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Lettre d'info n°15, octobre 2005
 
 
 
 
 
La 20ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur s'est achevée fin septembre, avec son lot de surprises, d'émotions et de découvertes. A l'occasion de cette célébration exceptionnelle, la Francophonie, et les cinémas du Sud étaient plus que jamais à l'honneur, puisque l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie a choisi la ville pour remettre sa bourse annuelle de promotion internationale d'un film du Sud. Le grand vainqueur cette année est Gardien de buffles de Minh Nguyen Vô (Vietnam), qui bénéficiera d'une bourse de 80.000 euros pour assurer sa circulation à l'étranger et au Vietnam. L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Maroc) n'est pas reparti les mains vides, puisqu'il bénéficiera d'une somme de 40.000 euros pour sa promotion internationale.

Le festival a également accueilli le deuxième Forum Francophone de Production, coorganisé par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone et le FIFF, avec le soutien de la Communauté française de Belgique, de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, de la SODEC, du CNC et de l'Office Fédéral de la Culture suisse.
Dans une ambiance décontractée mais studieuse, porteurs de projets et experts ont pu partager leurs envies et expériences durant trois jours d'échanges et d'expertises.

Vous trouverez dans la rubrique "Evénement" un petit bilan du Festival de Namur. Dans la rubrique "Cuisine et dépendances des cinémas francophones" se trouvent également des compte-rendu des rencontres organisées par la SACD et l'ASA.

Pour conclure sur le festival de Namur, les photos sont en ligne! Provisoirement hébergées sur un site ami à l'adresse suivante (http://users.skynet.be/fa626475/namur ...), elles seront bientôt insérées dans l'album photo.

Le mois de novembre sera riche en festivals, notamment le Festival d'Amiens et celui de Nantes, rendez-vous le mois prochain pour plus d'informations...

Rappelons le site www.cinemasfrancophones.org s'enrichit désormais d'un répertoire des maisons de production et distribution en Francophonie (consultable dans le carnet d'adresses), qui reprend près de 300 compagnies. Nous vous encourageons bien sûr à nous contacter si vous souhaitez figurer dans ce répertoire.

Bonne lecture, et comme à l’accoutumée, n’oubliez pas que cet outil de travail vous est destiné ! Nous vous invitons à prendre contact avec la rédaction pour nous tenir informé de votre actualité, et nous faire part de vos remarques pour nous aider à améliorer cette lettre. Pour vous abonner, écrivez-nous à l’adresse lettre@cinemasfrancophones.org

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    Déclaration de Namur pour la diversité culturelle: signez-la!
    Gardien de buffles de Minh Nguyen-Vô, Lauréat de la Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud
    2ème Forum Francophone de Production: les 10 projets sélectionnés!


ECHOS-PHONIE
    Congo River, leçon de cinéma de Thierry Michel, par Olivier Barlet, pour www.africultures.com
    Wallimage à l’aube de sa 5ème saison
    Agnieszka Odorowicz, directrice du Centre Polonais du Cinéma
    CNC: Budget 2006
    Nouvelle directrice générale pour le Festival de Cannes
    Tunisie: Long et Court à la recherche de courts métrages


COMMISSIONS DE SELECTION
    Fonds Images Afrique: commission juillet 2005
    Jan Vrijman Fund: dernière sélection
    Appel à candidats pour un nouveau cycle EURODOC
    Bourse d'aide au développement du Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: projets sélectionnés
    Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle: appel à projets auteur


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    "La Diversité culturelle et l'avenir de la création", FIFF 2005, notes d'Olivier Barlet pour www.africultures.com
    Séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image : Maghreb et Moyen-Orient
    "Ecrire l'image avec Mostefa Djadjam": atelier de l'ASA, FIFF 2005
    "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?", FIFF , 25 septembre 2005


VU DANS LA PRESSE
    "Namur 2005: nouvelles découvertes", par Olivier Barlet pour www.africultures.com
    "Cinamazonia, deuxième !" sur www.afrik.com
    "Le cinéma peut montrer la voie", entretien d'Olivier Barlet avec Souleymane Cissé, www.africultures.com
    Interview de Nadia El Fani sur www.clapnoir.org
    48h au FIFF 2005 sur www.clapnoir.org, par Benoît Tiprez


INFOS FESTIVALS
    20ème édition du Festival Internatinal du Film Francophone de Namur: Palmarès!
    Au programme en novembre...
    Festival des 3 continents de Nantes: Pré-programme
    Sithengi et Cape Town World Cinema Festival
    Festival International du Film d'Amiens: Pré-programme
    Festival des Cinémas d'Afrique du Pays d'Apt: Programme
    Panafricana 2006: appel à candidatures
    Festival cinéamtographique d'automne de Gardanne: programme
    Songes d'une nuit DV: Programme
    La Medina fait son cinéma
    Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: Programme
    Festival du Film Arabe de Fameck: programme
    Festival des Films du Sud d'Oslo: Programme
    Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger : Palmarès
    Viennale: Programmation
    Festival International du Film de Gand: Programme
    Festival Nouveau Cinéma de Montréal: Programmation
    Le cinéma marocain, invité d'honneur du Festival du Film Indépendant de Bruxelles
    Festival International du Film Francophone d’Acadie: Palmarès
    10ème Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais : Programme
    Festival International des Films de Montréal: Palmarès
    Cinemaf, Afrikaans Filmfestival: Programmation
    Appel à candidatures: Festival du Film Panafricain de Cannes
    Appel à candidatures: 9ème Festival International des Scénaristes



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    Gardien de buffles de Minh Nguyen-Vô, Lauréat de la Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud
    2ème Forum Francophone de Production: les 10 projets sélectionnés!
    "La Diversité culturelle et l'avenir de la création", FIFF 2005, notes d'Olivier Barlet pour www.africultures.com
    Séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image : Maghreb et Moyen-Orient
    "Namur 2005: nouvelles découvertes", par Olivier Barlet pour www.africultures.com


AFRIQUE
    Tunisie: Long et Court à la recherche de courts métrages
    "Le cinéma peut montrer la voie", entretien d'Olivier Barlet avec Souleymane Cissé, www.africultures.com
    Interview de Nadia El Fani sur www.clapnoir.org
    La Medina fait son cinéma
    Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger : Palmarès


AMERIQUES
    Festival Nouveau Cinéma de Montréal: Programmation
    Festival International du Film Francophone d’Acadie: Palmarès
    Festival International des Films de Montréal: Palmarès


EUROPE
    20ème édition du Festival Internatinal du Film Francophone de Namur: Palmarès!
    Déclaration de Namur pour la diversité culturelle: signez-la!
    Congo River, leçon de cinéma de Thierry Michel, par Olivier Barlet, pour www.africultures.com
    Wallimage à l’aube de sa 5ème saison
    CNC: Budget 2006
    Nouvelle directrice générale pour le Festival de Cannes
    Appel à candidats pour un nouveau cycle EURODOC
    Bourse d'aide au développement du Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: projets sélectionnés
    Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle: appel à projets auteur
    "Ecrire l'image avec Mostefa Djadjam": atelier de l'ASA, FIFF 2005
    "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?", FIFF , 25 septembre 2005
    48h au FIFF 2005 sur www.clapnoir.org, par Benoît Tiprez
    Festival des 3 continents de Nantes: Pré-programme
    Festival International du Film d'Amiens: Pré-programme
    Festival des Cinémas d'Afrique du Pays d'Apt: Programme
    Panafricana 2006: appel à candidatures
    Festival cinéamtographique d'automne de Gardanne: programme
    Songes d'une nuit DV: Programme
    Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: Programme
    Festival du Film Arabe de Fameck: programme
    Festival International du Film de Gand: Programme
    Le cinéma marocain, invité d'honneur du Festival du Film Indépendant de Bruxelles
    10ème Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais : Programme
    Cinemaf, Afrikaans Filmfestival: Programmation
    Appel à candidatures: Festival du Film Panafricain de Cannes
    Appel à candidatures: 9ème Festival International des Scénaristes




EVENEMENT

    FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FRANCOPHONE DE NAMUR 2005: BILAN
 


CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    "ECRIRE L'IMAGE AVEC MOSTEFA DJADJAM": ATELIER DE L'ASA, FIFF 2005
 
    « COMMENT DYNAMISER LES POLITIQUES CULTURELLES EN MATIÈRE D’ADAPTATION LITTÉRAIRE ? », FIFF 2005
 




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 Categories  
A la une   
  • > Déclaration de Namur pour la diversité culturelle: signez-la!

Dans le cadre de la 20ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur, la coalition belge francophone pour la diversité culturelle et le FIFF ont organisé ce jeudi 29 septembre 2005 un colloque « La diversité culturelle et l’avenir de la création » avec le soutien de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, de la Communauté française de Belgique, du Centre National de la Cinématographie(CNC), de la Société de développement des entreprises culturelles (Québec), du C.G.R.I. - D.R.I. (Belgique) et de l’Office Fédéral de la Culture suisse.

La Coalition belge francophone pour la diversité culturelle a choisi le FIFF comme lieu de rencontre afin d’attirer à nouveau l’attention des mondes culturel et politique sur l’importance de l'adoption de la convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles lors de la prochaine Conférence générale de l'Unesco.

Cette journée s’est déroulée en deux phases. Durant la matinée s’est tenue une réunion technique entre les représentants des Coalitions pour la Diversité Culturelle des pays de l'espace francophone invités à Namur à cette occasion. Ces coalitions ont décidé de constituer une coordination de leurs Coalitions qui se donne pour premier objectif d'obtenir l'adoption de la convention et sa ratification rapide par les états membres

Ouvert par Madame Fadila Laanan, Ministre de la Culture de la Communauté française, le colloque de l'après-midi a réuni des représentants des institutions publiques, des représentants des coalitions nationales pour la diversité culturelle et des professionnels du secteur culturel.

Cette rencontre a été l'occasion d'échanger des témoignages et de rappeler la nécessité de disposer d'un instrument international permettant d'adopter des politiques culturelles solidaires.

A l'issue de cette journée, les représentants des coalitions pour la diversité culturelle ont rédigé la « Déclaration de Namur », soulignant les grands principes de la Convention et la nécessité non seulement de son adoption mais aussi de sa ratification.

Renouvelant leur engagement en faveur de la diversité culturelle, les institutions publiques présentes à cette occasion ont salué le travail effectué par les coalitions et exprimé leur soutien à ce texte.

Cette déclaration peut être signée en ligne au moyen d’un formulaire à remplir sur le site www.fiff.be dés le 30 septembre. Vous pouvez télécharger la déclaration ci-dessous.

Pour de plus amples informations : declarationdenamur@fiff.be


• > Gardien de buffles de Minh Nguyen-Vô, Lauréat de la Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud

La Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud, d'un montant de 80 000 euros, a été décernée à Gardien de buffles du réalisateur vietnamien Minh Nguyen-Vô. Une mention spéciale a été attribuée à L’Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Maroc) qui obtient une aide à la promotion de 40 000 euros

Le résultat a été annoncé mercredi 28 septembre par M. Roger Dehaybe, Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, à Namur (Belgique) dans le cadre du Festival international du film francophone qui célèbre son 20ème anniversaire.

Le film lauréat, récit d’une traversée tumultueuse à travers les eaux de Cà-Mau au Vietnam, a particulièrement impressionné le jury par son caractère épique et par l’originalité et la prouesse technique du tournage. Primé dans plusieurs festivals internationaux, Gardien de buffles bénéficiera de la Bourse notamment pour sa promotion hors de l’espace francophone.

L’Enfant Endormi, premier long métrage d’une jeune réalisatrice marocaine a été salué par le jury pour la maîtrise de sa mise en scène et de son scénario ainsi que par une grande pudeur qui fait toute la force du film.

Grâce à ces contributions, les producteurs et distributeurs de ces deux longs métrages pourront réaliser une campagne promotionnelle (affichage, tirage de copies, relations médias...) qui multipliera leurs chances de conquérir le public international et de sortir des circuits d’initiés dans lesquels sont souvent cantonnés les films du Sud.

Créée voici 6 ans par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et dotée d’un montant maximum de 120 000 euros, la Bourse francophone de promotion internationale d’un film du Sud est attribuée chaque année à un film réalisé au cours des douze derniers mois.

Les critères de sélection sont à la fois artistiques (le film doit être représentatif de la création audiovisuelle du Sud et être susceptible, par ses qualités propres, de s’attirer un public conséquent au Sud comme au Nord) et professionnels (faisabilité et réalisme de la campagne promotionnelle proposée).

Cette bourse fait partie du dispositif de soutien à la production audiovisuelle dont l’élément principal est le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud, géré conjointement par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et le Conseil international des radios et télévisions d’expression française (CIRTEF) et qui a contribué, depuis sa création en 1988, à la production de près d’un millier de films.

Outre Gardien de buffles et L’Enfant Endormi, cinq autres films étaient en lice : Delwende – Lève-toi et marche, de S. Pierre Yameogo (Burkina Faso), Junun – Démences de Fadhel Jaïbi (Tunisie), Mahaleo de Paes et Rajaonarivelo (Madagascar), Le Malentendu Colonial, de Jean-Marie Teno (Cameroun), Le Temps Révolu (Thoi Xa Vang), de Minh Ho Quang (Vietnam).

http://agence.francophonie.org


• > 2ème Forum Francophone de Production: les 10 projets sélectionnés!

Du 26 au 28 septembre 2005 aura lieu le 2ème Forum Francophone de la Production, organisé en partenariat par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone et le Festival International du Film Francophone de Namur, sous l’égide de la Communauté française de Belgique,
avec le soutien de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, du CNC (Centre National de la Cinématographie), de la Sodec (Société de développement des entreprises culturelles du Québec) et de l’Office fédéral de la Culture suisse.

Au cours des débats organisés par le FIFF et le BLCEF lors des éditions 2002 et 2003 du FIFF, autour de la circulation des œuvres francophones, les professionnels ont souhaité une multiplication des possibilités de contacts multilatéraux. Pour répondre à cette demande, le premier « forum francophone de coproduction » s’est tenu à Namur en septembre 2004. Il a permis à 10 producteurs porteurs d’un projet de long métrage de fiction de bénéficier au cours de 2 journées d’intenses activités, de 7 expertises internationales tant sur l’écriture de scénario que sur les questions de financement ou la stratégie de distribution et de diffusion.

A l’issue de ce premier forum, les partenaires, les producteurs participants et les experts ont tous confirmé leur intérêt à reconduire et développer cette initiative qui prend donc place dans le calendrier international des rendez-vous qui contribuent au développement de réseaux performants de partenariats professionnels francophones.

Le comité de lecture de l'édition 2005 s'est réuni les 25 juillet et 1er août et a dû sélectionner parmi pas moins de 50 dossiers les dix projets qui participeront au forum en septembre prochain. En voici la liste...

# A.V.S. (Arnaques, Varices et Spaghetti) de Elena Hazanoz, Suisse
Navarro Films SA, Xavier Ruiz

# Le Lac Sacré de Zeka Laplaine, Côte d’Ivoire / France
Les Histoires Weba, Michael Krumpe

# La lune dans le fond du puits de Nguyen Vinh Son, Vietnam
Giai Phong Film Studio, Le Duc Tien.

# Malencontreuse Aventure de Alexis Yaméogo, Burkina Faso
Patou Films International, Jean Roke Patoudem

# Passager du Vent de Jean-Luc Pérreard, France
La Luna Productions, Sébastien Hussenot

# Rouge le henné ! de Monique Perez, France
Avia Films, Monique Perez

# Un Ange à la mer de Frédéric Dumont, Belgique
Les Créations du Dragon, Gilles Morin et Stéphane Lhoest

# Un Homme d’honneur de Jean-Claude Codsi, Liban
Synex, Michel Ghosn

# Un Mariage à tout prix de Latif Lahlou, Maroc
Cinétéléma, Latif Lahlou

# Viva Riva ! de Djo Munga, Congo / Belgique
M.G. Productions, Boris Van Gils et Michael Goldberg




Echos-phonie   
  • > Congo River, leçon de cinéma de Thierry Michel, par Olivier Barlet, pour www.africultures.com

Olivier Barlet a assisté pour www.africultures.com à la leçon de cinéma de Thierry Michel à l'occasion de la présentation de Congo River lors du dernier Festival de Namur.

"Lors de la 20ème édition du Festival international du film francophone de Namur (Belgique), le documentariste Thierry Michel a présenté son film Congo River – au-delà des ténèbres qui fut suivi d'une leçon de cinéma portant essentiellement sur les conditions de tournage de ce film avec des extraits du making-off du film.

Introduction
Ce film fut un défi, indéniablement : tourner un film sur un fleuve de cette longueur, navigable sur certains tronçons seulement. La question logistique se pose alors qu'on avait choisi de partager le transport en commun : une barge où les gens s'installent vaille que vaille, les pirogues avec les militaires, les baleinières, les barques… dans un pays où il n'y a plus ni route ni chemin de fer. Le défi était de tourner en HD avec un matériel assez lourd, qui suppose des éclairages, une alimentation électrique avec un groupe électrogène donc 1000 litres de carburant, même chose en eau pour nos besoins etc. Une équipe nombreuse, non seulement l'équipe de base mais aussi les différents guides locaux parlant les langues locales, les risques, les négociations à mener avec les autorités. Le fleuve épouse parfaitement la géographie du pays. Facile ? Un seul pays, quelques autorisations… Mais le Congo est un pays en guerre opposant des intérêts divergents à tous niveaux. Nous avons filmé des fragments de difficulté de tournage que l'on retrouve dans le making-off. Sept mois pour remonter le fleuve, trois mois avec une équipe, le reste seul par exemple Bagolite où je ne voulais tourner qu'une image mais où il fallait une semaine pour s'y rendre.
Conrad est la base, d'où le sous-titre. La tragédie africaine commence avec la traite négrière, la colonisation, les indépendances et les conflits d'aujourd'hui mais je voulais essayer de retrouver la lumière aussi.

On suit peu à peu le making-off du film.

- L'image montre les vols dans un avion de la force aérienne belge qui permettait de faire des vues aussi bien à dix mètres du fleuve qu'à 120 mètres de hauteur. J'allais dans ce pays avec le souci d'un dialogue avec sa population, donc avec des initiations coutumières, ce que montre le making-off du film. Les vues aériennes ont été réalisées dans des avions locaux de tous styles, pas toujours rassurants.

- une rencontre a été organisée avec chacun des quinze chefs coutumiers de la zone où j'ai pu exprimer mon projet. Le film Mobutu, roi du Zaïre était mon gri-gri, mon passe-partout : les Congolais le connaissent. C'était en permanence un échange, le dialogue du donner et du recevoir. On voit le plus ancien au début du film, qui devait nous initier pour commencer le voyage.

- autorisations : il fallait d'abord une autorisation gouvernementale mais j'ai aussi fait un tour de tous les gouverneurs de province, responsables de la sûreté, pour être sûr que nous ayons le passage libre sinon on risquait de s'enliser. Le making-off montre les multiples tracasseries administratives rencontrées, souvent liées à des négociations financières. Lors d'un blocage à Kinshasa, l'ambassadeur de Belgique se déplace et apporte son soutien, ce qui ne serait bien sûr pas possible pour un cinéaste africain. Il faudra 70 photocopies d'autorisations pour les autorités locales. Et de multiples difficultés. Et les dépenses correspondantes…

- les barges : on remplit les cales et tout ce qui veut peut se mettre au-dessus. Nous avons refusé une vedette des Nations-Unies pour vraiment partager la vie des gens. Nous avons mangé le poisson du fleuve et le foufou. L'équipe européenne, ingénieur du son et opérateur photo, étaient des gens qui aimaient ce style de vie, soudée et prêt à ça, avec une bonne résistance physique.

- la circulation sur le fleuve étant trop dangereuse la nuit, on s'arrêtait dans les villages le soir et on montrait Mobutu, roi du Zaïre sur le seul écran disponible, celui de l'ordinateur - le public réagissait vivement, avec une incroyable attention. Nous y avons vécu des moments d'émotion intense, qui donne un sens à notre métier. Les gens avaient entendu parler du film mais ne l'avaient pas vu.

- Stanley Falls : la partie navigable du fleuve se termine, les rapides reprenant leurs droits. Nous y allons donc en pirogue. Un affluent nous amène à des mines de diamants, mais les discussions sont éternelles pour avoir l'autorisation de tourner. Les autorisations officielles ne sont que le début de la négociation qui passera forcément par un aspect financier.

- les archives : l'énorme travail d'archivage de l'époque coloniale (avec le regard colonial) nous donne de grandes sources. J'ai retenu cinq ou six minutes dans le film à partir d'une vingtaine d'heures d'archives.

- la présence d'une fiction américaine au départ, courte pour des raisons financières d'achat, voulait rendre compte du regard colonial qui n'est pas que dans le documentaire. La RTB a fait de nombreuses sauvegardes d'archives, ce qui facilitait les recherches. Il y a dans le making-off des archives magnifiques qui ne pouvaient être dans le film pour des questions de rythme : il faut préserver une dramaturgie pour un long métrage.
Questions de la salle

Ordre du tournage
Ce n'est pas un ordre tout à fait chronologique : cela aurait été idéal, de l'embouchure à la source mais le choix des transports en commun était déterminant : il n'y a plus beaucoup de barges, le fleuve a été fermé à la circulation durant quatre ans. On avait été à Kinsangani en espérant un départ qui devait avoir lieu dans les quinze jours et nous avons dû attendre deux semaines de plus. Les 3 à 400 personnes qui voulaient prendre ces barges ont dû attendre aussi. Les raisons étaient obscures : les barges arrivées avec le programme alimentaire mondial empêchaient le commerce local en bloquant le port ! Le business marchait ainsi, avec l'augmentation de l'offre. Je suis finalement allé voir le directeur du port, apportant l'argent qui permettait de débloquer les choses en deux jours et cela a mis effectivement deux jours. Après, c'est la dramaturgie qui reprends le dessus pour ordonner les choses.
Relations avec les autorités congolaises
Il n'y a eu aucune pression d'aucune sorte de la part des autorités congolaises pour réaliser le film à ma place. Ils avaient donné toutes les autorisations nécessaires. Chaque fois que nous étions embourbés, nous pouvions remonter au sommet. Je n'ai pas été accompagné par des agents de la sûreté. Si je l'avais été, cela aurait évité certains ennuis mais je n'aurais pas eu la confiance de la population : les langues ne se seraient pas décousues.

Diffusion au Congo
Il sera montré tout au long du fleuve au cours d'une tournée qui commence en octobre 2005.
Le film est officiellement déposé au Congo et déjà complètement piraté par les télévisions privées, où il est montré de façon informelle tous les quinze jours ! Il y est passé avant que j'aille le présenter moi-même. Je n'ai pas envie que ce soit comme pour Mobutu huit éditions pirates avant la sortie du film : je ne laisse pour le moment pas de dvd circuler en Europe.

www.africultures.com/index.asp?me ...



• > Wallimage à l’aube de sa 5ème saison

Source: Mediadesk CFB

En ouverture du Festival du film francophone de Namur, le ministre wallon de l’Economie et de l’Emploi Jean-Claude Marcourt et le directeur de Wallimage Philippe Reynaert ont dressé le bilan et les perspectives du Fonds régional d’investissement dans l’audiovisuel.

Depuis sa création en février 2001, Wallimage a soutenu 40 films pour un montant total de plus de 11,4 millions € (soit une moyenne de 300.000 € par projet). Sur la période 2001-2004, 31 films ont été tournés et/ou post-produits en Wallonie ; 10 des 60 films belges présentés au FIFF sont du reste des films Wallimage. Depuis l’application du nouveau règlement en 2004, le taux de dépenses obligatoires en Wallonie a été réduit à 100% mais uniquement en dépenses audiovisuelles ; avec des modalités à ce point attractives que le taux de retombées régionales dans le secteur audiovisuel avoisine aujourd’hui les 250% ! Ce qui en terme d’emploi permet de tabler sur 60.000 jours de prestations d’ici la fin de l’année (soit 56 temps pleins pendant 4 ans).

Wallimage a également investi 800.000 € dans 6 entreprises de services audiovisuels : 1 studio image, 2 studios sons, 2 studios digitaux HD et 1 société intermédiaire Tax-Shelter. Pour l’avenir des projets se mettent en place pour la constitution d’un studio d’animation, d’un « cluster » son numérique et d’un studio de tournage.

Wallimage se dote par ailleurs d’un tout nouveau site web (www.wallimage.be) comportant, outre des actualités et les règles d’accès au Fonds, une base de donnée des professionnels wallons dans 38 catégories d’activités. Enfin, Wallimage a été chargée de coordonner l’action des différents Bureaux d’Accueil de Tournages Wallons et lance à cet effet le site www.wallonie-tournages.be qui sera opérationnel le 1er janvier 2006.

Philippe Reynaert a en outre signalé que l’initiative Ciné-Régio, regroupant une quinzaine de fonds régionaux européens, se poursuivait. L’objectif est aujourd’hui de favoriser les coproductions entre fonds régionaux, comme cela se passe par exemple entre Wallimage et le CRRAV, fonds d’aide du Nord-Pas de Calais, lorsque le producteur décide de tourner dans le Nord et de post-produire en Wallonie (cas d’Entre ses mains d’Anne Fontaine et de Cages d’Olivier Masset Depasse).

www.cfwb.be/mediadesk/db/template ...

www.wallimage.be




• > Agnieszka Odorowicz, directrice du Centre Polonais du Cinéma

Agnieszka Odorowicz, ancienne secrétaire d’état au Ministère de la culture vient d'être nommée directrice du Centre Polonais du Cinéma, la nouvelle institution instaurée en vertu de la nouvelle loi cinématographique, votée en juillet dernier.

Agnieszka Odorowicz avait annoncé il y a une semaine sa démission du Ministère afin de ne pas entraver sa candidature au poste de directeur du Centre. Elle remplacera Michał Merczyński qui assurait l'intérim depuis plus d’un mois, et qui représentait, avec Piotr Reisch, son dernier concurrent au dernier tour de l'élection. Parmi les membres de la commission qui ont choisi Odorowicz à l’unanimité on comptait entre autres : Jerzy Kalina, Julisz Machulski, Wojciech Marczewski, Janusz Morgenstern.

Agnieszka Odorowicz, 30 ans, est diplômée de l’Académie de l’Economie de Cracovie. Elle s’est fait d'abord connaître en tant que responsable de la question des fonds structurels européen au Ministère de la culture puis comme l'un des auteurs de la nouvelle loi cinématographique. Cette loi accorde un grand pouvoir au directeur du Centre. Il sera responsable de la création du budget et s’occupera de la gestion des fonds de soutien à la production et la distribution. Le mandat d'une période de cinq ans est renouvelable une fois.

Source www.cineuropa.org


• > CNC: Budget 2006

Révélé la semaine dernière par le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, le budget 2006 du Centre National de la Cinématographie (CNC) s’élève à 537,4 millions d’euros (5,4 millions de plus qu’en 2005). Ces crédits englobent 495,5 millions d’euros (+0,9%) de soutien aux industries cinématographique et audiovisuelle qui sont couverts par près de 113 millions récoltés par la taxe sur le prix des places de cinéma (à peu près 11% du prix du billet), environ 338 millions issus de la taxe sur les diffuseurs audiovisuels et 44 millions de la taxe sur les éditeurs audiovisuels (2% du prix public des ventes vidéo et VOD). En termes de répartition, 264 millions d’euros sont destinés au secteur cinématographique, dont 153 millions au soutien automatique (70 millions aux producteurs, 19 aux distributeurs, 56,5 aux exploitants et 7,5 aux éditeurs vidéo) et 98,6 millions au soutien sélectif afin de favoriser le renouvellement des talents.

A l’occasion de la publication du budget, le ministre de la culture a tenu à souligner l’efficacité de deux mesures prise en 2004 et 2005: le crédit d’impôt en faveur de la production cinématographique qui a été étendu à l’audiovisuelle cette même année, et le développement des fonds régionaux. Il a ainsi souligné qu’en 2005, au delà des ressources du compte de soutien (491 millions d’euros l’an dernier), près de 110 millions d’euros avaient été injectés dans la production cinématographique, dont 44 millions au titre des fonds régionaux, 73 millions d’euros par les crédits d’impôt et le reste via les SOFICA (sociétés pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle) dont le plafond de 46 millions d’euros va être levé afin d’encourager la prise de risque et le soutien de la jeune création. Renaud Donnedieu de Vabres a également précisé que 2200 emplois avaient été créés ou sauvegardés dans le cinéma grâce à la relocalisation des tournages en France entraînée par le crédit d’impôt. Enfin, il a insisté sur la nécessité de maintenir des moyens en faveur du patrimoine cinématographique (restauration des films et activité des Cinémathèques) et de veiller au respect des droits des auteurs dans l’univers numérique de l’Internet et du mobile, en luttant contre la contrefaçon et soutenant la promotion des offres légales en ligne.

www.cnc.fr

Source: www.cineuropa.org


• > Nouvelle directrice générale pour le Festival de Cannes

Le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, a décidé de nommer Catherine Démier directrice générale du Festival de Cannes en remplacement de Véronique Cayla, nommée directrice générale de Centre National de la Cinématographie en juin dernier.
Catherine Démier, qui a été directrice au CNC, conseillère pour le cinéma et l'audiovisuel au Ministère de la Culture, et est actuellement secrétaire générale de la Cour des comptes, prendra ses fonctions le 10 octobre prochain.

www.festival-cannes.org


• > Tunisie: Long et Court à la recherche de courts métrages

La société Long& Court société de production audiovisuelle envisage de produire 10 courts-métrages de fiction.

Conditions Requises: Ouvert aux cinéastes professionnels, amateurs et étudiants des écoles de cinéma désireux de réaliser leur premier court-métrage dans circuit professionnel de production et disposant d'un scénario d'une durée max de 6mn

Les candidats doivent envoyer un dossier complet en cinq exemplaires avant le 20 Octobre à l'adresse suivante :

Long & Court
Rue du Lac Turkana
Imm Amen 2iéme étage
1053 Les Berges du Lac
Tunis Tunisie
Mail : longcourt@xx.com.tn

Les dossiers doivent contenir les pièces suivantes :
- Un synopsis
- Une notes d'intension
- Un CV
- Un scénario

Déroulement de la production:
- Du 01/10 au 20/10/2005 réception de scénarios
- Du 21/10 au 10/1102005 sélection par un comité de lecture de 10 scénarios
- Du 21/11 au 24/11/2005 atelier de réécriture des projets retenus en présence de deux scénaristes conseil.
- Du 01/12 au 04/12/2005 atelier de réalisation : initiation au découpage et plan de travail en présence d'un réalisateur et d'un premier assistant.
- Du 15/12 au 30/12/2005 Pré production.
- Du 04/01 au 31/01/2006 Tournage
- Du 01/02 au 31/12/2006 Post-production

Les 5 meilleurs films sélectionnés par un focus groupe constitué d'un échantillon public seront kinéscopés en 35mm.

Infos: longcourt@xxl.com.tn




Commissions de selection   
  • > Fonds Images Afrique: commission juillet 2005

La Commission du Fonds Images Afrique s'est réunie en juillet 2005. Sur les 9 projets cinéma reçus, 2 ont été ajournés, 2 ont été acceptés, et 1 a été retenu pour une aide à la réécriture:
Aides à la production :
- Borr (La Dette), long métrage de fiction de 90’ de Moussa Sene Absa, Sénégal, MSA Productions + consultation d’un expert sur le scénario
- Les Feux de Mansare, long métrage de fiction de 90’ de Mansour Sora Wade, Sénégal, Kaany Production + consultation d’un expert sur le scénario
Réécriture :
- Nous pas bouger, long métrage de fiction de 90’ de Abdoulaye Dao, Burkina Faso, Artistes Productions - consultation d’un expert sur le scénario.

La date limite de réception des dossiers en ambassade est fixée au 15 décembre 2005 pour la prochaine commission qui se tiendra en mars 2005.

www.diplomatie.gouv.fr/fr/themati ...


• > Jan Vrijman Fund: dernière sélection

Voici les projets de documentaires francophones sélectionnés lors de la dernière commission du Jan Vriujman Fund, dont la date limite de dépôt des projets était le 1er juin 2005:

Aide au scénario et au développement de projets:
- What Happened to the Dead, Petar Oreskovic, Croatie

Production et Postproduction:
- Between Roots, Mesmer Rufin Mbou Mikima, Congo
- Television in War Period, Damiba Luc, Burkina Faso
- Un Short a la Place du Plagne, Aïche Thiam, Sénégal
- Love is Love, Nenad Puhovski, Croatie

La date liumite de dépôt des projets pour la prochaine commission est le 1er février 2006.

http://www.idfa.nl/jvf_content.asp


• > Appel à candidats pour un nouveau cycle EURODOC

Un nouveau programme EURODOC verra le jour en 2006 et accueillera 35 participants, auteurs et producteurs européens porteurs de projets documentaires (unitaires ou séries) avec un réel potentiel international. Quelques participants viendront par ailleurs des unités documentaires des diffuseurs ou d'institutions dédiées à la défense, la promotion et le soutien aux productions documentaires.

Le cycle leur permettra de décrypter les enjeux et de s'approprier les pratiques en constante évolution des coproductions européennes et comportera 3 sessions d'une semaine :
--> Session I: Développement, 7 jours - mars 2006 - Bordeaux (France)
La 1ère Session est centrée sur l'analyse des projets des participants en termes d'écriture, de potentialité financière, d'approche budgétaire, de constitution d'équipe, afin de consolider la cohérence globale de chaque projet.

--> Session II: Budgétisation, 'packaging' et financement - 6 jours - juin 2006 - Prague (République Tchèque)
Elle est consacrée à une nouvelle expertise des projets développés et le travail se concentre sur :
-la budgétisation, qui garantit la cohérence entre les ambitions artistiques du projet et son mode de production,
-le 'packaging', constitution du dossier, qui définit le projet dans ses aspects créatifs, techniques, légaux et financiers,
-le financement, phase stratégique qui consiste à identifier les partenaires, la co-production.

Un consultant 'pitching' vient préparer les participants aux futures rencontres avec les partenaires en dernière session (épreuve de présentation, de synthèse, de rigueur).

--> Session III: Rencontres avec les "Décideurs" - 7 jours - octobre 2006 - Lisbonne (Portugal)
Les décideurs invités ont pris préalablement connaissance des projets réunis dans " l'EURODOC-BOOK ". Ces séances de 'pitching' font l'objet d'une intense préparation durant les deux premiers jours de la session. Lors de cette session, les assemblées plénières sont consacrées aux principes de gestion de l'entreprise, aux relations avec les banques spécialisées et à la distribution internationale du documentaire. Tous les chargés de programme présentent la ligne éditoriale de leur Unité et ses capacités financières.

Entre les sessions, la Direction des études peut être consultée : lecture de synopsis, entretiens téléphoniques et conseils en ligne.

Participation :
--> 2250 € : Producteurs indépendants & Chargés de programmes
--> 1600 € : Auteurs / Réalisateurs
-- --> dans certains cas, des bourses pourront être attribuées

Date limite de candidature : 10 décembre 2005

www.eurodoc-net.com


• > Bourse d'aide au développement du Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: projets sélectionnés

La bourse d'aide au développement du Festival du Film Méditerranéen de Montpellier aura lieu les 27 et 28 octobre 2005.

Voici les 14 projets sélectionnés :

- Le Bar, de Hassan Benjelloun, réalisateur (Maroc)
Dans une petite ville du Maroc, le bar « Chez Pierre » est le point de rencontre des musulmans, chrétiens et juifs. A la mort de Pierre, le propriétaire, le bar est menacé de fermeture.

- Le Chemin des figuiers, de Meyar Al-Roumi, réalisateur et Jérôme Bleitrach, producteur (Syrie/ France/ Liban)
Abu Maher vit à Damas avec sa femme et ses deux enfants. C’est un homme sensible et généreux. Il est chauffeur de taxi entre Damas et Beyrouth. Il rencontre un jour Diana, une infirmière libanaise...

- Flouss Academy, de Ibrahim Letaïef, réalisateur (Tunisie/ France)
Sultan, un minable petit escroc, a enfin trouvé le moyen d’amasser un paquet d’argent. Sa combine, c’est sa Star Académie à lui ! Il organise un grand casting pour dépouiller toutes les jeunes vedettes en herbe...

- Fratres, de Bruno Ulmer, réalisateur et Nadège Hasson, productrice (France)
Deux hommes que tout sépare se rencontrent pourtant : Seif, hanté par le fantôme de son frère soupçonné de meurtres et mort en prison ; et Abel, le reporter photographe, qui a connu ce frère lui aussi...

- Halal Sex, de Assad Fouladkar, réalisateur (Liban)
Une femme menée à la prostitution. Une musulmane dévouée. Un couple homosexuel. Cinq enfants cherchant une épouse à leur père... Des histoires de personnes vivant dans une société musulmane close.

- L’Héritière, de Malek Bensmaïl, réalisateur (Algérie)
Alger 1871. Un archevêque accepte d’aller contre la loi civile française et marie pour la première fois une chrétienne avec un musulman : Aurélie Picard, devient l’épouse d’un chef du Sud algérien, Si Ahmed Tidjani.

- Les Larmes d’argent, de Mourad Boucif, réalisateur et producteur (Maroc/ Belgique/ France)
En Avril 1939, Sulayman vit paisiblement dans la région de Tiznit en vendant du lait de chèvre. Un jour il disparaît brusquement du village. Khadija, qui doit l’épouser, apprend qu’il se trouve sur le front en Europe.

- Lundi, dans la rue, de Radu Jude, réalisateur et producteur (Roumanie)
Une jeune femme se dispute avec son mari… Un vieux couple rend visite à leur fils, homme d’affaires… Un policier est à la recherche d’un tzigane… C’est juste le début d’une chaude journée à Bucarest…

- Le Monde qui nous entoure, de Jean-Louis Milesi, réalisateur (France)
Dans Marseille, des hommes et des femmes se croisent, et les intrigues amoureuses se mêlent aux intrigues policières, et le temps s’emmêle les pinceaux pour nous proposer une autre façon de voir les choses...

- Produit maison, de Nitzan Gilady, réalisateur et producteur (Israël)
Une histoire dramatique au sein d’une famille yéménite traditionnelle, qui habite un moshav du centre d’Israël. Au cœur du drame se situe Eyal, acteur au chômage qui dissimule un secret depuis de nombreuses années.

