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Lettre d'info n°11, mai 2005
 
 
 
 
 
Cannes 2005 débute déjà demain. Une fois de plus, si les cinématographies francophones, notamment du Sud, sont loin d'y être sur-représentées dans les compétitions officielles (notons cependant la présence de Delwinde de Pierre Yaméogo dans la section Un Certain Regard, et celle du documentaire de Rahmatou Keïta Al'Lèèssi, une actrice africaine dans la sélection Cannes Classics), elles seront présentes un peu partout dans le festival, dans les salles "annexes", dans les allées, dans les pavillons nationaux, et bien sûr, dans le pavillon "Cinémas du Sud".

Vous trouverez dans la rubrique "Evénements" un calendrier non exhaustif de quelques moments forts du cinéma francophone cannois.

Vous trouverez par ailleurs dans la rubrique "Cuisines et Dépendances" la retranscription presque exhaustive d'une rencontre pour le moins animée entre douze cinéastes africains et leur public s'étant déroulée le 30 avril dernier à Bruxelles. Les débats, engagés et passionnés, se sont concentrés notamment sur l'identité des/du cinéma(s) africain(s), et sur ses publics.

Rendez-vous le mois prochain pour découvrir tout cela en images, ainsi que notre bientôt traditionnel album photos de Cannes.

Bonne lecture, et comme à l’accoutumée, n’oubliez pas que cet outil de travail vous est destiné ! Nous vous invitons à prendre contact avec la rédaction pour nous tenir informé de votre actualité, et nous faire part de vos remarques pour nous aider à améliorer cette lettre. Pour vous abonner, écrivez-nous à l’adresse lettre@cinemasfrancophones.org

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    2ème édition du Forum francophone de la Production, BLCEF/FIFF
    Ateliers de projets du Festival de Cannes
    Lancement à Cannes du réseau européen des Régions Capitales
    Visions Sud Est: nouvelle fondation de soutien aux films du sud
    Jean-Jacques Aillagon prend la présidence de TV5


ECHOS-PHONIE
    Tous les cinémas du monde: programme marocain
    Composition des jurys de la sélection officielle, Cannes 2005
    19 Producers on The Move sur la Croisette
    Prix Joseph Plateau, Belgique
    Paris, la métisse
    Programme de l'Acid à Cannes
    Eurocine 25 et Finale de Cine Quest 2
    Journée européenne au Festival de Cannes
    Title Films présente Title Tax Shelter
    Produire au sud Cannes 2005
    Changement de direction à l'Office fédéral de la culture suisse


COMMISSIONS DE SELECTION
    Eurimages soutient 12 coproductions européennes
    Appel à candidats pour les Ateliers ACE


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    Conférence de l'Observatoire Européen de l'Audioviosuel: Pays tiers et cinéma européen, 15 mai 2005
    Africadoc 2005
    "Ecrire pour le théâtre et le cinéma en République démocratique du Congo ", source www.africultures.com


VU DANS LA PRESSE
    "Premiers déclics et battements d'aile numérique sur le continent africain", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique
    "Tasuma, la galère des anciens combattants" par Mamane Sani Abandé Moctar pour www.clapnoir.org
    "Premier défilé sur mesure pour les cinémas d'Afrique taille XL", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique
    "Vues d’Afrique 2005 : sous le soleil de Montréal" par Jasmine Champenois pour www.africultures.com
    "De l’écrit à l’écran : une irrésistible attraction nourrie par le succès" par Sophie Dacbert dans Le Film Français
    Interview d'Isabelle Boni-Claverie dans Amina, par Marie Lesure
    Entretien avec Idrissa Ouédraogo par Renaud de Rochebrune pour Jeune Afrique
    Quand « Nollywood » s'affiche à Milan par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique
    Portrait de Dora Bouchoucha dans Jeune Afrique


INFOS FESTIVALS
    Au programme en juin...
    Ecrans Noirs, Yaoundé: Programme
    Visions du réel: Palmarès
    Carte Blanche à Arte à l'Institut du Monde Arabe, Paris
    Muestra de Cine africano: programme
    Vues d'Afrique: palmarès
     Festival International du Cinéma d'Animation de Meknès : Programme
    Semaine de la Critique: sélection
    Festival de Cannes: Sélection officielle
    Quinzaine des réalisateurs: sélection



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    2ème édition du Forum francophone de la Production, BLCEF/FIFF
    Jean-Jacques Aillagon prend la présidence de TV5


AFRIQUE
    Tous les cinémas du monde: programme marocain
    "Ecrire pour le théâtre et le cinéma en République démocratique du Congo ", source www.africultures.com
    "Premiers déclics et battements d'aile numérique sur le continent africain", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique
    "Tasuma, la galère des anciens combattants" par Mamane Sani Abandé Moctar pour www.clapnoir.org
    Interview d'Isabelle Boni-Claverie dans Amina, par Marie Lesure
    Entretien avec Idrissa Ouédraogo par Renaud de Rochebrune pour Jeune Afrique
    Quand « Nollywood » s'affiche à Milan par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique
    Portrait de Dora Bouchoucha dans Jeune Afrique


AMERIQUES
    "Vues d’Afrique 2005 : sous le soleil de Montréal" par Jasmine Champenois pour www.africultures.com
    Vues d'Afrique: palmarès


EUROPE
    Ateliers de projets du Festival de Cannes
    Lancement à Cannes du réseau européen des Régions Capitales
    Composition des jurys de la sélection officielle, Cannes 2005
    19 Producers on The Move sur la Croisette
    Prix Joseph Plateau, Belgique
    Paris, la métisse
    Programme de l'Acid à Cannes
    Eurocine 25 et Finale de Cine Quest 2
    Journée européenne au Festival de Cannes
    Title Films présente Title Tax Shelter
    Produire au sud Cannes 2005
    Changement de direction à l'Office fédéral de la culture suisse
    Eurimages soutient 12 coproductions européennes
    Appel à candidats pour les Ateliers ACE
    Conférence de l'Observatoire Européen de l'Audioviosuel: Pays tiers et cinéma européen, 15 mai 2005
    "Premier défilé sur mesure pour les cinémas d'Afrique taille XL", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique
    "De l’écrit à l’écran : une irrésistible attraction nourrie par le succès" par Sophie Dacbert dans Le Film Français
    Visions du réel: Palmarès
    Carte Blanche à Arte à l'Institut du Monde Arabe, Paris
    Semaine de la Critique: sélection
    Festival de Cannes: Sélection officielle
    Quinzaine des réalisateurs: sélection


PAYS A LA UNE

    LE PAYSAGE AUDIOVISUEL GREC
 


EVENEMENT

    CANNES 2005: CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS
 


CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    RENCONTRE AVEC 12 CINÉASTES AFRICAINS
 




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 Categories  
A la une   
  • > 2ème édition du Forum francophone de la Production, BLCEF/FIFF

Le 2ème Forum Francophone de la Production, lieu d'expertises et de rencontres, aura lieu du 26 au 28 septembre 2005, à l'occasion du FIFF.

Ce forum est organisé par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone et le Festival International du Film Francophone de Namur, sous l’égide de la Communauté française de Belgique, avec le soutien de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, du CNC (Centre National de la Cinématographie), de la Sodec (Société de développement des entreprises culturelles du Québec) et de l’Office fédéral de la Culture suisse.

Description et appel à candidatures sont téléchargeables ci-dessous.

Au cours des débats organisés lors des éditions 2002 et 2003 du FIFF, autour de la circulation des œuvres francophones, les professionnels ont souhaité une multiplication des possibilités de contacts multilatéraux. Pour répondre à cette demande, le premier « forum francophone de coproduction » s’est tenu à Namur en septembre 2004. Il a permis à 10 producteurs porteurs d’un projet de long métrage de fiction de bénéficier au cours de 2 journées d’intenses activités, de 7 expertises internationales tant sur l’écriture de scénario que sur les questions de financement ou la stratégie de distribution et de diffusion.

A l’issue de ce premier forum, les partenaires, les producteurs participants et les experts ont tous confirmé leur intérêt à reconduire et développer cette initiative qui prend donc place dans le calendrier international des rendez-vous qui contribuent au développement de réseaux performants de partenariats professionnels francophones.

Cet appel à candidature permettra à un jury de professionnels de sélectionner 10 projets de fiction.

A l’issue de ces 2 journées d’expertises, un déjeuner-rencontre réunira les partenaires institutionnels, les producteurs sélectionnés, les experts ainsi que les professionnels présents au FIFF et intéressés par les projets retenus.


Description [125 Ko]
 



Appel à candidature [128 Ko]
 


• > Ateliers de projets du Festival de Cannes

En 2005, le Festival de Cannes lance l'Atelier du Festival et charge la Cinéfondation de choisir des projets de films pour les porter à l'attention des producteurs internationaux. Tout sera mis en oeuvre pour que ces réalisateurs puissent rencontrer, pendant le festival, les professionnels du cinéma susceptibles de les aider à construire leur oeuvre.
" Le livre des projets " est en ligne à l'adresse http://a69.g.akamai.net/7/69/7515/v1/ ... à disposition des producteurs désireux de s'informer sur les oeuvres et de prendre date pour des rendez-vous à Cannes avec les artistes (13 au 15 mai).

Les réalisateurs francophones sélectionnés sont les suivants:
- Fatmir Koçi, Albanie, Man and Woman
- Joachim Lafosse, Belgique, Révolte Intime
- David Lambert, France, Prisonnière
- Imunga Ivanga, Gabon, L'ombre de Liberty
- Som Ock Southioponh, Laos, Les Amis
- Mahamat-Saleh Haroun, Tchad, Daratt

www.festival-cannes.f


• > Lancement à Cannes du réseau européen des Régions Capitales

C’est au cours du Festival de Cannes, le 13 mai 2005, que sera présenté le nouveau réseau des Régions Capitales pour le Cinéma (Capital Regions for Cinema - CRC).

Ce réseau est le fruit des accords de partenariats qui ont été signés entre les organismes spécialisés de quatre régions capitales européennes : la Commission du Film d’Ile-de-France, la Commission du film du Latium, la Commission du Film de Madrid et le Medienboard Berlin-Brandenburg.

L’objectif du réseau est de mettre en commun le fort potentiel créatif des régions capitales européennes concernées et ainsi de créer un environnement favorable à la coopération et à la coproduction de projets cinématographiques et audiovisuels.

Grâce au réseau CRC, la culture, la créativité et le pouvoir économique des régions capitales s’unissent afin de créer une dynamique européenne sur le marché international.

Le réseau a été conçu dans le but de renforcer et de soutenir la coopération entre les producteurs européens.
Ainsi, le CRC organise quatre évènements à Cannes afin de mettre en relation producteurs, distributeurs et investisseurs. Ces rencontres visent à favoriser la mise en place de projets de coproductions entre les quatre régions capitales :
- Le 16 mai à partir de 9h30 : France-Allemagne sur le stand de la région Ile-de-France
- Le 17 mai à partir de 9h30 : Italie-France sur le stand de la région Ile-de-France
- Le 18 mai à partir de 9h30 : Espagne-France sur le stand de la région Ile-de-France
- Le 19 mai à partir de 9h30 : Italie-Espagne sur le pavillon de Cinecittà

Pour plus d’informations, contactez:

yann.marchet@idf-film.com


• > Visions Sud Est: nouvelle fondation de soutien aux films du sud

Le fonds suisse Visions Sud Est soutient des productions de films longs métrages en provenance de l’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, garantit leurs diffusions en Suisse et aide à les rendre visibles dans le monde entier.

La création du fonds "Visions Sud Est" est le fruit d'un effort conjoint de Martial Knaebel, directeur artistique du festival de films de Fribourg, Jean Perret, directeur de Visions du réel à Nyon, et Walter Ruggle, directeur de la fondation trigon-film à Wettingen. Le but poursuivi au moyen de ce fonds est de promouvoir la production de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine et ensuite de les présenter dans les festivals et les salles de cinéma. Selon le directeur du fonds visions sud est, Walter Ruggle, il existe en Suisse et en Europe des mécanismes d'encouragement à la production, mais ils sont avant tout réservés aux films suisses et européens. Trop souvent, le cinéma du Sud et de l'Est en est pour ses frais, tant au niveau de la production qu'à celui de l'exploitation. Rares sont les institutions auxquelles il peut s'adresser ou alors, s'il choisit la formule de coproductions, il est contraint de s'adapter aux goûts européens, du point de vue de la forme, mais aussi de son contenu. C'est cette tendance que le fonds «visions sud est» tente, à partir de la Suisse, de contrecarrer: en soutenant des projets authentiques convaincants, sans leur imposer de conditions supplémentaires, et en les aidant au stade de l'exploitation. Et il s'emploie, ce faisant, à maintenir les frais de structure à un niveau minimal en exploitant toutes les synergies possibles, et à faire en sorte que les moyens existants aillent aux productions.

Les projets à promouvoir sont des projets conçus dans des pays du Sud ou de l'Est et portant sur des thèmes considérés comme importants dans la région qui les a vus naître. Il faut également que les films convainquent par leur forme et qu'ils puissent contribuer à l'échange culturel. Car la culture, selon le chef de l'Information de la DDC, Harry Sivec « est pour nous l'un des supports les plus importants dans notre travail de tous les jours. Elle sert d'intermédiaire entre des mondes différents et, grâce ce rôle, elle rapproche. S'employer à soutenir les cultures du Sud et de l'Est est en fait une contribution au développement, à la démocratie et à la paix. » Le fonds se consacrera essentiellement à des longs métrages, mais il servira aussi de temps à autre à soutenir des films documentaires tournés pour le cinéma.

Les responsables pensent pouvoir apporter une aide à quelque six à huit productions la première année. Les ressources initiales du fonds, dont une part significative proviendra de la Direction du développement et de la coopération (DDC), se monteront à environ un demi million de francs. Sont aussi recherchés des moyens complémentaires qui viendraient de milieux économiques privés désireux d'encourager cette forme de rayonnement positif de la Suisse et qui permettraient d'étendre le soutien du fonds à d'autres productions. Le fonds améliore aussi la visibilité des films: une fois achevés, ceux-ci sont présentés au festival de Fribourg ou de Nyon et mis sur le marché par trigon-film. Sont aussi prévues, dans le monde entier, des actions autour des productions soutenues qui sont portées par les réseaux internationaux des trois institutions participantes.

Plus d'infos sur le site du Fonds: www.visionssudest.ch


• > Jean-Jacques Aillagon prend la présidence de TV5

L'ancien ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, 58 ans, a été élu mercredi PDG de la chaîne francophone TV5 Monde par l'unanimité des membres de son conseil d'administration, a annoncé TV5 dans un communiqué.

M. Aillagon était le candidat du gouvernement français depuis le début du mois de février. Il succède à Serge Adda, qui dirigeait cette chaîne depuis 2001 et qui est décédé en novembre 2004, à l'âge de 56 ans, des suites d'un cancer.

M. Aillagon "a tenu à exprimer au Conseil d'administration son attachement à la dimension multilatérale de la chaîne francophone et à son statut de première chaîne mondiale généraliste de langue française", indique le communiqué de presse.

Il a également indiqué que "les travaux préparatoires du prochain plan d'entreprise, qui devront associer toutes les chaînes partenaires de TV5 et mobiliser l'ensemble de ses personnels, démarreront dans les prochains jours", ajoute le communiqué.

M. Aillagon, qui a entamé sa carrière en tant que professeur d'histoire-géographie en Corrèze, a notamment été président du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou (3 mandats), et ministre de la Culture et de la Communication de Jean-Pierre Raffarin de mai 2002 jusqu'au remaniement de mars 2004.

Depuis son départ du gouvernement, M. Aillagon est notamment devenu membre du Conseil économique et social, conseiller auprès du groupe Artémis chargé des activités culturelles, conseiller régional UMP de Lorraine et directeur artistique du Palazzo Grassi (Venise).

Présente sur les cinq continents, TV5 est une chaîne mondiale, dont l'actionnariat est constitué par plusieurs chaînes de l'audiovisuel public français, France 2, France 3, France 5, RFO et Arte France, la RTBF belge, la TSR Suisse, Radio Canada, Télé Québec, et le Conseil international des radio-télévisions d'expression française (CIRTEF).

www.tv5.org




Echos-phonie   
  • > Tous les cinémas du monde: programme marocain

Une journée spéciale sur le cinéma marocain sera organisée le 14 mai en marge du Festival international de Cannes prévu du 11 au 22 mai.

Cette journée, organisée dans le cadre du programme intitulé "Tous les cinémas du monde" inauguré cette année par le festival de Cannes, ouvrira ce nouveau programme.

Selon un communiqué du festival, "Chaque pays invité présentera un choix de films qui reflètent son identité culturelle et la singularité de son expérience".

Au programme de cette journée, organisée par le Centre cinématographique Marocain (CCM), en concertation avec les organisations professionnelles la projection de trois longs métrages et sept courts métrages, selon un communiqué du CCM.

Les long métrages choisis sont Badis de M. Abderrahmane Tazi, Mémoires en Détention de Jilali Ferhati et L'Enfant Endormi de la réalisatrice belgo-marocaine Yasmine Kassari.

Coté court, il s'agit de Ayda d'Aziz Salmi, Balcon Atlantico de M. Chrif Tribek et Hicham Falah, Faux Pas de Lahcen Zinoun, Sang d'Ancre de Laila Triki, L'Oeil de Verre de Ali Majboud, Une Place au Soleil de Rachid Boutounes et 200 Dirhams de Leila Marrakchi dont le premier long métrage MAROCK figure dans la sélection officielle dans la section Certain Regard.

Cette manifestation "fait suite aux initiatives similaires organisées lors des Journées cinématographiques de Carthage, en octobre 2004, et lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, en mars 2005" indique le communiqué du CCM.

Aucune information n'a été fournie sur les critères du choix des films participant dans cette manifestation mais des sources proches du CCM nous ont toutefois confirmé que le choix a été effectué par le directeur du CCM en personne, M. Nour-Eddine Sail. Ainsi Badis a été programmé en sa qualité de classique du cinéma marocain, Mémoires en Détention comme reflétant le cinéma grand public d'aujourd'hui au Maroc alors que "L'Enfant Endormi représentera le jeune cinéma marocain.

Par ailleurs, une délégation de cinéastes et comédiens marocains aisi que des représentants des chambres professionnelles, la Fédération des Ciné-clubs et l'association des critiques de cinéma au Maroc fera le déplacement à Cannes pour prendre part dans cette journée. Aucune liste des membres de cette délégation n'a été redue public.

Source: www.maghrebarts.ma/cinenews/05050 ...


• > Composition des jurys de la sélection officielle, Cannes 2005

Quatre Européens siègeront cette année aux côtés du président serbe Emir Kusturica dans le jury de la Compétition Officielle du 58e Festival de Cannes (11-22 mai). L’acteur espagnol Javier Bardem sera en effet de la partie avec les cinéastes français Agnès Varda et Benoît Jacquot, le réalisateur allemand Fatih Akin complétant le bloc du Vieux continent, son dernier film Crossing the bridge ayant droit à une projection hors compétition. Les quatre autres jurés dont les noms ont été révélés vendredi soir sont le Prix Nobel de littérature américain Toni Morrison, le réalisateur chinois John Woo et les comédiennes Salma Hayek (Mexique) et Nandita Das (Inde).

Par ailleurs, la composition du jury de la sélection Un Certain Regard a également été dévoilée. Présidé par le cinéaste américain Alexander Payne, il comprendra le réalisateur et scénariste français Gilles Marchand, la directrice du festival de Rotterdam Sandra Den Hamer, les journalistes Katia Chapoutier (Canada) et Geneviève Welcomme (France), l’écrivain et critique argentin Eduardo Antin et l’actrice Betsy Blair (Etats-Unis).

De son côté, la Caméra d'Or qui distingue le meilleur premier long métrage du festival (toutes sections confondues) sera attribuée par un panel présidé par le réalisateur iranien Abbas Kiarostami, assisté par le critique américain Scott Foundas, l’Italien Roberto Turigliatto (Festival de Turin), le cinéaste français Malik Chibane et par cinq autres jurés originaires de l’Hexagone: l’écrivain Patrick Chamoiseau, le technicien Luc Pourrinet, le critique Yves Allion, la cinéphile Laura Meyer et le directeur de la photographie Romain Winding.

Enfin, le jury de la Cinéfondation et des courts métrages, placé sous la présidence du réalisateur taiwanais Edward Yang comprendra sa consoeur belge Chantal Akerman, le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, le critique et écrivain britannique Colin MacCabe ainsi que l’actrice française Sylvie Testud.

Source www.cineuropa.org


• > 19 Producers on The Move sur la Croisette

10 productrices et neuf producteurs issus de 19 pays européens constituent le contingent 2005 des Producers on the Move que l’European Film Promotion (EFP) emmènera sur la Croisette à l’occasion du 58e Festival de Cannes. Du 13 au 16 mai prochain, les 19 sélectionnés auront l’opportunité de participer à de nombreux événements, notamment à un déjeuner de coproduction réunissant 100 producteurs européens et à une session de "pitch". Par ailleurs, le Producers Network mis en place par le Marché du Film de Cannes accueillera le 16 mai les nouveaux Producers on the Move pour une présentation à l’ensemble des participants du Network. Lancée en 2000 et soutenu par le Programme Media de l’UE, cette initiative de l’EFP vise à mettre sous les feux des projecteurs le métier de producteur et plusieurs personnalités prometteuses. Les sélectionnés sont en effet choisis par les organisations membres de l’EFP sur la base du succès national, des vente à l’étranger et de la participation à un festival international d’un film qu’ils ont produit.

Producteurs francophones sélectionnés:
- Yann Gilbert - La Mouche du Coche (France)
- András Muhi - Inforg Stúdió (Hongrie)
- Dionyssis Samiotis - Cinegram S.A. Film & TV Prods (Grèce)
- Anne Schroeder - Samsa Film (Luxembourg)
Helena Uldrichová - Barrandov Studios (République Tchèque)
- Ida Weiss- Bela Film (Slovénie)

www.efp-online.com


• > Prix Joseph Plateau, Belgique

Lors de la Remise des Prix Joseph Plateau 2004, c’est Steve + Sky qui a été choisi comme meilleur film belge de l’année. Le premier film de Felix Van Groeningen a également obtenu le Prix pour la Meilleure Musique pour la composition de Soulwax. La Femme de Gilles a obtenu deux prix, celui du Meilleur Scénario Belge et celui du Meilleur Réalisateur Belge pour Frédéric Fonteyne.

Steve + Sky fut nommé à cinq reprises: Meilleur Film Belge, Meilleur Réalisateur Belge, Meilleur Acteur Belge, Meilleur Scénario Belge et Meilleur Compositeur Belge. Le premier film de Felix Van Groeningen a finalement remporté deux prix. Le Meilleur Film Belge et le Meilleur Compositeur Belge. Lauréats pour la musique de Steve + Sky: Stephen + David Dewaele et Stefaan Van Leuven (aka 2 Many DJ’s, Soulwax).

Le Prix Joseph Plateau pour le Meilleur Réalisateur Belge est allé à Frédéric Fonteyne, pour La Femme de Gilles. Dans la catégorie de Meilleure Actrice Belge c’est Marie Vinck qui l’a emporté pour ses débuts dans De Kus, le film de sa mère Hilde Van Mieghem. Benoît Poelvoorde quant à lui a été sacré Meilleur Acteur Belge 2004 pour ses interprétations de Aaltra et Podium.

Pour le scénario de La Femme de Gilles, Frédéric Fonteyne pour le Meilleur Scénario en collaboration avec Philippe Blasband et Marion Hänsel, s’est vu remettre un deuxième Prix Plateau. Le Prix du Meilleur Court Métrage a été attribué à Micha Wald pour Alice et Moi.

Cette 18ème édition des Prix Joseph Plateau doit être considérée comme une étape de transition dans l’attente d’une toute nouvelle structure. Le Festival du Film de Gand a décidé de nommer un jury, composé de membres de la profession, de la distribution et de la presse qui a choisi les nommés et les lauréats. L’an 2006 entonnera un nouveau ‘concept’ des Prix Belges. Le but est de donner à cette manifestation davantage encore de prestige.

Les Lauréats 2004:

- Meilleur Film Belge 2004: Steve + Sky
- Meilleur Réalisateur Belge 2004: Frédéric Fonteyne (pour La Femme de Gilles)
- Meilleure Actrice Belge 2004: Marie Vinck (pour De Kus)
- Meilleur Acteur Belge 2004: Benoît Poelvoorde (pour Aaltra et Podium)
- Meilleur Scénario Belge 2004: Philippe Blasband, Frédéric Fonteyne et Marion Hänsel (pour La Femme de Gilles)
- Meilleur Compositeur Belge 2004: Soulwax (pour Steve + Sky)
- Meilleur Court Métrage 2004: Alice et Moi (de Micha Wald


• > Paris, la métisse

Le projet "Paris la métisse" proposait à des réalisateurs originaires d'Afrique Noire, d'Afrique du Nord, des CarÏbes, d'Asie et d'Amérique latine de réaliser chacun un plan séquence de 5mn sur le thème: Paris, la métisse. L'ensemble de ces films constitue un long métrage aujourd'hui achevé.

Les réalisateurs impliqués dans ce projet sont Stéfan Sao Nélet, d'origine vietnamienne; Léandre-Alain Baker, originaire du Congo; Mariette Monpierre, d'origine guadeloupéenne; Hubert Koundé, d'origine béninoise; Neary Hay, d'origine cambodgienne; Kevin Pareemanen, originaire de l'île Maurice; Juliano Ribeiro Salgado, d'origine brésilienne; Benny Malapa, d'origine camerounaise; Newton I Aduaka, originaire du Niger; Dyana Gaye, d'origine sénégalaise; Virak Thun, originaire du Cambodge; Owel A Brown, d'origine ivoirienne; Nadia El Fani, d'origine tunisienne; Abnousse Shalmani, d'origine iranienne et Karim Bensalah, d'origine algéro-brésilienne.


• > Programme de l'Acid à Cannes

Les dix films que présentera L'ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) à Cannes, du 12 au 21 mai, à raison d'un film différent chaque jour, projeté deux fois : à 11h au Studio 13, puis à 20h au cinéma Les Arcades.
Dix courts métrages seront projetés en première partie de programme, proposés par l'ADAMI.

- jeudi 12 mai: Massaker (doc), Monika Borgmann, Herman Theissen, Lokman Slim, France/ Liban/ Allemagne/ Suisse
- vendredi 13 mai: L'Enfant Endormi (fiction), Yasmine Kassari, Belgique/ Maroc
- samedi 14 mai: Blush (fiction), Wim Vandekeybus, Belgique / France
- dimanche 15 mai: Phipop (fiction), Alain Mazars, France
- lundi 16 mai: Odessa...Odessa (doc), Michale Boganim, France/ Israël
- mardi 17 mai: Oublier Cheyenne (fiction), Valérie Minetto, France
- mercredi 18 mai: Alimentation générale (doc), Chantal Briet, France
- jeudi 19 mai: El Cantor (fiction), Joseph Morder, France
- vendredi 20 mai: Secteur 545 (doc), Pierre Creton, France
- samedi 21 mai: L'amour à la mer (fiction), Guy Gilles, France

www.lacid.org


• > Eurocine 25 et Finale de Cine Quest 2

Le lundi 9 mai aura lieu à Bruxelles l'événement Eurocine 25.
Il s'agit de célébrer l'entrée des nouveaux pays membres de l'Union Européenne en projetant simultanément dans 25 salles de cinéma des films issus de ces 25 pays.

Les films francophones sélectionnés sont:
- Antares, Götz Spielmann, Autriche
- Last Night on Earth, Gilles Daoust, Belgique
- Champions (Mistrí), Marek Najbrt, République Tchèque
- Mon Petit Doigt M'a Dit, Pascal Thomas, France
- Brides (Nyfes), Pantelis Voulgaris, Grèce
- Tamara, Szabolcs Hajdu, Hongrie
- Utterly Alone (Vienui vieni), Jonas Vaitkus, Lituanie
- La Revanche des Chômeurs, Andy Bausch, Luxembourg
- Warsaw (Warszawa), Dariusz Gajewski, Pologne
- Two Syllables Behind (O Dve Slabiky Pozadu), Katarina Sulajova, République Slovaque
- Cheese and Jam (Kajmak in Marmelade), Branko Djuric, Slovénie

A cette occasion aura également lieu la finale du concours Ciné Quest 2, créé par Title Films, à 19h30. La Finale débutera par la proclamation du réalisateur lauréat, choisi par le Jury parmi les 5 finalistes du concours de réalisation. Le réalisateur lauréat réalisera le film long métrage tiré du scénario gagnant du concours La Main Verte, de Lionel Vandenbosch. Title Films se chargera de la production du film, qui sera ensuite distribué au Benelux par Kinepolis Film Distribution.

