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Lettre n°16, novembre 2005
 
 
 
 
 
Avalanche de festivals pour ce mois de novembre, en attendant la trêve hivernale et la maigre "moisson" du mois de décembre, congés de fin d'année obligent.

Découvrez donc les programmes des Festivals d'Amiens, de Nantes, de New York, de Montréal, de Mannheim ou de Marrakech.

Avant le compte-rendu de l'annuelle et incontournable rencontre avec les professionnels de l'audiovisuel du Sud qui aura lieu à Amiens le 18 novembre prochain, vous pourrez trouver dans la rubrique "Cuisine et dépendances des cinémas francophones" un compte-rendu de la table ronde sur le cinéma marocain d'aujourd'hui qui s'est tenue le 6 novembre dernier à l'occasion du Festival du Film Indépendant de Bruxelles, qui mettait justement le Maroc à l'honneur.

Dans la rubrique "Evénement", jetez un oeil sur un tour d'horizon des réactions de la presse francophone suite à l'adoption de la convention sur la diversité culturelle à l'UNESCO.

Rappelons le site www.cinemasfrancophones.org s'enrichit désormais d'un répertoire des maisons de production et distribution en Francophonie (consultable dans le carnet d'adresses), qui reprend près de 300 compagnies. Nous vous encourageons bien sûr à nous contacter si vous souhaitez figurer dans ce répertoire.

Bonne lecture, et comme à l’accoutumée, n’oubliez pas que cet outil de travail vous est destiné ! Nous vous invitons à prendre contact avec la rédaction pour nous tenir informé de votre actualité, et nous faire part de vos remarques pour nous aider à améliorer cette lettre. Pour vous abonner, écrivez-nous à l’adresse lettre@cinemasfrancophones.org

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    Ouverture de la Cinémathèque de Tanger
    L’IRIS est ouvert


ECHOS-PHONIE
    Création de «Marrakech Tribeca Atelier»
    European Film Awards: nominations
    Institut du Monde Arabe: cycle "Les cinéastes arabes et leurs villes"
    Nomination d'Anne Durupty comme Directrice générale adjointe du CNC


COMMISSIONS DE SELECTION
    10ème Fonds d’Aide au Développement du Scénario du Festival International du Film d’Amiens
    Téléfilm Canada appuie sept longs métrages documentaires destinés aux salles
    Lauréats du concours Cours Ecrire ton Cour!
    La SODEC appuie 12 projets documentaires
    Hubert Bals Fund: résultat de la commission d'automne
    Bourse d'aide au développement du festival de Montpellier: résultats
    Eurimages soutien 13 coproductions européennes


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    Etat des lieux de l'audiovisuel du Sud, Festival du Film d'Amiens, 18 novembre 2005
    Les Rencontres de coproduction francophone, Paris, du 23 au 25 novembre 2005
    Marrakech / New York Filmmaker Exchange
    Rencontres Cinématograhiques de Beaune: Communiqué final
    "Table ronde: le cinéma marocain aujourd'hui", Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, 6 novembre 2005


VU DANS LA PRESSE
    Interview avec Serge péron dans Libération
    Cinergie n°99: la revue du cinéma en Communauté française de Belgique
    "Un nouveau lieu de conservation et de diffusion des films marocains" par Ingrid Merckx pour Le Matin
    Interview de Sékou Traoré sur www.clapnoir.org
    Entre d'Olivier Barlet avec Frédéric Massin, exploitant de salles de cinémas en Afrique, pour www.africultures.com
    Entretien avec Pierre Yaméogo sur www.clapnoir.org


INFOS FESTIVALS
    Au programme en décembre...
    New York African and Dispora Film Festival: Programme
    Festival des 3 continents de Nantes: Programme
    Appel à candidatures: Afrique taille XL 2006
    Festival International du Film de Mannheim: programme
    Torino Film Festival: Programme
    Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal: Programme
    Festival du Film Francophone de Tuebingen: Palmarès
    Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: Palmarès
    Cape Town Film Festival: Programme
    6ème Festival du cinéma d'Attac, Bruxelles: Programme
    Festival International du Film de Marrakech: Programme
    Festival International du Film d’Amiens
    Lumière d’Afrique: Programme
    Medfilmfestival de Rome: programme
    Cinéma Tout Ecran: Palmarès
    Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier: Palmarès
    Festival du Film Francophone de Tübingen: Programme
    Festival international du film d'Aubagne: Palmarès
    Festival du Nouveau Cinéma de Montréal: Palmarès
    10es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais: prix du public pour Le Thé d'Ania
    Songes d'une nuit DV: Programme



LES INFOS PAR REGIONS


AFRIQUE
    Ouverture de la Cinémathèque de Tanger
    L’IRIS est ouvert
    Création de «Marrakech Tribeca Atelier»
    Marrakech / New York Filmmaker Exchange
    "Un nouveau lieu de conservation et de diffusion des films marocains" par Ingrid Merckx pour Le Matin
    Interview de Sékou Traoré sur www.clapnoir.org
    Entre d'Olivier Barlet avec Frédéric Massin, exploitant de salles de cinémas en Afrique, pour www.africultures.com
    Entretien avec Pierre Yaméogo sur www.clapnoir.org
    Festival International du Film de Marrakech: Programme


AMERIQUES
    Téléfilm Canada appuie sept longs métrages documentaires destinés aux salles
    Lauréats du concours Cours Ecrire ton Cour!
    La SODEC appuie 12 projets documentaires
    Les Rencontres de coproduction francophone, Paris, du 23 au 25 novembre 2005
    New York African and Dispora Film Festival: Programme
    Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal: Programme
    Festival du Nouveau Cinéma de Montréal: Palmarès


EUROPE
    European Film Awards: nominations
    Institut du Monde Arabe: cycle "Les cinéastes arabes et leurs villes"
    Nomination d'Anne Durupty comme Directrice générale adjointe du CNC
    10ème Fonds d’Aide au Développement du Scénario du Festival International du Film d’Amiens
    Bourse d'aide au développement du festival de Montpellier: résultats
    Eurimages soutien 13 coproductions européennes
    Etat des lieux de l'audiovisuel du Sud, Festival du Film d'Amiens, 18 novembre 2005
    Rencontres Cinématograhiques de Beaune: Communiqué final
    "Table ronde: le cinéma marocain aujourd'hui", Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, 6 novembre 2005
    Interview avec Serge péron dans Libération
    Cinergie n°99: la revue du cinéma en Communauté française de Belgique
    Festival des 3 continents de Nantes: Programme
    Appel à candidatures: Afrique taille XL 2006
    Festival International du Film de Mannheim: programme
    Torino Film Festival: Programme
    Festival du Film Francophone de Tuebingen: Palmarès
    Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: Palmarès
    6ème Festival du cinéma d'Attac, Bruxelles: Programme
    Festival International du Film d’Amiens
    Lumière d’Afrique: Programme
    Medfilmfestival de Rome: programme
    Cinéma Tout Ecran: Palmarès
    Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier: Palmarès
    Festival du Film Francophone de Tübingen: Programme
    Festival international du film d'Aubagne: Palmarès
    10es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais: prix du public pour Le Thé d'Ania
    Songes d'une nuit DV: Programme




EVENEMENT

    ADOPTION DE LA CONVENTION SUR LA DIVERSITÉ CULTURELLE: TOUR D'HORIZON DES RÉACTIONS DE LA PRESSE FRANCOPHONE
 


CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    LE CINÉMA MAROCAIN AUJOURD’HUI, TABLE RONDE PRÉSIDÉE PAR M. NOUR-EDDINE SAÏL, FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM INDÉPENDANT DE BRUXELLES, DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2005
 




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 Categories  
A la une   
  • > Ouverture de la Cinémathèque de Tanger

En hiver 2005/2006, la Cinémathèque de Tanger (CDT) s’installe dans les murs du Cinéma Rif (ancien Rex) au coeur de Tanger, sur le Grand Socco. Rénovée et dotée d’un équipement moderne, cette splendide salle de projection de 450 places avec orchestre et balcon, inaugurée en 1948, domine de sa façade le Grand Socco, l’ancienne place du marché. L’emplacement du cinéma est essentiel. Situé à l’intersection de la médina et de la ville nouvelle, il offre les meilleures conditions d’accès et d’ouverture. La Cinémathèque de Tanger (CDT) , association à but non lucratif, occupera un espace qui devrait permettre aux spectateurs d’apprécier pleinement les œuvres projetées , se propose de recueillir et de promouvoir le patrimoine cinématographique marocain, de sensibiliser le public à l’histoire du cinéma et de proposer une programmation inédite, à la fois exigeante et grand public. Si Le Maroc bénéficie depuis peu du développement des moyens de production (fonds d’aide) et de diffusion (festivals), cet élan reste fragile en raison de la faiblesse des réseaux de distribution et d’exploitation. Pourtant, des espaces culturels et de débats existent et sont prêts à être investis par un public nombreux, curieux, disponible, assoiffé de culture. Il faut dire que l’ancienne ville internationale qui se morfondait dans l’abandon commence à renaître ces deniers temps et ne demande qu’à retrouver son âge d’or. En tout cas, Tanger, lieu d’échanges et d’influences, a besoin plus que jamais d'une institution culturelle novatrice susceptible de répondre aux attentes du public et d'anticiper ses futures demandes. Dans cette optique, la CDT propose tout au long de l’année des films récents en version originale sous-titrée, et des classiques de tous genres (film noir, muet, comédie musicale, film d’animation, documentaire…) et de tous les continents. En outre, un programme ambitieux de cycles et de rétrospectives, de rencontres et d’ateliers pédagogiques devrait faire de la Cinémathèque une structure pilote, inédite dans le contexte marocain. Misant sur son caractère résolument moderne et convivial, répondant aux normes de confort et de sécurité et créé avant tout pour les spectateurs, la Cinémathèque aspire à devenir un lieu incontournable de Tanger et surtout un pôle régional de réflexion, de familiarisation et d’éducation des métiers liés à l’image.

www.cinemathequedetanger.com


• > L’IRIS est ouvert

L’Institut régional de l’image et du son (IRIS) de Ouagadougou est, enfin, une réalité. Le 3 octobre 2005, il a accueilli sa première promotion.
Le constat du vide en matière de formation professionnelle au niveau du cinéma et de l’audiovisuel au Burkina Faso depuis la fermeture de l’Institut africain d’éducation cinématographique (INAFEC) en 1987 a conduit les autorités à lancer, en avril 2000, le Programme de formation aux métiers de l’image et du son (PROFIS).

Ce programme s’est déroulé jusqu’en 2004 et a évolué en deux principales phases : un cycle de stages d’initiation et de perfectionnement, de 2000 à 2001 et un autre, de spécialisation, de 2002 à 2004.

Le cycle de stages était constitué de quinze (15) modules de courte durée (1 mois chacun). Il a permis de former 178 personnes aux différents métiers du cinéma et de l’audiovisuel.

Cet engouement de la jeunesse burkinabè et de la sous-région a convaincu les autorités nationales et les partenaires du Nord (Belges et Français) d’engager la deuxième phase de spécialisation. Ce cycle de longue durée a concerné des étudiants titulaires du Bac ou d’un diplôme équivalent.

Cette promotion de treize nouveaux professionnels, nantis du Brevet de technicien supérieur (BTS), a subi une formation des plus pointues.

Tous les deux cycles ont été animés par des professionnels confirmés du Sud et du Nord venus de grandes écoles, notamment la FEMIS (Fondation européenne des métiers de l’image et du son), ancienne IDHEC, l’Ecole nationale supérieure Louis Lumière (ENSLL), l’Institut des arts de diffusion (INAD), l’Ecole internationale de création audiovisuelle et réalisation (EICAR), l’Institut de l’image et du son du Québec (INIS).

L’IRIS, tout comme son aîné l’INAFEC, a une vocation sous-régionale voire internationale. Quatorze (14) postulants ont été admis après une rigoureuse sélection de 19 candidats. La première promotion comprend des étudiants de la Bosnie, du Burkina, du Gabon, du Tchad et du Togo. L’IRIS, au plan statutaire, est régi par les dispositions réglementaires de l’enseignement supérieur international et du CAMES (Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur).

Il est le fruit d’un partenariat soutenu entre le Burkina Faso, les pays de la sous-région, du Nord (France, Belgique, Québec et d’Asie (République de Chine). Son effectivité confirme la fonction de locomotive que le Burkina Faso joue dans la marche du cinéma sous-régional et africain en général ainsi que la confiance que les bailleurs de fonds placent en nos dirigeants et professionnels du cinéma.

Emmanuel SAMA, Critique de cinéma
Direction de la cinématographie nationale samkinos@yahoo

www.iris.gov.bf/

Source: www.lefaso.net/article.php3?id_ar ...




Echos-phonie   
  • > Création de «Marrakech Tribeca Atelier»

La Fondation du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), présidée par Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, en association avec Tribeca Film Institute co-présidée par Robert De Niro et Jay Rosenthal, annoncent la création du "Marrakech Tribeca Atelier des réalisateurs", rassemblant seize jeunes réalisateurs marocains et new-yorkais, pour suivre des cours intensifs de techniques cinématographiques du 7 au 19 novembre à Marrakech.

Cette initiative conjointe, au-delà de son contenu cinématographique, a pour objectif de créer des liens entre des réalisateurs de cultures différentes, et ainsi renforcer les valeurs prônées par la Fondation du Festival International du Film de Marrakech : tolérance, ouverture et découverte de l'autre, indique la Fondation du FIFM.

De grands noms du cinéma mondial, tels que Martin Scorcese (Taxi Driver, Raging Bull, Godfellas), Abbas Kiarostami (Where is my Friend's Home?, Close-Up, The Taste of Cherry) et Jeffrey Wright (Basquiat, Angels in America, Broken Flowers), se joindront à d'autres professionnels du cinéma, marocains et américains, pour partager leur savoir, et ainsi contribuer à l'épanouissement artistique de ces jeunes talents émergents, souligne la Fondation.

"Les deux fondations ont mis en place un processus rigoureux, où l'expérience, la vision et le talent ont constitué les critères principaux pour sélectionner les candidats. Les seize réalisateurs choisis, pourront bénéficier du déroulement du Festival International du Film de Marrakech, et ainsi avoir accès à toutes les activités professionnelles du Festival", ajoute la même source.

Le Festival International du Film de Marrakech et le Tribeca Film Festival, tous deux dans leur cinquième édition, offrent à leurs publics des programmations internationales de très haut niveau.

C'est ainsi que les huit jeunes réalisateurs marocains et les huit jeunes réalisateurs américains participeront pendant deux semaines à des cours intensifs, et des tournages en extérieurs. A l'issue de cet atelier, quatre réalisateurs marocains verront leurs courts métrages en cours de production parrainés par des professeurs ou des réalisateurs expérimentés.

Après plusieurs mois de dure labeur, les quatre jeunes réalisateurs marocains seront invités à présenter leurs oeuvres lors du Festival du Film de Tribeca en 2006, à New York, indique la Fondation.

Les organisateurs ont mis en place un site Internet pour la diffusion des informations et données relatives à cette manifestation cinématographique internationale.

Source: www.lematin.ma


• > European Film Awards: nominations

Les nominations pour les European Film Awards viennent d'être annoncées. Les prix seront remis à Berlin le 3 décembre 2005. Voici la liste des "candidats" francophones.

- Meilleur film:
- CachéFrance/ Austriche/ Allemagne/ Italie, Michael Haneke, Production: Les Films du Losange, Wega Film, Bavaria Film, BIM Distribuzione
- L'Enfant, Belgique/ France, Jean-Pierre & Luc Dardenne, Production: Les Films du Fleuve, Archipel 35, RTBF, Scope Invest, Arte France Cinéma

- Meilleur réalisateur:
- Michael Haneke for Caché, France/ Autriche
- Cristi Puiu for La Mort de Monsieur Lazarescu (Roumanie)

- Meilleure actrice
- Juliette Binoche, Caché, France
- Audrey Tautou, Un long dimanche de fiançailles, France

- Meilleur acteur
- Daniel Auteuil, Caché, France
- Romain Duris, De battre mon coeur s'est arrêté, France
- Jérémie Renier, L'Enfant, Belgique

- Meilleur scénario
- Michael Haneke, Caché, France/ Autriche
- Cristi Puiu & Razvan Radulescu, la Mort de Monsieur Lazarescu, Roumanie

- Meilleur directeur de la photo
- Christian Berger, Caché
- Bruno Delbonnel, Un long dimanche de fiançailles

- Meilleur montage
- Michael Hudecek & Nadine Muse, Caché
- Hervé Schneid, Un long dimanche de fiançailles

- Meilleur premier film - Prix Fassbinder
- Ono, Malgorzata Szumowska, Allemagne/ Pologne
- Quand la mer monte, Yolande Moreau et Gilles Porte, France/ Belgique

Plus d'infos sur le site des European Film Awards: www.europeanfilmacademy.org


• > Institut du Monde Arabe: cycle "Les cinéastes arabes et leurs villes"

L'Institut du Monde Arabe organise tous les dimanches du 2 octobre au 18 décembre un cycle "Les cinéastes arabes et leurs villes". Voici une partie de la note d'intention:

"Une ville n’est pas seulement le lieu où l’on naît mais aussi une île où la vie nous fait échouer. Ville d’exil, ville d’adoption, Terre-Promise ou prison d’asphalte et de poussière, on n’hérite pas seulement d’une terre, on peut aussi la choisir, ou peut-être est-ce la ville qui nous choisit…
C’est dans le dédale émotionnel de la ville que de nombreux cinéastes arabes puisent l’essence de leur créativité : source d’inspiration toujours renouvelée, refuge des âmes troublées, à chacun de ses carrefours s’entrecroisent inextricablement l’Histoire et les destins tourmentés des personnages. Au cœur de la ville, on se perd ou l’on se trouve, la mémoire s’éveille ou nous fait tout oublier…"

Voici quelques indications sur la programmation: Alger avec Mohamed Zinet ou Nadir Moknèche; Alexandrie avec Youssef Chahine, Asma al-Bakry ou Kamal al-Cheikh; Le Caire avec Mohamed Khan; Beyrouth avec Ghassan Salhab ou Ziad Doueiri; Casablanca avec Abdelkader Lagtâa ou Mohamed Asli; Tanger avec Jillali Ferhati; Tunis avec Nawfel Saheb-Ettaba; etc.

Tous les détails sur la programmation sur le site de l'IMA: www.imarabe.org/temp/films/films2 ...


• > Nomination d'Anne Durupty comme Directrice générale adjointe du CNC

Anne Durupty est nommée Directrice générale adjointe du Centre national de la cinématographie

Véronique Cayla, Directrice générale du CNC, a nommé Anne Durupty, Directrice générale adjointe du CNC, en remplacement de Monique Barbaroux, dont le détachement arrive à son terme.

Administratrice civile hors classe, ancienne élève de l'Ecole nationale d'administration (ENA, promotion Jean Monnet) et titulaire d'un DEA de droit public et d'une licence d'histoire, Anne Durupty, 51 ans, était depuis juillet 2004, Sous-directrice de la communication audiovisuelle à la Direction du développement des médias (DDM).

En 2004, dans le cadre de la mission confiée à Véronique Cayla par le ministre de la Culture et de la Communication, Anne Durupty est Secrétaire générale du groupe de travail sur les relations entre la télévision et la filière musicale, après avoir été, de 2001 à 2003, consultante associée d'International Media Consultants Associés (IMCA).

De 1997 à 2001, elle est Directrice générale du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), après avoir assumé, en 1996, les fonctions de Directrice de cabinet du Président du CSA, Hervé Bourges.

Auparavant, de 1994 à 1996, à France 3, Anne Durupty est Administratrice générale de l'antenne, puis responsable de l'unité de programmes émissions de service, adjointe du responsable de l'unité magazines.

En 1990, à sa sortie de l'ENA, elle intègre le Secrétariat général du Gouvernement, en tant qu'adjointe puis Chef du département des affaires économiques et financières et de la tutelle du service public au Service juridique et technique de l'information (SJTI).

Chevalier de l'Ordre national du Mérite, Anne Durupty est, en qualité de représentante de l'Etat, Administratrice de France 4 et de l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

Source: Bellefaye, www.bellefaye.com/Fr/actualite/li ...




Commissions de selection   
  • > 10ème Fonds d’Aide au Développement du Scénario du Festival International du Film d’Amiens

Trois à cinq bourses au développement, d'un montant de 7.600 € chacun, sont accordées chaque année depuis 1996. Ces bourses sont attribuées aux réalisateurs par un jury de professionnels reconnus du monde du cinéma. L'équipe du Festival se tient à la disposition des boursiers pour les
conseiller au mieux dans le développement de leur scénario, en les mettant notamment en contact avec les réseaux de professionnels. Le Festival d'Amiens entend ainsi par cette initiative accompagner davantage les projets primés vers la production. Il a donc été demandé aux lauréats de fournir au
Festival une première version du scénario, dans les mois qui suivent l'attribution de la bourse. Au-delà de l'intérêt certain que représente l'octroi de ces bourses, c'est avant tout, et surtout, la qualité des rencontres professionnelles que le Festival International du Film d'Amiens entend privilégier, en particulier - mais pas seulement - celles entre professionnels du Sud et du Nord.
Les professionnels présents au Festival ont d'ailleurs accès à l'ensemble des dossiers déposés et peuvent prendre contact directement avec leurs auteurs par l'intermédiaire du Festival.

Projets francophones sélectionnés:
- La Danse du bourreau, Minh Nguyen Vô (Vietnam)
- Fanon, Abdelkrim Bahloul (Algérie)
- Sahara, Raso Ganemtoré (Burkina Faso)
- Chroniques d'un apprivoisement, Isabelle Boni-Claverie (Côte d'Ivoire)
- Pratiques Occultes, Moussa Sène Absa (Sénégal)
- L'Echappée, Mariana Otero (France)
- L'Impossible Testament, Jilani Saadi (France/ Maroc)
- Khamsa, Karim Dridi (France/ Algérie)
- Nous sommes tous des étrangers, Nadia El Fani (France/ Tunisie)
- Possédants ou Possédés, Raja Amari (France/ Tunisie)

Les projets seront examinés les 16 et 17 novembre 2005, par le jury composé des membres suivants: Marianne Bhalotra (Hubert Bals Fund), Sophie Bourdon (ACE), Gilles Duval (Fondation GAN pour le cinéma), Georges Goldenstein (Cinéfondation), Gareth Jones (consultant scénario) et Nour-Eddine Saïl (Centre Cinématographique Marocain).

www.filmfestamiens.org


• > Téléfilm Canada appuie sept longs métrages documentaires destinés aux salles

Téléfilm Canada est heureuse d'annoncer qu'elle appuie cinq longs métrages documentaires destinés aux salles dans le cadre du Programme pilote du long métrage documentaire - volet francophone et deux projets en développement.

Lancé en juin 2005, ce programme a pour objectif de favoriser le développement, la production et l'achèvement de longs métrages documentaires. Les productions sont assurées d'un lancement en salles et d'une diffusion ultérieure à la télévision.

À la date de dépôt du programme, le 12 septembre 2005, Téléfilm Canada a reçu 15 demandes en français. Les projets retenus traitent de sujets diversifiés. La plupart sont signés par des réalisateurs-scénaristes de carrière.

Volet d'aide au développement
- La Dernière planète, Sylvie Van Brabant,
Films du Rapide-Blanc

- Les Oiseaux et l'Amour, Jacques Laberge, Cité-Amérique


Volet d'aide à la production
- Le Dernier Continent, Jean Lemire, Glacialis (Canada)/ 13 Productions (France)
- Voyage au bout de la torture, Patricio Henriquez,
Macumba Doc, Inc.

- USA, Pierre Guimond, Isle Principia (USA)Inc.


Volet d'aide à la post-production et à l'achèvement
- Bric-à-brac, Serge Giguère, Films du Rapide-Blanc

- Les Voleurs d'enfance, Denise Robert, Daniel Louis et Paul Arcand, Cinémaginaire


www.telefilm.gc.ca


• > Lauréats du concours Cours Ecrire ton Cour!

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) et le Festival du nouveau cinéma sont heureux d’annoncer les lauréats 2005 de COURS ÉCRIRE TON COURT !

Le jury, constitué de Andrée Pelletier, directrice du développement des programmes à Télé-Québec; Joanne Arsenau, scénariste représentant la SARTEC; Éric Tessier, réalisateur; Pascal Maeder, producteur; et Frédéric Desager, comédien et récipiendaire de la mention SARTEC de COURS ÉCRIRE TON COURT ! 2005, a arrêté ses choix.

Le Grand prix est accordé à
M. Étienne Langlois pour son projet Nelly et Lio dans « Délire de fuite ».

Le prix consiste en un investissement de la SODEC de 55.000 $ pour la production du film; un engagement de Télé-Québec à acquérir une licence de diffusion; 2.000 $ de pellicule Kodak; auquel s’ajoute le Prix de l’écriture cinématographique de 5.000 $ du Conseil des arts et des lettres du Québec. De plus, lors de la remise des prix, M. Christian Larouche de Christal Films s’est engagé à distribuer ce court métrage en salles.

Selon les membres du jury, le projet Nelly et Lio « Délire de fuite » a été notamment retenu pour « la force de sa structure, ses revirements efficaces et son niveau de langage imagé ».

La mention spéciale SARTEC pour le meilleur scénario de langue française est accordée à M. Julien Grégoire pour son projet Un souper de famille.
Il s’agit d’une bourse d’écriture de 1000 $.

Le scénario Coup de cœur du public est accordé à Jean-François Nadeau pour son projet Printemps.
Il s’agit d’une bourse de 1000 $ offerte par Bélanger Sauvé.

Enfin, le jury accorde une mention spéciale à M. Faisal Lutchmedial pour son projet Useless Thing qui remporte
une bourse de 500 $ de la Writers Guild of Canada.

Les sept scénarios finalistes retenus parmi 88 projets ont été présentés devant public et jury au Musée Juste pour rire, dans une mise en lecture de Emmanuel Bilodeau, accompagné des interprètes Pascale Bussières, Stéphane Demers et Sophie Cadieux, animée par Matthieu Dugal.

L’organisation de COURS ÉCRIRE TON COURT ! s’est faite dans le cadre du Programme d’aide aux jeunes créateurs de la SODEC. Marie Potvin agissait comme chargée de projets et Élaine Dumont coordonnait le concours, présenté dans le cadre du Festival du nouveau cinéma. Merci à nos partenaires : la SARTEC, Télé-Québec, Kodak Canada, Christal Films, Bélanger-Sauvé, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Parc Nature du Cap Saint-Jacques, Groupe Image Buzz et de la Writers Guild of Canada.

www.sodec.gouv.qc.ca


• > La SODEC appuie 12 projets documentaires

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) annonce ses résultats pour le deuxième et dernier dépôt en production documentaire de l’exercice 2005-2006. Sur les 39 projets déposés, 12 reçoivent un appui financier de la SODEC dont 1 long métrage destiné aux salles commerciales et 11 documentaires destinés à la télévision, soit un taux d’acceptation de 32 %, le taux d’acceptation le plus bas depuis cinq ans.

Long métrage destiné aux salles :
- Termites : la tour infernale, se promet d’être un documentaire animalier étonnant dans lequel termites et fourmis guerroient comme à l’époque médiévale... Un film de Philippe Calderon co-produit par Les Films du Rêve (France) et Cité-Amérique (Québec), et distribué par Christal Films.

Les 3 projets précédemment retenus étaient:
- Le Dernier Continent, scénarisé et réalisé par Jean Lemire, nous fera vivre la longue nuit australe et l’arrivée du printemps de ce continent de glace qu’est l’Antarctique. Le film sera coproduit par les Productions Glacialis (Qc) et 13Productions (France).

- Des nouvelles du Nord, de Benoît Pilon, nous présente une chronique de la vie quotidienne à Radisson, un village du Nord d’à peine 400 âmes. Le film sera produit par Amazone Film.

- La Voix du Silence, est un documentaire « coup de poing » de Paul Arcand sur la maltraitance faite aux enfants, produit par Cinémaginaire.

Cette nouvelle ronde de décisions porte à 38 le nombre total de projets documentaires acceptés à l’étape de la production en 2005-2006 sur les 95 demandes déposées. De ce nombre, 4 sont des longs métrages destinés aux salles, 9 des miniséries et séries et 25 sont des œuvres uniques destinées à la télévision.

La SODEC est heureuse de constater la qualité des projets déposés qui sont le reflet de la vitalité de l’industrie. Plusieurs choix ont été difficiles compte tenu d’un deuxième dépôt plus important que prévu et de la limite des budgets disponibles.

La distribution du long métrage documentaire en salles demeure un enjeu important que se proposent d’aborder les prochaines Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Il s’agira d’un premier rendez-vous de réflexion que la SODEC souhaite poursuivre au cours du prochain exercice financier avec les différents joueurs de l’industrie.

www.sodec.gouv.qc.ca


• > Hubert Bals Fund: résultat de la commission d'automne

Le Hubert Bals Fund a annoncé sa sélection de projets soutenus pour la commission d'automne 2005. Une somme totale de 534.000 euros a été ventilée entre 37 projets. La presqu'intégralité de ces projets sont originaires d'Amérique du Sud, d'Asie ou du Moyen-Orient.

Notons les sélections suivantes:
Ecriture et développement de projets
- Chnchik, Aram Shahbazyan, Arménie

Post Production
- Baraket, Djamila Sahroui, Algérie
- Barca!, Tariq Teguia, Algérie

La prochaine date limite de dépôt des dossiers est fixée au 1er mars 2006.