- Sous le béton, le sable, de Jean-Pierre Thorn, réalisateur (France)
Une comédie musicale hip-hop racontant comment Aïcha, jeune femme des quartiers, se libère de son frère, petit caïd de la cité, de son mari le prophète, et de Valentine, représentante de la République...

- La sur vie, de Artan Minarolli, réalisateur et producteur (Albanie)
Soudainement, la vie d’un jeune garçon bascule... Selon les lois du Kanun, qui s’appliquent encore aujourd’hui dans quelques régions du nord de l’Albanie, un meurtre commis dans le passé doit être vengé...

- Les Trois Mensonges, de Lyes Salem, réalisateur et Isabelle Madelaine, productrice (Algérie/ France)
Mounir Mekbel vit dans un village de l’arrière-pays oranais. Sa sœur est atteinte de narcolepsie. A cause de sa maladie, elle est condamnée à ne jamais connaître le mariage.

- Un homme d’honneur, de Jean-Claude Codsi, réalisateur (Liban)
Brahim fait capoter un « crime d’honneur » : il tue le bourreau et sauve la condamnée. Il est devenu un assassin et un traître auprès des siens. Il se fait passer pour mort et fuit la Jordanie, incognito, pour le Liban.

www.cinemed.tm.fr/cgi-bin/new.pl? ...>+bourse%20d'aide



• > Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle: appel à projets auteur

Dans la perspective de la première session de sélection pour l’aide à l’écriture du nouveau fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle du CNC qui aura lieu à l’automne 2005, le calendrier de dépôt des projets est le suivant :

Fiction
les projets doivent être envoyés ou déposés les 3 et 4 octobre 2005 au plus tard
- présentation du fonds (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)
- télécharger le dossier de demande (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)

Animation
les projets doivent être envoyés ou déposés le 14 novembre 2005 au plus tard
- présentation du fonds (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)
- télécharger le dossier de demande (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)

Documentaire de création
les dossiers sont à déposer UNIQUEMENT le 1er jour ouvrable de chaque mois, ou doivent être envoyés par la poste dans la semaine qui précède le jour de dépôt.
Prochaines date pour le dépôt des dossiers :
jeudi 1er septembre, lundi 3 octobre, Mercredi 2 novembre, jeudi 1er décembre
- présentation du fonds (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)
- télécharger le dossier de demande (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)

Les projets envoyés ou déposés hors délais seront examinés lors des sessions suivantes.

www.cnc.f




Rencontres professionnelles   
  • > "La Diversité culturelle et l'avenir de la création", FIFF 2005, notes d'Olivier Barlet pour www.africultures.com

Le 29 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une rencontre intitulée: "La Diversité culturelle et l'avenir de la création".

Cette rencontre réunissait divers représentants des Coalitions nationales francophones pour la diversité culturelle (communauté française de Belgique, Maroc, Burkina Faso, etc.)

Cette rencontre se tenait en amont de la présentation devant l'assemblé générale de l'Unesco de la convention sur la diversité culturelle les 20 et 21 octobre 2005. L'objectif, outre le fait de réunir de nombreux représentants de divers pays francophones dans le but de souligner encore une fois la mobilisation générale, était d'aboutir à la signature de la déclaration de Namur (voir dans la rubrique "A la une").

Voici les notes prises par Olivier Barlet pour www.aficultures.com

Introduction : la diversité culturelle – historique et enjeux
Henry Ingberg, secrétaire général de la Communauté française de Belgique
Je ne vais pas ré-expliquer quel est l'enjeu de la convention sur la diversité culturelle mais insister sur l'importance de ce moment dans le calendrier : l'Unesco, avec l'opposition des Etats-Unis et l'abstention de la Jamaïque et de l'Australie, vient de transmettre la convention aux Nations Unies. La mobilisation des professionnels, de la politique et du public doit être maintenue car rien n'est encore gagné malgré cette unanimité. Nous sommes sans cesse interrogés par des instances économiques remettant en question les aides publiques à la Culture. Il nous faut revendiquer un espace de légitimité totale dans ce domaine. Le monde politique a réagi très vite, plus rapidement que la société civile, contrairement à l'habitude. Les coalitions pour la diversité culturelle sont passées d'un combat défensif au départ à un combat offensif pour que nos sociétés s'affirment et se développent de façon solidaire, avec une ouverture sur le reste du monde. La Culture y a gagné une dimension supplémentaire essentielle. Même si les pronostics sont bons, la mobilisation doit se maintenir aussi après le vote, avec les ratifications, et la prise en charge des politiques culturelles par les responsables politiques.

Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse de la Communauté française de Belgique.
Si hier il était interdit d'interdire, j'espère qu'il sera demain permis de permettre ! Oui, les Etats ont le droit d'adopter des politiques culturelles. Le texte de la convention est un bon texte de compromis, comme le souligne la déclaration de Namur entre les pays développés et en développement, mais aussi entre les pays favorables au libre-échange et ceux qui interviennent dans le domaine de la Culture. Elle préserve le droit souverain des Etats pour mener des politiques culturelles. Permettre de permettre, c'est pouvoir intervenir financièrement et soumettre à des règles un secteur soumis aux lois du marché. Les quotas sur les chaînes européennes n'ont pas réduit la part du cinéma hollywoodien. C'est soutenir des cultures dans leur diversité, c'est faire en sorte que les productions du Sud accèdent aux écrans du Nord, c'est permettre des œuvres différentes que ce que peut produire le marché.

Jean-Claude Crépeau, directeur du cinéma et médias de l'Agence internationale de la Francophonie
Ce colloque est emblématique, au sein d'un festival qui se veut une vitrine de la diversité culturelle francophone. Cette manifestation n'est possible que grâce au soutien de nombreuses institutions. Le fait que ces institutions soient là à titre de soutien montre qu'elles sont aussi des acteurs de ce combat pour la diversité culturelle et que la mobilisation est l'affaire de tous. Il nous faut marquer l'attachement collectif de la Francophonie à la diversité culturelle à travers son pluralisme. Le fait que la convention existe est déjà un succès, avant même d'être adoptée. Il faudra poursuivre la mobilisation. L'adoption d'un traité international est importante car il constate juridiquement un fait, un statut de la diversité culturelle, marquant les droits et les devoirs de chacun. Tous les pays francophones rassemblés dans la Francophonie devront ratifier ce traité et mettre leurs législations nationales en harmonie avec la convention. Ces gestes politiques sont nécessaires mais insuffisants pour garantir la capacité de chaque culture à s'exprimer mais aussi la diffusion au niveau mondial des cultures de chaque peuple. Tous les pays ne partent pas sur la même ligne. C'est pourquoi nous avons le devoir d'agir pour que ces handicaps soient rapidement effacés. En tant qu'organisation de coopération, la Francophonie a dès son origine marqué sa disponibilité pour établir la logique du dialogue des cultures et de la libre circulation des œuvres et des artistes dans une perspective de développement durable. En mai 2003, devant une conférence des ambassadeurs à l'Unesco, le président Abdou Diouf disait qu'on entend affirmer que la diversité culturelle ne concernerait que les pays développés, les pays du Sud ayant d'autres priorités. Cela voudrait dire que la culture ne serait pas essentielle au développement. Une communauté comme la nôtre qui comporte 53 pays sur tous les continents, unis par une langue commune mais riche d'une multitude d'expressions linguistiques, est essentielle pour traiter des devoirs fondamentaux pour mener la diversité linguistique et culturelle. Il s'agit d'accompagner les pays francophones en développement dans la mise en place de politiques publiques favorisant la diversité culturelle. Il s'agit aussi de soutenir la production et la diffusion des œuvres. Il s'agit enfin de contribuer au développement à l'industrie culturelle dans les pays francophones en développement.

Luc Jabon, scénariste, réalisateur, président de la SACD Belgique et représentant de la Coalition belge francophone pour la diversité culturelle.
Même si les nouvelles sont bonnes, il ne faut pas de réjouir trop vite. Restent la question des ratifications rapides par les différents Etats, celle des accords bilatéraux avec les Etats-Unis qui contrecarrent les efforts entrepris, les déclarations interprétatives des articles de la convention, la question de savoir comment l'OMC interprète la définition de la Culture (le textile, le vin, le fromage en font-ils partie ?). La diversité culturelle reste un combat de tous les instants. Elle n'est pas à la carte : elle doit être entière et globale. Tous les secteurs de la création doivent en profiter de façon égale. La mobilisation n'est jamais acquise alors même que nombre de gens croient que la diversité culturelle paraît comme une évidence qui ne nécessite pas de défense. Elle ne sera jamais une évidence. Pour les Etats, il faut subsidier sans inféoder. La question des quotas n'est pas simple. Les auteurs ont la responsabilité de déterminer des choix de diversité. Les frères Dardenne pourraient sans doute se passer d'une aide publique, mais sans doute au prix de la perte de leur identité. Les aides publiques permettent aussi la coproduction : cette interaction privé-public est fondamentale. La commission européenne, poussée par les experts de la concurrence, lance une procédure de vigilance sur le soutien français… L'ensemble du régime de soutien peut être mis en péril en Belgique aussi. La diversité culturelle n'a de sens que si elle s'exerce aussi dans l'éducation et la formation. C'est un enjeu de civilisation, comme le signale Jean-Claude Batz.

Témoignage de professionnels
Carole Laure (Québec) : nous sommes une banlieue américaine, cela nous a condamnés à être originaux ! Si le gouvernement n'avait pas aidé la culture, on serait assimilés depuis longtemps. L'aspect promotion de la culture est essentiel. Le territoire canadien est un territoire américain : il nous faut être vigilant en permanence.

Nabil Ayouch (Maroc) : la diversité culturelle est un vieux combat, inventée par les fondateurs de l'Europe. Il ne faut pas diaboliser ou stigmatiser la toute-puissance américaine mais le fait est que l'expansionnisme américain se développe sur tous les plans. L'entertainment est la principale source d'exportation américaine, d'où ce besoin d'édicter leur règle de diversité culturelle. Ils disent qu'ils sont pour, en voulant encourager les échanges et que nous serions protectionnistes et donc contre ! Il est ainsi facile de pervertir notre revendication au sein même de nos opinions publiques. La diversité culturelle, c'est l'acceptation de l'autre face à l'uniformisation. Dans cette course au bilatéralisme comme avec la Maroc, l'Afrique du Sud, la Jordanie, le Mexique, c'est du David contre Goliath. Il faut mobiliser les opinions. Les industries culturelles ne peuvent être mises sur le même pied que les biens et les services. Si la coalition pour la diversité culturelle n'a pas eu gain de cause au niveau des quotas, nous avons gagné au niveau des subventions qui ont pu être préservées. La loi sur la libéralisation de l'audiovisuel a prévu une clause de majorité à 51 % de capitaux marocains pour les opérateurs pour être aidés. La ratification dans chacun des Etats sera le combat suivant, et l'application des textes !

Rasmane Ouedraogo (Burkina Faso, coalition burkinabée et délégué des coalitions africaines) : la convention est une réponse des préoccupations des pays en développement. Depuis des siècles, l'Afrique subit le viol de son espace culturel, avec aujourd'hui un formatage aux goûts du marché. Les génériques des films remercient les institutions, les Etats etc. C'est dans le cadre de conventions signées et de politiques que nous avons la chance de faire nos films ! Sinon, il n'y aurait pas d'œuvres ni de créateurs. D'autres étapes jalonnent notre route : la ratification et la mise en application. Les Etats-Unis exerceront des pressions inimaginables sur des pays fragilisés par leurs problèmes multiples. J'ai peur que la prochaine étape d'accords bilatéraux soit mon propre pays ! Que peut faire le Burkina Faso seul face aux Etats-Unis, alors que nous avons des problèmes de crickets, de famine etc. La tentation est forte de céder à l'offre ! La stratégie est de faire traîner en longueur les débats jusqu'à ce qu'on ne signe pas la convention avant que les accords de l'OMC soient ratifiés en 2007.

Moussa Touré (Sénégal) : Je suis déjà divers moi-même. L'Afrique est totalement diverse. Nous sommes nés dans la diversité à travers notre voisinage. Mon expérience cinématographique est diverse. Le problème aujourd'hui est de se mettre vraiment ensemble.
Bassek ba Khobio (Cameroun) : Je vis au Cameroun même si je suis tout le temps en Europe ! Certains groupes ont des préoccupations particulières. Il y a des sous-causes à notre cause commune. Lorsque j'ai fait Sango Malo, j'ai pu le distribuer en France. Le deuxième aussi et le troisième cela devient très difficile, comme pour mes camarades. Des films faits dans nos langues pouvaient être intégrés dans les quotas de langue française mais comme il n'y avait pas des lois, cela pose maintenant de gros problèmes. Les productions africaines ont besoin d'être prises en compte de façon particulière. Les Américains signent avec les pays du Golfe de Guinée à cause du pétrole. Nous avons de moins en moins accès à des possibilités de financement au Nord, de faire circuler nos œuvres de l'exception africaine. Je voudrais que l'Afrique ne soit pas encore celle qui apporte de l'eau mais qui est laissée sur le bord du chemin.

Thierry Michel (Belgique), qui démarre par un extrait de l'Aventure ambiguë de Cheick Hamidou Kane : "Le désordre s'organise". En tant que cinéaste du réel, témoin privilégié du monde, nous devons montrer la souffrance collective et montrer que chaque groupe à une mission, mais aussi ce qui nous relie les uns aux autres. Il nous faut retrouver la mémoire, universaliser les crises. Une nouvelle guerre froide, larvée et sournoise, s'est imposée sur le front de la culture et des religions. Les distributeurs américains offrent gratuitement des films et séries télévisées en échange d'espaces publicitaire. Dans le catalogue du MIP de Cannes, les marchands d'images sont présents avec 33 sociétés. Un rapide calcul donne un peu plus de 1500 vendeurs et producteurs venus des Etats-Unis. 246 sociétés représentent la France. Trois pays d'Afrique noire subsaharienne sont représentés, dont un seul pays vendeur : l'Afrique du Sud. Les deux autres n'ont même pas de stand. Le Titanic comme modèle et pensée unique, on aurait parlé à une certaine époque d'impérialisme. Le cinéma iranien est prospère grâce à une véritable politique volontariste de production et de protectionnisme. Il est urgent de nous mobiliser contre tout ce qui mutile le regard. L'heure est à la résistance, car chacun expérimente cette déchirure intérieure. Il y a le monde à construire et le monde tel qu'il est devenu. Il s'agit de résister à la marchandisation du monde et de combattre l'expansion du stéréotype comme référence culturelle. Il nous faudra aussi refuser de servir les bureaucraties puissantes et les employeurs généreux.

Lionel Baier (Suisse) : mon dernier film sort aux Etats-Unis où on m'a demandé pourquoi mon film était tourné en français ? Ce qui était pour moi naturel était considéré comme bizarre, invendable. Nous discutons de l'exception culturelle non contre le monde anglo-saxon mais pour la richesse culturelle du monde. Comme les Québecois et les Belges, en tant que Suisses, nous avons une grande habitude de la minorité : c'est une force dont il faudra savoir jouer. La culturelle dominante n'existe que parce qu'il y a contre-culture. Le français en a toujours la langue. Ce qui nous réunit, c'est notre façon de penser et de vivre.

Constantin Costa-Gavras (France) : ce serait plus juste de dire qu'on défend l'identité culturelle. Un cinéma ne peut pas exister sans l'aide de l'Etat, sans les salles, sans la production etc. La France fait entre 120 et 180 films par an, et s'affirme comme un cas. Un fonds doit pouvoir aider tous à faire leurs films : un peuple doit avoir ses images. Cela permet d'avoir un miroir chez soi, sinon on se regarde dans le miroir des autres.
Henry Ingberg : il peut y avoir consensus pour les interventions classiques mais pour les nouveaux développements (numérique, internet, nouveaux outils de création), une forte bataille se joue pour considérer qu'ils relèvent uniquement de la dimension commerciale et n'ont rien à voir avec la culture. Ce terrain ne saurait être abandonné ! Dans le cadre international, l'élan en faveur de la Culture est extraordinaire mais il s'inscrit aussi dans le débat politique autour de la démocratie. La convention implique les acteurs de la société civile, et c'est sa force : c'est un débat politique au sens fort du terme.

Débat réunissant politiques et professionnels
François Nizery, conseiller culturel à l'Office de coopération EuropeAid, programme d'appui au cinéma ACP – Commission européenne.
La convention sera le cadre juridique international nécessaire pour faire de la Culture un moteur essentiel du développement. Cela suppose de l'argent. La convention de l'Unesco prévoit un fonds mais son utilisation n'est pas encore claire. Le cadre fondamental de cette politique favorable au développement est d'abord l'échange : la diversité est un concept statique, c'est ce qu'il faut en faire qui est dynamique. Diversité, développement, dialogue : j'ai proposé qu'on ajoute le désir. Il n'y a pas de diversité sans désir de dialogue. C'est la possibilité de se nourrir de l'autre. La création doit être soutenue, sans frontières entre les expressions culturelles. L'appropriation par les populations locales de leur patrimoine est également essentielle. Le regard critique demande une formation. La Culture doit être considérée comme une dimension transversale. Le dialogue Sud-Sud est à promouvoir.

Debora Abramowicz, directrice des Relations extérieures et des Affaires internationales de la SACD, coordinatrice des activités de la Coalition française pour la diversité culturelle
Les coalitions pour la diversité culturelle qui sont au nombre de 30 rassemblent l'ensemble du monde de la création, toutes les professions. L'élan collectif est réel. La convention reconnaît la légitimité pour les Etats d'adopter des politiques culturelles. À l'Unesco, les 25 pays de l'Union parlent d'une seule voix. Elle reconnaît aussi la spécificité des biens culturels, d'où leur soustraction aux accords commerciaux. Le fonds pour la diversité culturelle devrait avoir des contributions obligatoires mais certains Etats ont fait opposition : ce sera des contributions volontaires des pays les plus riches. Jean-Jacques Aillagon, alors de la ministre de la Culture, avait décrit le mouvement des coalitions comme de la "diplomatie civile". Le 10 octobre à Paris, des artistes viendront à 15 h au théâtre de l'œuvre s'exprimer sur ce thème.

Jean-Claude Batz, co-fondateur de l'INSAS, producteur et écrivain
Dans le domaine de l'audiovisuel, la domination américaine monopolise de 40 à 90 % selon les médias et les pays des auditeurs européens. Lorsque la Commission européenne inscrit au fronton de l'Union le principe de la diversité culturelle, je ne peux m'empêcher de sentir la farce. Lors du premier colloque européen en 1968, les films américains représentaient 30 à 35 % du marché. Le grand marché devait résoudre les choses mais la part américaine a doublé : le marché n'arrange rien du tout ! Au niveau partnership, la part des productions européennes n'atteint pas 2 % aux Etats-Unis. Le programme média ne représente que un pour mille du budget de la Communauté européenne. Comment se départir du sentiment que nous sommes gouvernés par des Philistins. N'y a-t-il pas un peu de notre fait ? La légitimité de la culture est alimentée par le droit à la création. Les auteurs sont toujours à l'avant-garde du combat. Il faudrait recibler les motivations. L'enjeu de la diversité culturelle est de civilisation. Les 500 ou 600 millions d'Européens sont confrontés à leur poste de télévision. Le spectateur va trois heures par an au cinéma mais passe trois heures par jour devant son écran, à regarder du tout-venant. Les trois heures devant l'écran sont trois heures de temps soustrait à la promenade, au rêve, au repas avec des amis, à la partie de boules etc. Le temps de la convivialité est désormais virtuel, dominé par l'imagerie américaine. On n’a pas fini de faire le bilan de cette transformation. Le tout-venant, ce sont des œuvres où passent toutes les thématiques fondamentales : l'amour, le pouvoir, les rapports entres les hommes, à l'autorité, à la religion, à la fête, à la solidarité, au deuil etc., représentant les croyances archétypiques d'une civilisation. Cette invasion d'images par des voies subliminales qui se prolonge jour après jour, génération après génération, doit déclencher des processus de rupture avec les mémoires originelles et les racines, jusqu'à des phénomènes d'érosion de la civilisation. C'est un mouvement irrésistible. Nous savons avec Valéry que les civilisations sont mortelles. J'ai le sentiment d'un oubli par substitution de culture. Il faudrait présenter à la classe politique quelque chose de moins sectoriel que la diversité culturelle : le danger d'être les fossoyeurs de la civilisation.

Henri Benkoski, expert de la ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse (Communauté française de Belgique) pour la diversité culturelle auprès des institutions internationales.
À l'OMC, il n'y a que des exemptions à la clause de la nation la plus favorisée : on ne peut pas avantager quelqu'un sinon de lui offrir la même chose que les avantages que vous lui demandez. On a cherché à l'Unesco à mettre en place un système juridique international de même valeur. Un amendement du Canada soutenu par l'Union européenne demandait à ce que le cadre juridique défini soit adopté en tant que convention. Les Etats-Unis s'y sont opposés mais ce texte a été adopté. Le Conseil exécutif vient de le transmettre à la conférence générale. Le 13 octobre, la commission Culture de l'Unesco va examiner ce texte. Les pays qui sont le plus opposés à la convention sont du côté de l'Océanie et de l'Asie, surtout de l'Asie du Sud-Est. À Paris, se réunissent les autres pays qui s'accordent pour soutenir ce texte. Il y a encore des batailles de procédures, notamment de la part du Japon une déclaration interprétative à propos de l'article 20, lequel installe la convention comme aussi forte que les accords de l'OMC. Si nous sortons de la séance plénière du 21 octobre avec une convention adoptée, le texte international sera là. Viendra ensuite la ratification par 180 pays.

Henry Ingberg : la Communauté française est une partie de la Belgique, Etat fédéral. Des différences de perception ou de sensibilité peuvent apparaître, mais cette position est convergente pour la convention sur la diversité. Les Etats européens ont donné un mandat de négociation à la Commission européenne. Il y a eu un débat interne à l'Union européenne qui est arrivé à des lignes de force. Même si les discussions ont été parfois difficiles et animées, il y a eu une convergence de points de vue des Etats européens, qui se sont engagés sur la diversité culturelle d'une façon encore jamais vue. Cela a permis de clarifier les choses. Le débat n'est pas clos avec la convention, mais il y a une prise de conscience réelle de l'intérêt de cette question au-delà du catégoriel. Cette convergence garantit une continuité dans l'expression politique.

Ferid Boughedir : nous avons notre Hollywood à nous, l'audiovisuel égyptien qui nous envahit avec des feuilletons sans contenu etc. C'est donc un combat d'un cinéma d'auteur contre une image commerciale qui sera l'enjeu de la mise en place des politiques de la diversité culturelle.

Henry Ingberg, pour la conclusion du colloque.
Les politiques culturelles seront indispensables pour que cette convention soit vivante. La mobilisation enclenchée restera nécessaire pour donner toute son ampleur à cette convention. Il faudra se méfier d'une satisfaction synonyme d'assoupissement. L'aide à la Culture apparaît aussi indispensable et cruciale que l'aide à l'enseignement : c'est un enjeu de civilisation. Grâce à ce débat sur la convention, l'Union européenne s'est engagée et impliquée dans un cadre de référence. C'est une avancée politique qui devrait avoir un impact juridique vis-à-vis de la Cour européenne de justice. L'adoption de cette convention sera un démarrage : elle légitimera les politiques culturelles qui n'auront plus à s'excuser de se formuler ! Le texte propose un contexte permettant des bonnes et des mauvaises politiques culturelles. La convention ne dispense pas des débats internes. Ne développons pas un sentiment unanimiste : nous aurons encore des batailles, des confrontations et des contradictions. Nous nous donnons les moyens que ce débat existe de façon dynamique.

(notes d'Olivier Barlet)

www.africultures.com/index.asp?me ...


• > Séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image : Maghreb et Moyen-Orient

Du 3 au 10 octobre 2005 aura lieu un séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image. Ce séminaire, qui se teindra à Tunis, est organisé par la Direction de la coopération économique (DCE) et Direction de la culture et des Médias (DCM) de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.

Il est ouvert aux entrepreneurs culturels de Tunisi, du Maroc, du Liban, d'Egypte, de Mauritanie et de Djibouti.

Notons qu'à cette occasion aura lieu le 6 octobre une «Journée portes ouvertes» pour les entreprises culturelles d'Afrique du Nord et du Moyen Orient.

Plus de renseignements auprès de angele.bonane@francophonie.org


• > "Ecrire l'image avec Mostefa Djadjam": atelier de l'ASA, FIFF 2005

Le troisième atelier « Ecrire l’image » organisé au cœur du 20ème Festival de Namur (FIFF) a réuni ce 26 septembre les membres de l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel (ASA) qui se sont livrés à l’analyse comparative du film Frontières (2001) et de son scénario, en compagnie du réalisateur algérien Mostéfa Djadjam et de sa co-scénariste Agnès de Sacy. Le film avait entre autres obtenu le prix du Jury Junior à Namur l’année de sa sortie, et le Python royal (grand prix long métrage) du Festival Quintessence à Ouidah (Bénin) en janvier 2005.

Téléchargeable ci-dessous le compte-rendu de François-Xavier Dubuisson pour www.cinemasfrancophones.org


Compte-rendu [28 Ko]
 


• > "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?", FIFF , 25 septembre 2005

Le 25 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une atelier organisé par l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel belge sur le thème: "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?"

Cet atelier réunissait des professionnels tels que Luc Jabon, Nancy Huston, Christine Delmotte, Isabelle Fauvel, Marcel Beaulieu, Yves Angelo, Jean-Luc Vandamme et Guillaume Laurant.
Les dénats ont permis de faire le point sur cette forme d'écriture bien particulière qu'est l'adaptation littéraire, et sur les problèmes artistiques et logistiques qu'elle soulève.

Quelques notes recueillies pâr Aurore Engelen pour www.cinemasfrancophones.org sont téléchargeables ci-dessous:


Notes sur la rencontre "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?" [43 Ko]
 




Vu dans la presse   
  • > "Namur 2005: nouvelles découvertes", par Olivier Barlet pour www.africultures.com

Olivier Barlet revient pour www.africultures.com sur la semaine de cinéma francopone offerte par le festival de Namur...

Le festival international du film francophone de Namur soufflait cette année ses 20 bougies. Il reste un des rendez-vous de l'année pour le petit monde du cinéma francophone et notamment africain. Il y a les quelques 200 films certes, mais aussi d'importantes rencontres professionnelles.

Rencontres professionnelles
On trouvera par ailleurs le compte-rendu détaillé du colloque réunissant politiques et professionnels sur la diversité culturelle et l'avenir du cinéma, d'une grande actualité vu que l'heure est à la défense des acquis face au rouleau compresseur de la globalisation mais aussi dans la perspective d'une généralisation des politiques culturelles.

Pour la deuxième année, le FIFF et le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone organisaient un forum francophone de la production : à la recherche de coproducteurs, une dizaine de films en quête de compléments de financement se présentent et s'ouvrent aux conseils de scénaristes, réalisateurs, producteurs et distributeurs. On trouvait cette année parmi les films en développement Malencontreuse aventure, d'Alexis Yaméogo (Burkina Faso), Un mariage à tout prix, de Latif Lahlou (Maroc) et Viva Riva !, de Djo Munga (RDC).

Prolongeant la logique des ateliers "Etonnants scénarios" de Bamako, l'atelier des auteurs reposait la question de l'adaptation littéraire au cinéma tandis qu'un atelier "de l'écrit à l'écran" jouait les travaux pratiques avec des réalisateurs sur des exemples précis et qu'un colloque faisait l'état des lieux des technologies numériques.
Il n'y a donc pas de quoi s'ennuyer à Namur quand on est professionnel du cinéma. Le public, lui, le vit dans les salles, selon la bonne logique des pass ouvrant à toutes les séances. C'est un public souvent jeune et le festival joue là son rôle d'agitateur culturel et d'ouverture au monde. Les mondes francophones certes, mais on sait que le mot ne se résout plus à la défense d'une langue mais d'une diversité.

Deux longs métrages importants
A notre niveau, les deux événements du festival étaient les deux nouveaux longs métrages qu'il n'avait pas encore été possible de voir. Le dernier documentaire de Thierry Michel, Congo River, très attendu depuis la présentation de séquences au Fespaco, était juste terminé : le mixage avait été finalisé la semaine précédente et le sous-titrage réalisé durant le week-end ! Thierry Michel n'est pas du style à aller tourner un film en Afrique en vitesse : son périple sur le fleuve aura duré sept mois et il s'apprête à y retourner montrer le film là où il est passé à l'aide d'un petit projecteur. Déjà, on le voit dans le film, il montrait volontiers Mobutu, roi du Zaïre aux habitants des escales agglutinés devant le petit écran de son ordinateur portable. Ils en avaient entendu parler mais ne l'avaient jamais vu.
A coup sûr, ils verront avec plaisir Congo River et s'y reconnaîtront, car c'est bien leur vie que saisit le film avec une qualité d'images impressionnante liée au choix de la haute définition, même si cela impose un matériel plus lourd au niveau caméra et lumière. La projection sur grand écran n'enlève rien à cette qualité. Une exposition photo insistait sur la performance de ce tournage difficile et c'est ainsi que Thierry Michel l'a présenté lors de sa "leçon de cinéma" qui fut davantage un commentaire du making-off : le film cherche à profiter du mythe du fleuve tout en essayant d'en détourner les pièges. Exercice difficile que le réalisateur réussit au sens où il évite les cartes-postales tant paysagistes qu'imaginaires pour se concentrer sur les gens qui font la vie du fleuve. Au sens aussi où il resitue leurs problèmes dans ceux du pays et de sa terrible Histoire, faisant appel à de nombreuses archives coloniales. Le fleuve n'est pas un décor où projeter nos désirs et nos fantasmes, ceux du barbare, du sauvage, du primitif des premiers explorateurs de "l'Afrique des ténèbres" dont veut clairement se démarquer le film. Sa limite est ailleurs, sans doute dans l'accumulation : la richesse d'évocation du fleuve est immense et pour en rendre compte tout est un peu survolé, comme de cet avion que le cinéaste emprunte pour en saisir les méandres. C'est cependant par le truchement du courage des hommes qu'il ancre son propos (cf. critique: www.africultures.com/index.asp?me ...).

C'est bien là que réside la force du dernier film de Mohamed Chouikh : il parvient par l'humour à nous rendre singulièrement familiers ces habitants d'un village pris en étau par la menace terroriste. Il ressort de Douar de femmes une vision surréaliste et paradoxale de ce qu'ont pu être les années de folie que vient de traverser l'Algérie, sans doute à la mesure de la façon qu'ont pu les vivre les Algériens. On aurait tort de n'y voir qu'une amusante gaudriole : ce film a le poids de la fable et la profondeur du vécu (cf. critique: www.africultures.com/index.asp?me ...).

Vitalité du court métrage
Ces deux films ont, dans le documentaire comme dans la fiction, la puissance de leur dramaturgie. C'est ce qui manque au pourtant très beau Prince Loseno de Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (RDC), et c'est dommage car ce maître de l'animation compose à merveille un imaginaire aussi évocateur que subtil (cf. critique).

L'imaginaire, c'est le sujet du beau Amal d'Ali Benkirane (Maroc) auquel le jury a décerné une mention spéciale. En adoptant systématiquement le regard d'une petite fille, il nous fait croire au possible. On croit qu'Amal sera médecin comme elle en rêve. On croit que ce qui fait son univers, les animaux, la famille, l'école, tous ces éléments auxquels elle prête une attention particulière, les blés, les enfants dans les blés, la branche d'olivier, la ferme, tout cela compose une perception aiguë des êtres qu'elle engrange pour mieux les comprendre et les accueillir plus tard, quand elle réalisera son rêve. Elle peut dès lors souffler la bougie et nous plonger dans le noir et le silence : nous avons déjà fermé les yeux avec elle.
Cela n'a rien de didactique mais l'idée s'impose sans roulement de tambour : parce qu'Amal est sans cesse étonnant, impressif et bourré d'une grâce puisée dans l'observation des petites choses autant que l'ouverture à la nature, nous savons que le rêve est possible. Cette façon de suggérer en adoptant le regard de l'enfant est aussi le parti pris de Signe d'appartenance de Kamel Chérif, montré lors de la remise de la Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud dont le jury s'était cette année réuni à Namur (décernée au fascinant et aquatique Gardien de buffles, de Minh Nguyen-Vô, Vietnam, ainsi qu'à L'Enfant Endormi, de Yasmine Kassari, dont nous avons déjà chanté les louanges). Le film oppose en deux lieux deux vécus fort différents d'un signe d'appartenance, dans l'évident programme de relativiser les critères de jugements. Les enfants d'une école tunisienne se moquent de l'enfant non-circoncis, ceux de l'école française prendront sa circoncision en dérision. Entre les deux scènes se déroulera la circoncision mais tout cela est traité avec un humour ravageur et sans concession pour sa propre culture. Jamais prévisible, le film ose une véritable poésie et des développements multiples pour le plus grand plaisir du spectateur.

On retrouve dans R'da de Mohammed Ahed Bensouda (Maroc) le même souci de décrire un milieu. "Vous allez assister à un rituel" et ce sont des cris, des affolements, une véritable hystérie collective ! Une femme a du mal à accoucher et la coutume du r'da va l'aider, étrange tradition qui joue dans le film comme un véritable suspens. Ne le dévoilons pas mais disons simplement que c'est étonnant et ludique, à découvrir en tout cas. Le film joue habilement du mouvement qu'implique cette coutume pour conserver son rythme haletant, bien adapté à une naissance difficile !

Autre court métrage marocain, Une place au soleil de Rachid Boutounes sur un scénario cosigné avec Ismaël Ferroukhi (Le Grand voyage) évoque en finesse le vécu immigré : cet homme qui est décoré pour avoir été un employé de voirie modèle est fier d'avoir pu envoyer régulièrement de l'argent à sa famille mais s'épuise dans la solitude. Ici, le rythme est celui d'une vie de silence, d'abnégation et de renoncement. Peu à peu, cet homme gagne en dignité jusqu'à l'image finale, extrêmement touchante, où il nous regarde dans les yeux.

Petit bijou d'animation en noir et blanc, L'Ami y'a bon (The Colonial Friend) de Rachid Bouchareb se situe dans un contexte semblable 60 ans plus tôt, lorsque les tirailleurs devaient partir à la guerre contre les Allemands. Une caméra toujours en mouvement sur les dessins eux-mêmes animés confère une grande fluidité au film et renforce sa puissance d'évocation. Ce tirailleur sera lui aussi médaillé mais il jette sa médaille par terre lorsqu'il apprend qu'il ne sera pas indemnisé. Le massacre du Camp de Thiaroye du 1er décembre 1944 est ainsi rappelé. C'est beau et fort, tranchant, sensible et percutant, avec un beau travail sur la bande son. Une évocation par le cœur, tellement plus parlante que les mots, prélude à Indigènes, le long métrage très attendu que prépare le réalisateur de Little Sénégal sur le même sujet.

Clin d'œil pas si anodin que ça, L'Homme au costume gris de Fehd Chabbi (Tunisie) reconstitue un puzzle autant dans l'image que dans l'histoire. Les éléments filmés de très près sont comme un jeu de l'oie définissant un parcours mental où, à l'image du mandrill vu à la télé qui en cage se laisse mourir de faim, on finit par ne plus que se chercher soi-même. Original et inattendu, très maîtrisé, le film de Fehd Chabbi n'est pas sans rappeler que faute de liberté tout un pays peut ainsi tomber dans la psychose.

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• > "Cinamazonia, deuxième !" sur www.afrik.com

Olivia Marsaud a rencontré pour www.afik.com France Zobda, qui annonce la deuxième édition de Cinamazonia en Guyane.

"La deuxième édition de Cinamazonia, Festival de Cinéma des mondes métissés, aura lieu du 4 au 9 novembre prochain, en Guyane. La magnifique comédienne antillaise France Zobda est à l’origine de ce festival interculturel et convivial qui, de l’Amérique Latine à l’Asie, en passant par l’Afrique et les Caraïbes, offre à voir des dizaines de films.

On connaît France Zobda pour ses rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision, notamment dans SOS 18 pour la quatrième saison et dans Léa Parker pour la deuxième saison. On connaît France Zobda pour son regard bleu et sa peau cannelle. La belle Antillaise est aussi à l’origine de Cinamazonia, le Festival de Cinéma des mondes métissés. La première édition a eu lieu en 2002 en Guyane et a accueilli quelque 12 000 personnes en 5 jours et 10 000 scolaires aux séances du matin. Une belle réussite qui devrait se confirmer cette année, du 4 au 9 novembre.

Afrik : Pourquoi avoir choisi la Guyane comme pays d’accueil de Cinamazonia ?
France Zobda : Nous avons créé ce festival, avec Yasmina Ho-You-Fat, d’origine guyanaise, par désir de rassembler les pays du Sud, des Caraïbes et de la Guyane, cette dernière étant une zone géographique sans grande visibilité au niveau du cinéma. La Guyane est un pays à part qui ne renvoie pas à une évocation immédiate. C’est l’aventure, le mystérieux, l’Amazonie... Je suis moi-même de souche guyanaise et je pense qu’il était important d’offrir ce cadeau à ce département trop souvent oublié.

Afrik : Quel est l’esprit du festival ?
France Zobda : C’est un festival familial et convivial, et qui doit le rester ! Il n’y a pas de membres du jury car nous souhaitons que les gens viennent décontractés. Nous ne jugeons pas les films, nous les offrons au public guyanais. Notre but est aussi de faire découvrir des cinémas, comme celui d’Inde par exemple. Cette année, nous allons projeter une trentaine de longs métrages, une douzaine de courts, de documentaires et de téléfilms, pour montrer qu’il existe aussi d’excellents scénarios de téléfilms. Les films viennent du Brésil, d’Haïti, du Surinam, d’Afrique et d’Afrique du Nord ou des Caraïbes. Parmi eux, nous compteront une dizaine d’avant-premières. Je m’occupe de la sélection et il me faut bien deux ans pour tout visionner et récupérer des copies éclatées dans le monde entier ! Je mélange films actuels et du passé, des œuvres qui sont dans des circuits trop parallèles, des drames, des comédies, des films politiques... L’essentiel est de passer une bonne semaine !