Plus d'infos:
www.eurocine25.be
www.cinequest.be


• > Journée européenne au Festival de Cannes

Les cinémas d' Europe et la société de l'information seront au centre des discussions lors de la maintenant traditionnelle Journée de l'Europe à Cannes, le 17 mai prochain.

Pour la troisième année de la Journée de l'Europe, à l'invitation de Viviane Reding, commissaire européenne pour la Société de l'information et les Médias, et de Gilles Jacob, président du Festival, un débat d'actualité portera sur les chances pour nos cinématographies qu'apporte la distribution de films sur Internet autant que sur les défis à relever.

Au programme de la Journée :
- La montée des marches des ministres de la Culture des 25 pays européens le 16 mai au soir, symbole de l'unité de l'Europe autour de son cinéma.
- La traditionnelle Rencontre des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel de l'Union européenne avec des cinéastes, des producteurs et des patrons de télécoms.
- La conférence de presse de Viviane Reding et des ministres sur les premières solutions pour renforcer la coopération entre fournisseurs de contenus et diffuseurs au profit des films européens.
- La remise pour la deuxième fois du Prix " Nouveau talent " de l'Union européenne à un projet de film d'un jeune auteur.
- La réunion d'un Sommet des fournisseurs de contenus et des fournisseurs d'accès autour de Viviane Reding.

Et, comme chaque année, le Pavillon MEDIA de l'Union européenne sera à la disposition des professionnels dans le Village International.


• > Title Films présente Title Tax Shelter

Title Films SPRL a récemment annoncé le lancement de son offre Title Tax Shelter, "la" solution belge.

Le Tax Shelter est un incitant fiscal lancé en 2003 par le gouvernement fédéral en vue de soutenir l’industrie
cinématographique belge. Il permet à une société belge qui investit dans la production audiovisuelle (long-métrage)
en Belgique de bénéficier d’une exonération fiscale de 150% des montants investis. Combiné avec un mécanisme
de prêt à hauteur de 40%, cet incitant réduit le risque de la société investisseuse à 9%.

Title Tax Shelter est l’offre Tax Shelter de Title Films. Elle propose des solutions flexibles à l’investisseur,
dépendant de son profil. Plusieurs formules sont possibles, selon que l’investisseur soit intéressé par l’aspect fiscal, financier, culturel ou promotionnel du Tax Shelter, et qu’il soit averse ou non au risque.
Title Tax Shelter donne donc le choix à l’investisseur.
Title Films propose également des avantages promotionnels à l’investisseur : crédit au générique, invitations aux avant-premières des films, logo sur la campagne média du film, …

Title Films sprl est une société de production audiovisuelle belge, lauréate de plusieurs prix, et fondée
par Giles Daoust (Start Academy Winner / Hollywood Award Nominee), Alain Berliner (Golden Globe / European
Film Award Winner), Serge Peffer (Vice-président de l’ICHEC Business School).

Les conditions de base* de l’offre Title Tax Shelter sont :
- Investissement pour un montant minimum de 250.000 euros
- L’investisseur doit être une société belge (ou un établissement stable d’une société étrangère en Belgique)
- La base imposable de l’investisseur doit être supérieur à 750.000 euros
* Conditions complètes disponibles sur demande
Contact: Giles Daoust, CEO Title Films sprl - +32.2.211.34.37 – gdaoust@titlefilms.be

www.titlefilms.be/taxshelte


• > Produire au sud Cannes 2005

Le Festival des 3 Continents met en place un dispositif spécifique à Cannes au bénéfice des producteurs du Sud, dans la continuité de l'atelier organisé en novembre à Nantes et des autres séminaires organisés tout au long de l'année à Lima, Buenos Aires, Bogota, Djakarta...
C'est pour les aider tout au long de leur séjour, pour faciliter les démarches, les rencontres, les recherches inhérentes à tout séjour Cannois que Produire au Sud, avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères, leur offre un appui logistique (mise à disposition de bureau avec accès internet, visibilité de leur présence à Cannes par la biais d'un catalogue présentant leurs projets...), ainsi que l'accès à un réseau étendu.

Les professionnels européens qui souhaitent contacter ces producteurs doivent contacter Produire au Sud en envoyant un mail à produireausud@3continents.com ou directement par mail les producteurs (en copie jointe à produireausud@3continents.com). Le catalogue de présentation des producteurs et de leurs projets pourra être téléchargé en pdf le 2 mai sur la page suivante: http://www.3continents.com/produire_au_s ...

Dans le cadre du Pavillon des cinémas du Sud, le Festival des 3 Continents organise des leçons de production, réalisées par des producteurs du sud de notoriété internationale. Ces leçons prendront la forme de "cas pratique " autour de films sélectionnés ces deux dernières années au Festival de Cannes. Les producteurs du Sud et leurs coproducteurs seront conviés à confronter leur expérience, permettant ainsi un panel des types de montage financier des films du Sud.
Ces leçons se dérouleront sur le Pavillon des Cinémas du Sud, et s'adresseront à un public professionnel.
Ces leçons se dérouleront les vendredi 13, dimanche 15, mardi 17, mercredi 18 et jeudi 19 mai à 15 h.

Le programme de ces "Aventures de production" sera publié le 4 mai.

http://www.3continents.com/produire_au_s ...



Les 10 producteurs de "Produire au Sud" participeront aux réunions thématiques du Producer's network du Marché du film.
Ils sont également invités à rencontrer les producteurs européens de ACE (Ateliers du Cinéma Européen) et à participer aux leçons de production du Pavillon Sud (cf. infra). Bref, tout est fait pour favoriser les rencontres entre professionnels (producteurs, distributeurs, diffuseurs) du Nord et du Sud, les échanges respectifs de savoir faire et la transmission d'informations très actualisées sur les pratiques et les tendances du secteur.



• > Changement de direction à l'Office fédéral de la culture suisse

Depuis le 1er avril, l'Office fédéral de la culture (OFC) a un nouveau directeur. Il s'agit de Jean-Frédéric Jauslin, qui monte en grade après avoir tenu les rênes de la Bibliothèque nationale pendant quinze ans. Ce docteur en informatique de 50 ans remplace David Streiff, ancien directeur du Festival de Locarno, qui s'est efforcé d'améliorer la situation de la culture en Suisse pendant onze ans.
Le jour de ce départ, le 31 mars dernier, Marc Wehrlin, chef de la Section du cinéma de l'OFC, annonçait qu'il quittait lui aussi ses fonctions, après dix ans d'activité, pour occuper le poste de directeur adjoint de l'OFC dès le 1er août prochain.

Le bilan du tandem Streiff-Wehrlin, loin d'être négligeable – augmentation du crédit du cinéma de 12,3 à 22,5 millions d'euros (dont 12,5 millions destinés à la production), instauration de l'aide liée au succès, création du Prix du cinéma suisse, réforme des structures d'aide – est un peu occulté par l'atmosphère tendue induite par les restrictions budgétaires de la Confédération jusqu'en 2008. Tout en redoutant l'inconnu, on espère néanmoins implicitement qu'un changement de personnel à l'OFC favorisera un improbable miracle concernant l'engagement financier de la Confédération pour le cinéma.

Il convient cependant de préciser qu'en l'absence d'un ministère de la culture en Suisse, le directeur de l'OFC, de même que le chef de la Section du cinéma qui lui est subordonné, n'ont qu'un pouvoir décisionnel limité. C'est le conseiller fédéral Pascal Couchepin, chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI), qui a en effet la haute main sur ce domaine, cela en plus des assurances sociales, de la santé, de l'enseignement et de la recherche…
Depuis l'arrivée de Pascal Couchepin la tête du DFI en 2001, il était de notoriété publique que le courant avec David Streiff passait mal: entre l'homme d'action et celui qui se dépeignait comme un "jardinier de la culture", les relations se sont rapidement dégradées. Si bien que les reproches virulents et imprécis adressés par M. Couchepin à son subordonné par voie de presse, pendant le Festival de Locarno, ont abouti à son renvoi expéditif à la fin du mois d'août 2004. Le procédé, cavalier, avait suscité un vif émoi dans les milieux du cinéma.

Le successeur de David Streiff, Jean-Frédéric Jauslin, réputé pour ses qualités de manager, correspond probablement mieux aux attentes du ministre pour la période de coupes budgétaires qu'affronte l'OFC, qui sont estimées à quelque 2,5 millions d'euros et auxquelles le cinéma devrait probablement pouvoir échapper. Aujourd'hui, la question que tout le monde se pose concerne bien sûr le remplacement de Marc Wehrlin aux commandes de la Section du cinéma. Réponse dans quelques semaines.

http://www.bak.admin.ch/index_f.html

Source: www.cineuropa.org




Commissions de selection   
  • > Eurimages soutient 12 coproductions européennes

Lors de sa 95e réunion, du 24 au 27 avril 2005 à Skopje, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la coproduction à 12 longs métrages pour un montant total de 3,8 millions d'Euros.

Les coproductions francophones soutenues sont :
- Cenneti Beklerken, Dervis Zaim (Turquie, Hongrie)
- L'Etoile du Soldat, Christophe de Ponfilly(France, Allemagne)
- Fair Play, Lionel Bailliu (France, Belgique, République Tchèque)
- Jardins en Automne, Otar Iosseliani (France, Italie, Fédération de Russie)
- Lapislazuli, Wolfgang Murnberger (Autriche, Allemagne, Luxembourg)
- Muzika, Juraj Nvota (Slovaquie, Allemagne)
- Nadzieja (Hope), Stanislaw Mucha (Pologne, Allemagne)
- The Peace With Monk Seals, Miloslav Novak (République Tchèque, Italie)
- POL 62, Pol Cruchten (Luxembourg, Autriche)
- La Stella Che Non C'è, Gianni Amelio (Italy / Italie) (Italie, France, Suisse)

EURIMAGES est le fonds de soutien à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d'oeuvres cinématographiques européennes, institué par le Conseil de l'Europe en 1988.

www.coe.int/Eurimages


• > Appel à candidats pour les Ateliers ACE

Le recrutement des participants aux prochains ateliers ACE (Ateliers du Cinéma européen) s’opèrera entre le 1er mai au 1er juillet, avec pré-sélection en septembre.

Grâce aux ateliers de formation, aux séminaires et au suivi personnalisé de projets offerts par ACE, les participants peuvent améliorer les chances de réussite de leurs films. En effet, ACE s'efforce d'aider les producteurs à garantir une cohérence maximale à leur projet, en mettant toujours en perspective tant les aspects créatifs que financiers. Echanges, analyses et travail du scénario, élaboration de plans de financement, identification et recherche de partenaires : toute la démarche de développement du projet se construit avec les producteurs ACE, qui restent seuls décisionnaires. A l'issue de la première année, tout producteur a la possibilité de continuer à bénéficier des services offerts par ACE en rejoignant le Réseau des Producteurs ACE.

La participation est ouverte aux producteurs européens ayant produit au moins un long métrage en tant que producteur principal. Idéalement, ils doivent présenter un projet de long métrage au tout premier stade du développement (1er draft).

L’équipe de ACE se tient à la disposition des producteurs pour toute question, notamment à l’occasion du Festival de Cannes, du 11 au 20 mai. Un bureau y est accessible au 64 ter rue d’Antibes (Entrée A/2ème ascenseur/2ème étage); Tél : +33 4 93 99 32 13, Fax : +33 4 93 99 45 22.

www.ace-producers.com




Rencontres professionnelles   
  • > Conférence de l'Observatoire Européen de l'Audioviosuel: Pays tiers et cinéma européen, 15 mai 2005

L'Observatoire européen de l'audiovisuel organise le 15 mai, à Cannes, une conférence sur les partenariats possibles entre les pays tiers et l'industrie du cinéma européen. L'accès au marché européen pour les films non-européens et les définitions juridiques, clés d'accès aux fonds de soutien en Europe, sont au programme de la conférence, qui sera suivie d'une table ronde réunissant notamment des représentants de programmes d'aide au cinéma, d'organismes d'Etat et des juristes.

www.obs.coe.int


• > Africadoc 2005

Africadoc est une formation à l’écriture et à la production documentaire pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest francophone et lusophone, qui se tient depuis trois ans sur l'île de Gorée. Elle aura lieu cette année du 4 au 7 mai 2005, et s'impose comme le rendez-vous annuel des coproducteurs de documentaires africains.

PLus d'infos à l'adresse suivante: dakarimages@yahoo.f


• > "Ecrire pour le théâtre et le cinéma en République démocratique du Congo ", source www.africultures.com

A l'occasion du Brown University Africana Film Festival avait lieu le 14 avril 2005 une table-ronde réunissant Pierre Mujomba, Ngangura Mweze, Ngwarsungu Chiwengo, Mbala Nkanga.

Voici les notes recueillies sur place par Olivier Barlet,
publiées le 28/04/2005 sur www.africultures.com

Introduction par Mbala Nkanga
L'écriture pour le théâtre et le cinéma a été largement influencée par la colonisation belge et l'expérience post-coloniale dramatique de la dictature Mobutu.
Les Belges n'ont pas cherché à promouvoir la culture congolaise, et ne se sont intéressés qu'à l'exploitation des ressources du pays. Il n'y avait qu'un diplômé d'université congolais à l'indépendance ! Mobutu a poursuivi ce désintérêt.
Avant l'indépendance, il n'y avait pratiquement aucun dramaturge congolais.
Dates marquantes pour l'émergence d'une expression culturelle congolaise :
- 1957 : création de La Voie, un magazine de faible distribution.
- 1963 : quelque chose apparaît avec le théâtre populaire qui se développera en un théâtre écrit et publié.
- 1966 : la création de la télévision nationale avec des stations satellites dans les grandes villes porte avec elle un sens de l'unité du pays et le besoin d'une expression culturelle.
- 1973 : politique d'authenticité de Mobutu pour séparer le pays de toute influence étrangère. Les livres étrangers sont rares et le besoin d'une littérature nationale flagrant.
- 1969 : création du théâtre national qui produirait des pièces et des adaptations par des écrivains congolais.
En 1968, RFI crée le concours interafricain de théâtre, lequel a un énorme impact car les gens peuvent écouter partout dans le pays à la radio des pièces écrites par des auteurs africains. C'est par exemple ce qui donna l'envie d'écrire à Pierre Mujomba, qui vivait dans un petit village. Le concours fut également déterminant pour lancer les auteurs africains et a permis de découvrir par exemple Sony Labou Tansi.
Il convient également de noter que la culture congolaise a été influencée par :
- les Grecs (la rumba en porte les traces, des producteurs grecs ayant demandé aux musiciens d'écouter la musique grecque et de s'en inspirer – cette influence est clairement audible dans les premiers enregistrements de Wendo, avant même les échanges avec Cuba, les influences latino-américaines et du jazz, mais aussi les influences du Sud de l'Afrique),
- les cinémas indien et américain : à Kinshasa, la langue indoubil est une combinaison d'hindou et d'américain,

Le théâtre populaire au Shaba, par Ngwarsungu Chiwengo
L'influence de la situation politique est bien sûr essentielle : le théâtre servait à promouvoir les idées nationales et religieuses, ainsi que la langue comme communication.
Durant la période coloniale, le système paternaliste impliquait un contrôle de la population. Le sport était encouragé mais aussi la réalisation de sketches, qui annonçaient le théâtre.
A Lubumbashi, différents groupes au début des années 30. Les pièces de Monjita sont des pastiches de pièces occidentales. Mufankolo sera le pionnier du théâtre congolais. Kissimba créera lui aussi des pièces populaires qui auront des tournées en Europe jusqu'à l'indépendance.
L'importance de la radio est énorme mais le média limite à quatre le nombre de personnages. Non-écrites, ces pièces n'ont pas été conservées. Un leader proposait une idée qui impliquait des réponses. Au théâtre, un décor et des costumes ainsi que des accessoires furent développés pour soutenir les textes, mais ceux-ci étant largement improvisés, les répétitions étaient peu nombreuses. L'impact fut énorme sur la population katangaise. Le processus collectif impliquait non seulement les acteurs mais aussi le public qui participait. Les troupes avaient des stars que le public avait identifiées et attendait. En l'absence de corpus de théâtre écrit, ne restent que quelques enregistrements et les notes de plateau produites.
Dans les années 70, la télévision se saisit du théâtre et la même spontanéité y domine qu'à la radio.
Le théâtre populaire est joué dans les langues locales et le kiswahili alors que le théâtre classique l'est en français. Basé sur le quotidien, il est ancré dans le vécu des populations et doit avoir un happy end. Puisant dans l'oralité, c'est le vrai théâtre du Congo alors que le théâtre en français est marginal.
Basé sur l'humour, le théâtre populaire faire rire les gens sur les malheurs de leur vie quotidienne. Le didactisme et l'oralité qui caractérisent ce théâtre populaire se retrouvent dans les films de Kibushi ou de Ngangura Mweze et créent une sorte de genre.

Pierre Mumbere Mujomba : mon parcours
Mon parcours comme auteur de théâtre peut être subdivisé en cinq étapes :
1) J'ai 20 ans et je suis professeur dans une école de brousse sans bibliothèque ni activité culturelle. J'y organise des activités amateurs et écrit pour cela une première pièce dans l'idée d'avoir un texte à disposition. Ce soir-là, nous avons joué une pièce de Molière et ma pièce car il fallait que ça dure quatre heures pour meubler la soirée et que celle de Molière ne durait qu'une heure et demie. J'écrivais donc par loisir. Ce village était comme une parenthèse dans ma vie et je pensais ensuite aller faire des études sans plus avoir besoin d'écrire.
2) Kisangani, où je me rends pour mes études, mais le théâtre que je croyais avoir abandonné au village me poursuit pour trois raisons :
- il y a là un centre culturel français,
- et un grand foisonnement de compagnies de théâtre où je pouvais trouver une place,
- la pièce écrite au village fut présentée au concours de RFI, enregistrée à Paris et diffusée partout sans que je le sache : on me dit soudain que ma pièce a été entendue par tous !
Je décide alors de poursuivre cette carrière d'auteur dramatique et crée une compagnie de théâtre à Kisangani pour laquelle j'écris des pièces.
3) Kinshasa où je me rends pour le troisième degré de mes études. J'y trouve l'Institut national des Arts et le théâtre national où je découvre qu'une compagnie peut vivre du théâtre. Je continue à participer aux concours RFI.
4) La France où je me rends pour des résidences d'écriture.
5) Les Etats-Unis où je réside depuis un an et demi (à Providence depuis huit mois) et où je suis en résidence d'écriture mais avec une différence : alors qu'en France les résidences d'écriture sont très courtes (un mois à Avignon, deux mois à Limoges), Emmanuel Dongala m'avait indiqué qu'elles pouvaient durer un an ici, ce qui représente une étape extraordinaire et inimaginable.
Les concours jouent un grand rôle dans la vie théâtrale congolaise. J'ai remporté le grand prix des trois concours de l'université de Kisangani auxquels j'ai participé mais il n'y avait que l'argent donné car la pièce n'était ni montée ni éditée. Même chose pour le concours de l'Union des écrivains congolais à Kinshasa où, de plus, l'argent était promis mais non remis !
Par contre, le concours RFI, qui malheureusement n'existe plus, permettait une large diffusion. Il y avait 12 lauréats. Lors de ma deuxième participation, j'étais 5ième et une équipe de cinq personnes avait été envoyée de France à Kinshasa pour enregistrer la pièce avec le théâtre national. En 1999, il y avait trois Congolais parmi les dix finalistes. La pièce a été traduite en anglais et jouée à Londres, lue à Los Angeles, New York, Providence… Cela me permet d'atteindre maintenant un public anglophone africain que je ne pouvais espérer pouvoir toucher auparavant.
Il faudrait donc aider l'Institut national des Arts à mieux organiser ses concours pour que les pièces soient éditées et distribuées aux écoles et universités.

Ngangura Mweze, sur l'écriture de scénario
La vie de Pierre Mujomba est un conte de fée, un scénario hollywoodien typique ! Il vient de son village, il résout toutes les embûches, il conquiert les USA qui le renvoient dans tout le continent africain !
L'écriture de scénario a ceci de particulier par rapport au théâtre ou au roman qu'elle est provisoire. On y passe plusieurs mois mais on doit l'oublier au tournage pour tenir compte des problèmes pratiques.
Quelles sont les spécificités du scénario congolais ? L'absence de tradition démocratique est essentielle. Durant la période coloniale, le Congo était semblable à l'apartheid. Dans le cinéma colonial, les Congolais n'étaient que des sujets. En 1960, cette production destinée au public congolais s'est arrêtée presque du jour au lendemain. Le MPR (Mouvement populaire de la Révolution), parti unique de Mobutu, terrorisait l'expression si bien que la télévision a hésité à diffuser mon premier court métrage, Kin Kiesse, un documentaire sur Kinshasa qui n'a pourtant rien de critique. Dans l'audiovisuel, on parlait du Congo à travers la voix officielle. J'aurais dû laisser parler les chefs (le maire etc.) pour parler de Kinshasa ! Faire plutôt parler de petites gens comme les pousseurs de pousse-pousse, les cireurs de chaussures ou de jeunes artistes encore inconnus comme Chéri Samba ou Papa Wemba était considéré comme subversif.
Je ne pense pas que la situation ait changé malgré la libéralisation de la vie politique à travers le multipartisme. Quand un journaliste vient pour un interview, sa vision du film dépendra de l'argent que vous lui donnez. Les conditions sociales mangent la liberté d'expression. Nous n'abordons ainsi pas les questions politiques dans les scénarios. On trouve plus souvent une satire sociale : des comédies reflétant avec beaucoup d'humour tous les problèmes et réalités de la société. Cela se retrouve beaucoup dans la musique congolaise moderne et dans le théâtre populaire que sont de vrais livres de sociologie. L'humour et la musique m'ont poussé à explorer la voie de la comédie musicale qui devrait être une des façons de jeter les bases d'un cinéma populaire congolais.
Le manque de tradition démocratique explique donc l'importance de la satire sociale. "La vraie censure n'existe pas, il n'existe que des façon de contourner la censure" disait un cinéaste français. Durant l'occupation, le cinéma français ne s'est jamais aussi bien porté. L'absence de tradition démocratique au Congo est essentielle : le cinéma n'a jamais existé car sous la colonie comme sous Mobutu, le cinéma a toujours été considéré comme un outil de propagande. Actuellement, la production de publicité es de plus en plus importante à Kinshasa. Les cassettes des émissions religieuses se vendent beaucoup. Au niveau de la diaspora, beaucoup de cassettes de théâtre populaire sont distribuées, ainsi que des cassettes des shows musicaux. Par contre, au niveau du cinéma, lorsque j'ai tourné Les Habits neufs du gouverneur, cela faisait dix-huit ans qu'il n'y avait pas eu de long métrage tourné au Congo, depuis La Vie est belle.
Si on s'adresse à cette population sans tradition cinématographique, il faut toujours penser une écriture simple et limpide pour produire un film directement accessible au grand public. Un film africain ne peut exister que si le cinéaste le fait avec la conscience d'appartenir à une communauté et considère que son public est un public africain, sachant que vu la faiblesse de la distribution ce public n'est pas nécessaire au cinéaste pour exister.
Durant ce tournage, j'ai eu une grande leçon qui peut influencer mon écriture de scénario. D'habitude, on craint les scènes de nuit car ça coûte cher. Mais au Congo, tournant avec des musiciens, tout le monde arrivait en retard et le soleil tombe à 18 heures. Les techniciens congolais sont très patients : ils demandent juste d'assurer le transport et le repas chaud. J'ai ainsi passé beaucoup de temps à transformer des scènes de jour en scènes de nuit. C'est une leçon pour le futur !
Jusqu'à présent, mes deux longs métrages étaient en français. Ici, la musique remplace le dialogue. Pour que les acteurs puissent jouer, je les ai laissé jouer en lingala avec juste la direction à suivre. Je me suis rendu compte combien le français pouvait être un obstacle pour les comédiens. Il est très difficile d'en trouver qui s'expriment bien en français, mais j'ai été impressionné par leur aisance en lingala. Il est intéressant de mélanger des acteurs professionnels à des figurants jouant leur propre rôle de façon plus ou moins consciente.
L'absence de structures administratives au Congo est énorme : pas de centre national de la cinématographie, pas de bureau du cinéma au ministère de la Culture. Cela entraîne beaucoup de tracasseries administratives car tout le monde demande une autorisation de tournage. Partout où on veut placer la caméra, c'est un endroit stratégique : un bureau de poste, les maisons des ministres, des policiers… Mon chef opérateur ne savait où diriger sa caméra pour éviter ces obstacles. Un jour, il a fait des images très tôt dans la rue et comme il avait refusé de donner de l'argent aux enfants des rues, il a été accusé de tourner un camp militaire dans le lointain… On finit par se faire accompagner par des gendarmes que l'hôtel de ville met à disposition mais cela suppose beaucoup de frais. A l'africaine, les choses finissent toujours par s'arranger.
Il faut donc prévoir plutôt des tournages en intérieur !
L'équipement manque aussi : il a fallu faire venir une perche d'Afrique du Sud car celles qui se trouvaient sur place étaient trop courtes. On ne trouve pas de rails de travelling, de grue etc. L'écriture doit rester simple : on ne peut pas faire des scènes extraordinaires."

Notes recueillies sur place par Olivier Barlet

www.africultures.com/index.asp?me ...





Vu dans la presse   
  • > "Premiers déclics et battements d'aile numérique sur le continent africain", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique

Suite à sa semaine ouagalaise à l'occasion de Fespaco, Karin Tshidimba revient dans La Libre Belgique du 26 avril sur les nouveaux rapports du cinéma africain et du support numérique:

"Comme toujours sur le continent noir, c'est "le fonds qui manque le moins". Afin de contourner les difficultés de produire et d'exister, de plus en plus de réalisateurs africains optent pour la fée numérique. Un univers en plein essor."

L'article dans son intégralité est téléchargeable ci-dessous:


Page 1 [107 Ko]
 



Page 2 [117 Ko]
 


• > "Tasuma, la galère des anciens combattants" par Mamane Sani Abandé Moctar pour www.clapnoir.org

"L’histoire reconnaît que les africains ont fortement contribué à la libération de l’Europe du joug de l’oppresseur nazi. Mais, où sont passés nos héros de guerre ? Que sont devenus ceux qui ont participé à la libération de la métropole ? Plusieurs sont morts. D’autres vivent encore et se battent encore. Ils se battent pour une hypothétique pension.

L’histoire n’a pas encore oublié ces hommes qui, un jour ont été recrutés et embarqués vers des terres inconnues. L’histoire des hommes qui ont bien voulu se sacrifier pour libérer leurs oppresseurs. C’est l’histoire de ces hommes que Sanou Kollo a porté à l’écran.

Le sujet très pertinent que Kollo Sanou traite à travers Tasuma est encore d’actualité. De nombreux tirailleurs encore en vie continuent de réclamer leurs pensions. Ces mêmes hommes qui ont combattu pour des causes qui n’étaient pas les leurs, pour la plupart sont morts pauvres et démunis sans avoir la juste récompense de leur participation aux deux guerres mondiales et aux campagnes d’Indochine et d’Algérie.

Le film relate l’histoire d’un ancien combattant burkinabé ayant fait la guerre aux côtés des français. Après avoir vécu les moments forts des champs de bataille, Sogo revient au village où il attend sa pension. L’enthousiasme du vieux tirailleur est brisé face à une longue attente. L’argent ne vient pas et après avoir reçu des promesses de paiement rapide, il achète à crédit un moulin pour le village. Incapable de respecter les échéances de son prêt, Sogo est mis en prison. La solidarité villageoise se dévoile et les femmes du village décident de se mobiliser pour rendre à Sogo sa liberté…

Une belle histoire que Kollo Sanou a nourrit depuis 1989. En ces temps, il lui vient à l’esprit de réaliser un film de fiction sur « l’histoire d’un tirailleur sénégalais qui à sa libération de l’armée française avait des difficultés pour rentrer en possession de sa pension ». Au fil du temps, avec beaucoup de contraintes, l’histoire a évolué pour "accoucher " de Tasuma.

