004 de l’Atlas du Cinéma des Cahiers du Cinéma, Jeremy Nathan, co-fondateur avec Joel Phiri du projet DV8 déclare : « Nous devons nous laisser guider par notre imagination, ce que permet la révolution numérique ».
Mweze Dieudonné Ngangura, réalisateur, scénariste et producteur belgo-congolais installé à Bruxelles évoque pour www.cinemasfrancophones.org comment lui est venu l’idée de tourner son prochain film, Les Habits Neufs du Gouverneur en numérique et les effets de cette décision.

« J’ai découvert il y a une dizaine d’années, en lisant des histoires à mes enfants, le conte de Hans Christian Andersen, Les Habits Neufs de l’Empereur. Son actualité, son universalité m’ont frappé. Le thème principal de ce conte est celui de la vanité des gouvernants et des flatteries des gouvernés, thème universel mais particulièrement crucial en ce qui concerne l’Afrique contemporaine. J’ai réalisé qu’en adaptant ce conte, en l’ancrant dans la réalité géopolitique de l’Afrique contemporaine, et en en faisant un film musical, je pourrais réaliser une oeuvre profondément ancrée dans la culture congolaise. Je voulais tourner une histoire africaine, là où elle se passe. C’était l’occasion de tourner à nouveau un film dans mon pays, la République Démocratique du Congo, plus de 10 ans après y avoir tourné mon premier long métrage de fiction, La Vie est Belle. Depuis ce tournage en 1986, aucun film de fiction n’a été réalisé au Congo. Mes confrères congolais et moi-même, confrontés aux dures réalités du pays, nous réalisons nos oeuvres de fiction à l’étranger.

Dans la situation difficile que traverse actuellement le Congo, on a parfois l’impression que sa riche tradition musicale, religieuse ou profane, est restée une des seules valeurs qui permet aux Congolais de faire face à la dureté du quotidien. Actuellement, la musique est encore le vecteur idéal pour transmettre et faire voyager l’identité congolaise. Et elle me permet à moi, cinéaste, d’aborder de façon « populaire », au sens noble du terme, les déchirements ethniques qui saignent mon continent, et d’inscrire d’une façon que j’espère efficace mon film dans la mouvance actuelle des mécanismes de résolution des conflits. Le cinéma, art populaire par excellence, nous donne l’opportunité d’utiliser un ton léger et ludique pour aborder des sujets lourds et graves.

Après avoir monté le projet et trouvé les premiers financements, mon enthousiasme s’est vite trouvé confronté aux contraintes qu’impliquent inévitablement un tournage en RD Congo. La prise en compte des réalités locales, et mes premiers repérages sur le terrain m’ont poussé à revoir mes décisions de départ. J’ai dû me rendre à l’évidence : un tournage en 35mm se révèlerait très onéreux. Outre les difficultés techniques locales, le casse-tête principal serait de trouver une compagnie d’assurance acceptant de couvrir les risques pour l’équipement technique lors d’un tournage dans un pays qui, il y a un mois encore, essuyait une énième tentative de coup d’état.

J’ai donc envisagé le recours au matériel numérique. Le principal avantage du tournage en numérique est qu’il permet de visionner en temps réel les rushes. Cette solution est particulièrement appropriée pour un tournage en Afrique. En effet, aujourd’hui, seuls le Maroc, l’Egypte et l’Afrique du Sud possèdent des laboratoires de développement, ce qui implique que si l’on veut voir des rushes lors d’un tournage à Kinshasa (pour ne pas dire en plein Kasaï par exemple), il faut envoyer les pellicules en Europe pour les faire développer, et attendre qu’elles reviennent. De fait, les rushes sont visionnables au mieux 10 jours après que les séquences aient été tournées. S’il faut retourner, il y a de fortes chances pour que les décors aient été démontés, que les acteurs et les figurants se soient éparpillés dans la nature, etc. Outre les coûts élevés des pellicules et du matériel, l’usage du numérique nous évite des problèmes de stockage liés aux conditions climatiques.

De plus, le numérique demande moins d’éclairage que le 35mm. Enfin, ce support permet une synchronisation directe du son lors des prises de vue. Or, Les Habits Neufs du Gouverneur étant un film musical, tous les dialogues et monologues sont chantés, et donc enregistrés en studio, seuls les sons d’ambiance seront capturés lors du tournage.

Le choix du numérique qui apparaissait au début comme une contrainte s’est avéré être, après réflexion, un choix stratégique judicieux pour le type de tournage que je souhaite entreprendre. J’ai découvert le matériel numérique dernière génération lors d’une visite chez Sony à Tokyo, et je me souviens avoir été impressionné par la qualité du rendu de l’image lors de la projection de Starwars de George Lucas. Par la suite, j’ai eu l’occasion de voir plusieurs films tournés en DV et de discuter avec des chefs opérateurs qui m’ont tous assuré de la qualité de ce type de tournage.