Afrik : Comment a réagi le public guyanais lors de la première édition ?
France Zobda : Il y a une vraie demande. L’année dernière, les gens ont assisté à toutes les séances. La Guyane a vécu au rythme du festival, les gens venaient le dimanche, en famille, et se bousculaient pour voir des films dont ils n’avaient jamais entendu parler. Les documentaires ont rencontré un gros succès ainsi que les téléfilms (on a d’ailleurs dû doubler la séance !). Le festival se passe sur les trois villes de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent du Maroni et cette année nous avons prévu deux séances en plein air pour rassembler encore plus de monde ! Comme ce n’est pas un festival pour faire de l’argent, les séances sont à 3 euros au lieu de 8 ou 9. Nous voulons mettre le cinéma à la portée de tous.

Afrik : Il y a aussi des animations annexes, prévues en dehors des projections ?
France Zobda : Nous aurons des soirées thématiques sur le Brésil, la poésie créole, l’Afrique du Nord et Haïti. Notre invité d’honneur est d’ailleurs le cinéaste haïtien Raoul Peck. Il y aura des séances de dédicaces pour permettre aux gens d’avoir un vrai contact avec les vedettes, une exposition photos et des concerts. Il n’y a pas de cloisonnement entre les artistes. Nous invitons des comédiens de théâtre, acteurs de cinéma et de télévision, des musiciens, des chanteurs, des sculpteurs ou des photographes. Influencée par mon père artiste, j’aime que tous les arts se rencontrent. Toutes les nuits, nous faisons la fête au son de la musique, qui est l’essence même de nos cultures. Et c’est magnifique de voir Richard Bohringer, Jocelyne Beroard et Stomy Bugsy improviser un bœuf ! Il y a de vraies rencontres ! Ces soirées permettent aussi de faire découvrir la culture antillo-guyanaise. Le métissage, ce n’est pas seulement une histoire de peau mais c’est un mélange de voix, de personnalités, de cultures...

Afrik : Des tables rondes sont aussi prévues...
France Zobda : Les gens des Caraïbes n’existent nulle part. Nous ne sommes jamais invités à Cannes ou aux Césars. Le Festival est donc un tremplin pour parler de choses qui nous dérangent, un lieu de débats et d’idées. Lors de la première édition, nous avions parlé des minorités visibles à la télévision et il en est ressorti que nous avions une frustration, de vraies souffrances de comédiens. Heureusement, depuis trois ans, il s’est passé des choses, notamment sur France Télévision. Des comédiens de couleur émergent à la télé comme Louis-Karim Nébati qui joue Fabien Cosma, Thierry Desroses, Jacques Martial, Alex Descas ou Edouard Montoute. Les plus jeunes ont la chance trouver des rôles dans des séries, contrairement à nos anciens comédiens obligés d’être cantonnés aux doublages de voix. Au cinéma aussi, ça vient doucement. Les gens n’étaient pas prêts à nous faire tourner mais nous, nous avons toujours été prêts.

Afrik : Militez-vous en faveur des quotas ?
France Zobda : D’emblée, je suis contre car c’est réducteur de demander des droits qui imposent aussi des devoirs. Mais il faut que ça bouge et que ça ne reste pas un balbutiement. Les quotas peuvent alors servir de « pavé dans la mare »... Ce n’est pas normal d’avoir autant de mal à monter un film quand on vient des Caraïbes. C’est une forme de mépris. Pourtant, les Dom-Tom représentent une population importante. Deux millions d’Antillo-guyanais vivent en métropole et cette communauté a envie de se voir à l’écran. Nous sommes français, mais à part... Pour faire des études de cinéma, il nous faut parcourir 7 000 km et venir en métropole.

Afrik : Parmi toutes vos recherches pour la sélection du festival, y-a-t-il un cinéma qui vous a particulièrement marqué ?
France Zobda : Je prévois un focus sur le cinéma d’Afrique du Sud car c’est un cinéma montant et un exemple pour les Caraïbes. Il allie politique et divertissement, technicité américaine, narration européenne et identité africaine. Un peu comme les cinémas brésilien et cubain. Je ne pense pas qu’il est bon de nous tourner vers l’exemple des grosses productions américaines ni même vers la France qui ne nous donne pas les moyens de développer une vraie production cinématographique. Il faut faire avec ce qu’on a, faire du cinéma, même avec des défauts, raconter des histoires avec de bons scénarios. Le problème en Afrique, ce sont les manques au niveau du scénario et de la technique mais le cinéma africain a le mérite d’exister, il y a des écritures et le désir des jeunes de faire du cinéma. C’est ce qui est important.

Afrik : Vous parliez de métissage tout à l’heure. Vous en êtes un bel exemple !
France Zobda : Je viens du Lamentin, en Martinique, mais j’ai du sang d’Indien d’Inde et d’Amérique, ma famille est de souche guyanaise, j’ai des ancêtres africains mais une partie de ma famille vient d’Aix-en-Provence, une autre d’Allemagne et on trouve aussi quelques Caraïbéens ! Un vrai mélange !

http://www.afrik.com/article8845.html ...


• > "Le cinéma peut montrer la voie", entretien d'Olivier Barlet avec Souleymane Cissé, www.africultures.com

Extraits:

Voici déjà dix ans écoulés depuis Waati, votre dernier film de "grand cinéma". Quelles sont vos perspectives de cinéma aujourd'hui en 2005 ?
Le grand cinéma, avec un grand C, fait une pause qui n'est pas voulue par les créateurs mais par ceux qui les entourent, que nous essayons de comprendre. J'avais compris depuis le tournage de Waati en 1995 qu'il serait dorénavant très difficile pour le grand cinéma de se mouvoir : je me suis rendu compte qu'à tous les niveaux le blocage était total. Tout ceux qui étaient capables de s'exprimer dans le cinéma en tant qu'auteurs ont été privés de ce qui pouvait leur permettre de s'exprimer avec des professionnels : une censure voulue et maintenue. Ceci dit, dans cette crise, nous avons voulu créer une structure pour nous sensibiliser : il ne sert à rien de vomir sur les gens si soi-même on est pas capable d'assurer son propre avenir.

C'est d'une censure économique dont vous parlez ?
Oui, une censure économique voulue, entretenue et qui continue. Nous n'avons en face de nous que la langue de bois, mais on a compris et nous voulons donc nous battre sur un autre terrain : trouver les moyens sur place, poser des jalons, essayer avec les professionnels de créer des structures permettant de s'exprimer. D'où la création de l'UCECAO (Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest). Au départ, certains avaient cru que c'était contre la FEPACI (Fédération panafricaine des cinéastes) ou le FESPACO (festival panafricain du film de Ouagadougou), mais ils n'avaient pas compris que c'était un instrument pour instaurer une industrie réelle du cinéma dans notre sous-région, un instrument susceptible de renforcer le Fespaco et l'association des cinéastes. On ne parle plus de cinéma sans salles et sans films ! Nous avons eu la chance de pouvoir allumer un feu : ne le laissons pas s'éteindre. On cherche à le détruire, l'écraser et qu'on n'en parle plus. Nous sommes encore dans une phase de guerre civilisatrice, de langue, économique, et tout cela trompe sur le cinéma africain : il lui faut trouver la solution pour s'en sortir. Si les cinéastes eux-mêmes ne sont pas solidaires, si ceux qui deviennent des dirigeants politiques autodétruisent le cinéma, cela devient grave et dangereux : il est temps d'arrêter. Pour moi, ce sont des enfantillages. La place des cinéastes dans chaque pays est tellement énorme que chacun peut construire s'il le veut un château en faisant du cinéma. Cela ne sert à rien qu'un cinéaste fasse des films et que d'autres s'opposent à son rayonnement. Cela ne sert ni lui ni son pays. Si les cinéastes se donnent la main pour créer des structures proprement africaines, nous arriverons à faire avancer les projets.

J'entends bien ce discours de réconciliation mais face à la réalité qui n'est d'ailleurs pas propre à l'Afrique de jalousies et de bagarres internes au milieu du cinéma, cela ne risque-t-il pas d'être un cri dans le désert ?
Je pense que des perspectives existent. Le coup foiré qu'on a fait à Idrissa Ouedraogo, on le fera à moi et aux autres : il est temps qu'on prenne conscience. On se bat tous pour un idéal, le cinéma, et je pense qu'à ce stade, on peut s'assumer.

L'initiative porte ses fruits ?
Oui. Nous avons créé l'UCECAO en 1997. Personne n'y croyait mais nous avons survécu avec nos faibles moyens, persuadés que cette structure est nécessaire pour la génération à venir. Nous avons dégagé des fonds propres pour que l'organisation puisse se maintenir. Nous avons tissé des liens avec d'autres professionnels, par exemple en France avec l'ARP (Association des réalisateurs et producteurs). Nous voulons nous ouvrir aux professionnels du monde entier.

Le contexte actuel semble favorable : l'UEMOA (Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest) a fait une étude approfondie sur la production et la diffusion d'images dont on attend la transposition en termes de décisions. En même temps, la diffusion du cinéma est dans une telle déliquescence qu'on se demande comment faire avancer les choses…
On est arrivé à un stade où on doit résonner et être patient. La culture, c'est la patience. Tout ce qui dure dans le temps nécessite cette patience. En Afrique aujourd'hui, des hommes politiques qui se disent hommes de culture ont vendu les salles de cinéma, sans prendre conscience qu'il y a des hommes et femmes qui ont donné leur vie pour créer des films que leur peuple puisse voir. Quand ces hommes politiques sont arrivé au pouvoir, le cinéma est devenu leur ennemi. On a détruit 27 salles pour créer une salle à Bamako, réservée aux élites. Le peuple, ça n'est pas leur problème. Le cinéma populaire qui a fait de nous ce que nous sommes, ces hommes politiques n'arrivent pas à le comprendre : on comprend le retard actuel de l'Afrique. Mais nous ne perdons pas l'espoir : nous savons que l'Afrique sera un jour comme un cataclysme. Ce bouleversement est inévitable : on y passera un jour.

Quels sont les motifs d'espoir aujourd'hui ?
L'espoir c'est que toute une génération se lève pour le développement de la culture cinématographique. Il nous faut encadrer ce bouillonnement. Nous allons par exemple organiser à 120 km de Bamako à Nyamina du 9 au 13 novembre 2005 un festival des vidéastes amateurs qui filment les cérémonies de mariage. Ils s'adonnent à la vidéo et s'en nourrissent : il faudrait que demain, ils puissent devenir des créateurs et surprendre les populations. Nyamina est une ville historique considérée comme un lieu de rencontre des cultures. Des prix y seront décernés : pour un reportage qui coûte 10 000 Fcfa (15 euros), le premier prix sera de 150 000 Fcfa, le second 100 000, le troisième 50 000. Cette jeunesse sera motivée à l'idée que l'on est en train de cautionner leur métier. On pourrait organiser des tests pour envoyer les meilleurs dans des écoles. Notre organisation n'est pas pour faire des colloques en touristes : nous voulons des retombées sur notre métier.

En somme, être ancré dans le terrain.
Oui. Nous voulons un développement mental de toute une génération qui puisse servir le cinéma. C'est pourquoi nous avons de l'espoir. Nous avons des soutiens, même s'ils sont silencieux. Je pense à un ministre de l'éducation malien qui voudrait ouvrir une section cinéma à l'université. A chaque fois qu'on lui demande un service, ce ministre est prêt à nous donner des véhicules ou du carburant : ce sont des gestes forts et symboliques. Le ministre du tourisme offre des réceptions utiles aux délégués de l'UCECAO lorsqu'ils viennent à Bamako. Si tous les départements pouvaient penser que le cinéma est un problème de nation et de souveraineté, je pense qu'on pourrait lui permettre d'avancer réellement.

Est-ce que malgré ces charges vous arrivez à développer une démarche cinématographique ?
Depuis deux ans, j'ai un scénario de grand film, mais je fais aussi des documentaires. En 2002, j'ai fait un 51 minutes, L'Enfant de Nyamina, sur un jeune brutalement décédé dans cette ville où il était allé étudier. Tous se souvenaient de lui et nous avons recueilli ces témoignages. Nous avons aussi fait un dix minutes de fiction à partir de ce personnage. J'ai également fait un documentaire-fiction de 20 minutes sur un sage que j'avais appelé au départ Un devin mais qui finalement porte le titre de son quartier, Ngolonina. C'était une rencontre avec ce personnage qui s'est isolé du monde avec sa philosophie, que certains appellent "soufi" et que d'autres traitent de fou. On lui donne la parole : il s'exprime en visionnaire parlant du Mali qu'il voit et quel avenir il imagine pour le pays. J'ai aussi des courts métrages en chantier : l'un qui n'a pas encore de titre a été fait aux Etats-Unis sur un rescapé malien du tsumani qui relate comment il a vécu l'événement. Je n'ai pas oublié la caméra. Je l'entretiens mais je ne veux plus faire de film amateur. Je m'amuse avec la vidéo mais dès que les choses vont s'améliorer dans six mois ou un an, je vais me consacrer à mon projet de long métrage car c'est la continuation de mon œuvre.

Dans quelle direction va ce projet ?
Mieux vaut rester discret sur ce sujet.

Les documentaires et courts métrages trouvent-ils une diffusion ?
A la télévision malienne ou bien par Africacâble. J'avais demandé une aide à la finition à l'Agence de la francophonie mais cela m'est revenu avec des conseils. Je n'ai pas de leçon à recevoir de cette commission : cela me révolte. C'est à nous d'inventer les images que les autres viendront chercher. Si j'ai abandonné le métier pour me donner à l'UCECAO, c'est parce qu'il y a trop d'humiliation autour. Si ça continue, nos enfants abandonneront. Ces institutions nous racontent des histoires mais au fond, ils ne veulent pas que nos projets aboutissent. Le cinéma c'est comme celui qui met le pied sur l'aiguille en disant qu'il l'a perdue, de sorte que tout le monde la cherche sans la trouver." (...)

La suite de l'article revient sur la rétrospective de l'oeuvre de Souleymane Cissé qui avait lieu lors de Rencontres internationales de Pontcarlier.

Lire à ce sujet la suite de l'entretien (www.africultures.com/index.asp?me ...), ainsi que l'introduction à cet événement rédigée par Olivier Barlet (www.africultures.com/index.asp?me ...


• > Interview de Nadia El Fani sur www.clapnoir.org

Benoît Tiprez a profité de sa présence à Namur pour rencontrer Nadia El Fani, réalisatrice de Bedwin Hacker entre autres, et membre du jury officiel documentaire du FIFF.

Vous êtes membre du jury documentaire au FIFF cette année, que pensez-vous de la sélection ?
Je pense que la sélection est très bonne, très riche et diverse. Un peu de tout, des thèmes très forts d’autres plus personnels, c’est très intéressant le documentaire.

Ce genre connaît un regain d’intérêt grâce au numérique ; on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes ; pensez-vous que ces documentaires trouveront leur place dans les circuits de diffusion ?
J’aimerais bien ! Ce qui m’a fait plaisir c’est que dans la sélection il y a trois documentaires africains qui traitent de sujets en Afrique car c’est un genre qui est peu pratiqué par les cinéastes africains en général. De plus en plus les gens montent les films de manière professionnelle, c’est-à-dire qu’ils ont un financement avec des diffuseurs en amont, soit TV5 la plupart du temps, soit ARTE.

Est-ce que le documentaire peut encourager une industrie cinématographique en Afrique ?
J’aimerais bien ! Je pense qu’on n’est malheureusement pas arrivé à un niveau de démocratie suffisant, particulièrement au Maghreb à mon avis. Je connais moins la problématique de la liberté d’expression dans les pays d’Afrique Noire. Je pense qu’on n’est pas loin. On sent là la limite de l’émergence d’une industrie. On voit bien que les financements viennent d’Europe, de la France en particulier. C’est très dommage mais bon c’est un débat que l’on a depuis 30 ans et que l’on n’arrive pas à régler.

Pensez-vous que la critique et le débat aujourd’hui autour des cinémas d’Afrique est objectif ?
Moi je reste persuadée que l’on continue à voir le côté ethnographique des films africains. C’est ce qui séduit en premier, et on parle peu de cinéma. Heureusement, cette année ce qui me plaît énormément dans le jury, c’est qu’on parle de cinéma.

Est-ce que les mécanismes d’aide à la diffusion de ce cinéma sont pertinentes ?
Je ne sais pas dans quelle mesure les études qui sont faites pour connaître le nombre de spectateurs sont réelles. Est-ce que cela représente un vrai pourcentage par rapport à des populations qui parfois sont énormes ? Donc quand on nous dit par exemple 20 000 spectateurs, si c’est un pays qui a 35 millions d’habitants, qu’est-ce que cela représente ? Je reste convaincue que le meilleur média de diffusion pour nos films aujourd’hui c’est quand même la télévision en Afrique ou alors faire un vrai circuit de salles mais ça on sait très bien que financièrement ce n’est pas possible, que de toute façon, on ne tiendra pas la rampe par rapport aux films étrangers et à moins d’avoir une volonté politique de nos gouvernements qui investiraient des fortunes.
Pour moi, je pense qu’il faut libéraliser le DVD. Tant pis pour les droits d’auteurs ! C’est horrible ce que je dis mais en Afrique malheureusement, il y a des jours où je me dis que je préfère que le film soit vu par des milliers de gens que de retrouver l’argent qui doit être le mien. Tant pis ! Il faut faire fi de ça en Afrique. Effectivement, il ne faut pas laisser ses droits en Europe car là, il y a de l’argent, il n’y a pas de raison, ils ont de quoi payer. Mais en Afrique, si les gens trouvent le moyen de pirater le film et de le regarder, tant mieux car les télévisions nationales et le pouvoir ne font pas leur boulot.

Avec ces aides du nord, est-ce que les cinéastes africains ont vraiment la possibilité de rompre franchement avec l’Europe ? Est-ce que finalement, ils ne se complaisent pas dans ce système ?
Oui, c’est clair ! C’est normal ! En même temps c’est une question qu’on se pose tous. Je pense qu’après chacun y répond à sa façon. Moi, j’ai un tel souci d’indépendance qu’il y a des choses sur lesquelles je ne peux pas passer, ce sont mes sujets, la façon de faire les choses, j’ai envie de garder une liberté de parole totale et quand je parlais des pouvoirs où il n’y a pas de liberté d’expression chez nous, c’est vrai que le système de financement européen est plus pernicieux. On passe par des commissions qui sont en attente d’un certain genre de films et que, oui, on essaie de correspondre à ça, comme dans les télévisions. Il faut rentrer dans les grilles de programmes. C’est une façon d’orienter les films et ce que les gens ont envie de voir. C’est très difficile de rester indépendant.

On voit bien que le cinéma aidé par l’Europe est plutôt un cinéma d’intellectuels pour un public européen averti. Est-ce que vous pensez qu’avec un financement local en Afrique cela pourrait favoriser un cinéma plus populaire et plus rentable pour les exploitants ?
Cela dépend de ce qu’on appelle cinéma populaire. Ce qui est important, c’est qu’on parle de cinéma. Le problème ce n’est pas le sujet, ni à qui cela s’adresse mais comment c’est fait et qui le fait. Cela veut dire former les gens pour qu’ils sachent faire des films correctement. Après bien sûr, il y a le cinéma populaire, ce sont des choses plus légères effectivement mais l’essentiel c’est de faire du cinéma. On arrivera à avoir du public pour nos films le jours où tous nos films auront une qualité cinématographique.

Comment expliquez-vous que les réalisateurs ne veulent pas travailler avec des techniciens africains formés sur place ?
Déjà, il y a un gros problème au niveau des aides. On sait très bien que la plupart du temps les aides financières européennes obligent à prendre des techniciens qui viennent d’Europe. C’est vrai que les techniciens, ça dépend des pays, ne sont pas tous optimum mais j’ai toujours dit que le premier des technicien à connaître son métier c’est le réalisateur. C’est lui la caution d’engager de bons techniciens et de savoir mener son équipe. Les premiers gens à former ce sont les réalisateurs. Le problème c’est qu’il y a beaucoup de réalisateurs et peu de techniciens. Comme on dit, il y a beaucoup de chefs et pas beaucoup de soldats ! Mais même quand on est réalisateur il faut être capable d’être chef-opérateur, assistant… avant d’être réalisateur, il faut passer par plein d’étapes à mon avis.

Quelles sont vos projets de films ?
J’ai un documentaire en préparation qui s’appelle Ouled Lenine pour lequel je viens d’obtenir une aide de TV5 et une aide sélective du CNC. Je suis très contente car ce n’était vraiment pas évident. Je pars tourner début novembre en Tunisie. C’est un film sur les communistes tunisiens en gros. Et en fait, c’est un film sur l’échec de la gauche en Tunisie face à la montée des islamistes.

www.clapnoir.org



• > 48h au FIFF 2005 sur www.clapnoir.org, par Benoît Tiprez

"Le 20eme anniversaire du FIFF, faut y aller. Un rapide coup d’œil sur la programmation africaine, quelques coups de fils aux réalisateurs parisiens et nous voilà partis. Autoroute jusqu’au bout, c’est du velours et d’un coup, cahotement intempestif dans la voiture ; nous sommes arrivés à Namur. C’est un éternel chantier, pelleteuses et marteaux piqueurs rythment inlassablement cette ville depuis des années. Premier contact à la salle de presse, on nous remet le fameux sésame nous donnant accès aux salles de projections. Petit tour au chapiteau qui nous sert souvent de quartier général, l’effervescence y est palpable mais feutrée.

Les films africains sont moins nombreux cette année mais, nous assure t-on, de bonne facture..; La production documentaire est en plein essor, et Namur nous le prouve bien. Premier film vu, 5x5 de Moussa Touré, documentaire bien construit ou le réalisateur excelle dans l’interview intimiste. On retrouve aussi Idrissou Mora Kpai avec son dernier film en compétition officielle, Arlit, 2eme Paris. Un documentaire dans un style efficace nous racontant Arlit, ville née de l’exploitation de l’uranium au Niger dans les années 70, véritable eldorado devenu fantomatique, où la santé de la population est en danger. Du discours officiel qui se veut évidemment rassurant se dégage un sentiment de malaise.

Le cinéma maghrébin quant à lui est bien représenté, depuis 2 ans. Signe d’une production cinématographique en meilleure santé qu’en Afrique noire. En compétition Douar de femmes de Mohamed Chouikh, un film évoquant la vie d’un village défendu par des femmes armées sur fond de terrorisme. Malgré quelques longueurs, un scénario intéressant porté par une réalisation fraîche et bien lissée. Sur un ton plus léger, Marock de Laïla Marrakchi, film sélectionné dans la section Un certain regard à Cannes 2005. Un mélange des souvenirs de la vie de la réalisatrice avec les d’jeuns de la haute bourgeoisie marocaine et de La Fureur de vivre, dans une musique omniprésente. Pour ceux qui aiment Bowie, allez le voir.

Issu des projets présentés lors du premier forum de la coproduction à Namur en 2004, A Perfect Day, film libanais de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige ; un homme souffrant d’apnée du sommeil, complètement étouffé par sa mère et obsédé par l’amour d’une femme, dont il est à la recherche. Esthétisme et émotions douces dominent cette errance amoureuse.

Coté court, diversité et qualité sont au rendez vous. On retrouve parmi la sélection des incontournables : VISA de Ibrahim Letaief et Prince Loseno de Jean Michel Kibushi Ndjate Wooto. A découvrir sans modération Monsieur Etienne, comme une poésie, un joli petit film antillais de Yann Chapia et Casting pour un mariage de Farès Naanaa. 4 tableaux (la végétarienne, la féministe, la dépensière et l’idéale) peint avec brio et humour sur des épouses potentielles pour un mariage.

Le Festival de Namur est l'expression de la diversité des cinémas francophones et la fait vivre. A l'occasion de son 20eme anniversaire, une rétrospective « le fiff se souvient » nous montre la richesse de ces cinémas. C'est aussi l'expression d'une solidarité entre les professionnels qui oeuvrent pour défendre et montrer leur patrimoine. On a pu découvrir l'exposition « Voyages en cinémas du Sud » organisée par le BLCEF et le FIFF, voyage visuel à travers une cinquantaine d'affiches de films, ainsi que des extraits d'une trentaine de longs métrages produits en DVD par l'A.I.F. Ainsi, Namur nous révèle chaque année son rôle prépondérant pour les cinémas francophones."

Benoît Tiprez

www.clapnoir.org




Infos festivals   
  • > 20ème édition du Festival Internatinal du Film Francophone de Namur: Palmarès!

Le 20ème Festival International du Film Francophone de Namur s’est clôturé ce vendredi 30 septembre 2005 par la Cérémonie de Remise des Bayards d’Or, en présence de nombreux invités étrangers (Jean-Paul Rouve, Jean-Pierre Cassel, Constantin Costa-Gavras, Lyes Salem, Moussa Touré, Pascal Bussières, Nancy Huston, Stefano Cassetti, Elina Löwensohn, Daouad Aoulad Syad, Eric Caravaca, Edmond Bensimon, Bernard Emond, Andrée-Line Beauparlant, Nadia El Fani, Farid Khelifati, Colette Loumède, Sékou Traoré, Nicolas Wadimoff, …) mais également d’artistes belges venus spécialement pour l’occasion (Lio, Benoît Mariage, Lucas Belvaux, Yolande Moreau, Wim Willaert, Philippe Grand’Henry, Patrick Quinet, Georges Siatidis, Benoît Lamy,…).

Le jury officiel fiction était composé de Nancy Huston (Canada – romancière) – Présidente du jury; Daouad Aoulad Syad (Maroc – réalisateur); Pascale Bussières (Québec – actrice); Eric Caravaca (France – acteur & réalisateur); Stefano Cassetti (Italie – acteur); Michel Herr (Belgique – musicien); Elina Löwensohn (Roumanie – actrice).

- Bayard d’Or du Meilleur Film (accompagné de deux prix : Prix de la RTBF d’un montant de 10.000 € pour l’achat des droits TV et Prix de la Loterie Nationale, d’un montant de 7.500 €, attribué au distributeur belge du film pour favoriser la diffusion en salle commerciale)
La Mort de Mr Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)
Mention spéciale: A Perfect Day de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (France/ Liban)
- Prix Spécial du Jury
Delwende (Lève-toi et Marche) de S.Pierre Yaméogo (Burkina Faso/ France/ Suisse)
- Bayard d’Or de la Meilleure Comédienne
Luminta Gheorghiu pour le film La Mort de Mr Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)
- Bayard d’Or du Meilleur Comédien
Ziad Saad pour son interprétation dans A Perfect Day de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (France/ Liban)
Le Prix du Sud de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie s’associe au Bayard d’Or du meilleur comédien du Sud pour un montant de 1.500 €.
- Bayard d’Or du Meilleur Scénario (Prix des auteurs de la SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, d’un montant de 2.500 € décerné à l’auteur)
Marcel Beaulieu & Francis Leclerc pour le film Mémoires affectives de Francis Leclerc (Québec)
- Bayard d’Or de la Meilleure Composition Musicale (d’un montant de 2.500 € offert par la SABAM au compositeur): Franck 2 Louise pour la musique du film Itinéraires de Christophe Otzenberger (France)
- Bayard d’Or du Meilleur Court Métrage
Du soleil en hiver de Samuel Collardey (France)
Mention spéciale a été décernée au film Amal de Ali Benkirane (Maroc/ France)

Le jury officiel documentaire était composé de Nicolas Wadimoff (Suisse – réalisateur) – président du jury; Nadia El Fani (Tunisie – réalisatrice); Massimo Iannetta (Belgique – réalisateur); Farid Khelifati (Algérie - TV5)
Colette Loumède (Canada – productrice); Sékou Traoré (Burkina Faso – réalisateur & producteur).

- Bayard d’Or du Meilleur Documentaire – Prix TV5 d’une valeur de 6.100 €
Arlit, deuxième Paris de Idrissou Mora Kpai (Bénin/ France)
Deux mentions spéciales ont été décernées aux films Le Petit Jésus de André-Line Beauparlant (Québec) et Exit de Fernand Melgar (Suisse)

- Bayard d’Or de la Meilleure Première Œuvre (Prix remis au réalisateur. La Communauté française de Belgique s’associe à ce prix en offrant une aide de 7.500 € à la promotion et à la diffusion au distributeur): Jury Emile Cantillon
Bunker Paradise de Stefan Liberski (Belgique/France)
Mention spéciale décernée au film La Mort de Mr Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)

- Prix du Jury Junior
Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès (France)

- Prix du Public de la Ville de Namur, d’une valeur de 4.000 €
Tout un hiver sans feu de Greg Zglinski (Suisse/ Belgique)

- Prix Ciné & FX d’une valeur de 5.000 €
Barrage de Raphaël Jacoulot (France)

Le jury de la compétition courts métrages de la Communauté française de Belgique était composé de Lyes Salem (Acteur & Réalisateur) – Président du Jury; Jean Boreux (Festival Media 10/10); Cédric Flament (Critique de Cinéma); Charles Gardier (Francopholies de Spa); Yvan Le Moine (Réalisateur); Miel van Hoogenbemt (Réalisateur)

- Prix du Meilleur Court métrage de la Communauté française de Belgique (d'un montant de 2.500 €, offert par la Communauté française de Belgique à un auteur belge francophone)
État d'âme de Xavier Mairesse (Belgique)
- Prix du Court Métrage - Studio l’Equipe (offert par le Studio l’Equipe pour une journée de mixage en Dolby SR, d’un montant de 2.800 €)
Rien d'insoluble de Xavier Seron (Belgique)
- Prix du Court Métrage - LTI (offert par Laser Title Industry pour le sous-titrage d’un court métrage belge)
Organik de David Morlet (Belgique/ France)

www.fiff.be


• > Au programme en novembre...

Du 19 octobre au 3 novembre
London Film Festival (Grande-Bretagne)
www.lff.org.uk

Du 21 octobre au 1er novembre
Festival cinématographique d'Automne de Gardanne (France)
www.cinepaca-festgardanne.com

Du 26 octobre au 2 novembre
Festival International du Film Francophone de Tuebingen (Allemagne)
www.filmtage-tuebingen.de

Du 30 octobre au 4 novembre
Festival du Cinéma en Abitbi-Temiscamingue (Canada)
www.lino.com/festivalducinema/

Du 31 octobre au 6 novembre
Cinéma Tout Ecran, Genève (Suisse)
www.cinema-tout-ecran.ch

Du 1er au 6 novembre
Festival International du Film Indépendant de Bruxelles (Belgique)
www.centremultimedia.org

Du 3 au 12 novembre
Festival du Film Européen de Virton (Belgique)

Du 4 au 8 novembre
Festival des Cinémas d'Afrique du pays d'Apt (France)
www.africapt-festival.fr

Du 4 au 9 novembre
Cinemazonia, Festival des Cinémas des Mondes Métissés, Guyane (France)

Du 5 au 13 novembre
Festival Européen du Film Court de Brest (France)
www.filmcourt.fr

Du 5 au 28 novembre
Osaka European Film Festival (Japon)
www.oeff.jp

Du 8 au 12 novembre
Festival du Film d'Europe de l'Est, Cottbus (Allemagne)
www.filmfestivalcottbus.de

Du 10 au 20 novembre
Festival International du FIlm d'Amiens (France)
www.filmfestamiens.org

Du 10 au 20 novembre
Rencontres Internationales du Film Documentaire de Montréal (France)
www.ridm.qc.ca

Du 11 au 14 novembre
Festival International du Court Métrage de Winterhur (Suisse)
www.kurzfilmtage.ch

Du 11 au 19 novembre
Festival International du FIlm de Marrakech (Maroc)
www.festival-marrakech.com

Du 11 au 19 novembre
Festival du Film de Turin (Italie)
www.torinofilmfest.org

Du 11 novembre au 4 décembre
Festival on Wheels, Festival des Films Européens, Ankara (Turquie)
www.europeanfilmfestival.com

Du 11 au 20 novembre
Cape Town World Cinema Festival, Sithengi (Afrique du Sud)
www.sithengi.co.za

Du 12 au 20 novembre
Lumières d'Afrique, Besançon (France)
http://perso.wanadoo.fr/apaca.25/

Du 14 au 18 novembre
Cinenygma, Luxembourg International Film Festival (Luxembourg)
www.cinenygma.lu

Du 17 au 20 novembre
Media 10/10 Festival du Court Métrage de Namur (France)
www.media10-10.be

Du 17 au 21 novembre
VIPER, Fertival International de Films Vidéos et Nouveaux Médias, Bâle (Suisse)
www.viper.ch

Du 17 au 26 novembre
Mannheim International Film Festival (Allemagne)
www.mannheim-filmfestival.com

Du 17 au 27 novembre
Festival International du Film de Stockholm (Suède)
www.filmfestivalen.se

Du 18 au 21 novembre
Rencontres Internationales des Scénaristes Européens, Strasbourg (France)

Du 18 au 27 novembre
International Thessaloniki Film Festival (Grèce)
www.filmfestival.gr

Du 19 au 26 novembre
Castellinaria, Festival du Cinéma jaune, Bellinzona (Suisse)
www.castellinaria.ch

Du 22 au 29 novembre
Festival des 3 continents de Nantes (France)
www.3continents.com

Du 23 au 27 novembre
Songes d'une Nuit DV, Saint Denis (France)
www.altermedia.org/songes.htm

Du 24 novembre au 4 décembre
IFDA, International Documentary Film Festival, Amsterdam (Pays-Bas)
www.idfa.nl

Du 25 novembre au 11 décembre
Africa Diaspora Film Festival, New York (Etats-Unis)
www.nyadff.org

Du 26 novembre au 4 décembre
Camerimage, Festival International du Film et de la Photographie de Cinéma (Pologne)
www.camerimage.pl

Du 29 novembre au 10 décembre
Festival du Film du Caire (Egypte)
www.cairofilmfest.org


• > Festival des 3 continents de Nantes: Pré-programme

Le Festival des 3 continents se tiendra à Nantes du 22 au 29 novembre 2005. Outre la Sélection officielle fictions et documentaires et la Section "Nouveaux Regards", le festival proposera notamment des focus sur les cinémas tunisiens et ivoiriens.

Le cinéma tunisien côté réalisateurs et producteurs
Aux côtés des grands réalisateurs tunisiens (Nouri Bouzid, Nacer Khemir, Ferid Boughedir ou Moufida Tlatli), il y a une génération de grands producteurs (Tarak Ben Hammar, Hassan Daldoul ou Ahmed Attia). Le Festival des 3 Continents explore cette année la riche filmographie tunisienne sous les deux angles complémentaires de la réalisation et de la production.

Les films présentés :
Longs-métrages
- Mokhtar- 1968 - Sadok Ben Aïcha
- Khlifa le teigneux - 1967-1970 - Hamouda Ben Halima
- Sous la pluie de l'automne - 1970 - Ahmed Khechine
- Sejane- 1974 - Abdelatif Ben Ammar
- La Noce 1979 - Collectif Nouveau Théatre
- L'Homme de cnedres - 1986 - Nouri Bouzid
- La Trace - 1982-1988 - Nejia Ben Mabrouk
- Halfaouine- 1990 - Ferid Boughedir
- Les Silences du palais - 1994 - Moufida Tlatli
- Satin Rouge - 2002 - Raja Amari
- Le Prince qui contemplait son âme - 2005 - Nacer Khémir

Courts-métrages
- Courts métrages muets de Samama Chikly : Zohra - 1918, Ain Ghazal (La fille de Carthage) 1928
- La trilogie de Moncef Dhouib : Hammam Dhab - El Hadhra - Tourba
- Un soir de juillet - Raja Amari
- A l'ombre sacrée des arbres - Fitouri Belhiba (Documentaire)
- Le Réverbère - Mamouda Ben Halima (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Le Pique-Nique - 1972-1975 - Ferid Boughedir (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Visa- 2005 - Ibrahim Letaief

Rétrospective Côte d'Ivoire
Retour sur des oeuvres marquantes du cinéma ivoirien.
- Djeli- Fadika Kramo Lanciné
- Adja Tio: à cause de l'héritage - Jean-Louis Koula
- Comédie exotique - Kitia Toure
- Abaklon- Roger Gnoan M'Bala
- Visages de femmes - Désiré Ecaré
- Concerto pour un exil - Désiré Ecaré
- L'Homme d'ailleurs - Mory Traore


• > Sithengi et Cape Town World Cinema Festival

En marge du marché de Sithengi se tiendra du 11 au 20 novembre 2005 le Capetown World Cinema Festival. Si la programmation sera annoncée ultérieurement, on a déjà de plus amples informations sur le déroulement du Marché, du 15 au 18 novembre.

Le marché de la coproduction, destinés aux professionnels de l'audiovisuel africain, en partie initié l'année dernière, sera reconduit. A cette occasion seront organisés:
- Feature Film Coproduction Forum: à la rencontre des partenaires internationaux.
Ce forum ouvert aux projets de longs métrages de fiction a été pensé selon le modèle du Cinémart de Rotterdam
- Documentary coproduction Forum: à la rencontre des diffuseurs
Ce forum dédié aux documentaires permet aux porteurs de projets de documentaires de rencontrer des diffuseurs. Sur les 28 projets proposés l'année dernière, 9 ont trouvé un diffuseur.
- Writer's Forum: à la rencontre des producteurs.

Sera également organisé un Talent Campus, en collaboration avec le Talent Campus de la Berlinale, qui accueillera 70 participants, professionnels de l'audiovisuel et étudiants en écoles de cinéma.

De nombreuses conférences sont également annoncées, en plus du marché.

Plus d'infos sur le site: www.sithengi.co.za


• > Festival International du Film d'Amiens: Pré-programme

Voici quelques extraits de la présentation de la 25ème édition du Festival International du Film d'Amiens. La programmation intégrale sera bientôt en ligne.

"Qu’y a-t-il de commun entre Ida Lupino et Souleymane Cissé ? Comment des vidéastes brésiliens venus de l’Amazonie peuvent-ils entendre la lecture des récits de Jules Verne ? Pourquoi créer une musique originale sur la Passion de Jeanne d’Arc de Carl Théodore Dreyer ? N’est il pas provoquant de donner un coup de chapeau ce drôle de paroissien que fut Francis Blanche ?

Répondre à ces questions c’est entendre une démarche (une éthique et une pratique cinématographique) que met en œuvre le Festival international du film d’Amiens depuis 25 ans. En proposant des rencontres improbables entre des cinéastes exprimant des cultures situées aux antipodes les unes des autres (au sens propre et figuré), en établissant des passerelles dans le temps et dans l’espace du cinéma. En affichant des associations que tous ne perçoivent pas d’emblée.

(...)