Plus d'infos sur le site: www.filmfestivalrotterdam.com


• > Bourse d'aide au développement du festival de Montpellier: résultats

La Bourse d'aide au développement du Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier s'est tenue les 27 et 28 octobre 2005. Voici les projets lauréats:

Bourse de 7 000 € dotée par le CNC, direction des Affaires européennes et internationales:
- Fratres, présenté par Bruno Ulmer, réalisateur, et Nadège Hasson, productrice (France)

Bourse de 7 000 € dotée par par l’Agence intergouvernementale de la francophonie:
- Le Chemin des figuiers, présenté par Meyar Al-Roumi, réalisateur, Emmanuel Agneray, producteur ( France/ Liban/ Syrie)
Mention à:
- Sous le béton, le sable, présenté par Jean-Pierre Thorn (France )

Résidence d’écriture CECI Le Moulin d’Andé, dotation de trois mois de résidence au Moulin d’Andé avec une bourse de 1200 € par mois et deux voyages aller-retour au pays d’origine par CECI Le Moulin d’Andé:
- La Sur vie, présenté par Artan Minarolli, réalisateur et producteur (Albanie)

Pour rappel, les 14 projets sélectionnés étaient:
- Le Bar, de Hassan Benjelloun, réalisateur (Maroc)
- Le Chemin des figuiers, de Meyar Al-Roumi, réalisateur et Jérôme Bleitrach, producteur (Syrie/ France/ Liban)
- Flouss Academy, de Ibrahim Letaïef, réalisateur (Tunisie/ France)
- Fratres, de Bruno Ulmer, réalisateur et Nadège Hasson, productrice (France)
- Halal Sex, de Assad Fouladkar, réalisateur (Liban)
- L’Héritière, de Malek Bensmaïl, réalisateur (Algérie)
- Les Larmes d’argent, de Mourad Boucif, réalisateur et producteur (Maroc/ Belgique/ France)
- Lundi, dans la rue, de Radu Jude, réalisateur et producteur (Roumanie)
- Le Monde qui nous entoure, de Jean-Louis Milesi, réalisateur (France)
- Produit maison, de Nitzan Gilady, réalisateur et producteur (Israël)
- Sous le béton, le sable, de Jean-Pierre Thorn, réalisateur (France)
- La sur vie, de Artan Minarolli, réalisateur et producteur (Albanie)
- Les Trois mensonges, de Lyes Salem, réalisateur et Isabelle Madelaine, productrice (Algérie/ France)
- Un homme d’honneur, de Jean-Claude Codsi, réalisateur (Liban)

Plus d'infos sur el site du festival: www.cinemed.tm.fr/cgi-bin/new.pl? ...>+bourse%20d'aide


• > Eurimages soutien 13 coproductions européennes

Lors de sa 97e réunion, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la coproduction à 13 longs métrages européens pour un montant total de 3.89 millions d'Euros.

Voici les coproductions francophonoes sélectionnées:
- Cages, Olivier Masset-Depasse (Belgique), Belgique/ France
- C'est Gradiva qui vous appelle, Alain Robbe-Grillet (France), France/ Belgique
- Diary of a Mad Woman, János Szász (Hongrie), Hongrie/ Allemagne/ Royaume Uni
- La Educacion de un Hada, Jose Luis Cuerda (Espagne), Espagne/ France/ Portugal/ Argentine
- Le Héros de la Famille, Thierry Klifa (France), France/ Italie
- Irina P., Sam Garbarski (Belgique), Belgique/ Allemagne/ Luxembourg/ Royaume Uni
- Kader, Zeki Demirkubuz (Turquie), Turquie/ Grèce
- Rue Santa Fe,Carmen Castillo (France), France/ Belgique/ Chili

En outre, un soutien a été accordé aux distributeurs :
- DISCOVERY FILM AND VIDEO DISTRIBUTION (Croatie) pour la distribution du/des
film(s) Summer Storm, Marco Kreuzpaintner (Germany / Allemagne)
- PA-DORA (Croatie) pour la distribution du/des film(s) Brice de Nice, James Huth (France)
- SZIMPLAFILM (Hongrie) pour la distribution du/des film(s)
Marele Jaf Comunist, Alexandru Solomon (Roumanie)
- CLOROFILM ROMANIA (Roumanie) pour la distribution du/des film(s)Fateless (Sorstalansag), Lajos Koltai (Hongrie)et Torremolinos 73, Pablo Berger (Espagne)
- INDEPENDENTA FILM (Roumanie) pour la distribution du/des film(s)Dear Wendy Thomas Vinterberg (Danemark) et Va, vis et deviens, Radu Mihaileanu (France)
- MOEBIUS ASSOCIATION (Roumanie) pour la distribution du/des film(s)La Pianiste, Michael Haneke (Autriche) et The Pillow Book, Peter Greenaway (Royaume-Uni)
- FILMCOOPI ZURICH (Suisse) pour la distribution du/des film(s) Joyeux Noël, Christian Carion (France)
- XENIX FILMDISTRIBUTION (Suisse) pour la distribution du/des film(s) L'Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique) et Habana Blues, Benito Zambrano (Spain / Espagne)
- S.V.-RSA (ARY Macédoine) pour la distribution du/des film(s) L'Enfant Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique)
- YOUTH CULTURAL CENTER (ARY Macédoine) pour la
distribution du/des film(s) Unconscious, Joaquin Oristrell (Espagne)

EURIMAGES est le fonds de soutien à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d’oeuvres cinématographiques européennes, institué par le Conseil de l'Europe en 1988. Depuis sa création, EURIMAGES a soutenu 1050 coproductions européennes pour un montant total de 303.379.652 euros.

www.coe.int/Eurimages




Rencontres professionnelles   
  • > Etat des lieux de l'audiovisuel du Sud, Festival du Film d'Amiens, 18 novembre 2005

Rendez-vous important des professionnels du cinéma du Nord et du Sud, le Festival d'Amiens permet de faire chaque année, à l'occasion d'une journée de colloque, le point sur les aspects juridiques, économiques et sociaux d'un travail en commun: contrats, droit des comédiens, divers financements, ...

Un grand nombre de cinéastes africains ont pu ainsi échanger des informations avec les professionnels européens et témoigner de leur travail.

la rencontre aura lieu à Amiens le vendredi 18 novembre 2005.

Plus d'informations: www.filmfestamiens.org


• > Les Rencontres de coproduction francophone, Paris, du 23 au 25 novembre 2005

Les Rencontres de coproduction francophone accueillent 31 producteurs à Paris du 23 au 25 novembre 2005.

Mme Joëlle Levie, directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle de la SODEC, la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, et M. Danny Chalifour, directeur opérations et développement à l’international de Téléfilm Canada, se réjouissent d’annoncer que 31 producteurs, issus du Québec, de la Colombie-Britannique, de la France, de la Belgique, du Luxembourg et de la Suisse, participeront aux deuxièmes Rencontres de coproduction francophone, qui se dérouleront à Paris les 23, 24 et 25 novembre, dans le cadre de Cinéma du Québec.

Organisées conjointement pour la première fois par SODEC Québec et Téléfilm Canada, les deuxièmes Rencontres de coproduction francophone visent à stimuler la coproduction de longs métrages en français et à favoriser le développement de partenariats entre les producteurs de la Francophonie. L’événement s’adresse à des professionnels qui ont déjà produit au moins un long métrage et qui souhaitent coproduire des projets en français.

Le programme des rencontres approfondira les questions relatives aux mécanismes et aux sources de financement disponibles dans les pays francophones et propose d’identifier, sous un angle comparatif, les opportunités et difficultés liées spécifiquement à l’exportation, à la distribution et à la diffusion de films en langue française.

Durant l’événement, seront organisés des panels et analyses de cas pratiques en présence d’intervenants clés de l’industrie – télédiffuseurs, distributeurs, exportateurs et investisseurs publics et privés. Des études de cas récents de coproduction tels Comme tout le monde de Pierre-Paul Renders (coproduit notamment par Diana Elbaum [Entre chiens et loup] et Martin Paul-Hus [Amérique Films]) et Congorama de Philippe Falardeau [coproduit entre autres par Luc Déry [micro_scope] et Joseph Roushop [Tarantula Films]) seront présentées en présence des coproducteurs. Une place importante sera bien entendu consacrée aux rencontres individuelles entre les producteurs sur des projets en développement.

Les partenaires des Rencontres de coproduction francophone
Les Rencontres de coproduction francophone sont organisées conjointement par la SODEC Québec et Téléfilm Canada, en collaboration avec ACE-Ateliers du Cinéma Européen, le Centre National de la Cinématographie (CNC), le Centre du cinéma et de l’audiovisuel – Communauté Française de Belgique, Wallonie Bruxelles Images, la Société Radio Canada et Swiss Film. L’événement est organisé par Vision-in-Motion.

Liste des producteurs sélectionnés

Québec
GPA Films — Marcel Giroux
EGM Productions — Brigitte Germain
Forum Films — Richard Lalonde
Productions Thalie — Yves Fortin
ACPAV — Marc Daigle
Baliverna Films — Louise Sabourin et Michel Jetté
Les Films de L'îsle — Ian Boyd
Cirrus Productions — Pierre Even
Les productions Jeux d'ombre inc. — Andrew Noble et Anne-Marie Gelinas
Productions La Fête — Chantal Lafleur
Les productions Equinoxe — Lyse Lafontaine

Colombie Britannique
Firelight CineMa - Yves J.Ma

Belgique
Banana Films/LibrisFilms — Jean-Luc Van Damme / Véronique Rofé
Dolce Vita Films — Manuel Poutte et Boris Van Gils
Sol Ange Films — Alexander Wawrzyk

France
Agat Films & Cie — Ex Nihilo - Dominique Barneaud
Alhambra Films — Nadia Hasnaoui
Alterego Productions — Eric Porcher
Cipango - Edouard de Vésinne et Thomas Anargyros
Elzevir Films — Denis Carot et Marie Masmonteil
K'ien Productions — David Kodsi
Les Films Pelléas — David Thion
Local Films - Marie Agnely et Nicolas Breviere
Magouric Productions — Laurent Benegui et Jean-Yves Bloch
Rezo Productions / Alta Loma Films — Jean-Michel Rey / Didier Boujad
Sombrero Productions — Alain Benguigui et Thomas Verhaeghe
TS Production — Gilles Sacuto

Luxembourg
Samsa Films — Claude Waringo

Suisse
Thelma Film — Pierre-Alain Meier
Bohemian Films — André Martin
Navarro Films — Xavier Ruiz

www.sodec.gouv.qc.ca
www.telefilm.gc.ca


• > Marrakech / New York Filmmaker Exchange

La Fondation du Festival International du Film de Marrakech présente en partenariat avec Tribeca Film Institut le Programme Marrakech / New York Filmmaker Exchange qui a pour but de promouvoir l'échange culturel à travers le cinéma. Un concours a été lancé en faveur de jeunes cinéastes marocains et new yorkais. Après un processus de sélection rigoureux, huit cinéastes marocains retenus participeront au Master Classes qui aura lieu à Marrakech du 7 au 19 novembre et qui sera animé par d'émminets professionnels du cinéma mondial en l'occurence Martin Scorsese et Abbas Kiarostami.

Les jeunes cinéastes marocains bénificiaires du work shop sont :
Bouchra Ijork, Karima Zoubir, Layla Triqui, Maria Karim, Salima Benmoumen, Mohamed Achaour, Nour-Eddine Tilsaghani, Youssef Berrada

www.festivalmarrakech.com/index.p ...


• > Rencontres Cinématograhiques de Beaune: Communiqué final

Convention sur la protection de la diversité culturelle des contenus culturels et des expressions artistiques

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune se félicitent de l'adoption de la Convention sur la protection e t la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Rappelant que la Convention confère aux Etats signataires le droit souverain de promouvoir et de protéger la diversité culturelle, ils estiment qu'elle constitue une première étape visant à éviter que les accords commerciaux et d'investissement puissent continuer à réduire la capacité des Etats à mener des politiques publiques en faveur de la culture.

Ils demandent aux Etats, et notamment aux Etats de l'Union Européenne, de prévoir une ratification rapide de la Convention, condition expresse de son adoption et de sa mise en œuvre.

Ils demandent à l'Union Européenne de prendre l'initiative rapidement, sur la base de la Convention, d'un plan d'action visant à promouvoir la diversité culturelle au niveau mondial.

Directive Télévision Sans Frontières

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune appuient la Commission Européenne,
- dans sa volonté de réviser la directive Télévision sans Frontières, dès lors que cette révision vise à étendre aux services en ligne (vidéo à la demande) des objectifs de promotion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes.
- dans sa volonté d'accroître les ressources des diffuseurs, dans la mesure où le respect de l'intégrité des œuvres n'est pas remis en cause et que ces ressources supplémentaires sont affectées à la création.

Ils rappellent que les services en ligne, qui proposent au public des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, constituent des biens publics au même titre que les services de radiodiffusion et doivent, comme l'a affirmé la Commissaire Européenne Viviane Reding, être assujettis à ce titre à des objectifs de politique publique en matière de diversité culturelle.

Ils s'associent à l'appel des cinéastes européens et à la position prise par l'ensemble des acteurs de la filière cinématographique - dans le cadre des discussions intervenues à Bruxelles et à Liverpool - visant à ce que :
une contribution à la production des contenus européens soit demandée aux fournisseurs et éditeurs de service en ligne,
- Les catalogues de films disponibles en ligne comportent une proportion minimale de contenu audiovisuel européen,
- Les œuvres européennes en ligne soient valorisées, notamment par le biais des guides électroniques de programmes. Ces dispositions doivent être introduites dans le corps de la future directive.

Les dispositions de l'actuelle directive exigeant qu'une proportion majoritaire du temps de transmission soit réservée aux œuvres européennes doivent être maintenues, plusieurs Etats membres instaurant des obligations plus strictes sur ce point.

Projet de directive sur les services dans le marché intérieur

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune rappellent leur forte opposition à l'inclusion des services audiovisuels et des sociétés de gestion collective dans une dimension générale sur les services et appellent le Parlement Européen et le Conseil à exclure expressément les services audiovisuels de cette directive.

Programme Média 2007 - 2013

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune expriment à la fois leur satisfaction pour la présentation d'un programme Media 2007-2013 doté d'un budget plus ambitieux que par le passé (1 milliard d'euros) et leur inquiétude quant à son financement.

Transparence de l'édition vidéographique

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune souhaitent que la concertation organisée par le CNC sur la transparence de l'édition vidéographique et la juste rémunération des auteurs et des producteurs aboutisse enfin à des décisions permettant la mise en œuvre des conclusions du rapport Fries.

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune appellent les cinéastes des 25 pays membres de l'Union Européenne à se mobiliser auprès de leurs gouvernements et de la Commission Européenne afin que les nouveaux services soient couverts par la directive Télévision sans Frontières.

Beaune, le 23 octobre 2005

www.larp.fr/article.php3?id_artic ...


• > "Table ronde: le cinéma marocain aujourd'hui", Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, 6 novembre 2005

Le 6 novembre dernier se tenait à Bruxelles par le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles une table ronde sur le cinéma marocain d'aujourd'hui, à l'occasion du focus Maroc organisé par le Festival.

Cette rencontre, présidée par Nour-Eddine Saïl, était l'occasion de réunir les invités marocains du festival, ainsi que de nombreux professionnels belges. Revenant sur les faits marquants du cinéma marocain contemporain, partagé entre ses talents et ses carences, notamment en infrastructures et en ressources humaines, Nour-Eddine Saïl et les intervenants ont livré une image réaliste du paysage cinématographique marocain, toute langue de bois au vestiaire.

Les notes recueillies par Aurore Engelen lors de cette rencontre sont téléchargeables ci-dessous.

Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: www.centremultimedia.org


Compte-rendu [50 Ko]
 




Vu dans la presse   
  • > Interview avec Serge péron dans Libération

Antoine de Baecque a rencontré pour Libération (29/10/05) à l'occasion de la sortie de son film J'ai vu tué Ben Barka. L'occasion de revenir sur le "rôle" du cinéma dans l'affaire. Extraits:

"Serge Le Péron, 57 ans, ancien rédacteur des Cahiers du cinéma, auteur de documentaires et fictions, Laisse béton (1984) ou L'Affaire Marcorelle (2000), commente l'affaire Ben Barka et le film qu'il en a tiré.

(...)la part de cinéma de l'affaire a été oubliée, au point de sembler une révélation aujourd'hui...

Le témoignage de Figon était connu, publié dans l'Express quelques semaines après l'enlèvement. Franju et Duras ont été entendus par la police et ont témoigné au procès, en septembre 1966. Ils avaient été manipulés et ont été disculpés. Le rôle du film dans l'affaire, celui d'un appât, était connu, mais cela a semblé marginal. A l'époque, la vision de l'affaire fut surtout politique : un scandale mettant en cause les liens des gaullistes avec les réseaux barbouzes. L'OAS est alors un danger pour le pouvoir gaulliste, qui a besoin d'agents connaissant l'extrême droite, comptant sur les services d'hommes de main au passé collaborationniste, voire gestapiste. La politique a effacé le cinéma, et mon film veut replacer ce dernier au coeur des faits.

(...)

Le plus fascinant reste le casting : Franju + Duras, c'est très Cahiers du cinéma ! Les services secrets marocains sont-ils cinéphiles ?

Je ne vois pas Oufkir feuilleter les Cahiers de l'époque pour monter son coup ! Mais il se trouve que c'était la bonne formule pour piéger Ben Barka. Il a été fasciné par le projet, et tenait à jouer son rôle de conseiller historique afin de présenter le film au sommet de La Havane, devant Castro. Ben Barka vivait dans son époque, et le cinéma comptait beaucoup. Avec les «nouveaux cinémas», un peu partout dans le monde, il semblait possible de résister à l'Amérique, tout en mobilisant les masses du tiers-monde. Il y a plusieurs grands cinéastes qui se retrouvaient dans ce mouvement, Godard et Resnais en France, Rocha au Brésil, Oshima au Japon, Skolimowski et Wajda en Pologne, Bertolucci et Pasolini en Italie, Forman en Tchécoslovaquie... Pour Ben Barka, il est certain que Franju et Duras, qui comptaient dans la Nouvelle Vague, incarnaient cet esprit, qu'il voulait utiliser pour défendre et illustrer sa cause. C'est le cinéma comme arme esthétique au service du peuple, mais un cinéma fait par des artistes, des auteurs engagés. Il y a quelque chose de machiavélique et génial dans ce piège.

Comment Franju réagit-il en apprenant la machination ?

Il ne s'en remet pas. Il a été meurtri. Le seul film qu'il tourne par la suite, en 1970, La Faute de l'abbé Mouret, porte sur la culpabilité. Duras s'en sort mieux. Elle a été piégée par ses sentiments, car elle savait être généreuse dans l'engagement, notamment avec Figon qu'elle aimait bien. Ce n'est pas la Duras un peu radine de la caricature. Mais, quand elle a compris qu'il l'avait trahie et manipulée, elle a rompu tout contact avec lui. Et n'a jamais plus parlé de cette histoire.

La morale de cette affaire, c'est que le cinéma peut tuer ?

Je pense souvent à l'assassinat de Massoud : ses meurtriers l'ont eu avec une caméra piégée, alors qu'il avait échappé à des dizaines de tentatives. Comme Ben Barka, Massoud a été fasciné par l'image et s'est laissé prendre. Cela dit que le cinéma est une arme de conviction qu'il faut savoir utiliser. Les hommes politiques devraient faire plus gaffe au cinéma, et à l'image en général. Ils sont souvent les premières victimes de ces manipulations, même si c'est généralement moins tragique que dans le cas de Ben Barka. Cette affaire est un cas d'école du XXe siècle, un exemple quasi godardien : comment l'image fascine et manipule la politique.

L'intégralité de l'article ici: www.liberation.fr/page.php?Articl ...


• > Cinergie n°99: la revue du cinéma en Communauté française de Belgique

Le dernier numéro de Cinergie est en ligne, voici le sommaire (pour consulter, voir lien ci-dessous):

Arrêt sur image : Alain Cavalier et Amos Gitaï, tous deux au Musée du cinéma et à l'Arenberg-Galeries.

Entrevues Filmées : Un réalisateur et un comédien : Benoît Lamy et Fabrizio Rongione, mais tous deux producteurs.

En Salles : Miss Montigny, de Miel Van Hoogenbemp, Ordinary Man de Vincent Lannoo et Bataille dans le ciel de Carlos Reygadas + Rencontre avec Vincent Lannoo et rencontre avec Carlos Reygadas.

En DVD : Home Sweet Home de Benoît Lamy et entrevue avec André Melis, L'Emmerdeur avec Jacques Brel, La Petite Chartreuse avec Olivier Gourmet, Amsterdam via Amsterdam de Rob Rombout et Rogier van Eck.

Dvdphile : Le Coffret Alain Resnais!

Au long court : Tentatives de se décrire de Boris Lehman et le film dessiné par Gwen : Poulet-Poulet.

En télé : Le Grand Vent de Valérie Lienardy, Aguaviva de José Luis Peñafuerte.

Tournages : Broadway dans la tête d'Alain Berliner et Folie Fertile de Joachim Lafosse. Attention, titres provisoires!

Gros Plans : Valérie Lienardy et Fabrizio Rongione

Dossier : DVDoc, un site de diffusion de documentaires en DVD

http://www.cinergie.be/cinergie/revue99/ ...


• > "Un nouveau lieu de conservation et de diffusion des films marocains" par Ingrid Merckx pour Le Matin

Source: Ingrid Merckx pour Le Matin, 05/11/05

"Tanger se prépare à inaugurer en janvier une nouvelle cinémathèque installée dans le cinéma Rif. Programmation ambitieuse et équipement de pointe : ce lieu de cinéma entend devenir un espace inédit de diffusion et de réflexion autour du septième art.

Alors que la Cinémathèque française - concept culte et lieu de cultes créé par Henry Langlois en 1936 – rouvre ses portes à Paris, le Maroc se prépare à accueillir une nouvelle cinémathèque à Tanger en janvier 2006. A l'heure où le nombre de salles de cinéma continue de décroître dans un Royaume encore marqué par la faiblesse des réseaux de distribution et d'exploitation, l'arrivée de cette cinémathèque est, plus qu'une bonne nouvelle, un événement.

En témoigne l'ambition du projet. Pensée comme un lieu à vocation national et international, entre le cinéma de quartier et la mission de service public, la Cinémathèque de Tanger entend proposer une programmation inédite au Maroc, à la fois exigeante et grand public, combinant offre commerciale de qualité et activité cinéphilique. Elle aspire à promouvoir le cinéma national, sensibiliser le public au septième art, et devenir un espace de travail, de documentation et de réflexion autour du cinéma.

Alors que le parc cinématographique tangerois s'est réduit de moitié en trente ans, en passant de quatorze à six salles, la Cinémathèque de Tanger s'est installée dans les murs du cinéma Rif qui a été entièrement rénovée et dotée d'équipements modernes pour l'occasion. Sur cet emplacement historique et stratégique qui domine la façade du Grand Socco à l'intersection de la médina et de la ville nouvelle, deux salles de projection se partagent une programmation aussi pointue que variée. A visée plutôt commerciale, la grande salle du cinéma Rif - 450 fauteuils, un écran de 11 mètres et un équipement moderne adapté à des films de tous les formats (35 mm, vidéos, bétas, DVD) – devrait projeter " le meilleur de ce qui sort au Maroc chaque semaine" en version originale sous-titrée.

Dans un esprit davantage arts et essais, la salle de la cinémathèque qui comprend environ 65 places, se destine à accueillir des films contemporains moins commerciaux, des classiques, des documentaires, des films d'animation, des séances consacrées au cinéma expérimental et à la vidéo… Ainsi, chaque dimanche, il est prévu que le documentaire soit à l'honneur en alternant des rétrospectives de cinéastes majeurs et des œuvres marquantes de la nouvelles génération.

Des cycles autour de Chris Marker, Agnès Varda, Pater Watkins, Frederik Wiseman, Chantal Ackerman ou Nicolas Philibert sont en projet. En matinée et le week-end, un programme spécifique sera destiné au jeune public à travers des films d'animations de toutes les époques et provenances (Le roi et l'oiseau, Les triplettes de Belleville, Kirikou et la Sorcière), mais aussi des classiques burlesques et des films centrés sur l'enfance comme Les 400 coups de François Truffaut ou La Nuit du chasseur de Charles Laughton.

Comme la cinémathèque défend une politique d'animation autour des films, un ciné-club pour les enfants sera tenu une fois par mois par l'association suisse La lanterne magique.

Le ciné-club pour les adultes devrait, pour sa part, proposer tout au long de l'année des cycles accompagnés d'informations, de rencontres et de débats. Exemples : un programme réunissant des films tournés à Tanger et non distribués au Maroc tels que Loin de André Téchiné, Le Café de la plage de Benoît Graffin, ou Le Harem de Madame Ousmane de Nadir Moknèche), un ensemble de comédies musicales (West Side Story, Le Magicien d'Oz, Les demoiselles de Rochefort, Peau d'âne), ou de films burlesques (Keaton, Chaplin, Laurel et Hardy).

Grâce à des collaborations avec la Cinémathèque nationale de Rabat et des festivals nationaux et internationaux, la Cinémathèque de Tanger entend devenir un lieu de conservation et de diffusion de films marocains. Est également prévu une salle de consultation équipée de six à huit postes individuels, et une salle de montage pour les professionnels. Enfin, la Cinémathèque de Tanger projette d'organiser tous les ans un festival estival en plein air sur la place du Grand Socco qui pourra accueillir jusqu'à 4000 spectateurs devant un écran géant.

Un fonds à 90 % numérique
Actuellement, les travaux sont en cours d'achèvement. La société et l'association qui se partagent la gestion (la SARL exploite la salle commerciale du cinéma Rif, l'association s'occupe de la cinémathèque proprement dite), s'organisent pour réunir à la fois le matériel et l'équipe nécessaires au fonctionnement de ce lieu qui comptera également un café, une librairie et une salle de lecture.

Imaginée il y a quelques années par une photographe tangeroise, Yto Barrada, et un producteur français, Cyriac Auriol (Les films du requin), rejoints depuis par plusieurs conseillers dont le réalisateur et producteur marocain Latif Lahlou, la Cinémathèque de Tanger a mis un petit moment avant de voir le jour. Le temps, finalement, de pouvoir investir le cinéma Rif et de réunir les sommes nécessaires à sa restauration et à son équipement. Soit un budget de 480 000 euros environ provenant en partie des fondations ONA, Ford, et Lorin. Il faut y ajouter quelques dons en matériel (postes de consultation et projecteur offerts par la cinémathèque française et le Forum des images à Paris) et l'ouverture d'un système de mécénat.

Du fait, entre autres, de l'ébullition engendrée par le chantier du port Tanger Méditerranée et de l'impact local qu'elle suppose, la Cinémathèque espère voir l'Etat et la région investir dans son projet. Difficile, en effet, de douter de l'aubaine que représente une telle maison de cinéma dans une ville où les amateurs se replient parfois, en désespoir de cause, dans les cafés pour assister à des projections "en avant première " mais en copies pirates de productions américaines. Reste la vraie grande idée mise en avant par cette cinémathèque : sa volonté de créer un nouveau mode de conservation et de diffusion des films au Maroc.

Ainsi que se prépare à le faire le Forum des Images à Paris, elle envisage de numériser progressivement (et jusqu'à 90 % des titres conservés) une collection de films non distribués dans le Royaume. L'objectif étant de rassembler sur un serveur un fonds numérique de films disponibles et programmables à l'envi. Une liberté précieuse quand on sait les contraintes auxquelles se heurtent les exploitants de salles et les distributeurs au Maroc.

A terme, la Cinémathèque de Tanger ambitionne de piloter un circuit alternatif de diffusion cinématographique dans le pays. Il faudra, pour cela, que le public réponde à son appel.

www.cinemathequedetanger.com."

http://www.lematin.ma/mailing/article.as ...


• > Interview de Sékou Traoré sur www.clapnoir.org

Extraits de l'interview de Sékou Traoré par Benoît Tiprez pour www.clapnoir.org

Sékou Traoré est producteur et réalisateur. Il dirige la société de production Sahélis Production à Ouagadougou. A son actif Sia le rêve du python de Dani Kouyaté, les réalisations entre autre du court métrage Le mil promis en 2003 et le documentaire Les petits métiers du Sahel en 2004.

(...)
On assiste à une production pléthorique de documentaires avec le numérique. Pensez vous que l’on verra ces films en dehors des Festivals ?
Moi je pense. Si les circuits de diffusion suivent la même évolution que le matériel de tournage pourquoi pas. Ce qui est sûr c’est que l’on va avoir un circuit de diffusion, dans un pays comme le Burkina Faso, aussi bien pour le documentaire que pour la fiction. On ne sera plus obligé de kinescoper les films pour les diffuser en salle, elles sont en train de s’équiper en matériel de vidéo projection de qualité. Les spectateurs ne savent même pas dans quel support c’est projeté, on est en train de résoudre le problème de diffusion qui a toujours été le problème numéro un du cinéma africain. Si quelqu’un comme Boubakar Diallo a fait ses longs métrage sur support numérique, qu’il arrive à les exploiter et à les rentabiliser, c’est une voie qui est ouverte et on a une alternative.