"Tasuma est un témoignage d’une réalité que j’ai constaté depuis mon enfance et qui est liée au sort réservé aux anciens tirailleurs sénégalais du Burkina. Plus précisément à des personnes que j’ai connues qui sont mes parents, des oncles du village et dont beaucoup ont disparu. J’ai symbolisé le titre Tasuma par la guerre, le feu. Tous ceux qui vont à la guerre pour bénéficier de la pension de retraite comme cela a été dit dans le film doivent avoir fait 90 jours sous le feu. C’est juste pour le symbolisme", nous confie Kollo Sanou.

Le film qui a connu un franc succès auprès des cinéphiles avant même sa sélection au Fespaco, le devrait aussi certainement par la carrure de son acteur principal. Mamadou Zerbo qui a interprété le rôle de Sogo est un instituteur à la retraite. " Il m’a franchement étonné par sa carrure, sa résistance, sa capacité à s’adapter. D’entrée de jeu, il a compris la portée du sujet… même pendant le tournage, il m’a toujours assuré que le film va bien se terminer, et avoir une bonne carrière. Il était convaincu que nous faisions un travail d’intérêt ", continuait Kollo Sanou, parlant de Zerbo.

Et ce n’était plus une surprise lorsqu’à la 19ème édition du Fespaco qui s’est déroulée du 26 février au 05 mars 2005 à Ouagadougou, le film Tasuma a su se faire une place de choix dans les différents palmarès. Etalon de bronze de Yennenga, Prix spécial système des Nations Unies pour la lutte contre la pauvreté, Prix de l’intégration africaine.

Malgré toutes ces distinctions, Kollo Sanou reste enveloppé d’une surprenante simplicité. " On ne fait pas des films pour les festivals. On les fait pour notre public. Si les festivals les réclament, c’est parce qu’ils reconnaissent que ce sont des œuvres de bonne qualité. "

Tasuma a sans nul doute encore des festivals à découvrir et de grandes salles à remplir car le film n’a pas fini de séduire les cinéphiles.

Mamane Sani Abandé Moctar

www.clapnoir.org


• > "Premier défilé sur mesure pour les cinémas d'Afrique taille XL", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique

Karin Tshidimba a assisté pour La Libre Belgique à Afrique taille XL, panorama des cinémas africains à Bruxelles.

"Panorama bien suivi des films africains à Ixelles. Expérience à poursuivre l'an prochain...

Pari tenu pour Afrique taille XL, premier panorama des cinémas d'Afrique qui a allumé l'écran du petit Théâtre Mercelis à Ixelles ces 28, 29 et 30 avril. Une réussite en termes de proposition et de fréquentation. Proposition parce que la programmation s'est montrée à la hauteur des attentes: riche et éclectique (films-calebasses, films urbains, cinéastes jeunes et anciens, films tournés en Afrique et sur le vieux continent). Fréquentation puisque la manifestation a réussi à drainer un public fidèle même aux séances les moins exposées (matinées et débuts d'après-midi) et a connu les salles pleines à quelques heures plus prisées. Outre le film d'ouverture, Zulu love letter du Sud-Africain Ramadan Suleman, arrivé tout auréolé de son succès ouagalais (Fespaco 2005), la séance des courts métrages, équilibrée et dense, a ainsi attiré un public nombreux et bigarré.

Un autre temps fort de la manifestation aura été la rencontre organisée avec les cinéastes samedi après-midi. Treize d'entre eux avaient fait le déplacement et se sont retrouvés sur scène. Un débat où l'on aura regretté un manque d'écoute flagrant à certains moments et l'agressivité paradoxale de certains intervenants (dans la salle et sur scène) témoignant indubitablement des difficultés rencontrées par les cinémas d'Afrique pour sortir des ghettos financiers et institutionnels où ils sont enfermés.

Echanges échauffés

«À qui profite ce crime?» s'est interrogé le Guinéen Mama Keïta, notant que «l'aide européenne à l'ensemble des pays pauvres s'élève à 60 milliards d'euros alors même que la seule entreprise Total réalise un bénéfice de 10 milliards d'euros, principalement dans ces pays en développement... Ce qui me frappe, c'est que le cinéma est avant tout question d'histoires, de lumière, de musique et de rythme, toutes choses que notre tradition cultive à merveille: nous sommes le peuple de l'histoire, du rythme, de la lumière et de la musique; comment malgré tous nos dons continuons- nous à être invisibles sur la scène internationale?»

Un questionnement qui, pour certains, est même une souffrance, se déclarant «usés» par l'incessante quête financière qui les oblige à porter des projets à bout de bras durant dix ans parfois, comme en témoigne le Béninois Sylvestre Amoussou, concernant son projet aigre-doux Africa Paradis...

On regrettera aussi que des questions inutilement provocatrices - notamment sur le marketing ethnique... - au lieu de l'élever, aient parfois enlisé le débat même si elles illustraient certains des défis futurs du 7e art dans son ensemble.

Ces échanges «échauffés» n'ont toutefois pas détourné le public de la matière première de tout bon festival - les films - et les deux dernières séances ont affiché complet. Gageons que l'an prochain de meilleures dates (la commune se dit ravie et partante) et le bouche à oreille mènent vers le festival bien plus d'yeux avides encore...

www.lalibre.be/article.phtml?id=5 ...


• > "Vues d’Afrique 2005 : sous le soleil de Montréal" par Jasmine Champenois pour www.africultures.com

"S’il est une ville où le métissage harmonieux se fait palpable, il s’agit bien de la québécoise Montréal. Pour ses organisateurs, le Festival Vues d’Afrique et ses 21 éditions, « y sont pour quelque chose », tant il permet la diffusion de la culture de diverses régions du monde. Soutenu, entre autres, par l’Agence Canadienne de Développement International, les Affaires étrangères ainsi que l’Agence pour la Francophonie, nul doute que ces journées du cinéma africain et créole se sont installées dans le paysage culturel du Québec.
Cette édition du 14 au 24 avril 2005 a ramené du Fespaco (Ouagadougou, mars 2005) une grande partie de sa sélection. La Chambre Noire (Hassan Benjelloun, Maroc, Etalon d’argent Fespaco 2005), Lettre d’Amour Zoulou (Ramadan Suleman, Afrique du Sud, Meilleure Interprétation Féminine Fespaco 2005, Prix de l'Union européenne), La Nuit de la Vérité (Fanta Régina Nacro, Burkina Faso, Meilleur Scénario Fespaco 2005) figuraient parmi la sélection. En plus de ces locomotives, le festival a présenté en une dizaine de jours près de 110 films courts et longs, fiction et documentaire, d’Afrique, des Caraïbes, du Canada et de France. Pléthore pour le public montréalais qui semble avoir répondu présent à l’appel.
Parmi les invités de marque, on pouvait rencontrer entre deux conférences de presse, le cinéaste sénégalais Moussa Touré, heureux du succès de son nouveau documentaire 5x5 (Sénégal, 2005), qui raconte l’histoire de Jean Salif Diallo, de ses 5 femmes et de ses 25 enfants. A suivre de près, sa diffusion au Sénégal qui promet de relancer l’intérêt des publics locaux pour ses cinéastes. Egalement présents, Hassan Benjelloun et Jean-Marie Teno. Ce dernier présentant son récent film Le Malentendu Colonial (Cameroun, 2004) a fait salle comble et a reçu le prix du meilleur documentaire. Comme à son habitude, le cinéaste camerounais poursuit ses investigations historiques et politiques sur les relations de l’Afrique avec les anciennes puissances colonisatrices. Dans ce document passionnant, il s’intéresse de plus près aux missionnaires allemands du 19ème siècle partis « civiliser » la Namibie et le Cameroun. Teno mène une enquête minutieuse parsemée d’archives et d’entretiens. Sa caméra ne s’embarrasse pas d’effets esthétiques alors qu’il s’évertue à dénoncer les crimes de la colonisation. Documentaire commandité par l’Allemagne à l’occasion de sa commémoration du génocide colonial du peuple Herero (1904-1907), il serait de bon augure que ce film soit vu dans d’autres pays européens, surtout à l’heure où les parlementaires français célèbrent encore « le rôle positif de la colonisation » (Le Monde, 15 avril 2005).
Autre bonheur du palmarès 2005, le prix du meilleur film de fiction attribué au premier long-métrage de la belgo-marocaine, Yasmine Kassari. (voir critique et entretien par Olivier Barlet sur le site) L’Enfant endormi (Belgique/Maroc, 2004) raconte l’histoire d’une jeune mariée d’une province marocaine reculée, dont le mari quitte le pays pour la clandestinité au lendemain de leurs noces. En attendant le retour improbable de son mari, Zeinab décide d’endormir l’enfant qu’elle attend de lui, selon une pratique ancestrale. Endormissement du fœtus comme métaphore de l’attente douloureuse des femmes dont les maris partent pour l’émigration, la caméra de Kassari, pudique, brosse à traits fins le quotidien et la solitude forcée de femmes pour qui les hommes sont à la fois porteurs d’espoir et d’adversité.
A Vues d’Afrique, il y a plus que la projection d’images. Cette année, entre autres, les cinéastes ont pu rencontrer les diplomates de leur pays en poste au Canada, lors d’une réunion informelle organisée par le festival, « pour réconcilier le politique et le culturel » selon le président du conseil d’administration du festival, Ousseynou Diop. En parallèle, un colloque universitaire sur le thème Afrique réconciliée. Mémoire et Histoire (organisé par le centre de recherche Le Soi et l’Autre, UQAM, Dr. Sathya Rao) s’est tenu à l’Université Concordia pour réfléchir aux défis rencontrés par les cinémas d’Afrique, ses liens avec la littérature, avec l’oralité ainsi qu’avec l’impérialisme passé et présent. Grâce à cet évènement, le professeur Sada Niang, spécialiste du cinéma de Sembène et Mambéty, a également tenu une classe de maître ouverte à tous et le professeur Jean Ouedraogo a pu officialiser le lancement de son ouvrage Cinéma et Littérature du Burkina Faso (voir entretien avec Jean Ouedraogo).
Lors de ces Journées, cinéastes, diplomates, universitaires et cinéphiles ont fait bon ménage, révélant l’importance effective de cette plateforme pour le dialogue et la compréhension mutuelle. Ses activités se poursuivent sur le continent africain avec des projections dans des festivals partenaires, un programme d’incitation à la coproduction Nord/Sud et des ateliers de formation."

www.africultures.com/index.asp?me ...



• > "De l’écrit à l’écran : une irrésistible attraction nourrie par le succès" par Sophie Dacbert dans Le Film Français

Sophie Dacbert a mené pour Le Film Français une enquête sur le cinéma et la littérature.

Voici le fruit de ses recherches:

"De l’écrit à l’écran : une irrésistible attraction nourrie par le succès"

À voir le panel impressionnant des invités du 4e Forum du cinéma et de la littérature, du 1er au 4 avril à Monaco, l’attraction réciproque des livres et du cinéma n’a jamais été aussi forte, y compris en France, pays du cinéma d’auteur. Tour d’horizon de deux mondes que le succès ne cesse de rapprocher.

Il ne faut pas forcément s’appeler Bridget Jones, Harry Potter ou Spider-Man pour grimper en haut du box-office français. En 2004, les adaptations de romans, essais ou bandes dessinées français se sont imposées aussi parmi les plus grands succès en salle, aux côtés des “sequels” et autres auteurs de best-sellers anglo-saxons. Un long dimanche de fiançailles que Jean-Pierre Jeunet a tiré du roman de Sébastien Japrisot a réuni près de 5 millions de spectateurs, Podium, porté à l’écran par son auteur, Yann Moix, a conquis 3,5 millions de fans, tandis que L’Enquête Corse, adaptée pour Alain Berbérian de la bande dessinée de Pétillon a affiché 2,5 millions d’entrées au compteur, suivi par Les Rivières Pourpres 2 (2 millions de fidèles), Les Dalton (1,5 million) et au-delà d’un million d’entrées, Arsène Lupin, héros créé par Maurice Leblanc, et Vipère au poing, dernier film de Philippe de Broca tiré de Hervé Bazin. Voilà de quoi conforter la passerelle naturelle qui, certes, existe depuis toujours entre le cinéma français (et la fiction télé), et la littérature, mais qui semble de plus en plus répondre à des critères de réciprocité entre éditeurs et producteurs, dans le cadre d’une relation économiquement et artistiquement de plus en plus attractive pour les deux parties.

Et ce ne sont pas les nombreux films sortis depuis le début de l’année ou à venir sur les écrans qui contredisent le mouvement ascendant, les producteurs dans leur quête de nouveaux projets de films préférant bien souvent tabler sur des œuvres déjà éprouvées sur papier, plutôt que de lancer des scénaristes sur des sujets originaux, moins rassurants. De Iznogoud de Patrick Braoudé d’après Goscinny et Tabary (2,5 millions d’entrées), au formidable Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian d’après Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou, en passant par La Petite Chartreuse de Jean-Pierre Denis d’après le roman de Pierre Peju, Le Couperet de Costa Gavras d’après Donald Westlake, Les mots Bleus d’Alain Corneau adapté de Leur Histoire de Dominique Mainard, c’est toute la gamme d’auteurs et de sujets qui a été jouée sur le grand écran en seulement trois mois. Et à voir le planning à venir des prochaines semaines, la diversité perdure : L’Empire des loups de Chris Nahon d’après Jean-Christophe Grangé sera lancé en salle en avril, aux côtés de Trois couples en quête d’orages de Jacques Otmezguine d’après le roman de Lionel Duroy et d’Un fil à la patte de Michel Deville d’après la pièce de Feydeau. On attend mai avec impatience pour La Moustache d’Emmanuel Carrère d’après son propre roman et, en juin, L’Annulaire que Diane Bertrand a tiré d’un roman de la Japonaise Yoko Ogawa, ainsi que Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès qui, après Le Mystère de la chambre jaune, reste fidèle à l’œuvre de Gaston Leroux.

Autant de titres déjà programmés auxquels se grefferont les productions actuellement en tournage ou en postproduction : les premiers films en tant que réalisateurs, de Eric Caravaca, Le Passager, tiré du roman La Route de Midland d’Arnaud Cathrine produit par Diaphana, et de Christophe Malavoy par Mazel Production : Zone libre d’après la pièce de Jean-Claude Grumberg. Sans oublier Les Ames Grises qu’Yves Angelo a adapté avec son auteur Philippe Claudel pour Épithète, La Boîte Noire que Richard Berry a tirée de la nouvelle de Tonino Benacquista pour Europa Corp, ou encore La Vie est à nous que Gérard Krawczyk a réalisé à partir du roman de Jean-Marie Gourio, L’Eau des fleurs pour Flach Film.

Et le cycle de continuer avec des projets bouillonnant, à petit ou grand feu, chez les producteurs qui ont pris option sur des œuvres nouvelles ou éprouvées. “Clairement, les producteurs français sont des lecteurs sinon assidus, du moins attentifs et ouverts aux nouveaux romans et auteurs”, affirme ainsi Élisabeth Beyer, qui a pris en charge les droits audiovisuels chez Actes Sud. Comme Laurent et Michèle Pétin (ARP) qui, après La Chambre des officiers ou Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, développent plusieurs adaptations qui ne devraient pas manquer de faire parler d’elle, si elles aboutissent sur les écrans : Alain Berliner devrait en effet donner corps à L’Enfant de Noé, le roman d’Éric-Emmanuel Schmitt tandis que François Dupeyron poursuit un projet au long cours : l’adaptation de Voyage au bout de la nuit de Céline. Le même François Dupeyron qui a sur ses tablettes Les Jours Fragiles de Philippe Besson, avec comme casting envisagé Julie et Guillaume Depardieu pour incarner Arthur Rimbaud et sa sœur Isabelle. De même, Ensemble c’est tout, le roman d’Anna Gavalda est tombé dans l’escarcelle de Claude Berri qui compte le porter à l’écran à l’automne prochain avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle principal. Autre univers, autres projets, chez Gaumont cette fois : Régis Wargnier, tout juste sorti de l’aventure de Man to Man, a choisi de s’attaquer à Pars vite et reviens tard, le roman de Fred Vargas au côté des producteurs de LGM, et Guillaume Nicloux de prendre le relais de Mathieu Kassovitz (Les Rivières Pourpres), et de Chris Nahon (L’Empire des loups), pour adapter le dernier roman Jean-Christophe Grangé, Le Concile de Pierre, pour lequel il a embauché… Monica Bellucci. De son côté, Yves Marmion, producteur attitré d’UGC, vient de signer chez Grasset les droits d’Un secret de Philippe Grimbert pour le confier à Claude Miller, tandis que Bruno Pesery (Arena Films) prenait une option pour Allah superstar de YB chez le même éditeur, et Philippe Godeau pour Le dernier pour la route, premier essai à succès du patron de l’agence Capa, Hervé Chabalier.

Enfin, signe d’un possible amarrage des écrivains au cinéma, Michel Houellebecq compte faire ses premiers pas en réalisation avec son prochain roman, L’Ile, dont la production cinématographique sera prise en main par Jean-Pierre Guérin (GMT). L’auteur des Particules Elémentaires rejoindrait ainsi ses compagnons de plume passés derrière la caméra, comme Emmanuel Carrère, Yann Moix ou Virginie Despentes. Cette dernière, malgré l’expérience remarquée de Baise-moi, ayant choisi de passer la main sur son Bye Bye Blondie, acquis par Les Films du Kiosque."

Sophie Dacbert

http://www.lefilmfrancais.com/150405/enq ...


• > Interview d'Isabelle Boni-Claverie dans Amina, par Marie Lesure

Marie Lesure a rencontré Isabelle Boni-Claverie pour le magazine féminin Amina. Interview:

Elle avait un nom, elle s’est fait un prénom. En retournant aux sources en quelque sorte puisque sa mère, journaliste avant d’être ministre de la communication dans le gouvernement d’Henri Konan Bédié, l’emmenait sur les plateaux de télévision à cet âge tendre où les petites filles jouent plutôt à la poupée. Mais, quand a germé dans son esprit l’idée de porter à l’écran un roman qu’elle avait écrit à dixsept ans, La Grande Dévoreuse, Isabelle Boni-Claverie a choisi de s’orienter vers le
septième art. Alors, après quatre ans à la FEMIS, elle s’est lancée : documentaires, spots publicitaires, fictions, scénarios pour d’autres réalisateurs... Une production importante et, déjà, récompensée par un joli palmarès, la Bourse Beaumarchais entre autres. Avant de partir au 19e FESPACO (26 février/5 mars) où son court-métrage Pour la Nuit était en compétition pour la sélection officielle, la jeune cinéaste franco-ivoirienne nous a parlé de ses débuts dans l’art “périlleux” du cinéma.

Que représente pour vous le FESPACO ?
Comme pour tous les cinéastes africains, un symbole. Une place forte pour un cinéma mal en point. Une sorte de grand-messe où l’on a chaque fois plaisir à se retrouver même si l’on aimerait qu’elle produise plus d’effets.

Le FESPACO n’est-il pas quand même une formidable tribune permettant de rencontrer des gens qu’il serait autrement difficile de rencontrer avant des années ? Sans oublier que le thème de l’édition 2005 – “Formation et enjeux de la professionnalisation” – laisse augurer de nouvelles orientations.
Pas vraiment. Le milieu du cinéma africain n’est pas si vaste. Donc tout le monde connaît vite tout le monde. Ce qui me plaît, c’est d’aller à la rencontre du public burkinabé et africain, de découvrir des films que je n’ai pas encore vus et puis, oui, bien sûr, de participer aux “palabres” sur les enjeux du métier. D’autant que, cette année, le festival commémore les cinquante ans du cinéma africain et que j’ai contribué au livre publié à cette occasion.

Comment y avez-vous contribué ?
Clément Tapsoba, qui est le coordinateur de cet ouvrage et l’un de nos meilleurs critiques de cinéma, m’a demandé d’écrire très librement un texte de conclusion. Il voulait que le livre se termine sur les points de vue de jeunes réalisateurs qui expriment leur vision de l’avenir.

Le numérique semble s’imposer comme une solution d’avenir. Le prix “RFI Cinéma du Public“ remis durant le festival par RFI en association avec le Ministère français des Affaires étrangères a d’ailleurs pour but d’encourager
son utilisation et de contribuer ainsi à une meilleure visibilité du cinéma africain. Utilisez-vous ce support ?

J’ai tourné des documentaires courts en vidéo numérique. Je n’ai pas de projet en numérique pour le moment mais ce n’est pas un support que j’exclue. Je pense qu’on ne tourne pas la même chose de la même façon selon que l’on utilise la pellicule argentique ou le support numérique. Après, c’est une question de choix économiques et esthétiques pour trouver la forme la mieux adaptée à ce que l’on souhaite exprimer.

Qu’avez-vous souhaité exprimer avec Pour la Nuit ?
Je voulais parler du deuil, dire que surmonter la disparition d’un être proche, ce n’est pas forcément répéter des rituels socialement admis. Ça peut passer par des voies plus personnelles, plus intimes. Dans mon film, je raconte l’histoire d’une jeune femme qui s’enfuit de l’enterrement de sa mère. Elle se met à errer au hasard, dans la ville, et elle rencontre un jeune type qui, lui, enterre sa vie de garçon parce qu’il se marie le lendemain. J’ai été très touchée que plusieurs personnes me disent que c’était un très beau film sur la vie.

Un film récompensé par plusieurs prix, au Festival d’Amiens notamment. Qu’espérezvous au FESPACO ?
Ce film, qui est en réalité un “moyen métrage” de 27 minutes, marche bien en effet. Il est diffusé dans plusieurs festivals : Aix-en-Provence, Carthage..., est en tournée dans une douzaine de villes américaines et il est prévu le 18 mars au musée Dapper dans le cadre du ciné-club
Afrique. Au FESPACO, il est dans la compétition “court-métrage”.

Dans ces colonnes il y a trois ans, vous disiez avoir commencé à écrire avant de vous lancer dans le cinéma. Comment la transition s’est-elle effectuée ?
Les Nouvelles Editions ivoiriennes ont publié La Grande Dévoreuse alors qu’Abidjan était en plein coup d’Etat. Ce roman aurait pu avoir du succès si les lecteurs n’avaient pas eu d’autres préoccupations que de courir les librairies. Quand la première édition du livre a reçu le
deuxième prix du jeune écrivain francophone aux éditions le Monde-La Découverte, j’ai pensé que l’histoire pouvait faire un sujet de film. Je me suis intéressée au scénario. Je vivais à Paris, la ville où l’on peut voir le plus de films au monde. J’ai commencé à aller dans les salles de cinéma par plaisir, par curiosité et je me suis laissée prendre au jeu. Je suis entrée à la FEMIS, l’une des deux écoles d’Etat cinématographiques en France, où j’ai passé quatre années passionnantes. Je reviendrai sans doute à l’écriture littéraire. J’aime raconter des histoires. Le moyen avec lequel on raconte peut évoluer au fil des ans. Mais le cinéma me plaît car il relève de l’assemblage de nombreuses disciplines : le scénario, le son, l’image, le jeu des acteurs, la musique, les décors, le montage... C’est un art très complet bien que complexe, périlleux même. On ne sort jamais complètement satisfait de la réalisation d’un film. Pouvoir se dire qu’on a exprimé ce qu’on voulait exprimer sans se trahir en séduisant le plus large public est une alchimie rare.

Faute de quoi on aboutit à l’échec ?
J’ai la chance de n’avoir pas encore connu d’échec.

Et d’être engagée dans une carrière prometteuse...
Je ne me considère pas engagée dans une ‘carrière’. Je pose des jalons. Beaucoup d’artistes ont du talent. A long terme, c’est le travail qui fait la différence. Et la ténacité. Je voudrais ajouter que faire du cinéma n’a rien d’un rêve de ’riches’. Il existe de bonnes écoles publiques pour apprendre le métier et ce n’est pas plus dur pour une femme. Au contraire ! Les femmes cinéastes attirent le regard en Afrique. J’ai tourné une fois en Côte d’Ivoire avec une équipe ivoirienne. Il s’agissait d’un spot publicitaire pour ORANGE. L’équipe était très contente de travailler avec une réalisatrice africaine. Ils ont juste trouvé que je ne leur “criais pas assez dessus !...”

Avez-vous réalisé des longs métrages ?
J’ai écrit plusieurs scénarios de longs métrages pour des réalisateurs africains ou français, qui sont finis ou en cours de production. Aujourd’hui, je suis en train d’écrire un long métrage pour moi. J’espère pouvoir le réaliser bientôt.

Peut-on en savoir plus ?
C’est prématuré. Il est en cours de développement
et rien n’est jamais assuré.

Interview réalisée par Marie Lesure

L'article est téléchargeable ci-dessous:




"Le cinéma est un art très complet bien que complexe" [237 Ko]
 


• > Entretien avec Idrissa Ouédraogo par Renaud de Rochebrune pour Jeune Afrique

"Pour le réalisateur burkinabè, il est de plus en plus difficile de monter des projets classiques. La solution : les films vidéo, tournés avec des budgets modestes.

Né en 1954 à Banfora, dans l'ouest du Burkina Faso, Idrissa Ouédraogo s'est imposé depuis longtemps comme l'un des tout meilleurs cinéastes africains. Il a acquis il y a une quinzaine d'années une reconnaissance internationale grâce à Yaaba et Tilaï, respectivement Prix de la critique puis Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Mais, depuis quelques années, il est moins présent sur les écrans des salles de cinéma. Une pause forcée qui l'a amené, nous disait-il début mars en marge du Fespaco, à s'interroger sur l'avenir du cinéma africain. Demain, pense-t-il, il sera numérique. Son raisonnement ne fait pas pour l'instant l'unanimité, car les tenants du cinéma « classique », notamment pour des raisons esthétiques, restent sceptiques. Mais, on va le voir, il ne manque pas d'arguments.

Jeune Afrique/l'intelligent : Votre dernier film, terminé en 2003, La Colère des dieux, bien que loué par la majorité de la critique, n'a guère été vu en Afrique et n'est pas sorti en Europe. Le cinéma africain ne plaît plus ?

Idrissa Ouédraogo : Déjà mon film précédent, Kini et Adams, pourtant sélectionné à Cannes en compétition, avait connu des difficultés pour sortir. J'en suis donc maintenant persuadé : il faut repenser les conditions d'existence du cinéma africain. Et d'abord en considérant que son principal marché doit être le marché national. Par exemple, pour moi, il faut d'abord m'intéresser au Burkina, puis au niveau régional, ensuite au niveau africain et, enfin, si c'est possible, au marché mondial. Et non pas le contraire, comme tout y poussait jusqu'à récemment. On a d'ailleurs de plus en plus de mal à financer les projets classiques avec le système d'aide européen ancien. Les fonds sont répartis sur énormément de films, et les projets ambitieux ont de plus en plus de mal à se monter. J'avais d'ailleurs dû tourner pour cette raison La Colère des dieux en à peine quatre semaines. Ces aides, qui devraient augmenter notre liberté, nous apportent surtout des contraintes.

J.A.I. : Pourquoi faudrait-il se replier sur les marchés nationaux ?

I.O. : Il est très difficile de conquérir les marchés des autres aujourd'hui si on ne commence pas avec son propre marché. Il faut être réaliste. Les cinéastes indépendants de tous horizons sont désormais confrontés à cette question. J'en parlais récemment avec Danny Glover et on se disait : le cinéma hollywoodien, c'est un avion supersonique ; l'européen, une automobile ; l'africain, une bicyclette. Et le cinéma indépendant américain lui-même n'est qu'une mobylette. Mais ce n'est pas une raison pour abandonner. Simplement, il faut se tourner vers un cinéma plus proche des gens. On a franchi trop vite toutes les étapes dans le passé. Il faut reconstruire en partant de la base, en se disant que le cinéma peut exister à travers diverses formes de production et de réalisation, en adoptant d'autres supports, moins onéreux.