Et le rêve nous viendra du Mali. En bambara Yeelen signifie "la lumière". Le film de Souleymane Cissé est l’une des œuvres les plus fortes du patrimoine cinématographique africain et mondial. Son auteur viendra au Festival et avec plusieurs de ses directeurs de la photo, ingénieurs du son et monteuses nous parlera de son cinéma. De sa passion déterminée comme des aléas de sa vie professionnelle : filmer en Afrique a été bien plus compliqué qu’il n’y paraît."

Notons par ailleurs que les comédiens du Sud dans les films européens seront mis à l'honneur, que comme chaque année aura lieu une rencontre faisant le point sur l'actualité des cinémas du Sud, principalement africains, et que le Fonds d'aide au Développement du Scénario sera remis à l'occasion du festival.

Plus d'infos: www.filmfestamiens.org


• > Festival des Cinémas d'Afrique du Pays d'Apt: Programme

Le Festival des Cinémas d'Afrique du pays d'Apt se tiendra du 4 au 9 novembre 2005.
Le festival souhaite rendre un hommage au cinéma sénégalais, qui fête ses cinquante ans, en montrant deux films fondateurs : Touki Bouki de Djibril Diop Mambety et Le Mandat de Sembene Ousmane. Trois cinéastes sénégalais seront invités: Khady Sylla, Mansour Sora Wade et Moussa Touré.

Une large place est également faite au documentaire, dont la vitalité en Afrique est exceptionnelle, avec un « club des Docs » tous les jours à 16h.

Voici la programmation:

Long-métrages
- Touki Bouki (Djibril Diop Mambety, Sénégal)
- L'Enfant endormi (Yasmine Kassari, Maroc-Belgique)
- Le Prix du pardon (Mansour Sora Wade, Sénégal)
- Nha Fala (Flora Gomes, Guinée-Bissau)
- Le Prince (Mohamed Zran, Tunisie)
- Le Mandat (Ousmane Sembene, Sénégal)
- Delwende (Pierre Yameogo, Burkina Faso)
- Douar de femmes ( Mohammed Chouikh, Algérie)
- Ouaga Saga (Dany Kouyaté) - projections scolaires
- Rabi (Gaston Kaboré, Burkina Faso ) - projections scolaires

Court-métrages
- Be kunko (Cheick Fantamady Camara, Guinée-Conakry)
- Visa (Ibrahim Letaïef, Tunisie)
- Rencontre en ligne (Amada Roamba, France)

Documentaires
- Sotigui Kouyaté et Kalala (Mahamat-Saleh Haroun, Tchad)
- Regards de Femmes (Michel Amarger, France)
- Le Malentendu colonial (Jean-Marie Teno, Cameroun)
- 5 X 5, Nanga def et Bakel (Moussa Touré, Sénégal)
- Aliénations (Malek Bensmaïl, Algérie)
- Une Fenêtre ouverte (Khady Sylla, Sénégal)

Soirée exceptionnelle
Une leçon de cinéma : présentation d'extraits du film inédit de Thierry Michel, Congo River, au-delà des ténèbres.
Débat avec l'auteur et Jean-Marie Teno.

www.africapt-festival.fr/


• > Panafricana 2006: appel à candidatures

"Panafricana" est un festival consacré aux cinémas d'Afrique né en 2001, organisé par Associazione Culturale Yeelen, en collaboration avec la Mairie de Rome et un réseau de partenaires prestigieux, privés et publiques, comme l'Académie de France à Rome-Villa Médicis. En 2005, le festival a tenu sa première section compétitive dédiée aux longs-métrages. En 2006, le festival aura un Concours Longs-Métrages (Prix Gazelle d'Or-Meilleur Film: 5000 euros; Prix du Public: 3000 euros) et un Concours Documentaires (Prix Meilleur Film: 3000 euros). La programmation s'articule d'ailleurs en plusieurs sections non compétitives, qui vont ouvrir un espace de visibilité aussi aux courts-métrages, aux films d'animation, aux ouvrages de fiction et documentaire sur l'Afrique d'auteurs non africains. Une section spéciale (Leçons de cinéma) sera dédiée au tunisien Nouri Bouzid: les spectateurs pourront suivre une rétrospective du réalisateur, assister à une table ronde autour de son ouvrage et à un véritable rencontre didactique.

La présélection pour la sélection officielle du festival est ouverte jusqu'au 17 février 2006: on peut télécharger le règlement des concours et le fichier d'inscription du site Internet du festival www.panafricana.it


• > Festival cinéamtographique d'automne de Gardanne: programme

Le Festival cinématographique d'autome de Gardanne se tiendra du 21 octobre au 1er novembre 2005.

Voici les productions francophones proposées au public:
- Fratricide de Yilmaz Arslan, Allemgane/ France
- Tasuma de Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Belzec de Guillaume Moscovitz, France
- Gentille de Sophie Fillières, France
- Le temps qui reste de François Ozon, France
- Le bal des chattes sauvages de Véronika Minder, Suisse
- L'enfant de Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique
- A ce soir de Laure Duthilleul, France
- Code 68 de Jean-Henri Roger, France
- Mahaléo de Cesar Paes et Raymond Rajaonarivelo, France/ Madagascar
- La nuit de la vérité de Fanta Regina Nacro, Burkina Faso
- Le Jardin de Papa de Zeka Laplaine, RD Congo
- Djourou, une corde à ton cou de Olivier Zuchuat, France/ Mali
- Abouna de Mahamat-Saleh Haroun, Tchad
- Bye-Bye Africa de Mahamat-Saleh Haroun, Tchad

Notons également une compétition européenne de courts métrages...

Plus d'infos sur le site: www.cinepaca-festgardanne.com


• > Songes d'une nuit DV: Programme

Songes d'une nuit DV, la 6e édition des Rencontres du Film Essai en Numérique se teindra du 23 au 27 novembre 2005 à Saint Denis (France).

Les cinq jours de Songes d’une nuit DV, ce sont :
Une sélection d’une cinquantaine de courts, moyens et longs métrages français, belges et africains, récents ou inédits. La programmation mêlera aux œuvres de cinéastes reconnus, les réalisations de jeunes auteurs.
Des séances spéciales : Brésil vu de France, l’Afrique en images, une journée Premiers films, des rencontres, des débats, des tables rondes des films en avant-première, des inédits…

Voici les films sélectionnés:
- L’Ile Atlantique de Gérard Mordillat, France, Fiction
- Don Quichotte ou les mésaventures d’un homme en colère de Jacques Deschamps, France, Fiction
- Ô Dé d’Éric Borg, France, Fiction
- ADN de Judith Cahen, France
- Sisters in law de Kim Longinotto et Florence Ayisi, Royaume-Uni, Doc
- Antigone sans terre de Caroline Chomienne, France, Doc
- A travers la fôret de Jean-Pierre Civeyrac, France, Fiction
- Une maison de famille de Laurent Roth, France, Docu Essai
- Les Messieurs de Patric Chiha, France, Doc
- Est-ce qu’on a gagné ou est-ce qu’on a encore perdu ? de Claire Simon, France, Doc
- D’une fleur double et de quatre mille autres de Claude Haffner, France, Doc
- La deuxième femme de Caroline Pochon, France, Doc
- Fer et verre de William Ousmane Mbaye, Sénégal, Doc
- Be Kunko de Cheick Mantamady Camara, France, Fiction
- Mahaelo de Raymod Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar, Docu. musical
- La Noiraude de Véronique et Fabienne Kanor, France, Fiction
- Oubliés et trahis, les prisonniers de guerre coloniaux et Nord-Africains de Violaine Dejoie Robin, Afrique, Doc
- Hadja MoÏ de Laurent Chevallier, France, Doc
- Alger-Oran-Paris, les années Music-Hall de Michèle Mira Pons, France-Algérie, Docu. musical
- Rai ! Rai ! Rai ! Cheikha Rabia & Bellemou de Claude Santiago, France-Algérie, Docu. musical
- Chantz, l’enfant Jazz de Mohamed Kounda, France, Doc

Rencontres...
Avec Wallonie Image Production
- La Tercera vida de Vanja d’Alcantara, Belgique, Doc
- Sonia de Nathalie Delaunoy, Belgique, Doc
Avec Claudine Bories
- Les femmes des douze frontières de Claudine Bories, France, Doc
- Un samedi sur deux de Claudine Bories, France, Doc
- Femmes d’Aubervilliers de Claudine Boris, France, Doc
Avec Isabelle Rèbre
- André S. Labarthe, de la tête aux pieds d’Isabelle Rèbre, France, Doc
Films animation
Premiers films, films d'école

Tables rondes:
- Les rapports à la production induits par la révolution numérique en Europe. Réflexions sur les nouvelles données économiques impulsées par l’usage du numérique dans la production de films. Avec des jeunes producteurs anglais, espagnols et français, qui viendront rendre compte du travail qu’ils mènent pour financer et faire exister les œuvres de jeunes talents européens.
- Une économie pour une diffusion alternative de productions hors normes. Avec des exploitants, distributeurs, réalisateurs et associations professionnelles qui souhaitent organiser une diffusion alternative d’œuvres singulières.
- Afrique métissée

www.altermedia.org/songes.htm


• > La Medina fait son cinéma

La Médina fait son cinéma est l'occasion de projections en plein-air de courts-métrages récents venus de Tunisie, d’Allemagne et de France
Le programme, tous publics, compte notamment de nombreux films d'animation.
Cette initiative aura lieu les jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 octobre 2005 (3 séances : 21h, 22h et 23h), sur les murs de:
- Palais Kherredine : le 13 octobre :Tunisie / le 14 octobre : Allemagne / le 15 octobre : France
- Bab Souikha : le 13 octobre : Allemagne / le 14 octobre : France / le 15 octobre : Tunisie
- Place Ramdhane Bey : le 13 octobre : France / le 14 octobre : Tunisie / le 15 octobre - Allemagne

Le vendredi 14 aura lieu une rencontre-débat autour du court-métrage, à 20h au Club Tahar Haddad - rue du tribunal –Tunis Médina, en présence de Ibrahim Lettaïef (Agence Tunisienne du court-métrage et du documentaire), Nadira Ardjoun (coordinatrice du festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand), Andrea Hohnen et Bettina Femers (First Steps Berlin).

Voici les films proposés:
France
- Le Musicien De Julien Ngo-dit-Gaston, Pierre Lassbignes, Patrck Ermosilla, Cédric Stephan / 2003 /Animation / 12’
- Obras De Hendrick Dusollier / 2004 / Animation-Expérimentale / 12’
- Overtime De Damien Ferrier, Thibault Berland, Oury Atlan / 2004 / Animation 4’
- L’homme sans tête De Juan Solanas / 2003 / Animation-fiction /15’
- Le P’tit Bal De Philippe Découflé / 1993 / Chorégraphie / 4’
- Working Progress De Geordie Vdendaele, Benjamin Flinois, Benjamin Flingans, Gabriel Garcia / 2004 / Animation /4’

Allemagne
- Lucia De Felix Gonnert / 2004 /Animation / 8’
- Fantamalanta Hands away De Seven Volz / 2004 / Clip / 3’
- Allerleirauh De Anja Struck / 2004 / Animation / 8’
- Dim De Ann-Kristin Wecker / 2004 / Fiction / 16'
- Activité intense De Andreas Krein / 2003 / Animation / 6’
- Oby De Anja PerlMax / 2003 / Animation /6’
- Nogo De Raabe, Stallmeister,Stampler / 2003 /Experimental / 4'

Tunisie
- Casting pour un mariage De Farès Nanaa / 2004 / Fiction / 13’
- Hamda l’homme au costume gris De Fahd Chebbi / 2004 / Fiction / 10’
- 1…2…3…Soleil De Imen Nafti / 2005 / Fiction / 4’40’’
- Histoire d'une femme De Karim Souaki / 2005 / Documentaire / 6’35’’
- Au pays des merveilles De Mohammed Ben Rjab / 2005/ Animation / 10’
- Cuirassé Abdelkrim De Walid Mattar / 2002 / 9’
- Sud-sud De Valid Tayaa / 2002 / Fiction / 4’


• > Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: Programme

Le 27ème Cinemed, Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier, se tiendra du 21 au 30 octobre 2005.

Voici les films francophones sélectionnés:
Avant-premières
- Douar de femmes, Mohamed Chouikh, Algérie
- L'Enfant endormi, Yasmine Kassari, Belgique/ France
- La Petite Jérusalem, Karin Albou, France
- Bosnie, à l'école des nationalismes, Benoît Califano, France
- Free Zone, Amos Gitaï, France/ Israël

Longs métrages, compétition
- Go West, Ahmed Imamovic, Bosnie-Herzégovine/ Croatie
- Une merveilleuse nuit à Split, Arsen Anton Ostojic, Croatie
- La Trahison, Philippe Faucon, France/Belgique
- Le Pain Nu - El khoubz el hafi, Mohamed Rachid Benhadj, Italie/ Algérie/ France
- Mémoire en détention, Jillali Ferhati, Maroc
- Mirage, Svetozar Ristovski, République de Macédoine/ Autriche
- Tuning, Igor Sterk, Slovénie

Longs métrages, panorama
- Dounia, Jocelyne Saab, Egypte/ France/ Liban
- Rue des Figuiers, Yasmina Yahiaoui, France
- Aquarium, Frédéric Grousset, France
- Noce d'été - Bab El Arch, Mokhtar Ladjimi, France/ Tunisie
- Dieu est-il cuisinier ?, Stergios Niziris, Grèce
- Travail = Liberté, Damjan Kozole, Slovénie

Courts métrages, compétition
- Get The Rabbit Back, Dimitar Mitovski, Kamen Kalev, Bulgarie
- Tahara, Sara Rashad, Egypte/ Etats-Unis
- Insolence, Charlie Sansonetti, France
- Temps morts, Eléonore Weber, France
- Quelques miettes pour les oiseaux, Nassim Amaouche, France/ Jordanie
- After Shave - Beyrouth après rasage, Hany Tamba, France/ Liban
- Samoure, Theo Papadoulakis, Grèce
- La Promesse, Alexandre Kakavas, Grèce
- Une place au soleil, Rachid Boutounes, Maroc/ France
- Amal, Ali Benkirane, Maroc/ France
- Be Quiet, Sameh Zoabi, Palestine/ France
- La Maison du garde-barrière, Constantin Popescu, Roumanie
- Normal - Nesma wa Rih, Lassaad Dkhili, Tunisie

Courts métrages, panorama
- Soirée "Compte à rebours", Erfort Kuke, Albanie
- Le Baiser, Toma Waszarow, Bulgarie
- Un Lundi, Tamer El Said, Egypte
- Antoinette n'aime pas l'eau, Olivier Guérin, France
- D77, Paul Vallespi, France
- Lampedusa, Vincent Martorana, France
- De quelle couleur sont les murs de votre appartement ?, Timon Koulmasis, France/ Grèce/ Jordanie
- Hizz Ya wizz, Wissam Charaf, France/ Liban
- Les Escargots de Loulou, Panayotis Fafoutis, Grèce
- Le Photographe de Trikala, Vassilis Kosmopoulos, Grèce
- R'da, Mohammed Bensouda, Maroc
- Tes cheveux noirs Ihsan, Tala Hadid, Maroc/ Etats-Unis
- Poulet rôti, Alexandru Vitzentzatos, Roumanie

Documentaires compétition
- La Troisième vie, Vanja D'Alcantara, Belgique
- Georges et les papillons, Andrey Paounov, Bulgarie
- Rond-point Chatila, Maher Abi Samra, France
- Vivre à Tazmamart, Davy Zylberfajn, France
- Arafat, mon frère, Rashid Masharawi, France/ Canada/ Palestine
- Le Village est toujours là, Laurentiu Calciu, Roumanie

Documentaires, panorama
- Le Paradis perdu d'Ahmed B., Jean-Marc Sroussi, France
- Mère patrie, Albertine Lastera, France
- Alimentation générale, Chantal Briet, France
- My Beautiful Pigeot, Eric Bergel, France
- Sacrées bouteilles, Fitouri Belhiba, France/ Tunisie
- L'Autre, Lucia Rikaki, Grèce
- Mon pays, Yulie Cohen Gerstel, Israël/ Suisse/ Danemark

Le reste de la programmation sur le site www.cinemed.tm.f


• > Festival du Film Arabe de Fameck: programme

Le Festival du Film Arabe de Fameck se tiendra du 12 au 23 octobre 2005. Voici les films francophones programmés:
- Voisins, Voisines, Malik Chibane, France
- Il était une fois dans l'Oued, Jamel Bensalah, Algérie
- L'Amour des filles, Khalil Al Hagar, Egypte
- Rue des figuiers, Yasmina Yahiaoui, France
- Paradise Now, Hany Abu Assad, Palestine/ France
- Klomètre Zéro, Hineer Salem, Irak/ France
- Casablanca by Night, Mostafa Derkaoui, Maroc
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France
- J'aime le cinéma, Ossama Fawzi, Egypte
- Zaïna, cavalière de l'Atlas, Bourlem Guedjou, France/ maroc
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc/ France
- Le Porteur de cartable, Caroline Huppert, France
- Bab el Wed, Merzak Allouache, France/ Algérie
- Tarfaya, Daoud Aoulad Syad, Maroc
- Le Thé d'Ania, Said Ould Khelifa, Algérie/ France
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Mille Mois, Faouzi Bensaïdi, Maroc
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Et après, Mohamed Ismaïl, Maroc
- Camping à la ferme, Jean-Pierre Sinapi, France
- La Porte du Soleil, Yousry Nasrallah, Egypte
- La Ceinture de feu, Bahij Hojeij, Liban
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- Le Regard, Nour-Eddine Lakhmari, Maroc
- Les Yeux Secs, Narjiss Nejjar, Maroc

PLus de renseignements sur le site du festival: www.cinemarabe.org


• > Festival des Films du Sud d'Oslo: Programme

Le Festival des Films du Sud d'Oslo (Filmfrasor) se tiendra du 6 au 16 octobre 2005.

Voici les coproductions francophones sélectionnées:
Compétition
- Oi Hero, Zeze Gamboa, Angola/ Portugal/ France
- Viva Laldjerie, Nadir Moknèche, Algérie/ France
- Va, Vis et Deviens, Radu Mihaileanu, Ethipie/ Israël/ France
New Directions
- Dans les champs de bataille, Danielle Arbid, Liban/ France/ Belgique
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Prendre femme, Ronit et Shlomi Elkabetz, Israël/ France
Documentaires
- Footprints, Ben Hopkins, Afghanistan/ Laos
- Darwin's Nightmare, Hubert Sauper, Autriche/ Suisse/ France
- Contes cruels de la guerre, Ibea Antondi et Karim Miské, Congo Brazzaville
Panorama Afrique
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Tarfaya, Daoud Aoulad Syad, Maroc/ France
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc/ France

Plus d'infos sur le site du festival: www.filmfrasor.no


• > Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger : Palmarès

Le Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger s'est tenu du 10 au 16 septembre 2005 au Maroc.

Voici le palmarès:
- Grand Prix du Festival: Notre pain quotidien (Falta de pan) de Martin Rosete, Espagne
- Prix Spécial du Jury, Ex aequo: Pilala, de Theo Papadoulakis (Grèce) et Un lundi, de Tamer El Said (Egypte)
- Prix de la première oeuvre: Casting pour un mariage, de Farès Naanaa (Tunisie)
- Prix d’interprétation féminine: Elina Lowensonh dans le film Kitchen (France)
- Prix d’interprétation masculine: Bassim Samra dans le film Aujourd'hui, 30 novembre (Egypte)
- Mention spéciale du jury: Sameh Zoabi dans le film Tiens toi tranquille (Be Quiet) (Palestine/ France)

www.ccm.ma/festivaltanger.html


• > Viennale: Programmation

La Viennale se tiendra du 14 au 26 octobre 2005.

Outre des rétrospectives, consacrées notamment à Andy Warhol et Jane Birkin, le festival propose une riche programmation de longs et courts métrages, et documentaires.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées:
Longs métrages
- Les Amants Réguliers, Philippe Garel
- Childstar, Don McKella, Canada
- Un couple parfait, Suwo Nobuhiro, Japon/ France
- De battre mon coeur s'est arrêté, Jacques Audiard, France
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso/ France/ Suisse
- L'Enfant, Luc et Jean-Pierre Dardenne, Belgique
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Angel's Fall, Semih Kaplanoglu, Turquie/ Grèce
- La Mort de Monsieur Lazarescu, Cristi Puiu, Roumanie
- La Neuvaine, Bernard Emond, Canada
- A Perfect Day, Joanna Hadjithomas et Khalil Koreige, Liban/ France
- Le Petit Lieutenant, Xavier Beauvois, France
- Le Promeneur du champ de Mars, Robert Guédigian, France
- Spiele Leben, Antonin Svoboda, Autriche/ Suisse
- Voici venu le temps, Alain Guiraudie, France
- Les Etats Nordiques, Denis Côté, Canada

Documentaires
- Les Artistes du théâtre brûlé, Rithy Panh, Cambodge
- Les Deux Vies d'Eva, Esther Hoffenberg, France
- Un dragon dans les eaux pures du Caucase, Nino Kirtadze, France/ Georgie
- East of Paradise, Lecj Kowalski, France
- The Giant Buddhas, Christian Frei, Suisse
- Histoires du cinéma, Jean-Luc Godard, Suisse/ France
- Massaker, Lokman Slim, Monika Borgmann, Hernamm Theissen, Allemagne/ Suiise/ Liban/ France
- Nekam Achat Mishtey Eynay, Avi Mograbi, France/ Israël
- Neue Welt, Paul Rosby, Autriche
- Profils Paysans, Raymond Depardon, France
- Unser America, Kristina Konrad, Suisse
- Workingman's Death, Michal Glawogger, Autriche/ Allemagne

Courts métrages
- 17 minute intarziere, Catalin Mitulescu, Roumanie
- Azrak Ramadi, Mohamad Al Roumi, France/ Syrie
- Bucuresti, Catalin Mitulescu, Roumanie
- Collider 2, Didi Bruckmayer, Autriche
- Comme une ombre légère, Jean-Calude Rousseau, France
- Domino, Lotte Schreiber, Autriche
- Ice Sea, Vivia Ostrovosky, France
- Kis Apokrif n°1, Kornel Mundruczo, Hongrie
- Lancia Thema, Josef Dabernig, Autriche
- Legal Errorist, Mara Mattuschka, Autriche
- Non rendu, Jean-Claude Rousseau, France
- Pan, Johann Lurf, Autriche
- Quoi de neuf?, Raymond Depardon, France
- Trafic, Catalin Mitulescu, Roumanie

Le reste de la programmation sur le site du festival: www.viennale.at


• > Festival International du Film de Gand: Programme

Le Festival International du Film de Gand se tiendra du 11 au 22 octobre 2005.

Comme chaque année, le festival portera une attention toute particulière aux musiques de film, et les World Soundtrack Awards seront remis le 15 octobre.

Autre(s)à axe(s) de la programmation: la Russie, et l'engagement cinématographique.

Voici les productions et coproductions francophones programmées:
Compétition longs métrages
- Dallas Pashmende, Robert Adrian Pejo, Hongrie/ Allemagne/ Autriche
- Een Ander Zijn Geluk, Fien Troch, Belgique/ Pays-Bas
- Hostage, Constantinos Giannaris, Grèce
- Stranger, Malgosia Szumowska, Pologne/ Allemagne/ France
- Tuning, Igor Sterk, Slovénie
World Cinema
- Angel's Fall, Semih Kapanoglu, Turquie/ Grèce
- Bride of Silence, Doan Minh Phuong & Doan Thanh Nghia, Vietnam
- Brides, Pantelis Voulgaris, Grèce
- Crash Test Dummies, Jorg Kalt, Autriche
- Hardcore, Dennis Iliadis, Grèce
- Un camion gris de couleur rouge, Srdjan Koljevic, Serbie/ Slovénie/ Allemagne
- Wrong Side up, Petr Zelenka, République tchèque/ Allemagne/ Slovénie
- A Workingman's Death, Michael Glawogger, Allemagne/ Autriche
- Les Artistes du théâtre brûlé, Rithy Panh, Cambodge
- Les Etats Nordiques, Denis Côté, Canada
- Coca, the Dove of Chechnya, Eric Bergkrant, Suisse
World Cinema, courts métrages
- Dors Sophie Dors
- Life in Peace, Antoine Cattin et Pavel Kostomarov, Suisse/ Russie
- Ligne Verte, Laurent Mareschal, France
- Made in Italy, Fabio Wuytack, Belgique
- Music Yared... Gabriel Yared, Rani Khanna, France

Toute la programmation sur le site du festival: www.filmfestival.be


• > Festival Nouveau Cinéma de Montréal: Programmation

Le Festival Nouveau Cinéma aura lieu à Montréal du 13 au 23 octobre 2005. Il montrera près de 200 films, venus de 38 pays.

Voici une partie des productions et coproductions francophones sélectionnées:

Sélection internationale: Prix Louve d’Or
- A Perfect Day, Khalil Joseige, Joana Hadjithomas (France/ Liban/ Allemagne)
- Cache-cache, Yves Caumon (France)
- La Couleur des mots, Philippe Blasband (Belgique)
- Les Yeux Clairs, Jérôme Bonnell (France)
- Mila from Mars, Sophia Zornitsa (Bulgarie)
- Oublier Cheyenne, Valérie Minetto (France)
- Peindre ou faire l’Amour, Arnaud et Jean-Marie Larrieu (France)
- La Petite Jérusalem, Karin Albou (France)
- Qui a tiré sur mon frère?, German Gutierrez (Québec/Canada)
- Something like Happiness, Bohdan Slama (République tchèque/ Allemagne)
- La Terre Abandonnée, Vimukthi Jayasundara (Sri Lanka/ France)
- Un homme sans histoire, Pierre Maillard (Suisse)
- You bet your life, Antonin Svoboda (Autriche/ Suisse).

Présentation spéciale: Cinéma d’aujourd’hui
- Caché, Michael Haneke (France)
- De battre mon cœur s’est arrêté, Jacques Audiard (France)
- Entre ses mains, Anne Fontaine (France)
- Free Zone, Amos Gitai, (Israël / France / Espagne / Belgique)
- Gabrielle, Patrice Chéreau (France/ Italie/ Allemagne)
- L’Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique/ France)
- Le Filmeur, Alain Cavalier (France)
- Le Temps qui reste, François Ozon (France)
- Mary, Abel Ferrara (France/ Italie)
- Petit Pow! Pow! Noël, Robert Morin (Québec/ Canada)
- Rois et Reine, Arnaud Desplechin (France)
- The Porcelain Doll, Peter Gardos (Hongrie)
- Vers le Sud, Laurent Cantet (France/ Québec/ Canada)
- Water, Deepa Mehta (Canada)
- 17 Octobre 1961, Alain Tasma (France)
- 3 Needles, Thom Fitzgerald (Canada)
- A Year in the Death Of Jack Richards, Benjamin P. Paquette (Québec/Canada)
- Bienvenue au Conseil d’Administration, Serge Cardinal (Québec/ Canada)
- Ici Najac, à vous la terre, Jean-Henri Meunier (France)
- Les Prisonniers de Beckett, Mishka Saal (France/ Canada/ Québec)
- Delwende, Lève-toi et marche, S. Pierre Yaméogo (Burkina Faso/ France/ Suisse)
- Lie with me, Clement Virgo (Canada)
- Pour un seul de mes deux yeux, Avi Mograbi (Israël/ France)
- Sleeper, Benjamin Heisenberg (Autriche/ Allemagne)
- Star-Apoplexie, Jean-Louis Tremblay (Québec/ Canada)
- Workingman’s Death, Michael Glawogger (Autriche/ Allemagne).

Egalement les sections:
- Courts métrages
- Temps Ø: Cinémas en mutation
- CODE 1520 : Six longs métrages plongeant dans l’univers de la jeunesse actuelle.
- Hommage – Theo Van Gogh
- Portraits de cinéastes
- Spotlight Iran
- Nollywood
- Les 100 ans de la main
- Cinewild
- Rétrospective Alexander Sokourov

Bientôt plus d'infos sur le site www.nouveaucinema.ca


• > Le cinéma marocain, invité d'honneur du Festival du Film Indépendant de Bruxelles

Le cinéma marocain sera le pays vedette du Festival International du Film Indépendant de Bruxelles (FIFI) dont la 32e édition se tiendra à Bruxelles du 1 au 6 novembre 2005.

Un programme spécial sera mis en place pour cet hommage. Des films de longs et courts métrages marocains seront prévus en présence d'une pléiade de cinéastes et acteurs marocains.

Le comédien Rachid El Ouali y présentera un long métrage et un court- métrage où il campe des rôles. Il s'agit de Ici et Là de Mohamed Ismail et Loin des Yeux de Ismail Saidi, deux films traitant le thème de l'immigration. Tarfaya de Daoud Aoulad-Syad, portant également sur la question de l'immigration, sera présenté en sélection internationale. Le troisième long, hors compétition, est le film Le Regard de Noureddine Lakhmari.

Plusieurs autres courts-métrages sont également au programme de ce spécial Maroc. Il s'agit de Destin de famille (Youness Reggab), Balcon Atlantico (Chtif Tribak et Hicham Falah, L'Oeil de Verre (Ali El Majboud), L'Ascenseur (Selma Bergach), Sang d'Encre, Amal (Ali Benkirane), Les Chant des sirènes (Nawfal Berraoui), Aida (Aziz Salmi) et Karaouan (Bouchra Ijourk).

Une table ronde sur le cinéma marocain réunira des professionnels du cinéma dont des acteurs et des actrices Mouna Fettou, les réalisateurs Nabil Ayouch et Latif Lahlou, le producteur Sarim Fassi Fihri et Nour-Eddine Sail, Directeur Générale du CMM qui présidera cette table ronde.

Plus d'informations sur la programmation du festival très bientôt.

www.centremultimedia.org/fifi


• > Festival International du Film Francophone d’Acadie: Palmarès

Le Festival International du Film Francophone d'Acadie se tenait du 16 au 23 septembre 2005 au Canada.

Les grands gagnants de l'édition 2005 du FICFA sont :
- Meilleur long métrage canadien (fiction) – prix La Vague: La Neuvaine de Bernard Émond, Canada (Québec), 2005
- Meilleur long métrage international (fiction) – prix La Vague: Brodeuses de Eléonore Faucher, France 2004
- Meilleur long métrage documentaire – prix Planète (prix en argent de 1000 $): La Raison du plus fort de Patric Jean, Belgique/ France, 2003-2005
- Meilleure œuvre acadienne – Prix de la Caisse populaire Beauséjour (prix en argent de 1000 $): La Légende Bricklin de Christien Leblanc, 2005
- Meilleur court métrage canadien (Prix du public): Bonnes Vacances de Louiselle Noël, Canada (Acadie) 2005
- Meilleur court métrage international -Prix du public): Kitchen de Alice Winocour, France, 2005

www.ficfa.com


• > 10ème Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais : Programme

Du 8 au 16 octobre se dérouleront, à Villefranche S/Saône, les 10es Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais, organisées par l'association L'Autre Cinéma et le cinéma Les 400 coups . Cette manifestation permet au plus grand nombre de découvrir, lors de rencontres conviviales avec les auteurs des films, un panorama du cinéma d'Art et Essai produits par les pays francophones et les régions de notre pays.

Depuis dix ans, la fréquentation du public n'a cessé d'augmenter – plus de 20 % en 2004 - et près de 120 réalisateurs, comédiens, scénaristes ou producteurs - des plus confirmés aux débutants prometteurs - sont venus aux Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais.

Ce 10 e anniversaire sera donc exemplaire de l' « esprit Rencontres » qui a fait leur succès : des films en sortie nationale, en avant première ou inédits, d'autres plus anciens mais peu vus, toujours choisis avec soins. Et des débats, des rencontres autour de buffets – Beaujolais oblige ! - avec de nombreux invités.

Ainsi, dès le premier week-end, les Rencontres accueilleront les réalisateurs Anne Fontaine (Entre ses mains - France), Serge Le Perron (J'ai vu tuer Ben Barka – France - avant première), Bourlem Guerdjou (Zaïna, Cavalière du désert – Maroc – avant première) Juan Pittaluga (Orlando Vargas – France/Uruguay) et Yves Caumon (Cache-cache – France - avant première)

La semaine, se succèderont le cinéaste Augustin Burger (Avant l'oubli - France), le scénariste Marc Gautron (La Nuit de la vérité – Burkina Faso), le réalisateur belge Stefan Liberski ( Bunker Paradise – Belgique - inédit) et le réalisateur algérien Saïd Ould Khelifa (Le Thé d'Ania - Algérie). Samedi 15, la grande documentariste suisse Jacqueline Veuve présentera son nouvel opus, inédit, La Nébuleuse du cœur, et le directeur de la photographie Laurent Fleutot viendra parler de La Maison de Nina (sortie nationale), dernier long métrage de Richard Dembo, décédé durant le montage du film.

Les Rencontres s'achèveront par la remise du prix du Public , le dimanche 16 à 17 h 15 au cinéma Les 400 Coups , par le jury de spectateurs, présidé cette année par le journaliste, critique de cinéma et écrivain suisse Freddy Buache. Et bien sur par le film de clôture : La Ravisseuse, film Rhône-Alpes des 10es Rencontres, présenté par son réalisateur Antoine Santana et la scénariste Véronique Puybaret .

Seront également à l'affiche, sans invités : Gabrielle, nouveau long métrage de Patrice Chéreau, un programme de courts métrages d'Afrique, de Belgique, du Québec et de Suisse, et en guise de clin d'œil à certains des invités précédents, un programme de courts métrages spécial 10 e anniversaire !

Courts métrages:
- Le Retour, Marc Olivier Picron, Belgique
- Alice et moi, Micha Wald, Belgique
- Les Derniers Jours, Simon Fecteau, Québec
- Noël Blank, Jean-François Rivard, Québec
- La Dernière Heure, Antoine Guex, Suisse
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso

Plus d'infos sur le site: www.cinespikfrench.com


• > Festival International des Films de Montréal: Palmarès

Le Festival International des Films de Montréal se tenait du 18 au 25 septembre 2005.

Le jury international des Iris de Montréal était présidé par Claude Lelouch (France) et avait comme membres Felipe Cazals (Mexique), Chang Chen (Taiwan, Chine), Anna Galiena
(Italie) Marcel Jean (Canada), Eberhard Junkersdorf (Allemagne) et Eva Zaoralova (République tchèque.

Voici les productions et coproductions francophones primées:

- Iris d’or de Montréal – Grand Prix du Festival: L’Audition de Luc Picard (Canada)
- Iris d’argent – Grand Prix du jury: Josh’s Trees (Les arbres de Josh) de Peter Entell (Suisse)

- Iris de l’espoir pour la meilleure première ou deuxième oeuvre, mentions spéciales du jury à Ça m’est égal si demain n’arrive pas de Guillaume Malandrin(Belgique) et Ordinary Man (Un homme ordinaire) de Vincent Lannoo (Belgique)

- Prix de la critique québécoise AIR FRANCE du meilleur long métrage français: Le Silence d'Orso Miret (France)
- Prix de la critique québécoise AIR FRANCE du meilleur court métrage français: Le Baiser de Stéfan Le Lay
(France)

L'intégralité du plamarès sur le site www.montrealfilmfest.com


• > Cinemaf, Afrikaans Filmfestival: Programmation

Le Cinemaf, Afrikaans Filmfestival, aura lieu du 12 au 15 octobre 2005 à Anvers. Voici la programmation:

Mercredi 12 octobre
- Mon Congo, Ann Mulders (Belgique)
- Sia le rêve du python, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal
- Le Crapaud chez ses beaux parents, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (Belgique/ RD Congo)
- Mwana Boka, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (Belgique/ RD Congo)

Jeudi 13 octobre
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé (France)
- Hotel Rwanda, Terry George/ Cara Seymour (Etats-Unis)
- Nha Fala, Flora Gomes, Guinée Bissau
- Frontières, Mostefa Djamdjam, Algérie
- Les Palabres de Mboloko, Pater Alexander Van Den Heuvel en Roger Jamar (Belgique)
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (Belgique/ RD Congo)

Vendredi 14 octobre
- La Dame dans le tram, Jean-Philippe Laroche (Belgique)
- Het Zwarte Ras, Nilson de Araujo (Brésil)
- Ame Noire, Martine Chartrand (Canada)
- Washington, Bruxelles-Kinshasa, Fabian Hannaert (Belgique)
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Tiga au bout du fil, Patrick Theunen & Rasmane Tiendrebeogo (Belgique/ Burkina Faso)
- Train Train Medina, Mohamadou Ndoye (Sénégal)

Samedi 15 octobre
- Malunde, Stefanie Sycholt (Afrique du Sud/ Allemagne)
- Lumumba, Raoul Peck, (RD Congo/ Haïti/ France)
- Les Zoos Humains, Pascal Blanchard et Eric Deroo (France)

Plus d'infos sur www.cinemaf.be


• > Appel à candidatures: Festival du Film Panafricain de Cannes

Le Festival du Film Panafricain aura lieu à Cannes du 11 au 19 février 2006.
Vous pouvez voir les conditions de participation sur
www.racinesetcultures.com
Vous pouvez faire parvenir vos projets à l'adresse suivante :
Nord-Sud développement
Festival du Film Panafricain
32, rue Louis Perissol
06400 Cannes

www.racinesetcultures.com


• > Appel à candidatures: 9ème Festival International des Scénaristes


Scénario au long court présente le 9ème Festival International des Scénaristes, Troisième rencontre européenne de l’écriture pour l’image
Bourges du 5 au 9 avril 2006

Ohé ! Ohé ! Auteurs et Scénaristes européens et francophones. Vous cherchez un petit coin de lumière. Le regard d’un producteur, d’un scénariste ou d’un auteur/ réalisateur confirmé sur votre projet de scénario.
Le Forum européen des auteurs de fiction et le Forum européen des auteurs de documentaire sont là pour vous !!!

Votre plume frémit ! Vous cherchez à vous confronter à votre imaginaire ! Le marathon du court-métrage vous donne 48 heures pour écrire un scénario d’une dizaine de pages avec l’aide de professionnels. Attention prêt, inscrivez-vous !!!