Et il y a un public africain pour le documentaire
En fait, quand tu regardes Mobutu, Roi du Zaïre qui est un documentaire, c’est passé il y a cinq ans au Burkina et ça a été vu comme n’importe quel film américain de bonne facture. Je pense que ça été une des meilleure recette à la société nationale de distribution cinématographique. Pour le public Burkinabé, c’est en terme de film de qualité que ça intéresse le public, peu importe que ça soit du documentaire ou de la fiction.
Le cinéma est le premier loisir des burkinabés en ville. C’est vrai que les films africains ont beaucoup plus d’engouement que les autres films mais, quelque soit l’origine du film, si il est bon, ça marchera.

Dans les circuit de télévision, est ce que la TNB est prête, dans l’avenir, à diffuser des films africains ?
Non, non, ni de films africains, ni européens. En fait, il faut trouver la même formule pour diffuser nos films, à savoir qu’elle n’amène pas l’argent de sa poche. Quand elle diffuse les télés novelas, ça passe toujours par un grand sponsor qui lui, achète une série ou un film. Il les replace à la télévision et en contre partie, y’a leur spot promotionnel qui passe. Ce n’est pas la télévision elle même qui enlève l’argent de sa poche. Nous, on peut procéder de la même manière et c’est comme ça que la dernière série que l’on a tournée est en train d’être diffusée sur la chaîne nationale.

Qu’en est il du financement de vos films par rapport à la France ?
C’est la conjoncture internationale elle même qui a fait, qu’au Burkina, le cordon s’est coupé tout seul. Ce n’est même pas tellement la volonté des cinéastes, ils ont été obligés de s’éloigner. 90 % des films produits au Burkina l’ont été grâce au privé Burkinabé, que ce soit des séries télés, des courts métrages ou des longs métrages. Parce que les commissions, La Francophonie, le MAE se réunissent 2 ou 3 fois dans l’année et la production actuelle fait que personne ne peut attendre ça. Si les Burkinabés veulent déposer des dossiers, y’aura quinze dossiers à chaque commission. Quoi qu’on dise, même si y’a dix bon dossiers, on ne peut pas donner à dix Burkinabés, les enveloppes sont très limitées. Donc en fait les gens se sont retourné vers les privés et ce sont eux qui curieusement, sont en train de soutenir la production burkinabé.

Vous avez le Fespaco et l’industrie cinématographique est prolifique au Burkina, c’est quasiment une exception, vous ne vous sentez pas seul ?
Je pense qu’un pays comme la Côte d’Ivoire a d’autres mécanismes. Par exemple ils récupèrent beaucoup de taxes sur des chaînes étrangères comme Canal Horizon et souvent, c’est une enveloppe qui pèse beaucoup dans la production d’un long métrage. Maintenant, il faut que ces longs métrages, s’il veulent être indépendants financièrement comme nous on est en train de le faire, il faut que ce soit fait avec du matériel léger. Rien que ce qu’on récupère comme taxes sur ces télévisions étrangères, il faut que cela puisse déjà constituer la moitié d’un budget d’un long métrage. Je crois que c’est à ce prix là ; les sponsors qui nous aident au Burkina ont leur base en Côte d’Ivoire, donc c’est de là-bas que l’argent vient, plus qu’au Burkina.

L’avenir entre les professionnels du cinéma burkinabé et l’Europe ?
De toute façon il faut que l’on évolue sans eux, les Européens ont leur contraintes aussi et donc, notre cinéma est avant tout pour notre public et il faut qu’on trouvent les moyens sur place. Si il y a des aides européennes dont on peut bénéficier tant mieux. Si c’est pas le cas, qu’on trouve les moyens de faire un cinéma très bon mais avec des petits moyens, en le rentabilisant sur place. Il ne faut pas compter sur le public européen, y’a quelques films qui sortent du lot et qui ont été achetés par ARTE. Dans tous les cas je pense qu’il va sortir de bons films de ce magma comme ce qui se passe au Nigéria ou tu as peut être cinq cent films dans l’année.

Peut on appliquer le modèle nigérian au Burkina ?
On est obligé et c’est ce qui a commencé. C’est vraiment ce qui a commencé. Le cas de Boubakar Diallo est positif. Pour moi, c’est deux choses : soit on attend éternellement les aides européennes qui sont presque finies, dans tous les cas cela ne suffit plus, et on arrête de tourner, soit on avance tout seul, c’est tout.

Votre cinéma puise ses histoires dans une culture bien ancrée au fil des ans, vous sentez vous protéger face à la mondialisation ?
Oui tout à fait. Dès que l’on va trouver des nouveaux moyens de production, je pense que l’on est en train de se protéger. Si des initiatives comme Boubakar se multiplient et on sait que ce sont ces films là qui font le plus d’entrées, bientôt les films de l’occident ne vont constituer qu’une petite partie de ce qu’on voit en Afrique. C’est assez paradoxal, quand on regarde la conjoncture actuelle, on voit que la crise économique au Burkina est dure mais c’est en ce moment qu’il y a le plus de production au Burkina. Il y a presque toujours cinq films en tournages actuellement donc les gens ont vraiment trouvé une nouvelle économie de production.
(...)

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• > Entre d'Olivier Barlet avec Frédéric Massin, exploitant de salles de cinémas en Afrique, pour www.africultures.com

Olivier Barlet a rencontré à Yaoundé Frédéric Massin, exploitant de salles au Cameroun et au Mali. Au cours de cet entretien, il fait le point sur la situation de l'exploitation en Afrique, et l'avenir probable d'Africa Cinémas. Extraits:

"Le programme Africa Cinémas (cofinancé par la France, la Francophonie et l'Union européenne) de soutien à la distribution des films africains en Afrique n'a pas donné les résultats espérés. Son animateur, Toussaint Tiendrebeogo, a démissionné le 1er février 2005 (cf. le "murmure" correspondant), indiquant que seule une structure autonome basée en Afrique pourrait faire progresser les choses. Une association regroupant les principaux exploitants, ACID, s'est formée en ce sens. Aujourd'hui, Africa Cinémas procède à des consultations pour se redéfinir et devrait annoncer des perspectives précises en fin d'année 2005. Il y a urgence : arrivera-t-on à restructurer les choses avant que, confrontées à la faiblesse de leur rentabilité, les dernière salles de cinéma ne disparaissent des grandes villes africaines ? Entretien avec un homme de terrain.

Quelle est votre fonction ?
Je ne suis pas propriétaire mais gérant et m'acquitte donc de loyers, d'ailleurs trop chers par rapport au chiffre d'affaire. Le propriétaire des salles que je gère est le groupe camerounais Fotso. A Bamako, nous avons deux salles neuves (760 et 180 places), le Babemba, construites en 2002 dans un immeuble neuf, la plus belle salle d'Afrique francophone aujourd'hui, et au Cameroun l'Abbia à Yaoundé (1250 places), le Wouri à Douala (880 places) et l'Empire (700 salles) à Bafoussam, au confort plus rudimentaire. Au Cameroun, ce sont des salles anciennes, que nous avions rénovées il y a quinze ans. Cela fait une quinzaine d'années que je m'occupe de distribution et de gestion de salles en Afrique, mais je n'y réside pas : j'y viens régulièrement.

Quel état des lieux pourrait-on faire des salles francophones sub-sahariennes ?
Nous avons tous connu une période faste entre 1995 et 2000 et cela fait maintenant cinq ans que cela tend à se détériorer, avec une accélération sur les six derniers mois qui nous rend déficitaires. Les gens viennent au cinéma pour deux raisons : voir un film et sortir. Pour sortir, on va dans une salle en bon état qui permette la promotion sociale : pouvoir inviter famille ou amis. Les salles camerounaises sont défraîchies et le développement de la vidéo est fulgurant, ainsi que de la télévision : à Douala, on peut capter huit bouquets de chaînes différents. L'offre de consommation d'images est énorme. La piraterie dvd joue sur les nouveautés, qui sont notre fond de commerce. Deux films sur trois sont en dvd à 1500 Fcfa (2,3 euros) avant l'avant-première à 2500 F (3,8 euros). On ne peut travailler sur copie neuve, sauf pour Starwars. Pour un film comme Ray, j'obtiens des copies qui sont en retour d'exclusivité française, mais ne les ai eues qu'au bout de trois mois car le film a bien marché en France. Il était en dvd dans la rue depuis très longtemps. Même chose pour Hôtel Rwanda, qui est présenté au festival Ecrans noirs alors qu'il est déjà partout en vente dans la rue par terre.

Cela ne touche que les particuliers ?
Des chaînes câblées l'ont également piraté et programmé avant sa sortie. Lorsque j'ai passé La Passion du Christ, les Eglises avaient déjà montré le dvd ! Personne ne paye de droits, alors que l'exploitant paye la douane à l'arrivée des copies, la censure qui est chère, le transport de la copie, les ayant-droits et la TVA, laquelle est contrôlée par des inspecteurs qui ont intérêt à trouver le maximum de dette pour pouvoir ensuite traiter avec vous ! La concurrence de l'informel est complètement déloyale.
(...)
Les propriétaires ne rénovent pas les salles.
Ce n'est pas leur problème. Le cinéma les indiffère : si ça ne marche pas, ils vendent à un supermarché ou une Eglise. Mais au Cameroun, nous n'avons jamais eu des marges suffisantes pour réinvestir. Pour relancer le cinéma en Afrique, il faudrait des multiplexes, à la taille du marché, c’est-à-dire trois ou quatre salles. Il faut un lieu de vie tournant autour du cinéma. C'est ce que j'essaye de faire depuis deux ou trois ans, mais je ne trouve pas les financements : ils sont trop chers et sur des délais trop courts. L'ouverture d'un multiplexe de huit salles à Lagos montre que ça marche. Il passe des films américains et nigérians. Les distributeurs kinescopent même des films nigérians en 35 mm pour les passer dans les pays avoisinants, profitant des proximités ethniques et linguistiques. Lemoine a fait des multiplexes à Casablanca et Marrakech. Il a du mal à équilibrer financièrement. Comme il a vu grand, il a du mal à fournir suffisamment de films, mais il peut s'appuyer sur la production nationale marocaine qui a du succès.

Comment marche par exemple un film de Bassek ba Kobhio au Cameroun ?
Le Silence de la forêt a fait un tiers d'entrées de plus à Yaoundé qu'à Douala car il est Beti. Je l'ai passé à Bamako, mais ça n'a pas marché. Mais le problème est que ces sorties ne sont pas assez soutenues par de la publicité et les médias. Les gens en ont doucement assez du film américain et sont prêts à voir autre chose. Des films africains ont presque aussi bien (ou aussi mal) marché au Cameroun et à Bamako que des films américains : Moi et mon Blanc, Tasuma etc. Le problème est qu'il faudrait faire un travail de distributeur en terme de communication pour une exploitation dans une seule salle ! Le budget est disproportionné.
(...)
On tente un état des lieux ?
A Dakar, le Paris ferme. A Bamako, le Babemba fonctionne mais ne s'amortit pas. Au Burkina, pays du cinéma, il y a deux circuits : Frank Alain Kaboré, homme d'affaires important pour le pays qui peut se permettre de soutenir son fils, et Idrissa Ouedraogo qui s'en sort non sans mal car il ne paye ni loyer ni pub sans parler d'avantages sur le prix de l'électricité par exemple. J'y ai vu 300 personnes un mardi pour le film de la Burkinabée Apolline Traoré, Sous la clarté de la lune : du jamais vu pour moi. Au Niger : c'est le désert en dehors du CCF. En Guinée, même chose. Au Bénin, Janvier Yahouedeou a trois salles dont une a été complètement refaite. Refaire une salle ne suffit pas si on se contente de changer la moquette ou le tissu des sièges : il faut un lieu nouveau, multiplexe, ailleurs si possible pour créer l'événement. C'est ce qu'envisage Kaboré à Ouaga et que j'envisage aussi au Cameroun car le déficit est réel depuis quelques mois. En Côte d'Ivoire, les événements politiques ont tout cassé. On trouve de la vidéo-projection à l'Ivoire et au Primavera tandis que le Paris et les Studios ont fermé. Au Gabon, deux salles récentes gérées par la CFAO avaient visé une clientèle expatriée avec des prix très chers, ce qui était aberrant car elle n'est pas très nombreuse et sort peu volontiers. La clientèle du cinéma en Afrique, ce sont les classes moyennes. Les bourgeois ont des écrans plasmas chez eux tandis que les pauvres vont dans les vidéo-clubs à 125 Fcfa. Les classes moyennes sont celles qui souffrent le plus en cas de crise économique car c'est elles qu'on compresse pour trouver de l'argent.
(...)
Que pensez-vous du programme Africa cinémas ?
Je me suis élevé contre la conception de l'aide du plan Africa Cinémas : une aide à la diffusion de l'œuvre et non une aide à l'exploitation. Le problème est structurel : on ne diffusera jamais un film africain qui fait déjà 20 % de moins qu'un film américain alors qu'on a aucune marge. Si un film me rapporte dix places de plus, je le prendrai car j'ai le couteau sous la gorge. L'aide spécifique à la diffusion de films africains ne fait pas une différence significative. J'ai proposé, comme pour les salles d'art et d'essai en France, une aide modulable selon les recettes de la salle, ce qui n'a pas été entendu en l'absence de billetterie et de moyens de contrôle. Africa Cinémas n'incluait pas non plus la publicité (ce qui vient de changer), là aussi pour des problèmes de contrôle. Le plan avait pour philosophie de créer le métier de la distribution ex-nihilo mais vu que ce n'est pas rentable, cela n'aura pas lieu. J'avais proposé pour ma part de réaliser avec l'argent dégagé pour ce plan cinq multiplexes avec un cahier des charges favorisant la diffusion de films africains ou européens pendant dix ans. C'était un projet structurant alors qu'on a jeté avec ce plan 3 milliards de Fcfa en l'air.

(...)
Vous êtes-vous regroupés en groupe de pression ?
Oui, nous avons récemment créé l'ACID (Africa cinémas du futur), association d'exploitants et distributeurs africains, pour lutter contre la gestion d'Africa cinémas par le seul Europa cinémas et en demander la cogestion paritaire. Elle regroupe Janvier Yahouedeou (exploitant au Bénin, président), moi-même (secrétaire général), Khalilou Ndiaye (distributeur-exploitant au Sénégal, trésorier), Bassek ba Kobhio (distributeur), Idrissa Ouedraogo (distributeur-exploitant) et Toussaint Tiendrebeogo, ancien gestionnaire d'Africa cinémas démissionnaire. Europa cinémas fait peut-être bien son travail mais son directeur ne connaît pas l'Afrique. Cela donnait des disfonctionnements graves d'autant plus que les frais d'administration importants prélevés par Europa cinémas auraient pu être mieux utilisés. Il est dommage que l'ACID ne se soit pas constituée plus tôt pour gérer ce programme.
(...)"

L'intégralité de l'entretien est disponible ici: www.africultures.com/index.asp?me ...


• > Entretien avec Pierre Yaméogo sur www.clapnoir.org

Benoit Tiprez a rencontré à l'occasion du dernier Festival de Namur le réalisateur burkinabé Pierre Yaméogo. Celui-ci revient longuement sur le problème de la diffusion des oeuvres cinématographiques africaines.

"Delwendé, lève-toi et marche en mooré (langue du Burkina Faso) a reçu le prix spécial du jury lors du Festival international du film francophone de Namur. Son réalisateur, Pierre Yaméogo est bien connu des cinéphiles. Dans l’entretien qu’il a accordé au reporter de Clap Noir, Pierre dit sans détours ses vérités sur le cinéma en Afrique.

Est-ce que vous venez souvent au FIFF et que pensez-vous de ce festival en particulier ?
C’est la troisième fois peut être que je viens. La seule chose que je pense c’est que c’est un festival assez humain ; je trouve les gens vraiment très humains, on n’est pas dépaysés. Cet humanisme du festival fait que l’on a envie de revenir. Cela fait longtemps que je ne suis pas revenu, il faut maintenant penser plus au côté business du système, au côté professionnel et mettre de l’action. Sinon c’est un très bon festival qui a toutes les valeurs. Est-ce que le côté professionnel qui a beaucoup changé va nous permettre d’être satisfait et de pouvoir revenir ? Il ne suffit pas de faire des festivals. Les festivals c’est bien pour faire connaître les films, il faut qu’il y ait des rencontres entre les festivaliers, les réalisateurs et les professionnels qui diffusent les films. Il faut que le cinéma francophone ne soit pas vu que dans un cadre à la semaine. Il faut que les festivals arrivent à trouver les vrais professionnels qui diffusent les films, les producteurs de télé, même s’il n’y en a pas beaucoup. Ca veut dire que si il y a des gens qui viennent voir ces films, il y a forcément une audience pour les films africains, canadiens, belges. Il y a même les belges qui se sont plaints de la non-diffusion de leurs films au sein même de leur pays.

Les problèmes liés à la diffusion de ces films sont récurrents, ne pensez vous pas qu’il y a une certaine hypocrisie derrière tout ça ?
Bien sûr. Je suis même très furieux que le cinéma africain n’ait son créneau de diffusion que dans les festivals. Ça, ce n’est pas bien. Si on peut organiser un festival, ça veut dire qu’une télévision peut organiser des diffusions. Je ne sais pas s’il y a une mésentente ou quoi mais l’hypocrisie existe. Ou s’il y a des gens qui trouvent leur intérêt à ce que le film ne soit pas diffusé et qu’il reste dans le créneau festival, ça c’est très méchant. Il faut qu’on arrive, en tout cas, à trouver pourquoi nos films ne sont pas diffusés alors qu’ils marchent dans les festivals.

Les mécanismes de soutien à la diffusion de ces cinémas apportent très peu de résultats. Le dernier en date est le plan Africa Cinémas. Pourquoi n’a-t-il pas fonctionné ?
Africa Cinémas a été mis en place en consultant certains réalisateurs et professionnels africains qui n’ont jamais travaillé dans un circuit où tout est organisé. Ils ont saboté cette organisation car ils n’ont jamais voulu qu’il y ait quelque chose d’organisé en Afrique étant donné que cela ne leur profite pas. Ce n’est pas la faute à Africa Cinémas. Africa Cinémas existera.

Mais cela profite à qui ?
Ceux-la même qui ont eu leurs labels les plus connus du cinéma africain. Ce sont eux qui ont été au-devant. Ca devait profiter à tout le monde. Mais eux, n’ont pas voulu de cela et du coup, l’organisation a été sabotée. Ils ne sont pas plus de trois dans le circuit que tout le monde connaît et quand cet article va sortir, de toute manière, on saura de qui on parle.

Il y a le rôle des télés, comme TV5 et CFI qui arrosent l’Afrique de programmes francophones…
TV5 n’est pas une télévision africaine, c’est une télévision de propagande de la culture française en Afrique comme le comptoir colonial que l’on appelait CFA… ça, on le sait. C’est pas quelque chose que la France nous cache. C’est à nous de se dire comment ça se fait. TV5 et CFI c’est fait pour diffuser la culture française et aliéner les Africains. C'est clair, nous on le sait, la France le sait. Maintenant, est-ce que nous diffusons nos propres programmes dans nos télévisions ? Je prends mon cas : mes films que CFI prend et que la France diffuse, quand ça arrive dans une télévision africaine, ils ne les diffusent pas. A peine il faut payer pour qu’on diffuse un programme.
Moi, je veux bien attaquer la France mais il ne faut pas déconner non plus. Il faut que nous nous organisions et que nous soyons responsables. On a demandé à être indépendants et il faut qu’on assume. Si on n’assume pas, on ne peut pas encore demander à la France ou à la Belgique de nous donner de l’argent. Eux, ils viennent, mais pour diffuser directement leur politique culturelle et nous aliéner. Ce n’est pas tout à fait le mot mais plutôt, c’est pour que nous ne soyons pas prompts à quitter leurs valeurs culturelles.

Pourquoi les chaînes africaines sont capables d’acheter à quelques millions de Francs CFA des série télé étrangères et n’achètent pas les films africains pour quelques centaines de milliers de francs CFA ?
Jusqu’à aujourd’hui, on ne comprend pas ça. Et quand tu l’expliques au directeur des programmes, il semblerait qu’il n’y a pas de politique, effectivement. Ils peuvent tout acheter sauf les programmes africains. Ça, c’est une insulte au créateur africain. Soit tu donnes cadeau, soit tu payes pour que ton film soit diffusé. Ca veut donc dire que nous avons un problème interne entre africains et même entre nos propres pays que nous devons résoudre avant d’attaquer le colonialisme belge et français. C’est normal que les Américains nous bombardent avec leur coca ; on ne peut pas les critiquer car nous ne faisons rien.

Est-ce que les cinéastes sont dans la voie d’une rupture avec la France ?
Non, historiquement parlant, on ne peut pas car la langue qui nous véhicule à travers le monde c’est le français. Et puis, on n’en a pas envie ! On voudrait plutôt une réciprocité et une compréhension. Mais la France ne peut pas nous imposer un système que nous ne voulons pas. La France ne nous a jamais dit de ne pas diffuser nos films dans nos télévisions et elle n’intervient pas. On peut être méchants entre nous et on accuse la France ou la Belgique, le problème dépend de nous-mêmes. Tant que nous ne nous aimons pas, cela ne marchera pas. On diffuse des programmes de télévision où les gens ne comprennent rien donc on les aliènent. Je ne sais même pas si les docteurs de télévision sont payés pour faire ce sabotage de programme. Mais il y a des programmes sérieux qui existent. J’étais à Ouaga, j’ai fait cinq documentaires qui ont été diffusés pas CFI et TV5 mais la télévision du Burkina non seulement ne veut pas les diffuser mais attend même que je vienne payer alors que je leur ai dit de les diffuser cadeau.

Et dans l’avenir ?
Quoi qu’il arrive on est dans la mondialisation. Et c’est nous qui faisons la demande de l’aliénation. A un moment donné, par la force des choses, cela va changer. Je crois que les gens commencent à comprendre que quand on est africain et qu’on ne respecte pas ses valeurs culturelles on est rien et je crois que ça va venir de cela. Autrement dit, il y a une conscience qui va se transformer d’une manière radicale et j’espère qu’elle ne se déroulera pas dans la violence. On va en avoir jusqu’à la gorge mais ça va changer. Mais pour l’instant, tant que ça arrange certaines personnes, cela continuera.

Propos recueillis par Benoît Tiprez

www.clapnoir.org





Infos festivals   
  • > Au programme en décembre...

Du 11 novembre au 4 décembre
Festival on Wheels, Festival des Films Européens d'Ankara (Turquie)
www.europeanfilmfestival.com

Du 24 novembre au 4 décembre
IFDA, International Documentary Film Festival, Amsterdam (Pays-Bas)
www.ifda.nl

Du 25 novembre au 11 décembre
African Diaspora Film Festival, New York (Etats-Unis)
www.nyadff.org

Du 26 novembre au 4 décembre
Camerimage, Lodz (Pologne)
www.camerimage.pl

Du 29 novembre au 10 décembre
Cairo Film Festival, Le Caire (Egypte)
www.cairofilmfest.com

Du 2 au 9 décembre
Festival International du Court Métrage de Leuven (Belgique)
www.kortfilmfestival.be

Du 2 au 10 décembre
Festival International du Film de Bratislava (République Slovaque)
www.iffbratislava.sk

Du 3 au 10 décembre
"Images en région", Festival du Film de Vendôme (France)
www.vendome-filmfest.com

Du 4 au 10 décembre
Festival International du Film de Tirana (Albanie)
www.tiranafilmfest.com

Du 6 au 10 décembre
Festival Tous Courts, Rencontres Cinématographiques d'Aix-en-Provence (France)
www.aix-film-festival.com

Du 17 au 23 décembre
Festival du Film pour l'Enfance et pour la Jeunesse de Sousse (Tunisie)
www.fifej.com

Festival du Film de Quartier, Dakar (Sénégal


• > New York African and Dispora Film Festival: Programme

Le New York African and Dispaora Film Festival se tiendra du 25 novembre au 11 décembre 2005.

Voici les productions francophones qui serontmontrées à cette occasion.

- Un amour d'enfant, Ben Diogaye Beye, Sénégal
- Amal, Ali Benkirane, Maroc, (CM)
- Childhood Destroyed, Mahama Zara Yacoub, Tchad
- Dunia, Jocelyne Saab, Egypte/ Liban/ France
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Fela Kuti: Music is the Weapon, Jean-Jacques Flori et Stéphane Tchal-Gadjeff, France/ Nigéria (Doc)
- Femi Kuti, what's going on?, Jacques Goldstein, France (Doc)
- Free Wheels, Sidiki Sijiri Bakaba, Côte d'Ivoire
- Comment conquérir l'Amérique en une nuit?, Dany Laferrière, Haïti/ Canada
- Kirikou et la sorcière, Michel Ocelot, France (animation)
- Massaï les guerriers de la pluie, Pascal Plisson, France (Doc)
- Nina Simone, sorcière de l'amour, René Letzgus, France (Doc)
- Le Goût des jeunes filles, John L'Ecuyer, Haïti/ Canada
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM, animation)
- Le Damier, Balufu Bakupa Knyinda, RD Congo (CM)
- Histoire de sable, Hyacinthe Combary, Canada (Doc)
- La Caravance sans fin, Ariane Martens, Belgique (Doc)
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola/ France
- Le Plafond de verre, Yamina Benguigui, Algérie (Doc)
- La Petite Vendeuse de soleil, Djibril Diop Mambety, Sénégal (CM)
- Thomas Sankara, Balufu Bakupa Kanyinda, RD Congo (Doc)

Notons une section thématique sur les soldats noirs durant la seconde guerre mondiale, avec notamment Camp de Thiaroye et Emitaï de Semèbe Ousmane (Sénégal) et Tasuma de Daniel Kollo Sanou (Burkina Faso).

Plus d'infos sur le site du festival: www.nyadff.org


• > Festival des 3 continents de Nantes: Programme

Le Festival des 3 continents se tiendra à Nantes du 22 au 29 novembre 2005.

Le programme offre quelques focus thématiques sur le cinéma brésilien, année du Brésil oblige, les trésors de la Cathay, célèbres studios de Hong-Kong, une sélection de films très noirs, "Continent B", ainsi que deux rétrospectives touchant aux cinémas francophones:
Une histoire du cinéma tunisien
Longs-métrages
- Mokhtar- 1968 - Sadok Ben Aïcha
- Khlifa le teigneux - 1967-1970 - Hamouda Ben Halima
- Sous la pluie de l'automne - 1970 - Ahmed Khechine
- Sejane- 1974 - Abdelatif Ben Ammar
- La Noce 1979 - Collectif Nouveau Théatre
- L'Homme de cendres - 1986 - Nouri Bouzid
- La Trace - 1982-1988 - Nejia Ben Mabrouk
- Halfaouine- 1990 - Ferid Boughedir
- Les Silences du palais - 1994 - Moufida Tlatli
- Satin Rouge - 2002 - Raja Amari
- Le Prince qui contemplait son âme - 2005 - Nacer Khémir

Courts-métrages
- Courts métrages muets de Samama Chikly : Zohra - 1918, Ain Ghazal (La fille de Carthage) 1928
- La trilogie de Moncef Dhouib : Hammam Dhab - El Hadhra - Tourba
- Un soir de juillet - Raja Amari
- A l'ombre sacrée des arbres - Fitouri Belhiba (Documentaire)
- Le Réverbère - Mamouda Ben Halima (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Le Pique-Nique - 1972-1975 - Ferid Boughedir (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Visa- 2005 - Ibrahim Letaief

Rétrospective Côte d'Ivoire
Retour sur des oeuvres marquantes du cinéma ivoirien.
- Djeli- Fadika Kramo Lanciné
- Adja Tio: à cause de l'héritage - Jean-Louis Koula
- Comédie exotique - Kitia Toure
- Abaklon- Roger Gnoan M'Bala
- Visages de femmes - Désiré Ecaré
- Concerto pour un exil - Désiré Ecaré
- L'Homme d'ailleurs - Mory Traore

Parallèlement, la sélection propose aussi quelques productions francophones:
- A Perfect Day, Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige, Liban (compétition)
- Bab'Aziz, le Prince qui contemplait son âme, Nacer Khémir, Tunisie (compétition)
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso (séance spéciale)
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique (séance spéciale)

Plus d'infos sur le festival sur le site: www.3continents.com


• > Appel à candidatures: Afrique taille XL 2006

La deuxième édition d'Afrique taille XL, panorama des cinémas africains, se tiendra du 19 au 22 avril 2006 à Bruxelles. Ce festival non compétitif, organisé par l'ASBL Afrique taille XL, avec le soutien de la Commune d'Ixelles et d'Africalia, proposera près de 25 longs métrages, 25 courts métrages, et 15 documentaires.

L'équipe d'Afrique taille XL recherche des oeuvres issues de tous le continent africain. Le délai de réception des supports (VHS ou DVD) est fixé au 6 février 2006.

Pour toute information (coordonnées et modalités), écrire à l'adresse suivante: info@afriquetaillexl.com


• > Festival International du Film de Mannheim: programme

Le Festival International du Film de Mannheim aura lieu du 17 au 26 novembre 2005.

Voici les productions francophones programmées:

Compétition Internationale
- OFF SCREEN, Pieter Kuijpers, Pays-Bas/ Belgique
- Hat mua roi bao lau - La Mariée du Silence, Doan Minh Phuong et Doan Than Nghia, Vietnam
- Ill Fated, Mark A. Lewis, Canada
- Kalokerines astrapes, Nicos Ligouris, Grèce/ Allemagne
- Nèg Marron, Jean-Claude Flamand-Barny, France/ Guadeloupe
- Ryna, Ruxandra Zenide, Suisse/ Roumanie
- Tuning, Igor Sterk, Slovénie

Découvertes Internationales
- Dead Time, Steve Sanguedolce, Canada
- Nuit noire, Oliver Smolders, Belgique
- Le Silence, Orso Miret, France

Courts métrages
- 21H11, Arnaud Bigeard, France
- Panorama, Marinca Villanova, France
- Le Baiser, Stéfan Le Lay, France
- Kata Practice, Siu Ta, Canada
- Bieda-Ziemia, Filip Marczewski, Pologne
- A Distznó útjan Péter Mészáros, Hongrie
- Poulet-Poulet/, Damien Chemien, Belgique
- Somewhere, Emmanuel Murat, France
- Looking for Alfred, Johan Grimonprez, Belgique

A noter également, une projection spéciale de Douar de femmes de Mohamed Chouikh.