J.A.I. : Vous pensez, bien sûr, au numérique ?

I.O. : Il faut en tout cas, en particulier grâce à la vidéo numérique, recréer un cinéma correspondant à la réalité du continent. Ce n'est pas possible avec des films qu'on met des années à réaliser, à tel point que le public nous a oubliés entre deux sorties. Sans compter qu'avec de tels délais, et à force de faire et refaire les scénarios pour plaire aux financiers, les réalisateurs perdent leur spontanéité. Il faut donc repartir du marché et tout repenser : la distribution, la production, les nouvelles techniques de réalisation. Grâce aux possibilités du numérique.

J.A.I. : Concrètement, que faites-vous vous-même ?

I.O. : J'ai commencé par le début, sur le terrain, en reprenant avec l'appui des autorités burkinabè des salles pour les réhabiliter. L'association qu'on a créée pour l'occasion s'occupe déjà de cinq salles, dont trois - deux à Ouagadougou, la dernière à Ouahigouya - sont désormais équipées de projecteurs numériques.
Par ailleurs, on encourage la production de films vidéo, d'autant que l'expérience prouve qu'ils trouvent facilement leur public alors qu'ils peuvent être tournés avec des budgets modestes. Ainsi, le plus grand succès du cinéma au Burkina ces derniers mois, c'est Sofia, une comédie sur un sujet de société, tournée en Afrique, par des Africains, avec des sponsors nationaux : on a enregistré 40 000 entrées ! Le réalisateur, le journaliste Boubacar Diallo, celui qui a fondé l'hebdomadaire satirique Le Journal du jeudi, avait fait peu avant ses premières armes avec un polar, Traque à Ouaga, bien reçu par les spectateurs. Il n'a pas la prétention d'être un grand cinéaste, mais c'est avec des gens comme lui qu'on fera apparaître un nouveau cinéma, qui permettra au public de s'identifier aux acteurs, d'adhérer aux histoires qu'on raconte. J'ai d'ailleurs produit un autre film, lui aussi en numérique, Sous la clarté de la lune, d'Appoline Traoré. Il a été présenté en compétition au Fespaco, après avoir déjà eu un certain succès en salle dans le pays. Bien que ce long-métrage ait été tourné en douze jours, c'est vraiment du cinéma.
L'objectif est de réussir à tourner une dizaine de films comme cela par an, grâce à un véritable programme, pour lequel on espère un soutien du ministère de la Culture. Et de distribuer ces films aussi bien dans les salles qu'à la télévision et en VCD [DVD bas de gamme]. Il y a un grand appétit d'images en Afrique, à condition d'aller vers le local. Si, de surcroît, on touche avec nos films le marché international, cela doit être considéré comme un bonus.

J.A.I. : Mais auriez-vous pu tourner vos chefs-d'oeuvre, comme Tilaï ou Yaaba, en vidéo ? Ne risque-t-on pas une régression au niveau artistique ?

I.O. : Il faut faire avec la bicyclette qu'on a. De toute façon, le numérique, partout, progresse très vite. Je vais tourner moi-même mon prochain film, Le Triomphe de l'amour, ces prochaines semaines, en numérique. Et je n'aurai de comptes à rendre à personne. Évidemment, Tilaï aurait été différent en numérique, mais peut-être aussi bien. Il y a des choses qu'on ne peut pas faire, comme certains effets spéciaux. C'est grave pour le grand cinéma-spectacle, pas pour nous. Plus de 90 % des films actuels pourraient se tourner en numérique.

J.A.I. : De quoi redevenir optimiste quant à l'avenir du cinéma africain ?

I.O. : Je suis en effet beaucoup plus optimiste aujourd'hui. Le cinéma va être moins élitiste. De nouvelles images, de nouveaux acteurs vont arriver. Et le public sera là."

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• > Quand « Nollywood » s'affiche à Milan par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique

ITALIE - 3 avril 2005- par FERID BOUGHEDIR, ENVOYÉ SPÉCIAL
Ferid Boughedir était présent au festival de cinéma africain de Milan pour jeune Afrique. Il revient sur cette semaine, marquée par la présence nigérianne.

"Miracle à Milan est le titre d'un des films les plus connus du néoréalisme italien de l'après-guerre. Mais, cette année, le véritable « miracle », pour les cinéastes africains francophones, a été d'apprendre, en cette ville prédestinée, que leur continent détenait le record mondial de la production de films ! Et cela, loin devant le continent nord-américain et le sous-continent indien !
Lors du Festival du cinéma africain qui, du 14 au 21 mars, fêtait sa quinzième édition, une rétrospective a été consacrée à la vidéoproduction, de plus en plus prolifique, de films populaires tournés avec de tout petits budgets, essentiellement au Nigeria. Surnommée « Nollywood », cette industrie connaît un tel succès qu'elle atteint aujourd'hui le chiffre de 1 000 à 1 200 films produits annuellement (contre 800 pour « Bollywood », la production de Bombay, en Inde). Des films tournés à bon marché où coexistent tous les genres : le film d'action à l'américaine, la comédie ou l'évocation de croyances magiques populaires, avec une préférence pour le mélodrame familial - le moins coûteux à réaliser. Leurs protagonistes sont sujets à d'extraordinaires persécutions, à d'invraisemblables coups du sort ou à de gigantesques catastrophes, avec un thème récurrent : la stérilité de la femme. Dans le cinéma du Sud chrétien, c'est souvent un pasteur qui offre un soutien et exorcise les démons qu'affronte le héros ou l'héroïne. Dans le Nord haoussa et musulman, c'est un imam qui servira de guide spirituel.

À Milan ont été découverts plusieurs films parmi les plus représentatifs : à commencer par Living in Bondage (« Vivre en esclavage »), de Kenneth Nnebué, un immense succès qui a déclenché en 1992 le boom de l'industrie vidéo au Nigeria. Son sujet ? Un des thèmes dominants de Nollywood : la prospérité de l'élite bourgeoise de Lagos serait liée à des pratiques occultes et surtout à des rituels comprenant des sacrifices humains, combattus par l'exorcisme chrétien. Également présentées à Milan, les épopées traditionnelles font appel à un passé mythique où abondent forces surnaturelles et sortilèges, tel Igodo, Land of the Living Dead, de Don Pedro Obaseki et Andy Amenechi. Malgré la faiblesse de ses moyens (et un côté kitsch inhérent à la majorité de la production nigériane !), ce film dégage une magie naïve et populaire qui rejoint, par moments, celle du célèbre Yeelen du Malien Souleymane Cissé. Car, dans l'ensemble d'une production très médiocre, commencent à pointer quelques talents, comme celui de Tunde Kelani qui réussit, dans Saworoide, une allégorie politique où le spectateur reconnaît sans peine l'ex-dictateur sanguinaire Sani Abacha et l'actuel président Olusegun Obasanjo.

Aujourd'hui, paradoxalement, Nollywood considère la piraterie vidéo comme le fléau numéro un, alors que c'est elle qui lui a donné naissance : toute sa diffusion repose sur une infrastructure créée pour pirater les films américains, indiens et chinois de Hong Kong. Cela explique le coût très bas imposé aux productions : on tourne très vite et pas cher, en une semaine, puis on vend un maximum de copies originales en deux semaines, avant que n'arrivent les copies pirates, et on s'empresse d'entamer un autre film. Car aucun droit d'auteur n'est respecté : les diffuseurs « officiels » reproduisent beaucoup plus que prévu, les pirates à leur tour dupliquent et vendent sans contrôle, les chaînes de télévision retransmettent sans acquitter de droits, et les exportateurs revendent les films sans autorisation.

À la suite de Nollywood, des industries vidéo ont prospéré au Ghana et au Kenya. Quelques spécimens de cette production étaient également présentés à Milan, démontrant que, dans ce dernier pays, les films vidéo n'ont malheureusement plus de relation avec les cultures et les croyances populaires africaines, mais se contentent de copier les comédies sentimentales d'Hollywood.

L'électrochoc provoqué par la révélation des vidéo-films anglophones n'a pas empêché les cinéastes francophones de faire bonne figure à Milan : notamment par la confirmation de la bonne santé du cinéma burkinabè (avec les longs-métrages Ouaga Saga, de Dani Kouyaté, et La Nuit de la vérité, de Fanta Regina Nacro). Et la confirmation de l'irrésistible avancée du cinéma marocain, avec de vraies réussites, comme les longs-métrages L'Enfant Endormi, de Yasmine Kassari, et Le Grand Voyage, d'Ismaël Ferroukhi. Le cinéma tunisien, autrefois à l'avant-garde du Maghreb, semble stagner : il n'a présenté qu'un documentaire, Sur les traces de l'oubli, de Raja Amari, et un court-métrage, Visa, d'Ibrahim Letaïef (Tanit d'or des dernières journées cinématographiques de Carthage) - tous deux, il est vrai, de bonne facture. Malgré un cinéma encore sinistré, l'Algérie a brillé avec El Manara, de Belkacem Hadjadj, un film consacré à la guerre civile, qui a remporté le prix parallèle Cité de Venise.

Côté palmarès officiel, le septième art africain a fini par pâtir, comme on pouvait s'y attendre, de la récente ouverture de la compétition à l'Asie et à l'Amérique latine. Présidé par le Nigérian Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature, le jury a décerné le Grand Prix à un film du Kazakhstan, Le Chasseur, de Serik Aprymov, et le deuxième prix à Whisky, de l'Uruguayen Juan Pablo Rebelio, l'Afrique n'arrivant qu'en troisième position avec L'Enfant Endormi, mais se rattrapant avec le meilleur court-métrage de fiction, Le Jour de la mère, de Tsitsi Dangaremba (Zimbabwe), et les meilleurs documentaires, Arlit deuxième Paris, d'Idrissou Mora Kpai (Bénin-Niger), et Brown, de Kali Van Der Merwe (Afrique du Sud).

À l'issue de la table ronde consacrée au boom de la vidéo populaire anglophone, où les tenants francophones d'un cinéma africain de qualité n'ont pas manqué de faire entendre leur différence, on ne pouvait qu'admirer la maîtrise du doyen sénégalais Sembène Ousmane, l'un des rares cinéastes qui aient réussi à concilier cinéma militant et cinéma populaire. Son dernier film, le remarquable Moolaadé, avait ouvert le festival. Révolté par le fait que le public africain soit condamné à n'être que le consommateur passif des images des autres, n'avait-il pas déclaré : « Navets pour navets, je préfère encore que ces navets soient africains. » Message reçu cinq sur cinq, et qui a donné naissance à... Nollywood.

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• > Portrait de Dora Bouchoucha dans Jeune Afrique

Ridha Kéfi revient sur les actions de Dora Bouchoucha en faveur des jeunes scénaristes dans le Jeune Afrique du 10 avril 2005:

"Découvreuse de talents, cette productrice tunisienne aide les jeunes réalisateurs du Sud à trouver financements et débouchés pour leurs films.

Les cinéastes arabes et africains connaissent bien sa silhouette fine et son sourire amical. Dora Bouchoucha n'est pas seulement une productrice de films, elle milite aussi pour imposer le cinéma du Sud sur la scène mondiale. Son credo : aider les jeunes réalisateurs de la région à améliorer leurs scénarios et à trouver des financements auprès des fonds d'aide européens, où elle dispose de précieux contacts, afin qu'ils puissent tourner dans les meilleures conditions. Elle leur fournit aussi des tuyaux pour qu'ils assurent la distribution de leurs films à travers les réseaux des festivals, des chaînes de télévision et des salles commerciales. Le cinéma n'était pourtant pas sa première vocation.
Titulaire d'une maîtrise de lettres anglaises et d'un DEA en littérature à la Sorbonne (Paris, 1983), cette Tunisoise a commencé par enseigner la littérature anglaise à l'Institut Bourguiba des langues vivantes de Tunis, entre 1982 et 1994. Le « virus » du cinéma, elle l'a contracté en 1992, lorsqu'elle a été appelée à piloter la production de nombreux films pour le compte de Cinétéléfilms, sous la direction d'Ahmed Baha-Eddine Attia. Un stage en production et scénario à la Femis, à Paris, entre 1993 et 1995, a fini par la convaincre d'opter définitivement pour le métier de producteur.

Depuis, Dora Bouchoucha participe à l'aventure du cinéma du Sud. Avec foi et passion, elle cumule les casquettes. Fondatrice et directrice du Marché du film et de l'Atelier des projets dans le cadre des Journées cinématographiques de Carthage, durant six sessions (1992, 1994, 1996, 1998, 2000 et 2002) ; conseillère du Rotterdam Film Festival ; membre du Prince-Claus Fund Film Grant, d'Europa Cinéma et du jury de plusieurs festivals internationaux comme Valencia, Mons, Namur, Montpellier, Angers... Le 19 février dernier, à Alger, elle a présidé les Fennecs d'or qui ont couronné les meilleures productions télévisuelles algériennes de l'année 2004.

Créée il y a neuf ans, sa société de production, Nomadis Images, a produit une quinzaine de courts-métrages, trois documentaires et deux longs-métrages de fiction : Demain, je brûle de Mohamed Ben Smaïl et Satin Rouge de Raja Ammari. Elle en a deux autres en chantier : Trois p'tits tours... et puis s'en font de Mohamed Ben Attia (en phase de développement) et Baraket, de la réalisatrice algérienne Djamila Sahraoui, dont le premier tour de manivelle devait être donné en ce début d'avril à Tipaza, près d'Alger. Ces quatre films ont un point commun : ce sont des « premières oeuvres ». Est-ce le fruit du hasard ? Non, car Dora Bouchoucha aime travailler avec les réalisateurs en herbe. Pour preuve : elle a fondé, en 1997, l'atelier Sud Écriture pour aider les jeunes auteurs d'Afrique, du Maghreb et du Moyen-Orient à finaliser leurs scénarios.

Cet atelier, qui a bénéficié du soutien de nombreux organismes européens - Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et Conseil national du cinéma (CNC-France), Fondations Prince-Claus et Hubert-Bals (Pays-Bas) -, a organisé onze sessions, qui ont permis à cinquante-quatre jeunes cinéastes d'améliorer leurs scénarios sous les conseils d'auteurs confirmés comme Jacques Fieschi et Jacques Akchoti. Vingt d'entre eux ont pu produire leurs films. Une douzaine ont été primés dans des festivals, dont Jean Chamoun (L'Ombre de la ville, Liban), Assane Kouyaté (Kabala, Mali), Nawfel Saheb Ettaba (Kotbia, Tunisie), Régina Fanta Nacro (La Nuit de la vérité, Burkina Faso), Hassan Benjelloun (La Chambre Noire, Maroc) et Ousmane Mahamane (Hatsari, Niger)."

www.lintelligent.com/gabarits/art ...




Infos festivals   
  • > Au programme en juin...

Du 20 mai au 13 juin
Festival International du Film de Seattle (Etats-Unis)
www.seattlefilm.com

Du 4 au 10juin
Ecrans Noirs, Yaoundé (Cameroun)
www.ecransnoirs.org

Du 8 au 12 juin
San Francisco Black Film Festival (Etats-Unis)
www.sfbff.org

Du 09 au 14 juin
Festival International du Film Court de Hambourg (Allemagne)
www.shortfilm.com

Du 14 au 17 juin
Festival Image et Vie (Sénégal)
www.chez.com/imagevie

Du 14 au 27 juin
Durban International Film Festival (Afrique du Sud)

Du 18 au 22 juin
Festival International du Film, Moscou (Russie)
www.miff.ru

Du 22 au 27juin
Hollywood Black Film Festival, Los Angeles (Etats-Unis)
www.hbff.org

Du 29 juin au 2 juillet
Sunny Side of the Doc, Marseille (France)
www.sunnysideofthedoc.com

Festival des coproductions européennes, Sofia (Bulgarie)
nfc@mail.bol.bg


• > Ecrans Noirs, Yaoundé: Programme

Le Festival Ecrans Noirs de Yaoundé se tiendra du 4 au 12 juin 2005 au Cameroun. Voici la liste des films présélectionnés.

Longs Métrages

- Un Héros de Zeze Gamboa, Angola/ France
- La Chambre Noire de Hassan Benjelloun, Maroc
- La Nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Le Grand Voyage de Ismaël Ferroukhi, Maroc
- Les Habits Neufs du Gouverneur de Mweze Ngangura, RD Congo
- Les Suspects de Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Max and Mona de Teddy Mattera, Afrique du Sud
- Ouaga Saga de Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Sous la clarté de la lune d'Appoline Traoré, Burkina Faso
- Zulu Love Letter de Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Sofia de Boubacar Diallo, Burkina Faso
- Traque à Ouaga de Boubacar Diallo, Burkina Faso
- Biguine de Guy Deslauriers, Martinique
- Le Passage du milieu de Guy Deslauriers, Martinique
- Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte, Belgique
- La Peau Blanche de Daniel Roby, Canada
- Lila dit ça de Ziad Doueri, Liban/ France
- Neg Marron de Jean-Claude Flamand Barny, France
- Le Papillon Bleu de Léa Pool, Canada
- Radio Favela de Helvécio Atton, Brésil

Documentaires

- Cinq x cinq de Moussa Touré, Sénégal
- Le Malentendu Colonial de Jean-Marie Teno, Cameroun
- Al'leessi… une actrice africaine de Rahmatou Keïta, Niger
- Un amour pendant la guerre de Osvalde Lewat Hallade, Cameroun

Panorama du Cinéma Malien

- Faraw mère des sables de A. Ascofare
- Nyamantou de Cheick Omar Sissoko
- Tiefing de Djibril Kouyaté
- Bamounam de Issa Traoré

Rétrospective Gaston Kaboré

- Buud Yam, Wend Kûuni, Zan Boko

Plus d'infos sur www.ecransnoirs.org


• > Visions du réel: Palmarès

Le Festival Visions du réel s'est tenu du 18 au 25 avril 2005 à Nyon, en Suisse.

Voici les films francophones primés

Compétition internationale
Le jury était composé de Mike Hoolboom (Canada), Maria Ramos (Brésil), Allan Sekula (Etats-Unis), Urs Stahel (Suisse).

-Grand Prix Visions du Réel: Pipeline Next Door - Un dragon dans les eaux pures du Caucase, Nino Kirtadzé (France)
- Prix SRG SSR idée suisse: Massaker, Monika Borgmann, Lokman Slim, Hermann Theissen (Allemagne, Liban, France)
- Mention spéciale: Moskatchka, Annett Schütze (Allemagne, Lituanie)
- Prix du public de la Ville de Nyon: Frozen Angels, Eric Black et Frauke Sandig (Etats-Unis, Allemagne, France, Finlande)
- Mention spéciale: A l'Est de Walbrzych, Max Hureau (France)
- Prix du jeune public de la Société des Hôteliers de la Côte:; Jimmywork, Simon Sauvé (Canada)

Regards Neufs
- Mention spéciale: Operation Spring, Angelika Schuster et Tristan Sindelgruber (Autriche)
- Le Prix Kodak Suisse: Carnogica, Martina Jacoma (Suisse)
- Le Prix Egli Film & Video AG: Made in Italy, Fabio Wuytack (Italie/ Belgique)

Cinéma Suisse

- Prix Télévision Suisse Romande: Melodias, Francois Bovy (Suisse)
- Prix Suissimage/Société suisse des auteurs SSA: Brother Yusef, Nicolas Humbert et Werner Penzel (Suisse/ Allemagne)

Toutes sections

- Prix «Regards sur le crime» de l'Université de Genève, de la Faculté de droit et l'Ordre des avocats de Genéve : Melodias, François Bovy (Suisse)
- Prix spécial Templeton de la Fondation John Templeton : The Pipeline Next Door - Un dragon dans les eaux pures du Caucase, Nino Kirtadzé (France)

Plus d'infos sur le site du festival:
www.visionsdureel.ch


• > Carte Blanche à Arte à l'Institut du Monde Arabe, Paris

L'institut du Monde Arabe propose en mai une programmation "Carte Blanche" à Arte.

Voici les films programmés:
Samedi 7 mai:
- Mercedes de Yousry Nasrallah, Egypte/ France (1993)
- La Ville(al-madina) de Yousry Nasrallah, Égypte/ France (1998)
Dimanche 8 mai
- La Porte du soleil (bab al-chams) de Yousry Nasrallah, Égypte/ France (2003)
Samedi 14 mai
- Ticket to Jerusalem (Tadhkara lil-Quds) de Rashid Masharawi, Palestine-Pays-Bas (2002)
- Sacrifices (Sundouq al-dunyâ) de Oussama Mohammed, Syrie/ France (2002)
Dimanche 15 mai
- Alger-Beyrouth, pour mémoire (al-jazâ'ir-bayrout, lil-dhikrâ) de Merzak Allouache, Algérie/ France (1998)
- Une minute de soleil en moins (lahzat zalâm) de Nabil Ayouch, Maroc/ France (2002)
Dimanche 22 mai
- Un été à la Goulette (Sayf halq al-wâd) de Férid Boughédir, Tunisie/ France/ Belgique (1996)
- L'Emigré (al-muhâjir) de Youssef Chahine, Egypte/ France (1994)
Samedi 28 mai
- Civilisées (mutahaddirât) de Randa Chahal Sabbag, Liban/ France (1999)
- Intervention Divine (yadun ilâhiyya) de Elia Suleiman, Palestine/ France (2002)
Dimanche 29 mai
- 17, Rue Bleue de Chad Chenouga, Algérie/ France (2000)
- Le Grand Voyage de Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France, 2004

http://www.imarabe.org/temp/films/films2 ...


• > Muestra de Cine africano: programme

La Muestra de Cine Africano aura lieu du 8 au 15 mai à Tarifa en Espagne.

Outre une programmation très riche, le festival propose de nombreuses séances scolaires, ainsi que deux tables rondes, l'une intitulée "Etre africaine aux XXI siècle", l'autre "Reporters en Áfrique". Notons également la présence de nombreux invités (Abderrahmane Sissako. Réalisateur. Mauritanie; Abdeslam Kelai. Réalisateur. Maroc; Anne-Laure Folly. Réalisatrice. Togo; Farida Benlyazid. Réalisatrice et Scénariste. Maroc; Fatou Sow. Sociologue. Sénégal; Fatoumata Coulibaly. Comédienne protagoniste de Moolaadé. Mali; Laurence Attali. Réalisatrice. France; Mehdie Subervie. Productrice. Maroc; Nadia El Fani. Réalisatrice. Tunisie; Noufisa Shai. Productrice. Maroc; Ousmane William Mbaye. Réalisateur. Sénégal; Pedro Nolasco Ndong. Journaliste. Guinée Equatoriale; Rachid Tafersitti. Historien et écrivain. Maroc).

Voici les films programmés:
- Moolade, Sembène OUsmane, Sénégal
- Rachida, Yamina Bachir-Chouikh, Algérie
- Les Oubliées, Anne-Laure Folly, Togo
- Les Yeux secs, Narjiss Nejjar, Maroc
- Nha Fala, Flora Gomes, Guinée-Bissau
- Dôlè, Imunga Ivanga, Gabon
- Source d'Histoire, Adama Rouamba, Burkina Faso
- Tasuma, le feu, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Halfaouine, l'enfant des terrasses, Ferid Boughedir, Tunisie
- Bedwin Hacker, Nadia El Fani, Tunisie
- Même le vent..., Le Déchaussé, Baobab, Laurence Attali, France
- Abouna (Notre père), Mahamat Saleh Haroun
- Au Rwanda on dit... La famille qui ne parle pas meurt, Anne Aghion, France
- Après (Un voyage dans le Rwanda, Denis Gheerbrant, France
- La Vie sur terre, Heremakono, Abderrahmane Sissako, Mauritanie
- La Petite vendeuse de Soleil, Djibril Diop Mambety
- Happy day, Abdeslam Kelai, Maroc

www.mca-t.org


• > Vues d'Afrique: palmarès

Les Journées du cinéma africain et créole se sont déroulées du 14 au 24 avril 2005 à Montréal. Voici le palmarès:

Compétition fiction:
Le Prix de la communication interculturelle long métrage remis par Radio Canada Télévision a été décerné à
L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Maroc).

Le jury a attribué une mention spéciale au film Les Suspects de Kamal Dehane (Algérie) et souligne par un coup de cœur le film Biguine de Guy Deslauriers (Martinique).

Le Prix de la communication interculturelle court métrage remis par Radio Canada Télévision est décerné à
Rencontre en ligne de Adama Roamba (Burkina Faso)

Le jury a attribué une mention spéciale à Safi, la petite mère de Raso Ganemtore (Burkina Faso)

Le Prix Images de Femmes Micheline Vaillancourt remis par le CIRTEF et le magazine Amina est décerné à
La Nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro (Burkina Faso)

Le jury Panorama du cinéma africain et créole fiction était composé de Marcel Beaulieu, Wladimir Jeanty, Renée Roy et Gaudeline Sauriol.

Compétition documentaire
Le Prix de la communication interculturelle documentaire offert par TV5 est décerné au Malentendu Colonial de Jean-Marie Teno (Cameroun)

Le Prix Images de Femmes offert par OXFAM Québec et le magazine AMINA est décerné au Plafond de verre de Yamina Benguigui (Algérie)

Le jury a attribué une mention spéciale à Des vies en réparation de Ndeye Thiam Daquo (Sénégal) et à Un amour pendant la guerre de Oswalde Lewat-Hallade (Cameroun)

Le jury Panorama du cinéma africain et créole documentaires était composé de Isabelle Hachette, Marie-Noëlle Houé, Mahalia Verna et Pierre Wilson.

Compétition Regards du monde:
Le Prix Vues d’Afrique est décerné à Vieux croco, petit poussin de Philippe Dutilleul (Belgique)

Le jury a attribué une mention spéciale à Djourou, une corde à ton cou de Olivier Zuchuat (Suisse) et Quand l'Afrique se racontera de Christine Carrière (France).

Le jury Regard du Monde était composé de Eric Bernard, Khadija Darid, Nosrat Haouari et Erwan Massiot.

Compétition Regards d'ici:
Le Prix ONF du meilleur film canadien est décerné ex-aequo à Maraboutage de Louis Cyr et Hôtel Saudade de Cameron Bailey. La Bourse spéciale à la meilleure production indépendante offerte par l’ONF est décernée à ces deux films.

Le jury a attribué une mention spéciale au Prix de la paix de Paul Cowan et Story of a Beautiful Country de Khala Matabane

Le jury Regard d’ici était composé de Bachir Bensaddek, Lisa Ndejuru, Pierre Pageau et Marc Thibodeau.

www.vuesdafrique.org


• >  Festival International du Cinéma d'Animation de Meknès : Programme

L’Institut français de Meknès organise, en partenariat avec la Cinémathèque et le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Rabat, la cinquième édition du Festival International du Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM), du 14 au 20 avril 2005.
Avec plus de 9500 entrées l’année dernière, selon les organisateurs, le FICAM est devenu un véritable événement consacré au cinéma d’animation au Maroc et plus largement en Afrique.

Pour cette édition 2005 trois axes sont prévus: la programmation cinématographique, bien sûr, avec une rétrospective, des hommages, une sélection de films récents, une section de films classiques, des formations et des séances scolaires, des expositions. Parmi les hommages, celui à l’un des maîtres du film d’animation en France, le réalisateur Jean-François Laguionie. Une rétrospective présentera l’ensemble de son oeuvre, longs et courts métrages confondus, dont son dernier long métrage présenté en avant première marocaine: L’Ile de Black Mor. Parmi les films récents présentés, Oséam, du cinéaste Seong Baek-Yeop, long-métrage sud-coréen qui a remporté le grand prix du Festival d’Annecy en 2004. Dans la catégorie « Films Classiques », seront proposés des dessins animés égyptiens réalisés dans les années quarante par les Frères Frenkel, pionniers du film d’animation dans le monde arabe ainsi que de grands succès du cinéma d’animation. Le festival offre aussi des cartes blanches à des structures partenaires comme l’Agence du court métrage, le festival d’Annecy ou encore l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris qui présentera des films d’étudiants.