Bulletin d’inscription à retirer sur le site internet.
www.scenario-mag.com

Date limite de dépôt le 15 novembre 2005




 Regions  
Francophonie   
  • > Gardien de buffles de Minh Nguyen-Vô, Lauréat de la Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud

La Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud, d'un montant de 80 000 euros, a été décernée à Gardien de buffles du réalisateur vietnamien Minh Nguyen-Vô. Une mention spéciale a été attribuée à L’Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Maroc) qui obtient une aide à la promotion de 40 000 euros

Le résultat a été annoncé mercredi 28 septembre par M. Roger Dehaybe, Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, à Namur (Belgique) dans le cadre du Festival international du film francophone qui célèbre son 20ème anniversaire.

Le film lauréat, récit d’une traversée tumultueuse à travers les eaux de Cà-Mau au Vietnam, a particulièrement impressionné le jury par son caractère épique et par l’originalité et la prouesse technique du tournage. Primé dans plusieurs festivals internationaux, Gardien de buffles bénéficiera de la Bourse notamment pour sa promotion hors de l’espace francophone.

L’Enfant Endormi, premier long métrage d’une jeune réalisatrice marocaine a été salué par le jury pour la maîtrise de sa mise en scène et de son scénario ainsi que par une grande pudeur qui fait toute la force du film.

Grâce à ces contributions, les producteurs et distributeurs de ces deux longs métrages pourront réaliser une campagne promotionnelle (affichage, tirage de copies, relations médias...) qui multipliera leurs chances de conquérir le public international et de sortir des circuits d’initiés dans lesquels sont souvent cantonnés les films du Sud.

Créée voici 6 ans par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et dotée d’un montant maximum de 120 000 euros, la Bourse francophone de promotion internationale d’un film du Sud est attribuée chaque année à un film réalisé au cours des douze derniers mois.

Les critères de sélection sont à la fois artistiques (le film doit être représentatif de la création audiovisuelle du Sud et être susceptible, par ses qualités propres, de s’attirer un public conséquent au Sud comme au Nord) et professionnels (faisabilité et réalisme de la campagne promotionnelle proposée).

Cette bourse fait partie du dispositif de soutien à la production audiovisuelle dont l’élément principal est le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud, géré conjointement par l’Agence intergouvernementale de la Francophonie et le Conseil international des radios et télévisions d’expression française (CIRTEF) et qui a contribué, depuis sa création en 1988, à la production de près d’un millier de films.

Outre Gardien de buffles et L’Enfant Endormi, cinq autres films étaient en lice : Delwende – Lève-toi et marche, de S. Pierre Yameogo (Burkina Faso), Junun – Démences de Fadhel Jaïbi (Tunisie), Mahaleo de Paes et Rajaonarivelo (Madagascar), Le Malentendu Colonial, de Jean-Marie Teno (Cameroun), Le Temps Révolu (Thoi Xa Vang), de Minh Ho Quang (Vietnam).

http://agence.francophonie.org


• > 2ème Forum Francophone de Production: les 10 projets sélectionnés!

Du 26 au 28 septembre 2005 aura lieu le 2ème Forum Francophone de la Production, organisé en partenariat par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone et le Festival International du Film Francophone de Namur, sous l’égide de la Communauté française de Belgique,
avec le soutien de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, du CNC (Centre National de la Cinématographie), de la Sodec (Société de développement des entreprises culturelles du Québec) et de l’Office fédéral de la Culture suisse.

Au cours des débats organisés par le FIFF et le BLCEF lors des éditions 2002 et 2003 du FIFF, autour de la circulation des œuvres francophones, les professionnels ont souhaité une multiplication des possibilités de contacts multilatéraux. Pour répondre à cette demande, le premier « forum francophone de coproduction » s’est tenu à Namur en septembre 2004. Il a permis à 10 producteurs porteurs d’un projet de long métrage de fiction de bénéficier au cours de 2 journées d’intenses activités, de 7 expertises internationales tant sur l’écriture de scénario que sur les questions de financement ou la stratégie de distribution et de diffusion.

A l’issue de ce premier forum, les partenaires, les producteurs participants et les experts ont tous confirmé leur intérêt à reconduire et développer cette initiative qui prend donc place dans le calendrier international des rendez-vous qui contribuent au développement de réseaux performants de partenariats professionnels francophones.

Le comité de lecture de l'édition 2005 s'est réuni les 25 juillet et 1er août et a dû sélectionner parmi pas moins de 50 dossiers les dix projets qui participeront au forum en septembre prochain. En voici la liste...

# A.V.S. (Arnaques, Varices et Spaghetti) de Elena Hazanoz, Suisse
Navarro Films SA, Xavier Ruiz

# Le Lac Sacré de Zeka Laplaine, Côte d’Ivoire / France
Les Histoires Weba, Michael Krumpe

# La lune dans le fond du puits de Nguyen Vinh Son, Vietnam
Giai Phong Film Studio, Le Duc Tien.

# Malencontreuse Aventure de Alexis Yaméogo, Burkina Faso
Patou Films International, Jean Roke Patoudem

# Passager du Vent de Jean-Luc Pérreard, France
La Luna Productions, Sébastien Hussenot

# Rouge le henné ! de Monique Perez, France
Avia Films, Monique Perez

# Un Ange à la mer de Frédéric Dumont, Belgique
Les Créations du Dragon, Gilles Morin et Stéphane Lhoest

# Un Homme d’honneur de Jean-Claude Codsi, Liban
Synex, Michel Ghosn

# Un Mariage à tout prix de Latif Lahlou, Maroc
Cinétéléma, Latif Lahlou

# Viva Riva ! de Djo Munga, Congo / Belgique
M.G. Productions, Boris Van Gils et Michael Goldberg


• > "La Diversité culturelle et l'avenir de la création", FIFF 2005, notes d'Olivier Barlet pour www.africultures.com

Le 29 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une rencontre intitulée: "La Diversité culturelle et l'avenir de la création".

Cette rencontre réunissait divers représentants des Coalitions nationales francophones pour la diversité culturelle (communauté française de Belgique, Maroc, Burkina Faso, etc.)

Cette rencontre se tenait en amont de la présentation devant l'assemblé générale de l'Unesco de la convention sur la diversité culturelle les 20 et 21 octobre 2005. L'objectif, outre le fait de réunir de nombreux représentants de divers pays francophones dans le but de souligner encore une fois la mobilisation générale, était d'aboutir à la signature de la déclaration de Namur (voir dans la rubrique "A la une").

Voici les notes prises par Olivier Barlet pour www.aficultures.com

Introduction : la diversité culturelle – historique et enjeux
Henry Ingberg, secrétaire général de la Communauté française de Belgique
Je ne vais pas ré-expliquer quel est l'enjeu de la convention sur la diversité culturelle mais insister sur l'importance de ce moment dans le calendrier : l'Unesco, avec l'opposition des Etats-Unis et l'abstention de la Jamaïque et de l'Australie, vient de transmettre la convention aux Nations Unies. La mobilisation des professionnels, de la politique et du public doit être maintenue car rien n'est encore gagné malgré cette unanimité. Nous sommes sans cesse interrogés par des instances économiques remettant en question les aides publiques à la Culture. Il nous faut revendiquer un espace de légitimité totale dans ce domaine. Le monde politique a réagi très vite, plus rapidement que la société civile, contrairement à l'habitude. Les coalitions pour la diversité culturelle sont passées d'un combat défensif au départ à un combat offensif pour que nos sociétés s'affirment et se développent de façon solidaire, avec une ouverture sur le reste du monde. La Culture y a gagné une dimension supplémentaire essentielle. Même si les pronostics sont bons, la mobilisation doit se maintenir aussi après le vote, avec les ratifications, et la prise en charge des politiques culturelles par les responsables politiques.

Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse de la Communauté française de Belgique.
Si hier il était interdit d'interdire, j'espère qu'il sera demain permis de permettre ! Oui, les Etats ont le droit d'adopter des politiques culturelles. Le texte de la convention est un bon texte de compromis, comme le souligne la déclaration de Namur entre les pays développés et en développement, mais aussi entre les pays favorables au libre-échange et ceux qui interviennent dans le domaine de la Culture. Elle préserve le droit souverain des Etats pour mener des politiques culturelles. Permettre de permettre, c'est pouvoir intervenir financièrement et soumettre à des règles un secteur soumis aux lois du marché. Les quotas sur les chaînes européennes n'ont pas réduit la part du cinéma hollywoodien. C'est soutenir des cultures dans leur diversité, c'est faire en sorte que les productions du Sud accèdent aux écrans du Nord, c'est permettre des œuvres différentes que ce que peut produire le marché.

Jean-Claude Crépeau, directeur du cinéma et médias de l'Agence internationale de la Francophonie
Ce colloque est emblématique, au sein d'un festival qui se veut une vitrine de la diversité culturelle francophone. Cette manifestation n'est possible que grâce au soutien de nombreuses institutions. Le fait que ces institutions soient là à titre de soutien montre qu'elles sont aussi des acteurs de ce combat pour la diversité culturelle et que la mobilisation est l'affaire de tous. Il nous faut marquer l'attachement collectif de la Francophonie à la diversité culturelle à travers son pluralisme. Le fait que la convention existe est déjà un succès, avant même d'être adoptée. Il faudra poursuivre la mobilisation. L'adoption d'un traité international est importante car il constate juridiquement un fait, un statut de la diversité culturelle, marquant les droits et les devoirs de chacun. Tous les pays francophones rassemblés dans la Francophonie devront ratifier ce traité et mettre leurs législations nationales en harmonie avec la convention. Ces gestes politiques sont nécessaires mais insuffisants pour garantir la capacité de chaque culture à s'exprimer mais aussi la diffusion au niveau mondial des cultures de chaque peuple. Tous les pays ne partent pas sur la même ligne. C'est pourquoi nous avons le devoir d'agir pour que ces handicaps soient rapidement effacés. En tant qu'organisation de coopération, la Francophonie a dès son origine marqué sa disponibilité pour établir la logique du dialogue des cultures et de la libre circulation des œuvres et des artistes dans une perspective de développement durable. En mai 2003, devant une conférence des ambassadeurs à l'Unesco, le président Abdou Diouf disait qu'on entend affirmer que la diversité culturelle ne concernerait que les pays développés, les pays du Sud ayant d'autres priorités. Cela voudrait dire que la culture ne serait pas essentielle au développement. Une communauté comme la nôtre qui comporte 53 pays sur tous les continents, unis par une langue commune mais riche d'une multitude d'expressions linguistiques, est essentielle pour traiter des devoirs fondamentaux pour mener la diversité linguistique et culturelle. Il s'agit d'accompagner les pays francophones en développement dans la mise en place de politiques publiques favorisant la diversité culturelle. Il s'agit aussi de soutenir la production et la diffusion des œuvres. Il s'agit enfin de contribuer au développement à l'industrie culturelle dans les pays francophones en développement.

Luc Jabon, scénariste, réalisateur, président de la SACD Belgique et représentant de la Coalition belge francophone pour la diversité culturelle.
Même si les nouvelles sont bonnes, il ne faut pas de réjouir trop vite. Restent la question des ratifications rapides par les différents Etats, celle des accords bilatéraux avec les Etats-Unis qui contrecarrent les efforts entrepris, les déclarations interprétatives des articles de la convention, la question de savoir comment l'OMC interprète la définition de la Culture (le textile, le vin, le fromage en font-ils partie ?). La diversité culturelle reste un combat de tous les instants. Elle n'est pas à la carte : elle doit être entière et globale. Tous les secteurs de la création doivent en profiter de façon égale. La mobilisation n'est jamais acquise alors même que nombre de gens croient que la diversité culturelle paraît comme une évidence qui ne nécessite pas de défense. Elle ne sera jamais une évidence. Pour les Etats, il faut subsidier sans inféoder. La question des quotas n'est pas simple. Les auteurs ont la responsabilité de déterminer des choix de diversité. Les frères Dardenne pourraient sans doute se passer d'une aide publique, mais sans doute au prix de la perte de leur identité. Les aides publiques permettent aussi la coproduction : cette interaction privé-public est fondamentale. La commission européenne, poussée par les experts de la concurrence, lance une procédure de vigilance sur le soutien français… L'ensemble du régime de soutien peut être mis en péril en Belgique aussi. La diversité culturelle n'a de sens que si elle s'exerce aussi dans l'éducation et la formation. C'est un enjeu de civilisation, comme le signale Jean-Claude Batz.

Témoignage de professionnels
Carole Laure (Québec) : nous sommes une banlieue américaine, cela nous a condamnés à être originaux ! Si le gouvernement n'avait pas aidé la culture, on serait assimilés depuis longtemps. L'aspect promotion de la culture est essentiel. Le territoire canadien est un territoire américain : il nous faut être vigilant en permanence.

Nabil Ayouch (Maroc) : la diversité culturelle est un vieux combat, inventée par les fondateurs de l'Europe. Il ne faut pas diaboliser ou stigmatiser la toute-puissance américaine mais le fait est que l'expansionnisme américain se développe sur tous les plans. L'entertainment est la principale source d'exportation américaine, d'où ce besoin d'édicter leur règle de diversité culturelle. Ils disent qu'ils sont pour, en voulant encourager les échanges et que nous serions protectionnistes et donc contre ! Il est ainsi facile de pervertir notre revendication au sein même de nos opinions publiques. La diversité culturelle, c'est l'acceptation de l'autre face à l'uniformisation. Dans cette course au bilatéralisme comme avec la Maroc, l'Afrique du Sud, la Jordanie, le Mexique, c'est du David contre Goliath. Il faut mobiliser les opinions. Les industries culturelles ne peuvent être mises sur le même pied que les biens et les services. Si la coalition pour la diversité culturelle n'a pas eu gain de cause au niveau des quotas, nous avons gagné au niveau des subventions qui ont pu être préservées. La loi sur la libéralisation de l'audiovisuel a prévu une clause de majorité à 51 % de capitaux marocains pour les opérateurs pour être aidés. La ratification dans chacun des Etats sera le combat suivant, et l'application des textes !

Rasmane Ouedraogo (Burkina Faso, coalition burkinabée et délégué des coalitions africaines) : la convention est une réponse des préoccupations des pays en développement. Depuis des siècles, l'Afrique subit le viol de son espace culturel, avec aujourd'hui un formatage aux goûts du marché. Les génériques des films remercient les institutions, les Etats etc. C'est dans le cadre de conventions signées et de politiques que nous avons la chance de faire nos films ! Sinon, il n'y aurait pas d'œuvres ni de créateurs. D'autres étapes jalonnent notre route : la ratification et la mise en application. Les Etats-Unis exerceront des pressions inimaginables sur des pays fragilisés par leurs problèmes multiples. J'ai peur que la prochaine étape d'accords bilatéraux soit mon propre pays ! Que peut faire le Burkina Faso seul face aux Etats-Unis, alors que nous avons des problèmes de crickets, de famine etc. La tentation est forte de céder à l'offre ! La stratégie est de faire traîner en longueur les débats jusqu'à ce qu'on ne signe pas la convention avant que les accords de l'OMC soient ratifiés en 2007.

Moussa Touré (Sénégal) : Je suis déjà divers moi-même. L'Afrique est totalement diverse. Nous sommes nés dans la diversité à travers notre voisinage. Mon expérience cinématographique est diverse. Le problème aujourd'hui est de se mettre vraiment ensemble.
Bassek ba Khobio (Cameroun) : Je vis au Cameroun même si je suis tout le temps en Europe ! Certains groupes ont des préoccupations particulières. Il y a des sous-causes à notre cause commune. Lorsque j'ai fait Sango Malo, j'ai pu le distribuer en France. Le deuxième aussi et le troisième cela devient très difficile, comme pour mes camarades. Des films faits dans nos langues pouvaient être intégrés dans les quotas de langue française mais comme il n'y avait pas des lois, cela pose maintenant de gros problèmes. Les productions africaines ont besoin d'être prises en compte de façon particulière. Les Américains signent avec les pays du Golfe de Guinée à cause du pétrole. Nous avons de moins en moins accès à des possibilités de financement au Nord, de faire circuler nos œuvres de l'exception africaine. Je voudrais que l'Afrique ne soit pas encore celle qui apporte de l'eau mais qui est laissée sur le bord du chemin.

Thierry Michel (Belgique), qui démarre par un extrait de l'Aventure ambiguë de Cheick Hamidou Kane : "Le désordre s'organise". En tant que cinéaste du réel, témoin privilégié du monde, nous devons montrer la souffrance collective et montrer que chaque groupe à une mission, mais aussi ce qui nous relie les uns aux autres. Il nous faut retrouver la mémoire, universaliser les crises. Une nouvelle guerre froide, larvée et sournoise, s'est imposée sur le front de la culture et des religions. Les distributeurs américains offrent gratuitement des films et séries télévisées en échange d'espaces publicitaire. Dans le catalogue du MIP de Cannes, les marchands d'images sont présents avec 33 sociétés. Un rapide calcul donne un peu plus de 1500 vendeurs et producteurs venus des Etats-Unis. 246 sociétés représentent la France. Trois pays d'Afrique noire subsaharienne sont représentés, dont un seul pays vendeur : l'Afrique du Sud. Les deux autres n'ont même pas de stand. Le Titanic comme modèle et pensée unique, on aurait parlé à une certaine époque d'impérialisme. Le cinéma iranien est prospère grâce à une véritable politique volontariste de production et de protectionnisme. Il est urgent de nous mobiliser contre tout ce qui mutile le regard. L'heure est à la résistance, car chacun expérimente cette déchirure intérieure. Il y a le monde à construire et le monde tel qu'il est devenu. Il s'agit de résister à la marchandisation du monde et de combattre l'expansion du stéréotype comme référence culturelle. Il nous faudra aussi refuser de servir les bureaucraties puissantes et les employeurs généreux.

Lionel Baier (Suisse) : mon dernier film sort aux Etats-Unis où on m'a demandé pourquoi mon film était tourné en français ? Ce qui était pour moi naturel était considéré comme bizarre, invendable. Nous discutons de l'exception culturelle non contre le monde anglo-saxon mais pour la richesse culturelle du monde. Comme les Québecois et les Belges, en tant que Suisses, nous avons une grande habitude de la minorité : c'est une force dont il faudra savoir jouer. La culturelle dominante n'existe que parce qu'il y a contre-culture. Le français en a toujours la langue. Ce qui nous réunit, c'est notre façon de penser et de vivre.

Constantin Costa-Gavras (France) : ce serait plus juste de dire qu'on défend l'identité culturelle. Un cinéma ne peut pas exister sans l'aide de l'Etat, sans les salles, sans la production etc. La France fait entre 120 et 180 films par an, et s'affirme comme un cas. Un fonds doit pouvoir aider tous à faire leurs films : un peuple doit avoir ses images. Cela permet d'avoir un miroir chez soi, sinon on se regarde dans le miroir des autres.
Henry Ingberg : il peut y avoir consensus pour les interventions classiques mais pour les nouveaux développements (numérique, internet, nouveaux outils de création), une forte bataille se joue pour considérer qu'ils relèvent uniquement de la dimension commerciale et n'ont rien à voir avec la culture. Ce terrain ne saurait être abandonné ! Dans le cadre international, l'élan en faveur de la Culture est extraordinaire mais il s'inscrit aussi dans le débat politique autour de la démocratie. La convention implique les acteurs de la société civile, et c'est sa force : c'est un débat politique au sens fort du terme.

Débat réunissant politiques et professionnels
François Nizery, conseiller culturel à l'Office de coopération EuropeAid, programme d'appui au cinéma ACP – Commission européenne.
La convention sera le cadre juridique international nécessaire pour faire de la Culture un moteur essentiel du développement. Cela suppose de l'argent. La convention de l'Unesco prévoit un fonds mais son utilisation n'est pas encore claire. Le cadre fondamental de cette politique favorable au développement est d'abord l'échange : la diversité est un concept statique, c'est ce qu'il faut en faire qui est dynamique. Diversité, développement, dialogue : j'ai proposé qu'on ajoute le désir. Il n'y a pas de diversité sans désir de dialogue. C'est la possibilité de se nourrir de l'autre. La création doit être soutenue, sans frontières entre les expressions culturelles. L'appropriation par les populations locales de leur patrimoine est également essentielle. Le regard critique demande une formation. La Culture doit être considérée comme une dimension transversale. Le dialogue Sud-Sud est à promouvoir.

Debora Abramowicz, directrice des Relations extérieures et des Affaires internationales de la SACD, coordinatrice des activités de la Coalition française pour la diversité culturelle
Les coalitions pour la diversité culturelle qui sont au nombre de 30 rassemblent l'ensemble du monde de la création, toutes les professions. L'élan collectif est réel. La convention reconnaît la légitimité pour les Etats d'adopter des politiques culturelles. À l'Unesco, les 25 pays de l'Union parlent d'une seule voix. Elle reconnaît aussi la spécificité des biens culturels, d'où leur soustraction aux accords commerciaux. Le fonds pour la diversité culturelle devrait avoir des contributions obligatoires mais certains Etats ont fait opposition : ce sera des contributions volontaires des pays les plus riches. Jean-Jacques Aillagon, alors de la ministre de la Culture, avait décrit le mouvement des coalitions comme de la "diplomatie civile". Le 10 octobre à Paris, des artistes viendront à 15 h au théâtre de l'œuvre s'exprimer sur ce thème.

Jean-Claude Batz, co-fondateur de l'INSAS, producteur et écrivain
Dans le domaine de l'audiovisuel, la domination américaine monopolise de 40 à 90 % selon les médias et les pays des auditeurs européens. Lorsque la Commission européenne inscrit au fronton de l'Union le principe de la diversité culturelle, je ne peux m'empêcher de sentir la farce. Lors du premier colloque européen en 1968, les films américains représentaient 30 à 35 % du marché. Le grand marché devait résoudre les choses mais la part américaine a doublé : le marché n'arrange rien du tout ! Au niveau partnership, la part des productions européennes n'atteint pas 2 % aux Etats-Unis. Le programme média ne représente que un pour mille du budget de la Communauté européenne. Comment se départir du sentiment que nous sommes gouvernés par des Philistins. N'y a-t-il pas un peu de notre fait ? La légitimité de la culture est alimentée par le droit à la création. Les auteurs sont toujours à l'avant-garde du combat. Il faudrait recibler les motivations. L'enjeu de la diversité culturelle est de civilisation. Les 500 ou 600 millions d'Européens sont confrontés à leur poste de télévision. Le spectateur va trois heures par an au cinéma mais passe trois heures par jour devant son écran, à regarder du tout-venant. Les trois heures devant l'écran sont trois heures de temps soustrait à la promenade, au rêve, au repas avec des amis, à la partie de boules etc. Le temps de la convivialité est désormais virtuel, dominé par l'imagerie américaine. On n’a pas fini de faire le bilan de cette transformation. Le tout-venant, ce sont des œuvres où passent toutes les thématiques fondamentales : l'amour, le pouvoir, les rapports entres les hommes, à l'autorité, à la religion, à la fête, à la solidarité, au deuil etc., représentant les croyances archétypiques d'une civilisation. Cette invasion d'images par des voies subliminales qui se prolonge jour après jour, génération après génération, doit déclencher des processus de rupture avec les mémoires originelles et les racines, jusqu'à des phénomènes d'érosion de la civilisation. C'est un mouvement irrésistible. Nous savons avec Valéry que les civilisations sont mortelles. J'ai le sentiment d'un oubli par substitution de culture. Il faudrait présenter à la classe politique quelque chose de moins sectoriel que la diversité culturelle : le danger d'être les fossoyeurs de la civilisation.

Henri Benkoski, expert de la ministre de la Culture, de l'Audiovisuel et de la Jeunesse (Communauté française de Belgique) pour la diversité culturelle auprès des institutions internationales.
À l'OMC, il n'y a que des exemptions à la clause de la nation la plus favorisée : on ne peut pas avantager quelqu'un sinon de lui offrir la même chose que les avantages que vous lui demandez. On a cherché à l'Unesco à mettre en place un système juridique international de même valeur. Un amendement du Canada soutenu par l'Union européenne demandait à ce que le cadre juridique défini soit adopté en tant que convention. Les Etats-Unis s'y sont opposés mais ce texte a été adopté. Le Conseil exécutif vient de le transmettre à la conférence générale. Le 13 octobre, la commission Culture de l'Unesco va examiner ce texte. Les pays qui sont le plus opposés à la convention sont du côté de l'Océanie et de l'Asie, surtout de l'Asie du Sud-Est. À Paris, se réunissent les autres pays qui s'accordent pour soutenir ce texte. Il y a encore des batailles de procédures, notamment de la part du Japon une déclaration interprétative à propos de l'article 20, lequel installe la convention comme aussi forte que les accords de l'OMC. Si nous sortons de la séance plénière du 21 octobre avec une convention adoptée, le texte international sera là. Viendra ensuite la ratification par 180 pays.

Henry Ingberg : la Communauté française est une partie de la Belgique, Etat fédéral. Des différences de perception ou de sensibilité peuvent apparaître, mais cette position est convergente pour la convention sur la diversité. Les Etats européens ont donné un mandat de négociation à la Commission européenne. Il y a eu un débat interne à l'Union européenne qui est arrivé à des lignes de force. Même si les discussions ont été parfois difficiles et animées, il y a eu une convergence de points de vue des Etats européens, qui se sont engagés sur la diversité culturelle d'une façon encore jamais vue. Cela a permis de clarifier les choses. Le débat n'est pas clos avec la convention, mais il y a une prise de conscience réelle de l'intérêt de cette question au-delà du catégoriel. Cette convergence garantit une continuité dans l'expression politique.

Ferid Boughedir : nous avons notre Hollywood à nous, l'audiovisuel égyptien qui nous envahit avec des feuilletons sans contenu etc. C'est donc un combat d'un cinéma d'auteur contre une image commerciale qui sera l'enjeu de la mise en place des politiques de la diversité culturelle.

Henry Ingberg, pour la conclusion du colloque.
Les politiques culturelles seront indispensables pour que cette convention soit vivante. La mobilisation enclenchée restera nécessaire pour donner toute son ampleur à cette convention. Il faudra se méfier d'une satisfaction synonyme d'assoupissement. L'aide à la Culture apparaît aussi indispensable et cruciale que l'aide à l'enseignement : c'est un enjeu de civilisation. Grâce à ce débat sur la convention, l'Union européenne s'est engagée et impliquée dans un cadre de référence. C'est une avancée politique qui devrait avoir un impact juridique vis-à-vis de la Cour européenne de justice. L'adoption de cette convention sera un démarrage : elle légitimera les politiques culturelles qui n'auront plus à s'excuser de se formuler ! Le texte propose un contexte permettant des bonnes et des mauvaises politiques culturelles. La convention ne dispense pas des débats internes. Ne développons pas un sentiment unanimiste : nous aurons encore des batailles, des confrontations et des contradictions. Nous nous donnons les moyens que ce débat existe de façon dynamique.

(notes d'Olivier Barlet)

www.africultures.com/index.asp?me ...


• > Séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image : Maghreb et Moyen-Orient

Du 3 au 10 octobre 2005 aura lieu un séminaire de formation des entrepreneurs culturels en formulation de projets et gestion d'entreprises culturelles : filière image. Ce séminaire, qui se teindra à Tunis, est organisé par la Direction de la coopération économique (DCE) et Direction de la culture et des Médias (DCM) de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie.

Il est ouvert aux entrepreneurs culturels de Tunisi, du Maroc, du Liban, d'Egypte, de Mauritanie et de Djibouti.

Notons qu'à cette occasion aura lieu le 6 octobre une «Journée portes ouvertes» pour les entreprises culturelles d'Afrique du Nord et du Moyen Orient.

Plus de renseignements auprès de angele.bonane@francophonie.org


• > "Namur 2005: nouvelles découvertes", par Olivier Barlet pour www.africultures.com

Olivier Barlet revient pour www.africultures.com sur la semaine de cinéma francopone offerte par le festival de Namur...

Le festival international du film francophone de Namur soufflait cette année ses 20 bougies. Il reste un des rendez-vous de l'année pour le petit monde du cinéma francophone et notamment africain. Il y a les quelques 200 films certes, mais aussi d'importantes rencontres professionnelles.

Rencontres professionnelles
On trouvera par ailleurs le compte-rendu détaillé du colloque réunissant politiques et professionnels sur la diversité culturelle et l'avenir du cinéma, d'une grande actualité vu que l'heure est à la défense des acquis face au rouleau compresseur de la globalisation mais aussi dans la perspective d'une généralisation des politiques culturelles.

Pour la deuxième année, le FIFF et le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone organisaient un forum francophone de la production : à la recherche de coproducteurs, une dizaine de films en quête de compléments de financement se présentent et s'ouvrent aux conseils de scénaristes, réalisateurs, producteurs et distributeurs. On trouvait cette année parmi les films en développement Malencontreuse aventure, d'Alexis Yaméogo (Burkina Faso), Un mariage à tout prix, de Latif Lahlou (Maroc) et Viva Riva !, de Djo Munga (RDC).

Prolongeant la logique des ateliers "Etonnants scénarios" de Bamako, l'atelier des auteurs reposait la question de l'adaptation littéraire au cinéma tandis qu'un atelier "de l'écrit à l'écran" jouait les travaux pratiques avec des réalisateurs sur des exemples précis et qu'un colloque faisait l'état des lieux des technologies numériques.
Il n'y a donc pas de quoi s'ennuyer à Namur quand on est professionnel du cinéma. Le public, lui, le vit dans les salles, selon la bonne logique des pass ouvrant à toutes les séances. C'est un public souvent jeune et le festival joue là son rôle d'agitateur culturel et d'ouverture au monde. Les mondes francophones certes, mais on sait que le mot ne se résout plus à la défense d'une langue mais d'une diversité.

Deux longs métrages importants
A notre niveau, les deux événements du festival étaient les deux nouveaux longs métrages qu'il n'avait pas encore été possible de voir. Le dernier documentaire de Thierry Michel, Congo River, très attendu depuis la présentation de séquences au Fespaco, était juste terminé : le mixage avait été finalisé la semaine précédente et le sous-titrage réalisé durant le week-end ! Thierry Michel n'est pas du style à aller tourner un film en Afrique en vitesse : son périple sur le fleuve aura duré sept mois et il s'apprête à y retourner montrer le film là où il est passé à l'aide d'un petit projecteur. Déjà, on le voit dans le film, il montrait volontiers Mobutu, roi du Zaïre aux habitants des escales agglutinés devant le petit écran de son ordinateur portable. Ils en avaient entendu parler mais ne l'avaient jamais vu.
A coup sûr, ils verront avec plaisir Congo River et s'y reconnaîtront, car c'est bien leur vie que saisit le film avec une qualité d'images impressionnante liée au choix de la haute définition, même si cela impose un matériel plus lourd au niveau caméra et lumière. La projection sur grand écran n'enlève rien à cette qualité. Une exposition photo insistait sur la performance de ce tournage difficile et c'est ainsi que Thierry Michel l'a présenté lors de sa "leçon de cinéma" qui fut davantage un commentaire du making-off : le film cherche à profiter du mythe du fleuve tout en essayant d'en détourner les pièges. Exercice difficile que le réalisateur réussit au sens où il évite les cartes-postales tant paysagistes qu'imaginaires pour se concentrer sur les gens qui font la vie du fleuve. Au sens aussi où il resitue leurs problèmes dans ceux du pays et de sa terrible Histoire, faisant appel à de nombreuses archives coloniales. Le fleuve n'est pas un décor où projeter nos désirs et nos fantasmes, ceux du barbare, du sauvage, du primitif des premiers explorateurs de "l'Afrique des ténèbres" dont veut clairement se démarquer le film. Sa limite est ailleurs, sans doute dans l'accumulation : la richesse d'évocation du fleuve est immense et pour en rendre compte tout est un peu survolé, comme de cet avion que le cinéaste emprunte pour en saisir les méandres. C'est cependant par le truchement du courage des hommes qu'il ancre son propos (cf. critique: www.africultures.com/index.asp?me ...).

C'est bien là que réside la force du dernier film de Mohamed Chouikh : il parvient par l'humour à nous rendre singulièrement familiers ces habitants d'un village pris en étau par la menace terroriste. Il ressort de Douar de femmes une vision surréaliste et paradoxale de ce qu'ont pu être les années de folie que vient de traverser l'Algérie, sans doute à la mesure de la façon qu'ont pu les vivre les Algériens. On aurait tort de n'y voir qu'une amusante gaudriole : ce film a le poids de la fable et la profondeur du vécu (cf. critique: www.africultures.com/index.asp?me ...).

Vitalité du court métrage
Ces deux films ont, dans le documentaire comme dans la fiction, la puissance de leur dramaturgie. C'est ce qui manque au pourtant très beau Prince Loseno de Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (RDC), et c'est dommage car ce maître de l'animation compose à merveille un imaginaire aussi évocateur que subtil (cf. critique).

L'imaginaire, c'est le sujet du beau Amal d'Ali Benkirane (Maroc) auquel le jury a décerné une mention spéciale. En adoptant systématiquement le regard d'une petite fille, il nous fait croire au possible. On croit qu'Amal sera médecin comme elle en rêve. On croit que ce qui fait son univers, les animaux, la famille, l'école, tous ces éléments auxquels elle prête une attention particulière, les blés, les enfants dans les blés, la branche d'olivier, la ferme, tout cela compose une perception aiguë des êtres qu'elle engrange pour mieux les comprendre et les accueillir plus tard, quand elle réalisera son rêve. Elle peut dès lors souffler la bougie et nous plonger dans le noir et le silence : nous avons déjà fermé les yeux avec elle.
Cela n'a rien de didactique mais l'idée s'impose sans roulement de tambour : parce qu'Amal est sans cesse étonnant, impressif et bourré d'une grâce puisée dans l'observation des petites choses autant que l'ouverture à la nature, nous savons que le rêve est possible. Cette façon de suggérer en adoptant le regard de l'enfant est aussi le parti pris de Signe d'appartenance de Kamel Chérif, montré lors de la remise de la Bourse francophone de promotion internationale d'un film du Sud dont le jury s'était cette année réuni à Namur (décernée au fascinant et aquatique Gardien de buffles, de Minh Nguyen-Vô, Vietnam, ainsi qu'à L'Enfant Endormi, de Yasmine Kassari, dont nous avons déjà chanté les louanges). Le film oppose en deux lieux deux vécus fort différents d'un signe d'appartenance, dans l'évident programme de relativiser les critères de jugements. Les enfants d'une école tunisienne se moquent de l'enfant non-circoncis, ceux de l'école française prendront sa circoncision en dérision. Entre les deux scènes se déroulera la circoncision mais tout cela est traité avec un humour ravageur et sans concession pour sa propre culture. Jamais prévisible, le film ose une véritable poésie et des développements multiples pour le plus grand plaisir du spectateur.

On retrouve dans R'da de Mohammed Ahed Bensouda (Maroc) le même souci de décrire un milieu. "Vous allez assister à un rituel" et ce sont des cris, des affolements, une véritable hystérie collective ! Une femme a du mal à accoucher et la coutume du r'da va l'aider, étrange tradition qui joue dans le film comme un véritable suspens. Ne le dévoilons pas mais disons simplement que c'est étonnant et ludique, à découvrir en tout cas. Le film joue habilement du mouvement qu'implique cette coutume pour conserver son rythme haletant, bien adapté à une naissance difficile !

Autre court métrage marocain, Une place au soleil de Rachid Boutounes sur un scénario cosigné avec Ismaël Ferroukhi (Le Grand voyage) évoque en finesse le vécu immigré : cet homme qui est décoré pour avoir été un employé de voirie modèle est fier d'avoir pu envoyer régulièrement de l'argent à sa famille mais s'épuise dans la solitude. Ici, le rythme est celui d'une vie de silence, d'abnégation et de renoncement. Peu à peu, cet homme gagne en dignité jusqu'à l'image finale, extrêmement touchante, où il nous regarde dans les yeux.

Petit bijou d'animation en noir et blanc, L'Ami y'a bon (The Colonial Friend) de Rachid Bouchareb se situe dans un contexte semblable 60 ans plus tôt, lorsque les tirailleurs devaient partir à la guerre contre les Allemands. Une caméra toujours en mouvement sur les dessins eux-mêmes animés confère une grande fluidité au film et renforce sa puissance d'évocation. Ce tirailleur sera lui aussi médaillé mais il jette sa médaille par terre lorsqu'il apprend qu'il ne sera pas indemnisé. Le massacre du Camp de Thiaroye du 1er décembre 1944 est ainsi rappelé. C'est beau et fort, tranchant, sensible et percutant, avec un beau travail sur la bande son. Une évocation par le cœur, tellement plus parlante que les mots, prélude à Indigènes, le long métrage très attendu que prépare le réalisateur de Little Sénégal sur le même sujet.

Clin d'œil pas si anodin que ça, L'Homme au costume gris de Fehd Chabbi (Tunisie) reconstitue un puzzle autant dans l'image que dans l'histoire. Les éléments filmés de très près sont comme un jeu de l'oie définissant un parcours mental où, à l'image du mandrill vu à la télé qui en cage se laisse mourir de faim, on finit par ne plus que se chercher soi-même. Original et inattendu, très maîtrisé, le film de Fehd Chabbi n'est pas sans rappeler que faute de liberté tout un pays peut ainsi tomber dans la psychose.

www.africultures.com/index.asp?me ...




Afrique   
  • > Tunisie: Long et Court à la recherche de courts métrages

La société Long& Court société de production audiovisuelle envisage de produire 10 courts-métrages de fiction.

Conditions Requises: Ouvert aux cinéastes professionnels, amateurs et étudiants des écoles de cinéma désireux de réaliser leur premier court-métrage dans circuit professionnel de production et disposant d'un scénario d'une durée max de 6mn

Les candidats doivent envoyer un dossier complet en cinq exemplaires avant le 20 Octobre à l'adresse suivante :

Long & Court
Rue du Lac Turkana
Imm Amen 2iéme étage
1053 Les Berges du Lac
Tunis Tunisie
Mail : longcourt@xx.com.tn

Les dossiers doivent contenir les pièces suivantes :
- Un synopsis
- Une notes d'intension
- Un CV
- Un scénario

Déroulement de la production:
- Du 01/10 au 20/10/2005 réception de scénarios
- Du 21/10 au 10/1102005 sélection par un comité de lecture de 10 scénarios
- Du 21/11 au 24/11/2005 atelier de réécriture des projets retenus en présence de deux scénaristes conseil.
- Du 01/12 au 04/12/2005 atelier de réalisation : initiation au découpage et plan de travail en présence d'un réalisateur et d'un premier assistant.
- Du 15/12 au 30/12/2005 Pré production.
- Du 04/01 au 31/01/2006 Tournage
- Du 01/02 au 31/12/2006 Post-production

Les 5 meilleurs films sélectionnés par un focus groupe constitué d'un échantillon public seront kinéscopés en 35mm.