L'intégralité de la programmation sur le site: http://www.mannheim-filmfestival.com


• > Torino Film Festival: Programme

Le Torino Film Festival se tiendra du 11 au 19 novembre 2005 en Italie.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées dans les différentes sections.

Compétition longs métrages
- Alex, José Alcala France
- A Halal Kilovagolt Perzsiabol, Horváth Putyi, Hongrie
- Odgrobadogroba, Jan Cvitkovic, Slovénie
- Les Saignates, Jean-Pierre Bekolo, Cameroun/ France
- Voivi venu le temps, Alain Guiraudie, France

Hors compétition
- L'Avion, Cédric Kahn, France
- Bab'Aziz, le Prince qui contemplait son âme, Nacer Khemir, Tunisie
- Le Domaine Perdu, Raoul Ruiz, France/ Roumanie/ Espagne/ Italie

Ces sections s'accompagnent de sections dédiées aux cinémas italiens (fictions et documentaires), d'hommages à Claude Chabrol et Walter Hill, ainsi que d'un focus sur le cinéma des Philippines.

PLus d'infos sur le site du festival: www.torinofilmfest.org


• > Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal: Programme

Les 8èmes Rencontres Internationales du Documentaires de Montréal se tiendront du 10 au 20 novembre 2005.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées:

Parcours Intimes
- Arafat, mon frère / Rashid Masharawi / France, Québec
- Au nom de la mère et du fils / Maryse Legagneur / Québec
- Bonnes à tout faire / Hélène Choquette / Québec
- Les Carnets de Claire / Serge Lalou / France
- Exit / Fernand Melgar / Suisse
- Les Fenêtres sont ouvertes / Arnaud et Jean-Marie Larrieu / France
- Inuk urbain [ Qallunajatut ] / Jobie Weetaluktuk / Canada
- La Maison Haute / Pavel Lounguine / France
- Mamaie / Alex Margineanu / Québec
- Mohawk Girls / Tracey Deer / Québec
- Papy-Mamie / Michaël Lheureux / France
- Solitudes / Jeannine Gagné / Québec
- Sous-sol / Luc Maréchaux / Québec
- Sur les montagnes russes / Chiara Malta / France
- Voici l’Homme / Catherine Hébert / Québec
- Zero Degrees of Separation / Elle Flanders / Canada

Territoires du réel
- Azrak-Ramadi [ Bleu-Gris ] / Mohamad Al Roumi / France
- Bride Kidnapping in Kyrgyzstan / Petr Lom / Canada
- The Bridge [ Podul Peste Tisa ] / Ileana Stanculescu / Roumanie
- Chats perchés / Chris Marker / France
- La Danse de Jupiter / Renaud Barret; Florent de La Tullaye / France
- Déluge au pays du Baas / Omar Amiralay / France
- Un dragon dans les eaux pures du Caucase / Nino Kirtadze / France
- Les Femmes du mont Ararat / Erwann Briand / France
- Lifelike [ Plus vrai que nature ] / Tally Abecassis / Québec
- Massaker / Monika Borgmann; Lokman Slim; Hermann Theissen / Allemagne, Suisse, France, Liban
- Melodías / François Bovy / Suisse
- No More Tears Sister: Anatomy of Hope and Betrayal / Helene Klodawsky / Canada
- Po Cud [ For a Miracle ] / Jarek Sztandera / Pologne
- Le Rêve de São Paulo / Jean-Pierre Duret; Andréa Santana / France
- Souvenirs d’Acapulco [ Souvenir Kids ] / Diego Briceño-Orduz / Québec
- Vivre en paix [ Mirnaya Zhizn ] / Antoine Cattin; Pavel Kostomarov / Suisse, Russie

Nouveaux Regards Québec
- L’Hiver longtemps / Frédérick Pelletier /
- HLM / Stéphane Beauregard /
- Le Méchant trip [ Exiles in Lotusland ] / Ilan Saragosti /
- Petites mères / Judith Brès /
- Le Show / Xavier Beauchesne-Rondeau /
- Si j’avais un chapeau / Anaïs Barbeau-Lavalette; Arnaud Bouquet /
- Sur le quai de la gare / Alexis Fortier Gauthier; Julien Fontaine; Michel Lam; Myriam Magassouba /
- Les Voix de Kalkeri / François Lemieux /

L'intégralité de la programmation sur lke site du festival: http://www.ridm.qc.ca/


• > Festival du Film Francophone de Tuebingen: Palmarès

Le Festival du Film Francophone de Tuebingen s'est tenu du 26 octobre au 2 novembre dernier en Allemagne. Voici les films récompensés dans la compétition "Nouveaux cinémas francophones":

- Prix d'aide à la distribution:
Le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois a gagné le Prix d'aide à la distribution financé par Unifrance et la MFG de Bade-Wurtemberg.
Justification: "Le film décrit selon le style du "cinéma vérité" le quotidien de la police à Paris. Le réalisateur laisse aux personnages la place de changer, de parler d'eux-même. L'excellente prestation de Nathalie Baye, Jalil Lespert et Roschdy Zem viennent parfaire ce film captivant et réaliste qui dépasse en tant que portrait d'une société le genre conventionnel du film policier français."

Le jury a fait aussi une mention spéciale à la production franco-belge Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte.
Justification: "Le film raconte une histoire d'amour hors du commun et fait un portrait plein de tendresse d'une femme pas comme les autres. Les deux réalisateurs ont réussi à adapter au cinéma l'histoire d'une petite comédienne vivant dans une province en France et ceci d'une manière convaincante et touchante. Nous sommes sûrs que ce film est accessible au grand public."

- Prix du public - Caméra Volante
Ouaga Saga, un film plein de joie sur un groupe de jeunes voulant réaliser leurs rêves à Ouagadougou, a gagné le Prix du public, la Caméra Volante. Son réalisateur Dani Kouyaté (Burkina Faso), né en 1961, a tourné un film plein d'optimisme sur l'espoir, la persévérance et l'humour, avec lesquels la jeunesse fait face à ses problèmes quotidiens en Afrique.

- Prix de la jeunesse
L'Iceberg de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy (Belgique), a reçu le Prix de la jeunesse. L´histoire originale, pleine d'humour et touchante à la fois, le langage très expressif des images et la performance des acteurs ont convaincu, parmi les six autres films en compétition, les neuf membres du jury âgés de 16 à 18 ans.
Justification: L'Iceberg fait une critique tout à fait particulière de la société. Sans remédier à de longs discours, le réalisateur réussit à nous faire réfléchir tout en laissant interpréter librement les faits."

- Prix de la critique
Le jury a attribué le Prix de la critique du cinéma à L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari, une coproduction belgo-marocaine.
Justification: "De nos jours, les actualités nous montrent des maghrébins essayant désespérément de franchir la frontière pour l'Europe, de telles images dominent sur nos écrans. La réalisatrice s'est elle dirigée vers ceux qui sont restés au pays. Par des images somptueuses, Yasmine Kassari décrit le quotidien monotone de femmes et d'enfants vivant dans un village dans le nord-est du Maroc. Leur vie est marquée par les valeurs traditionnelles qui permettent à leurs maris de les contrôler, y compris depuis l'étranger."

Le jury a gratifié aussi la coproduction franco-belge Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte.
Justification: "L'humour laconique du film a réussi à réunir et à mêler de manière convaincante le cinéma et le théâtre."

http://www.filmtage-tuebingen.de/


• > Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: Palmarès

Le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles s'est tenu du 1et au 6 novembre 2005 en Belgique. Outre les compétitions nationales et internationales, un focus sur le cinéma marocain était organisé. Le film Tarfaya du réalisateur marocain Daoud Aoulad Syad y a reçu le Grand Prix toutes catégories confondues.

Voici les autres prix attribués à des productions francophones.

- Prix du meilleur scénario: Ici et là de Mohamed Ismaïl (Maroc)
- Prix du meilleur court métrage: Tue l'amour de Philippe Lioret (France)
- Prix "Sylvie Auzas" du meilleur film engagé au service d'une cause: Destin de famille, Younes Reggab (Maroc)

Compétition belge:
- Grand prix toutes catégories: Cologne, Kaat Beels
- Prix de la meilleure réalisation: Rien d'insoluble, Xavier Seron
- Prix du meilleur court métrage: Food, Maya GOUBY
- Prix du meilleur premier film: Lost in La Hesbaye, Christophe Ghislain
- Prix spécial du jury: Gemini, Jacques Molitor
- Prix du meilleur film d'animation: True Frinds, Jelle De Beule
- Prix du meilleur scénario: Une fameuse journée, Jean-Marie Buchet
- Prix du meilleur documentaire: 800871, Yann Schober

L'intégralité du palmarès sur le site du festival: http://www.centremultimedia.org/page.php ...


• > Cape Town Film Festival: Programme

Le Cape Town Film Festival se tiendra du 11 au 20 novembre 2005, dans le cadre du marché du film de Sithengi. En dehors des nombreuses rencontres professionnelles, du marché et du Sithengi Talent Campus, voici les productions francophones sélectionnées.

Longs métrages en compétition
- Gardien de buffles, Monh Nguyen Vo, Vietnam/ France/ Belgique
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc
- Sabah, Ruba Nadda, Canada
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Agola/ France
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France

A Disparate World
- Un amour d'enfant, Ben Diogaye Beye, Sénégal
- Clean, Olivier Assayas, France
- Le Jardin de papa, Zéka Laplaine, RD Congo
- Vas, Vis et deviens, Radu Milhaileanu, France/ Israël/ Ethiopie
- Masaï, les guerriers de la pluie, Pascal Plisson, France
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal/ France
- Ouaga Saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Rebelove, Filip Renc, République Tchèque
- Sometimes in April, Raoul Peck, France/ USA/ Rwanda
- Les Habits Neufs du Gouverneur, Mweze Ngangura, RD COngo/ Belgique
- Sous la clarté de la lune, Apolline Traoré, Burkina Faso

African Retrospective
- Ali Zaoua, Nabil Ayouch, Maroc
- Buud Yam, Gaston Kaboré, Burkina Faso
- Madame Brouette, Moussa Sène Absa, Sénégal
- Pièces d'identités, Mweze Ngangura, RD Congo/ Belgique
- Sambizanga, Sarah Maldoror, Angola/ France
- Le Silence de la forêt, Didier Ouénangaré et Bassek Ba Kobhio, Cameroun/ Gabon/ Centrafrique
- Le Prix du pardon, Mansour Sora Wade, Sénégal
- Tilaï, Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso

Reality Bites
- Al'Leessi, une actrice africaine, Rahmatou Keïta, Niger
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno, Cameroun
- La Marche de l'empereur, Luc Jacquet, France

Courts métrages
- Africains poids moyens, Daniel Cattier, Belgique
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, Côte d'Ivoire
- Kitchen, Alice Wincour, France
- Kounandi, Apolline Traoré, Burkina Faso
- Remote Paradise, Frederick Tremblay, Canada
- Safi, la petite mère, Raso Ganemtoré, Burkina Faso

Plus d'infos sur le site du festival: www.sithengi.co.za


• > 6ème Festival du cinéma d'Attac, Bruxelles: Programme

Le 6ème Festival du Cinéma d'Attac aura lieu à Bruxelles du 24 novembre au 4 décembre 2005.

Voici les productions francophones proposées:
- L'Autre Mondialisation, de François Christophe, France, 1999, Doc
- Le Bien Commun: l'assault final, de Carole Poliquin, Canada, 2002, Doc
- Le Bonheur publicitaire est une chimère, de Capone et Blocky, France 2004, Doc
- La Carotte ou le baton, de Stéphane Arnoux, France 2004, Doc
-Le Cauchemar de Darwin, de Hubert Sauper, France/ Autriche/ Belgique 2004, Doc
- Le Couperet, de Costa Gavras, France/ Belgique LM Fiction
- la Damnation de l'or noir et L'Epopée de l'or noir, de Yves Billon et Jean-Pierre Beaurenaut, France 2004, 5x52 min, Doc
- Déjà s'envole la fleur maigre, de Paul Meyer, Belgique 1960, LM Fiction
- Devenir, de Loredana Bianconi, Belgique 2004, Docu-Fiction
- Dr Nagesh, de Vincent Detours et Dominique Henry, Belgique 2004, Doc
- L'Europe Maltraitée de Suzanne Körösi et Cécile Proust, France 2005, Doc
- Escadrons de la mort, de Marie-Monique Robin, France 2003, Doc
- J'aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma, de Francis Fourcou, France 2004, Doc
- Junelnejb'ahl d’Aline Dehasse, Livia Raccanello et Jennifer Gonzalez, Belgique 2004, Doc
- Mahaléo, de César Paes, Raymond Rajaonarivelo, Madagascar/France 2004, Doc
- Médias contre tambours, de Dominique Berger et Sarah Fautré, Venezuela/Belgique 2004, Doc
- La Porte du soleil(1re et 2e Partie) de Yousry Nasrallah, Egypte/ France 2004,LM Fiction.
- Un rêve algérien, de Jean-Pierre Lledo, Algérie/ France 2003, Doc
- Roulez les mécaniques, de André François, Belgique 2004, Doc
- Rwanda, à travers nous l'humanité, de Marie-France Collard, Belgique 2005, Doc
- Sans valeur marchande, de Doris Buttignol et Samuel Sagon, France 2005, Doc
- Les Suspects, de Kamal Dehane, Belgique/ Algérie 2004, 105 min, LM Fiction
- Travail d'arabe, de Christian Philibert, France 2003, LM Fict


• > Festival International du Film de Marrakech: Programme

Le Festival International du Film de Marrakech se tiendra du 11 au 19 novembre 2005.

Voici les productions francophones sélectionnées:

Compétition
- Passion, Mohamed Malas, Syrie/ France
- L'Iceberg, Dominique Abel et Fiona Gordon, Belgique
- The City of Sun, Martin Sulick, République Tchèque
- Alex, José Alcala, France
- C.R.A.Z.Y., Jean-Michel Vallée, Canada
- El Ayel, Moumen Smihi, Maroc

Hors compétition
- Zaïna, cavalière du désert, Bourlem Guerdjou, France/ Maroc
- Caramel, Henri Duparc, Côte d'Ivoire
- Je vous trouve très beau, Isabelle Mergault, France

Coup de coeur
- Benares, Barlen Pyamootoo, Maurice/ France
- Imposture, Patrick Bouchitey, France
- Crash Test Dummies, Kalt Jorg, Autriche

Le jury sera composé de Jean-Jacques Annaud (réalisateur français), Abdelkebir Khatibi (sociologue marocain), Kim Jee-Woon (réalisateur coréen), Deepa Mehta (réalisatrice indienne), Idrissa Ouédraogo (réalisateur burkinabe), Stefania Rocca (comédienne italienne), Hend Sabri (comédienne tunisienne), Leonor Silvera (comédienne portugaise), Mary Sweeney (monteuse et productrice américaine).

Plus d'infos sur le site du festival: www.festival-marrakech.com


• > Festival International du Film d’Amiens

Le Festival International du Film d'Amiens fête ses 25 ans cette année. Outre des hommages à Francis Blanche, Souleymane Cissé, Raoul Walsh, ou encore un focus sur le Brésil, il propose une programmation riche et variée, faisant la part belle aux cinémas africains dans leur diversité.

Voici un aperçu de la programmation:

Compétition
- L'Appel des arènes, Cheikh Ndiaye, Sénégal/ France/ Burkina Faso
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora Kpaï, Bénin/ France
- Attente, Rashid Masharawi, Palestine/ France
- La Couleur des mots, Philippe Blasband, Belgique

Hors compétition
- Beau Masque, Peter Kassovitz, France
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- L'Eclaireur, Djibril Glissant, France
- Etat d'amour, Saad Hendawy, Egypte
- Fratricide, Yilmaz Arslan, Allemagne/ Luxembourg/ France
- Gris Blanc, Karim Dridi, France
- Jusqu'au bout, Maurice Failevic, France
- Noces d'été, Moktar Ladjimi, Tunisie
- Parabola, Karim Ouelhaj, Belgique
- Paris la métisse, France

Sélection "Afrique"
- A la recherche de l'émir Abd El Kader, Mohamed Latrèche, France
- Afrique, la parole essentielle, Ibrahima Sarr, Sénégal
- Be Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée
- Bul déconné!, Marc Picavez et Massaer Dieng, France/ Sénégal
- Calypso @ Dirty Jim's, Pascale Obolo, France
- Ceux qui mangent le bois, Reza Serkanian, France
- Cinégritude, Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso
- Le Congo, quel cinéma!, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- D'une fleur double et de quatre mille autres, Claude Haffner, France/ RD Congo
- Des vies en réparation, Ndeye Thiam Daquo, Sénégal
- La Deuxième Femme, Caroline Pochon, France
- Devant elle, Angela Terrail, France
- Dossier brûlant, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Enfants du Noma, Christian Lajoumard, France
- Fer et verre, William Mbaye, Sénégal
- GND contre Atila, Arnold Antonin, Haïti
- Goretti, Diane Igirimbabazi, Rwanda
- "Grand jeu", Algérie, présidentielle 2004, Malek Bensmaïl, Algérie/ France
- Hadja Moï, Laurent Chevallier, France
- Hun, les oiseaux malpropres de l'obscurité, Arnaud Zohou, Bénin/ France
- Inspecteur Sory: le mamba, Mamady Sidibé, Guinée/ Gabon
- Isugi, Jacques Rutabiwinga, Rwanda
- Jongo, danse des âmes, Naïma di Piero, France
- Les Habits Neufs du Gouverneur, Mweze Ngangura, RD Congo/ Belgique
- Kalala, Mahamat Saleh Haroun, Tchad
- Kin-Malebo danse, Dom Pedro, Angola
- Lamine la fuite, Samia Chala, France
- Léon Gontran Damas, le nègre fondamental, Jean-Michel Martial, France
- Ma Famille africaine, Thomas Thumena, Suisse
- La Marche des lionnes, Bettina Clasen, France
- Mayasi, taximan à Kinshasa, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- Mbarane, Assane Diagne, Sénégal
- La Mémoire du Congo en péril, Guy Bamanyama-Zandu, RD Congo
- Ngoyaan, le chant de la séduction, Moussa Sène Absa, Sénégal
- No Comment, Adamo Kiangebeni, Belgique
- Obsession(s), Amokrane Mohamed Mariche, Algérie/ France
- Ouaga Hip Hop, Benny Malapa, France/ Burkina Faso
- Paulette Nardal, la fierté d'être négresse, Jil Servant, France
- Pourquoi?, Sokhna Amar, Sénégal
- Ray Lema, tôt ou tard, Andrea Boni, Italie
- Regards de mémoire, Sarah Maldoror, France
- Rumeur, etc, Mohamed Latrèche, Algérie/ France
- Trenelle Citron, Pascal Bailleul, France
- Tiatri Fina a ni diema bamako kono, Hervé Marcé, France
- Tankafatra, Hery Rasolo, Madagascar
- Sous la clarté de al lune, Apolline Traoré, Burkina Faso
- Sorcière la vie, Monique Mbeka Phoba, RD Congo/ France/ Belgique
- Sofia, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Un Hirdé pour Dakar, Ibrahima Sarr, Sénégal
- Unido, Dembo Danfakha, France
- La Vitrine, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc

Le monde comme il va: documentaires
- 0,01 (Visages du commerce équitable), Sandra Blondel et Pascal Hennequin, France
- 21 jours x 1 minute, Antoine Boilevin, France
- L'amour en pen, Manon Bardeau, Canada- Au premier faux pas, Patrick Benquet, France
- Au village, Jacques Reboud, France
- Avant de disparaître, Joude Gorani, France
- Azincourt, un vendredi en enfer, Pascal Cuissot, France
- Cadena Cubana, Carlos Belinchon et Michel Gayraud, France
- Le Camp des oubliés, Marie-Christine Courtes et My Linh Nguyen, France/ Vietnam
- Container, Aline Moens et les jeunes de Darna, Belgique/ Maroc
- Dans les yeux des femmes, Raphaël Karim, France
- Des enfants qui s'aiment, Gilles Volta, France
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France
- Emmenez-moi, Marie Dumoira, France
- En arrière plan, Laurent Suter, France
- Grock, roi des clowns, Felice Zenoni, Suisse
- Hommes au foyer, Emmanuelle Destremeau, France
- Kint, de l'autre côté, Olga Baillif, Belgique
- Les Libérateurs, Olivier Ducastel, France
- La Mémoire volée, retour au musée de Bagdad, Mika Assaf, France
- Oman, un sultanat de contrastes, Lionel Tardif, France
- Les Ouvriers de joie, Maryam Khahipour, France
- Sans retour possible, Anne d'Abrigeon, France
- René Depestre, chronique d'un animal marin, Patrick Cazals, France
- Rond point Chatila, Maher Abi Samra
- Ouid Esperanza, Stéphane Manzone, Belgique
- Pleine lune à Volga PLage, Camille Mauduech, France
- Siegi Hirsch, artisan des relations humaines, Michel Mees et Paula Fuks, Belgique
- Lam'Aleikum, Stéphane Collin, France
- Speculafabulation, Aline Moens et Laurent Van Lacker, Belgique
- Suite egyptienne, Claude Grunspan, France
- Sur le sentier de l'école, Lucas Mouzas, France
- Taïwan, portraits choisis, Jean Robert Thomann, France
- La Tercera Vida, Vanja d'Alcantara, Belgique
- Un été au Touquet, François Maillart, France
- Urgences, les nuits des villes, Pierre Maïttis-Lavat, France

PLus d'infos sur le site du festival: www.filmfestamiens.org


• > Lumière d’Afrique: Programme

Lumière d'Afrique, festival des films africains, se tiendra du 12 au 20 novembre 2005 à Besançon (France).

Le festival propose cette année 17 longs métrages, 9 courts et 13 documentaires, en présence d'une dizaine de réalisateurs.

Voici le programme:

Longs métrages
- Bul Déconné!, Massaer Dieng et Marc Picavez, Sénégal/ France
- The Campus Queen, Tunde Kelani, Nigéria
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- Kirikou et les bêtes sauvages, Michel Ocelot, France
- La Noire de..., Sembène Ousmane, Sénégal
- La Violence et la dérision, Asma El Bakry, Egypte/ France
- Le Ballon d'or, Cheik Doukouré, Guinée
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Le Sang des parias, Mamadou Djim Kola, Burkina Faso
- Le Thé d'Ania, Saïd Ould Khelifa, Algérie
- Marrock, Laïla Marrakchi, Maroc
- Moolaade, Sembene Ousmane, Sénégal
- Noces d'été, Mokhtar Ladjimi, Tunisie
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud

Courts métrages
- Amal, Ali Benkirane, Maroc
- L'Ami y'a Bon, Rachid Bouchareb, Algérie
- La Jarre, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc/ France
- Petite Lumière, Alain Gomis, Sénégal
- Sang d'encre, Leyla Kriqui, Maroc
- Le Secret de Fatima, Karim Bensalah, Algérie
- L'Eté de Noura, Pascal Tissaud, France
- Le Léopard ne se déplace jamais sans ses tâches, Héléna Klotz, France

Documentaires
- Ceux qui mangent le bois, Reza Seikanian, France
- Clarisse est partie..., Fleur Albert, France
- Fétichisme en Haute Volta
- Kalala, Mahamat Saleh Haroun, Tchad
- Les Chasseurs de sommeil, Ramettre Noël, France
- Les Enfants du Noma, Christian Lajoumard, France
- Mahaleo, César Paes et Raymond Rajaonarivelo, Madagascar
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, France
- Sisters in Law, Florence Ayissi, Grande-Bretagne/ Cameroun
- Antogo, Gilles Ragris, France
- Voyage au Cameroun, Alain Baptizet, France
- Les Cavaliers Basutho, Rébecca Boulanger, France

Plus d'infos sur le site: www.lumieresdafrique.com


• > Medfilmfestival de Rome: programme

Le Medfilmfestival de Rome se tient du 7 au 20 novembre 2005 à Rome.

Voici les productions et coproductions francophones proposées:
- Les Soeurs Fâchées, Alexandra Leclère, France
- Egreti Gelin, Atif Yilmaz, Turquie/ Grèce
- Melegin Dususu, Semih Kaplanoglu, Turquie/ Grèce
- Rois et Reine, Arnaud Desplechin, France
- Ellektra, Rudolf Mestdagh, Belgique
- Viva Laldjerie, Nadir Moknèche, Algérie
- Va, Vis et Deviens, Radu Mihaileanu, Israël/ France/ Italie
- Brides, Pantelis Voulgaris, Grèce
- Le Thé d'Ania, Saïd Ould Khelifa, Algérie
- Quand la mer monte, Yolande Moreau et Gilles Porte, France/ Belgique

Tout le programme sur le site du festival: www.medfilmfestival.com


• > Cinéma Tout Ecran: Palmarès

Pour sa onzième édition, qui vient de s’achever à Genève, le Festival Cinéma Tout Ecran a démontré que, plus qu’un festival de cinéma et de télévision, il est avant tout un festival de films. Cette année le festival a proposé un programme varié avec des sections spécifiquement axées sur les films de télévision : les International Series, Collections & Long Dramas et le Prix Swissperform du meilleur film suisse de télévision, ainsi que des sections mixtes, en particulier la Sélection Officielle de la Compétition Internationale avec une majorité de films de cinéma.

Voici les récompenses remises à des oeuvres francophones.

Jury de la Compétition Officielle Internationale:
- Peter Kosminsky, réalisateur, Grande-Bretagne, Président
- Catherine Humblot, journaliste, France
- Maria Koepf, productrice, Allemagne
- Asi Levi, comédienne, Israël
- François Musy, ingénieur du son, Suisse
- Rudolf Santschi, producteur, Suisse

- Reflet d’Or pour le Meilleur Film: Ryna de Ruxandra Zenide (Suisse / Roumanie)
- Mention Spéciale du Jury: Manners of Dying de Jeremy Peter Allen (Canada)

- Prix de la Critique Internationale (Prix FIPRESCI):
Ryna de Ruxandra Zenide (Suisse / Roumanie)
- Prix FNAC du Public: Distortion (Distorsion) de Haïm Bouzaglo (Israël / France)
- Prix du Jury des Jeunes: Manners of Dying de Jeremy Peter Allen (Canada)
- Prix TV5 du Meilleur Long Métrage Francophone: Fragile de Laurent Nègre (Suisse)

- Prix TSR du Meilleur Court Métrage: A Karruszel Ritus (Le rite carrousel) de Zoltan Gayer et Peter Molnar (Hongrie)
- Prix Kodak du Meilleur Court Métrage Suisse: Floh! de Christine Wiederkehr (Suisse)
- Prix TV5 du Meilleur Court Métrage Francophone: Kitchen d'Alice Winocour (France)


Plus d'infos sur le site du festival: www.cinema-tout-ecran.ch


• > Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier: Palmarès

Le Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier s'est tenu du 21 au 30 octobre 2006. Voici le palmarès:

Longs métrages

Antigone d'or:
- Songe d'une nuit d'hiver, de Goran Paskaljevic (Serbie et Monténégro)
- Mention à : Une merveilleuse nuit à Split, de Arsen Anton Ostojic (Croatie)

Prix de la critique:
- Go West, de Ahmed Imamovic (Bosnie-Herzégovine/ Croatie)

Prix du public:
- Go West, de Ahmed Imamovic (Bosnie-Herzégovine/ Croatie)

Prix Nova:
- La Trahison, de Philippe Faucon (France/ Belgique)

Prix du soutien technique GTC:
- La Trahison, de Philippe Faucon (France/ Belgique)

Prix jeune public du CMCAS:
- Le Pain Nu, de Mohamed Rachid Benhadj (Italie/ Algérie/ France)
- Mention à : Mémoire en détention, de Jillali Ferhati (Maroc)

Courts métrages

Grand prix du court métrage:
- Samoure, de Theo Papadoulakis (Grèce)

Prix spécial du jury:
- Quelques miettes pour les oiseaux, de Nassim Amaouche (France/ Jordanie)
- Mention à : La Maison du garde-barrière, de Constantin Popescu (Roumanie)et à Une place au soleil, de Rachid Boutounes (Maroc/ France)

Prix jeune public du FASILD:
- Amal, de Ali Benkirane (Maroc/France)

Prix Fondation Beaumarchais:
- A l'époque, de Nadine Buss (France)et Une place au soleil, de Rachid Boutounes (Maroc/ France)

Documentaires

Prix Ulysse du documentaire:
- Rond-point Chatila, de Maher Abi Samra (France)
- Mention à : Vivre à Tazmamart, de Davy Zylberfajn (France)

Bourse d’aide au développement

Bourse de 7 000 €:
- Fratres, présenté par Bruno Ulmer, réalisateur, et Nadège Hasson, productrice (France)
- Le Chemin des figuiers, présenté par Meyar Al-Roumi, réalisateur, Emmanuel Agneray, producteur, France/ Liban/ Syrie (Mention à Sous le béton, le sable, présenté par Jean-Pierre Thorn, France )

Résidence d’écriture CECI Le Moulin d’Andé:
- La Sur vie, présenté par Artan Minarolli, réalisateur et producteur, Albanie

Plus d'infos sur le site du festival: www.cinemed.tm.f


• > Festival du Film Francophone de Tübingen: Programme

Le Festival du Film Francophone de Tübingen se tiendra en Allemagne du 26 octobre au 2 novembre 2005.