Quant aux formations, elles constituent un des piliers du FICAM. Mises en place depuis trois ans, elles contribuent à l’émergence d’une dynamique créative au Maroc dans le domaine du cinéma d’animation. Deux ateliers seront organisés, du 10 au 19 avril 2005, et seront destinés à des étudiants issus d’écoles d’art marocaines, partenaires de la manifestation. Le premier atelier concernant le story board dans le cinéma d’animation permet d’explorer les différentes techniques de dessin. Le second propose une initiation pratique aux techniques spécifiques de l’écriture de scénarios de séries d’animation pour enfants.

Trois évènements constitueront l’environnement artistique de FICAM 2005 : Les machines cinématographiques (créations originales s’inspirant de différents systèmes à effets optiques), une exposition proposée par l’AFCA (Association française du Cinéma d’Animation) autour de photographies de films et de réalisateurs d’animation, et une exposition qui retracera le parcours artistique du caricaturiste algérien Slim, auteur de dessins animés dont Bouzid et le train, court-métrage qu’il a réalisé en 1982. Autour du festival, des rencontres permettront au public d’échanger avec des artistes comme le réalisateur Jean-François Laguionie, Christophe Heral qui a composé la musique de L’île de Blak Mor et le caricaturiste Slim, ou des professionnels (Agence du court-métrage, Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, AFCA).

www.ambafrance-ma.org/institut/fe ...


• > Semaine de la Critique: sélection

La Semaine de la Critique a annoncé sa sélection 2005. Voici les productions francophones sélectionnées:
- Les Invisibles, Thierry Jousse, France (LM, Ouverture)
- La petite Jérusalem, Karin Albou, France (LM)
- Orlando Vargas, Juan Pittaluga, Uruguay/ France (LM)
- Le Grand Vent, Valérie Liénardy, Belgique (CM)
- Mirror Mechanics, Siegfried A. Fruhauf, Autriche (CM)
- Imago..., Cédric Babouche, France (CM)
- Get the Rabbit Back, Mitovski & Kalev, Bulgarie (CM)
- Echos, Michael Ramsauer, Autriche
- Mille Soleils, Mathieu Vadepied, France
- Imposture, Patrick Bouchiteyn France (documentaire)

A noter que pour célébrer les 50 ans du cinéma africain aura lieu une projection de Drum, lauréat du dernier Etalon d'or du Fespasco, de Zola Maseko, Afrique du Sud.

Plus d'ifnos sur www.semainedelacritique.com



• > Festival de Cannes: Sélection officielle

La Compétition officielle du Festival de Cannes a été dévoilée.

Voici les films en compétition:
- Lemming, Dominik Moll, France
- A History of Violence, David Cronenberg, Canada
- L'Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique
- Where the Truth Lies, Atom Egoyan, Canada
- Free Zone, Amos GitaÏ, Israël
- Caché, Michael Haneke, France/ Autriche
- Best of Our Times, Hou Hsiao-Hsien, Taïwan
- Broken Flowers, Jim Jarmush, Etats-Unis
- The Three Burials of Melquiades Estrada, Tommy Lee Jones, Etats-Unis
- Bashing, Masahiro Kobayashi, Japon
- Peindre ou faire l'amour, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, France
- Sin City, Frank Miller et Robert Rodriguez, Etats-Unis
- Batalla en El Cielo, Carlos Reygadas, Mexique
- Kilomètre Zéro, Hiner Saleem, France/ Irak
- Quando sei nato non puoi piu Nasconderti (Une fois que tu es né...), Marco Tullio, Italie
- Last Days, Gus Van Sant, Etats-Unis
- Manderlay, Lars Von Trier, Danemark
- Shangaï Dreams, Wang Xiaoshuai, Chine
- Don't Come Knocking, Wim Wenders, Allemagne

Section "Un certain regard" (productions francophones):
- Le Filmeur, d'Alain Cavalier (France)
- Zim and Co. (La Caisse), de Pierre Jolivet (France)
- Le temps qui reste, de François Ozon (France)
- Johanna, de Kornél Mundruczo (Hongrie)
- Moartea Domnului Lazarescu, de Cristi Puiu (Roumanie)
- Delwinde, Lève-toi et marche, de S.Pierre Yameogo (Burkina Faso)

Seront montrés en séances spéciales les productions francophones suivantes: Les Artistes du théâtre brûlé de Rithy Panh (Cambodge), C'est pas tout à fait la vie dont j'avais rêvée, Michel Piccoli (France et Cindy de Bertrand Bonello (France).

Parmi les courts métrages: Schijn van de maan (Sous la lueur de la lune) de Peter Ghesquiere (Belgique), Before Dawn de Bálint Kenyeres (Hongrie), Bébé requin de Pascal-Alex Vincent (France) et Kitchen d'Alice Winocour (France).

Notons également que le Festival programmera 4 documentaires sur le cinéma, dont Al'lèèssi, une actrice africaine de Rahmatou Keïta (Niger), dans la sélection Cannes Classics.

Enfin, la Cinéfondation proposera les productions francophones suivantes:
- A deux, Nikolay Khomeriki, La fémis, France
- A Song for Rebecca, Norah McGettigan, PWSFTviT, Pologne
- La Plaine, Roland Edzard, Le Fresnoy, France
- Slavek the Shit, Grímur Hakonarson, FAMU, République Tchèque
- Svedomi (The Conscience), Jan Bohuslav, FAMU, République Tchèque

L'intégralité des renseignements est disponible sur le site du Festival: www.festival-cannes.f


• > Quinzaine des réalisateurs: sélection

Voici les productions francophones programmées à la Quinzaine des réalisateurs.

Longs métrages
- Cache cache, Yves Caumon, France
- Douches froides, Anthony Cordier, France
- Geminis, Albertina Carri, Argentine/ France
- La Moustache, Emmanuel Carrère, France
- Seven Invisible Men, Sharunas Bartas, Portugal/ France/ Lituanie
- Travaux, on sait quand ça commence..., Brigitte Rouan, France

Courts métrages
- Instructions for a Light and Sound Machine, Peter Tscherkassky, Autriche
- Résfilm (Slitfilm), Sandor Kardos, Hongrie
- À Bras le corps, Katell Quillevere, France
- Etoile violette, Axelle Ropert, France
- Majorettes, Lola Doillon, France
- A mains nues, Agnès Feuvre, France
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France

www.quinzaine-realisateurs.com




 Regions  
Francophonie   
  • > 2ème édition du Forum francophone de la Production, BLCEF/FIFF

Le 2ème Forum Francophone de la Production, lieu d'expertises et de rencontres, aura lieu du 26 au 28 septembre 2005, à l'occasion du FIFF.

Ce forum est organisé par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone et le Festival International du Film Francophone de Namur, sous l’égide de la Communauté française de Belgique, avec le soutien de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, du CNC (Centre National de la Cinématographie), de la Sodec (Société de développement des entreprises culturelles du Québec) et de l’Office fédéral de la Culture suisse.

Description et appel à candidatures sont téléchargeables ci-dessous.

Au cours des débats organisés lors des éditions 2002 et 2003 du FIFF, autour de la circulation des œuvres francophones, les professionnels ont souhaité une multiplication des possibilités de contacts multilatéraux. Pour répondre à cette demande, le premier « forum francophone de coproduction » s’est tenu à Namur en septembre 2004. Il a permis à 10 producteurs porteurs d’un projet de long métrage de fiction de bénéficier au cours de 2 journées d’intenses activités, de 7 expertises internationales tant sur l’écriture de scénario que sur les questions de financement ou la stratégie de distribution et de diffusion.

A l’issue de ce premier forum, les partenaires, les producteurs participants et les experts ont tous confirmé leur intérêt à reconduire et développer cette initiative qui prend donc place dans le calendrier international des rendez-vous qui contribuent au développement de réseaux performants de partenariats professionnels francophones.

Cet appel à candidature permettra à un jury de professionnels de sélectionner 10 projets de fiction.

A l’issue de ces 2 journées d’expertises, un déjeuner-rencontre réunira les partenaires institutionnels, les producteurs sélectionnés, les experts ainsi que les professionnels présents au FIFF et intéressés par les projets retenus.


Description [125 Ko]
 



Appel à candidature [128 Ko]
 


• > Jean-Jacques Aillagon prend la présidence de TV5

L'ancien ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon, 58 ans, a été élu mercredi PDG de la chaîne francophone TV5 Monde par l'unanimité des membres de son conseil d'administration, a annoncé TV5 dans un communiqué.

M. Aillagon était le candidat du gouvernement français depuis le début du mois de février. Il succède à Serge Adda, qui dirigeait cette chaîne depuis 2001 et qui est décédé en novembre 2004, à l'âge de 56 ans, des suites d'un cancer.

M. Aillagon "a tenu à exprimer au Conseil d'administration son attachement à la dimension multilatérale de la chaîne francophone et à son statut de première chaîne mondiale généraliste de langue française", indique le communiqué de presse.

Il a également indiqué que "les travaux préparatoires du prochain plan d'entreprise, qui devront associer toutes les chaînes partenaires de TV5 et mobiliser l'ensemble de ses personnels, démarreront dans les prochains jours", ajoute le communiqué.

M. Aillagon, qui a entamé sa carrière en tant que professeur d'histoire-géographie en Corrèze, a notamment été président du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou (3 mandats), et ministre de la Culture et de la Communication de Jean-Pierre Raffarin de mai 2002 jusqu'au remaniement de mars 2004.

Depuis son départ du gouvernement, M. Aillagon est notamment devenu membre du Conseil économique et social, conseiller auprès du groupe Artémis chargé des activités culturelles, conseiller régional UMP de Lorraine et directeur artistique du Palazzo Grassi (Venise).

Présente sur les cinq continents, TV5 est une chaîne mondiale, dont l'actionnariat est constitué par plusieurs chaînes de l'audiovisuel public français, France 2, France 3, France 5, RFO et Arte France, la RTBF belge, la TSR Suisse, Radio Canada, Télé Québec, et le Conseil international des radio-télévisions d'expression française (CIRTEF).

www.tv5.org




Afrique   
  • > Tous les cinémas du monde: programme marocain

Une journée spéciale sur le cinéma marocain sera organisée le 14 mai en marge du Festival international de Cannes prévu du 11 au 22 mai.

Cette journée, organisée dans le cadre du programme intitulé "Tous les cinémas du monde" inauguré cette année par le festival de Cannes, ouvrira ce nouveau programme.

Selon un communiqué du festival, "Chaque pays invité présentera un choix de films qui reflètent son identité culturelle et la singularité de son expérience".

Au programme de cette journée, organisée par le Centre cinématographique Marocain (CCM), en concertation avec les organisations professionnelles la projection de trois longs métrages et sept courts métrages, selon un communiqué du CCM.

Les long métrages choisis sont Badis de M. Abderrahmane Tazi, Mémoires en Détention de Jilali Ferhati et L'Enfant Endormi de la réalisatrice belgo-marocaine Yasmine Kassari.

Coté court, il s'agit de Ayda d'Aziz Salmi, Balcon Atlantico de M. Chrif Tribek et Hicham Falah, Faux Pas de Lahcen Zinoun, Sang d'Ancre de Laila Triki, L'Oeil de Verre de Ali Majboud, Une Place au Soleil de Rachid Boutounes et 200 Dirhams de Leila Marrakchi dont le premier long métrage MAROCK figure dans la sélection officielle dans la section Certain Regard.

Cette manifestation "fait suite aux initiatives similaires organisées lors des Journées cinématographiques de Carthage, en octobre 2004, et lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, en mars 2005" indique le communiqué du CCM.

Aucune information n'a été fournie sur les critères du choix des films participant dans cette manifestation mais des sources proches du CCM nous ont toutefois confirmé que le choix a été effectué par le directeur du CCM en personne, M. Nour-Eddine Sail. Ainsi Badis a été programmé en sa qualité de classique du cinéma marocain, Mémoires en Détention comme reflétant le cinéma grand public d'aujourd'hui au Maroc alors que "L'Enfant Endormi représentera le jeune cinéma marocain.

Par ailleurs, une délégation de cinéastes et comédiens marocains aisi que des représentants des chambres professionnelles, la Fédération des Ciné-clubs et l'association des critiques de cinéma au Maroc fera le déplacement à Cannes pour prendre part dans cette journée. Aucune liste des membres de cette délégation n'a été redue public.

Source: www.maghrebarts.ma/cinenews/05050 ...


• > "Ecrire pour le théâtre et le cinéma en République démocratique du Congo ", source www.africultures.com

A l'occasion du Brown University Africana Film Festival avait lieu le 14 avril 2005 une table-ronde réunissant Pierre Mujomba, Ngangura Mweze, Ngwarsungu Chiwengo, Mbala Nkanga.

Voici les notes recueillies sur place par Olivier Barlet,
publiées le 28/04/2005 sur www.africultures.com

Introduction par Mbala Nkanga
L'écriture pour le théâtre et le cinéma a été largement influencée par la colonisation belge et l'expérience post-coloniale dramatique de la dictature Mobutu.
Les Belges n'ont pas cherché à promouvoir la culture congolaise, et ne se sont intéressés qu'à l'exploitation des ressources du pays. Il n'y avait qu'un diplômé d'université congolais à l'indépendance ! Mobutu a poursuivi ce désintérêt.
Avant l'indépendance, il n'y avait pratiquement aucun dramaturge congolais.
Dates marquantes pour l'émergence d'une expression culturelle congolaise :
- 1957 : création de La Voie, un magazine de faible distribution.
- 1963 : quelque chose apparaît avec le théâtre populaire qui se développera en un théâtre écrit et publié.
- 1966 : la création de la télévision nationale avec des stations satellites dans les grandes villes porte avec elle un sens de l'unité du pays et le besoin d'une expression culturelle.
- 1973 : politique d'authenticité de Mobutu pour séparer le pays de toute influence étrangère. Les livres étrangers sont rares et le besoin d'une littérature nationale flagrant.
- 1969 : création du théâtre national qui produirait des pièces et des adaptations par des écrivains congolais.
En 1968, RFI crée le concours interafricain de théâtre, lequel a un énorme impact car les gens peuvent écouter partout dans le pays à la radio des pièces écrites par des auteurs africains. C'est par exemple ce qui donna l'envie d'écrire à Pierre Mujomba, qui vivait dans un petit village. Le concours fut également déterminant pour lancer les auteurs africains et a permis de découvrir par exemple Sony Labou Tansi.
Il convient également de noter que la culture congolaise a été influencée par :
- les Grecs (la rumba en porte les traces, des producteurs grecs ayant demandé aux musiciens d'écouter la musique grecque et de s'en inspirer – cette influence est clairement audible dans les premiers enregistrements de Wendo, avant même les échanges avec Cuba, les influences latino-américaines et du jazz, mais aussi les influences du Sud de l'Afrique),
- les cinémas indien et américain : à Kinshasa, la langue indoubil est une combinaison d'hindou et d'américain,

Le théâtre populaire au Shaba, par Ngwarsungu Chiwengo
L'influence de la situation politique est bien sûr essentielle : le théâtre servait à promouvoir les idées nationales et religieuses, ainsi que la langue comme communication.
Durant la période coloniale, le système paternaliste impliquait un contrôle de la population. Le sport était encouragé mais aussi la réalisation de sketches, qui annonçaient le théâtre.
A Lubumbashi, différents groupes au début des années 30. Les pièces de Monjita sont des pastiches de pièces occidentales. Mufankolo sera le pionnier du théâtre congolais. Kissimba créera lui aussi des pièces populaires qui auront des tournées en Europe jusqu'à l'indépendance.
L'importance de la radio est énorme mais le média limite à quatre le nombre de personnages. Non-écrites, ces pièces n'ont pas été conservées. Un leader proposait une idée qui impliquait des réponses. Au théâtre, un décor et des costumes ainsi que des accessoires furent développés pour soutenir les textes, mais ceux-ci étant largement improvisés, les répétitions étaient peu nombreuses. L'impact fut énorme sur la population katangaise. Le processus collectif impliquait non seulement les acteurs mais aussi le public qui participait. Les troupes avaient des stars que le public avait identifiées et attendait. En l'absence de corpus de théâtre écrit, ne restent que quelques enregistrements et les notes de plateau produites.
Dans les années 70, la télévision se saisit du théâtre et la même spontanéité y domine qu'à la radio.
Le théâtre populaire est joué dans les langues locales et le kiswahili alors que le théâtre classique l'est en français. Basé sur le quotidien, il est ancré dans le vécu des populations et doit avoir un happy end. Puisant dans l'oralité, c'est le vrai théâtre du Congo alors que le théâtre en français est marginal.
Basé sur l'humour, le théâtre populaire faire rire les gens sur les malheurs de leur vie quotidienne. Le didactisme et l'oralité qui caractérisent ce théâtre populaire se retrouvent dans les films de Kibushi ou de Ngangura Mweze et créent une sorte de genre.

Pierre Mumbere Mujomba : mon parcours
Mon parcours comme auteur de théâtre peut être subdivisé en cinq étapes :
1) J'ai 20 ans et je suis professeur dans une école de brousse sans bibliothèque ni activité culturelle. J'y organise des activités amateurs et écrit pour cela une première pièce dans l'idée d'avoir un texte à disposition. Ce soir-là, nous avons joué une pièce de Molière et ma pièce car il fallait que ça dure quatre heures pour meubler la soirée et que celle de Molière ne durait qu'une heure et demie. J'écrivais donc par loisir. Ce village était comme une parenthèse dans ma vie et je pensais ensuite aller faire des études sans plus avoir besoin d'écrire.
2) Kisangani, où je me rends pour mes études, mais le théâtre que je croyais avoir abandonné au village me poursuit pour trois raisons :
- il y a là un centre culturel français,
- et un grand foisonnement de compagnies de théâtre où je pouvais trouver une place,
- la pièce écrite au village fut présentée au concours de RFI, enregistrée à Paris et diffusée partout sans que je le sache : on me dit soudain que ma pièce a été entendue par tous !
Je décide alors de poursuivre cette carrière d'auteur dramatique et crée une compagnie de théâtre à Kisangani pour laquelle j'écris des pièces.
3) Kinshasa où je me rends pour le troisième degré de mes études. J'y trouve l'Institut national des Arts et le théâtre national où je découvre qu'une compagnie peut vivre du théâtre. Je continue à participer aux concours RFI.
4) La France où je me rends pour des résidences d'écriture.
5) Les Etats-Unis où je réside depuis un an et demi (à Providence depuis huit mois) et où je suis en résidence d'écriture mais avec une différence : alors qu'en France les résidences d'écriture sont très courtes (un mois à Avignon, deux mois à Limoges), Emmanuel Dongala m'avait indiqué qu'elles pouvaient durer un an ici, ce qui représente une étape extraordinaire et inimaginable.
Les concours jouent un grand rôle dans la vie théâtrale congolaise. J'ai remporté le grand prix des trois concours de l'université de Kisangani auxquels j'ai participé mais il n'y avait que l'argent donné car la pièce n'était ni montée ni éditée. Même chose pour le concours de l'Union des écrivains congolais à Kinshasa où, de plus, l'argent était promis mais non remis !
Par contre, le concours RFI, qui malheureusement n'existe plus, permettait une large diffusion. Il y avait 12 lauréats. Lors de ma deuxième participation, j'étais 5ième et une équipe de cinq personnes avait été envoyée de France à Kinshasa pour enregistrer la pièce avec le théâtre national. En 1999, il y avait trois Congolais parmi les dix finalistes. La pièce a été traduite en anglais et jouée à Londres, lue à Los Angeles, New York, Providence… Cela me permet d'atteindre maintenant un public anglophone africain que je ne pouvais espérer pouvoir toucher auparavant.
Il faudrait donc aider l'Institut national des Arts à mieux organiser ses concours pour que les pièces soient éditées et distribuées aux écoles et universités.

Ngangura Mweze, sur l'écriture de scénario
La vie de Pierre Mujomba est un conte de fée, un scénario hollywoodien typique ! Il vient de son village, il résout toutes les embûches, il conquiert les USA qui le renvoient dans tout le continent africain !
L'écriture de scénario a ceci de particulier par rapport au théâtre ou au roman qu'elle est provisoire. On y passe plusieurs mois mais on doit l'oublier au tournage pour tenir compte des problèmes pratiques.
Quelles sont les spécificités du scénario congolais ? L'absence de tradition démocratique est essentielle. Durant la période coloniale, le Congo était semblable à l'apartheid. Dans le cinéma colonial, les Congolais n'étaient que des sujets. En 1960, cette production destinée au public congolais s'est arrêtée presque du jour au lendemain. Le MPR (Mouvement populaire de la Révolution), parti unique de Mobutu, terrorisait l'expression si bien que la télévision a hésité à diffuser mon premier court métrage, Kin Kiesse, un documentaire sur Kinshasa qui n'a pourtant rien de critique. Dans l'audiovisuel, on parlait du Congo à travers la voix officielle. J'aurais dû laisser parler les chefs (le maire etc.) pour parler de Kinshasa ! Faire plutôt parler de petites gens comme les pousseurs de pousse-pousse, les cireurs de chaussures ou de jeunes artistes encore inconnus comme Chéri Samba ou Papa Wemba était considéré comme subversif.
Je ne pense pas que la situation ait changé malgré la libéralisation de la vie politique à travers le multipartisme. Quand un journaliste vient pour un interview, sa vision du film dépendra de l'argent que vous lui donnez. Les conditions sociales mangent la liberté d'expression. Nous n'abordons ainsi pas les questions politiques dans les scénarios. On trouve plus souvent une satire sociale : des comédies reflétant avec beaucoup d'humour tous les problèmes et réalités de la société. Cela se retrouve beaucoup dans la musique congolaise moderne et dans le théâtre populaire que sont de vrais livres de sociologie. L'humour et la musique m'ont poussé à explorer la voie de la comédie musicale qui devrait être une des façons de jeter les bases d'un cinéma populaire congolais.
Le manque de tradition démocratique explique donc l'importance de la satire sociale. "La vraie censure n'existe pas, il n'existe que des façon de contourner la censure" disait un cinéaste français. Durant l'occupation, le cinéma français ne s'est jamais aussi bien porté. L'absence de tradition démocratique au Congo est essentielle : le cinéma n'a jamais existé car sous la colonie comme sous Mobutu, le cinéma a toujours été considéré comme un outil de propagande. Actuellement, la production de publicité es de plus en plus importante à Kinshasa. Les cassettes des émissions religieuses se vendent beaucoup. Au niveau de la diaspora, beaucoup de cassettes de théâtre populaire sont distribuées, ainsi que des cassettes des shows musicaux. Par contre, au niveau du cinéma, lorsque j'ai tourné Les Habits neufs du gouverneur, cela faisait dix-huit ans qu'il n'y avait pas eu de long métrage tourné au Congo, depuis La Vie est belle.
Si on s'adresse à cette population sans tradition cinématographique, il faut toujours penser une écriture simple et limpide pour produire un film directement accessible au grand public. Un film africain ne peut exister que si le cinéaste le fait avec la conscience d'appartenir à une communauté et considère que son public est un public africain, sachant que vu la faiblesse de la distribution ce public n'est pas nécessaire au cinéaste pour exister.
Durant ce tournage, j'ai eu une grande leçon qui peut influencer mon écriture de scénario. D'habitude, on craint les scènes de nuit car ça coûte cher. Mais au Congo, tournant avec des musiciens, tout le monde arrivait en retard et le soleil tombe à 18 heures. Les techniciens congolais sont très patients : ils demandent juste d'assurer le transport et le repas chaud. J'ai ainsi passé beaucoup de temps à transformer des scènes de jour en scènes de nuit. C'est une leçon pour le futur !
Jusqu'à présent, mes deux longs métrages étaient en français. Ici, la musique remplace le dialogue. Pour que les acteurs puissent jouer, je les ai laissé jouer en lingala avec juste la direction à suivre. Je me suis rendu compte combien le français pouvait être un obstacle pour les comédiens. Il est très difficile d'en trouver qui s'expriment bien en français, mais j'ai été impressionné par leur aisance en lingala. Il est intéressant de mélanger des acteurs professionnels à des figurants jouant leur propre rôle de façon plus ou moins consciente.
L'absence de structures administratives au Congo est énorme : pas de centre national de la cinématographie, pas de bureau du cinéma au ministère de la Culture. Cela entraîne beaucoup de tracasseries administratives car tout le monde demande une autorisation de tournage. Partout où on veut placer la caméra, c'est un endroit stratégique : un bureau de poste, les maisons des ministres, des policiers… Mon chef opérateur ne savait où diriger sa caméra pour éviter ces obstacles. Un jour, il a fait des images très tôt dans la rue et comme il avait refusé de donner de l'argent aux enfants des rues, il a été accusé de tourner un camp militaire dans le lointain… On finit par se faire accompagner par des gendarmes que l'hôtel de ville met à disposition mais cela suppose beaucoup de frais. A l'africaine, les choses finissent toujours par s'arranger.
Il faut donc prévoir plutôt des tournages en intérieur !
L'équipement manque aussi : il a fallu faire venir une perche d'Afrique du Sud car celles qui se trouvaient sur place étaient trop courtes. On ne trouve pas de rails de travelling, de grue etc. L'écriture doit rester simple : on ne peut pas faire des scènes extraordinaires."

Notes recueillies sur place par Olivier Barlet

www.africultures.com/index.asp?me ...



• > "Premiers déclics et battements d'aile numérique sur le continent africain", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique

Suite à sa semaine ouagalaise à l'occasion de Fespaco, Karin Tshidimba revient dans La Libre Belgique du 26 avril sur les nouveaux rapports du cinéma africain et du support numérique:

"Comme toujours sur le continent noir, c'est "le fonds qui manque le moins". Afin de contourner les difficultés de produire et d'exister, de plus en plus de réalisateurs africains optent pour la fée numérique. Un univers en plein essor."

L'article dans son intégralité est téléchargeable ci-dessous:


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• > "Tasuma, la galère des anciens combattants" par Mamane Sani Abandé Moctar pour www.clapnoir.org

"L’histoire reconnaît que les africains ont fortement contribué à la libération de l’Europe du joug de l’oppresseur nazi. Mais, où sont passés nos héros de guerre ? Que sont devenus ceux qui ont participé à la libération de la métropole ? Plusieurs sont morts. D’autres vivent encore et se battent encore. Ils se battent pour une hypothétique pension.

L’histoire n’a pas encore oublié ces hommes qui, un jour ont été recrutés et embarqués vers des terres inconnues. L’histoire des hommes qui ont bien voulu se sacrifier pour libérer leurs oppresseurs. C’est l’histoire de ces hommes que Sanou Kollo a porté à l’écran.

Le sujet très pertinent que Kollo Sanou traite à travers Tasuma est encore d’actualité. De nombreux tirailleurs encore en vie continuent de réclamer leurs pensions. Ces mêmes hommes qui ont combattu pour des causes qui n’étaient pas les leurs, pour la plupart sont morts pauvres et démunis sans avoir la juste récompense de leur participation aux deux guerres mondiales et aux campagnes d’Indochine et d’Algérie.

Le film relate l’histoire d’un ancien combattant burkinabé ayant fait la guerre aux côtés des français. Après avoir vécu les moments forts des champs de bataille, Sogo revient au village où il attend sa pension. L’enthousiasme du vieux tirailleur est brisé face à une longue attente. L’argent ne vient pas et après avoir reçu des promesses de paiement rapide, il achète à crédit un moulin pour le village. Incapable de respecter les échéances de son prêt, Sogo est mis en prison. La solidarité villageoise se dévoile et les femmes du village décident de se mobiliser pour rendre à Sogo sa liberté…

Une belle histoire que Kollo Sanou a nourrit depuis 1989. En ces temps, il lui vient à l’esprit de réaliser un film de fiction sur « l’histoire d’un tirailleur sénégalais qui à sa libération de l’armée française avait des difficultés pour rentrer en possession de sa pension ». Au fil du temps, avec beaucoup de contraintes, l’histoire a évolué pour "accoucher " de Tasuma.

"Tasuma est un témoignage d’une réalité que j’ai constaté depuis mon enfance et qui est liée au sort réservé aux anciens tirailleurs sénégalais du Burkina. Plus précisément à des personnes que j’ai connues qui sont mes parents, des oncles du village et dont beaucoup ont disparu. J’ai symbolisé le titre Tasuma par la guerre, le feu. Tous ceux qui vont à la guerre pour bénéficier de la pension de retraite comme cela a été dit dans le film doivent avoir fait 90 jours sous le feu. C’est juste pour le symbolisme", nous confie Kollo Sanou.