Infos: longcourt@xxl.com.tn


• > "Le cinéma peut montrer la voie", entretien d'Olivier Barlet avec Souleymane Cissé, www.africultures.com

Extraits:

Voici déjà dix ans écoulés depuis Waati, votre dernier film de "grand cinéma". Quelles sont vos perspectives de cinéma aujourd'hui en 2005 ?
Le grand cinéma, avec un grand C, fait une pause qui n'est pas voulue par les créateurs mais par ceux qui les entourent, que nous essayons de comprendre. J'avais compris depuis le tournage de Waati en 1995 qu'il serait dorénavant très difficile pour le grand cinéma de se mouvoir : je me suis rendu compte qu'à tous les niveaux le blocage était total. Tout ceux qui étaient capables de s'exprimer dans le cinéma en tant qu'auteurs ont été privés de ce qui pouvait leur permettre de s'exprimer avec des professionnels : une censure voulue et maintenue. Ceci dit, dans cette crise, nous avons voulu créer une structure pour nous sensibiliser : il ne sert à rien de vomir sur les gens si soi-même on est pas capable d'assurer son propre avenir.

C'est d'une censure économique dont vous parlez ?
Oui, une censure économique voulue, entretenue et qui continue. Nous n'avons en face de nous que la langue de bois, mais on a compris et nous voulons donc nous battre sur un autre terrain : trouver les moyens sur place, poser des jalons, essayer avec les professionnels de créer des structures permettant de s'exprimer. D'où la création de l'UCECAO (Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest). Au départ, certains avaient cru que c'était contre la FEPACI (Fédération panafricaine des cinéastes) ou le FESPACO (festival panafricain du film de Ouagadougou), mais ils n'avaient pas compris que c'était un instrument pour instaurer une industrie réelle du cinéma dans notre sous-région, un instrument susceptible de renforcer le Fespaco et l'association des cinéastes. On ne parle plus de cinéma sans salles et sans films ! Nous avons eu la chance de pouvoir allumer un feu : ne le laissons pas s'éteindre. On cherche à le détruire, l'écraser et qu'on n'en parle plus. Nous sommes encore dans une phase de guerre civilisatrice, de langue, économique, et tout cela trompe sur le cinéma africain : il lui faut trouver la solution pour s'en sortir. Si les cinéastes eux-mêmes ne sont pas solidaires, si ceux qui deviennent des dirigeants politiques autodétruisent le cinéma, cela devient grave et dangereux : il est temps d'arrêter. Pour moi, ce sont des enfantillages. La place des cinéastes dans chaque pays est tellement énorme que chacun peut construire s'il le veut un château en faisant du cinéma. Cela ne sert à rien qu'un cinéaste fasse des films et que d'autres s'opposent à son rayonnement. Cela ne sert ni lui ni son pays. Si les cinéastes se donnent la main pour créer des structures proprement africaines, nous arriverons à faire avancer les projets.

J'entends bien ce discours de réconciliation mais face à la réalité qui n'est d'ailleurs pas propre à l'Afrique de jalousies et de bagarres internes au milieu du cinéma, cela ne risque-t-il pas d'être un cri dans le désert ?
Je pense que des perspectives existent. Le coup foiré qu'on a fait à Idrissa Ouedraogo, on le fera à moi et aux autres : il est temps qu'on prenne conscience. On se bat tous pour un idéal, le cinéma, et je pense qu'à ce stade, on peut s'assumer.

L'initiative porte ses fruits ?
Oui. Nous avons créé l'UCECAO en 1997. Personne n'y croyait mais nous avons survécu avec nos faibles moyens, persuadés que cette structure est nécessaire pour la génération à venir. Nous avons dégagé des fonds propres pour que l'organisation puisse se maintenir. Nous avons tissé des liens avec d'autres professionnels, par exemple en France avec l'ARP (Association des réalisateurs et producteurs). Nous voulons nous ouvrir aux professionnels du monde entier.

Le contexte actuel semble favorable : l'UEMOA (Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest) a fait une étude approfondie sur la production et la diffusion d'images dont on attend la transposition en termes de décisions. En même temps, la diffusion du cinéma est dans une telle déliquescence qu'on se demande comment faire avancer les choses…
On est arrivé à un stade où on doit résonner et être patient. La culture, c'est la patience. Tout ce qui dure dans le temps nécessite cette patience. En Afrique aujourd'hui, des hommes politiques qui se disent hommes de culture ont vendu les salles de cinéma, sans prendre conscience qu'il y a des hommes et femmes qui ont donné leur vie pour créer des films que leur peuple puisse voir. Quand ces hommes politiques sont arrivé au pouvoir, le cinéma est devenu leur ennemi. On a détruit 27 salles pour créer une salle à Bamako, réservée aux élites. Le peuple, ça n'est pas leur problème. Le cinéma populaire qui a fait de nous ce que nous sommes, ces hommes politiques n'arrivent pas à le comprendre : on comprend le retard actuel de l'Afrique. Mais nous ne perdons pas l'espoir : nous savons que l'Afrique sera un jour comme un cataclysme. Ce bouleversement est inévitable : on y passera un jour.

Quels sont les motifs d'espoir aujourd'hui ?
L'espoir c'est que toute une génération se lève pour le développement de la culture cinématographique. Il nous faut encadrer ce bouillonnement. Nous allons par exemple organiser à 120 km de Bamako à Nyamina du 9 au 13 novembre 2005 un festival des vidéastes amateurs qui filment les cérémonies de mariage. Ils s'adonnent à la vidéo et s'en nourrissent : il faudrait que demain, ils puissent devenir des créateurs et surprendre les populations. Nyamina est une ville historique considérée comme un lieu de rencontre des cultures. Des prix y seront décernés : pour un reportage qui coûte 10 000 Fcfa (15 euros), le premier prix sera de 150 000 Fcfa, le second 100 000, le troisième 50 000. Cette jeunesse sera motivée à l'idée que l'on est en train de cautionner leur métier. On pourrait organiser des tests pour envoyer les meilleurs dans des écoles. Notre organisation n'est pas pour faire des colloques en touristes : nous voulons des retombées sur notre métier.

En somme, être ancré dans le terrain.
Oui. Nous voulons un développement mental de toute une génération qui puisse servir le cinéma. C'est pourquoi nous avons de l'espoir. Nous avons des soutiens, même s'ils sont silencieux. Je pense à un ministre de l'éducation malien qui voudrait ouvrir une section cinéma à l'université. A chaque fois qu'on lui demande un service, ce ministre est prêt à nous donner des véhicules ou du carburant : ce sont des gestes forts et symboliques. Le ministre du tourisme offre des réceptions utiles aux délégués de l'UCECAO lorsqu'ils viennent à Bamako. Si tous les départements pouvaient penser que le cinéma est un problème de nation et de souveraineté, je pense qu'on pourrait lui permettre d'avancer réellement.

Est-ce que malgré ces charges vous arrivez à développer une démarche cinématographique ?
Depuis deux ans, j'ai un scénario de grand film, mais je fais aussi des documentaires. En 2002, j'ai fait un 51 minutes, L'Enfant de Nyamina, sur un jeune brutalement décédé dans cette ville où il était allé étudier. Tous se souvenaient de lui et nous avons recueilli ces témoignages. Nous avons aussi fait un dix minutes de fiction à partir de ce personnage. J'ai également fait un documentaire-fiction de 20 minutes sur un sage que j'avais appelé au départ Un devin mais qui finalement porte le titre de son quartier, Ngolonina. C'était une rencontre avec ce personnage qui s'est isolé du monde avec sa philosophie, que certains appellent "soufi" et que d'autres traitent de fou. On lui donne la parole : il s'exprime en visionnaire parlant du Mali qu'il voit et quel avenir il imagine pour le pays. J'ai aussi des courts métrages en chantier : l'un qui n'a pas encore de titre a été fait aux Etats-Unis sur un rescapé malien du tsumani qui relate comment il a vécu l'événement. Je n'ai pas oublié la caméra. Je l'entretiens mais je ne veux plus faire de film amateur. Je m'amuse avec la vidéo mais dès que les choses vont s'améliorer dans six mois ou un an, je vais me consacrer à mon projet de long métrage car c'est la continuation de mon œuvre.

Dans quelle direction va ce projet ?
Mieux vaut rester discret sur ce sujet.

Les documentaires et courts métrages trouvent-ils une diffusion ?
A la télévision malienne ou bien par Africacâble. J'avais demandé une aide à la finition à l'Agence de la francophonie mais cela m'est revenu avec des conseils. Je n'ai pas de leçon à recevoir de cette commission : cela me révolte. C'est à nous d'inventer les images que les autres viendront chercher. Si j'ai abandonné le métier pour me donner à l'UCECAO, c'est parce qu'il y a trop d'humiliation autour. Si ça continue, nos enfants abandonneront. Ces institutions nous racontent des histoires mais au fond, ils ne veulent pas que nos projets aboutissent. Le cinéma c'est comme celui qui met le pied sur l'aiguille en disant qu'il l'a perdue, de sorte que tout le monde la cherche sans la trouver." (...)

La suite de l'article revient sur la rétrospective de l'oeuvre de Souleymane Cissé qui avait lieu lors de Rencontres internationales de Pontcarlier.

Lire à ce sujet la suite de l'entretien (www.africultures.com/index.asp?me ...), ainsi que l'introduction à cet événement rédigée par Olivier Barlet (www.africultures.com/index.asp?me ...


• > Interview de Nadia El Fani sur www.clapnoir.org

Benoît Tiprez a profité de sa présence à Namur pour rencontrer Nadia El Fani, réalisatrice de Bedwin Hacker entre autres, et membre du jury officiel documentaire du FIFF.

Vous êtes membre du jury documentaire au FIFF cette année, que pensez-vous de la sélection ?
Je pense que la sélection est très bonne, très riche et diverse. Un peu de tout, des thèmes très forts d’autres plus personnels, c’est très intéressant le documentaire.

Ce genre connaît un regain d’intérêt grâce au numérique ; on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes ; pensez-vous que ces documentaires trouveront leur place dans les circuits de diffusion ?
J’aimerais bien ! Ce qui m’a fait plaisir c’est que dans la sélection il y a trois documentaires africains qui traitent de sujets en Afrique car c’est un genre qui est peu pratiqué par les cinéastes africains en général. De plus en plus les gens montent les films de manière professionnelle, c’est-à-dire qu’ils ont un financement avec des diffuseurs en amont, soit TV5 la plupart du temps, soit ARTE.

Est-ce que le documentaire peut encourager une industrie cinématographique en Afrique ?
J’aimerais bien ! Je pense qu’on n’est malheureusement pas arrivé à un niveau de démocratie suffisant, particulièrement au Maghreb à mon avis. Je connais moins la problématique de la liberté d’expression dans les pays d’Afrique Noire. Je pense qu’on n’est pas loin. On sent là la limite de l’émergence d’une industrie. On voit bien que les financements viennent d’Europe, de la France en particulier. C’est très dommage mais bon c’est un débat que l’on a depuis 30 ans et que l’on n’arrive pas à régler.

Pensez-vous que la critique et le débat aujourd’hui autour des cinémas d’Afrique est objectif ?
Moi je reste persuadée que l’on continue à voir le côté ethnographique des films africains. C’est ce qui séduit en premier, et on parle peu de cinéma. Heureusement, cette année ce qui me plaît énormément dans le jury, c’est qu’on parle de cinéma.

Est-ce que les mécanismes d’aide à la diffusion de ce cinéma sont pertinentes ?
Je ne sais pas dans quelle mesure les études qui sont faites pour connaître le nombre de spectateurs sont réelles. Est-ce que cela représente un vrai pourcentage par rapport à des populations qui parfois sont énormes ? Donc quand on nous dit par exemple 20 000 spectateurs, si c’est un pays qui a 35 millions d’habitants, qu’est-ce que cela représente ? Je reste convaincue que le meilleur média de diffusion pour nos films aujourd’hui c’est quand même la télévision en Afrique ou alors faire un vrai circuit de salles mais ça on sait très bien que financièrement ce n’est pas possible, que de toute façon, on ne tiendra pas la rampe par rapport aux films étrangers et à moins d’avoir une volonté politique de nos gouvernements qui investiraient des fortunes.
Pour moi, je pense qu’il faut libéraliser le DVD. Tant pis pour les droits d’auteurs ! C’est horrible ce que je dis mais en Afrique malheureusement, il y a des jours où je me dis que je préfère que le film soit vu par des milliers de gens que de retrouver l’argent qui doit être le mien. Tant pis ! Il faut faire fi de ça en Afrique. Effectivement, il ne faut pas laisser ses droits en Europe car là, il y a de l’argent, il n’y a pas de raison, ils ont de quoi payer. Mais en Afrique, si les gens trouvent le moyen de pirater le film et de le regarder, tant mieux car les télévisions nationales et le pouvoir ne font pas leur boulot.

Avec ces aides du nord, est-ce que les cinéastes africains ont vraiment la possibilité de rompre franchement avec l’Europe ? Est-ce que finalement, ils ne se complaisent pas dans ce système ?
Oui, c’est clair ! C’est normal ! En même temps c’est une question qu’on se pose tous. Je pense qu’après chacun y répond à sa façon. Moi, j’ai un tel souci d’indépendance qu’il y a des choses sur lesquelles je ne peux pas passer, ce sont mes sujets, la façon de faire les choses, j’ai envie de garder une liberté de parole totale et quand je parlais des pouvoirs où il n’y a pas de liberté d’expression chez nous, c’est vrai que le système de financement européen est plus pernicieux. On passe par des commissions qui sont en attente d’un certain genre de films et que, oui, on essaie de correspondre à ça, comme dans les télévisions. Il faut rentrer dans les grilles de programmes. C’est une façon d’orienter les films et ce que les gens ont envie de voir. C’est très difficile de rester indépendant.

On voit bien que le cinéma aidé par l’Europe est plutôt un cinéma d’intellectuels pour un public européen averti. Est-ce que vous pensez qu’avec un financement local en Afrique cela pourrait favoriser un cinéma plus populaire et plus rentable pour les exploitants ?
Cela dépend de ce qu’on appelle cinéma populaire. Ce qui est important, c’est qu’on parle de cinéma. Le problème ce n’est pas le sujet, ni à qui cela s’adresse mais comment c’est fait et qui le fait. Cela veut dire former les gens pour qu’ils sachent faire des films correctement. Après bien sûr, il y a le cinéma populaire, ce sont des choses plus légères effectivement mais l’essentiel c’est de faire du cinéma. On arrivera à avoir du public pour nos films le jours où tous nos films auront une qualité cinématographique.

Comment expliquez-vous que les réalisateurs ne veulent pas travailler avec des techniciens africains formés sur place ?
Déjà, il y a un gros problème au niveau des aides. On sait très bien que la plupart du temps les aides financières européennes obligent à prendre des techniciens qui viennent d’Europe. C’est vrai que les techniciens, ça dépend des pays, ne sont pas tous optimum mais j’ai toujours dit que le premier des technicien à connaître son métier c’est le réalisateur. C’est lui la caution d’engager de bons techniciens et de savoir mener son équipe. Les premiers gens à former ce sont les réalisateurs. Le problème c’est qu’il y a beaucoup de réalisateurs et peu de techniciens. Comme on dit, il y a beaucoup de chefs et pas beaucoup de soldats ! Mais même quand on est réalisateur il faut être capable d’être chef-opérateur, assistant… avant d’être réalisateur, il faut passer par plein d’étapes à mon avis.

Quelles sont vos projets de films ?
J’ai un documentaire en préparation qui s’appelle Ouled Lenine pour lequel je viens d’obtenir une aide de TV5 et une aide sélective du CNC. Je suis très contente car ce n’était vraiment pas évident. Je pars tourner début novembre en Tunisie. C’est un film sur les communistes tunisiens en gros. Et en fait, c’est un film sur l’échec de la gauche en Tunisie face à la montée des islamistes.

www.clapnoir.org



• > La Medina fait son cinéma

La Médina fait son cinéma est l'occasion de projections en plein-air de courts-métrages récents venus de Tunisie, d’Allemagne et de France
Le programme, tous publics, compte notamment de nombreux films d'animation.
Cette initiative aura lieu les jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 octobre 2005 (3 séances : 21h, 22h et 23h), sur les murs de:
- Palais Kherredine : le 13 octobre :Tunisie / le 14 octobre : Allemagne / le 15 octobre : France
- Bab Souikha : le 13 octobre : Allemagne / le 14 octobre : France / le 15 octobre : Tunisie
- Place Ramdhane Bey : le 13 octobre : France / le 14 octobre : Tunisie / le 15 octobre - Allemagne

Le vendredi 14 aura lieu une rencontre-débat autour du court-métrage, à 20h au Club Tahar Haddad - rue du tribunal –Tunis Médina, en présence de Ibrahim Lettaïef (Agence Tunisienne du court-métrage et du documentaire), Nadira Ardjoun (coordinatrice du festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand), Andrea Hohnen et Bettina Femers (First Steps Berlin).

Voici les films proposés:
France
- Le Musicien De Julien Ngo-dit-Gaston, Pierre Lassbignes, Patrck Ermosilla, Cédric Stephan / 2003 /Animation / 12’
- Obras De Hendrick Dusollier / 2004 / Animation-Expérimentale / 12’
- Overtime De Damien Ferrier, Thibault Berland, Oury Atlan / 2004 / Animation 4’
- L’homme sans tête De Juan Solanas / 2003 / Animation-fiction /15’
- Le P’tit Bal De Philippe Découflé / 1993 / Chorégraphie / 4’
- Working Progress De Geordie Vdendaele, Benjamin Flinois, Benjamin Flingans, Gabriel Garcia / 2004 / Animation /4’

Allemagne
- Lucia De Felix Gonnert / 2004 /Animation / 8’
- Fantamalanta Hands away De Seven Volz / 2004 / Clip / 3’
- Allerleirauh De Anja Struck / 2004 / Animation / 8’
- Dim De Ann-Kristin Wecker / 2004 / Fiction / 16'
- Activité intense De Andreas Krein / 2003 / Animation / 6’
- Oby De Anja PerlMax / 2003 / Animation /6’
- Nogo De Raabe, Stallmeister,Stampler / 2003 /Experimental / 4'

Tunisie
- Casting pour un mariage De Farès Nanaa / 2004 / Fiction / 13’
- Hamda l’homme au costume gris De Fahd Chebbi / 2004 / Fiction / 10’
- 1…2…3…Soleil De Imen Nafti / 2005 / Fiction / 4’40’’
- Histoire d'une femme De Karim Souaki / 2005 / Documentaire / 6’35’’
- Au pays des merveilles De Mohammed Ben Rjab / 2005/ Animation / 10’
- Cuirassé Abdelkrim De Walid Mattar / 2002 / 9’
- Sud-sud De Valid Tayaa / 2002 / Fiction / 4’


• > Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger : Palmarès

Le Festival du Court Métrage Méditerranéen de Tanger s'est tenu du 10 au 16 septembre 2005 au Maroc.

Voici le palmarès:
- Grand Prix du Festival: Notre pain quotidien (Falta de pan) de Martin Rosete, Espagne
- Prix Spécial du Jury, Ex aequo: Pilala, de Theo Papadoulakis (Grèce) et Un lundi, de Tamer El Said (Egypte)
- Prix de la première oeuvre: Casting pour un mariage, de Farès Naanaa (Tunisie)
- Prix d’interprétation féminine: Elina Lowensonh dans le film Kitchen (France)
- Prix d’interprétation masculine: Bassim Samra dans le film Aujourd'hui, 30 novembre (Egypte)
- Mention spéciale du jury: Sameh Zoabi dans le film Tiens toi tranquille (Be Quiet) (Palestine/ France)

www.ccm.ma/festivaltanger.html




Ameriques   
  • > Festival Nouveau Cinéma de Montréal: Programmation

Le Festival Nouveau Cinéma aura lieu à Montréal du 13 au 23 octobre 2005. Il montrera près de 200 films, venus de 38 pays.

Voici une partie des productions et coproductions francophones sélectionnées:

Sélection internationale: Prix Louve d’Or
- A Perfect Day, Khalil Joseige, Joana Hadjithomas (France/ Liban/ Allemagne)
- Cache-cache, Yves Caumon (France)
- La Couleur des mots, Philippe Blasband (Belgique)
- Les Yeux Clairs, Jérôme Bonnell (France)
- Mila from Mars, Sophia Zornitsa (Bulgarie)
- Oublier Cheyenne, Valérie Minetto (France)
- Peindre ou faire l’Amour, Arnaud et Jean-Marie Larrieu (France)
- La Petite Jérusalem, Karin Albou (France)
- Qui a tiré sur mon frère?, German Gutierrez (Québec/Canada)
- Something like Happiness, Bohdan Slama (République tchèque/ Allemagne)
- La Terre Abandonnée, Vimukthi Jayasundara (Sri Lanka/ France)
- Un homme sans histoire, Pierre Maillard (Suisse)
- You bet your life, Antonin Svoboda (Autriche/ Suisse).

Présentation spéciale: Cinéma d’aujourd’hui
- Caché, Michael Haneke (France)
- De battre mon cœur s’est arrêté, Jacques Audiard (France)
- Entre ses mains, Anne Fontaine (France)
- Free Zone, Amos Gitai, (Israël / France / Espagne / Belgique)
- Gabrielle, Patrice Chéreau (France/ Italie/ Allemagne)
- L’Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique/ France)
- Le Filmeur, Alain Cavalier (France)
- Le Temps qui reste, François Ozon (France)
- Mary, Abel Ferrara (France/ Italie)
- Petit Pow! Pow! Noël, Robert Morin (Québec/ Canada)
- Rois et Reine, Arnaud Desplechin (France)
- The Porcelain Doll, Peter Gardos (Hongrie)
- Vers le Sud, Laurent Cantet (France/ Québec/ Canada)
- Water, Deepa Mehta (Canada)
- 17 Octobre 1961, Alain Tasma (France)
- 3 Needles, Thom Fitzgerald (Canada)
- A Year in the Death Of Jack Richards, Benjamin P. Paquette (Québec/Canada)
- Bienvenue au Conseil d’Administration, Serge Cardinal (Québec/ Canada)
- Ici Najac, à vous la terre, Jean-Henri Meunier (France)
- Les Prisonniers de Beckett, Mishka Saal (France/ Canada/ Québec)
- Delwende, Lève-toi et marche, S. Pierre Yaméogo (Burkina Faso/ France/ Suisse)
- Lie with me, Clement Virgo (Canada)
- Pour un seul de mes deux yeux, Avi Mograbi (Israël/ France)
- Sleeper, Benjamin Heisenberg (Autriche/ Allemagne)
- Star-Apoplexie, Jean-Louis Tremblay (Québec/ Canada)
- Workingman’s Death, Michael Glawogger (Autriche/ Allemagne).

Egalement les sections:
- Courts métrages
- Temps Ø: Cinémas en mutation
- CODE 1520 : Six longs métrages plongeant dans l’univers de la jeunesse actuelle.
- Hommage – Theo Van Gogh
- Portraits de cinéastes
- Spotlight Iran
- Nollywood
- Les 100 ans de la main
- Cinewild
- Rétrospective Alexander Sokourov

Bientôt plus d'infos sur le site www.nouveaucinema.ca


• > Festival International du Film Francophone d’Acadie: Palmarès

Le Festival International du Film Francophone d'Acadie se tenait du 16 au 23 septembre 2005 au Canada.

Les grands gagnants de l'édition 2005 du FICFA sont :
- Meilleur long métrage canadien (fiction) – prix La Vague: La Neuvaine de Bernard Émond, Canada (Québec), 2005
- Meilleur long métrage international (fiction) – prix La Vague: Brodeuses de Eléonore Faucher, France 2004
- Meilleur long métrage documentaire – prix Planète (prix en argent de 1000 $): La Raison du plus fort de Patric Jean, Belgique/ France, 2003-2005
- Meilleure œuvre acadienne – Prix de la Caisse populaire Beauséjour (prix en argent de 1000 $): La Légende Bricklin de Christien Leblanc, 2005
- Meilleur court métrage canadien (Prix du public): Bonnes Vacances de Louiselle Noël, Canada (Acadie) 2005
- Meilleur court métrage international -Prix du public): Kitchen de Alice Winocour, France, 2005

www.ficfa.com


• > Festival International des Films de Montréal: Palmarès

Le Festival International des Films de Montréal se tenait du 18 au 25 septembre 2005.

Le jury international des Iris de Montréal était présidé par Claude Lelouch (France) et avait comme membres Felipe Cazals (Mexique), Chang Chen (Taiwan, Chine), Anna Galiena
(Italie) Marcel Jean (Canada), Eberhard Junkersdorf (Allemagne) et Eva Zaoralova (République tchèque.

Voici les productions et coproductions francophones primées:

- Iris d’or de Montréal – Grand Prix du Festival: L’Audition de Luc Picard (Canada)
- Iris d’argent – Grand Prix du jury: Josh’s Trees (Les arbres de Josh) de Peter Entell (Suisse)

- Iris de l’espoir pour la meilleure première ou deuxième oeuvre, mentions spéciales du jury à Ça m’est égal si demain n’arrive pas de Guillaume Malandrin(Belgique) et Ordinary Man (Un homme ordinaire) de Vincent Lannoo (Belgique)

- Prix de la critique québécoise AIR FRANCE du meilleur long métrage français: Le Silence d'Orso Miret (France)
- Prix de la critique québécoise AIR FRANCE du meilleur court métrage français: Le Baiser de Stéfan Le Lay
(France)

L'intégralité du plamarès sur le site www.montrealfilmfest.com




Europe   
  • > 20ème édition du Festival Internatinal du Film Francophone de Namur: Palmarès!

Le 20ème Festival International du Film Francophone de Namur s’est clôturé ce vendredi 30 septembre 2005 par la Cérémonie de Remise des Bayards d’Or, en présence de nombreux invités étrangers (Jean-Paul Rouve, Jean-Pierre Cassel, Constantin Costa-Gavras, Lyes Salem, Moussa Touré, Pascal Bussières, Nancy Huston, Stefano Cassetti, Elina Löwensohn, Daouad Aoulad Syad, Eric Caravaca, Edmond Bensimon, Bernard Emond, Andrée-Line Beauparlant, Nadia El Fani, Farid Khelifati, Colette Loumède, Sékou Traoré, Nicolas Wadimoff, …) mais également d’artistes belges venus spécialement pour l’occasion (Lio, Benoît Mariage, Lucas Belvaux, Yolande Moreau, Wim Willaert, Philippe Grand’Henry, Patrick Quinet, Georges Siatidis, Benoît Lamy,…).

Le jury officiel fiction était composé de Nancy Huston (Canada – romancière) – Présidente du jury; Daouad Aoulad Syad (Maroc – réalisateur); Pascale Bussières (Québec – actrice); Eric Caravaca (France – acteur & réalisateur); Stefano Cassetti (Italie – acteur); Michel Herr (Belgique – musicien); Elina Löwensohn (Roumanie – actrice).

- Bayard d’Or du Meilleur Film (accompagné de deux prix : Prix de la RTBF d’un montant de 10.000 € pour l’achat des droits TV et Prix de la Loterie Nationale, d’un montant de 7.500 €, attribué au distributeur belge du film pour favoriser la diffusion en salle commerciale)
La Mort de Mr Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)
Mention spéciale: A Perfect Day de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (France/ Liban)
- Prix Spécial du Jury
Delwende (Lève-toi et Marche) de S.Pierre Yaméogo (Burkina Faso/ France/ Suisse)
- Bayard d’Or de la Meilleure Comédienne
Luminta Gheorghiu pour le film La Mort de Mr Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)
- Bayard d’Or du Meilleur Comédien
Ziad Saad pour son interprétation dans A Perfect Day de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (France/ Liban)
Le Prix du Sud de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie s’associe au Bayard d’Or du meilleur comédien du Sud pour un montant de 1.500 €.
- Bayard d’Or du Meilleur Scénario (Prix des auteurs de la SACD, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, d’un montant de 2.500 € décerné à l’auteur)
Marcel Beaulieu & Francis Leclerc pour le film Mémoires affectives de Francis Leclerc (Québec)
- Bayard d’Or de la Meilleure Composition Musicale (d’un montant de 2.500 € offert par la SABAM au compositeur): Franck 2 Louise pour la musique du film Itinéraires de Christophe Otzenberger (France)
- Bayard d’Or du Meilleur Court Métrage
Du soleil en hiver de Samuel Collardey (France)
Mention spéciale a été décernée au film Amal de Ali Benkirane (Maroc/ France)

Le jury officiel documentaire était composé de Nicolas Wadimoff (Suisse – réalisateur) – président du jury; Nadia El Fani (Tunisie – réalisatrice); Massimo Iannetta (Belgique – réalisateur); Farid Khelifati (Algérie - TV5)
Colette Loumède (Canada – productrice); Sékou Traoré (Burkina Faso – réalisateur & producteur).

- Bayard d’Or du Meilleur Documentaire – Prix TV5 d’une valeur de 6.100 €
Arlit, deuxième Paris de Idrissou Mora Kpai (Bénin/ France)
Deux mentions spéciales ont été décernées aux films Le Petit Jésus de André-Line Beauparlant (Québec) et Exit de Fernand Melgar (Suisse)

- Bayard d’Or de la Meilleure Première Œuvre (Prix remis au réalisateur. La Communauté française de Belgique s’associe à ce prix en offrant une aide de 7.500 € à la promotion et à la diffusion au distributeur): Jury Emile Cantillon
Bunker Paradise de Stefan Liberski (Belgique/France)
Mention spéciale décernée au film La Mort de Mr Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)

- Prix du Jury Junior
Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès (France)

- Prix du Public de la Ville de Namur, d’une valeur de 4.000 €
Tout un hiver sans feu de Greg Zglinski (Suisse/ Belgique)

- Prix Ciné & FX d’une valeur de 5.000 €
Barrage de Raphaël Jacoulot (France)

Le jury de la compétition courts métrages de la Communauté française de Belgique était composé de Lyes Salem (Acteur & Réalisateur) – Président du Jury; Jean Boreux (Festival Media 10/10); Cédric Flament (Critique de Cinéma); Charles Gardier (Francopholies de Spa); Yvan Le Moine (Réalisateur); Miel van Hoogenbemt (Réalisateur)

- Prix du Meilleur Court métrage de la Communauté française de Belgique (d'un montant de 2.500 €, offert par la Communauté française de Belgique à un auteur belge francophone)
État d'âme de Xavier Mairesse (Belgique)
- Prix du Court Métrage - Studio l’Equipe (offert par le Studio l’Equipe pour une journée de mixage en Dolby SR, d’un montant de 2.800 €)
Rien d'insoluble de Xavier Seron (Belgique)
- Prix du Court Métrage - LTI (offert par Laser Title Industry pour le sous-titrage d’un court métrage belge)
Organik de David Morlet (Belgique/ France)

www.fiff.be


• > Déclaration de Namur pour la diversité culturelle: signez-la!

Dans le cadre de la 20ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur, la coalition belge francophone pour la diversité culturelle et le FIFF ont organisé ce jeudi 29 septembre 2005 un colloque « La diversité culturelle et l’avenir de la création » avec le soutien de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, de la Communauté française de Belgique, du Centre National de la Cinématographie(CNC), de la Société de développement des entreprises culturelles (Québec), du C.G.R.I. - D.R.I. (Belgique) et de l’Office Fédéral de la Culture suisse.

La Coalition belge francophone pour la diversité culturelle a choisi le FIFF comme lieu de rencontre afin d’attirer à nouveau l’attention des mondes culturel et politique sur l’importance de l'adoption de la convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles lors de la prochaine Conférence générale de l'Unesco.

Cette journée s’est déroulée en deux phases. Durant la matinée s’est tenue une réunion technique entre les représentants des Coalitions pour la Diversité Culturelle des pays de l'espace francophone invités à Namur à cette occasion. Ces coalitions ont décidé de constituer une coordination de leurs Coalitions qui se donne pour premier objectif d'obtenir l'adoption de la convention et sa ratification rapide par les états membres

Ouvert par Madame Fadila Laanan, Ministre de la Culture de la Communauté française, le colloque de l'après-midi a réuni des représentants des institutions publiques, des représentants des coalitions nationales pour la diversité culturelle et des professionnels du secteur culturel.

Cette rencontre a été l'occasion d'échanger des témoignages et de rappeler la nécessité de disposer d'un instrument international permettant d'adopter des politiques culturelles solidaires.

A l'issue de cette journée, les représentants des coalitions pour la diversité culturelle ont rédigé la « Déclaration de Namur », soulignant les grands principes de la Convention et la nécessité non seulement de son adoption mais aussi de sa ratification.

Renouvelant leur engagement en faveur de la diversité culturelle, les institutions publiques présentes à cette occasion ont salué le travail effectué par les coalitions et exprimé leur soutien à ce texte.

Cette déclaration peut être signée en ligne au moyen d’un formulaire à remplir sur le site www.fiff.be dés le 30 septembre. Vous pouvez télécharger la déclaration ci-dessous.

Pour de plus amples informations : declarationdenamur@fiff.be


• > Congo River, leçon de cinéma de Thierry Michel, par Olivier Barlet, pour www.africultures.com

Olivier Barlet a assisté pour www.africultures.com à la leçon de cinéma de Thierry Michel à l'occasion de la présentation de Congo River lors du dernier Festival de Namur.

"Lors de la 20ème édition du Festival international du film francophone de Namur (Belgique), le documentariste Thierry Michel a présenté son film Congo River – au-delà des ténèbres qui fut suivi d'une leçon de cinéma portant essentiellement sur les conditions de tournage de ce film avec des extraits du making-off du film.

Introduction
Ce film fut un défi, indéniablement : tourner un film sur un fleuve de cette longueur, navigable sur certains tronçons seulement. La question logistique se pose alors qu'on avait choisi de partager le transport en commun : une barge où les gens s'installent vaille que vaille, les pirogues avec les militaires, les baleinières, les barques… dans un pays où il n'y a plus ni route ni chemin de fer. Le défi était de tourner en HD avec un matériel assez lourd, qui suppose des éclairages, une alimentation électrique avec un groupe électrogène donc 1000 litres de carburant, même chose en eau pour nos besoins etc. Une équipe nombreuse, non seulement l'équipe de base mais aussi les différents guides locaux parlant les langues locales, les risques, les négociations à mener avec les autorités. Le fleuve épouse parfaitement la géographie du pays. Facile ? Un seul pays, quelques autorisations… Mais le Congo est un pays en guerre opposant des intérêts divergents à tous niveaux. Nous avons filmé des fragments de difficulté de tournage que l'on retrouve dans le making-off. Sept mois pour remonter le fleuve, trois mois avec une équipe, le reste seul par exemple Bagolite où je ne voulais tourner qu'une image mais où il fallait une semaine pour s'y rendre.
Conrad est la base, d'où le sous-titre. La tragédie africaine commence avec la traite négrière, la colonisation, les indépendances et les conflits d'aujourd'hui mais je voulais essayer de retrouver la lumière aussi.

On suit peu à peu le making-off du film.

- L'image montre les vols dans un avion de la force aérienne belge qui permettait de faire des vues aussi bien à dix mètres du fleuve qu'à 120 mètres de hauteur. J'allais dans ce pays avec le souci d'un dialogue avec sa population, donc avec des initiations coutumières, ce que montre le making-off du film. Les vues aériennes ont été réalisées dans des avions locaux de tous styles, pas toujours rassurants.

- une rencontre a été organisée avec chacun des quinze chefs coutumiers de la zone où j'ai pu exprimer mon projet. Le film Mobutu, roi du Zaïre était mon gri-gri, mon passe-partout : les Congolais le connaissent. C'était en permanence un échange, le dialogue du donner et du recevoir. On voit le plus ancien au début du film, qui devait nous initier pour commencer le voyage.

- autorisations : il fallait d'abord une autorisation gouvernementale mais j'ai aussi fait un tour de tous les gouverneurs de province, responsables de la sûreté, pour être sûr que nous ayons le passage libre sinon on risquait de s'enliser. Le making-off montre les multiples tracasseries administratives rencontrées, souvent liées à des négociations financières. Lors d'un blocage à Kinshasa, l'ambassadeur de Belgique se déplace et apporte son soutien, ce qui ne serait bien sûr pas possible pour un cinéaste africain. Il faudra 70 photocopies d'autorisations pour les autorités locales. Et de multiples difficultés. Et les dépenses correspondantes…

- les barges : on remplit les cales et tout ce qui veut peut se mettre au-dessus. Nous avons refusé une vedette des Nations-Unies pour vraiment partager la vie des gens. Nous avons mangé le poisson du fleuve et le foufou. L'équipe européenne, ingénieur du son et opérateur photo, étaient des gens qui aimaient ce style de vie, soudée et prêt à ça, avec une bonne résistance physique.

- la circulation sur le fleuve étant trop dangereuse la nuit, on s'arrêtait dans les villages le soir et on montrait Mobutu, roi du Zaïre sur le seul écran disponible, celui de l'ordinateur - le public réagissait vivement, avec une incroyable attention. Nous y avons vécu des moments d'émotion intense, qui donne un sens à notre métier. Les gens avaient entendu parler du film mais ne l'avaient pas vu.

- Stanley Falls : la partie navigable du fleuve se termine, les rapides reprenant leurs droits. Nous y allons donc en pirogue. Un affluent nous amène à des mines de diamants, mais les discussions sont éternelles pour avoir l'autorisation de tourner. Les autorisations officielles ne sont que le début de la négociation qui passera forcément par un aspect financier.

- les archives : l'énorme travail d'archivage de l'époque coloniale (avec le regard colonial) nous donne de grandes sources. J'ai retenu cinq ou six minutes dans le film à partir d'une vingtaine d'heures d'archives.