Voici la sélection:
- Tout un hiver sans feu, Greg Zglinski, Suisse
- Je ne suis pas là pour être aimé, Stéphane Brizé, France
- Imposture, Patrice Bouchitey, France
- Ouaga Saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- La Petite Chartreuse, Jean-Pierre Denis, France
- Filles Uniques, Pierre Jolivet, France
- Mahaléo, Raymond Rajaonarivelo et César Paes, Madagascar
- Rois et Reines, Arnaud Desplechin, France
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Fratricide, Yilmaz Arslan, Allemagne/ France/ Luxembourg
- Dans tes rêves, Denis Thybaud, France
- Chok Dee, Xavier Durringer, France
- Les Poupées Russes, Cédric Klapish, France
- Quand la mer monte, Yolande Moreau et Gilles Porte, Belgique/ France
- Le Petit Lieutenant, Xavier Beauvois, France
- Mon petit doigt m'a dit, Pascal Thomas, France
- Ultranova, Bouli Lanners, Belgique
- Demi-tarif, Isild le Besco, France
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno, Cameroun
- La Petite Jérusalem, Karin Albou, France
- L'Enfant, Luc et Jean-Pierre Dardenne, Belgique
- L'Iceberg, F. Gordon, D. Abel et B. Remy, Belgique
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- La Neuvaine, Bernard Emond, Canada
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal- Code 68, Jancques-Henri Roger, France
- Les Temps qui changent, André Téchiné, France
- Le Filmeur, Alain Cavalier, France
- Profils paysans, Raymond Depardon, France
- Les Yeux Clairs, Jérôme Bonnell, France
- Nuit Noire, Olivier Smolders, Belgique
- Sometimes in April, Raoul Peck, Haïti
- Les Etats Nordiques, Denis Côté, Canada
- Les Revenants, Robin Campillo, France
- Gabrielle, Patrice Chéreau, France

http://www.filmtage-tuebingen.de/


• > Festival international du film d'Aubagne: Palmarès

Le 6ème Festival international du film d’Aubagne, dédié à la jeune création et à la création musicale et sonore, s'est achevé le 8 octobre dernier.

Le jury pour les 7 longs métrages en compétition était composé de Carl Bastien (compositeur canadien), Charles Valenza (Association Méridiens), Xavier Nataf (spécialiste du cinéma israélien), Vivien Villani (critique et compositeur). Le jury en charge des 55 courts métrages en provenance de 22 pays était composé de : Éric Demarsan (compositeur), Jean-Jacques Grand-Jouan (réalisateur), Inesa Kurklietyte (réalisatrice de Lituanie), et Krishna Levy (compositeur/arrangeur).

Voici les prix attribués à des productions francophones:

Compétition Longs Métrages
- Grand prix de la meilleure musique originale (ex-aequo) :
Cyril Morin pour La Petite Jérusalem de Karin Albou (France)
- Prix du meilleur film : Blush de Wim Vandekeybus (France/ Belgique)
- Prix du meilleur scénario : Cécile Vargaftie et Valérie Minetto pour Oublier Cheyenne (France)
- Prix d’interprétation masculine : Zsolt Bogdan pour Dallas Pashamende d’Adrian Robert Pejo (Autriche/ Hongrie/ Allemagne)

Compétition couets métrages
- Grand prix de la meilleure création sonore : Les Oreilles n'ont pas de paupières d’Etienne Chaillou (France), avec la musique originale de Mathieu Lamboley et Obras de Hendrick Dussolier (France), avec la musique originale de Jean-François Viguié
- Prix fiction : Baltos Démés Mélyname de Ramunas Greicius (Lituanie)
- Prix documentaire : Made in Italy de Fabio Wuytack (Belgique)
- Prix animation (ex-aequo) : Maestro de Géza M. Toth (Hongrie) et La Révolution des crabes d’Arthur de Pins (France)
- Prix film de recherche : J'ai vomi les cornflakes de Pierrick Servais (France)
Prix d’interprétation masculine : Simon Ferrante dans Jeu de Christophe Loèke (France)
- Prix d’interprétation féminine : Julie McClemens dans Un ange passe d’Antonin Monmart (Canada)
- Prix Musique de l’Atelier Musique et Image : Pierrick Servais pour J'ai vomi dans mes cornflakes (France)
- Prix du Public: Maestro de Géza M. Toth (Hongrie)

Plus d'infos sur www.cineaubagne.com


• > Festival du Nouveau Cinéma de Montréal: Palmarès

Le Festival du nouveau cinéma de Montréal s'est achevé le 23 octobre dernier, voici les productions et coproductions francophones primées:

- Prix du long métrage Louve d'or: Something Like Happiness, Bohdan Slàma (République Tchèque/ Allemagne, 2005)
Le jury long métrage était composé de Réal Chabot, Laurent Lucas et Roland Smith.

- Prix du Public Radio-Canada Qui a tiré sur mon frère?, German Gutierrez (Québec/ Canada, 2005)
- Prix de l’innovation ONF: Flesh, Édouard Salier (France, 2005)
- Prix de la "Main", Petit pow! pow! noël, Robert Morin (Québec/Canada, 2005)
- Grand Prix Formule i - Prix Fonds Bell/Vidéographe/Fjord Marketing: City Speak, Ghassan Fayad, Mat Donnelly (Québec/ Canada, 2005)
- Prix du Public Banff New Media Institute: Opensource Cinema, Brett Gaylor (Québec/ Canada, 2005)
- Prix Cours Écrire ton court SODEC/TÉLÉ-QUÉBEC/KODAK/CALQ: Nelly et Lio dans "Délire de fuite", Étienne Langlois (Québec/Canada, 2005)
- Mention Spéciale SARTeC, Un souper de famille, Julien Grégoire (Québec/Canada, 2005)
- Coup de cœur du public Bélanger Sauvé: Printemps, Jean-François Nadeau (Québec/Canada, 2005)
- Mention Spéciale du Jury: Useless Thing, Faisal Lutchmedial (Québec/Canada, 2005)

La 35e édition du Festival aura lieu du 12 au 22 octobre 2006.

Plus d'infos sur le site du festival: www.nouveaucinema.ca/



• > 10es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais: prix du public pour Le Thé d'Ania

Le jury de spectateurs des 10es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais, présidé par le critique de cinéma et écrivain suisse Freddy Buache, a dévoilé son palmarès le 16 octobre dernier. Le prix du Public a été décerné au très beau film du réalisateur et ancien journaliste algérien Saïd Ould-Khelifa, Le Thé d’Ania, tandis que le premier long métrage du cinéaste uruguayen Juan Pittaluga, Orlando Vargas, était distingué par une mention spéciale « Découverte ».

Sur un thème fort et grave – les conditions de vie des intellectuels sous la menace intégriste dans les années 90 à Alger – Saïd Ould-Khelifa réussit une œuvre pudique, d’une grande beauté formelle, dont la poésie est renforcée par une musique originale de Marc Perrone. (...)

Plus d'infos: www.cinespikfrench.com


• > Songes d'une nuit DV: Programme

Songes d'une nuit DV, la 6e édition des Rencontres du Film Essai en Numérique se teindra du 23 au 27 novembre 2005 à Saint Denis (France).

Les cinq jours de Songes d’une nuit DV, ce sont :
Une sélection d’une cinquantaine de courts, moyens et longs métrages français, belges et africains, récents ou inédits. La programmation mêlera aux œuvres de cinéastes reconnus, les réalisations de jeunes auteurs.
Des séances spéciales : Brésil vu de France, l’Afrique en images, une journée Premiers films, des rencontres, des débats, des tables rondes des films en avant-première, des inédits…

Voici les films sélectionnés:
- L’Ile Atlantique de Gérard Mordillat, France, Fiction
- Don Quichotte ou les mésaventures d’un homme en colère de Jacques Deschamps, France, Fiction
- Ô Dé d’Éric Borg, France, Fiction
- ADN de Judith Cahen, France
- Sisters in law de Kim Longinotto et Florence Ayisi, Royaume-Uni, Doc
- Antigone sans terre de Caroline Chomienne, France, Doc
- A travers la fôret de Jean-Pierre Civeyrac, France, Fiction
- Une maison de famille de Laurent Roth, France, Docu Essai
- Les Messieurs de Patric Chiha, France, Doc
- Est-ce qu’on a gagné ou est-ce qu’on a encore perdu ? de Claire Simon, France, Doc
- D’une fleur double et de quatre mille autres de Claude Haffner, France, Doc
- La deuxième femme de Caroline Pochon, France, Doc
- Fer et verre de William Ousmane Mbaye, Sénégal, Doc
- Be Kunko de Cheick Mantamady Camara, France, Fiction
- Mahaelo de Raymod Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar, Docu. musical
- La Noiraude de Véronique et Fabienne Kanor, France, Fiction
- Oubliés et trahis, les prisonniers de guerre coloniaux et Nord-Africains de Violaine Dejoie Robin, Afrique, Doc
- Hadja MoÏ de Laurent Chevallier, France, Doc
- Alger-Oran-Paris, les années Music-Hall de Michèle Mira Pons, France-Algérie, Docu. musical
- Rai ! Rai ! Rai ! Cheikha Rabia & Bellemou de Claude Santiago, France-Algérie, Docu. musical
- Chantz, l’enfant Jazz de Mohamed Kounda, France, Doc

Rencontres...
Avec Wallonie Image Production
- La Tercera vida de Vanja d’Alcantara, Belgique, Doc
- Sonia de Nathalie Delaunoy, Belgique, Doc
Avec Claudine Bories
- Les femmes des douze frontières de Claudine Bories, France, Doc
- Un samedi sur deux de Claudine Bories, France, Doc
- Femmes d’Aubervilliers de Claudine Boris, France, Doc
Avec Isabelle Rèbre
- André S. Labarthe, de la tête aux pieds d’Isabelle Rèbre, France, Doc
Films animation
Premiers films, films d'école

Tables rondes:
- Les rapports à la production induits par la révolution numérique en Europe. Réflexions sur les nouvelles données économiques impulsées par l’usage du numérique dans la production de films. Avec des jeunes producteurs anglais, espagnols et français, qui viendront rendre compte du travail qu’ils mènent pour financer et faire exister les œuvres de jeunes talents européens.
- Une économie pour une diffusion alternative de productions hors normes. Avec des exploitants, distributeurs, réalisateurs et associations professionnelles qui souhaitent organiser une diffusion alternative d’œuvres singulières.
- Afrique métissée

www.altermedia.org/songes.htm




 Regions  
Afrique   
  • > Ouverture de la Cinémathèque de Tanger

En hiver 2005/2006, la Cinémathèque de Tanger (CDT) s’installe dans les murs du Cinéma Rif (ancien Rex) au coeur de Tanger, sur le Grand Socco. Rénovée et dotée d’un équipement moderne, cette splendide salle de projection de 450 places avec orchestre et balcon, inaugurée en 1948, domine de sa façade le Grand Socco, l’ancienne place du marché. L’emplacement du cinéma est essentiel. Situé à l’intersection de la médina et de la ville nouvelle, il offre les meilleures conditions d’accès et d’ouverture. La Cinémathèque de Tanger (CDT) , association à but non lucratif, occupera un espace qui devrait permettre aux spectateurs d’apprécier pleinement les œuvres projetées , se propose de recueillir et de promouvoir le patrimoine cinématographique marocain, de sensibiliser le public à l’histoire du cinéma et de proposer une programmation inédite, à la fois exigeante et grand public. Si Le Maroc bénéficie depuis peu du développement des moyens de production (fonds d’aide) et de diffusion (festivals), cet élan reste fragile en raison de la faiblesse des réseaux de distribution et d’exploitation. Pourtant, des espaces culturels et de débats existent et sont prêts à être investis par un public nombreux, curieux, disponible, assoiffé de culture. Il faut dire que l’ancienne ville internationale qui se morfondait dans l’abandon commence à renaître ces deniers temps et ne demande qu’à retrouver son âge d’or. En tout cas, Tanger, lieu d’échanges et d’influences, a besoin plus que jamais d'une institution culturelle novatrice susceptible de répondre aux attentes du public et d'anticiper ses futures demandes. Dans cette optique, la CDT propose tout au long de l’année des films récents en version originale sous-titrée, et des classiques de tous genres (film noir, muet, comédie musicale, film d’animation, documentaire…) et de tous les continents. En outre, un programme ambitieux de cycles et de rétrospectives, de rencontres et d’ateliers pédagogiques devrait faire de la Cinémathèque une structure pilote, inédite dans le contexte marocain. Misant sur son caractère résolument moderne et convivial, répondant aux normes de confort et de sécurité et créé avant tout pour les spectateurs, la Cinémathèque aspire à devenir un lieu incontournable de Tanger et surtout un pôle régional de réflexion, de familiarisation et d’éducation des métiers liés à l’image.

www.cinemathequedetanger.com


• > L’IRIS est ouvert

L’Institut régional de l’image et du son (IRIS) de Ouagadougou est, enfin, une réalité. Le 3 octobre 2005, il a accueilli sa première promotion.
Le constat du vide en matière de formation professionnelle au niveau du cinéma et de l’audiovisuel au Burkina Faso depuis la fermeture de l’Institut africain d’éducation cinématographique (INAFEC) en 1987 a conduit les autorités à lancer, en avril 2000, le Programme de formation aux métiers de l’image et du son (PROFIS).

Ce programme s’est déroulé jusqu’en 2004 et a évolué en deux principales phases : un cycle de stages d’initiation et de perfectionnement, de 2000 à 2001 et un autre, de spécialisation, de 2002 à 2004.

Le cycle de stages était constitué de quinze (15) modules de courte durée (1 mois chacun). Il a permis de former 178 personnes aux différents métiers du cinéma et de l’audiovisuel.

Cet engouement de la jeunesse burkinabè et de la sous-région a convaincu les autorités nationales et les partenaires du Nord (Belges et Français) d’engager la deuxième phase de spécialisation. Ce cycle de longue durée a concerné des étudiants titulaires du Bac ou d’un diplôme équivalent.

Cette promotion de treize nouveaux professionnels, nantis du Brevet de technicien supérieur (BTS), a subi une formation des plus pointues.

Tous les deux cycles ont été animés par des professionnels confirmés du Sud et du Nord venus de grandes écoles, notamment la FEMIS (Fondation européenne des métiers de l’image et du son), ancienne IDHEC, l’Ecole nationale supérieure Louis Lumière (ENSLL), l’Institut des arts de diffusion (INAD), l’Ecole internationale de création audiovisuelle et réalisation (EICAR), l’Institut de l’image et du son du Québec (INIS).

L’IRIS, tout comme son aîné l’INAFEC, a une vocation sous-régionale voire internationale. Quatorze (14) postulants ont été admis après une rigoureuse sélection de 19 candidats. La première promotion comprend des étudiants de la Bosnie, du Burkina, du Gabon, du Tchad et du Togo. L’IRIS, au plan statutaire, est régi par les dispositions réglementaires de l’enseignement supérieur international et du CAMES (Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur).

Il est le fruit d’un partenariat soutenu entre le Burkina Faso, les pays de la sous-région, du Nord (France, Belgique, Québec et d’Asie (République de Chine). Son effectivité confirme la fonction de locomotive que le Burkina Faso joue dans la marche du cinéma sous-régional et africain en général ainsi que la confiance que les bailleurs de fonds placent en nos dirigeants et professionnels du cinéma.

Emmanuel SAMA, Critique de cinéma
Direction de la cinématographie nationale samkinos@yahoo

www.iris.gov.bf/

Source: www.lefaso.net/article.php3?id_ar ...


• > Création de «Marrakech Tribeca Atelier»

La Fondation du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), présidée par Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, en association avec Tribeca Film Institute co-présidée par Robert De Niro et Jay Rosenthal, annoncent la création du "Marrakech Tribeca Atelier des réalisateurs", rassemblant seize jeunes réalisateurs marocains et new-yorkais, pour suivre des cours intensifs de techniques cinématographiques du 7 au 19 novembre à Marrakech.

Cette initiative conjointe, au-delà de son contenu cinématographique, a pour objectif de créer des liens entre des réalisateurs de cultures différentes, et ainsi renforcer les valeurs prônées par la Fondation du Festival International du Film de Marrakech : tolérance, ouverture et découverte de l'autre, indique la Fondation du FIFM.

De grands noms du cinéma mondial, tels que Martin Scorcese (Taxi Driver, Raging Bull, Godfellas), Abbas Kiarostami (Where is my Friend's Home?, Close-Up, The Taste of Cherry) et Jeffrey Wright (Basquiat, Angels in America, Broken Flowers), se joindront à d'autres professionnels du cinéma, marocains et américains, pour partager leur savoir, et ainsi contribuer à l'épanouissement artistique de ces jeunes talents émergents, souligne la Fondation.

"Les deux fondations ont mis en place un processus rigoureux, où l'expérience, la vision et le talent ont constitué les critères principaux pour sélectionner les candidats. Les seize réalisateurs choisis, pourront bénéficier du déroulement du Festival International du Film de Marrakech, et ainsi avoir accès à toutes les activités professionnelles du Festival", ajoute la même source.

Le Festival International du Film de Marrakech et le Tribeca Film Festival, tous deux dans leur cinquième édition, offrent à leurs publics des programmations internationales de très haut niveau.

C'est ainsi que les huit jeunes réalisateurs marocains et les huit jeunes réalisateurs américains participeront pendant deux semaines à des cours intensifs, et des tournages en extérieurs. A l'issue de cet atelier, quatre réalisateurs marocains verront leurs courts métrages en cours de production parrainés par des professeurs ou des réalisateurs expérimentés.

Après plusieurs mois de dure labeur, les quatre jeunes réalisateurs marocains seront invités à présenter leurs oeuvres lors du Festival du Film de Tribeca en 2006, à New York, indique la Fondation.

Les organisateurs ont mis en place un site Internet pour la diffusion des informations et données relatives à cette manifestation cinématographique internationale.

Source: www.lematin.ma


• > Marrakech / New York Filmmaker Exchange

La Fondation du Festival International du Film de Marrakech présente en partenariat avec Tribeca Film Institut le Programme Marrakech / New York Filmmaker Exchange qui a pour but de promouvoir l'échange culturel à travers le cinéma. Un concours a été lancé en faveur de jeunes cinéastes marocains et new yorkais. Après un processus de sélection rigoureux, huit cinéastes marocains retenus participeront au Master Classes qui aura lieu à Marrakech du 7 au 19 novembre et qui sera animé par d'émminets professionnels du cinéma mondial en l'occurence Martin Scorsese et Abbas Kiarostami.

Les jeunes cinéastes marocains bénificiaires du work shop sont :
Bouchra Ijork, Karima Zoubir, Layla Triqui, Maria Karim, Salima Benmoumen, Mohamed Achaour, Nour-Eddine Tilsaghani, Youssef Berrada

www.festivalmarrakech.com/index.p ...


• > "Un nouveau lieu de conservation et de diffusion des films marocains" par Ingrid Merckx pour Le Matin

Source: Ingrid Merckx pour Le Matin, 05/11/05

"Tanger se prépare à inaugurer en janvier une nouvelle cinémathèque installée dans le cinéma Rif. Programmation ambitieuse et équipement de pointe : ce lieu de cinéma entend devenir un espace inédit de diffusion et de réflexion autour du septième art.

Alors que la Cinémathèque française - concept culte et lieu de cultes créé par Henry Langlois en 1936 – rouvre ses portes à Paris, le Maroc se prépare à accueillir une nouvelle cinémathèque à Tanger en janvier 2006. A l'heure où le nombre de salles de cinéma continue de décroître dans un Royaume encore marqué par la faiblesse des réseaux de distribution et d'exploitation, l'arrivée de cette cinémathèque est, plus qu'une bonne nouvelle, un événement.

En témoigne l'ambition du projet. Pensée comme un lieu à vocation national et international, entre le cinéma de quartier et la mission de service public, la Cinémathèque de Tanger entend proposer une programmation inédite au Maroc, à la fois exigeante et grand public, combinant offre commerciale de qualité et activité cinéphilique. Elle aspire à promouvoir le cinéma national, sensibiliser le public au septième art, et devenir un espace de travail, de documentation et de réflexion autour du cinéma.

Alors que le parc cinématographique tangerois s'est réduit de moitié en trente ans, en passant de quatorze à six salles, la Cinémathèque de Tanger s'est installée dans les murs du cinéma Rif qui a été entièrement rénovée et dotée d'équipements modernes pour l'occasion. Sur cet emplacement historique et stratégique qui domine la façade du Grand Socco à l'intersection de la médina et de la ville nouvelle, deux salles de projection se partagent une programmation aussi pointue que variée. A visée plutôt commerciale, la grande salle du cinéma Rif - 450 fauteuils, un écran de 11 mètres et un équipement moderne adapté à des films de tous les formats (35 mm, vidéos, bétas, DVD) – devrait projeter " le meilleur de ce qui sort au Maroc chaque semaine" en version originale sous-titrée.

Dans un esprit davantage arts et essais, la salle de la cinémathèque qui comprend environ 65 places, se destine à accueillir des films contemporains moins commerciaux, des classiques, des documentaires, des films d'animation, des séances consacrées au cinéma expérimental et à la vidéo… Ainsi, chaque dimanche, il est prévu que le documentaire soit à l'honneur en alternant des rétrospectives de cinéastes majeurs et des œuvres marquantes de la nouvelles génération.

Des cycles autour de Chris Marker, Agnès Varda, Pater Watkins, Frederik Wiseman, Chantal Ackerman ou Nicolas Philibert sont en projet. En matinée et le week-end, un programme spécifique sera destiné au jeune public à travers des films d'animations de toutes les époques et provenances (Le roi et l'oiseau, Les triplettes de Belleville, Kirikou et la Sorcière), mais aussi des classiques burlesques et des films centrés sur l'enfance comme Les 400 coups de François Truffaut ou La Nuit du chasseur de Charles Laughton.

Comme la cinémathèque défend une politique d'animation autour des films, un ciné-club pour les enfants sera tenu une fois par mois par l'association suisse La lanterne magique.

Le ciné-club pour les adultes devrait, pour sa part, proposer tout au long de l'année des cycles accompagnés d'informations, de rencontres et de débats. Exemples : un programme réunissant des films tournés à Tanger et non distribués au Maroc tels que Loin de André Téchiné, Le Café de la plage de Benoît Graffin, ou Le Harem de Madame Ousmane de Nadir Moknèche), un ensemble de comédies musicales (West Side Story, Le Magicien d'Oz, Les demoiselles de Rochefort, Peau d'âne), ou de films burlesques (Keaton, Chaplin, Laurel et Hardy).

Grâce à des collaborations avec la Cinémathèque nationale de Rabat et des festivals nationaux et internationaux, la Cinémathèque de Tanger entend devenir un lieu de conservation et de diffusion de films marocains. Est également prévu une salle de consultation équipée de six à huit postes individuels, et une salle de montage pour les professionnels. Enfin, la Cinémathèque de Tanger projette d'organiser tous les ans un festival estival en plein air sur la place du Grand Socco qui pourra accueillir jusqu'à 4000 spectateurs devant un écran géant.

Un fonds à 90 % numérique
Actuellement, les travaux sont en cours d'achèvement. La société et l'association qui se partagent la gestion (la SARL exploite la salle commerciale du cinéma Rif, l'association s'occupe de la cinémathèque proprement dite), s'organisent pour réunir à la fois le matériel et l'équipe nécessaires au fonctionnement de ce lieu qui comptera également un café, une librairie et une salle de lecture.

Imaginée il y a quelques années par une photographe tangeroise, Yto Barrada, et un producteur français, Cyriac Auriol (Les films du requin), rejoints depuis par plusieurs conseillers dont le réalisateur et producteur marocain Latif Lahlou, la Cinémathèque de Tanger a mis un petit moment avant de voir le jour. Le temps, finalement, de pouvoir investir le cinéma Rif et de réunir les sommes nécessaires à sa restauration et à son équipement. Soit un budget de 480 000 euros environ provenant en partie des fondations ONA, Ford, et Lorin. Il faut y ajouter quelques dons en matériel (postes de consultation et projecteur offerts par la cinémathèque française et le Forum des images à Paris) et l'ouverture d'un système de mécénat.

Du fait, entre autres, de l'ébullition engendrée par le chantier du port Tanger Méditerranée et de l'impact local qu'elle suppose, la Cinémathèque espère voir l'Etat et la région investir dans son projet. Difficile, en effet, de douter de l'aubaine que représente une telle maison de cinéma dans une ville où les amateurs se replient parfois, en désespoir de cause, dans les cafés pour assister à des projections "en avant première " mais en copies pirates de productions américaines. Reste la vraie grande idée mise en avant par cette cinémathèque : sa volonté de créer un nouveau mode de conservation et de diffusion des films au Maroc.

Ainsi que se prépare à le faire le Forum des Images à Paris, elle envisage de numériser progressivement (et jusqu'à 90 % des titres conservés) une collection de films non distribués dans le Royaume. L'objectif étant de rassembler sur un serveur un fonds numérique de films disponibles et programmables à l'envi. Une liberté précieuse quand on sait les contraintes auxquelles se heurtent les exploitants de salles et les distributeurs au Maroc.

A terme, la Cinémathèque de Tanger ambitionne de piloter un circuit alternatif de diffusion cinématographique dans le pays. Il faudra, pour cela, que le public réponde à son appel.

www.cinemathequedetanger.com."

http://www.lematin.ma/mailing/article.as ...


• > Interview de Sékou Traoré sur www.clapnoir.org

Extraits de l'interview de Sékou Traoré par Benoît Tiprez pour www.clapnoir.org

Sékou Traoré est producteur et réalisateur. Il dirige la société de production Sahélis Production à Ouagadougou. A son actif Sia le rêve du python de Dani Kouyaté, les réalisations entre autre du court métrage Le mil promis en 2003 et le documentaire Les petits métiers du Sahel en 2004.

(...)
On assiste à une production pléthorique de documentaires avec le numérique. Pensez vous que l’on verra ces films en dehors des Festivals ?
Moi je pense. Si les circuits de diffusion suivent la même évolution que le matériel de tournage pourquoi pas. Ce qui est sûr c’est que l’on va avoir un circuit de diffusion, dans un pays comme le Burkina Faso, aussi bien pour le documentaire que pour la fiction. On ne sera plus obligé de kinescoper les films pour les diffuser en salle, elles sont en train de s’équiper en matériel de vidéo projection de qualité. Les spectateurs ne savent même pas dans quel support c’est projeté, on est en train de résoudre le problème de diffusion qui a toujours été le problème numéro un du cinéma africain. Si quelqu’un comme Boubakar Diallo a fait ses longs métrage sur support numérique, qu’il arrive à les exploiter et à les rentabiliser, c’est une voie qui est ouverte et on a une alternative.

Et il y a un public africain pour le documentaire
En fait, quand tu regardes Mobutu, Roi du Zaïre qui est un documentaire, c’est passé il y a cinq ans au Burkina et ça a été vu comme n’importe quel film américain de bonne facture. Je pense que ça été une des meilleure recette à la société nationale de distribution cinématographique. Pour le public Burkinabé, c’est en terme de film de qualité que ça intéresse le public, peu importe que ça soit du documentaire ou de la fiction.
Le cinéma est le premier loisir des burkinabés en ville. C’est vrai que les films africains ont beaucoup plus d’engouement que les autres films mais, quelque soit l’origine du film, si il est bon, ça marchera.

Dans les circuit de télévision, est ce que la TNB est prête, dans l’avenir, à diffuser des films africains ?
Non, non, ni de films africains, ni européens. En fait, il faut trouver la même formule pour diffuser nos films, à savoir qu’elle n’amène pas l’argent de sa poche. Quand elle diffuse les télés novelas, ça passe toujours par un grand sponsor qui lui, achète une série ou un film. Il les replace à la télévision et en contre partie, y’a leur spot promotionnel qui passe. Ce n’est pas la télévision elle même qui enlève l’argent de sa poche. Nous, on peut procéder de la même manière et c’est comme ça que la dernière série que l’on a tournée est en train d’être diffusée sur la chaîne nationale.

Qu’en est il du financement de vos films par rapport à la France ?
C’est la conjoncture internationale elle même qui a fait, qu’au Burkina, le cordon s’est coupé tout seul. Ce n’est même pas tellement la volonté des cinéastes, ils ont été obligés de s’éloigner. 90 % des films produits au Burkina l’ont été grâce au privé Burkinabé, que ce soit des séries télés, des courts métrages ou des longs métrages. Parce que les commissions, La Francophonie, le MAE se réunissent 2 ou 3 fois dans l’année et la production actuelle fait que personne ne peut attendre ça. Si les Burkinabés veulent déposer des dossiers, y’aura quinze dossiers à chaque commission. Quoi qu’on dise, même si y’a dix bon dossiers, on ne peut pas donner à dix Burkinabés, les enveloppes sont très limitées. Donc en fait les gens se sont retourné vers les privés et ce sont eux qui curieusement, sont en train de soutenir la production burkinabé.