Le film qui a connu un franc succès auprès des cinéphiles avant même sa sélection au Fespaco, le devrait aussi certainement par la carrure de son acteur principal. Mamadou Zerbo qui a interprété le rôle de Sogo est un instituteur à la retraite. " Il m’a franchement étonné par sa carrure, sa résistance, sa capacité à s’adapter. D’entrée de jeu, il a compris la portée du sujet… même pendant le tournage, il m’a toujours assuré que le film va bien se terminer, et avoir une bonne carrière. Il était convaincu que nous faisions un travail d’intérêt ", continuait Kollo Sanou, parlant de Zerbo.

Et ce n’était plus une surprise lorsqu’à la 19ème édition du Fespaco qui s’est déroulée du 26 février au 05 mars 2005 à Ouagadougou, le film Tasuma a su se faire une place de choix dans les différents palmarès. Etalon de bronze de Yennenga, Prix spécial système des Nations Unies pour la lutte contre la pauvreté, Prix de l’intégration africaine.

Malgré toutes ces distinctions, Kollo Sanou reste enveloppé d’une surprenante simplicité. " On ne fait pas des films pour les festivals. On les fait pour notre public. Si les festivals les réclament, c’est parce qu’ils reconnaissent que ce sont des œuvres de bonne qualité. "

Tasuma a sans nul doute encore des festivals à découvrir et de grandes salles à remplir car le film n’a pas fini de séduire les cinéphiles.

Mamane Sani Abandé Moctar

www.clapnoir.org


• > Interview d'Isabelle Boni-Claverie dans Amina, par Marie Lesure

Marie Lesure a rencontré Isabelle Boni-Claverie pour le magazine féminin Amina. Interview:

Elle avait un nom, elle s’est fait un prénom. En retournant aux sources en quelque sorte puisque sa mère, journaliste avant d’être ministre de la communication dans le gouvernement d’Henri Konan Bédié, l’emmenait sur les plateaux de télévision à cet âge tendre où les petites filles jouent plutôt à la poupée. Mais, quand a germé dans son esprit l’idée de porter à l’écran un roman qu’elle avait écrit à dixsept ans, La Grande Dévoreuse, Isabelle Boni-Claverie a choisi de s’orienter vers le
septième art. Alors, après quatre ans à la FEMIS, elle s’est lancée : documentaires, spots publicitaires, fictions, scénarios pour d’autres réalisateurs... Une production importante et, déjà, récompensée par un joli palmarès, la Bourse Beaumarchais entre autres. Avant de partir au 19e FESPACO (26 février/5 mars) où son court-métrage Pour la Nuit était en compétition pour la sélection officielle, la jeune cinéaste franco-ivoirienne nous a parlé de ses débuts dans l’art “périlleux” du cinéma.

Que représente pour vous le FESPACO ?
Comme pour tous les cinéastes africains, un symbole. Une place forte pour un cinéma mal en point. Une sorte de grand-messe où l’on a chaque fois plaisir à se retrouver même si l’on aimerait qu’elle produise plus d’effets.

Le FESPACO n’est-il pas quand même une formidable tribune permettant de rencontrer des gens qu’il serait autrement difficile de rencontrer avant des années ? Sans oublier que le thème de l’édition 2005 – “Formation et enjeux de la professionnalisation” – laisse augurer de nouvelles orientations.
Pas vraiment. Le milieu du cinéma africain n’est pas si vaste. Donc tout le monde connaît vite tout le monde. Ce qui me plaît, c’est d’aller à la rencontre du public burkinabé et africain, de découvrir des films que je n’ai pas encore vus et puis, oui, bien sûr, de participer aux “palabres” sur les enjeux du métier. D’autant que, cette année, le festival commémore les cinquante ans du cinéma africain et que j’ai contribué au livre publié à cette occasion.

Comment y avez-vous contribué ?
Clément Tapsoba, qui est le coordinateur de cet ouvrage et l’un de nos meilleurs critiques de cinéma, m’a demandé d’écrire très librement un texte de conclusion. Il voulait que le livre se termine sur les points de vue de jeunes réalisateurs qui expriment leur vision de l’avenir.

Le numérique semble s’imposer comme une solution d’avenir. Le prix “RFI Cinéma du Public“ remis durant le festival par RFI en association avec le Ministère français des Affaires étrangères a d’ailleurs pour but d’encourager
son utilisation et de contribuer ainsi à une meilleure visibilité du cinéma africain. Utilisez-vous ce support ?

J’ai tourné des documentaires courts en vidéo numérique. Je n’ai pas de projet en numérique pour le moment mais ce n’est pas un support que j’exclue. Je pense qu’on ne tourne pas la même chose de la même façon selon que l’on utilise la pellicule argentique ou le support numérique. Après, c’est une question de choix économiques et esthétiques pour trouver la forme la mieux adaptée à ce que l’on souhaite exprimer.

Qu’avez-vous souhaité exprimer avec Pour la Nuit ?
Je voulais parler du deuil, dire que surmonter la disparition d’un être proche, ce n’est pas forcément répéter des rituels socialement admis. Ça peut passer par des voies plus personnelles, plus intimes. Dans mon film, je raconte l’histoire d’une jeune femme qui s’enfuit de l’enterrement de sa mère. Elle se met à errer au hasard, dans la ville, et elle rencontre un jeune type qui, lui, enterre sa vie de garçon parce qu’il se marie le lendemain. J’ai été très touchée que plusieurs personnes me disent que c’était un très beau film sur la vie.

Un film récompensé par plusieurs prix, au Festival d’Amiens notamment. Qu’espérezvous au FESPACO ?
Ce film, qui est en réalité un “moyen métrage” de 27 minutes, marche bien en effet. Il est diffusé dans plusieurs festivals : Aix-en-Provence, Carthage..., est en tournée dans une douzaine de villes américaines et il est prévu le 18 mars au musée Dapper dans le cadre du ciné-club
Afrique. Au FESPACO, il est dans la compétition “court-métrage”.

Dans ces colonnes il y a trois ans, vous disiez avoir commencé à écrire avant de vous lancer dans le cinéma. Comment la transition s’est-elle effectuée ?
Les Nouvelles Editions ivoiriennes ont publié La Grande Dévoreuse alors qu’Abidjan était en plein coup d’Etat. Ce roman aurait pu avoir du succès si les lecteurs n’avaient pas eu d’autres préoccupations que de courir les librairies. Quand la première édition du livre a reçu le
deuxième prix du jeune écrivain francophone aux éditions le Monde-La Découverte, j’ai pensé que l’histoire pouvait faire un sujet de film. Je me suis intéressée au scénario. Je vivais à Paris, la ville où l’on peut voir le plus de films au monde. J’ai commencé à aller dans les salles de cinéma par plaisir, par curiosité et je me suis laissée prendre au jeu. Je suis entrée à la FEMIS, l’une des deux écoles d’Etat cinématographiques en France, où j’ai passé quatre années passionnantes. Je reviendrai sans doute à l’écriture littéraire. J’aime raconter des histoires. Le moyen avec lequel on raconte peut évoluer au fil des ans. Mais le cinéma me plaît car il relève de l’assemblage de nombreuses disciplines : le scénario, le son, l’image, le jeu des acteurs, la musique, les décors, le montage... C’est un art très complet bien que complexe, périlleux même. On ne sort jamais complètement satisfait de la réalisation d’un film. Pouvoir se dire qu’on a exprimé ce qu’on voulait exprimer sans se trahir en séduisant le plus large public est une alchimie rare.

Faute de quoi on aboutit à l’échec ?
J’ai la chance de n’avoir pas encore connu d’échec.

Et d’être engagée dans une carrière prometteuse...
Je ne me considère pas engagée dans une ‘carrière’. Je pose des jalons. Beaucoup d’artistes ont du talent. A long terme, c’est le travail qui fait la différence. Et la ténacité. Je voudrais ajouter que faire du cinéma n’a rien d’un rêve de ’riches’. Il existe de bonnes écoles publiques pour apprendre le métier et ce n’est pas plus dur pour une femme. Au contraire ! Les femmes cinéastes attirent le regard en Afrique. J’ai tourné une fois en Côte d’Ivoire avec une équipe ivoirienne. Il s’agissait d’un spot publicitaire pour ORANGE. L’équipe était très contente de travailler avec une réalisatrice africaine. Ils ont juste trouvé que je ne leur “criais pas assez dessus !...”

Avez-vous réalisé des longs métrages ?
J’ai écrit plusieurs scénarios de longs métrages pour des réalisateurs africains ou français, qui sont finis ou en cours de production. Aujourd’hui, je suis en train d’écrire un long métrage pour moi. J’espère pouvoir le réaliser bientôt.

Peut-on en savoir plus ?
C’est prématuré. Il est en cours de développement
et rien n’est jamais assuré.

Interview réalisée par Marie Lesure

L'article est téléchargeable ci-dessous:




"Le cinéma est un art très complet bien que complexe" [237 Ko]
 


• > Entretien avec Idrissa Ouédraogo par Renaud de Rochebrune pour Jeune Afrique

"Pour le réalisateur burkinabè, il est de plus en plus difficile de monter des projets classiques. La solution : les films vidéo, tournés avec des budgets modestes.

Né en 1954 à Banfora, dans l'ouest du Burkina Faso, Idrissa Ouédraogo s'est imposé depuis longtemps comme l'un des tout meilleurs cinéastes africains. Il a acquis il y a une quinzaine d'années une reconnaissance internationale grâce à Yaaba et Tilaï, respectivement Prix de la critique puis Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Mais, depuis quelques années, il est moins présent sur les écrans des salles de cinéma. Une pause forcée qui l'a amené, nous disait-il début mars en marge du Fespaco, à s'interroger sur l'avenir du cinéma africain. Demain, pense-t-il, il sera numérique. Son raisonnement ne fait pas pour l'instant l'unanimité, car les tenants du cinéma « classique », notamment pour des raisons esthétiques, restent sceptiques. Mais, on va le voir, il ne manque pas d'arguments.

Jeune Afrique/l'intelligent : Votre dernier film, terminé en 2003, La Colère des dieux, bien que loué par la majorité de la critique, n'a guère été vu en Afrique et n'est pas sorti en Europe. Le cinéma africain ne plaît plus ?

Idrissa Ouédraogo : Déjà mon film précédent, Kini et Adams, pourtant sélectionné à Cannes en compétition, avait connu des difficultés pour sortir. J'en suis donc maintenant persuadé : il faut repenser les conditions d'existence du cinéma africain. Et d'abord en considérant que son principal marché doit être le marché national. Par exemple, pour moi, il faut d'abord m'intéresser au Burkina, puis au niveau régional, ensuite au niveau africain et, enfin, si c'est possible, au marché mondial. Et non pas le contraire, comme tout y poussait jusqu'à récemment. On a d'ailleurs de plus en plus de mal à financer les projets classiques avec le système d'aide européen ancien. Les fonds sont répartis sur énormément de films, et les projets ambitieux ont de plus en plus de mal à se monter. J'avais d'ailleurs dû tourner pour cette raison La Colère des dieux en à peine quatre semaines. Ces aides, qui devraient augmenter notre liberté, nous apportent surtout des contraintes.

J.A.I. : Pourquoi faudrait-il se replier sur les marchés nationaux ?

I.O. : Il est très difficile de conquérir les marchés des autres aujourd'hui si on ne commence pas avec son propre marché. Il faut être réaliste. Les cinéastes indépendants de tous horizons sont désormais confrontés à cette question. J'en parlais récemment avec Danny Glover et on se disait : le cinéma hollywoodien, c'est un avion supersonique ; l'européen, une automobile ; l'africain, une bicyclette. Et le cinéma indépendant américain lui-même n'est qu'une mobylette. Mais ce n'est pas une raison pour abandonner. Simplement, il faut se tourner vers un cinéma plus proche des gens. On a franchi trop vite toutes les étapes dans le passé. Il faut reconstruire en partant de la base, en se disant que le cinéma peut exister à travers diverses formes de production et de réalisation, en adoptant d'autres supports, moins onéreux.

J.A.I. : Vous pensez, bien sûr, au numérique ?

I.O. : Il faut en tout cas, en particulier grâce à la vidéo numérique, recréer un cinéma correspondant à la réalité du continent. Ce n'est pas possible avec des films qu'on met des années à réaliser, à tel point que le public nous a oubliés entre deux sorties. Sans compter qu'avec de tels délais, et à force de faire et refaire les scénarios pour plaire aux financiers, les réalisateurs perdent leur spontanéité. Il faut donc repartir du marché et tout repenser : la distribution, la production, les nouvelles techniques de réalisation. Grâce aux possibilités du numérique.

J.A.I. : Concrètement, que faites-vous vous-même ?

I.O. : J'ai commencé par le début, sur le terrain, en reprenant avec l'appui des autorités burkinabè des salles pour les réhabiliter. L'association qu'on a créée pour l'occasion s'occupe déjà de cinq salles, dont trois - deux à Ouagadougou, la dernière à Ouahigouya - sont désormais équipées de projecteurs numériques.
Par ailleurs, on encourage la production de films vidéo, d'autant que l'expérience prouve qu'ils trouvent facilement leur public alors qu'ils peuvent être tournés avec des budgets modestes. Ainsi, le plus grand succès du cinéma au Burkina ces derniers mois, c'est Sofia, une comédie sur un sujet de société, tournée en Afrique, par des Africains, avec des sponsors nationaux : on a enregistré 40 000 entrées ! Le réalisateur, le journaliste Boubacar Diallo, celui qui a fondé l'hebdomadaire satirique Le Journal du jeudi, avait fait peu avant ses premières armes avec un polar, Traque à Ouaga, bien reçu par les spectateurs. Il n'a pas la prétention d'être un grand cinéaste, mais c'est avec des gens comme lui qu'on fera apparaître un nouveau cinéma, qui permettra au public de s'identifier aux acteurs, d'adhérer aux histoires qu'on raconte. J'ai d'ailleurs produit un autre film, lui aussi en numérique, Sous la clarté de la lune, d'Appoline Traoré. Il a été présenté en compétition au Fespaco, après avoir déjà eu un certain succès en salle dans le pays. Bien que ce long-métrage ait été tourné en douze jours, c'est vraiment du cinéma.
L'objectif est de réussir à tourner une dizaine de films comme cela par an, grâce à un véritable programme, pour lequel on espère un soutien du ministère de la Culture. Et de distribuer ces films aussi bien dans les salles qu'à la télévision et en VCD [DVD bas de gamme]. Il y a un grand appétit d'images en Afrique, à condition d'aller vers le local. Si, de surcroît, on touche avec nos films le marché international, cela doit être considéré comme un bonus.

J.A.I. : Mais auriez-vous pu tourner vos chefs-d'oeuvre, comme Tilaï ou Yaaba, en vidéo ? Ne risque-t-on pas une régression au niveau artistique ?

I.O. : Il faut faire avec la bicyclette qu'on a. De toute façon, le numérique, partout, progresse très vite. Je vais tourner moi-même mon prochain film, Le Triomphe de l'amour, ces prochaines semaines, en numérique. Et je n'aurai de comptes à rendre à personne. Évidemment, Tilaï aurait été différent en numérique, mais peut-être aussi bien. Il y a des choses qu'on ne peut pas faire, comme certains effets spéciaux. C'est grave pour le grand cinéma-spectacle, pas pour nous. Plus de 90 % des films actuels pourraient se tourner en numérique.

J.A.I. : De quoi redevenir optimiste quant à l'avenir du cinéma africain ?

I.O. : Je suis en effet beaucoup plus optimiste aujourd'hui. Le cinéma va être moins élitiste. De nouvelles images, de nouveaux acteurs vont arriver. Et le public sera là."

www.lintelligent.com/gabarits/art ...


• > Quand « Nollywood » s'affiche à Milan par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique

ITALIE - 3 avril 2005- par FERID BOUGHEDIR, ENVOYÉ SPÉCIAL
Ferid Boughedir était présent au festival de cinéma africain de Milan pour jeune Afrique. Il revient sur cette semaine, marquée par la présence nigérianne.

"Miracle à Milan est le titre d'un des films les plus connus du néoréalisme italien de l'après-guerre. Mais, cette année, le véritable « miracle », pour les cinéastes africains francophones, a été d'apprendre, en cette ville prédestinée, que leur continent détenait le record mondial de la production de films ! Et cela, loin devant le continent nord-américain et le sous-continent indien !
Lors du Festival du cinéma africain qui, du 14 au 21 mars, fêtait sa quinzième édition, une rétrospective a été consacrée à la vidéoproduction, de plus en plus prolifique, de films populaires tournés avec de tout petits budgets, essentiellement au Nigeria. Surnommée « Nollywood », cette industrie connaît un tel succès qu'elle atteint aujourd'hui le chiffre de 1 000 à 1 200 films produits annuellement (contre 800 pour « Bollywood », la production de Bombay, en Inde). Des films tournés à bon marché où coexistent tous les genres : le film d'action à l'américaine, la comédie ou l'évocation de croyances magiques populaires, avec une préférence pour le mélodrame familial - le moins coûteux à réaliser. Leurs protagonistes sont sujets à d'extraordinaires persécutions, à d'invraisemblables coups du sort ou à de gigantesques catastrophes, avec un thème récurrent : la stérilité de la femme. Dans le cinéma du Sud chrétien, c'est souvent un pasteur qui offre un soutien et exorcise les démons qu'affronte le héros ou l'héroïne. Dans le Nord haoussa et musulman, c'est un imam qui servira de guide spirituel.

À Milan ont été découverts plusieurs films parmi les plus représentatifs : à commencer par Living in Bondage (« Vivre en esclavage »), de Kenneth Nnebué, un immense succès qui a déclenché en 1992 le boom de l'industrie vidéo au Nigeria. Son sujet ? Un des thèmes dominants de Nollywood : la prospérité de l'élite bourgeoise de Lagos serait liée à des pratiques occultes et surtout à des rituels comprenant des sacrifices humains, combattus par l'exorcisme chrétien. Également présentées à Milan, les épopées traditionnelles font appel à un passé mythique où abondent forces surnaturelles et sortilèges, tel Igodo, Land of the Living Dead, de Don Pedro Obaseki et Andy Amenechi. Malgré la faiblesse de ses moyens (et un côté kitsch inhérent à la majorité de la production nigériane !), ce film dégage une magie naïve et populaire qui rejoint, par moments, celle du célèbre Yeelen du Malien Souleymane Cissé. Car, dans l'ensemble d'une production très médiocre, commencent à pointer quelques talents, comme celui de Tunde Kelani qui réussit, dans Saworoide, une allégorie politique où le spectateur reconnaît sans peine l'ex-dictateur sanguinaire Sani Abacha et l'actuel président Olusegun Obasanjo.

Aujourd'hui, paradoxalement, Nollywood considère la piraterie vidéo comme le fléau numéro un, alors que c'est elle qui lui a donné naissance : toute sa diffusion repose sur une infrastructure créée pour pirater les films américains, indiens et chinois de Hong Kong. Cela explique le coût très bas imposé aux productions : on tourne très vite et pas cher, en une semaine, puis on vend un maximum de copies originales en deux semaines, avant que n'arrivent les copies pirates, et on s'empresse d'entamer un autre film. Car aucun droit d'auteur n'est respecté : les diffuseurs « officiels » reproduisent beaucoup plus que prévu, les pirates à leur tour dupliquent et vendent sans contrôle, les chaînes de télévision retransmettent sans acquitter de droits, et les exportateurs revendent les films sans autorisation.

À la suite de Nollywood, des industries vidéo ont prospéré au Ghana et au Kenya. Quelques spécimens de cette production étaient également présentés à Milan, démontrant que, dans ce dernier pays, les films vidéo n'ont malheureusement plus de relation avec les cultures et les croyances populaires africaines, mais se contentent de copier les comédies sentimentales d'Hollywood.

L'électrochoc provoqué par la révélation des vidéo-films anglophones n'a pas empêché les cinéastes francophones de faire bonne figure à Milan : notamment par la confirmation de la bonne santé du cinéma burkinabè (avec les longs-métrages Ouaga Saga, de Dani Kouyaté, et La Nuit de la vérité, de Fanta Regina Nacro). Et la confirmation de l'irrésistible avancée du cinéma marocain, avec de vraies réussites, comme les longs-métrages L'Enfant Endormi, de Yasmine Kassari, et Le Grand Voyage, d'Ismaël Ferroukhi. Le cinéma tunisien, autrefois à l'avant-garde du Maghreb, semble stagner : il n'a présenté qu'un documentaire, Sur les traces de l'oubli, de Raja Amari, et un court-métrage, Visa, d'Ibrahim Letaïef (Tanit d'or des dernières journées cinématographiques de Carthage) - tous deux, il est vrai, de bonne facture. Malgré un cinéma encore sinistré, l'Algérie a brillé avec El Manara, de Belkacem Hadjadj, un film consacré à la guerre civile, qui a remporté le prix parallèle Cité de Venise.

Côté palmarès officiel, le septième art africain a fini par pâtir, comme on pouvait s'y attendre, de la récente ouverture de la compétition à l'Asie et à l'Amérique latine. Présidé par le Nigérian Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature, le jury a décerné le Grand Prix à un film du Kazakhstan, Le Chasseur, de Serik Aprymov, et le deuxième prix à Whisky, de l'Uruguayen Juan Pablo Rebelio, l'Afrique n'arrivant qu'en troisième position avec L'Enfant Endormi, mais se rattrapant avec le meilleur court-métrage de fiction, Le Jour de la mère, de Tsitsi Dangaremba (Zimbabwe), et les meilleurs documentaires, Arlit deuxième Paris, d'Idrissou Mora Kpai (Bénin-Niger), et Brown, de Kali Van Der Merwe (Afrique du Sud).

À l'issue de la table ronde consacrée au boom de la vidéo populaire anglophone, où les tenants francophones d'un cinéma africain de qualité n'ont pas manqué de faire entendre leur différence, on ne pouvait qu'admirer la maîtrise du doyen sénégalais Sembène Ousmane, l'un des rares cinéastes qui aient réussi à concilier cinéma militant et cinéma populaire. Son dernier film, le remarquable Moolaadé, avait ouvert le festival. Révolté par le fait que le public africain soit condamné à n'être que le consommateur passif des images des autres, n'avait-il pas déclaré : « Navets pour navets, je préfère encore que ces navets soient africains. » Message reçu cinq sur cinq, et qui a donné naissance à... Nollywood.

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• > Portrait de Dora Bouchoucha dans Jeune Afrique

Ridha Kéfi revient sur les actions de Dora Bouchoucha en faveur des jeunes scénaristes dans le Jeune Afrique du 10 avril 2005:

"Découvreuse de talents, cette productrice tunisienne aide les jeunes réalisateurs du Sud à trouver financements et débouchés pour leurs films.

Les cinéastes arabes et africains connaissent bien sa silhouette fine et son sourire amical. Dora Bouchoucha n'est pas seulement une productrice de films, elle milite aussi pour imposer le cinéma du Sud sur la scène mondiale. Son credo : aider les jeunes réalisateurs de la région à améliorer leurs scénarios et à trouver des financements auprès des fonds d'aide européens, où elle dispose de précieux contacts, afin qu'ils puissent tourner dans les meilleures conditions. Elle leur fournit aussi des tuyaux pour qu'ils assurent la distribution de leurs films à travers les réseaux des festivals, des chaînes de télévision et des salles commerciales. Le cinéma n'était pourtant pas sa première vocation.
Titulaire d'une maîtrise de lettres anglaises et d'un DEA en littérature à la Sorbonne (Paris, 1983), cette Tunisoise a commencé par enseigner la littérature anglaise à l'Institut Bourguiba des langues vivantes de Tunis, entre 1982 et 1994. Le « virus » du cinéma, elle l'a contracté en 1992, lorsqu'elle a été appelée à piloter la production de nombreux films pour le compte de Cinétéléfilms, sous la direction d'Ahmed Baha-Eddine Attia. Un stage en production et scénario à la Femis, à Paris, entre 1993 et 1995, a fini par la convaincre d'opter définitivement pour le métier de producteur.

Depuis, Dora Bouchoucha participe à l'aventure du cinéma du Sud. Avec foi et passion, elle cumule les casquettes. Fondatrice et directrice du Marché du film et de l'Atelier des projets dans le cadre des Journées cinématographiques de Carthage, durant six sessions (1992, 1994, 1996, 1998, 2000 et 2002) ; conseillère du Rotterdam Film Festival ; membre du Prince-Claus Fund Film Grant, d'Europa Cinéma et du jury de plusieurs festivals internationaux comme Valencia, Mons, Namur, Montpellier, Angers... Le 19 février dernier, à Alger, elle a présidé les Fennecs d'or qui ont couronné les meilleures productions télévisuelles algériennes de l'année 2004.

Créée il y a neuf ans, sa société de production, Nomadis Images, a produit une quinzaine de courts-métrages, trois documentaires et deux longs-métrages de fiction : Demain, je brûle de Mohamed Ben Smaïl et Satin Rouge de Raja Ammari. Elle en a deux autres en chantier : Trois p'tits tours... et puis s'en font de Mohamed Ben Attia (en phase de développement) et Baraket, de la réalisatrice algérienne Djamila Sahraoui, dont le premier tour de manivelle devait être donné en ce début d'avril à Tipaza, près d'Alger. Ces quatre films ont un point commun : ce sont des « premières oeuvres ». Est-ce le fruit du hasard ? Non, car Dora Bouchoucha aime travailler avec les réalisateurs en herbe. Pour preuve : elle a fondé, en 1997, l'atelier Sud Écriture pour aider les jeunes auteurs d'Afrique, du Maghreb et du Moyen-Orient à finaliser leurs scénarios.

Cet atelier, qui a bénéficié du soutien de nombreux organismes européens - Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et Conseil national du cinéma (CNC-France), Fondations Prince-Claus et Hubert-Bals (Pays-Bas) -, a organisé onze sessions, qui ont permis à cinquante-quatre jeunes cinéastes d'améliorer leurs scénarios sous les conseils d'auteurs confirmés comme Jacques Fieschi et Jacques Akchoti. Vingt d'entre eux ont pu produire leurs films. Une douzaine ont été primés dans des festivals, dont Jean Chamoun (L'Ombre de la ville, Liban), Assane Kouyaté (Kabala, Mali), Nawfel Saheb Ettaba (Kotbia, Tunisie), Régina Fanta Nacro (La Nuit de la vérité, Burkina Faso), Hassan Benjelloun (La Chambre Noire, Maroc) et Ousmane Mahamane (Hatsari, Niger)."