Au niveau de la post-production, l’acquisition d’un banc de montage léger et peu onéreux de type Final Cut Pro donne une grande autonomie au producteur indépendant, ce qui est le cas des producteurs d’Afrique noire en général. En contribuant à la diminution de la fracture numérique entre le nord et le sud, le cinéma africain serait-il en train de trouver son propre dogme ?


• > Les cinémas francophones et vous

Nous avons soumis le questionnaire suivant à des représentants divers et variés des cinématographies francophones :
1. Le film de vos rêves et/ou cauchemars ?
2. Dernier voyage en cinématographie francophone qui vous a marqué ?
3. Prochain voyage que vous aimeriez faire ?
4. Une image, un plan, une réplique de cinéma francophone ?
5. Un mot à ajouter destiné aux cinémas francophones ?

JEAN ODOUTAN, réalisateur, producteur, comédien et scénariste béninois
1. Le film de mes rêves ? Barbecue-Péjo de Jean Odoutan.
2. Djib du même Jean Odoutan.
3. La Valse des gros derrières de Jean Odoutan.
4. Réplique mémorable dans Barbecue-Péjo du grand réalisateur béninois Jean Odoutan: "La vie c'est de la grosse stratégie. Qui comprend ça, comprend la vie".
5. Chers collègues réalisateurs ! Créez de façon débridée. Le numérique est un big atout pour nous. Prenez-en acte avant qu'il ne soit trop tard. De la part d'un analphabète confirmé du 24 images par seconde.

MWEZE DIEUDONNE NGANGURA, réalisateur, scénariste et producteur belgo-congolais
1. Pièces d’Identités [de Mweze Dieudonné Ngangura].
2. Mes repérages à Kinshasa au mois d’août 2003.
3. Mon tournage à Kinshasa (très prochainement j’espère).
4. Les prédictions du devin qui annonce les catastrophes à venir dans la région des grands lacs dans mon film Le Roi, la Vache et le Bananier.
5. Lumière

MOUSSA SÈNE ABSA, réalisateur, scénariste et écrivain sénégalais
1. Le film de mes rêves: La Petite Vendeuse de Soleil [ndlr, moyen métrage de Djibril Diop Mambety] en long métrage.
2. Dernier voyage : Namur.
3. Prochain voyage : le Vietnam.
4. Une réplique de cinema: « Les gens honorables paient leurs dettes; Colobane pour un meurtre, la prospérité pour un cadavre ... », dixit Hyènes, de Djibril Diop Mambety.
5. Y'a t-il une pensée francophone... Un esprit francophone... Si oui, ce sera notre destin à nous tous.

BEN DIOGAYE BEYE, réalisateur, scénariste et journaliste sénégalais
1. Une adaptation d’un bouquin - n’importe lequel – de mon ami, le grand écrivain sénégalais, Boubacar Boris Diop.
2/3. Dans les profondeurs du Grand Bleu de Luc Besson
4. Bourvil et son attitude super-sérieuse… Je ne sais plus dans quel film.
5. Défrichons encore et encore, on est dans un espace très riche et sympa.

Roch DEMERS, producteur, distributeur et découvreur de talents québécois
1- Le film de mes rêves: La Condition Humaine de Masaki Kobayashi.
Le film de mes cauchemars : Gremlins d'un cinéaste américain dont il ne vaut même pas la peine de se rappeler le nom.
2- Mon dernier voyage en cinématographie francophone a eu lieu en février dernier alors que je participai à titre de membre du jury du Festival de Mons en Belgique.
3- Mon prochain voyage en cinématographie francophone sera en mai-juin à titre d'invité spécial du Festival camerounais de Yaoundé.
4- La Garance des Enfants du Paradis lorsqu'elle dit «Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère! ».
5- Un Euro investi dans la production d'un film francophone vaut, pour la dignité humaine, cent mille Euros investis dans la production d'un film des studios hollywoodiens.

MAMA KEÏTA, réalisateur et scénariste guinéen
1. Le Fleuve [de Mama Keïta].
2/3. La Danse du vent de Taïeb Louhichi.
4. « My name is Elia Kazan », première réplique du film America, America d’Elia Kazan.
5. Nous sommes le futur du cinéma.