Vous avez le Fespaco et l’industrie cinématographique est prolifique au Burkina, c’est quasiment une exception, vous ne vous sentez pas seul ?
Je pense qu’un pays comme la Côte d’Ivoire a d’autres mécanismes. Par exemple ils récupèrent beaucoup de taxes sur des chaînes étrangères comme Canal Horizon et souvent, c’est une enveloppe qui pèse beaucoup dans la production d’un long métrage. Maintenant, il faut que ces longs métrages, s’il veulent être indépendants financièrement comme nous on est en train de le faire, il faut que ce soit fait avec du matériel léger. Rien que ce qu’on récupère comme taxes sur ces télévisions étrangères, il faut que cela puisse déjà constituer la moitié d’un budget d’un long métrage. Je crois que c’est à ce prix là ; les sponsors qui nous aident au Burkina ont leur base en Côte d’Ivoire, donc c’est de là-bas que l’argent vient, plus qu’au Burkina.

L’avenir entre les professionnels du cinéma burkinabé et l’Europe ?
De toute façon il faut que l’on évolue sans eux, les Européens ont leur contraintes aussi et donc, notre cinéma est avant tout pour notre public et il faut qu’on trouvent les moyens sur place. Si il y a des aides européennes dont on peut bénéficier tant mieux. Si c’est pas le cas, qu’on trouve les moyens de faire un cinéma très bon mais avec des petits moyens, en le rentabilisant sur place. Il ne faut pas compter sur le public européen, y’a quelques films qui sortent du lot et qui ont été achetés par ARTE. Dans tous les cas je pense qu’il va sortir de bons films de ce magma comme ce qui se passe au Nigéria ou tu as peut être cinq cent films dans l’année.

Peut on appliquer le modèle nigérian au Burkina ?
On est obligé et c’est ce qui a commencé. C’est vraiment ce qui a commencé. Le cas de Boubakar Diallo est positif. Pour moi, c’est deux choses : soit on attend éternellement les aides européennes qui sont presque finies, dans tous les cas cela ne suffit plus, et on arrête de tourner, soit on avance tout seul, c’est tout.

Votre cinéma puise ses histoires dans une culture bien ancrée au fil des ans, vous sentez vous protéger face à la mondialisation ?
Oui tout à fait. Dès que l’on va trouver des nouveaux moyens de production, je pense que l’on est en train de se protéger. Si des initiatives comme Boubakar se multiplient et on sait que ce sont ces films là qui font le plus d’entrées, bientôt les films de l’occident ne vont constituer qu’une petite partie de ce qu’on voit en Afrique. C’est assez paradoxal, quand on regarde la conjoncture actuelle, on voit que la crise économique au Burkina est dure mais c’est en ce moment qu’il y a le plus de production au Burkina. Il y a presque toujours cinq films en tournages actuellement donc les gens ont vraiment trouvé une nouvelle économie de production.
(...)

www.clapnoir.org


• > Entre d'Olivier Barlet avec Frédéric Massin, exploitant de salles de cinémas en Afrique, pour www.africultures.com

Olivier Barlet a rencontré à Yaoundé Frédéric Massin, exploitant de salles au Cameroun et au Mali. Au cours de cet entretien, il fait le point sur la situation de l'exploitation en Afrique, et l'avenir probable d'Africa Cinémas. Extraits:

"Le programme Africa Cinémas (cofinancé par la France, la Francophonie et l'Union européenne) de soutien à la distribution des films africains en Afrique n'a pas donné les résultats espérés. Son animateur, Toussaint Tiendrebeogo, a démissionné le 1er février 2005 (cf. le "murmure" correspondant), indiquant que seule une structure autonome basée en Afrique pourrait faire progresser les choses. Une association regroupant les principaux exploitants, ACID, s'est formée en ce sens. Aujourd'hui, Africa Cinémas procède à des consultations pour se redéfinir et devrait annoncer des perspectives précises en fin d'année 2005. Il y a urgence : arrivera-t-on à restructurer les choses avant que, confrontées à la faiblesse de leur rentabilité, les dernière salles de cinéma ne disparaissent des grandes villes africaines ? Entretien avec un homme de terrain.

Quelle est votre fonction ?
Je ne suis pas propriétaire mais gérant et m'acquitte donc de loyers, d'ailleurs trop chers par rapport au chiffre d'affaire. Le propriétaire des salles que je gère est le groupe camerounais Fotso. A Bamako, nous avons deux salles neuves (760 et 180 places), le Babemba, construites en 2002 dans un immeuble neuf, la plus belle salle d'Afrique francophone aujourd'hui, et au Cameroun l'Abbia à Yaoundé (1250 places), le Wouri à Douala (880 places) et l'Empire (700 salles) à Bafoussam, au confort plus rudimentaire. Au Cameroun, ce sont des salles anciennes, que nous avions rénovées il y a quinze ans. Cela fait une quinzaine d'années que je m'occupe de distribution et de gestion de salles en Afrique, mais je n'y réside pas : j'y viens régulièrement.

Quel état des lieux pourrait-on faire des salles francophones sub-sahariennes ?
Nous avons tous connu une période faste entre 1995 et 2000 et cela fait maintenant cinq ans que cela tend à se détériorer, avec une accélération sur les six derniers mois qui nous rend déficitaires. Les gens viennent au cinéma pour deux raisons : voir un film et sortir. Pour sortir, on va dans une salle en bon état qui permette la promotion sociale : pouvoir inviter famille ou amis. Les salles camerounaises sont défraîchies et le développement de la vidéo est fulgurant, ainsi que de la télévision : à Douala, on peut capter huit bouquets de chaînes différents. L'offre de consommation d'images est énorme. La piraterie dvd joue sur les nouveautés, qui sont notre fond de commerce. Deux films sur trois sont en dvd à 1500 Fcfa (2,3 euros) avant l'avant-première à 2500 F (3,8 euros). On ne peut travailler sur copie neuve, sauf pour Starwars. Pour un film comme Ray, j'obtiens des copies qui sont en retour d'exclusivité française, mais ne les ai eues qu'au bout de trois mois car le film a bien marché en France. Il était en dvd dans la rue depuis très longtemps. Même chose pour Hôtel Rwanda, qui est présenté au festival Ecrans noirs alors qu'il est déjà partout en vente dans la rue par terre.

Cela ne touche que les particuliers ?
Des chaînes câblées l'ont également piraté et programmé avant sa sortie. Lorsque j'ai passé La Passion du Christ, les Eglises avaient déjà montré le dvd ! Personne ne paye de droits, alors que l'exploitant paye la douane à l'arrivée des copies, la censure qui est chère, le transport de la copie, les ayant-droits et la TVA, laquelle est contrôlée par des inspecteurs qui ont intérêt à trouver le maximum de dette pour pouvoir ensuite traiter avec vous ! La concurrence de l'informel est complètement déloyale.
(...)
Les propriétaires ne rénovent pas les salles.
Ce n'est pas leur problème. Le cinéma les indiffère : si ça ne marche pas, ils vendent à un supermarché ou une Eglise. Mais au Cameroun, nous n'avons jamais eu des marges suffisantes pour réinvestir. Pour relancer le cinéma en Afrique, il faudrait des multiplexes, à la taille du marché, c’est-à-dire trois ou quatre salles. Il faut un lieu de vie tournant autour du cinéma. C'est ce que j'essaye de faire depuis deux ou trois ans, mais je ne trouve pas les financements : ils sont trop chers et sur des délais trop courts. L'ouverture d'un multiplexe de huit salles à Lagos montre que ça marche. Il passe des films américains et nigérians. Les distributeurs kinescopent même des films nigérians en 35 mm pour les passer dans les pays avoisinants, profitant des proximités ethniques et linguistiques. Lemoine a fait des multiplexes à Casablanca et Marrakech. Il a du mal à équilibrer financièrement. Comme il a vu grand, il a du mal à fournir suffisamment de films, mais il peut s'appuyer sur la production nationale marocaine qui a du succès.

Comment marche par exemple un film de Bassek ba Kobhio au Cameroun ?
Le Silence de la forêt a fait un tiers d'entrées de plus à Yaoundé qu'à Douala car il est Beti. Je l'ai passé à Bamako, mais ça n'a pas marché. Mais le problème est que ces sorties ne sont pas assez soutenues par de la publicité et les médias. Les gens en ont doucement assez du film américain et sont prêts à voir autre chose. Des films africains ont presque aussi bien (ou aussi mal) marché au Cameroun et à Bamako que des films américains : Moi et mon Blanc, Tasuma etc. Le problème est qu'il faudrait faire un travail de distributeur en terme de communication pour une exploitation dans une seule salle ! Le budget est disproportionné.
(...)
On tente un état des lieux ?
A Dakar, le Paris ferme. A Bamako, le Babemba fonctionne mais ne s'amortit pas. Au Burkina, pays du cinéma, il y a deux circuits : Frank Alain Kaboré, homme d'affaires important pour le pays qui peut se permettre de soutenir son fils, et Idrissa Ouedraogo qui s'en sort non sans mal car il ne paye ni loyer ni pub sans parler d'avantages sur le prix de l'électricité par exemple. J'y ai vu 300 personnes un mardi pour le film de la Burkinabée Apolline Traoré, Sous la clarté de la lune : du jamais vu pour moi. Au Niger : c'est le désert en dehors du CCF. En Guinée, même chose. Au Bénin, Janvier Yahouedeou a trois salles dont une a été complètement refaite. Refaire une salle ne suffit pas si on se contente de changer la moquette ou le tissu des sièges : il faut un lieu nouveau, multiplexe, ailleurs si possible pour créer l'événement. C'est ce qu'envisage Kaboré à Ouaga et que j'envisage aussi au Cameroun car le déficit est réel depuis quelques mois. En Côte d'Ivoire, les événements politiques ont tout cassé. On trouve de la vidéo-projection à l'Ivoire et au Primavera tandis que le Paris et les Studios ont fermé. Au Gabon, deux salles récentes gérées par la CFAO avaient visé une clientèle expatriée avec des prix très chers, ce qui était aberrant car elle n'est pas très nombreuse et sort peu volontiers. La clientèle du cinéma en Afrique, ce sont les classes moyennes. Les bourgeois ont des écrans plasmas chez eux tandis que les pauvres vont dans les vidéo-clubs à 125 Fcfa. Les classes moyennes sont celles qui souffrent le plus en cas de crise économique car c'est elles qu'on compresse pour trouver de l'argent.
(...)
Que pensez-vous du programme Africa cinémas ?
Je me suis élevé contre la conception de l'aide du plan Africa Cinémas : une aide à la diffusion de l'œuvre et non une aide à l'exploitation. Le problème est structurel : on ne diffusera jamais un film africain qui fait déjà 20 % de moins qu'un film américain alors qu'on a aucune marge. Si un film me rapporte dix places de plus, je le prendrai car j'ai le couteau sous la gorge. L'aide spécifique à la diffusion de films africains ne fait pas une différence significative. J'ai proposé, comme pour les salles d'art et d'essai en France, une aide modulable selon les recettes de la salle, ce qui n'a pas été entendu en l'absence de billetterie et de moyens de contrôle. Africa Cinémas n'incluait pas non plus la publicité (ce qui vient de changer), là aussi pour des problèmes de contrôle. Le plan avait pour philosophie de créer le métier de la distribution ex-nihilo mais vu que ce n'est pas rentable, cela n'aura pas lieu. J'avais proposé pour ma part de réaliser avec l'argent dégagé pour ce plan cinq multiplexes avec un cahier des charges favorisant la diffusion de films africains ou européens pendant dix ans. C'était un projet structurant alors qu'on a jeté avec ce plan 3 milliards de Fcfa en l'air.

(...)
Vous êtes-vous regroupés en groupe de pression ?
Oui, nous avons récemment créé l'ACID (Africa cinémas du futur), association d'exploitants et distributeurs africains, pour lutter contre la gestion d'Africa cinémas par le seul Europa cinémas et en demander la cogestion paritaire. Elle regroupe Janvier Yahouedeou (exploitant au Bénin, président), moi-même (secrétaire général), Khalilou Ndiaye (distributeur-exploitant au Sénégal, trésorier), Bassek ba Kobhio (distributeur), Idrissa Ouedraogo (distributeur-exploitant) et Toussaint Tiendrebeogo, ancien gestionnaire d'Africa cinémas démissionnaire. Europa cinémas fait peut-être bien son travail mais son directeur ne connaît pas l'Afrique. Cela donnait des disfonctionnements graves d'autant plus que les frais d'administration importants prélevés par Europa cinémas auraient pu être mieux utilisés. Il est dommage que l'ACID ne se soit pas constituée plus tôt pour gérer ce programme.
(...)"

L'intégralité de l'entretien est disponible ici: www.africultures.com/index.asp?me ...


• > Entretien avec Pierre Yaméogo sur www.clapnoir.org

Benoit Tiprez a rencontré à l'occasion du dernier Festival de Namur le réalisateur burkinabé Pierre Yaméogo. Celui-ci revient longuement sur le problème de la diffusion des oeuvres cinématographiques africaines.

"Delwendé, lève-toi et marche en mooré (langue du Burkina Faso) a reçu le prix spécial du jury lors du Festival international du film francophone de Namur. Son réalisateur, Pierre Yaméogo est bien connu des cinéphiles. Dans l’entretien qu’il a accordé au reporter de Clap Noir, Pierre dit sans détours ses vérités sur le cinéma en Afrique.

Est-ce que vous venez souvent au FIFF et que pensez-vous de ce festival en particulier ?
C’est la troisième fois peut être que je viens. La seule chose que je pense c’est que c’est un festival assez humain ; je trouve les gens vraiment très humains, on n’est pas dépaysés. Cet humanisme du festival fait que l’on a envie de revenir. Cela fait longtemps que je ne suis pas revenu, il faut maintenant penser plus au côté business du système, au côté professionnel et mettre de l’action. Sinon c’est un très bon festival qui a toutes les valeurs. Est-ce que le côté professionnel qui a beaucoup changé va nous permettre d’être satisfait et de pouvoir revenir ? Il ne suffit pas de faire des festivals. Les festivals c’est bien pour faire connaître les films, il faut qu’il y ait des rencontres entre les festivaliers, les réalisateurs et les professionnels qui diffusent les films. Il faut que le cinéma francophone ne soit pas vu que dans un cadre à la semaine. Il faut que les festivals arrivent à trouver les vrais professionnels qui diffusent les films, les producteurs de télé, même s’il n’y en a pas beaucoup. Ca veut dire que si il y a des gens qui viennent voir ces films, il y a forcément une audience pour les films africains, canadiens, belges. Il y a même les belges qui se sont plaints de la non-diffusion de leurs films au sein même de leur pays.

Les problèmes liés à la diffusion de ces films sont récurrents, ne pensez vous pas qu’il y a une certaine hypocrisie derrière tout ça ?
Bien sûr. Je suis même très furieux que le cinéma africain n’ait son créneau de diffusion que dans les festivals. Ça, ce n’est pas bien. Si on peut organiser un festival, ça veut dire qu’une télévision peut organiser des diffusions. Je ne sais pas s’il y a une mésentente ou quoi mais l’hypocrisie existe. Ou s’il y a des gens qui trouvent leur intérêt à ce que le film ne soit pas diffusé et qu’il reste dans le créneau festival, ça c’est très méchant. Il faut qu’on arrive, en tout cas, à trouver pourquoi nos films ne sont pas diffusés alors qu’ils marchent dans les festivals.

Les mécanismes de soutien à la diffusion de ces cinémas apportent très peu de résultats. Le dernier en date est le plan Africa Cinémas. Pourquoi n’a-t-il pas fonctionné ?
Africa Cinémas a été mis en place en consultant certains réalisateurs et professionnels africains qui n’ont jamais travaillé dans un circuit où tout est organisé. Ils ont saboté cette organisation car ils n’ont jamais voulu qu’il y ait quelque chose d’organisé en Afrique étant donné que cela ne leur profite pas. Ce n’est pas la faute à Africa Cinémas. Africa Cinémas existera.

Mais cela profite à qui ?
Ceux-la même qui ont eu leurs labels les plus connus du cinéma africain. Ce sont eux qui ont été au-devant. Ca devait profiter à tout le monde. Mais eux, n’ont pas voulu de cela et du coup, l’organisation a été sabotée. Ils ne sont pas plus de trois dans le circuit que tout le monde connaît et quand cet article va sortir, de toute manière, on saura de qui on parle.

Il y a le rôle des télés, comme TV5 et CFI qui arrosent l’Afrique de programmes francophones…
TV5 n’est pas une télévision africaine, c’est une télévision de propagande de la culture française en Afrique comme le comptoir colonial que l’on appelait CFA… ça, on le sait. C’est pas quelque chose que la France nous cache. C’est à nous de se dire comment ça se fait. TV5 et CFI c’est fait pour diffuser la culture française et aliéner les Africains. C'est clair, nous on le sait, la France le sait. Maintenant, est-ce que nous diffusons nos propres programmes dans nos télévisions ? Je prends mon cas : mes films que CFI prend et que la France diffuse, quand ça arrive dans une télévision africaine, ils ne les diffusent pas. A peine il faut payer pour qu’on diffuse un programme.
Moi, je veux bien attaquer la France mais il ne faut pas déconner non plus. Il faut que nous nous organisions et que nous soyons responsables. On a demandé à être indépendants et il faut qu’on assume. Si on n’assume pas, on ne peut pas encore demander à la France ou à la Belgique de nous donner de l’argent. Eux, ils viennent, mais pour diffuser directement leur politique culturelle et nous aliéner. Ce n’est pas tout à fait le mot mais plutôt, c’est pour que nous ne soyons pas prompts à quitter leurs valeurs culturelles.

Pourquoi les chaînes africaines sont capables d’acheter à quelques millions de Francs CFA des série télé étrangères et n’achètent pas les films africains pour quelques centaines de milliers de francs CFA ?
Jusqu’à aujourd’hui, on ne comprend pas ça. Et quand tu l’expliques au directeur des programmes, il semblerait qu’il n’y a pas de politique, effectivement. Ils peuvent tout acheter sauf les programmes africains. Ça, c’est une insulte au créateur africain. Soit tu donnes cadeau, soit tu payes pour que ton film soit diffusé. Ca veut donc dire que nous avons un problème interne entre africains et même entre nos propres pays que nous devons résoudre avant d’attaquer le colonialisme belge et français. C’est normal que les Américains nous bombardent avec leur coca ; on ne peut pas les critiquer car nous ne faisons rien.

Est-ce que les cinéastes sont dans la voie d’une rupture avec la France ?
Non, historiquement parlant, on ne peut pas car la langue qui nous véhicule à travers le monde c’est le français. Et puis, on n’en a pas envie ! On voudrait plutôt une réciprocité et une compréhension. Mais la France ne peut pas nous imposer un système que nous ne voulons pas. La France ne nous a jamais dit de ne pas diffuser nos films dans nos télévisions et elle n’intervient pas. On peut être méchants entre nous et on accuse la France ou la Belgique, le problème dépend de nous-mêmes. Tant que nous ne nous aimons pas, cela ne marchera pas. On diffuse des programmes de télévision où les gens ne comprennent rien donc on les aliènent. Je ne sais même pas si les docteurs de télévision sont payés pour faire ce sabotage de programme. Mais il y a des programmes sérieux qui existent. J’étais à Ouaga, j’ai fait cinq documentaires qui ont été diffusés pas CFI et TV5 mais la télévision du Burkina non seulement ne veut pas les diffuser mais attend même que je vienne payer alors que je leur ai dit de les diffuser cadeau.

Et dans l’avenir ?
Quoi qu’il arrive on est dans la mondialisation. Et c’est nous qui faisons la demande de l’aliénation. A un moment donné, par la force des choses, cela va changer. Je crois que les gens commencent à comprendre que quand on est africain et qu’on ne respecte pas ses valeurs culturelles on est rien et je crois que ça va venir de cela. Autrement dit, il y a une conscience qui va se transformer d’une manière radicale et j’espère qu’elle ne se déroulera pas dans la violence. On va en avoir jusqu’à la gorge mais ça va changer. Mais pour l’instant, tant que ça arrange certaines personnes, cela continuera.

Propos recueillis par Benoît Tiprez

www.clapnoir.org



• > Festival International du Film de Marrakech: Programme

Le Festival International du Film de Marrakech se tiendra du 11 au 19 novembre 2005.

Voici les productions francophones sélectionnées:

Compétition
- Passion, Mohamed Malas, Syrie/ France
- L'Iceberg, Dominique Abel et Fiona Gordon, Belgique
- The City of Sun, Martin Sulick, République Tchèque
- Alex, José Alcala, France
- C.R.A.Z.Y., Jean-Michel Vallée, Canada
- El Ayel, Moumen Smihi, Maroc

Hors compétition
- Zaïna, cavalière du désert, Bourlem Guerdjou, France/ Maroc
- Caramel, Henri Duparc, Côte d'Ivoire
- Je vous trouve très beau, Isabelle Mergault, France

Coup de coeur
- Benares, Barlen Pyamootoo, Maurice/ France
- Imposture, Patrick Bouchitey, France
- Crash Test Dummies, Kalt Jorg, Autriche

Le jury sera composé de Jean-Jacques Annaud (réalisateur français), Abdelkebir Khatibi (sociologue marocain), Kim Jee-Woon (réalisateur coréen), Deepa Mehta (réalisatrice indienne), Idrissa Ouédraogo (réalisateur burkinabe), Stefania Rocca (comédienne italienne), Hend Sabri (comédienne tunisienne), Leonor Silvera (comédienne portugaise), Mary Sweeney (monteuse et productrice américaine).

Plus d'infos sur le site du festival: www.festival-marrakech.com




Ameriques   
  • > Téléfilm Canada appuie sept longs métrages documentaires destinés aux salles

Téléfilm Canada est heureuse d'annoncer qu'elle appuie cinq longs métrages documentaires destinés aux salles dans le cadre du Programme pilote du long métrage documentaire - volet francophone et deux projets en développement.

Lancé en juin 2005, ce programme a pour objectif de favoriser le développement, la production et l'achèvement de longs métrages documentaires. Les productions sont assurées d'un lancement en salles et d'une diffusion ultérieure à la télévision.

À la date de dépôt du programme, le 12 septembre 2005, Téléfilm Canada a reçu 15 demandes en français. Les projets retenus traitent de sujets diversifiés. La plupart sont signés par des réalisateurs-scénaristes de carrière.

Volet d'aide au développement
- La Dernière planète, Sylvie Van Brabant,
Films du Rapide-Blanc

- Les Oiseaux et l'Amour, Jacques Laberge, Cité-Amérique


Volet d'aide à la production
- Le Dernier Continent, Jean Lemire, Glacialis (Canada)/ 13 Productions (France)
- Voyage au bout de la torture, Patricio Henriquez,
Macumba Doc, Inc.

- USA, Pierre Guimond, Isle Principia (USA)Inc.


Volet d'aide à la post-production et à l'achèvement
- Bric-à-brac, Serge Giguère, Films du Rapide-Blanc

- Les Voleurs d'enfance, Denise Robert, Daniel Louis et Paul Arcand, Cinémaginaire


www.telefilm.gc.ca


• > Lauréats du concours Cours Ecrire ton Cour!

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) et le Festival du nouveau cinéma sont heureux d’annoncer les lauréats 2005 de COURS ÉCRIRE TON COURT !

Le jury, constitué de Andrée Pelletier, directrice du développement des programmes à Télé-Québec; Joanne Arsenau, scénariste représentant la SARTEC; Éric Tessier, réalisateur; Pascal Maeder, producteur; et Frédéric Desager, comédien et récipiendaire de la mention SARTEC de COURS ÉCRIRE TON COURT ! 2005, a arrêté ses choix.

Le Grand prix est accordé à
M. Étienne Langlois pour son projet Nelly et Lio dans « Délire de fuite ».

Le prix consiste en un investissement de la SODEC de 55.000 $ pour la production du film; un engagement de Télé-Québec à acquérir une licence de diffusion; 2.000 $ de pellicule Kodak; auquel s’ajoute le Prix de l’écriture cinématographique de 5.000 $ du Conseil des arts et des lettres du Québec. De plus, lors de la remise des prix, M. Christian Larouche de Christal Films s’est engagé à distribuer ce court métrage en salles.

Selon les membres du jury, le projet Nelly et Lio « Délire de fuite » a été notamment retenu pour « la force de sa structure, ses revirements efficaces et son niveau de langage imagé ».

La mention spéciale SARTEC pour le meilleur scénario de langue française est accordée à M. Julien Grégoire pour son projet Un souper de famille.
Il s’agit d’une bourse d’écriture de 1000 $.

Le scénario Coup de cœur du public est accordé à Jean-François Nadeau pour son projet Printemps.
Il s’agit d’une bourse de 1000 $ offerte par Bélanger Sauvé.

Enfin, le jury accorde une mention spéciale à M. Faisal Lutchmedial pour son projet Useless Thing qui remporte
une bourse de 500 $ de la Writers Guild of Canada.

Les sept scénarios finalistes retenus parmi 88 projets ont été présentés devant public et jury au Musée Juste pour rire, dans une mise en lecture de Emmanuel Bilodeau, accompagné des interprètes Pascale Bussières, Stéphane Demers et Sophie Cadieux, animée par Matthieu Dugal.

L’organisation de COURS ÉCRIRE TON COURT ! s’est faite dans le cadre du Programme d’aide aux jeunes créateurs de la SODEC. Marie Potvin agissait comme chargée de projets et Élaine Dumont coordonnait le concours, présenté dans le cadre du Festival du nouveau cinéma. Merci à nos partenaires : la SARTEC, Télé-Québec, Kodak Canada, Christal Films, Bélanger-Sauvé, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Parc Nature du Cap Saint-Jacques, Groupe Image Buzz et de la Writers Guild of Canada.

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• > La SODEC appuie 12 projets documentaires

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) annonce ses résultats pour le deuxième et dernier dépôt en production documentaire de l’exercice 2005-2006. Sur les 39 projets déposés, 12 reçoivent un appui financier de la SODEC dont 1 long métrage destiné aux salles commerciales et 11 documentaires destinés à la télévision, soit un taux d’acceptation de 32 %, le taux d’acceptation le plus bas depuis cinq ans.

Long métrage destiné aux salles :
- Termites : la tour infernale, se promet d’être un documentaire animalier étonnant dans lequel termites et fourmis guerroient comme à l’époque médiévale... Un film de Philippe Calderon co-produit par Les Films du Rêve (France) et Cité-Amérique (Québec), et distribué par Christal Films.

Les 3 projets précédemment retenus étaient:
- Le Dernier Continent, scénarisé et réalisé par Jean Lemire, nous fera vivre la longue nuit australe et l’arrivée du printemps de ce continent de glace qu’est l’Antarctique. Le film sera coproduit par les Productions Glacialis (Qc) et 13Productions (France).

- Des nouvelles du Nord, de Benoît Pilon, nous présente une chronique de la vie quotidienne à Radisson, un village du Nord d’à peine 400 âmes. Le film sera produit par Amazone Film.

- La Voix du Silence, est un documentaire « coup de poing » de Paul Arcand sur la maltraitance faite aux enfants, produit par Cinémaginaire.

Cette nouvelle ronde de décisions porte à 38 le nombre total de projets documentaires acceptés à l’étape de la production en 2005-2006 sur les 95 demandes déposées. De ce nombre, 4 sont des longs métrages destinés aux salles, 9 des miniséries et séries et 25 sont des œuvres uniques destinées à la télévision.

La SODEC est heureuse de constater la qualité des projets déposés qui sont le reflet de la vitalité de l’industrie. Plusieurs choix ont été difficiles compte tenu d’un deuxième dépôt plus important que prévu et de la limite des budgets disponibles.

La distribution du long métrage documentaire en salles demeure un enjeu important que se proposent d’aborder les prochaines Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Il s’agira d’un premier rendez-vous de réflexion que la SODEC souhaite poursuivre au cours du prochain exercice financier avec les différents joueurs de l’industrie.

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• > Les Rencontres de coproduction francophone, Paris, du 23 au 25 novembre 2005

Les Rencontres de coproduction francophone accueillent 31 producteurs à Paris du 23 au 25 novembre 2005.

Mme Joëlle Levie, directrice générale du cinéma et de la production télévisuelle de la SODEC, la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, et M. Danny Chalifour, directeur opérations et développement à l’international de Téléfilm Canada, se réjouissent d’annoncer que 31 producteurs, issus du Québec, de la Colombie-Britannique, de la France, de la Belgique, du Luxembourg et de la Suisse, participeront aux deuxièmes Rencontres de coproduction francophone, qui se dérouleront à Paris les 23, 24 et 25 novembre, dans le cadre de Cinéma du Québec.

Organisées conjointement pour la première fois par SODEC Québec et Téléfilm Canada, les deuxièmes Rencontres de coproduction francophone visent à stimuler la coproduction de longs métrages en français et à favoriser le développement de partenariats entre les producteurs de la Francophonie. L’événement s’adresse à des professionnels qui ont déjà produit au moins un long métrage et qui souhaitent coproduire des projets en français.

Le programme des rencontres approfondira les questions relatives aux mécanismes et aux sources de financement disponibles dans les pays francophones et propose d’identifier, sous un angle comparatif, les opportunités et difficultés liées spécifiquement à l’exportation, à la distribution et à la diffusion de films en langue française.

Durant l’événement, seront organisés des panels et analyses de cas pratiques en présence d’intervenants clés de l’industrie – télédiffuseurs, distributeurs, exportateurs et investisseurs publics et privés. Des études de cas récents de coproduction tels Comme tout le monde de Pierre-Paul Renders (coproduit notamment par Diana Elbaum [Entre chiens et loup] et Martin Paul-Hus [Amérique Films]) et Congorama de Philippe Falardeau [coproduit entre autres par Luc Déry [micro_scope] et Joseph Roushop [Tarantula Films]) seront présentées en présence des coproducteurs. Une place importante sera bien entendu consacrée aux rencontres individuelles entre les producteurs sur des projets en développement.