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Ameriques   
  • > "Vues d’Afrique 2005 : sous le soleil de Montréal" par Jasmine Champenois pour www.africultures.com

"S’il est une ville où le métissage harmonieux se fait palpable, il s’agit bien de la québécoise Montréal. Pour ses organisateurs, le Festival Vues d’Afrique et ses 21 éditions, « y sont pour quelque chose », tant il permet la diffusion de la culture de diverses régions du monde. Soutenu, entre autres, par l’Agence Canadienne de Développement International, les Affaires étrangères ainsi que l’Agence pour la Francophonie, nul doute que ces journées du cinéma africain et créole se sont installées dans le paysage culturel du Québec.
Cette édition du 14 au 24 avril 2005 a ramené du Fespaco (Ouagadougou, mars 2005) une grande partie de sa sélection. La Chambre Noire (Hassan Benjelloun, Maroc, Etalon d’argent Fespaco 2005), Lettre d’Amour Zoulou (Ramadan Suleman, Afrique du Sud, Meilleure Interprétation Féminine Fespaco 2005, Prix de l'Union européenne), La Nuit de la Vérité (Fanta Régina Nacro, Burkina Faso, Meilleur Scénario Fespaco 2005) figuraient parmi la sélection. En plus de ces locomotives, le festival a présenté en une dizaine de jours près de 110 films courts et longs, fiction et documentaire, d’Afrique, des Caraïbes, du Canada et de France. Pléthore pour le public montréalais qui semble avoir répondu présent à l’appel.
Parmi les invités de marque, on pouvait rencontrer entre deux conférences de presse, le cinéaste sénégalais Moussa Touré, heureux du succès de son nouveau documentaire 5x5 (Sénégal, 2005), qui raconte l’histoire de Jean Salif Diallo, de ses 5 femmes et de ses 25 enfants. A suivre de près, sa diffusion au Sénégal qui promet de relancer l’intérêt des publics locaux pour ses cinéastes. Egalement présents, Hassan Benjelloun et Jean-Marie Teno. Ce dernier présentant son récent film Le Malentendu Colonial (Cameroun, 2004) a fait salle comble et a reçu le prix du meilleur documentaire. Comme à son habitude, le cinéaste camerounais poursuit ses investigations historiques et politiques sur les relations de l’Afrique avec les anciennes puissances colonisatrices. Dans ce document passionnant, il s’intéresse de plus près aux missionnaires allemands du 19ème siècle partis « civiliser » la Namibie et le Cameroun. Teno mène une enquête minutieuse parsemée d’archives et d’entretiens. Sa caméra ne s’embarrasse pas d’effets esthétiques alors qu’il s’évertue à dénoncer les crimes de la colonisation. Documentaire commandité par l’Allemagne à l’occasion de sa commémoration du génocide colonial du peuple Herero (1904-1907), il serait de bon augure que ce film soit vu dans d’autres pays européens, surtout à l’heure où les parlementaires français célèbrent encore « le rôle positif de la colonisation » (Le Monde, 15 avril 2005).
Autre bonheur du palmarès 2005, le prix du meilleur film de fiction attribué au premier long-métrage de la belgo-marocaine, Yasmine Kassari. (voir critique et entretien par Olivier Barlet sur le site) L’Enfant endormi (Belgique/Maroc, 2004) raconte l’histoire d’une jeune mariée d’une province marocaine reculée, dont le mari quitte le pays pour la clandestinité au lendemain de leurs noces. En attendant le retour improbable de son mari, Zeinab décide d’endormir l’enfant qu’elle attend de lui, selon une pratique ancestrale. Endormissement du fœtus comme métaphore de l’attente douloureuse des femmes dont les maris partent pour l’émigration, la caméra de Kassari, pudique, brosse à traits fins le quotidien et la solitude forcée de femmes pour qui les hommes sont à la fois porteurs d’espoir et d’adversité.
A Vues d’Afrique, il y a plus que la projection d’images. Cette année, entre autres, les cinéastes ont pu rencontrer les diplomates de leur pays en poste au Canada, lors d’une réunion informelle organisée par le festival, « pour réconcilier le politique et le culturel » selon le président du conseil d’administration du festival, Ousseynou Diop. En parallèle, un colloque universitaire sur le thème Afrique réconciliée. Mémoire et Histoire (organisé par le centre de recherche Le Soi et l’Autre, UQAM, Dr. Sathya Rao) s’est tenu à l’Université Concordia pour réfléchir aux défis rencontrés par les cinémas d’Afrique, ses liens avec la littérature, avec l’oralité ainsi qu’avec l’impérialisme passé et présent. Grâce à cet évènement, le professeur Sada Niang, spécialiste du cinéma de Sembène et Mambéty, a également tenu une classe de maître ouverte à tous et le professeur Jean Ouedraogo a pu officialiser le lancement de son ouvrage Cinéma et Littérature du Burkina Faso (voir entretien avec Jean Ouedraogo).
Lors de ces Journées, cinéastes, diplomates, universitaires et cinéphiles ont fait bon ménage, révélant l’importance effective de cette plateforme pour le dialogue et la compréhension mutuelle. Ses activités se poursuivent sur le continent africain avec des projections dans des festivals partenaires, un programme d’incitation à la coproduction Nord/Sud et des ateliers de formation."

www.africultures.com/index.asp?me ...



• > Vues d'Afrique: palmarès

Les Journées du cinéma africain et créole se sont déroulées du 14 au 24 avril 2005 à Montréal. Voici le palmarès:

Compétition fiction:
Le Prix de la communication interculturelle long métrage remis par Radio Canada Télévision a été décerné à
L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Maroc).

Le jury a attribué une mention spéciale au film Les Suspects de Kamal Dehane (Algérie) et souligne par un coup de cœur le film Biguine de Guy Deslauriers (Martinique).

Le Prix de la communication interculturelle court métrage remis par Radio Canada Télévision est décerné à
Rencontre en ligne de Adama Roamba (Burkina Faso)

Le jury a attribué une mention spéciale à Safi, la petite mère de Raso Ganemtore (Burkina Faso)

Le Prix Images de Femmes Micheline Vaillancourt remis par le CIRTEF et le magazine Amina est décerné à
La Nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro (Burkina Faso)

Le jury Panorama du cinéma africain et créole fiction était composé de Marcel Beaulieu, Wladimir Jeanty, Renée Roy et Gaudeline Sauriol.

Compétition documentaire
Le Prix de la communication interculturelle documentaire offert par TV5 est décerné au Malentendu Colonial de Jean-Marie Teno (Cameroun)

Le Prix Images de Femmes offert par OXFAM Québec et le magazine AMINA est décerné au Plafond de verre de Yamina Benguigui (Algérie)

Le jury a attribué une mention spéciale à Des vies en réparation de Ndeye Thiam Daquo (Sénégal) et à Un amour pendant la guerre de Oswalde Lewat-Hallade (Cameroun)

Le jury Panorama du cinéma africain et créole documentaires était composé de Isabelle Hachette, Marie-Noëlle Houé, Mahalia Verna et Pierre Wilson.

Compétition Regards du monde:
Le Prix Vues d’Afrique est décerné à Vieux croco, petit poussin de Philippe Dutilleul (Belgique)

Le jury a attribué une mention spéciale à Djourou, une corde à ton cou de Olivier Zuchuat (Suisse) et Quand l'Afrique se racontera de Christine Carrière (France).

Le jury Regard du Monde était composé de Eric Bernard, Khadija Darid, Nosrat Haouari et Erwan Massiot.

Compétition Regards d'ici:
Le Prix ONF du meilleur film canadien est décerné ex-aequo à Maraboutage de Louis Cyr et Hôtel Saudade de Cameron Bailey. La Bourse spéciale à la meilleure production indépendante offerte par l’ONF est décernée à ces deux films.

Le jury a attribué une mention spéciale au Prix de la paix de Paul Cowan et Story of a Beautiful Country de Khala Matabane

Le jury Regard d’ici était composé de Bachir Bensaddek, Lisa Ndejuru, Pierre Pageau et Marc Thibodeau.

www.vuesdafrique.org




Europe   
  • > Ateliers de projets du Festival de Cannes

En 2005, le Festival de Cannes lance l'Atelier du Festival et charge la Cinéfondation de choisir des projets de films pour les porter à l'attention des producteurs internationaux. Tout sera mis en oeuvre pour que ces réalisateurs puissent rencontrer, pendant le festival, les professionnels du cinéma susceptibles de les aider à construire leur oeuvre.
" Le livre des projets " est en ligne à l'adresse http://a69.g.akamai.net/7/69/7515/v1/ ... à disposition des producteurs désireux de s'informer sur les oeuvres et de prendre date pour des rendez-vous à Cannes avec les artistes (13 au 15 mai).

Les réalisateurs francophones sélectionnés sont les suivants:
- Fatmir Koçi, Albanie, Man and Woman
- Joachim Lafosse, Belgique, Révolte Intime
- David Lambert, France, Prisonnière
- Imunga Ivanga, Gabon, L'ombre de Liberty
- Som Ock Southioponh, Laos, Les Amis
- Mahamat-Saleh Haroun, Tchad, Daratt

www.festival-cannes.f


• > Lancement à Cannes du réseau européen des Régions Capitales

C’est au cours du Festival de Cannes, le 13 mai 2005, que sera présenté le nouveau réseau des Régions Capitales pour le Cinéma (Capital Regions for Cinema - CRC).

Ce réseau est le fruit des accords de partenariats qui ont été signés entre les organismes spécialisés de quatre régions capitales européennes : la Commission du Film d’Ile-de-France, la Commission du film du Latium, la Commission du Film de Madrid et le Medienboard Berlin-Brandenburg.

L’objectif du réseau est de mettre en commun le fort potentiel créatif des régions capitales européennes concernées et ainsi de créer un environnement favorable à la coopération et à la coproduction de projets cinématographiques et audiovisuels.

Grâce au réseau CRC, la culture, la créativité et le pouvoir économique des régions capitales s’unissent afin de créer une dynamique européenne sur le marché international.

Le réseau a été conçu dans le but de renforcer et de soutenir la coopération entre les producteurs européens.
Ainsi, le CRC organise quatre évènements à Cannes afin de mettre en relation producteurs, distributeurs et investisseurs. Ces rencontres visent à favoriser la mise en place de projets de coproductions entre les quatre régions capitales :
- Le 16 mai à partir de 9h30 : France-Allemagne sur le stand de la région Ile-de-France
- Le 17 mai à partir de 9h30 : Italie-France sur le stand de la région Ile-de-France
- Le 18 mai à partir de 9h30 : Espagne-France sur le stand de la région Ile-de-France
- Le 19 mai à partir de 9h30 : Italie-Espagne sur le pavillon de Cinecittà

Pour plus d’informations, contactez:

yann.marchet@idf-film.com


• > Composition des jurys de la sélection officielle, Cannes 2005

Quatre Européens siègeront cette année aux côtés du président serbe Emir Kusturica dans le jury de la Compétition Officielle du 58e Festival de Cannes (11-22 mai). L’acteur espagnol Javier Bardem sera en effet de la partie avec les cinéastes français Agnès Varda et Benoît Jacquot, le réalisateur allemand Fatih Akin complétant le bloc du Vieux continent, son dernier film Crossing the bridge ayant droit à une projection hors compétition. Les quatre autres jurés dont les noms ont été révélés vendredi soir sont le Prix Nobel de littérature américain Toni Morrison, le réalisateur chinois John Woo et les comédiennes Salma Hayek (Mexique) et Nandita Das (Inde).

Par ailleurs, la composition du jury de la sélection Un Certain Regard a également été dévoilée. Présidé par le cinéaste américain Alexander Payne, il comprendra le réalisateur et scénariste français Gilles Marchand, la directrice du festival de Rotterdam Sandra Den Hamer, les journalistes Katia Chapoutier (Canada) et Geneviève Welcomme (France), l’écrivain et critique argentin Eduardo Antin et l’actrice Betsy Blair (Etats-Unis).

De son côté, la Caméra d'Or qui distingue le meilleur premier long métrage du festival (toutes sections confondues) sera attribuée par un panel présidé par le réalisateur iranien Abbas Kiarostami, assisté par le critique américain Scott Foundas, l’Italien Roberto Turigliatto (Festival de Turin), le cinéaste français Malik Chibane et par cinq autres jurés originaires de l’Hexagone: l’écrivain Patrick Chamoiseau, le technicien Luc Pourrinet, le critique Yves Allion, la cinéphile Laura Meyer et le directeur de la photographie Romain Winding.

Enfin, le jury de la Cinéfondation et des courts métrages, placé sous la présidence du réalisateur taiwanais Edward Yang comprendra sa consoeur belge Chantal Akerman, le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, le critique et écrivain britannique Colin MacCabe ainsi que l’actrice française Sylvie Testud.

Source www.cineuropa.org


• > 19 Producers on The Move sur la Croisette

10 productrices et neuf producteurs issus de 19 pays européens constituent le contingent 2005 des Producers on the Move que l’European Film Promotion (EFP) emmènera sur la Croisette à l’occasion du 58e Festival de Cannes. Du 13 au 16 mai prochain, les 19 sélectionnés auront l’opportunité de participer à de nombreux événements, notamment à un déjeuner de coproduction réunissant 100 producteurs européens et à une session de "pitch". Par ailleurs, le Producers Network mis en place par le Marché du Film de Cannes accueillera le 16 mai les nouveaux Producers on the Move pour une présentation à l’ensemble des participants du Network. Lancée en 2000 et soutenu par le Programme Media de l’UE, cette initiative de l’EFP vise à mettre sous les feux des projecteurs le métier de producteur et plusieurs personnalités prometteuses. Les sélectionnés sont en effet choisis par les organisations membres de l’EFP sur la base du succès national, des vente à l’étranger et de la participation à un festival international d’un film qu’ils ont produit.

Producteurs francophones sélectionnés:
- Yann Gilbert - La Mouche du Coche (France)
- András Muhi - Inforg Stúdió (Hongrie)
- Dionyssis Samiotis - Cinegram S.A. Film & TV Prods (Grèce)
- Anne Schroeder - Samsa Film (Luxembourg)
Helena Uldrichová - Barrandov Studios (République Tchèque)
- Ida Weiss- Bela Film (Slovénie)

www.efp-online.com


• > Prix Joseph Plateau, Belgique

Lors de la Remise des Prix Joseph Plateau 2004, c’est Steve + Sky qui a été choisi comme meilleur film belge de l’année. Le premier film de Felix Van Groeningen a également obtenu le Prix pour la Meilleure Musique pour la composition de Soulwax. La Femme de Gilles a obtenu deux prix, celui du Meilleur Scénario Belge et celui du Meilleur Réalisateur Belge pour Frédéric Fonteyne.

Steve + Sky fut nommé à cinq reprises: Meilleur Film Belge, Meilleur Réalisateur Belge, Meilleur Acteur Belge, Meilleur Scénario Belge et Meilleur Compositeur Belge. Le premier film de Felix Van Groeningen a finalement remporté deux prix. Le Meilleur Film Belge et le Meilleur Compositeur Belge. Lauréats pour la musique de Steve + Sky: Stephen + David Dewaele et Stefaan Van Leuven (aka 2 Many DJ’s, Soulwax).

Le Prix Joseph Plateau pour le Meilleur Réalisateur Belge est allé à Frédéric Fonteyne, pour La Femme de Gilles. Dans la catégorie de Meilleure Actrice Belge c’est Marie Vinck qui l’a emporté pour ses débuts dans De Kus, le film de sa mère Hilde Van Mieghem. Benoît Poelvoorde quant à lui a été sacré Meilleur Acteur Belge 2004 pour ses interprétations de Aaltra et Podium.

Pour le scénario de La Femme de Gilles, Frédéric Fonteyne pour le Meilleur Scénario en collaboration avec Philippe Blasband et Marion Hänsel, s’est vu remettre un deuxième Prix Plateau. Le Prix du Meilleur Court Métrage a été attribué à Micha Wald pour Alice et Moi.

Cette 18ème édition des Prix Joseph Plateau doit être considérée comme une étape de transition dans l’attente d’une toute nouvelle structure. Le Festival du Film de Gand a décidé de nommer un jury, composé de membres de la profession, de la distribution et de la presse qui a choisi les nommés et les lauréats. L’an 2006 entonnera un nouveau ‘concept’ des Prix Belges. Le but est de donner à cette manifestation davantage encore de prestige.

Les Lauréats 2004:

- Meilleur Film Belge 2004: Steve + Sky
- Meilleur Réalisateur Belge 2004: Frédéric Fonteyne (pour La Femme de Gilles)
- Meilleure Actrice Belge 2004: Marie Vinck (pour De Kus)
- Meilleur Acteur Belge 2004: Benoît Poelvoorde (pour Aaltra et Podium)
- Meilleur Scénario Belge 2004: Philippe Blasband, Frédéric Fonteyne et Marion Hänsel (pour La Femme de Gilles)
- Meilleur Compositeur Belge 2004: Soulwax (pour Steve + Sky)
- Meilleur Court Métrage 2004: Alice et Moi (de Micha Wald


• > Paris, la métisse

Le projet "Paris la métisse" proposait à des réalisateurs originaires d'Afrique Noire, d'Afrique du Nord, des CarÏbes, d'Asie et d'Amérique latine de réaliser chacun un plan séquence de 5mn sur le thème: Paris, la métisse. L'ensemble de ces films constitue un long métrage aujourd'hui achevé.

Les réalisateurs impliqués dans ce projet sont Stéfan Sao Nélet, d'origine vietnamienne; Léandre-Alain Baker, originaire du Congo; Mariette Monpierre, d'origine guadeloupéenne; Hubert Koundé, d'origine béninoise; Neary Hay, d'origine cambodgienne; Kevin Pareemanen, originaire de l'île Maurice; Juliano Ribeiro Salgado, d'origine brésilienne; Benny Malapa, d'origine camerounaise; Newton I Aduaka, originaire du Niger; Dyana Gaye, d'origine sénégalaise; Virak Thun, originaire du Cambodge; Owel A Brown, d'origine ivoirienne; Nadia El Fani, d'origine tunisienne; Abnousse Shalmani, d'origine iranienne et Karim Bensalah, d'origine algéro-brésilienne.


• > Programme de l'Acid à Cannes

Les dix films que présentera L'ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) à Cannes, du 12 au 21 mai, à raison d'un film différent chaque jour, projeté deux fois : à 11h au Studio 13, puis à 20h au cinéma Les Arcades.
Dix courts métrages seront projetés en première partie de programme, proposés par l'ADAMI.

- jeudi 12 mai: Massaker (doc), Monika Borgmann, Herman Theissen, Lokman Slim, France/ Liban/ Allemagne/ Suisse
- vendredi 13 mai: L'Enfant Endormi (fiction), Yasmine Kassari, Belgique/ Maroc
- samedi 14 mai: Blush (fiction), Wim Vandekeybus, Belgique / France
- dimanche 15 mai: Phipop (fiction), Alain Mazars, France
- lundi 16 mai: Odessa...Odessa (doc), Michale Boganim, France/ Israël
- mardi 17 mai: Oublier Cheyenne (fiction), Valérie Minetto, France
- mercredi 18 mai: Alimentation générale (doc), Chantal Briet, France
- jeudi 19 mai: El Cantor (fiction), Joseph Morder, France
- vendredi 20 mai: Secteur 545 (doc), Pierre Creton, France
- samedi 21 mai: L'amour à la mer (fiction), Guy Gilles, France

www.lacid.org


• > Eurocine 25 et Finale de Cine Quest 2

Le lundi 9 mai aura lieu à Bruxelles l'événement Eurocine 25.
Il s'agit de célébrer l'entrée des nouveaux pays membres de l'Union Européenne en projetant simultanément dans 25 salles de cinéma des films issus de ces 25 pays.

Les films francophones sélectionnés sont:
- Antares, Götz Spielmann, Autriche
- Last Night on Earth, Gilles Daoust, Belgique
- Champions (Mistrí), Marek Najbrt, République Tchèque
- Mon Petit Doigt M'a Dit, Pascal Thomas, France
- Brides (Nyfes), Pantelis Voulgaris, Grèce
- Tamara, Szabolcs Hajdu, Hongrie
- Utterly Alone (Vienui vieni), Jonas Vaitkus, Lituanie
- La Revanche des Chômeurs, Andy Bausch, Luxembourg
- Warsaw (Warszawa), Dariusz Gajewski, Pologne
- Two Syllables Behind (O Dve Slabiky Pozadu), Katarina Sulajova, République Slovaque
- Cheese and Jam (Kajmak in Marmelade), Branko Djuric, Slovénie

A cette occasion aura également lieu la finale du concours Ciné Quest 2, créé par Title Films, à 19h30. La Finale débutera par la proclamation du réalisateur lauréat, choisi par le Jury parmi les 5 finalistes du concours de réalisation. Le réalisateur lauréat réalisera le film long métrage tiré du scénario gagnant du concours La Main Verte, de Lionel Vandenbosch. Title Films se chargera de la production du film, qui sera ensuite distribué au Benelux par Kinepolis Film Distribution.

Plus d'infos:
www.eurocine25.be
www.cinequest.be


• > Journée européenne au Festival de Cannes

Les cinémas d' Europe et la société de l'information seront au centre des discussions lors de la maintenant traditionnelle Journée de l'Europe à Cannes, le 17 mai prochain.

Pour la troisième année de la Journée de l'Europe, à l'invitation de Viviane Reding, commissaire européenne pour la Société de l'information et les Médias, et de Gilles Jacob, président du Festival, un débat d'actualité portera sur les chances pour nos cinématographies qu'apporte la distribution de films sur Internet autant que sur les défis à relever.

Au programme de la Journée :
- La montée des marches des ministres de la Culture des 25 pays européens le 16 mai au soir, symbole de l'unité de l'Europe autour de son cinéma.
- La traditionnelle Rencontre des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel de l'Union européenne avec des cinéastes, des producteurs et des patrons de télécoms.
- La conférence de presse de Viviane Reding et des ministres sur les premières solutions pour renforcer la coopération entre fournisseurs de contenus et diffuseurs au profit des films européens.
- La remise pour la deuxième fois du Prix " Nouveau talent " de l'Union européenne à un projet de film d'un jeune auteur.
- La réunion d'un Sommet des fournisseurs de contenus et des fournisseurs d'accès autour de Viviane Reding.

Et, comme chaque année, le Pavillon MEDIA de l'Union européenne sera à la disposition des professionnels dans le Village International.


• > Title Films présente Title Tax Shelter

Title Films SPRL a récemment annoncé le lancement de son offre Title Tax Shelter, "la" solution belge.

Le Tax Shelter est un incitant fiscal lancé en 2003 par le gouvernement fédéral en vue de soutenir l’industrie
cinématographique belge. Il permet à une société belge qui investit dans la production audiovisuelle (long-métrage)
en Belgique de bénéficier d’une exonération fiscale de 150% des montants investis. Combiné avec un mécanisme
de prêt à hauteur de 40%, cet incitant réduit le risque de la société investisseuse à 9%.

Title Tax Shelter est l’offre Tax Shelter de Title Films. Elle propose des solutions flexibles à l’investisseur,
dépendant de son profil. Plusieurs formules sont possibles, selon que l’investisseur soit intéressé par l’aspect fiscal, financier, culturel ou promotionnel du Tax Shelter, et qu’il soit averse ou non au risque.
Title Tax Shelter donne donc le choix à l’investisseur.
Title Films propose également des avantages promotionnels à l’investisseur : crédit au générique, invitations aux avant-premières des films, logo sur la campagne média du film, …

Title Films sprl est une société de production audiovisuelle belge, lauréate de plusieurs prix, et fondée
par Giles Daoust (Start Academy Winner / Hollywood Award Nominee), Alain Berliner (Golden Globe / European
Film Award Winner), Serge Peffer (Vice-président de l’ICHEC Business School).

Les conditions de base* de l’offre Title Tax Shelter sont :
- Investissement pour un montant minimum de 250.000 euros
- L’investisseur doit être une société belge (ou un établissement stable d’une société étrangère en Belgique)
- La base imposable de l’investisseur doit être supérieur à 750.000 euros
* Conditions complètes disponibles sur demande
Contact: Giles Daoust, CEO Title Films sprl - +32.2.211.34.37 – gdaoust@titlefilms.be

www.titlefilms.be/taxshelte


• > Produire au sud Cannes 2005

Le Festival des 3 Continents met en place un dispositif spécifique à Cannes au bénéfice des producteurs du Sud, dans la continuité de l'atelier organisé en novembre à Nantes et des autres séminaires organisés tout au long de l'année à Lima, Buenos Aires, Bogota, Djakarta...
C'est pour les aider tout au long de leur séjour, pour faciliter les démarches, les rencontres, les recherches inhérentes à tout séjour Cannois que Produire au Sud, avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères, leur offre un appui logistique (mise à disposition de bureau avec accès internet, visibilité de leur présence à Cannes par la biais d'un catalogue présentant leurs projets...), ainsi que l'accès à un réseau étendu.

Les professionnels européens qui souhaitent contacter ces producteurs doivent contacter Produire au Sud en envoyant un mail à produireausud@3continents.com ou directement par mail les producteurs (en copie jointe à produireausud@3continents.com). Le catalogue de présentation des producteurs et de leurs projets pourra être téléchargé en pdf le 2 mai sur la page suivante: http://www.3continents.com/produire_au_s ...

Dans le cadre du Pavillon des cinémas du Sud, le Festival des 3 Continents organise des leçons de production, réalisées par des producteurs du sud de notoriété internationale. Ces leçons prendront la forme de "cas pratique " autour de films sélectionnés ces deux dernières années au Festival de Cannes. Les producteurs du Sud et leurs coproducteurs seront conviés à confronter leur expérience, permettant ainsi un panel des types de montage financier des films du Sud.
Ces leçons se dérouleront sur le Pavillon des Cinémas du Sud, et s'adresseront à un public professionnel.
Ces leçons se dérouleront les vendredi 13, dimanche 15, mardi 17, mercredi 18 et jeudi 19 mai à 15 h.

Le programme de ces "Aventures de production" sera publié le 4 mai.

http://www.3continents.com/produire_au_s ...



Les 10 producteurs de "Produire au Sud" participeront aux réunions thématiques du Producer's network du Marché du film.
Ils sont également invités à rencontrer les producteurs européens de ACE (Ateliers du Cinéma Européen) et à participer aux leçons de production du Pavillon Sud (cf. infra). Bref, tout est fait pour favoriser les rencontres entre professionnels (producteurs, distributeurs, diffuseurs) du Nord et du Sud, les échanges respectifs de savoir faire et la transmission d'informations très actualisées sur les pratiques et les tendances du secteur.



• > Changement de direction à l'Office fédéral de la culture suisse

Depuis le 1er avril, l'Office fédéral de la culture (OFC) a un nouveau directeur. Il s'agit de Jean-Frédéric Jauslin, qui monte en grade après avoir tenu les rênes de la Bibliothèque nationale pendant quinze ans. Ce docteur en informatique de 50 ans remplace David Streiff, ancien directeur du Festival de Locarno, qui s'est efforcé d'améliorer la situation de la culture en Suisse pendant onze ans.
Le jour de ce départ, le 31 mars dernier, Marc Wehrlin, chef de la Section du cinéma de l'OFC, annonçait qu'il quittait lui aussi ses fonctions, après dix ans d'activité, pour occuper le poste de directeur adjoint de l'OFC dès le 1er août prochain.

Le bilan du tandem Streiff-Wehrlin, loin d'être négligeable – augmentation du crédit du cinéma de 12,3 à 22,5 millions d'euros (dont 12,5 millions destinés à la production), instauration de l'aide liée au succès, création du Prix du cinéma suisse, réforme des structures d'aide – est un peu occulté par l'atmosphère tendue induite par les restrictions budgétaires de la Confédération jusqu'en 2008. Tout en redoutant l'inconnu, on espère néanmoins implicitement qu'un changement de personnel à l'OFC favorisera un improbable miracle concernant l'engagement financier de la Confédération pour le cinéma.

Il convient cependant de préciser qu'en l'absence d'un ministère de la culture en Suisse, le directeur de l'OFC, de même que le chef de la Section du cinéma qui lui est subordonné, n'ont qu'un pouvoir décisionnel limité. C'est le conseiller fédéral Pascal Couchepin, chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI), qui a en effet la haute main sur ce domaine, cela en plus des assurances sociales, de la santé, de l'enseignement et de la recherche…
Depuis l'arrivée de Pascal Couchepin la tête du DFI en 2001, il était de notoriété publique que le courant avec David Streiff passait mal: entre l'homme d'action et celui qui se dépeignait comme un "jardinier de la culture", les relations se sont rapidement dégradées. Si bien que les reproches virulents et imprécis adressés par M. Couchepin à son subordonné par voie de presse, pendant le Festival de Locarno, ont abouti à son renvoi expéditif à la fin du mois d'août 2004. Le procédé, cavalier, avait suscité un vif émoi dans les milieux du cinéma.

Le successeur de David Streiff, Jean-Frédéric Jauslin, réputé pour ses qualités de manager, correspond probablement mieux aux attentes du ministre pour la période de coupes budgétaires qu'affronte l'OFC, qui sont estimées à quelque 2,5 millions d'euros et auxquelles le cinéma devrait probablement pouvoir échapper. Aujourd'hui, la question que tout le monde se pose concerne bien sûr le remplacement de Marc Wehrlin aux commandes de la Section du cinéma. Réponse dans quelques semaines.

http://www.bak.admin.ch/index_f.html

Source: www.cineuropa.org


• > Eurimages soutient 12 coproductions européennes

Lors de sa 95e réunion, du 24 au 27 avril 2005 à Skopje, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la coproduction à 12 longs métrages pour un montant total de 3,8 millions d'Euros.