- la présence d'une fiction américaine au départ, courte pour des raisons financières d'achat, voulait rendre compte du regard colonial qui n'est pas que dans le documentaire. La RTB a fait de nombreuses sauvegardes d'archives, ce qui facilitait les recherches. Il y a dans le making-off des archives magnifiques qui ne pouvaient être dans le film pour des questions de rythme : il faut préserver une dramaturgie pour un long métrage.
Questions de la salle

Ordre du tournage
Ce n'est pas un ordre tout à fait chronologique : cela aurait été idéal, de l'embouchure à la source mais le choix des transports en commun était déterminant : il n'y a plus beaucoup de barges, le fleuve a été fermé à la circulation durant quatre ans. On avait été à Kinsangani en espérant un départ qui devait avoir lieu dans les quinze jours et nous avons dû attendre deux semaines de plus. Les 3 à 400 personnes qui voulaient prendre ces barges ont dû attendre aussi. Les raisons étaient obscures : les barges arrivées avec le programme alimentaire mondial empêchaient le commerce local en bloquant le port ! Le business marchait ainsi, avec l'augmentation de l'offre. Je suis finalement allé voir le directeur du port, apportant l'argent qui permettait de débloquer les choses en deux jours et cela a mis effectivement deux jours. Après, c'est la dramaturgie qui reprends le dessus pour ordonner les choses.
Relations avec les autorités congolaises
Il n'y a eu aucune pression d'aucune sorte de la part des autorités congolaises pour réaliser le film à ma place. Ils avaient donné toutes les autorisations nécessaires. Chaque fois que nous étions embourbés, nous pouvions remonter au sommet. Je n'ai pas été accompagné par des agents de la sûreté. Si je l'avais été, cela aurait évité certains ennuis mais je n'aurais pas eu la confiance de la population : les langues ne se seraient pas décousues.

Diffusion au Congo
Il sera montré tout au long du fleuve au cours d'une tournée qui commence en octobre 2005.
Le film est officiellement déposé au Congo et déjà complètement piraté par les télévisions privées, où il est montré de façon informelle tous les quinze jours ! Il y est passé avant que j'aille le présenter moi-même. Je n'ai pas envie que ce soit comme pour Mobutu huit éditions pirates avant la sortie du film : je ne laisse pour le moment pas de dvd circuler en Europe.

www.africultures.com/index.asp?me ...



• > Wallimage à l’aube de sa 5ème saison

Source: Mediadesk CFB

En ouverture du Festival du film francophone de Namur, le ministre wallon de l’Economie et de l’Emploi Jean-Claude Marcourt et le directeur de Wallimage Philippe Reynaert ont dressé le bilan et les perspectives du Fonds régional d’investissement dans l’audiovisuel.

Depuis sa création en février 2001, Wallimage a soutenu 40 films pour un montant total de plus de 11,4 millions € (soit une moyenne de 300.000 € par projet). Sur la période 2001-2004, 31 films ont été tournés et/ou post-produits en Wallonie ; 10 des 60 films belges présentés au FIFF sont du reste des films Wallimage. Depuis l’application du nouveau règlement en 2004, le taux de dépenses obligatoires en Wallonie a été réduit à 100% mais uniquement en dépenses audiovisuelles ; avec des modalités à ce point attractives que le taux de retombées régionales dans le secteur audiovisuel avoisine aujourd’hui les 250% ! Ce qui en terme d’emploi permet de tabler sur 60.000 jours de prestations d’ici la fin de l’année (soit 56 temps pleins pendant 4 ans).

Wallimage a également investi 800.000 € dans 6 entreprises de services audiovisuels : 1 studio image, 2 studios sons, 2 studios digitaux HD et 1 société intermédiaire Tax-Shelter. Pour l’avenir des projets se mettent en place pour la constitution d’un studio d’animation, d’un « cluster » son numérique et d’un studio de tournage.

Wallimage se dote par ailleurs d’un tout nouveau site web (www.wallimage.be) comportant, outre des actualités et les règles d’accès au Fonds, une base de donnée des professionnels wallons dans 38 catégories d’activités. Enfin, Wallimage a été chargée de coordonner l’action des différents Bureaux d’Accueil de Tournages Wallons et lance à cet effet le site www.wallonie-tournages.be qui sera opérationnel le 1er janvier 2006.

Philippe Reynaert a en outre signalé que l’initiative Ciné-Régio, regroupant une quinzaine de fonds régionaux européens, se poursuivait. L’objectif est aujourd’hui de favoriser les coproductions entre fonds régionaux, comme cela se passe par exemple entre Wallimage et le CRRAV, fonds d’aide du Nord-Pas de Calais, lorsque le producteur décide de tourner dans le Nord et de post-produire en Wallonie (cas d’Entre ses mains d’Anne Fontaine et de Cages d’Olivier Masset Depasse).

www.cfwb.be/mediadesk/db/template ...

www.wallimage.be




• > CNC: Budget 2006

Révélé la semaine dernière par le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, le budget 2006 du Centre National de la Cinématographie (CNC) s’élève à 537,4 millions d’euros (5,4 millions de plus qu’en 2005). Ces crédits englobent 495,5 millions d’euros (+0,9%) de soutien aux industries cinématographique et audiovisuelle qui sont couverts par près de 113 millions récoltés par la taxe sur le prix des places de cinéma (à peu près 11% du prix du billet), environ 338 millions issus de la taxe sur les diffuseurs audiovisuels et 44 millions de la taxe sur les éditeurs audiovisuels (2% du prix public des ventes vidéo et VOD). En termes de répartition, 264 millions d’euros sont destinés au secteur cinématographique, dont 153 millions au soutien automatique (70 millions aux producteurs, 19 aux distributeurs, 56,5 aux exploitants et 7,5 aux éditeurs vidéo) et 98,6 millions au soutien sélectif afin de favoriser le renouvellement des talents.

A l’occasion de la publication du budget, le ministre de la culture a tenu à souligner l’efficacité de deux mesures prise en 2004 et 2005: le crédit d’impôt en faveur de la production cinématographique qui a été étendu à l’audiovisuelle cette même année, et le développement des fonds régionaux. Il a ainsi souligné qu’en 2005, au delà des ressources du compte de soutien (491 millions d’euros l’an dernier), près de 110 millions d’euros avaient été injectés dans la production cinématographique, dont 44 millions au titre des fonds régionaux, 73 millions d’euros par les crédits d’impôt et le reste via les SOFICA (sociétés pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle) dont le plafond de 46 millions d’euros va être levé afin d’encourager la prise de risque et le soutien de la jeune création. Renaud Donnedieu de Vabres a également précisé que 2200 emplois avaient été créés ou sauvegardés dans le cinéma grâce à la relocalisation des tournages en France entraînée par le crédit d’impôt. Enfin, il a insisté sur la nécessité de maintenir des moyens en faveur du patrimoine cinématographique (restauration des films et activité des Cinémathèques) et de veiller au respect des droits des auteurs dans l’univers numérique de l’Internet et du mobile, en luttant contre la contrefaçon et soutenant la promotion des offres légales en ligne.

www.cnc.fr

Source: www.cineuropa.org


• > Nouvelle directrice générale pour le Festival de Cannes

Le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, a décidé de nommer Catherine Démier directrice générale du Festival de Cannes en remplacement de Véronique Cayla, nommée directrice générale de Centre National de la Cinématographie en juin dernier.
Catherine Démier, qui a été directrice au CNC, conseillère pour le cinéma et l'audiovisuel au Ministère de la Culture, et est actuellement secrétaire générale de la Cour des comptes, prendra ses fonctions le 10 octobre prochain.

www.festival-cannes.org


• > Appel à candidats pour un nouveau cycle EURODOC

Un nouveau programme EURODOC verra le jour en 2006 et accueillera 35 participants, auteurs et producteurs européens porteurs de projets documentaires (unitaires ou séries) avec un réel potentiel international. Quelques participants viendront par ailleurs des unités documentaires des diffuseurs ou d'institutions dédiées à la défense, la promotion et le soutien aux productions documentaires.

Le cycle leur permettra de décrypter les enjeux et de s'approprier les pratiques en constante évolution des coproductions européennes et comportera 3 sessions d'une semaine :
--> Session I: Développement, 7 jours - mars 2006 - Bordeaux (France)
La 1ère Session est centrée sur l'analyse des projets des participants en termes d'écriture, de potentialité financière, d'approche budgétaire, de constitution d'équipe, afin de consolider la cohérence globale de chaque projet.

--> Session II: Budgétisation, 'packaging' et financement - 6 jours - juin 2006 - Prague (République Tchèque)
Elle est consacrée à une nouvelle expertise des projets développés et le travail se concentre sur :
-la budgétisation, qui garantit la cohérence entre les ambitions artistiques du projet et son mode de production,
-le 'packaging', constitution du dossier, qui définit le projet dans ses aspects créatifs, techniques, légaux et financiers,
-le financement, phase stratégique qui consiste à identifier les partenaires, la co-production.

Un consultant 'pitching' vient préparer les participants aux futures rencontres avec les partenaires en dernière session (épreuve de présentation, de synthèse, de rigueur).

--> Session III: Rencontres avec les "Décideurs" - 7 jours - octobre 2006 - Lisbonne (Portugal)
Les décideurs invités ont pris préalablement connaissance des projets réunis dans " l'EURODOC-BOOK ". Ces séances de 'pitching' font l'objet d'une intense préparation durant les deux premiers jours de la session. Lors de cette session, les assemblées plénières sont consacrées aux principes de gestion de l'entreprise, aux relations avec les banques spécialisées et à la distribution internationale du documentaire. Tous les chargés de programme présentent la ligne éditoriale de leur Unité et ses capacités financières.

Entre les sessions, la Direction des études peut être consultée : lecture de synopsis, entretiens téléphoniques et conseils en ligne.

Participation :
--> 2250 € : Producteurs indépendants & Chargés de programmes
--> 1600 € : Auteurs / Réalisateurs
-- --> dans certains cas, des bourses pourront être attribuées

Date limite de candidature : 10 décembre 2005

www.eurodoc-net.com


• > Bourse d'aide au développement du Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: projets sélectionnés

La bourse d'aide au développement du Festival du Film Méditerranéen de Montpellier aura lieu les 27 et 28 octobre 2005.

Voici les 14 projets sélectionnés :

- Le Bar, de Hassan Benjelloun, réalisateur (Maroc)
Dans une petite ville du Maroc, le bar « Chez Pierre » est le point de rencontre des musulmans, chrétiens et juifs. A la mort de Pierre, le propriétaire, le bar est menacé de fermeture.

- Le Chemin des figuiers, de Meyar Al-Roumi, réalisateur et Jérôme Bleitrach, producteur (Syrie/ France/ Liban)
Abu Maher vit à Damas avec sa femme et ses deux enfants. C’est un homme sensible et généreux. Il est chauffeur de taxi entre Damas et Beyrouth. Il rencontre un jour Diana, une infirmière libanaise...

- Flouss Academy, de Ibrahim Letaïef, réalisateur (Tunisie/ France)
Sultan, un minable petit escroc, a enfin trouvé le moyen d’amasser un paquet d’argent. Sa combine, c’est sa Star Académie à lui ! Il organise un grand casting pour dépouiller toutes les jeunes vedettes en herbe...

- Fratres, de Bruno Ulmer, réalisateur et Nadège Hasson, productrice (France)
Deux hommes que tout sépare se rencontrent pourtant : Seif, hanté par le fantôme de son frère soupçonné de meurtres et mort en prison ; et Abel, le reporter photographe, qui a connu ce frère lui aussi...

- Halal Sex, de Assad Fouladkar, réalisateur (Liban)
Une femme menée à la prostitution. Une musulmane dévouée. Un couple homosexuel. Cinq enfants cherchant une épouse à leur père... Des histoires de personnes vivant dans une société musulmane close.

- L’Héritière, de Malek Bensmaïl, réalisateur (Algérie)
Alger 1871. Un archevêque accepte d’aller contre la loi civile française et marie pour la première fois une chrétienne avec un musulman : Aurélie Picard, devient l’épouse d’un chef du Sud algérien, Si Ahmed Tidjani.

- Les Larmes d’argent, de Mourad Boucif, réalisateur et producteur (Maroc/ Belgique/ France)
En Avril 1939, Sulayman vit paisiblement dans la région de Tiznit en vendant du lait de chèvre. Un jour il disparaît brusquement du village. Khadija, qui doit l’épouser, apprend qu’il se trouve sur le front en Europe.

- Lundi, dans la rue, de Radu Jude, réalisateur et producteur (Roumanie)
Une jeune femme se dispute avec son mari… Un vieux couple rend visite à leur fils, homme d’affaires… Un policier est à la recherche d’un tzigane… C’est juste le début d’une chaude journée à Bucarest…

- Le Monde qui nous entoure, de Jean-Louis Milesi, réalisateur (France)
Dans Marseille, des hommes et des femmes se croisent, et les intrigues amoureuses se mêlent aux intrigues policières, et le temps s’emmêle les pinceaux pour nous proposer une autre façon de voir les choses...

- Produit maison, de Nitzan Gilady, réalisateur et producteur (Israël)
Une histoire dramatique au sein d’une famille yéménite traditionnelle, qui habite un moshav du centre d’Israël. Au cœur du drame se situe Eyal, acteur au chômage qui dissimule un secret depuis de nombreuses années.

- Sous le béton, le sable, de Jean-Pierre Thorn, réalisateur (France)
Une comédie musicale hip-hop racontant comment Aïcha, jeune femme des quartiers, se libère de son frère, petit caïd de la cité, de son mari le prophète, et de Valentine, représentante de la République...

- La sur vie, de Artan Minarolli, réalisateur et producteur (Albanie)
Soudainement, la vie d’un jeune garçon bascule... Selon les lois du Kanun, qui s’appliquent encore aujourd’hui dans quelques régions du nord de l’Albanie, un meurtre commis dans le passé doit être vengé...

- Les Trois Mensonges, de Lyes Salem, réalisateur et Isabelle Madelaine, productrice (Algérie/ France)
Mounir Mekbel vit dans un village de l’arrière-pays oranais. Sa sœur est atteinte de narcolepsie. A cause de sa maladie, elle est condamnée à ne jamais connaître le mariage.

- Un homme d’honneur, de Jean-Claude Codsi, réalisateur (Liban)
Brahim fait capoter un « crime d’honneur » : il tue le bourreau et sauve la condamnée. Il est devenu un assassin et un traître auprès des siens. Il se fait passer pour mort et fuit la Jordanie, incognito, pour le Liban.

www.cinemed.tm.fr/cgi-bin/new.pl? ...>+bourse%20d'aide



• > Fonds d'aide à l'innovation audiovisuelle: appel à projets auteur

Dans la perspective de la première session de sélection pour l’aide à l’écriture du nouveau fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle du CNC qui aura lieu à l’automne 2005, le calendrier de dépôt des projets est le suivant :

Fiction
les projets doivent être envoyés ou déposés les 3 et 4 octobre 2005 au plus tard
- présentation du fonds (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)
- télécharger le dossier de demande (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)

Animation
les projets doivent être envoyés ou déposés le 14 novembre 2005 au plus tard
- présentation du fonds (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)
- télécharger le dossier de demande (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)

Documentaire de création
les dossiers sont à déposer UNIQUEMENT le 1er jour ouvrable de chaque mois, ou doivent être envoyés par la poste dans la semaine qui précède le jour de dépôt.
Prochaines date pour le dépôt des dossiers :
jeudi 1er septembre, lundi 3 octobre, Mercredi 2 novembre, jeudi 1er décembre
- présentation du fonds (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)
- télécharger le dossier de demande (http://www.cnc.fr/c_telech/r2/ssrub2/men ...)

Les projets envoyés ou déposés hors délais seront examinés lors des sessions suivantes.

www.cnc.f


• > "Ecrire l'image avec Mostefa Djadjam": atelier de l'ASA, FIFF 2005

Le troisième atelier « Ecrire l’image » organisé au cœur du 20ème Festival de Namur (FIFF) a réuni ce 26 septembre les membres de l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel (ASA) qui se sont livrés à l’analyse comparative du film Frontières (2001) et de son scénario, en compagnie du réalisateur algérien Mostéfa Djadjam et de sa co-scénariste Agnès de Sacy. Le film avait entre autres obtenu le prix du Jury Junior à Namur l’année de sa sortie, et le Python royal (grand prix long métrage) du Festival Quintessence à Ouidah (Bénin) en janvier 2005.

Téléchargeable ci-dessous le compte-rendu de François-Xavier Dubuisson pour www.cinemasfrancophones.org


Compte-rendu [28 Ko]
 


• > "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?", FIFF , 25 septembre 2005

Le 25 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une atelier organisé par l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel belge sur le thème: "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?"

Cet atelier réunissait des professionnels tels que Luc Jabon, Nancy Huston, Christine Delmotte, Isabelle Fauvel, Marcel Beaulieu, Yves Angelo, Jean-Luc Vandamme et Guillaume Laurant.
Les dénats ont permis de faire le point sur cette forme d'écriture bien particulière qu'est l'adaptation littéraire, et sur les problèmes artistiques et logistiques qu'elle soulève.

Quelques notes recueillies pâr Aurore Engelen pour www.cinemasfrancophones.org sont téléchargeables ci-dessous:


Notes sur la rencontre "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?" [43 Ko]
 


• > 48h au FIFF 2005 sur www.clapnoir.org, par Benoît Tiprez

"Le 20eme anniversaire du FIFF, faut y aller. Un rapide coup d’œil sur la programmation africaine, quelques coups de fils aux réalisateurs parisiens et nous voilà partis. Autoroute jusqu’au bout, c’est du velours et d’un coup, cahotement intempestif dans la voiture ; nous sommes arrivés à Namur. C’est un éternel chantier, pelleteuses et marteaux piqueurs rythment inlassablement cette ville depuis des années. Premier contact à la salle de presse, on nous remet le fameux sésame nous donnant accès aux salles de projections. Petit tour au chapiteau qui nous sert souvent de quartier général, l’effervescence y est palpable mais feutrée.

Les films africains sont moins nombreux cette année mais, nous assure t-on, de bonne facture..; La production documentaire est en plein essor, et Namur nous le prouve bien. Premier film vu, 5x5 de Moussa Touré, documentaire bien construit ou le réalisateur excelle dans l’interview intimiste. On retrouve aussi Idrissou Mora Kpai avec son dernier film en compétition officielle, Arlit, 2eme Paris. Un documentaire dans un style efficace nous racontant Arlit, ville née de l’exploitation de l’uranium au Niger dans les années 70, véritable eldorado devenu fantomatique, où la santé de la population est en danger. Du discours officiel qui se veut évidemment rassurant se dégage un sentiment de malaise.

Le cinéma maghrébin quant à lui est bien représenté, depuis 2 ans. Signe d’une production cinématographique en meilleure santé qu’en Afrique noire. En compétition Douar de femmes de Mohamed Chouikh, un film évoquant la vie d’un village défendu par des femmes armées sur fond de terrorisme. Malgré quelques longueurs, un scénario intéressant porté par une réalisation fraîche et bien lissée. Sur un ton plus léger, Marock de Laïla Marrakchi, film sélectionné dans la section Un certain regard à Cannes 2005. Un mélange des souvenirs de la vie de la réalisatrice avec les d’jeuns de la haute bourgeoisie marocaine et de La Fureur de vivre, dans une musique omniprésente. Pour ceux qui aiment Bowie, allez le voir.

Issu des projets présentés lors du premier forum de la coproduction à Namur en 2004, A Perfect Day, film libanais de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige ; un homme souffrant d’apnée du sommeil, complètement étouffé par sa mère et obsédé par l’amour d’une femme, dont il est à la recherche. Esthétisme et émotions douces dominent cette errance amoureuse.

Coté court, diversité et qualité sont au rendez vous. On retrouve parmi la sélection des incontournables : VISA de Ibrahim Letaief et Prince Loseno de Jean Michel Kibushi Ndjate Wooto. A découvrir sans modération Monsieur Etienne, comme une poésie, un joli petit film antillais de Yann Chapia et Casting pour un mariage de Farès Naanaa. 4 tableaux (la végétarienne, la féministe, la dépensière et l’idéale) peint avec brio et humour sur des épouses potentielles pour un mariage.

Le Festival de Namur est l'expression de la diversité des cinémas francophones et la fait vivre. A l'occasion de son 20eme anniversaire, une rétrospective « le fiff se souvient » nous montre la richesse de ces cinémas. C'est aussi l'expression d'une solidarité entre les professionnels qui oeuvrent pour défendre et montrer leur patrimoine. On a pu découvrir l'exposition « Voyages en cinémas du Sud » organisée par le BLCEF et le FIFF, voyage visuel à travers une cinquantaine d'affiches de films, ainsi que des extraits d'une trentaine de longs métrages produits en DVD par l'A.I.F. Ainsi, Namur nous révèle chaque année son rôle prépondérant pour les cinémas francophones."

Benoît Tiprez

www.clapnoir.org


• > Festival des 3 continents de Nantes: Pré-programme

Le Festival des 3 continents se tiendra à Nantes du 22 au 29 novembre 2005. Outre la Sélection officielle fictions et documentaires et la Section "Nouveaux Regards", le festival proposera notamment des focus sur les cinémas tunisiens et ivoiriens.

Le cinéma tunisien côté réalisateurs et producteurs
Aux côtés des grands réalisateurs tunisiens (Nouri Bouzid, Nacer Khemir, Ferid Boughedir ou Moufida Tlatli), il y a une génération de grands producteurs (Tarak Ben Hammar, Hassan Daldoul ou Ahmed Attia). Le Festival des 3 Continents explore cette année la riche filmographie tunisienne sous les deux angles complémentaires de la réalisation et de la production.

Les films présentés :
Longs-métrages
- Mokhtar- 1968 - Sadok Ben Aïcha
- Khlifa le teigneux - 1967-1970 - Hamouda Ben Halima
- Sous la pluie de l'automne - 1970 - Ahmed Khechine
- Sejane- 1974 - Abdelatif Ben Ammar
- La Noce 1979 - Collectif Nouveau Théatre
- L'Homme de cnedres - 1986 - Nouri Bouzid
- La Trace - 1982-1988 - Nejia Ben Mabrouk
- Halfaouine- 1990 - Ferid Boughedir
- Les Silences du palais - 1994 - Moufida Tlatli
- Satin Rouge - 2002 - Raja Amari
- Le Prince qui contemplait son âme - 2005 - Nacer Khémir

Courts-métrages
- Courts métrages muets de Samama Chikly : Zohra - 1918, Ain Ghazal (La fille de Carthage) 1928
- La trilogie de Moncef Dhouib : Hammam Dhab - El Hadhra - Tourba
- Un soir de juillet - Raja Amari
- A l'ombre sacrée des arbres - Fitouri Belhiba (Documentaire)
- Le Réverbère - Mamouda Ben Halima (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Le Pique-Nique - 1972-1975 - Ferid Boughedir (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Visa- 2005 - Ibrahim Letaief

Rétrospective Côte d'Ivoire
Retour sur des oeuvres marquantes du cinéma ivoirien.
- Djeli- Fadika Kramo Lanciné
- Adja Tio: à cause de l'héritage - Jean-Louis Koula
- Comédie exotique - Kitia Toure
- Abaklon- Roger Gnoan M'Bala
- Visages de femmes - Désiré Ecaré
- Concerto pour un exil - Désiré Ecaré
- L'Homme d'ailleurs - Mory Traore


• > Festival International du Film d'Amiens: Pré-programme

Voici quelques extraits de la présentation de la 25ème édition du Festival International du Film d'Amiens. La programmation intégrale sera bientôt en ligne.

"Qu’y a-t-il de commun entre Ida Lupino et Souleymane Cissé ? Comment des vidéastes brésiliens venus de l’Amazonie peuvent-ils entendre la lecture des récits de Jules Verne ? Pourquoi créer une musique originale sur la Passion de Jeanne d’Arc de Carl Théodore Dreyer ? N’est il pas provoquant de donner un coup de chapeau ce drôle de paroissien que fut Francis Blanche ?

Répondre à ces questions c’est entendre une démarche (une éthique et une pratique cinématographique) que met en œuvre le Festival international du film d’Amiens depuis 25 ans. En proposant des rencontres improbables entre des cinéastes exprimant des cultures situées aux antipodes les unes des autres (au sens propre et figuré), en établissant des passerelles dans le temps et dans l’espace du cinéma. En affichant des associations que tous ne perçoivent pas d’emblée.

(...)

Et le rêve nous viendra du Mali. En bambara Yeelen signifie "la lumière". Le film de Souleymane Cissé est l’une des œuvres les plus fortes du patrimoine cinématographique africain et mondial. Son auteur viendra au Festival et avec plusieurs de ses directeurs de la photo, ingénieurs du son et monteuses nous parlera de son cinéma. De sa passion déterminée comme des aléas de sa vie professionnelle : filmer en Afrique a été bien plus compliqué qu’il n’y paraît."

Notons par ailleurs que les comédiens du Sud dans les films européens seront mis à l'honneur, que comme chaque année aura lieu une rencontre faisant le point sur l'actualité des cinémas du Sud, principalement africains, et que le Fonds d'aide au Développement du Scénario sera remis à l'occasion du festival.

Plus d'infos: www.filmfestamiens.org


• > Festival des Cinémas d'Afrique du Pays d'Apt: Programme

Le Festival des Cinémas d'Afrique du pays d'Apt se tiendra du 4 au 9 novembre 2005.
Le festival souhaite rendre un hommage au cinéma sénégalais, qui fête ses cinquante ans, en montrant deux films fondateurs : Touki Bouki de Djibril Diop Mambety et Le Mandat de Sembene Ousmane. Trois cinéastes sénégalais seront invités: Khady Sylla, Mansour Sora Wade et Moussa Touré.

Une large place est également faite au documentaire, dont la vitalité en Afrique est exceptionnelle, avec un « club des Docs » tous les jours à 16h.

Voici la programmation:

Long-métrages
- Touki Bouki (Djibril Diop Mambety, Sénégal)
- L'Enfant endormi (Yasmine Kassari, Maroc-Belgique)
- Le Prix du pardon (Mansour Sora Wade, Sénégal)
- Nha Fala (Flora Gomes, Guinée-Bissau)
- Le Prince (Mohamed Zran, Tunisie)
- Le Mandat (Ousmane Sembene, Sénégal)
- Delwende (Pierre Yameogo, Burkina Faso)
- Douar de femmes ( Mohammed Chouikh, Algérie)
- Ouaga Saga (Dany Kouyaté) - projections scolaires
- Rabi (Gaston Kaboré, Burkina Faso ) - projections scolaires

Court-métrages
- Be kunko (Cheick Fantamady Camara, Guinée-Conakry)
- Visa (Ibrahim Letaïef, Tunisie)
- Rencontre en ligne (Amada Roamba, France)

Documentaires
- Sotigui Kouyaté et Kalala (Mahamat-Saleh Haroun, Tchad)
- Regards de Femmes (Michel Amarger, France)
- Le Malentendu colonial (Jean-Marie Teno, Cameroun)
- 5 X 5, Nanga def et Bakel (Moussa Touré, Sénégal)
- Aliénations (Malek Bensmaïl, Algérie)
- Une Fenêtre ouverte (Khady Sylla, Sénégal)

Soirée exceptionnelle
Une leçon de cinéma : présentation d'extraits du film inédit de Thierry Michel, Congo River, au-delà des ténèbres.
Débat avec l'auteur et Jean-Marie Teno.

www.africapt-festival.fr/


• > Panafricana 2006: appel à candidatures

"Panafricana" est un festival consacré aux cinémas d'Afrique né en 2001, organisé par Associazione Culturale Yeelen, en collaboration avec la Mairie de Rome et un réseau de partenaires prestigieux, privés et publiques, comme l'Académie de France à Rome-Villa Médicis. En 2005, le festival a tenu sa première section compétitive dédiée aux longs-métrages. En 2006, le festival aura un Concours Longs-Métrages (Prix Gazelle d'Or-Meilleur Film: 5000 euros; Prix du Public: 3000 euros) et un Concours Documentaires (Prix Meilleur Film: 3000 euros). La programmation s'articule d'ailleurs en plusieurs sections non compétitives, qui vont ouvrir un espace de visibilité aussi aux courts-métrages, aux films d'animation, aux ouvrages de fiction et documentaire sur l'Afrique d'auteurs non africains. Une section spéciale (Leçons de cinéma) sera dédiée au tunisien Nouri Bouzid: les spectateurs pourront suivre une rétrospective du réalisateur, assister à une table ronde autour de son ouvrage et à un véritable rencontre didactique.

La présélection pour la sélection officielle du festival est ouverte jusqu'au 17 février 2006: on peut télécharger le règlement des concours et le fichier d'inscription du site Internet du festival www.panafricana.it


• > Festival cinéamtographique d'automne de Gardanne: programme

Le Festival cinématographique d'autome de Gardanne se tiendra du 21 octobre au 1er novembre 2005.

Voici les productions francophones proposées au public:
- Fratricide de Yilmaz Arslan, Allemgane/ France
- Tasuma de Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Belzec de Guillaume Moscovitz, France
- Gentille de Sophie Fillières, France
- Le temps qui reste de François Ozon, France
- Le bal des chattes sauvages de Véronika Minder, Suisse
- L'enfant de Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique
- A ce soir de Laure Duthilleul, France
- Code 68 de Jean-Henri Roger, France
- Mahaléo de Cesar Paes et Raymond Rajaonarivelo, France/ Madagascar
- La nuit de la vérité de Fanta Regina Nacro, Burkina Faso
- Le Jardin de Papa de Zeka Laplaine, RD Congo
- Djourou, une corde à ton cou de Olivier Zuchuat, France/ Mali
- Abouna de Mahamat-Saleh Haroun, Tchad
- Bye-Bye Africa de Mahamat-Saleh Haroun, Tchad

Notons également une compétition européenne de courts métrages...

Plus d'infos sur le site: www.cinepaca-festgardanne.com


• > Songes d'une nuit DV: Programme

Songes d'une nuit DV, la 6e édition des Rencontres du Film Essai en Numérique se teindra du 23 au 27 novembre 2005 à Saint Denis (France).

Les cinq jours de Songes d’une nuit DV, ce sont :
Une sélection d’une cinquantaine de courts, moyens et longs métrages français, belges et africains, récents ou inédits. La programmation mêlera aux œuvres de cinéastes reconnus, les réalisations de jeunes auteurs.
Des séances spéciales : Brésil vu de France, l’Afrique en images, une journée Premiers films, des rencontres, des débats, des tables rondes des films en avant-première, des inédits…

Voici les films sélectionnés:
- L’Ile Atlantique de Gérard Mordillat, France, Fiction
- Don Quichotte ou les mésaventures d’un homme en colère de Jacques Deschamps, France, Fiction
- Ô Dé d’Éric Borg, France, Fiction
- ADN de Judith Cahen, France
- Sisters in law de Kim Longinotto et Florence Ayisi, Royaume-Uni, Doc
- Antigone sans terre de Caroline Chomienne, France, Doc
- A travers la fôret de Jean-Pierre Civeyrac, France, Fiction
- Une maison de famille de Laurent Roth, France, Docu Essai
- Les Messieurs de Patric Chiha, France, Doc
- Est-ce qu’on a gagné ou est-ce qu’on a encore perdu ? de Claire Simon, France, Doc
- D’une fleur double et de quatre mille autres de Claude Haffner, France, Doc
- La deuxième femme de Caroline Pochon, France, Doc
- Fer et verre de William Ousmane Mbaye, Sénégal, Doc
- Be Kunko de Cheick Mantamady Camara, France, Fiction
- Mahaelo de Raymod Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar, Docu. musical
- La Noiraude de Véronique et Fabienne Kanor, France, Fiction
- Oubliés et trahis, les prisonniers de guerre coloniaux et Nord-Africains de Violaine Dejoie Robin, Afrique, Doc
- Hadja MoÏ de Laurent Chevallier, France, Doc
- Alger-Oran-Paris, les années Music-Hall de Michèle Mira Pons, France-Algérie, Docu. musical
- Rai ! Rai ! Rai ! Cheikha Rabia & Bellemou de Claude Santiago, France-Algérie, Docu. musical
- Chantz, l’enfant Jazz de Mohamed Kounda, France, Doc

Rencontres...
Avec Wallonie Image Production
- La Tercera vida de Vanja d’Alcantara, Belgique, Doc
- Sonia de Nathalie Delaunoy, Belgique, Doc
Avec Claudine Bories
- Les femmes des douze frontières de Claudine Bories, France, Doc
- Un samedi sur deux de Claudine Bories, France, Doc
- Femmes d’Aubervilliers de Claudine Boris, France, Doc
Avec Isabelle Rèbre
- André S. Labarthe, de la tête aux pieds d’Isabelle Rèbre, France, Doc
Films animation
Premiers films, films d'école

Tables rondes:
- Les rapports à la production induits par la révolution numérique en Europe. Réflexions sur les nouvelles données économiques impulsées par l’usage du numérique dans la production de films. Avec des jeunes producteurs anglais, espagnols et français, qui viendront rendre compte du travail qu’ils mènent pour financer et faire exister les œuvres de jeunes talents européens.
- Une économie pour une diffusion alternative de productions hors normes. Avec des exploitants, distributeurs, réalisateurs et associations professionnelles qui souhaitent organiser une diffusion alternative d’œuvres singulières.
- Afrique métissée

www.altermedia.org/songes.htm


• > Festival du Film Méditerranéen de Montpellier: Programme

Le 27ème Cinemed, Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier, se tiendra du 21 au 30 octobre 2005.

Voici les films francophones sélectionnés:
Avant-premières
- Douar de femmes, Mohamed Chouikh, Algérie
- L'Enfant endormi, Yasmine Kassari, Belgique/ France
- La Petite Jérusalem, Karin Albou, France
- Bosnie, à l'école des nationalismes, Benoît Califano, France
- Free Zone, Amos Gitaï, France/ Israël

Longs métrages, compétition
- Go West, Ahmed Imamovic, Bosnie-Herzégovine/ Croatie
- Une merveilleuse nuit à Split, Arsen Anton Ostojic, Croatie
- La Trahison, Philippe Faucon, France/Belgique
- Le Pain Nu - El khoubz el hafi, Mohamed Rachid Benhadj, Italie/ Algérie/ France
- Mémoire en détention, Jillali Ferhati, Maroc
- Mirage, Svetozar Ristovski, République de Macédoine/ Autriche
- Tuning, Igor Sterk, Slovénie

Longs métrages, panorama
- Dounia, Jocelyne Saab, Egypte/ France/ Liban
- Rue des Figuiers, Yasmina Yahiaoui, France
- Aquarium, Frédéric Grousset, France
- Noce d'été - Bab El Arch, Mokhtar Ladjimi, France/ Tunisie
- Dieu est-il cuisinier ?, Stergios Niziris, Grèce
- Travail = Liberté, Damjan Kozole, Slovénie

Courts métrages, compétition
- Get The Rabbit Back, Dimitar Mitovski, Kamen Kalev, Bulgarie
- Tahara, Sara Rashad, Egypte/ Etats-Unis
- Insolence, Charlie Sansonetti, France
- Temps morts, Eléonore Weber, France
- Quelques miettes pour les oiseaux, Nassim Amaouche, France/ Jordanie
- After Shave - Beyrouth après rasage, Hany Tamba, France/ Liban
- Samoure, Theo Papadoulakis, Grèce
- La Promesse, Alexandre Kakavas, Grèce
- Une place au soleil, Rachid Boutounes, Maroc/ France
- Amal, Ali Benkirane, Maroc/ France
- Be Quiet, Sameh Zoabi, Palestine/ France
- La Maison du garde-barrière, Constantin Popescu, Roumanie
- Normal - Nesma wa Rih, Lassaad Dkhili, Tunisie

Courts métrages, panorama
- Soirée "Compte à rebours", Erfort Kuke, Albanie
- Le Baiser, Toma Waszarow, Bulgarie
- Un Lundi, Tamer El Said, Egypte
- Antoinette n'aime pas l'eau, Olivier Guérin, France
- D77, Paul Vallespi, France
- Lampedusa, Vincent Martorana, France
- De quelle couleur sont les murs de votre appartement ?, Timon Koulmasis, France/ Grèce/ Jordanie
- Hizz Ya wizz, Wissam Charaf, France/ Liban
- Les Escargots de Loulou, Panayotis Fafoutis, Grèce
- Le Photographe de Trikala, Vassilis Kosmopoulos, Grèce
- R'da, Mohammed Bensouda, Maroc
- Tes cheveux noirs Ihsan, Tala Hadid, Maroc/ Etats-Unis
- Poulet rôti, Alexandru Vitzentzatos, Roumanie

Documentaires compétition
- La Troisième vie, Vanja D'Alcantara, Belgique
- Georges et les papillons, Andrey Paounov, Bulgarie
- Rond-point Chatila, Maher Abi Samra, France
- Vivre à Tazmamart, Davy Zylberfajn, France
- Arafat, mon frère, Rashid Masharawi, France/ Canada/ Palestine
- Le Village est toujours là, Laurentiu Calciu, Roumanie

Documentaires, panorama
- Le Paradis perdu d'Ahmed B., Jean-Marc Sroussi, France
- Mère patrie, Albertine Lastera, France
- Alimentation générale, Chantal Briet, France
- My Beautiful Pigeot, Eric Bergel, France
- Sacrées bouteilles, Fitouri Belhiba, France/ Tunisie
- L'Autre, Lucia Rikaki, Grèce
- Mon pays, Yulie Cohen Gerstel, Israël/ Suisse/ Danemark

Le reste de la programmation sur le site www.cinemed.tm.f


• > Festival du Film Arabe de Fameck: programme

Le Festival du Film Arabe de Fameck se tiendra du 12 au 23 octobre 2005. Voici les films francophones programmés:
- Voisins, Voisines, Malik Chibane, France
- Il était une fois dans l'Oued, Jamel Bensalah, Algérie
- L'Amour des filles, Khalil Al Hagar, Egypte
- Rue des figuiers, Yasmina Yahiaoui, France
- Paradise Now, Hany Abu Assad, Palestine/ France
- Klomètre Zéro, Hineer Salem, Irak/ France
- Casablanca by Night, Mostafa Derkaoui, Maroc
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France
- J'aime le cinéma, Ossama Fawzi, Egypte
- Zaïna, cavalière de l'Atlas, Bourlem Guedjou, France/ maroc
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc/ France
- Le Porteur de cartable, Caroline Huppert, France
- Bab el Wed, Merzak Allouache, France/ Algérie
- Tarfaya, Daoud Aoulad Syad, Maroc
- Le Thé d'Ania, Said Ould Khelifa, Algérie/ France
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Mille Mois, Faouzi Bensaïdi, Maroc
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Et après, Mohamed Ismaïl, Maroc
- Camping à la ferme, Jean-Pierre Sinapi, France
- La Porte du Soleil, Yousry Nasrallah, Egypte
- La Ceinture de feu, Bahij Hojeij, Liban
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- Le Regard, Nour-Eddine Lakhmari, Maroc
- Les Yeux Secs, Narjiss Nejjar, Maroc

PLus de renseignements sur le site du festival: www.cinemarabe.org


• > Festival International du Film de Gand: Programme

Le Festival International du Film de Gand se tiendra du 11 au 22 octobre 2005.