Les partenaires des Rencontres de coproduction francophone
Les Rencontres de coproduction francophone sont organisées conjointement par la SODEC Québec et Téléfilm Canada, en collaboration avec ACE-Ateliers du Cinéma Européen, le Centre National de la Cinématographie (CNC), le Centre du cinéma et de l’audiovisuel – Communauté Française de Belgique, Wallonie Bruxelles Images, la Société Radio Canada et Swiss Film. L’événement est organisé par Vision-in-Motion.

Liste des producteurs sélectionnés

Québec
GPA Films — Marcel Giroux
EGM Productions — Brigitte Germain
Forum Films — Richard Lalonde
Productions Thalie — Yves Fortin
ACPAV — Marc Daigle
Baliverna Films — Louise Sabourin et Michel Jetté
Les Films de L'îsle — Ian Boyd
Cirrus Productions — Pierre Even
Les productions Jeux d'ombre inc. — Andrew Noble et Anne-Marie Gelinas
Productions La Fête — Chantal Lafleur
Les productions Equinoxe — Lyse Lafontaine

Colombie Britannique
Firelight CineMa - Yves J.Ma

Belgique
Banana Films/LibrisFilms — Jean-Luc Van Damme / Véronique Rofé
Dolce Vita Films — Manuel Poutte et Boris Van Gils
Sol Ange Films — Alexander Wawrzyk

France
Agat Films & Cie — Ex Nihilo - Dominique Barneaud
Alhambra Films — Nadia Hasnaoui
Alterego Productions — Eric Porcher
Cipango - Edouard de Vésinne et Thomas Anargyros
Elzevir Films — Denis Carot et Marie Masmonteil
K'ien Productions — David Kodsi
Les Films Pelléas — David Thion
Local Films - Marie Agnely et Nicolas Breviere
Magouric Productions — Laurent Benegui et Jean-Yves Bloch
Rezo Productions / Alta Loma Films — Jean-Michel Rey / Didier Boujad
Sombrero Productions — Alain Benguigui et Thomas Verhaeghe
TS Production — Gilles Sacuto

Luxembourg
Samsa Films — Claude Waringo

Suisse
Thelma Film — Pierre-Alain Meier
Bohemian Films — André Martin
Navarro Films — Xavier Ruiz

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• > New York African and Dispora Film Festival: Programme

Le New York African and Dispaora Film Festival se tiendra du 25 novembre au 11 décembre 2005.

Voici les productions francophones qui serontmontrées à cette occasion.

- Un amour d'enfant, Ben Diogaye Beye, Sénégal
- Amal, Ali Benkirane, Maroc, (CM)
- Childhood Destroyed, Mahama Zara Yacoub, Tchad
- Dunia, Jocelyne Saab, Egypte/ Liban/ France
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Fela Kuti: Music is the Weapon, Jean-Jacques Flori et Stéphane Tchal-Gadjeff, France/ Nigéria (Doc)
- Femi Kuti, what's going on?, Jacques Goldstein, France (Doc)
- Free Wheels, Sidiki Sijiri Bakaba, Côte d'Ivoire
- Comment conquérir l'Amérique en une nuit?, Dany Laferrière, Haïti/ Canada
- Kirikou et la sorcière, Michel Ocelot, France (animation)
- Massaï les guerriers de la pluie, Pascal Plisson, France (Doc)
- Nina Simone, sorcière de l'amour, René Letzgus, France (Doc)
- Le Goût des jeunes filles, John L'Ecuyer, Haïti/ Canada
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM, animation)
- Le Damier, Balufu Bakupa Knyinda, RD Congo (CM)
- Histoire de sable, Hyacinthe Combary, Canada (Doc)
- La Caravance sans fin, Ariane Martens, Belgique (Doc)
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola/ France
- Le Plafond de verre, Yamina Benguigui, Algérie (Doc)
- La Petite Vendeuse de soleil, Djibril Diop Mambety, Sénégal (CM)
- Thomas Sankara, Balufu Bakupa Kanyinda, RD Congo (Doc)

Notons une section thématique sur les soldats noirs durant la seconde guerre mondiale, avec notamment Camp de Thiaroye et Emitaï de Semèbe Ousmane (Sénégal) et Tasuma de Daniel Kollo Sanou (Burkina Faso).

Plus d'infos sur le site du festival: www.nyadff.org


• > Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal: Programme

Les 8èmes Rencontres Internationales du Documentaires de Montréal se tiendront du 10 au 20 novembre 2005.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées:

Parcours Intimes
- Arafat, mon frère / Rashid Masharawi / France, Québec
- Au nom de la mère et du fils / Maryse Legagneur / Québec
- Bonnes à tout faire / Hélène Choquette / Québec
- Les Carnets de Claire / Serge Lalou / France
- Exit / Fernand Melgar / Suisse
- Les Fenêtres sont ouvertes / Arnaud et Jean-Marie Larrieu / France
- Inuk urbain [ Qallunajatut ] / Jobie Weetaluktuk / Canada
- La Maison Haute / Pavel Lounguine / France
- Mamaie / Alex Margineanu / Québec
- Mohawk Girls / Tracey Deer / Québec
- Papy-Mamie / Michaël Lheureux / France
- Solitudes / Jeannine Gagné / Québec
- Sous-sol / Luc Maréchaux / Québec
- Sur les montagnes russes / Chiara Malta / France
- Voici l’Homme / Catherine Hébert / Québec
- Zero Degrees of Separation / Elle Flanders / Canada

Territoires du réel
- Azrak-Ramadi [ Bleu-Gris ] / Mohamad Al Roumi / France
- Bride Kidnapping in Kyrgyzstan / Petr Lom / Canada
- The Bridge [ Podul Peste Tisa ] / Ileana Stanculescu / Roumanie
- Chats perchés / Chris Marker / France
- La Danse de Jupiter / Renaud Barret; Florent de La Tullaye / France
- Déluge au pays du Baas / Omar Amiralay / France
- Un dragon dans les eaux pures du Caucase / Nino Kirtadze / France
- Les Femmes du mont Ararat / Erwann Briand / France
- Lifelike [ Plus vrai que nature ] / Tally Abecassis / Québec
- Massaker / Monika Borgmann; Lokman Slim; Hermann Theissen / Allemagne, Suisse, France, Liban
- Melodías / François Bovy / Suisse
- No More Tears Sister: Anatomy of Hope and Betrayal / Helene Klodawsky / Canada
- Po Cud [ For a Miracle ] / Jarek Sztandera / Pologne
- Le Rêve de São Paulo / Jean-Pierre Duret; Andréa Santana / France
- Souvenirs d’Acapulco [ Souvenir Kids ] / Diego Briceño-Orduz / Québec
- Vivre en paix [ Mirnaya Zhizn ] / Antoine Cattin; Pavel Kostomarov / Suisse, Russie

Nouveaux Regards Québec
- L’Hiver longtemps / Frédérick Pelletier /
- HLM / Stéphane Beauregard /
- Le Méchant trip [ Exiles in Lotusland ] / Ilan Saragosti /
- Petites mères / Judith Brès /
- Le Show / Xavier Beauchesne-Rondeau /
- Si j’avais un chapeau / Anaïs Barbeau-Lavalette; Arnaud Bouquet /
- Sur le quai de la gare / Alexis Fortier Gauthier; Julien Fontaine; Michel Lam; Myriam Magassouba /
- Les Voix de Kalkeri / François Lemieux /

L'intégralité de la programmation sur lke site du festival: http://www.ridm.qc.ca/


• > Festival du Nouveau Cinéma de Montréal: Palmarès

Le Festival du nouveau cinéma de Montréal s'est achevé le 23 octobre dernier, voici les productions et coproductions francophones primées:

- Prix du long métrage Louve d'or: Something Like Happiness, Bohdan Slàma (République Tchèque/ Allemagne, 2005)
Le jury long métrage était composé de Réal Chabot, Laurent Lucas et Roland Smith.

- Prix du Public Radio-Canada Qui a tiré sur mon frère?, German Gutierrez (Québec/ Canada, 2005)
- Prix de l’innovation ONF: Flesh, Édouard Salier (France, 2005)
- Prix de la "Main", Petit pow! pow! noël, Robert Morin (Québec/Canada, 2005)
- Grand Prix Formule i - Prix Fonds Bell/Vidéographe/Fjord Marketing: City Speak, Ghassan Fayad, Mat Donnelly (Québec/ Canada, 2005)
- Prix du Public Banff New Media Institute: Opensource Cinema, Brett Gaylor (Québec/ Canada, 2005)
- Prix Cours Écrire ton court SODEC/TÉLÉ-QUÉBEC/KODAK/CALQ: Nelly et Lio dans "Délire de fuite", Étienne Langlois (Québec/Canada, 2005)
- Mention Spéciale SARTeC, Un souper de famille, Julien Grégoire (Québec/Canada, 2005)
- Coup de cœur du public Bélanger Sauvé: Printemps, Jean-François Nadeau (Québec/Canada, 2005)
- Mention Spéciale du Jury: Useless Thing, Faisal Lutchmedial (Québec/Canada, 2005)

La 35e édition du Festival aura lieu du 12 au 22 octobre 2006.

Plus d'infos sur le site du festival: www.nouveaucinema.ca/





Europe   
  • > European Film Awards: nominations

Les nominations pour les European Film Awards viennent d'être annoncées. Les prix seront remis à Berlin le 3 décembre 2005. Voici la liste des "candidats" francophones.

- Meilleur film:
- CachéFrance/ Austriche/ Allemagne/ Italie, Michael Haneke, Production: Les Films du Losange, Wega Film, Bavaria Film, BIM Distribuzione
- L'Enfant, Belgique/ France, Jean-Pierre & Luc Dardenne, Production: Les Films du Fleuve, Archipel 35, RTBF, Scope Invest, Arte France Cinéma

- Meilleur réalisateur:
- Michael Haneke for Caché, France/ Autriche
- Cristi Puiu for La Mort de Monsieur Lazarescu (Roumanie)

- Meilleure actrice
- Juliette Binoche, Caché, France
- Audrey Tautou, Un long dimanche de fiançailles, France

- Meilleur acteur
- Daniel Auteuil, Caché, France
- Romain Duris, De battre mon coeur s'est arrêté, France
- Jérémie Renier, L'Enfant, Belgique

- Meilleur scénario
- Michael Haneke, Caché, France/ Autriche
- Cristi Puiu & Razvan Radulescu, la Mort de Monsieur Lazarescu, Roumanie

- Meilleur directeur de la photo
- Christian Berger, Caché
- Bruno Delbonnel, Un long dimanche de fiançailles

- Meilleur montage
- Michael Hudecek & Nadine Muse, Caché
- Hervé Schneid, Un long dimanche de fiançailles

- Meilleur premier film - Prix Fassbinder
- Ono, Malgorzata Szumowska, Allemagne/ Pologne
- Quand la mer monte, Yolande Moreau et Gilles Porte, France/ Belgique

Plus d'infos sur le site des European Film Awards: www.europeanfilmacademy.org


• > Institut du Monde Arabe: cycle "Les cinéastes arabes et leurs villes"

L'Institut du Monde Arabe organise tous les dimanches du 2 octobre au 18 décembre un cycle "Les cinéastes arabes et leurs villes". Voici une partie de la note d'intention:

"Une ville n’est pas seulement le lieu où l’on naît mais aussi une île où la vie nous fait échouer. Ville d’exil, ville d’adoption, Terre-Promise ou prison d’asphalte et de poussière, on n’hérite pas seulement d’une terre, on peut aussi la choisir, ou peut-être est-ce la ville qui nous choisit…
C’est dans le dédale émotionnel de la ville que de nombreux cinéastes arabes puisent l’essence de leur créativité : source d’inspiration toujours renouvelée, refuge des âmes troublées, à chacun de ses carrefours s’entrecroisent inextricablement l’Histoire et les destins tourmentés des personnages. Au cœur de la ville, on se perd ou l’on se trouve, la mémoire s’éveille ou nous fait tout oublier…"

Voici quelques indications sur la programmation: Alger avec Mohamed Zinet ou Nadir Moknèche; Alexandrie avec Youssef Chahine, Asma al-Bakry ou Kamal al-Cheikh; Le Caire avec Mohamed Khan; Beyrouth avec Ghassan Salhab ou Ziad Doueiri; Casablanca avec Abdelkader Lagtâa ou Mohamed Asli; Tanger avec Jillali Ferhati; Tunis avec Nawfel Saheb-Ettaba; etc.

Tous les détails sur la programmation sur le site de l'IMA: www.imarabe.org/temp/films/films2 ...


• > Nomination d'Anne Durupty comme Directrice générale adjointe du CNC

Anne Durupty est nommée Directrice générale adjointe du Centre national de la cinématographie

Véronique Cayla, Directrice générale du CNC, a nommé Anne Durupty, Directrice générale adjointe du CNC, en remplacement de Monique Barbaroux, dont le détachement arrive à son terme.

Administratrice civile hors classe, ancienne élève de l'Ecole nationale d'administration (ENA, promotion Jean Monnet) et titulaire d'un DEA de droit public et d'une licence d'histoire, Anne Durupty, 51 ans, était depuis juillet 2004, Sous-directrice de la communication audiovisuelle à la Direction du développement des médias (DDM).

En 2004, dans le cadre de la mission confiée à Véronique Cayla par le ministre de la Culture et de la Communication, Anne Durupty est Secrétaire générale du groupe de travail sur les relations entre la télévision et la filière musicale, après avoir été, de 2001 à 2003, consultante associée d'International Media Consultants Associés (IMCA).

De 1997 à 2001, elle est Directrice générale du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), après avoir assumé, en 1996, les fonctions de Directrice de cabinet du Président du CSA, Hervé Bourges.

Auparavant, de 1994 à 1996, à France 3, Anne Durupty est Administratrice générale de l'antenne, puis responsable de l'unité de programmes émissions de service, adjointe du responsable de l'unité magazines.

En 1990, à sa sortie de l'ENA, elle intègre le Secrétariat général du Gouvernement, en tant qu'adjointe puis Chef du département des affaires économiques et financières et de la tutelle du service public au Service juridique et technique de l'information (SJTI).

Chevalier de l'Ordre national du Mérite, Anne Durupty est, en qualité de représentante de l'Etat, Administratrice de France 4 et de l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

Source: Bellefaye, www.bellefaye.com/Fr/actualite/li ...


• > 10ème Fonds d’Aide au Développement du Scénario du Festival International du Film d’Amiens

Trois à cinq bourses au développement, d'un montant de 7.600 € chacun, sont accordées chaque année depuis 1996. Ces bourses sont attribuées aux réalisateurs par un jury de professionnels reconnus du monde du cinéma. L'équipe du Festival se tient à la disposition des boursiers pour les
conseiller au mieux dans le développement de leur scénario, en les mettant notamment en contact avec les réseaux de professionnels. Le Festival d'Amiens entend ainsi par cette initiative accompagner davantage les projets primés vers la production. Il a donc été demandé aux lauréats de fournir au
Festival une première version du scénario, dans les mois qui suivent l'attribution de la bourse. Au-delà de l'intérêt certain que représente l'octroi de ces bourses, c'est avant tout, et surtout, la qualité des rencontres professionnelles que le Festival International du Film d'Amiens entend privilégier, en particulier - mais pas seulement - celles entre professionnels du Sud et du Nord.
Les professionnels présents au Festival ont d'ailleurs accès à l'ensemble des dossiers déposés et peuvent prendre contact directement avec leurs auteurs par l'intermédiaire du Festival.

Projets francophones sélectionnés:
- La Danse du bourreau, Minh Nguyen Vô (Vietnam)
- Fanon, Abdelkrim Bahloul (Algérie)
- Sahara, Raso Ganemtoré (Burkina Faso)
- Chroniques d'un apprivoisement, Isabelle Boni-Claverie (Côte d'Ivoire)
- Pratiques Occultes, Moussa Sène Absa (Sénégal)
- L'Echappée, Mariana Otero (France)
- L'Impossible Testament, Jilani Saadi (France/ Maroc)
- Khamsa, Karim Dridi (France/ Algérie)
- Nous sommes tous des étrangers, Nadia El Fani (France/ Tunisie)
- Possédants ou Possédés, Raja Amari (France/ Tunisie)

Les projets seront examinés les 16 et 17 novembre 2005, par le jury composé des membres suivants: Marianne Bhalotra (Hubert Bals Fund), Sophie Bourdon (ACE), Gilles Duval (Fondation GAN pour le cinéma), Georges Goldenstein (Cinéfondation), Gareth Jones (consultant scénario) et Nour-Eddine Saïl (Centre Cinématographique Marocain).

www.filmfestamiens.org


• > Bourse d'aide au développement du festival de Montpellier: résultats

La Bourse d'aide au développement du Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier s'est tenue les 27 et 28 octobre 2005. Voici les projets lauréats:

Bourse de 7 000 € dotée par le CNC, direction des Affaires européennes et internationales:
- Fratres, présenté par Bruno Ulmer, réalisateur, et Nadège Hasson, productrice (France)

Bourse de 7 000 € dotée par par l’Agence intergouvernementale de la francophonie:
- Le Chemin des figuiers, présenté par Meyar Al-Roumi, réalisateur, Emmanuel Agneray, producteur ( France/ Liban/ Syrie)
Mention à:
- Sous le béton, le sable, présenté par Jean-Pierre Thorn (France )

Résidence d’écriture CECI Le Moulin d’Andé, dotation de trois mois de résidence au Moulin d’Andé avec une bourse de 1200 € par mois et deux voyages aller-retour au pays d’origine par CECI Le Moulin d’Andé:
- La Sur vie, présenté par Artan Minarolli, réalisateur et producteur (Albanie)

Pour rappel, les 14 projets sélectionnés étaient:
- Le Bar, de Hassan Benjelloun, réalisateur (Maroc)
- Le Chemin des figuiers, de Meyar Al-Roumi, réalisateur et Jérôme Bleitrach, producteur (Syrie/ France/ Liban)
- Flouss Academy, de Ibrahim Letaïef, réalisateur (Tunisie/ France)
- Fratres, de Bruno Ulmer, réalisateur et Nadège Hasson, productrice (France)
- Halal Sex, de Assad Fouladkar, réalisateur (Liban)
- L’Héritière, de Malek Bensmaïl, réalisateur (Algérie)
- Les Larmes d’argent, de Mourad Boucif, réalisateur et producteur (Maroc/ Belgique/ France)
- Lundi, dans la rue, de Radu Jude, réalisateur et producteur (Roumanie)
- Le Monde qui nous entoure, de Jean-Louis Milesi, réalisateur (France)
- Produit maison, de Nitzan Gilady, réalisateur et producteur (Israël)
- Sous le béton, le sable, de Jean-Pierre Thorn, réalisateur (France)
- La sur vie, de Artan Minarolli, réalisateur et producteur (Albanie)
- Les Trois mensonges, de Lyes Salem, réalisateur et Isabelle Madelaine, productrice (Algérie/ France)
- Un homme d’honneur, de Jean-Claude Codsi, réalisateur (Liban)

Plus d'infos sur el site du festival: www.cinemed.tm.fr/cgi-bin/new.pl? ...>+bourse%20d'aide


• > Eurimages soutien 13 coproductions européennes

Lors de sa 97e réunion, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la coproduction à 13 longs métrages européens pour un montant total de 3.89 millions d'Euros.

Voici les coproductions francophonoes sélectionnées:
- Cages, Olivier Masset-Depasse (Belgique), Belgique/ France
- C'est Gradiva qui vous appelle, Alain Robbe-Grillet (France), France/ Belgique
- Diary of a Mad Woman, János Szász (Hongrie), Hongrie/ Allemagne/ Royaume Uni
- La Educacion de un Hada, Jose Luis Cuerda (Espagne), Espagne/ France/ Portugal/ Argentine
- Le Héros de la Famille, Thierry Klifa (France), France/ Italie
- Irina P., Sam Garbarski (Belgique), Belgique/ Allemagne/ Luxembourg/ Royaume Uni
- Kader, Zeki Demirkubuz (Turquie), Turquie/ Grèce
- Rue Santa Fe,Carmen Castillo (France), France/ Belgique/ Chili

En outre, un soutien a été accordé aux distributeurs :
- DISCOVERY FILM AND VIDEO DISTRIBUTION (Croatie) pour la distribution du/des
film(s) Summer Storm, Marco Kreuzpaintner (Germany / Allemagne)
- PA-DORA (Croatie) pour la distribution du/des film(s) Brice de Nice, James Huth (France)
- SZIMPLAFILM (Hongrie) pour la distribution du/des film(s)
Marele Jaf Comunist, Alexandru Solomon (Roumanie)
- CLOROFILM ROMANIA (Roumanie) pour la distribution du/des film(s)Fateless (Sorstalansag), Lajos Koltai (Hongrie)et Torremolinos 73, Pablo Berger (Espagne)
- INDEPENDENTA FILM (Roumanie) pour la distribution du/des film(s)Dear Wendy Thomas Vinterberg (Danemark) et Va, vis et deviens, Radu Mihaileanu (France)
- MOEBIUS ASSOCIATION (Roumanie) pour la distribution du/des film(s)La Pianiste, Michael Haneke (Autriche) et The Pillow Book, Peter Greenaway (Royaume-Uni)
- FILMCOOPI ZURICH (Suisse) pour la distribution du/des film(s) Joyeux Noël, Christian Carion (France)
- XENIX FILMDISTRIBUTION (Suisse) pour la distribution du/des film(s) L'Enfant, Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique) et Habana Blues, Benito Zambrano (Spain / Espagne)
- S.V.-RSA (ARY Macédoine) pour la distribution du/des film(s) L'Enfant Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique)
- YOUTH CULTURAL CENTER (ARY Macédoine) pour la
distribution du/des film(s) Unconscious, Joaquin Oristrell (Espagne)

EURIMAGES est le fonds de soutien à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d’oeuvres cinématographiques européennes, institué par le Conseil de l'Europe en 1988. Depuis sa création, EURIMAGES a soutenu 1050 coproductions européennes pour un montant total de 303.379.652 euros.

www.coe.int/Eurimages


• > Etat des lieux de l'audiovisuel du Sud, Festival du Film d'Amiens, 18 novembre 2005

Rendez-vous important des professionnels du cinéma du Nord et du Sud, le Festival d'Amiens permet de faire chaque année, à l'occasion d'une journée de colloque, le point sur les aspects juridiques, économiques et sociaux d'un travail en commun: contrats, droit des comédiens, divers financements, ...

Un grand nombre de cinéastes africains ont pu ainsi échanger des informations avec les professionnels européens et témoigner de leur travail.

la rencontre aura lieu à Amiens le vendredi 18 novembre 2005.

Plus d'informations: www.filmfestamiens.org


• > Rencontres Cinématograhiques de Beaune: Communiqué final

Convention sur la protection de la diversité culturelle des contenus culturels et des expressions artistiques

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune se félicitent de l'adoption de la Convention sur la protection e t la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Rappelant que la Convention confère aux Etats signataires le droit souverain de promouvoir et de protéger la diversité culturelle, ils estiment qu'elle constitue une première étape visant à éviter que les accords commerciaux et d'investissement puissent continuer à réduire la capacité des Etats à mener des politiques publiques en faveur de la culture.

Ils demandent aux Etats, et notamment aux Etats de l'Union Européenne, de prévoir une ratification rapide de la Convention, condition expresse de son adoption et de sa mise en œuvre.

Ils demandent à l'Union Européenne de prendre l'initiative rapidement, sur la base de la Convention, d'un plan d'action visant à promouvoir la diversité culturelle au niveau mondial.

Directive Télévision Sans Frontières

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune appuient la Commission Européenne,
- dans sa volonté de réviser la directive Télévision sans Frontières, dès lors que cette révision vise à étendre aux services en ligne (vidéo à la demande) des objectifs de promotion des œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes.
- dans sa volonté d'accroître les ressources des diffuseurs, dans la mesure où le respect de l'intégrité des œuvres n'est pas remis en cause et que ces ressources supplémentaires sont affectées à la création.

Ils rappellent que les services en ligne, qui proposent au public des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, constituent des biens publics au même titre que les services de radiodiffusion et doivent, comme l'a affirmé la Commissaire Européenne Viviane Reding, être assujettis à ce titre à des objectifs de politique publique en matière de diversité culturelle.

Ils s'associent à l'appel des cinéastes européens et à la position prise par l'ensemble des acteurs de la filière cinématographique - dans le cadre des discussions intervenues à Bruxelles et à Liverpool - visant à ce que :
une contribution à la production des contenus européens soit demandée aux fournisseurs et éditeurs de service en ligne,
- Les catalogues de films disponibles en ligne comportent une proportion minimale de contenu audiovisuel européen,
- Les œuvres européennes en ligne soient valorisées, notamment par le biais des guides électroniques de programmes. Ces dispositions doivent être introduites dans le corps de la future directive.

Les dispositions de l'actuelle directive exigeant qu'une proportion majoritaire du temps de transmission soit réservée aux œuvres européennes doivent être maintenues, plusieurs Etats membres instaurant des obligations plus strictes sur ce point.

Projet de directive sur les services dans le marché intérieur

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune rappellent leur forte opposition à l'inclusion des services audiovisuels et des sociétés de gestion collective dans une dimension générale sur les services et appellent le Parlement Européen et le Conseil à exclure expressément les services audiovisuels de cette directive.

Programme Média 2007 - 2013

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune expriment à la fois leur satisfaction pour la présentation d'un programme Media 2007-2013 doté d'un budget plus ambitieux que par le passé (1 milliard d'euros) et leur inquiétude quant à son financement.

Transparence de l'édition vidéographique

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune souhaitent que la concertation organisée par le CNC sur la transparence de l'édition vidéographique et la juste rémunération des auteurs et des producteurs aboutisse enfin à des décisions permettant la mise en œuvre des conclusions du rapport Fries.

Les cinéastes présents aux 15èmes Rencontres Cinématographiques de Beaune appellent les cinéastes des 25 pays membres de l'Union Européenne à se mobiliser auprès de leurs gouvernements et de la Commission Européenne afin que les nouveaux services soient couverts par la directive Télévision sans Frontières.

Beaune, le 23 octobre 2005

www.larp.fr/article.php3?id_artic ...


• > "Table ronde: le cinéma marocain aujourd'hui", Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, 6 novembre 2005

Le 6 novembre dernier se tenait à Bruxelles par le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles une table ronde sur le cinéma marocain d'aujourd'hui, à l'occasion du focus Maroc organisé par le Festival.

Cette rencontre, présidée par Nour-Eddine Saïl, était l'occasion de réunir les invités marocains du festival, ainsi que de nombreux professionnels belges. Revenant sur les faits marquants du cinéma marocain contemporain, partagé entre ses talents et ses carences, notamment en infrastructures et en ressources humaines, Nour-Eddine Saïl et les intervenants ont livré une image réaliste du paysage cinématographique marocain, toute langue de bois au vestiaire.

Les notes recueillies par Aurore Engelen lors de cette rencontre sont téléchargeables ci-dessous.

Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: www.centremultimedia.org


Compte-rendu [50 Ko]
 


• > Interview avec Serge péron dans Libération

Antoine de Baecque a rencontré pour Libération (29/10/05) à l'occasion de la sortie de son film J'ai vu tué Ben Barka. L'occasion de revenir sur le "rôle" du cinéma dans l'affaire. Extraits:

"Serge Le Péron, 57 ans, ancien rédacteur des Cahiers du cinéma, auteur de documentaires et fictions, Laisse béton (1984) ou L'Affaire Marcorelle (2000), commente l'affaire Ben Barka et le film qu'il en a tiré.

(...)la part de cinéma de l'affaire a été oubliée, au point de sembler une révélation aujourd'hui...

Le témoignage de Figon était connu, publié dans l'Express quelques semaines après l'enlèvement. Franju et Duras ont été entendus par la police et ont témoigné au procès, en septembre 1966. Ils avaient été manipulés et ont été disculpés. Le rôle du film dans l'affaire, celui d'un appât, était connu, mais cela a semblé marginal. A l'époque, la vision de l'affaire fut surtout politique : un scandale mettant en cause les liens des gaullistes avec les réseaux barbouzes. L'OAS est alors un danger pour le pouvoir gaulliste, qui a besoin d'agents connaissant l'extrême droite, comptant sur les services d'hommes de main au passé collaborationniste, voire gestapiste. La politique a effacé le cinéma, et mon film veut replacer ce dernier au coeur des faits.

(...)

Le plus fascinant reste le casting : Franju + Duras, c'est très Cahiers du cinéma ! Les services secrets marocains sont-ils cinéphiles ?

Je ne vois pas Oufkir feuilleter les Cahiers de l'époque pour monter son coup ! Mais il se trouve que c'était la bonne formule pour piéger Ben Barka. Il a été fasciné par le projet, et tenait à jouer son rôle de conseiller historique afin de présenter le film au sommet de La Havane, devant Castro. Ben Barka vivait dans son époque, et le cinéma comptait beaucoup. Avec les «nouveaux cinémas», un peu partout dans le monde, il semblait possible de résister à l'Amérique, tout en mobilisant les masses du tiers-monde. Il y a plusieurs grands cinéastes qui se retrouvaient dans ce mouvement, Godard et Resnais en France, Rocha au Brésil, Oshima au Japon, Skolimowski et Wajda en Pologne, Bertolucci et Pasolini en Italie, Forman en Tchécoslovaquie... Pour Ben Barka, il est certain que Franju et Duras, qui comptaient dans la Nouvelle Vague, incarnaient cet esprit, qu'il voulait utiliser pour défendre et illustrer sa cause. C'est le cinéma comme arme esthétique au service du peuple, mais un cinéma fait par des artistes, des auteurs engagés. Il y a quelque chose de machiavélique et génial dans ce piège.