Les coproductions francophones soutenues sont :
- Cenneti Beklerken, Dervis Zaim (Turquie, Hongrie)
- L'Etoile du Soldat, Christophe de Ponfilly(France, Allemagne)
- Fair Play, Lionel Bailliu (France, Belgique, République Tchèque)
- Jardins en Automne, Otar Iosseliani (France, Italie, Fédération de Russie)
- Lapislazuli, Wolfgang Murnberger (Autriche, Allemagne, Luxembourg)
- Muzika, Juraj Nvota (Slovaquie, Allemagne)
- Nadzieja (Hope), Stanislaw Mucha (Pologne, Allemagne)
- The Peace With Monk Seals, Miloslav Novak (République Tchèque, Italie)
- POL 62, Pol Cruchten (Luxembourg, Autriche)
- La Stella Che Non C'è, Gianni Amelio (Italy / Italie) (Italie, France, Suisse)

EURIMAGES est le fonds de soutien à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d'oeuvres cinématographiques européennes, institué par le Conseil de l'Europe en 1988.

www.coe.int/Eurimages


• > Appel à candidats pour les Ateliers ACE

Le recrutement des participants aux prochains ateliers ACE (Ateliers du Cinéma européen) s’opèrera entre le 1er mai au 1er juillet, avec pré-sélection en septembre.

Grâce aux ateliers de formation, aux séminaires et au suivi personnalisé de projets offerts par ACE, les participants peuvent améliorer les chances de réussite de leurs films. En effet, ACE s'efforce d'aider les producteurs à garantir une cohérence maximale à leur projet, en mettant toujours en perspective tant les aspects créatifs que financiers. Echanges, analyses et travail du scénario, élaboration de plans de financement, identification et recherche de partenaires : toute la démarche de développement du projet se construit avec les producteurs ACE, qui restent seuls décisionnaires. A l'issue de la première année, tout producteur a la possibilité de continuer à bénéficier des services offerts par ACE en rejoignant le Réseau des Producteurs ACE.

La participation est ouverte aux producteurs européens ayant produit au moins un long métrage en tant que producteur principal. Idéalement, ils doivent présenter un projet de long métrage au tout premier stade du développement (1er draft).

L’équipe de ACE se tient à la disposition des producteurs pour toute question, notamment à l’occasion du Festival de Cannes, du 11 au 20 mai. Un bureau y est accessible au 64 ter rue d’Antibes (Entrée A/2ème ascenseur/2ème étage); Tél : +33 4 93 99 32 13, Fax : +33 4 93 99 45 22.

www.ace-producers.com


• > Conférence de l'Observatoire Européen de l'Audioviosuel: Pays tiers et cinéma européen, 15 mai 2005

L'Observatoire européen de l'audiovisuel organise le 15 mai, à Cannes, une conférence sur les partenariats possibles entre les pays tiers et l'industrie du cinéma européen. L'accès au marché européen pour les films non-européens et les définitions juridiques, clés d'accès aux fonds de soutien en Europe, sont au programme de la conférence, qui sera suivie d'une table ronde réunissant notamment des représentants de programmes d'aide au cinéma, d'organismes d'Etat et des juristes.

www.obs.coe.int


• > "Premier défilé sur mesure pour les cinémas d'Afrique taille XL", par Karin Tshidimba, pour La Libre Belgique

Karin Tshidimba a assisté pour La Libre Belgique à Afrique taille XL, panorama des cinémas africains à Bruxelles.

"Panorama bien suivi des films africains à Ixelles. Expérience à poursuivre l'an prochain...

Pari tenu pour Afrique taille XL, premier panorama des cinémas d'Afrique qui a allumé l'écran du petit Théâtre Mercelis à Ixelles ces 28, 29 et 30 avril. Une réussite en termes de proposition et de fréquentation. Proposition parce que la programmation s'est montrée à la hauteur des attentes: riche et éclectique (films-calebasses, films urbains, cinéastes jeunes et anciens, films tournés en Afrique et sur le vieux continent). Fréquentation puisque la manifestation a réussi à drainer un public fidèle même aux séances les moins exposées (matinées et débuts d'après-midi) et a connu les salles pleines à quelques heures plus prisées. Outre le film d'ouverture, Zulu love letter du Sud-Africain Ramadan Suleman, arrivé tout auréolé de son succès ouagalais (Fespaco 2005), la séance des courts métrages, équilibrée et dense, a ainsi attiré un public nombreux et bigarré.

Un autre temps fort de la manifestation aura été la rencontre organisée avec les cinéastes samedi après-midi. Treize d'entre eux avaient fait le déplacement et se sont retrouvés sur scène. Un débat où l'on aura regretté un manque d'écoute flagrant à certains moments et l'agressivité paradoxale de certains intervenants (dans la salle et sur scène) témoignant indubitablement des difficultés rencontrées par les cinémas d'Afrique pour sortir des ghettos financiers et institutionnels où ils sont enfermés.

Echanges échauffés

«À qui profite ce crime?» s'est interrogé le Guinéen Mama Keïta, notant que «l'aide européenne à l'ensemble des pays pauvres s'élève à 60 milliards d'euros alors même que la seule entreprise Total réalise un bénéfice de 10 milliards d'euros, principalement dans ces pays en développement... Ce qui me frappe, c'est que le cinéma est avant tout question d'histoires, de lumière, de musique et de rythme, toutes choses que notre tradition cultive à merveille: nous sommes le peuple de l'histoire, du rythme, de la lumière et de la musique; comment malgré tous nos dons continuons- nous à être invisibles sur la scène internationale?»

Un questionnement qui, pour certains, est même une souffrance, se déclarant «usés» par l'incessante quête financière qui les oblige à porter des projets à bout de bras durant dix ans parfois, comme en témoigne le Béninois Sylvestre Amoussou, concernant son projet aigre-doux Africa Paradis...

On regrettera aussi que des questions inutilement provocatrices - notamment sur le marketing ethnique... - au lieu de l'élever, aient parfois enlisé le débat même si elles illustraient certains des défis futurs du 7e art dans son ensemble.

Ces échanges «échauffés» n'ont toutefois pas détourné le public de la matière première de tout bon festival - les films - et les deux dernières séances ont affiché complet. Gageons que l'an prochain de meilleures dates (la commune se dit ravie et partante) et le bouche à oreille mènent vers le festival bien plus d'yeux avides encore...

www.lalibre.be/article.phtml?id=5 ...


• > "De l’écrit à l’écran : une irrésistible attraction nourrie par le succès" par Sophie Dacbert dans Le Film Français

Sophie Dacbert a mené pour Le Film Français une enquête sur le cinéma et la littérature.

Voici le fruit de ses recherches:

"De l’écrit à l’écran : une irrésistible attraction nourrie par le succès"

À voir le panel impressionnant des invités du 4e Forum du cinéma et de la littérature, du 1er au 4 avril à Monaco, l’attraction réciproque des livres et du cinéma n’a jamais été aussi forte, y compris en France, pays du cinéma d’auteur. Tour d’horizon de deux mondes que le succès ne cesse de rapprocher.

Il ne faut pas forcément s’appeler Bridget Jones, Harry Potter ou Spider-Man pour grimper en haut du box-office français. En 2004, les adaptations de romans, essais ou bandes dessinées français se sont imposées aussi parmi les plus grands succès en salle, aux côtés des “sequels” et autres auteurs de best-sellers anglo-saxons. Un long dimanche de fiançailles que Jean-Pierre Jeunet a tiré du roman de Sébastien Japrisot a réuni près de 5 millions de spectateurs, Podium, porté à l’écran par son auteur, Yann Moix, a conquis 3,5 millions de fans, tandis que L’Enquête Corse, adaptée pour Alain Berbérian de la bande dessinée de Pétillon a affiché 2,5 millions d’entrées au compteur, suivi par Les Rivières Pourpres 2 (2 millions de fidèles), Les Dalton (1,5 million) et au-delà d’un million d’entrées, Arsène Lupin, héros créé par Maurice Leblanc, et Vipère au poing, dernier film de Philippe de Broca tiré de Hervé Bazin. Voilà de quoi conforter la passerelle naturelle qui, certes, existe depuis toujours entre le cinéma français (et la fiction télé), et la littérature, mais qui semble de plus en plus répondre à des critères de réciprocité entre éditeurs et producteurs, dans le cadre d’une relation économiquement et artistiquement de plus en plus attractive pour les deux parties.

Et ce ne sont pas les nombreux films sortis depuis le début de l’année ou à venir sur les écrans qui contredisent le mouvement ascendant, les producteurs dans leur quête de nouveaux projets de films préférant bien souvent tabler sur des œuvres déjà éprouvées sur papier, plutôt que de lancer des scénaristes sur des sujets originaux, moins rassurants. De Iznogoud de Patrick Braoudé d’après Goscinny et Tabary (2,5 millions d’entrées), au formidable Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian d’après Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou, en passant par La Petite Chartreuse de Jean-Pierre Denis d’après le roman de Pierre Peju, Le Couperet de Costa Gavras d’après Donald Westlake, Les mots Bleus d’Alain Corneau adapté de Leur Histoire de Dominique Mainard, c’est toute la gamme d’auteurs et de sujets qui a été jouée sur le grand écran en seulement trois mois. Et à voir le planning à venir des prochaines semaines, la diversité perdure : L’Empire des loups de Chris Nahon d’après Jean-Christophe Grangé sera lancé en salle en avril, aux côtés de Trois couples en quête d’orages de Jacques Otmezguine d’après le roman de Lionel Duroy et d’Un fil à la patte de Michel Deville d’après la pièce de Feydeau. On attend mai avec impatience pour La Moustache d’Emmanuel Carrère d’après son propre roman et, en juin, L’Annulaire que Diane Bertrand a tiré d’un roman de la Japonaise Yoko Ogawa, ainsi que Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès qui, après Le Mystère de la chambre jaune, reste fidèle à l’œuvre de Gaston Leroux.

Autant de titres déjà programmés auxquels se grefferont les productions actuellement en tournage ou en postproduction : les premiers films en tant que réalisateurs, de Eric Caravaca, Le Passager, tiré du roman La Route de Midland d’Arnaud Cathrine produit par Diaphana, et de Christophe Malavoy par Mazel Production : Zone libre d’après la pièce de Jean-Claude Grumberg. Sans oublier Les Ames Grises qu’Yves Angelo a adapté avec son auteur Philippe Claudel pour Épithète, La Boîte Noire que Richard Berry a tirée de la nouvelle de Tonino Benacquista pour Europa Corp, ou encore La Vie est à nous que Gérard Krawczyk a réalisé à partir du roman de Jean-Marie Gourio, L’Eau des fleurs pour Flach Film.

Et le cycle de continuer avec des projets bouillonnant, à petit ou grand feu, chez les producteurs qui ont pris option sur des œuvres nouvelles ou éprouvées. “Clairement, les producteurs français sont des lecteurs sinon assidus, du moins attentifs et ouverts aux nouveaux romans et auteurs”, affirme ainsi Élisabeth Beyer, qui a pris en charge les droits audiovisuels chez Actes Sud. Comme Laurent et Michèle Pétin (ARP) qui, après La Chambre des officiers ou Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, développent plusieurs adaptations qui ne devraient pas manquer de faire parler d’elle, si elles aboutissent sur les écrans : Alain Berliner devrait en effet donner corps à L’Enfant de Noé, le roman d’Éric-Emmanuel Schmitt tandis que François Dupeyron poursuit un projet au long cours : l’adaptation de Voyage au bout de la nuit de Céline. Le même François Dupeyron qui a sur ses tablettes Les Jours Fragiles de Philippe Besson, avec comme casting envisagé Julie et Guillaume Depardieu pour incarner Arthur Rimbaud et sa sœur Isabelle. De même, Ensemble c’est tout, le roman d’Anna Gavalda est tombé dans l’escarcelle de Claude Berri qui compte le porter à l’écran à l’automne prochain avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle principal. Autre univers, autres projets, chez Gaumont cette fois : Régis Wargnier, tout juste sorti de l’aventure de Man to Man, a choisi de s’attaquer à Pars vite et reviens tard, le roman de Fred Vargas au côté des producteurs de LGM, et Guillaume Nicloux de prendre le relais de Mathieu Kassovitz (Les Rivières Pourpres), et de Chris Nahon (L’Empire des loups), pour adapter le dernier roman Jean-Christophe Grangé, Le Concile de Pierre, pour lequel il a embauché… Monica Bellucci. De son côté, Yves Marmion, producteur attitré d’UGC, vient de signer chez Grasset les droits d’Un secret de Philippe Grimbert pour le confier à Claude Miller, tandis que Bruno Pesery (Arena Films) prenait une option pour Allah superstar de YB chez le même éditeur, et Philippe Godeau pour Le dernier pour la route, premier essai à succès du patron de l’agence Capa, Hervé Chabalier.

Enfin, signe d’un possible amarrage des écrivains au cinéma, Michel Houellebecq compte faire ses premiers pas en réalisation avec son prochain roman, L’Ile, dont la production cinématographique sera prise en main par Jean-Pierre Guérin (GMT). L’auteur des Particules Elémentaires rejoindrait ainsi ses compagnons de plume passés derrière la caméra, comme Emmanuel Carrère, Yann Moix ou Virginie Despentes. Cette dernière, malgré l’expérience remarquée de Baise-moi, ayant choisi de passer la main sur son Bye Bye Blondie, acquis par Les Films du Kiosque."

Sophie Dacbert

http://www.lefilmfrancais.com/150405/enq ...


• > Visions du réel: Palmarès

Le Festival Visions du réel s'est tenu du 18 au 25 avril 2005 à Nyon, en Suisse.

Voici les films francophones primés

Compétition internationale
Le jury était composé de Mike Hoolboom (Canada), Maria Ramos (Brésil), Allan Sekula (Etats-Unis), Urs Stahel (Suisse).

-Grand Prix Visions du Réel: Pipeline Next Door - Un dragon dans les eaux pures du Caucase, Nino Kirtadzé (France)
- Prix SRG SSR idée suisse: Massaker, Monika Borgmann, Lokman Slim, Hermann Theissen (Allemagne, Liban, France)
- Mention spéciale: Moskatchka, Annett Schütze (Allemagne, Lituanie)
- Prix du public de la Ville de Nyon: Frozen Angels, Eric Black et Frauke Sandig (Etats-Unis, Allemagne, France, Finlande)
- Mention spéciale: A l'Est de Walbrzych, Max Hureau (France)
- Prix du jeune public de la Société des Hôteliers de la Côte:; Jimmywork, Simon Sauvé (Canada)

Regards Neufs
- Mention spéciale: Operation Spring, Angelika Schuster et Tristan Sindelgruber (Autriche)
- Le Prix Kodak Suisse: Carnogica, Martina Jacoma (Suisse)
- Le Prix Egli Film & Video AG: Made in Italy, Fabio Wuytack (Italie/ Belgique)

Cinéma Suisse

- Prix Télévision Suisse Romande: Melodias, Francois Bovy (Suisse)
- Prix Suissimage/Société suisse des auteurs SSA: Brother Yusef, Nicolas Humbert et Werner Penzel (Suisse/ Allemagne)

Toutes sections

- Prix «Regards sur le crime» de l'Université de Genève, de la Faculté de droit et l'Ordre des avocats de Genéve : Melodias, François Bovy (Suisse)
- Prix spécial Templeton de la Fondation John Templeton : The Pipeline Next Door - Un dragon dans les eaux pures du Caucase, Nino Kirtadzé (France)

Plus d'infos sur le site du festival:
www.visionsdureel.ch


• > Carte Blanche à Arte à l'Institut du Monde Arabe, Paris

L'institut du Monde Arabe propose en mai une programmation "Carte Blanche" à Arte.

Voici les films programmés:
Samedi 7 mai:
- Mercedes de Yousry Nasrallah, Egypte/ France (1993)
- La Ville(al-madina) de Yousry Nasrallah, Égypte/ France (1998)
Dimanche 8 mai
- La Porte du soleil (bab al-chams) de Yousry Nasrallah, Égypte/ France (2003)
Samedi 14 mai
- Ticket to Jerusalem (Tadhkara lil-Quds) de Rashid Masharawi, Palestine-Pays-Bas (2002)
- Sacrifices (Sundouq al-dunyâ) de Oussama Mohammed, Syrie/ France (2002)
Dimanche 15 mai
- Alger-Beyrouth, pour mémoire (al-jazâ'ir-bayrout, lil-dhikrâ) de Merzak Allouache, Algérie/ France (1998)
- Une minute de soleil en moins (lahzat zalâm) de Nabil Ayouch, Maroc/ France (2002)
Dimanche 22 mai
- Un été à la Goulette (Sayf halq al-wâd) de Férid Boughédir, Tunisie/ France/ Belgique (1996)
- L'Emigré (al-muhâjir) de Youssef Chahine, Egypte/ France (1994)
Samedi 28 mai
- Civilisées (mutahaddirât) de Randa Chahal Sabbag, Liban/ France (1999)
- Intervention Divine (yadun ilâhiyya) de Elia Suleiman, Palestine/ France (2002)
Dimanche 29 mai
- 17, Rue Bleue de Chad Chenouga, Algérie/ France (2000)
- Le Grand Voyage de Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France, 2004

http://www.imarabe.org/temp/films/films2 ...


• > Semaine de la Critique: sélection

La Semaine de la Critique a annoncé sa sélection 2005. Voici les productions francophones sélectionnées:
- Les Invisibles, Thierry Jousse, France (LM, Ouverture)
- La petite Jérusalem, Karin Albou, France (LM)
- Orlando Vargas, Juan Pittaluga, Uruguay/ France (LM)
- Le Grand Vent, Valérie Liénardy, Belgique (CM)
- Mirror Mechanics, Siegfried A. Fruhauf, Autriche (CM)
- Imago..., Cédric Babouche, France (CM)
- Get the Rabbit Back, Mitovski & Kalev, Bulgarie (CM)
- Echos, Michael Ramsauer, Autriche
- Mille Soleils, Mathieu Vadepied, France
- Imposture, Patrick Bouchiteyn France (documentaire)

A noter que pour célébrer les 50 ans du cinéma africain aura lieu une projection de Drum, lauréat du dernier Etalon d'or du Fespasco, de Zola Maseko, Afrique du Sud.

Plus d'ifnos sur www.semainedelacritique.com



• > Festival de Cannes: Sélection officielle

La Compétition officielle du Festival de Cannes a été dévoilée.

Voici les films en compétition:
- Lemming, Dominik Moll, France
- A History of Violence, David Cronenberg, Canada
- L'Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique
- Where the Truth Lies, Atom Egoyan, Canada
- Free Zone, Amos GitaÏ, Israël
- Caché, Michael Haneke, France/ Autriche
- Best of Our Times, Hou Hsiao-Hsien, Taïwan
- Broken Flowers, Jim Jarmush, Etats-Unis
- The Three Burials of Melquiades Estrada, Tommy Lee Jones, Etats-Unis
- Bashing, Masahiro Kobayashi, Japon
- Peindre ou faire l'amour, Arnaud et Jean-Marie Larrieu, France
- Sin City, Frank Miller et Robert Rodriguez, Etats-Unis
- Batalla en El Cielo, Carlos Reygadas, Mexique
- Kilomètre Zéro, Hiner Saleem, France/ Irak
- Quando sei nato non puoi piu Nasconderti (Une fois que tu es né...), Marco Tullio, Italie
- Last Days, Gus Van Sant, Etats-Unis
- Manderlay, Lars Von Trier, Danemark
- Shangaï Dreams, Wang Xiaoshuai, Chine
- Don't Come Knocking, Wim Wenders, Allemagne

Section "Un certain regard" (productions francophones):
- Le Filmeur, d'Alain Cavalier (France)
- Zim and Co. (La Caisse), de Pierre Jolivet (France)
- Le temps qui reste, de François Ozon (France)
- Johanna, de Kornél Mundruczo (Hongrie)
- Moartea Domnului Lazarescu, de Cristi Puiu (Roumanie)
- Delwinde, Lève-toi et marche, de S.Pierre Yameogo (Burkina Faso)

Seront montrés en séances spéciales les productions francophones suivantes: Les Artistes du théâtre brûlé de Rithy Panh (Cambodge), C'est pas tout à fait la vie dont j'avais rêvée, Michel Piccoli (France et Cindy de Bertrand Bonello (France).

Parmi les courts métrages: Schijn van de maan (Sous la lueur de la lune) de Peter Ghesquiere (Belgique), Before Dawn de Bálint Kenyeres (Hongrie), Bébé requin de Pascal-Alex Vincent (France) et Kitchen d'Alice Winocour (France).

Notons également que le Festival programmera 4 documentaires sur le cinéma, dont Al'lèèssi, une actrice africaine de Rahmatou Keïta (Niger), dans la sélection Cannes Classics.

Enfin, la Cinéfondation proposera les productions francophones suivantes:
- A deux, Nikolay Khomeriki, La fémis, France
- A Song for Rebecca, Norah McGettigan, PWSFTviT, Pologne
- La Plaine, Roland Edzard, Le Fresnoy, France
- Slavek the Shit, Grímur Hakonarson, FAMU, République Tchèque
- Svedomi (The Conscience), Jan Bohuslav, FAMU, République Tchèque

L'intégralité des renseignements est disponible sur le site du Festival: www.festival-cannes.f


• > Quinzaine des réalisateurs: sélection

Voici les productions francophones programmées à la Quinzaine des réalisateurs.

Longs métrages
- Cache cache, Yves Caumon, France
- Douches froides, Anthony Cordier, France
- Geminis, Albertina Carri, Argentine/ France
- La Moustache, Emmanuel Carrère, France
- Seven Invisible Men, Sharunas Bartas, Portugal/ France/ Lituanie
- Travaux, on sait quand ça commence..., Brigitte Rouan, France

Courts métrages
- Instructions for a Light and Sound Machine, Peter Tscherkassky, Autriche
- Résfilm (Slitfilm), Sandor Kardos, Hongrie
- À Bras le corps, Katell Quillevere, France
- Etoile violette, Axelle Ropert, France
- Majorettes, Lola Doillon, France
- A mains nues, Agnès Feuvre, France
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France

www.quinzaine-realisateurs.com




 Pays a la une  
  • > Le paysage audiovisuel grec

La Grèce vient de rejoindre l’Organisation Internationale de la Francophonie, en tant que membre associé. Voici une présentation de son paysage audiovisuel, livré par la représentante du MEDIA Desk grec.

La réalité audiovisuelle de la Grèce d’aujourd’hui est conditionnée par le succès et la portée de la télévision et de la radio, et le développement toujours croissant d’internet, tout en témoignant d’une certaine renaissance du cinéma grec après une crise marquante.

Cinéma
Après une période d’épanouissement (dans les années 50’ et 60’) et la grande crise (années 70’ et 80’), le cinéma grec a commencé à prospérer pendant les années 1990.
L’agent financier principal est le Centre du cinéma grec (www.gfc.gr); par ailleurs, de nombreux films sont co-financés par le programme MEDIA, par EURIMAGES et par des agents privés (télévision, producteurs indépendants, etc.). Parmi les films achevés en 2004, le Centre du cinéma grec a financé 16 films de long métrage, 8 courts métrages, 6 documentaires et un dessin animé.
La nouvelle politique du cinéma vise le développement du marché cinématographique et de l’audiovisuel. De plus, elle s’efforce de faciliter la coopération entre professionnels qui s’engagent en Grèce ou à l’étranger.

Festivals
- Festival international du cinéma de Thessalonique (http://www.filmfestival.gr/film_festival ...)
- Festival international des films de court métrage de Drama (www.dramafilmfestival.gr )
- Festival international du documentaire de Thessalonique
- Festival international du documentaire de Kalamata
- Festival du documentaire méditerranéen de Samos
- Festival international du cinéma pour enfants et jeunes d’Olympie
- Festival international d’Ecofilms de Rhodes
- Festival International du Film d’Athènes (http://www.aiff.gr/defaulten.htm)

Distribution
La distribution cinématographique est essentiellement dirigée par des grands organismes. Les nombreuses salles de cinéma ouvertes dans les années 60’ ont été remplacées par des multiplexes. Le réseau des cinémas municipaux, les ciné-clubs et le Filmcenter promeuvent des réseaux alternatifs de projection et d’exploitation des productions grecques et européennes.

Investissements – Exportation
Des nouvelles primes financières et des avantages commerciaux sont prévus pour attirer plus de producteurs internationaux et pour développer davantage la production nationale.

En plus de la promotion de la production audiovisuelle par le Centre du cinéma grec, beaucoup de projets (productions) connaissent une distribution internationale grâce à des initiatives privées des distributeurs ou des chaînes de télévision.




 Evenement  
  • > Cannes 2005: calendrier des événements

Difficile d'ignorer l'imminence du Festival de Cannes!

Voici un petit calendrier indicatif des événements tournant autour de la planète francophone...

Jeudi 12 mai :
- 9-11h : Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre des producteurs sud-africains

Vendredi 13 mai :
- 9-11h : Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre des producteurs britanniques
- Forum européen de la coproduction de Cannes, organisé par le Club des producteurs européens.
- 15h : Leçon de production Produire au Sud, pavillon « Cinémas du Sud »

Samedi 14 mai :
- 9-11h : Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre des producteurs australiens et néo-zélandais
- 9-11h : Petit Déjeuner Sodec et Téléfilm Canada : Canada-Québec/ Belgique/ France/ Luxembourg/ Suisse
- 12h30-18h20 : Marché du scénario, organisé par le Club des producteurs européens
- 15h : table ronde esthétiques africaines, pavillon « Cinémas du Sud »
- 20h : Drum, de Zola Maseko, présenté par trois générations de cinéastes africains
- 22h : soirée des 50 ans du cinéma africain

Dimanche 15 mai :
- 9-11h : Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre des producteurs belges
- 10h : Rencontre avec la Guilde des scénaristes, pavillon « Cinémas du Sud »
- ~10h-14h30: Quels partenariats avec l’Europe ? Conférence de l’Observatoire Européen de l’Audiovisuel
- 15h : Leçon de production Produire au Sud, pavillon « Cinémas du Sud »
- 15-18h : EAVE Open Day
- Leçon de cinema de Sembène Ousmane

Lundi 16 mai:
- 9-11h: Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre les producteurs du Producer’s On the Move
- 10h : colloque Fonds Sud, pavillon « Cinémas du Sud »
- 11h-14h30 : Produire avec le Canada, Pavillon canadien
- 16h : Colloque patrimoine, pavillon « Cinémas du Sud »

Mardi 17 mai :
- 9-11h : Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre des producteurs canadiens
- Journée de l’Europe : « Cinémas d’Europe et la société de l’information »
- 10h: Lecture de scénarios de pays du Sud, CNC, Sylvie Testud lit Darratt de Mahamat Saleh Haroun (Tchad) et Maïla de Cheik Doukouré (Guinée)
- 15h : Lecture de scénarios de pays du Sud, CNC : Denis Podalydes lit Parmi les ombres de Ghassan Salhab (Liban) et L’Exil de Atef Hetata (Egypte)
- 15h : Leçon de production Produire au Sud, pavillon « Cinémas du Sud »

Mercredi 18 mai :
- 9-11h : Petit Déjeuner du Producer’s Network, à la rencontre des producteurs de l’Atelier du Festival
- Réunion d’explication du lancement d’Euromed Audiovisuel II
- 15h : Leçon de production Produire au Sud, pavillon « Cinémas du Sud »
- 18h : Cocktail du Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone, Pavillon « Cinémas du Sud »

Jeudi 19 mai :
- 15h : Leçon de production Produire au Sud, pavillon « Cinémas du Sud »
- 18h : Remise du prix « Toute jeune critique », pavillon « Cinémas du Sud »

Vendredi 20 mai :
- 12h : Remise du prix « Ceux du rail », pavillon « Cinémas du Sud »




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > Rencontre avec 12 cinéastes africains

Afrique taille XL, panorama des cinémas africains, a organisé le 30 avril dernier à Bruxelles une rencontre entre les cinéastes présents à l'occasion du panorama et le public.

Sont intervenus Balufu Bakupa Kanyinda, Hubert Koundé, Dani Kouyaté, Sylvestre Amoussou, Mama Keïta, Raso Ganemtore, Cheik Doukouré, As Thiam, William Mbaye, Hassan Benjelloun et Zeka Laplaine. La rencontre était modérée par Robert Lombaerts.

Vous retrouverez ci-dessous la retranscription des débats...

Infos sur www.afriquetaillexl.com



Retranscription des débats [89 Ko]