OSANGE SILOU, sociologue, auteur et journaliste guadeloupéenne
1) Autant en emporte le vent à la fois pour le rêve et le cauchemar. Imaginez seulement que le film arrive en Guadeloupe des décennies après sa sortie. Imaginez le décalage des images, des propos mais aussi la leçon de féminisme. Imaginez ce qui peut germer comme rejet d'une situation faite aux noirs dans la tête d'une gamine de 10 ans. C'est l'âge que j'avais quand le film tout rayé est arrivé au cinéma La renaissance.
2) Biguine, le dernier long-métrage du martiniquais Guy Deslauriers pour ses images, son rythme qui pour la première fois dans le cinéma antillais est celui du quotidien.
3) Un western écrit par Keita, réalisé par Sissako avec Eriq Ebouaney dans le rôle de l'indien récalcitrant et Alex Descas en Buffalo Bill
4) Le dernier plan de Hyènes et aussi le dernier plan de Touki Bouki de Djibril Diop Mambéty sans commentaire
5) Pas mal!! Cette année nous fêtons le cinquante et unième anniversaire de la naissance du cinéma africain francophone, vraiment pas mal!!

DANIEL KOLLO SANOU, réalisateur et scénariste burkinabé
1. Tasuma (le Feu), mon dernier long métrage.
2. Festival International du Film de Cannes 2003.
3. Festival International du Film Francophone de Namur 2004.
4. Un plan d’action : persévérer dans la lutte pour le maintien de l’exception culturelle.
5. L’espoir que toutes les institutions qui soutiennent et prônent le développement des cinémas francophones du Sud se pérennisent, aident à l’émergence de talents nouveaux au Sud et agissent encore plus concrètement sur le terrain dans les pays francophones du Sud.

TAÏEB LOUHICHI, réalisateur et scénariste tunisien
1. La Danse du vent! [de Taïeb Louhichi]
2. Un documentaire de Moussa Touré, Nous sommes nombreuses.
3. Voir le désert et l’océan filmés ensemble.
4. La première scène du film de Mama Keïta, Le Fleuve.
5. Osons et innovons, quitte à nous casser la gueule.

YVAN LEMOINE, réalisateur et scénariste belge
1. Massacre à la tronçonneuse
2. Les Invasions barbares.
3. Astérix chez les Helvètes.
4. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
5. Play Sam, Play it Again

SAMBA FELIX NDIAYE, réalisateur et producteur sénégalais
1. Le film de mes rêves : La Vie sur terre d’Abderrahmane Sissako.
2. Un atelier d’écriture au Cameroun où j’ai eu l’occasion de montrer La Vie sur terre aux stagiaires, des femmes et des hommes qui réalisent des films documentaires pour les télévisions francophones ( Bénin, Mali, Côte d'Ivoire, Madagascar, Togo, Cameroun, Tchad, Vietnam). C'était une révélation pour eux et de nouveau un ravissement pour moi.
3. Pourquoi pas En attendant le bonheur ?
4. Le plan des buveurs de thé qui chassent l'ombre, La jeune femme qui s'arrête pour gonfler le
pneu de son vélo avant de partir etc., etc., etc., toujours dans La Vie sur terre.
5. Demandez à nos amis cinéastes de revoir Baara de Souleymane Cissé, rien que pour la scène où la femme met son boubou au-dessus de l'encensoir, bien sûr Contrast city, Touki bouki et Hyénes de Djibril Diop Mambéty. Et un conseil allez voir Close up ou les films d’Abbas Kiarostami. Comme disait l'autre la forme, c'est le fond qui émerge.... Un peu plus de style camarades.

HASSAN BENJELLOUN, réalisateur, scénariste et producteur marocain
1. Le film de mes rêves : Hiroshima mon amour
2. Le Fespaco.
3. Le Festival de Namur
4. Plan séquence : film 37°2 le matin de Beineix. Image: gros plan de Hiroshima mon amour. Réplique : de Jouvet: "Bizarre bizarre, moi j'ai dit bizarre, ah que c'est bizarre"
5. Qu'il reste un cinéma d'auteur.

OUSSEYNOU DIOP, acteur et journaliste sénégalo-québécois, Président de Vues d’Afrique
1. Elle n’a dansé qu’un seul été.
2. 2002, au Sénégal lors du tournage de Madame Brouette.
4. Charlie qui dit : « Mambety, Mambety ! Lay dou diexx, wanté dina seuss ! », dans Touki Bouki de Djibril Diop Mambety,1972 (« Mambety, Mambety ! On a beau mentir, mais la vérité triomphe toujours»).
5. Sourire et aimer

MARION HÄNSEL, réalisatrice, scénariste et productrice belge
1. Celui qui se financerait tout seul
2/3. Depuis qu'Otar est parti
4. T'as de beaux yeux tu sais.
5. Continuons le combat !