Comme chaque année, le festival portera une attention toute particulière aux musiques de film, et les World Soundtrack Awards seront remis le 15 octobre.

Autre(s)à axe(s) de la programmation: la Russie, et l'engagement cinématographique.

Voici les productions et coproductions francophones programmées:
Compétition longs métrages
- Dallas Pashmende, Robert Adrian Pejo, Hongrie/ Allemagne/ Autriche
- Een Ander Zijn Geluk, Fien Troch, Belgique/ Pays-Bas
- Hostage, Constantinos Giannaris, Grèce
- Stranger, Malgosia Szumowska, Pologne/ Allemagne/ France
- Tuning, Igor Sterk, Slovénie
World Cinema
- Angel's Fall, Semih Kapanoglu, Turquie/ Grèce
- Bride of Silence, Doan Minh Phuong & Doan Thanh Nghia, Vietnam
- Brides, Pantelis Voulgaris, Grèce
- Crash Test Dummies, Jorg Kalt, Autriche
- Hardcore, Dennis Iliadis, Grèce
- Un camion gris de couleur rouge, Srdjan Koljevic, Serbie/ Slovénie/ Allemagne
- Wrong Side up, Petr Zelenka, République tchèque/ Allemagne/ Slovénie
- A Workingman's Death, Michael Glawogger, Allemagne/ Autriche
- Les Artistes du théâtre brûlé, Rithy Panh, Cambodge
- Les Etats Nordiques, Denis Côté, Canada
- Coca, the Dove of Chechnya, Eric Bergkrant, Suisse
World Cinema, courts métrages
- Dors Sophie Dors
- Life in Peace, Antoine Cattin et Pavel Kostomarov, Suisse/ Russie
- Ligne Verte, Laurent Mareschal, France
- Made in Italy, Fabio Wuytack, Belgique
- Music Yared... Gabriel Yared, Rani Khanna, France

Toute la programmation sur le site du festival: www.filmfestival.be


• > Le cinéma marocain, invité d'honneur du Festival du Film Indépendant de Bruxelles

Le cinéma marocain sera le pays vedette du Festival International du Film Indépendant de Bruxelles (FIFI) dont la 32e édition se tiendra à Bruxelles du 1 au 6 novembre 2005.

Un programme spécial sera mis en place pour cet hommage. Des films de longs et courts métrages marocains seront prévus en présence d'une pléiade de cinéastes et acteurs marocains.

Le comédien Rachid El Ouali y présentera un long métrage et un court- métrage où il campe des rôles. Il s'agit de Ici et Là de Mohamed Ismail et Loin des Yeux de Ismail Saidi, deux films traitant le thème de l'immigration. Tarfaya de Daoud Aoulad-Syad, portant également sur la question de l'immigration, sera présenté en sélection internationale. Le troisième long, hors compétition, est le film Le Regard de Noureddine Lakhmari.

Plusieurs autres courts-métrages sont également au programme de ce spécial Maroc. Il s'agit de Destin de famille (Youness Reggab), Balcon Atlantico (Chtif Tribak et Hicham Falah, L'Oeil de Verre (Ali El Majboud), L'Ascenseur (Selma Bergach), Sang d'Encre, Amal (Ali Benkirane), Les Chant des sirènes (Nawfal Berraoui), Aida (Aziz Salmi) et Karaouan (Bouchra Ijourk).

Une table ronde sur le cinéma marocain réunira des professionnels du cinéma dont des acteurs et des actrices Mouna Fettou, les réalisateurs Nabil Ayouch et Latif Lahlou, le producteur Sarim Fassi Fihri et Nour-Eddine Sail, Directeur Générale du CMM qui présidera cette table ronde.

Plus d'informations sur la programmation du festival très bientôt.

www.centremultimedia.org/fifi


• > 10ème Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais : Programme

Du 8 au 16 octobre se dérouleront, à Villefranche S/Saône, les 10es Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais, organisées par l'association L'Autre Cinéma et le cinéma Les 400 coups . Cette manifestation permet au plus grand nombre de découvrir, lors de rencontres conviviales avec les auteurs des films, un panorama du cinéma d'Art et Essai produits par les pays francophones et les régions de notre pays.

Depuis dix ans, la fréquentation du public n'a cessé d'augmenter – plus de 20 % en 2004 - et près de 120 réalisateurs, comédiens, scénaristes ou producteurs - des plus confirmés aux débutants prometteurs - sont venus aux Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais.

Ce 10 e anniversaire sera donc exemplaire de l' « esprit Rencontres » qui a fait leur succès : des films en sortie nationale, en avant première ou inédits, d'autres plus anciens mais peu vus, toujours choisis avec soins. Et des débats, des rencontres autour de buffets – Beaujolais oblige ! - avec de nombreux invités.

Ainsi, dès le premier week-end, les Rencontres accueilleront les réalisateurs Anne Fontaine (Entre ses mains - France), Serge Le Perron (J'ai vu tuer Ben Barka – France - avant première), Bourlem Guerdjou (Zaïna, Cavalière du désert – Maroc – avant première) Juan Pittaluga (Orlando Vargas – France/Uruguay) et Yves Caumon (Cache-cache – France - avant première)

La semaine, se succèderont le cinéaste Augustin Burger (Avant l'oubli - France), le scénariste Marc Gautron (La Nuit de la vérité – Burkina Faso), le réalisateur belge Stefan Liberski ( Bunker Paradise – Belgique - inédit) et le réalisateur algérien Saïd Ould Khelifa (Le Thé d'Ania - Algérie). Samedi 15, la grande documentariste suisse Jacqueline Veuve présentera son nouvel opus, inédit, La Nébuleuse du cœur, et le directeur de la photographie Laurent Fleutot viendra parler de La Maison de Nina (sortie nationale), dernier long métrage de Richard Dembo, décédé durant le montage du film.

Les Rencontres s'achèveront par la remise du prix du Public , le dimanche 16 à 17 h 15 au cinéma Les 400 Coups , par le jury de spectateurs, présidé cette année par le journaliste, critique de cinéma et écrivain suisse Freddy Buache. Et bien sur par le film de clôture : La Ravisseuse, film Rhône-Alpes des 10es Rencontres, présenté par son réalisateur Antoine Santana et la scénariste Véronique Puybaret .

Seront également à l'affiche, sans invités : Gabrielle, nouveau long métrage de Patrice Chéreau, un programme de courts métrages d'Afrique, de Belgique, du Québec et de Suisse, et en guise de clin d'œil à certains des invités précédents, un programme de courts métrages spécial 10 e anniversaire !

Courts métrages:
- Le Retour, Marc Olivier Picron, Belgique
- Alice et moi, Micha Wald, Belgique
- Les Derniers Jours, Simon Fecteau, Québec
- Noël Blank, Jean-François Rivard, Québec
- La Dernière Heure, Antoine Guex, Suisse
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso

Plus d'infos sur le site: www.cinespikfrench.com


• > Cinemaf, Afrikaans Filmfestival: Programmation

Le Cinemaf, Afrikaans Filmfestival, aura lieu du 12 au 15 octobre 2005 à Anvers. Voici la programmation:

Mercredi 12 octobre
- Mon Congo, Ann Mulders (Belgique)
- Sia le rêve du python, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal
- Le Crapaud chez ses beaux parents, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (Belgique/ RD Congo)
- Mwana Boka, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (Belgique/ RD Congo)

Jeudi 13 octobre
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé (France)
- Hotel Rwanda, Terry George/ Cara Seymour (Etats-Unis)
- Nha Fala, Flora Gomes, Guinée Bissau
- Frontières, Mostefa Djamdjam, Algérie
- Les Palabres de Mboloko, Pater Alexander Van Den Heuvel en Roger Jamar (Belgique)
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto (Belgique/ RD Congo)

Vendredi 14 octobre
- La Dame dans le tram, Jean-Philippe Laroche (Belgique)
- Het Zwarte Ras, Nilson de Araujo (Brésil)
- Ame Noire, Martine Chartrand (Canada)
- Washington, Bruxelles-Kinshasa, Fabian Hannaert (Belgique)
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Tiga au bout du fil, Patrick Theunen & Rasmane Tiendrebeogo (Belgique/ Burkina Faso)
- Train Train Medina, Mohamadou Ndoye (Sénégal)

Samedi 15 octobre
- Malunde, Stefanie Sycholt (Afrique du Sud/ Allemagne)
- Lumumba, Raoul Peck, (RD Congo/ Haïti/ France)
- Les Zoos Humains, Pascal Blanchard et Eric Deroo (France)

Plus d'infos sur www.cinemaf.be


• > Appel à candidatures: Festival du Film Panafricain de Cannes

Le Festival du Film Panafricain aura lieu à Cannes du 11 au 19 février 2006.
Vous pouvez voir les conditions de participation sur
www.racinesetcultures.com
Vous pouvez faire parvenir vos projets à l'adresse suivante :
Nord-Sud développement
Festival du Film Panafricain
32, rue Louis Perissol
06400 Cannes

www.racinesetcultures.com


• > Appel à candidatures: 9ème Festival International des Scénaristes


Scénario au long court présente le 9ème Festival International des Scénaristes, Troisième rencontre européenne de l’écriture pour l’image
Bourges du 5 au 9 avril 2006

Ohé ! Ohé ! Auteurs et Scénaristes européens et francophones. Vous cherchez un petit coin de lumière. Le regard d’un producteur, d’un scénariste ou d’un auteur/ réalisateur confirmé sur votre projet de scénario.
Le Forum européen des auteurs de fiction et le Forum européen des auteurs de documentaire sont là pour vous !!!

Votre plume frémit ! Vous cherchez à vous confronter à votre imaginaire ! Le marathon du court-métrage vous donne 48 heures pour écrire un scénario d’une dizaine de pages avec l’aide de professionnels. Attention prêt, inscrivez-vous !!!

Bulletin d’inscription à retirer sur le site internet.
www.scenario-mag.com

Date limite de dépôt le 15 novembre 2005




 Evenement  
  • > Festival International du Film Francophone de Namur 2005: Bilan

Le Festival International du Film Francophone de Namur s'est achevé le vendredi 30 septembre dernier, en consacrant pour la première fois un long métrage roumain, La Mort de monsieur Lazaresu de Cristi Puiu, qui a également valu le Bayard d'or de la meilleure comédienne à Luminta Gheorghiu. Le Bayard d'or du meilleur comédien est revenu à Ziad Saad pour son rôle dans A Perfect Day de Johanna Hadjithomas et Khalil Koreige (Liban). L'acteur n'a malheureusement pas pu assister à la cérémonie pour des questions de visa, l'harmonie de la Francophonie artistique démontrée chaque année à Namur devant encore maintenant se vérifier aux frontières! Notons que le film était candidat l'année dernière pour le Forum francophone de la production, ce qui laisse augurer de belles perspectives pour les dix projets présentés cette année! L'Afrique n'était pas en reste, puisque Delwande de Pierre Yaméogo (Burkina Faso) a remporté le Prix du jury, et que Arlit, deuxième Paris d'Idrissou Mora Kpaï (Bénin) celui du documentaire - carton plein au passage pour Idrissou, puisque son premier documentaire, Si-Gueriki, avait déjà remporté le Bayard d'or du meilleur documentaire en 2003 à Namur...

Vous trouverez dans cette lettre d'information des compte-rendu des rencontres professionnelles organisées lors du festival, l'intégralité de la programmation, la présentation de la Bourse de l'AIF, du deuxième Forum francophone de production, et un album photos!




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > "Ecrire l'image avec Mostefa Djadjam": atelier de l'ASA, FIFF 2005

Le troisième atelier « Ecrire l’image » organisé au cœur du 20ème Festival de Namur (FIFF) a réuni ce 26 septembre les membres de l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel (ASA) qui se sont livrés à l’analyse comparative du film Frontières (2001) et de son scénario, en compagnie du réalisateur algérien Mostéfa Djadjam et de sa co-scénariste Agnès de Sacy. Le film avait entre autres obtenu le prix du Jury Junior à Namur l’année de sa sortie, et le Python royal (grand prix long métrage) du Festival Quintessence à Ouidah (Bénin) en janvier 2005.

Autour de la table après la projection, les modérateurs David Lambert et Frédéric Castadot devaient relever d’emblée à quel point l’ouverture du film divergeait de celle du scénario. Le scénario s’ouvre sur un personnage – Sipipi – fuyant les rues enfumées de Lomé, que l’on retrouve ensuite calé au fond d’un taxi-brousse d’où un second personnage - Joe - le tire de sa rêverie pour lui annoncer qu’ils ont arrivés dans une bourgade des environs de Richard-Toll non loin de berges du fleuve Sénégal qu’ils rejoignent à travers champs. Le scénario indique qu’à l’approche du fleuve, un sourire de connivence éclaire le visage des deux amis qui se donnent l’accolade. Ces quatre premières scènes ont été supprimées : sur l’écran, l’action de la première image est recentrée sur quatre personnages traversant un fleuve en pirogue. Ce changement laisse percevoir que le réalisateur a pris le parti de développer une aventure collective plutôt que de se concentrer sur la trajectoire de deux héros. Questionné sur ce revirement du scénario, Mostéfa Djadjam le justifie par des raisons strictement économiques liées aux frais de déplacement supplémentaires qu’aurait occasionné le tournage de ces scènes. Cette comparaison a conduit les intervenants à souligner la fonction capitale occupée par l’exposition – la présentation des personnages et de leur univers - qui conditionne la suite du récit. « Les deux personnages qui s’intègrent au groupe se retrouvent à la fin (…) La solidarité a ses limites et les intérêts particuliers prennent le pas sur le groupe. De temps en temps, il y a des échappées de ces deux personnages. J’ai voulu qu’il y ait cet amalgame de personnages qui ne se connaissent pas et se découvrent », confie Djadjam.

Associée aux discussions sur les impératifs de production, Agnès de Sacy estime que ce changement de démarrage pose le film sur un plan plus politique que philosophique, ce qui rejoint la note d’intention du réalisateur. « J’ai commencé à réfléchir au sujet en réaction à la manière dont on traitait le problème des clandestins, peu avant l’affaire de l’église St Bernard à Paris. J’en avais assez du traitement statistique de l’immigration. On ne parlait pas d’êtres humains. C’est un choix politique au départ : pas besoin de faire un travail journalistique car j’étais animé par une révolte personnelle. » Djadjam indique encore que l’idée que maintenant, ce sont les esclaves qui paient le transport - réplique d’une des personnages, a guidé tout le film.

Contrairement au film In this world (2002) du britannique Michael Winterbottom, Mostéfa Djadjam a fait le choix de la fiction claire là où l’on aurait pu s’attendre à un documentaire, ce qui fit dire à Agnès de Sacy qu’elle avait approché le sujet comme si c’était un western. Refusant d’engager musiciens et autres footballeurs qu’on lui proposait pour le casting, le réalisateur a opté pour des personnages tout en pudeur, car il tenait à l’aspect épique de son récit. « J’ai parié sur la caractérisation forte des personnages. Nous savions bien que le problème serait de savoir qui est qui, comme toujours avec les Africains ! Je ne voulais ni changer de trajectoire, ni de propos ». En cela, la démarche de Djajdjam diffère également de celle du mauritanien Sissako, invité du précédent atelier, chez qui les acteurs choisis pour l’histoire qu’ils portent en eux peuvent à tout moment modifier la direction du film. A l’exception involontaire de Arvey (Delvelin Matthews), atteint d’un cancer et mort en cours de tournage.

Le titre Frontières dépasse la simple justification géographique pour s’ouvrir au pluriel des motivations de chacun des personnages. Sipipi le marin fuit la police, Arvey le musicien veut rejoindre Manchester, Kadirou le spécialiste des diesels place ses espoirs dans un garage de Palaiseau, Moussa l’instituteur se fout de la destination pourvu que rien ne lui rappelle l’Afrique tandis que le marabout avance partout où il y a des hommes et des femmes qui cherchent la santé et le bonheur. « La question du don des informations au spectateur a été cruciale dans l’écriture du scénario », confie de Sacy. Au gré des réécritures, Joe est ainsi devenu celui dont les motivations se révéleraient le plus tardivement. Pour le réalisateur, « le plus important était de ne pas privilégier les motivations personnelles, mais de garder une motivation générale. Pas le temps de la confidence. C’est à Tanger qu’il fallait que chacun sorte son joker ».

Pour écrire les territoires traversés, les passeurs servent d’informateurs tant pour les personnages que pour le spectateur. « Chaque frontières passée est une avancée dans le rêve, une étape du récit, symboliquement et géographiquement forte ». Un élément du paysage évoque chacun des pays : l’eau pour le Sénégal, le pied d’un poteau omnidirectionnel pour l’Algérie, le désert pour la Mauritanie, un arrière-plan de montagne pour le Maroc. « Il a fallu bousculer, aller vite, l’accélération était nécessaire. On s’est moins attardé sur le désert, où l’on a notamment connu des problèmes d’éclairage pour les scènes de nuit. De plus, il y a du monde dans le désert ! », précise Djadjam, qui appuiera plus loin qu’il n’a pas cherché à montrer la culture car le côté ethnologique n’apportait rien au caractère des personnages.

« Je n’ai pas eu l’impression d’écrire un road movie, souligne-t-il, car la partie à Tanger occupe le tiers de l’histoire. Dans un road movie classique, on retrouve peu de personnages et leur trajectoire intérieure est parallèle à leur trajectoire géographique. Ici, il y a différents véhicules, différents personnages qui ne sont pas intimement modifiés par le voyage. Ils se révèlent à la fin du récit, notamment par le vol ou la trahison ». Une tension dramatique, moins perceptible dans le scénario, traverse par ailleurs tout le film. A Tanger, le rythme s’emballe. Joe veut atteindre l’Espagne où l’attend Vanessa, une blonde dont il exhibe la photo, tandis que la jeune Amma, la dernière à s’être joint au groupe, s’offre à Sipipi quand elle comprend que le mari qui l’avait abandonnée à un bédouin au milieu du désert ne l’a pas attendue. « Cela aurait été différent de faire de l’amour un ressors dramatique, car cela aurait pris énormément de place par rapport au reste », insiste Agnès de Sacy. Lorsqu’ils retrouvent deux membres du groupe qui les avait lâchés, Sipipi les conduit sur une piste foireuse pour traverser le Détroit. « L’humain, c’est aussi la trahison et la vengeance. Sipipi est un type ambivalent, dans une période particulière (…) J’ai évoqué le recours à l’énergie du désespoir, le recours à l’humour face à une crise » explique Djadjam. « Tout est permis sauf de prêter le flanc à la pitié », conclut-il.

Les participants à l’atelier ont également évoqué le travail de collaboration dans l’écriture du scénario, les temps d’écriture et les aides obtenues (Bourse Beaumarchais, aide au développement du CNC, prix de le Fondation GAN, Premiers Plans d’Angers) ainsi que quelques anecdotes de tournage et la genèse de certaines répliques. Une journée remplies d’échanges, quelques fois timides, et de nombreux enseignements.

Compte-rendu de François-Xavier Dubuisson,
pour www.cinemasfrancophones.org sur base des propos recueillis lors de l’atelier

• > « Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d’adaptation littéraire ? », FIFF 2005

Le 25 septembre dernier avait lieu à l'occasion du Festival International du Film Francophone de Namur une atelier organisé par l'Association des Scénaristes de l'Audiovisuel belge sur le thème: "Comment dynamiser les politiques culturelles en matière d'adaptation littéraire?"

Cet atelier réunissait des professionnels tels que Luc Jabon, Nancy Huston, Christine Delmotte, Isabelle Fauvel, Marcel Beaulieu, Yves Angelo, Jean-Luc Vandamme et Guillaume Laurant.
Les débats ont permis de faire le point sur cette forme d'écriture bien particulière qu'est l'adaptation littéraire, et sur les problèmes artistiques et logistiques qu'elle soulève.

Présentation des participants :

Luc Jabon, modérateur
En tant que président de la SACD, ma volonté est d’être au plus proche des auteurs. Dans le cadre de mon rôle au sein de la coalition belge francophone pour la diversité culturelle, je me positionne clairement pour insister sur le fait que les œuvres culturelles ne sont pas des produits commerciaux. Nous devons mener un combat de tous les instants contre la marchandisation culturelle, et il me semble que nous sommes à la pointe de ce combat en Francophonie. Je suis un scénariste belge, et j’ai le grand privilège de pouvoir vivre de ce métier, ce qui est loin d’être le cas de tous les scénaristes en Belgique. Ce métier n’est pas toujours facile.

Christine Delmotte
Je suis metteur en scène de théâtre, et je suis en train d’adapter pour le cinéma Le Sabotage Amoureux d’Amélie Nothomb.

Jean-Luc Vandamme
Je suis un producteur belge, et je travaille actuellement sur l’adaptation d’Amélie Nothomb avec Christine. Sur tous les projets que j’ai en développement en ce moment, 4 sont des adaptations littéraires.

Isabelle Fauvel
Jusqu’à il y a 14 ans, j’étais productrice, notamment de Leolo ou de Bezness, de Nouri Bouzid, présentés à Namur. Il y a 13 ans, j’ai créé Initiative Films, qui est en quelque sorte une boîte de consultance, ou comme j’aime le dire, de « veille technologique ». La société agit comme une tête chercheuse qui se documente sur tout ce qui se passe au niveau du développement de projet, que ce soit dans le domaine du scénario, de la musique, du storyboard, etc. Très souvent, nous sommes amenés à faire des recherches concernant des adaptations littéraires, notamment en termes de droits. Ils sont souvent difficiles à localiser. Par ailleurs, nous faisons également des recherches pour savoir ce qui se vend en matière d’adaptations littéraires.
J’ai également participé à l’aventure Mediscript, qui donne des outils de travail aux professionnels, et lancé le projet Etonnants Scénarios au Mali.

Guillaume Laurant
Je suis un scénariste autodidacte. J’ai été serveur, chauffeur, puis comédien. J’ai appris en partie l’écriture dans des ateliers d’improvisation. Le premier film sur lequel j’ai travaillé (je n’étais pas encore en charge du scénario), était La Cité des Enfants Perdus de Caro et Jeunet. Ma collaboration avec Jeunet ne s’est pas arrêtée là, puisque j’ai pu écrire, dans une pleine liberté artistique, Amélie Poulain, puis je me suis lancé dans l’adaptation d’Un long dimanche de fiançailles.

Nancy Huston
Je suis canadienne, et vis à Paris depuis 1973. Moi aussi, je vis de mes écrits, essentiellement des romans. J’ai un orteil dans le cinéma depuis peu de temps, puisque j’ai récemment travaillé avec Yves Angelo, et je travaille aujourd’hui avec Marcel Beaulieu.

Marcel Beaulieu
Je suis un scénariste québécois, et je travaille un peu partout en Francophonie. J’ai fait plusieurs adaptations littéraires, dont Le Cantique des Plaines, tiré du roman éponyme de Nancy Huston, avec qui je travaille actuellement. C’est d’ailleurs assez rare de travailler directement avec l’auteur de l’œuvre adaptée.

Yves Angelo
Je pense que la fidélité au texte n’est d’ailleurs pas liée au fait de travailler avec l’auteur, au contraire, mais nous en reparlerons sûrement.
J’ai fait une école de cinéma, en direction de la photographie et réalisation. Mais ma passion pour la littérature est peut-être bien plus grande que celle que je peux avoir pour le cinéma. Il y a divers outils pour les adaptations littéraires, qui s’intègrent dans un processus global de création.

Débats

Luc Jabon
Depuis les tous débuts du cinéma, on adapte des œuvres littéraires. Mais la problématique aujourd’hui est plus que jamais : comment faire pour l’adaptation, en tant que forme scénaristique, ne soit pas dévalorisée, voire dévalorisante pour le (jeune) scénariste ?
Tout est compliqué par le fait qu’il y a des écrivains qui font des scénarii pour de l’argent, et des cinéastes qui calquent des grilles d’adaptation toutes faites sur des romans pour faire des films.
On est également au cœur d’une problématique idéologique : on se heurte à cette idée de base qui est que pour faire du cinéma d’auteur, il ne faut qu’un seul auteur (en l’occurrence le scénariste/ réalisateur).
Par ailleurs, sur le plan économique, les livres à succès deviennent des mannes financières attirant les adaptations cinématographiques pour des raisons purement mercantiles.
Or, la scénarisation, qu’elle soit originale ou adaptation, est une expérience d’écriture à part entière.
J’aimerais citer Walter Benjamin qui disait que l’expression littéraire, c’est raconter sans livrer entièrement, pour offrir pendant longtemps matière à réflexion.
Le problème en termes d’adaptation n’est pas , comme on pourrait le croire, de créer une version « visualisée » du livre, mais bien de garder étape après étape sa force intérieure, sa puissance cachée qui ne se révèle que longtemps après.
La question n’est pas de savoir qui a le dernier mot de l’écrivain, du réalisateur ou du scénariste. On se situe sur un pied d’égalité, en plein dans la démultiplication de l’œuvre. Un réel décloisonnement peut s’opérer si tout le monde reste « dans le coup » à toutes les étapes (par exemple en n’éjectant pas le scénariste au moment de la réalisation). Il faut aller au-delà des clichés.

Nancy Huston
Le Cantique des plaines est un roman assez particulier, difficile à adapter. Son ordre n’est pas chronologique, on découvre la vie du héros dans le désordre. C’est un livre sur le temps. Il s’agit d’une petite fille qui raconte la vie de son grand-père, et il y a très peu d’éléments réels dans son récit, qui laisse une grande place à l’imaginaire pour combler les lacunes.
Ce projet de film est au départ un projet de producteur, qui voulait adapter l’un de mes romans.

Marcel Beaulieu
Pour moi, l’essentiel, c’est de trouver l’âme de l’œuvre, ce qui n’est pas évident. La première question que j’ai posée à Nancy, c’est de me décrire le roman en quelques mots, le moins possible. Elle m’a dit qu’il s’agissait d’un livre sur la beauté de l’échec. Le moteur était alors trouvé. Il faut savoir recréer une œuvre, tout en la respectant, en respectant son essence.

Nancy Huston
Il y a des analogies avec la structure du roman, mais plus j’avançais dans le travail, plus je m’apercevais que je ne suis pas scénariste, c’est un métier à part entière, un art qui répond à d’autres règles, ou d’autres intuitions.

Guillaume Laurant
Je n’ai jamais eu l’occasion de collaborer avec l’auteur des œuvres que j’ai adaptées.
Pour Un long dimanche de fiançailles, il s’agissait d’un roman extrêmement foisonnant, qui compte pas moins de 7 niveaux de narration. Il y a eu beaucoup de travail en amont pour « élaguer » le roman, en supprimer tous les éléments qui n’étaient pas utiles à la mécanique du film. Cette première phase était une véritable phase de démantelage. On a dû supprimer des choses, mais en contre-partie, on a dû en inventer d’autres pour que la structure se tienne. C’est ainsi qu’on a inventé le personnage du facteur, qui n’existe pas dans le roman, et qui permet de figurer à l’écran le passage des différents niveaux narratifs opérés lorsque Mathilde reçoit les lettres.
Je travaille aujourd’hui sur une adaptation d’un roman de Anne Wianemski. Ici, tout l’intérêt de l’œuvre se situe dans les non-dits, dans l’extra-verbal. De fait, il faut nourrir dramatiquement la trame du roman pour en faire un scénario.

Christine Delmotte
Je travaille en ce moment seule sur l’adaptation. Je partage beaucoup de choses avec ce roman, je le connais depuis longtemps. Je dois lui trouver une structure propre pour en faire un scénario. Amélie Nothomb ne veut pas travailler sur le scénario car elle considère que ce n’est pas son métier.
Le contrat d’adaptation prévoit que l’avis de l’auteur soit pris en compte. Celui-ci peut d’ailleurs demander à ce que son nom ne soit pas utilisé après avoir vu le film fini.

Jean-Luc Vandamme
Ce qui est difficile dans le cas d’une adaptation, à la différence d’un scénario original, c’est qu’il y a un investissement de départ conséquent : en effet, il faut rédiger, signer tous les contrats, et régler les options d’achat. De fait, c’est souvent une question de moyens.
Pourtant pour un producteur, dans la littérature, ou dans le corpus littéraire, il y a tout, toutes les histoires, tous les projets possibles en germes.
Dans mon cas, je fonctionne au coup de cœur, j’ai acheté les droits de livres que j’aimais. J’ai en ce sens à 100% une démarche de producteur, c’est-à-dire que j’achète les droits, puis je cherche un scénariste, et seulement après un réalisateur.

Isabelle Fauvel
Pour en revenir à la problématique de la fidélité en termes d’adaptation littéraire, je dirai que du côté du producteur, on a souvent peur de travailler directement avec l’écrivain, même si quand cette collaboration se passe bien, on a souvent plus de libertés.
Le moment où le réalisateur arrive dans le projet est un point crucial, et les choses se passe très différemment s’il arrive avant ou après que le roman ait été adapté. Prenons le cas d’une adaptation d’un roman d’Eric Orsenna, par Eric Orsenna. Il s’est amusé à se trahir lui-même. Il avait écrit le roman 5 ans auparavant, et a profité de l’étape de la scénarisation pour ajouter des choses qu’il avait laissées de côté au moment de l’écriture.
J’ai un autre exemple en tête. Un jeune producteur a décidé de casser sa tirelire pour acheter les droits du dernier Goncourt. Se servir de la notoriété d’un livre peut faciliter le montage financier d’un projet cinématographique. Le livre de Laurent Godet se passe sur 6 générations, il faut donc couper de nombreuses choses. On peut se dire : qui de mieux que l’auteur lui-même pour définir les coupes ? L’auteur a accepté de travailler sur l’adaptation jusqu’à la phase du traitement, et a accepté de revenir par la suite pour travailler sur quelques dialogues, mais n’a pas voulu s’impliquer plus que cela.
Le producteur peut parfois avoir peur dans ce type de collaboration de devoir servir d’arbitre entre le scénariste et l’écrivain.

Yves Angelo
Ce qui est intéressant à noter, c’est que la comparaison entre le livre et le film ne peut se faire que si le livre est très connu. Le niveau de notoriété du livre change tout. Soit le roman est sacralisé, auquel cas la comparaison devient un véritable enjeu, soit il n’est pas connu, et le problème de la comparaison n’apparaît même pas. Or, la majorité des films sont des adaptations de romans ou de nouvelles. On choisit souvent d’adapter un livre pour son histoire, et pas vraiment pour son style ou son univers. Le point de départ n’est pas si éloigné quand on choisit de s’inspirer d’un fait divers. Mais la démarche devient plus insidieuse, plus complexe lorsque l’on décide d’adapter un livre pour autre chose que son histoire. On est alors à la recherche d’une sensation.
On peut aussi se heurter au problème de l’autonomie de l’œuvre. Contrairement au roman, un film n’est pas l’œuvre d’une personne, il dépend de la conjonction entre plusieurs êtres humains.

Nancy Huston
J’ai travaillé sur l’adaptation d’une œuvre d’une romancière islandaise avec Yves Angelo, Voleur de vie. Il me semble que quand une œuvre d’art peut donner naissance à une autre œuvre, ça ne peut qu’être bénéfique.

Luc Jabon
Pour certains auteurs ou scénaristes, dès que l’on pense en termes de comparaison, c’est la fin. Il vaut mieux pour eux réfléchir en termes d’expériences d’écriture.

Marcel Beaulieu
Le problème de la comparaison, c’est qu’elle dépend du regard du spectateur. Il y a toujours quelqu’un qui s’est déjà fait son propre film dans sa tête.

Yves Angelo
Ernest Hemingway espérait que les films soient très différents de ses livres, pour lui donner des idées, pour que son propre art puisse se nourrir de ces infidélités faites à son écriture.
Il s’agit d’un rapport similaire à celui que peut entretenir un compositeur de musique et un orchestre. L’interprétation peut tout à fait ouvrir un imaginaire auquel l’auteur était resté jusqu’alors hermétique.
Concernant mon travail pour Les Ames Grises, je connais l’auteur depuis des années. J’avais reçu les 100 premières pages du livre avec un point de départ et quelques personnages un peu plus développés. L’auteur suite à ça a arrêté d’écrire pendant un an. Je me suis lancé seul dans l’adaptation avant même que le roman ne soit publié. J’ai voulu adapter le roman en l’ayant lu dans son intégralité, bien sûr, mais surtout, en gardant précieusement à l’esprit les sensations ressenties à la lecture des 100 premières pages. Puis Philippe Claudel, après m’avoir demandé de commencer l’adaptation, m’a rejoint. Après avoir écrit les 30 premières pages seules, nous avons travaillé ensemble, et je coirs bien que nous n’avons pas une seule fois ouvert le livre !
Plus on s’éloigne d’un roman, plus on le retrouve, dune certaine façon. D’ailleurs, si c’est pour lui rester trop fidèle, à quoi bon en faire un film, finalement ?

Guillaume Laurant
En travaillant avec Jeunet, j’ai eu l’occasion de travailler avec un véritable acharné des détails visuels. Or pour un roman historique comme Un long dimanche, il faut veiller à respecter certains détails pour ne pas sombrer dans des anachronismes trop criants. Du coup, nous nous sommes documentés, avons fait de nombreuses recherches en marge du roman pour nourrir notre fiction.
Concernant l’approche que l’adaptateur va avoir du roman, à savoir s’il va se focaliser sur l’histoire ou sur l’atmosphère, je pense que c’est un choix de réalisateur. Du coup, initier un projet sans avoir choisi de réalisateur me semble difficile. En général, je préfère faire du sur mesure en fonction des élans et désirs du réalisateur.
Je travaille aujourd’hui pour Thomas Langmann sur une biographie de Jacques Mesrine. Il m’a donné de nombreuses choses à lire, mais je lui ai dit que je ne voulais pas commencer à écrire tant que je n’aurais pas vu le réalisateur. Au début, Matthieu Kassovitz était impliqué dans le projet, mais nous ne voyions pas du tout les choses de la même façon. Finalement, c’est Barbet Schroeder qui va réaliser le film, et sa vision correspond à ce que j’envisageais d’écrire.

Joëlle Levie, SODEC
Il y a une question qui me préoccupe : est-ce qu’une adaptation littéraire est forcément plus efficace qu’un scénario original ? Est-ce que l’adaptation a une plus-value ou une couleur différente ?

Isabelle Fauvel
Je pense surtout que si un jeune auteur a envie d’adapter un livre, il y a peu de chance qu’il en ait les moyens. Il lui sera sûrement trop difficile de localiser puis de s’acquitter des droits.
Pour moi, je pense que les institutions publiques pourraient soutenir les jeunes auteurs en accordant des bourses destinées à faciliter cette première étape, à savoir le financement des options d’achat sur des œuvres.

Joëlle Levie
Au Québec, l’âge du réalisateur n’est pas pris en compte dans notre politique d’aide, seule la qualité du projet entre en ligne de compte. De fait, le financement de l’option d’achat d’une œuvre littéraire fait partie des frais admissibles concernant notre aide à l’écriture de scénario.
Nous avons également mis en place une aide corporate (destinées aux entreprises de production), qui souligne que dans le lot de projets du catalogue soumis par un producteur, il doit y avoir au moins une adaptation ou une première œuvre.
Une autre question que je me pose, c’est comment les producteurs font pour rencontrer les auteurs, les écrivains. Je ne pense pas qu’il existe de structure qui prenne cela en charge au Québec.

Yves Angelo
Les rencontres de « hasard » peuvent déclencher pas mal de chose, mais il y a beaucoup de maisons de production en France qui engage des personnes chargées de lire, parfois en amont, les livres qui sortent pour trouver matière à adaptation. Cela se fait aussi dans les agences. Je connais beaucoup de producteurs qui ont d’ailleurs un libraire attitré qu’ils vont voir chaque mois.

Véronique Pacco, Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique
Il n’existe pas de politique d’encouragement à l’adaptation littéraire en Belgique, même si nous disposons d’une aide à l’écriture d’un montant de 12.500 euros. Il faut avouer que nos moyens budgétaires sont trop faibles pour répondre à la demande. Et nous constatons effectivement qu’il existe un réel problème d’obtention et de pré-achat des droits pour les jeunes scénaristes.

Jean-Luc Vandamme
Je vois une solution : il faudrait mettre sur pied une aide au développement de projet qui couvre le pré-achat des droits d’adaptation d’œuvres littéraires.

Yves Angelo
Ce qui manque réellement, à mon sens, c’est une réelle connexion entre les écrivains et le monde du cinéma. Les aides publiques sont bien sûr très utiles, voire indispensables, mais rien ne remplace les rencontres.

Luc Jabon
C’est évident, mais les politiques culturelles doivent créer un terrain favorable pour assurer l’après-rencontre.

David Lambert, président de l’Association de Scénaristes de l’Audiovisuel belges
Pour ma génération, il est aujourd’hui plus facile d’arriver sur le marché avec un scénario original. C’est notre seul moyen d’accéder à l’aide à l’écriture, et cette aide est plus que structurante pour pouvoir monter nos projets. Notre sentiment, c’est que les adaptations littéraires sont réservées aux scénaristes déjà confirmés.

Joëlle Levie
Je ne peux que vous conseiller de trouver un coproducteur québécois, et de venir chercher de l’argent chez nous !

Yves Angelo
Pour en revenir pour un conclure sur un point déjà abordé, il existe un réel problème, c’est que le réalisateur s’octroie souvent le don de l’écriture. Or, ce n’est ni son talent, ni son métier. Il me semble que le débat entre celui qui écrit et celui qui met en images ne peut être que fructueux. La politique du réalisateur en tant qu’auteur, que l’on retrouve souvent en France, pose souvent des freins à ce niveau.

Nancy Huston
Cette expérience de co-écriture scénariste m’a ouvert les yeux sur le fait que l’on pouvait écrire en collaboration, sur le fait que l’écriture n’est pas nécessairement cette activité solitaire telle qu’on se l’imagine.

Notes recueillies par Aurore Engelen