Comment Franju réagit-il en apprenant la machination ?

Il ne s'en remet pas. Il a été meurtri. Le seul film qu'il tourne par la suite, en 1970, La Faute de l'abbé Mouret, porte sur la culpabilité. Duras s'en sort mieux. Elle a été piégée par ses sentiments, car elle savait être généreuse dans l'engagement, notamment avec Figon qu'elle aimait bien. Ce n'est pas la Duras un peu radine de la caricature. Mais, quand elle a compris qu'il l'avait trahie et manipulée, elle a rompu tout contact avec lui. Et n'a jamais plus parlé de cette histoire.

La morale de cette affaire, c'est que le cinéma peut tuer ?

Je pense souvent à l'assassinat de Massoud : ses meurtriers l'ont eu avec une caméra piégée, alors qu'il avait échappé à des dizaines de tentatives. Comme Ben Barka, Massoud a été fasciné par l'image et s'est laissé prendre. Cela dit que le cinéma est une arme de conviction qu'il faut savoir utiliser. Les hommes politiques devraient faire plus gaffe au cinéma, et à l'image en général. Ils sont souvent les premières victimes de ces manipulations, même si c'est généralement moins tragique que dans le cas de Ben Barka. Cette affaire est un cas d'école du XXe siècle, un exemple quasi godardien : comment l'image fascine et manipule la politique.

L'intégralité de l'article ici: www.liberation.fr/page.php?Articl ...


• > Cinergie n°99: la revue du cinéma en Communauté française de Belgique

Le dernier numéro de Cinergie est en ligne, voici le sommaire (pour consulter, voir lien ci-dessous):

Arrêt sur image : Alain Cavalier et Amos Gitaï, tous deux au Musée du cinéma et à l'Arenberg-Galeries.

Entrevues Filmées : Un réalisateur et un comédien : Benoît Lamy et Fabrizio Rongione, mais tous deux producteurs.

En Salles : Miss Montigny, de Miel Van Hoogenbemp, Ordinary Man de Vincent Lannoo et Bataille dans le ciel de Carlos Reygadas + Rencontre avec Vincent Lannoo et rencontre avec Carlos Reygadas.

En DVD : Home Sweet Home de Benoît Lamy et entrevue avec André Melis, L'Emmerdeur avec Jacques Brel, La Petite Chartreuse avec Olivier Gourmet, Amsterdam via Amsterdam de Rob Rombout et Rogier van Eck.

Dvdphile : Le Coffret Alain Resnais!

Au long court : Tentatives de se décrire de Boris Lehman et le film dessiné par Gwen : Poulet-Poulet.

En télé : Le Grand Vent de Valérie Lienardy, Aguaviva de José Luis Peñafuerte.

Tournages : Broadway dans la tête d'Alain Berliner et Folie Fertile de Joachim Lafosse. Attention, titres provisoires!

Gros Plans : Valérie Lienardy et Fabrizio Rongione

Dossier : DVDoc, un site de diffusion de documentaires en DVD

http://www.cinergie.be/cinergie/revue99/ ...


• > Festival des 3 continents de Nantes: Programme

Le Festival des 3 continents se tiendra à Nantes du 22 au 29 novembre 2005.

Le programme offre quelques focus thématiques sur le cinéma brésilien, année du Brésil oblige, les trésors de la Cathay, célèbres studios de Hong-Kong, une sélection de films très noirs, "Continent B", ainsi que deux rétrospectives touchant aux cinémas francophones:
Une histoire du cinéma tunisien
Longs-métrages
- Mokhtar- 1968 - Sadok Ben Aïcha
- Khlifa le teigneux - 1967-1970 - Hamouda Ben Halima
- Sous la pluie de l'automne - 1970 - Ahmed Khechine
- Sejane- 1974 - Abdelatif Ben Ammar
- La Noce 1979 - Collectif Nouveau Théatre
- L'Homme de cendres - 1986 - Nouri Bouzid
- La Trace - 1982-1988 - Nejia Ben Mabrouk
- Halfaouine- 1990 - Ferid Boughedir
- Les Silences du palais - 1994 - Moufida Tlatli
- Satin Rouge - 2002 - Raja Amari
- Le Prince qui contemplait son âme - 2005 - Nacer Khémir

Courts-métrages
- Courts métrages muets de Samama Chikly : Zohra - 1918, Ain Ghazal (La fille de Carthage) 1928
- La trilogie de Moncef Dhouib : Hammam Dhab - El Hadhra - Tourba
- Un soir de juillet - Raja Amari
- A l'ombre sacrée des arbres - Fitouri Belhiba (Documentaire)
- Le Réverbère - Mamouda Ben Halima (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Le Pique-Nique - 1972-1975 - Ferid Boughedir (Sketch de « Au pays de Tararani »)
- Visa- 2005 - Ibrahim Letaief

Rétrospective Côte d'Ivoire
Retour sur des oeuvres marquantes du cinéma ivoirien.
- Djeli- Fadika Kramo Lanciné
- Adja Tio: à cause de l'héritage - Jean-Louis Koula
- Comédie exotique - Kitia Toure
- Abaklon- Roger Gnoan M'Bala
- Visages de femmes - Désiré Ecaré
- Concerto pour un exil - Désiré Ecaré
- L'Homme d'ailleurs - Mory Traore

Parallèlement, la sélection propose aussi quelques productions francophones:
- A Perfect Day, Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige, Liban (compétition)
- Bab'Aziz, le Prince qui contemplait son âme, Nacer Khémir, Tunisie (compétition)
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso (séance spéciale)
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique (séance spéciale)

Plus d'infos sur le festival sur le site: www.3continents.com


• > Appel à candidatures: Afrique taille XL 2006

La deuxième édition d'Afrique taille XL, panorama des cinémas africains, se tiendra du 19 au 22 avril 2006 à Bruxelles. Ce festival non compétitif, organisé par l'ASBL Afrique taille XL, avec le soutien de la Commune d'Ixelles et d'Africalia, proposera près de 25 longs métrages, 25 courts métrages, et 15 documentaires.

L'équipe d'Afrique taille XL recherche des oeuvres issues de tous le continent africain. Le délai de réception des supports (VHS ou DVD) est fixé au 6 février 2006.

Pour toute information (coordonnées et modalités), écrire à l'adresse suivante: info@afriquetaillexl.com


• > Festival International du Film de Mannheim: programme

Le Festival International du Film de Mannheim aura lieu du 17 au 26 novembre 2005.

Voici les productions francophones programmées:

Compétition Internationale
- OFF SCREEN, Pieter Kuijpers, Pays-Bas/ Belgique
- Hat mua roi bao lau - La Mariée du Silence, Doan Minh Phuong et Doan Than Nghia, Vietnam
- Ill Fated, Mark A. Lewis, Canada
- Kalokerines astrapes, Nicos Ligouris, Grèce/ Allemagne
- Nèg Marron, Jean-Claude Flamand-Barny, France/ Guadeloupe
- Ryna, Ruxandra Zenide, Suisse/ Roumanie
- Tuning, Igor Sterk, Slovénie

Découvertes Internationales
- Dead Time, Steve Sanguedolce, Canada
- Nuit noire, Oliver Smolders, Belgique
- Le Silence, Orso Miret, France

Courts métrages
- 21H11, Arnaud Bigeard, France
- Panorama, Marinca Villanova, France
- Le Baiser, Stéfan Le Lay, France
- Kata Practice, Siu Ta, Canada
- Bieda-Ziemia, Filip Marczewski, Pologne
- A Distznó útjan Péter Mészáros, Hongrie
- Poulet-Poulet/, Damien Chemien, Belgique
- Somewhere, Emmanuel Murat, France
- Looking for Alfred, Johan Grimonprez, Belgique

A noter également, une projection spéciale de Douar de femmes de Mohamed Chouikh.

L'intégralité de la programmation sur le site: http://www.mannheim-filmfestival.com


• > Torino Film Festival: Programme

Le Torino Film Festival se tiendra du 11 au 19 novembre 2005 en Italie.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées dans les différentes sections.

Compétition longs métrages
- Alex, José Alcala France
- A Halal Kilovagolt Perzsiabol, Horváth Putyi, Hongrie
- Odgrobadogroba, Jan Cvitkovic, Slovénie
- Les Saignates, Jean-Pierre Bekolo, Cameroun/ France
- Voivi venu le temps, Alain Guiraudie, France

Hors compétition
- L'Avion, Cédric Kahn, France
- Bab'Aziz, le Prince qui contemplait son âme, Nacer Khemir, Tunisie
- Le Domaine Perdu, Raoul Ruiz, France/ Roumanie/ Espagne/ Italie

Ces sections s'accompagnent de sections dédiées aux cinémas italiens (fictions et documentaires), d'hommages à Claude Chabrol et Walter Hill, ainsi que d'un focus sur le cinéma des Philippines.

PLus d'infos sur le site du festival: www.torinofilmfest.org


• > Festival du Film Francophone de Tuebingen: Palmarès

Le Festival du Film Francophone de Tuebingen s'est tenu du 26 octobre au 2 novembre dernier en Allemagne. Voici les films récompensés dans la compétition "Nouveaux cinémas francophones":

- Prix d'aide à la distribution:
Le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois a gagné le Prix d'aide à la distribution financé par Unifrance et la MFG de Bade-Wurtemberg.
Justification: "Le film décrit selon le style du "cinéma vérité" le quotidien de la police à Paris. Le réalisateur laisse aux personnages la place de changer, de parler d'eux-même. L'excellente prestation de Nathalie Baye, Jalil Lespert et Roschdy Zem viennent parfaire ce film captivant et réaliste qui dépasse en tant que portrait d'une société le genre conventionnel du film policier français."

Le jury a fait aussi une mention spéciale à la production franco-belge Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte.
Justification: "Le film raconte une histoire d'amour hors du commun et fait un portrait plein de tendresse d'une femme pas comme les autres. Les deux réalisateurs ont réussi à adapter au cinéma l'histoire d'une petite comédienne vivant dans une province en France et ceci d'une manière convaincante et touchante. Nous sommes sûrs que ce film est accessible au grand public."

- Prix du public - Caméra Volante
Ouaga Saga, un film plein de joie sur un groupe de jeunes voulant réaliser leurs rêves à Ouagadougou, a gagné le Prix du public, la Caméra Volante. Son réalisateur Dani Kouyaté (Burkina Faso), né en 1961, a tourné un film plein d'optimisme sur l'espoir, la persévérance et l'humour, avec lesquels la jeunesse fait face à ses problèmes quotidiens en Afrique.

- Prix de la jeunesse
L'Iceberg de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy (Belgique), a reçu le Prix de la jeunesse. L´histoire originale, pleine d'humour et touchante à la fois, le langage très expressif des images et la performance des acteurs ont convaincu, parmi les six autres films en compétition, les neuf membres du jury âgés de 16 à 18 ans.
Justification: L'Iceberg fait une critique tout à fait particulière de la société. Sans remédier à de longs discours, le réalisateur réussit à nous faire réfléchir tout en laissant interpréter librement les faits."

- Prix de la critique
Le jury a attribué le Prix de la critique du cinéma à L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari, une coproduction belgo-marocaine.
Justification: "De nos jours, les actualités nous montrent des maghrébins essayant désespérément de franchir la frontière pour l'Europe, de telles images dominent sur nos écrans. La réalisatrice s'est elle dirigée vers ceux qui sont restés au pays. Par des images somptueuses, Yasmine Kassari décrit le quotidien monotone de femmes et d'enfants vivant dans un village dans le nord-est du Maroc. Leur vie est marquée par les valeurs traditionnelles qui permettent à leurs maris de les contrôler, y compris depuis l'étranger."

Le jury a gratifié aussi la coproduction franco-belge Quand la mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte.
Justification: "L'humour laconique du film a réussi à réunir et à mêler de manière convaincante le cinéma et le théâtre."

http://www.filmtage-tuebingen.de/


• > Festival International du Film Indépendant de Bruxelles: Palmarès

Le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles s'est tenu du 1et au 6 novembre 2005 en Belgique. Outre les compétitions nationales et internationales, un focus sur le cinéma marocain était organisé. Le film Tarfaya du réalisateur marocain Daoud Aoulad Syad y a reçu le Grand Prix toutes catégories confondues.

Voici les autres prix attribués à des productions francophones.

- Prix du meilleur scénario: Ici et là de Mohamed Ismaïl (Maroc)
- Prix du meilleur court métrage: Tue l'amour de Philippe Lioret (France)
- Prix "Sylvie Auzas" du meilleur film engagé au service d'une cause: Destin de famille, Younes Reggab (Maroc)

Compétition belge:
- Grand prix toutes catégories: Cologne, Kaat Beels
- Prix de la meilleure réalisation: Rien d'insoluble, Xavier Seron
- Prix du meilleur court métrage: Food, Maya GOUBY
- Prix du meilleur premier film: Lost in La Hesbaye, Christophe Ghislain
- Prix spécial du jury: Gemini, Jacques Molitor
- Prix du meilleur film d'animation: True Frinds, Jelle De Beule
- Prix du meilleur scénario: Une fameuse journée, Jean-Marie Buchet
- Prix du meilleur documentaire: 800871, Yann Schober

L'intégralité du palmarès sur le site du festival: http://www.centremultimedia.org/page.php ...


• > 6ème Festival du cinéma d'Attac, Bruxelles: Programme

Le 6ème Festival du Cinéma d'Attac aura lieu à Bruxelles du 24 novembre au 4 décembre 2005.

Voici les productions francophones proposées:
- L'Autre Mondialisation, de François Christophe, France, 1999, Doc
- Le Bien Commun: l'assault final, de Carole Poliquin, Canada, 2002, Doc
- Le Bonheur publicitaire est une chimère, de Capone et Blocky, France 2004, Doc
- La Carotte ou le baton, de Stéphane Arnoux, France 2004, Doc
-Le Cauchemar de Darwin, de Hubert Sauper, France/ Autriche/ Belgique 2004, Doc
- Le Couperet, de Costa Gavras, France/ Belgique LM Fiction
- la Damnation de l'or noir et L'Epopée de l'or noir, de Yves Billon et Jean-Pierre Beaurenaut, France 2004, 5x52 min, Doc
- Déjà s'envole la fleur maigre, de Paul Meyer, Belgique 1960, LM Fiction
- Devenir, de Loredana Bianconi, Belgique 2004, Docu-Fiction
- Dr Nagesh, de Vincent Detours et Dominique Henry, Belgique 2004, Doc
- L'Europe Maltraitée de Suzanne Körösi et Cécile Proust, France 2005, Doc
- Escadrons de la mort, de Marie-Monique Robin, France 2003, Doc
- J'aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma, de Francis Fourcou, France 2004, Doc
- Junelnejb'ahl d’Aline Dehasse, Livia Raccanello et Jennifer Gonzalez, Belgique 2004, Doc
- Mahaléo, de César Paes, Raymond Rajaonarivelo, Madagascar/France 2004, Doc
- Médias contre tambours, de Dominique Berger et Sarah Fautré, Venezuela/Belgique 2004, Doc
- La Porte du soleil(1re et 2e Partie) de Yousry Nasrallah, Egypte/ France 2004,LM Fiction.
- Un rêve algérien, de Jean-Pierre Lledo, Algérie/ France 2003, Doc
- Roulez les mécaniques, de André François, Belgique 2004, Doc
- Rwanda, à travers nous l'humanité, de Marie-France Collard, Belgique 2005, Doc
- Sans valeur marchande, de Doris Buttignol et Samuel Sagon, France 2005, Doc
- Les Suspects, de Kamal Dehane, Belgique/ Algérie 2004, 105 min, LM Fiction
- Travail d'arabe, de Christian Philibert, France 2003, LM Fict


• > Festival International du Film d’Amiens

Le Festival International du Film d'Amiens fête ses 25 ans cette année. Outre des hommages à Francis Blanche, Souleymane Cissé, Raoul Walsh, ou encore un focus sur le Brésil, il propose une programmation riche et variée, faisant la part belle aux cinémas africains dans leur diversité.

Voici un aperçu de la programmation:

Compétition
- L'Appel des arènes, Cheikh Ndiaye, Sénégal/ France/ Burkina Faso
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora Kpaï, Bénin/ France
- Attente, Rashid Masharawi, Palestine/ France
- La Couleur des mots, Philippe Blasband, Belgique

Hors compétition
- Beau Masque, Peter Kassovitz, France
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- L'Eclaireur, Djibril Glissant, France
- Etat d'amour, Saad Hendawy, Egypte
- Fratricide, Yilmaz Arslan, Allemagne/ Luxembourg/ France
- Gris Blanc, Karim Dridi, France
- Jusqu'au bout, Maurice Failevic, France
- Noces d'été, Moktar Ladjimi, Tunisie
- Parabola, Karim Ouelhaj, Belgique
- Paris la métisse, France

Sélection "Afrique"
- A la recherche de l'émir Abd El Kader, Mohamed Latrèche, France
- Afrique, la parole essentielle, Ibrahima Sarr, Sénégal
- Be Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée
- Bul déconné!, Marc Picavez et Massaer Dieng, France/ Sénégal
- Calypso @ Dirty Jim's, Pascale Obolo, France
- Ceux qui mangent le bois, Reza Serkanian, France
- Cinégritude, Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso
- Le Congo, quel cinéma!, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- D'une fleur double et de quatre mille autres, Claude Haffner, France/ RD Congo
- Des vies en réparation, Ndeye Thiam Daquo, Sénégal
- La Deuxième Femme, Caroline Pochon, France
- Devant elle, Angela Terrail, France
- Dossier brûlant, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Enfants du Noma, Christian Lajoumard, France
- Fer et verre, William Mbaye, Sénégal
- GND contre Atila, Arnold Antonin, Haïti
- Goretti, Diane Igirimbabazi, Rwanda
- "Grand jeu", Algérie, présidentielle 2004, Malek Bensmaïl, Algérie/ France
- Hadja Moï, Laurent Chevallier, France
- Hun, les oiseaux malpropres de l'obscurité, Arnaud Zohou, Bénin/ France
- Inspecteur Sory: le mamba, Mamady Sidibé, Guinée/ Gabon
- Isugi, Jacques Rutabiwinga, Rwanda
- Jongo, danse des âmes, Naïma di Piero, France
- Les Habits Neufs du Gouverneur, Mweze Ngangura, RD Congo/ Belgique
- Kalala, Mahamat Saleh Haroun, Tchad
- Kin-Malebo danse, Dom Pedro, Angola
- Lamine la fuite, Samia Chala, France
- Léon Gontran Damas, le nègre fondamental, Jean-Michel Martial, France
- Ma Famille africaine, Thomas Thumena, Suisse
- La Marche des lionnes, Bettina Clasen, France
- Mayasi, taximan à Kinshasa, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- Mbarane, Assane Diagne, Sénégal
- La Mémoire du Congo en péril, Guy Bamanyama-Zandu, RD Congo
- Ngoyaan, le chant de la séduction, Moussa Sène Absa, Sénégal
- No Comment, Adamo Kiangebeni, Belgique
- Obsession(s), Amokrane Mohamed Mariche, Algérie/ France
- Ouaga Hip Hop, Benny Malapa, France/ Burkina Faso
- Paulette Nardal, la fierté d'être négresse, Jil Servant, France
- Pourquoi?, Sokhna Amar, Sénégal
- Ray Lema, tôt ou tard, Andrea Boni, Italie
- Regards de mémoire, Sarah Maldoror, France
- Rumeur, etc, Mohamed Latrèche, Algérie/ France
- Trenelle Citron, Pascal Bailleul, France
- Tiatri Fina a ni diema bamako kono, Hervé Marcé, France
- Tankafatra, Hery Rasolo, Madagascar
- Sous la clarté de al lune, Apolline Traoré, Burkina Faso
- Sorcière la vie, Monique Mbeka Phoba, RD Congo/ France/ Belgique
- Sofia, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Un Hirdé pour Dakar, Ibrahima Sarr, Sénégal
- Unido, Dembo Danfakha, France
- La Vitrine, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc

Le monde comme il va: documentaires
- 0,01 (Visages du commerce équitable), Sandra Blondel et Pascal Hennequin, France
- 21 jours x 1 minute, Antoine Boilevin, France
- L'amour en pen, Manon Bardeau, Canada- Au premier faux pas, Patrick Benquet, France
- Au village, Jacques Reboud, France
- Avant de disparaître, Joude Gorani, France
- Azincourt, un vendredi en enfer, Pascal Cuissot, France
- Cadena Cubana, Carlos Belinchon et Michel Gayraud, France
- Le Camp des oubliés, Marie-Christine Courtes et My Linh Nguyen, France/ Vietnam
- Container, Aline Moens et les jeunes de Darna, Belgique/ Maroc
- Dans les yeux des femmes, Raphaël Karim, France
- Des enfants qui s'aiment, Gilles Volta, France
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France
- Emmenez-moi, Marie Dumoira, France
- En arrière plan, Laurent Suter, France
- Grock, roi des clowns, Felice Zenoni, Suisse
- Hommes au foyer, Emmanuelle Destremeau, France
- Kint, de l'autre côté, Olga Baillif, Belgique
- Les Libérateurs, Olivier Ducastel, France
- La Mémoire volée, retour au musée de Bagdad, Mika Assaf, France
- Oman, un sultanat de contrastes, Lionel Tardif, France
- Les Ouvriers de joie, Maryam Khahipour, France
- Sans retour possible, Anne d'Abrigeon, France
- René Depestre, chronique d'un animal marin, Patrick Cazals, France
- Rond point Chatila, Maher Abi Samra
- Ouid Esperanza, Stéphane Manzone, Belgique
- Pleine lune à Volga PLage, Camille Mauduech, France
- Siegi Hirsch, artisan des relations humaines, Michel Mees et Paula Fuks, Belgique
- Lam'Aleikum, Stéphane Collin, France
- Speculafabulation, Aline Moens et Laurent Van Lacker, Belgique
- Suite egyptienne, Claude Grunspan, France
- Sur le sentier de l'école, Lucas Mouzas, France
- Taïwan, portraits choisis, Jean Robert Thomann, France
- La Tercera Vida, Vanja d'Alcantara, Belgique
- Un été au Touquet, François Maillart, France
- Urgences, les nuits des villes, Pierre Maïttis-Lavat, France

PLus d'infos sur le site du festival: www.filmfestamiens.org


• > Lumière d’Afrique: Programme

Lumière d'Afrique, festival des films africains, se tiendra du 12 au 20 novembre 2005 à Besançon (France).

Le festival propose cette année 17 longs métrages, 9 courts et 13 documentaires, en présence d'une dizaine de réalisateurs.

Voici le programme:

Longs métrages
- Bul Déconné!, Massaer Dieng et Marc Picavez, Sénégal/ France
- The Campus Queen, Tunde Kelani, Nigéria
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- Kirikou et les bêtes sauvages, Michel Ocelot, France
- La Noire de..., Sembène Ousmane, Sénégal
- La Violence et la dérision, Asma El Bakry, Egypte/ France
- Le Ballon d'or, Cheik Doukouré, Guinée
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Le Sang des parias, Mamadou Djim Kola, Burkina Faso
- Le Thé d'Ania, Saïd Ould Khelifa, Algérie
- Marrock, Laïla Marrakchi, Maroc
- Moolaade, Sembene Ousmane, Sénégal
- Noces d'été, Mokhtar Ladjimi, Tunisie
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud

Courts métrages
- Amal, Ali Benkirane, Maroc
- L'Ami y'a Bon, Rachid Bouchareb, Algérie
- La Jarre, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc/ France
- Petite Lumière, Alain Gomis, Sénégal
- Sang d'encre, Leyla Kriqui, Maroc
- Le Secret de Fatima, Karim Bensalah, Algérie
- L'Eté de Noura, Pascal Tissaud, France
- Le Léopard ne se déplace jamais sans ses tâches, Héléna Klotz, France

Documentaires
- Ceux qui mangent le bois, Reza Seikanian, France
- Clarisse est partie..., Fleur Albert, France
- Fétichisme en Haute Volta
- Kalala, Mahamat Saleh Haroun, Tchad
- Les Chasseurs de sommeil, Ramettre Noël, France
- Les Enfants du Noma, Christian Lajoumard, France
- Mahaleo, César Paes et Raymond Rajaonarivelo, Madagascar
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, France
- Sisters in Law, Florence Ayissi, Grande-Bretagne/ Cameroun
- Antogo, Gilles Ragris, France
- Voyage au Cameroun, Alain Baptizet, France
- Les Cavaliers Basutho, Rébecca Boulanger, France

Plus d'infos sur le site: www.lumieresdafrique.com


• > Medfilmfestival de Rome: programme

Le Medfilmfestival de Rome se tient du 7 au 20 novembre 2005 à Rome.

Voici les productions et coproductions francophones proposées:
- Les Soeurs Fâchées, Alexandra Leclère, France
- Egreti Gelin, Atif Yilmaz, Turquie/ Grèce
- Melegin Dususu, Semih Kaplanoglu, Turquie/ Grèce
- Rois et Reine, Arnaud Desplechin, France
- Ellektra, Rudolf Mestdagh, Belgique
- Viva Laldjerie, Nadir Moknèche, Algérie
- Va, Vis et Deviens, Radu Mihaileanu, Israël/ France/ Italie
- Brides, Pantelis Voulgaris, Grèce
- Le Thé d'Ania, Saïd Ould Khelifa, Algérie
- Quand la mer monte, Yolande Moreau et Gilles Porte, France/ Belgique

Tout le programme sur le site du festival: www.medfilmfestival.com


• > Cinéma Tout Ecran: Palmarès

Pour sa onzième édition, qui vient de s’achever à Genève, le Festival Cinéma Tout Ecran a démontré que, plus qu’un festival de cinéma et de télévision, il est avant tout un festival de films. Cette année le festival a proposé un programme varié avec des sections spécifiquement axées sur les films de télévision : les International Series, Collections & Long Dramas et le Prix Swissperform du meilleur film suisse de télévision, ainsi que des sections mixtes, en particulier la Sélection Officielle de la Compétition Internationale avec une majorité de films de cinéma.

Voici les récompenses remises à des oeuvres francophones.

Jury de la Compétition Officielle Internationale:
- Peter Kosminsky, réalisateur, Grande-Bretagne, Président
- Catherine Humblot, journaliste, France
- Maria Koepf, productrice, Allemagne
- Asi Levi, comédienne, Israël
- François Musy, ingénieur du son, Suisse
- Rudolf Santschi, producteur, Suisse

- Reflet d’Or pour le Meilleur Film: Ryna de Ruxandra Zenide (Suisse / Roumanie)
- Mention Spéciale du Jury: Manners of Dying de Jeremy Peter Allen (Canada)

- Prix de la Critique Internationale (Prix FIPRESCI):
Ryna de Ruxandra Zenide (Suisse / Roumanie)
- Prix FNAC du Public: Distortion (Distorsion) de Haïm Bouzaglo (Israël / France)
- Prix du Jury des Jeunes: Manners of Dying de Jeremy Peter Allen (Canada)
- Prix TV5 du Meilleur Long Métrage Francophone: Fragile de Laurent Nègre (Suisse)

- Prix TSR du Meilleur Court Métrage: A Karruszel Ritus (Le rite carrousel) de Zoltan Gayer et Peter Molnar (Hongrie)
- Prix Kodak du Meilleur Court Métrage Suisse: Floh! de Christine Wiederkehr (Suisse)
- Prix TV5 du Meilleur Court Métrage Francophone: Kitchen d'Alice Winocour (France)


Plus d'infos sur le site du festival: www.cinema-tout-ecran.ch


• > Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier: Palmarès

Le Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier s'est tenu du 21 au 30 octobre 2006. Voici le palmarès:

Longs métrages

Antigone d'or:
- Songe d'une nuit d'hiver, de Goran Paskaljevic (Serbie et Monténégro)
- Mention à : Une merveilleuse nuit à Split, de Arsen Anton Ostojic (Croatie)

Prix de la critique:
- Go West, de Ahmed Imamovic (Bosnie-Herzégovine/ Croatie)

Prix du public:
- Go West, de Ahmed Imamovic (Bosnie-Herzégovine/ Croatie)

Prix Nova:
- La Trahison, de Philippe Faucon (France/ Belgique)

Prix du soutien technique GTC:
- La Trahison, de Philippe Faucon (France/ Belgique)

Prix jeune public du CMCAS:
- Le Pain Nu, de Mohamed Rachid Benhadj (Italie/ Algérie/ France)
- Mention à : Mémoire en détention, de Jillali Ferhati (Maroc)

Courts métrages

Grand prix du court métrage:
- Samoure, de Theo Papadoulakis (Grèce)

Prix spécial du jury:
- Quelques miettes pour les oiseaux, de Nassim Amaouche (France/ Jordanie)
- Mention à : La Maison du garde-barrière, de Constantin Popescu (Roumanie)et à Une place au soleil, de Rachid Boutounes (Maroc/ France)

Prix jeune public du FASILD:
- Amal, de Ali Benkirane (Maroc/France)

Prix Fondation Beaumarchais:
- A l'époque, de Nadine Buss (France)et Une place au soleil, de Rachid Boutounes (Maroc/ France)

Documentaires

Prix Ulysse du documentaire:
- Rond-point Chatila, de Maher Abi Samra (France)
- Mention à : Vivre à Tazmamart, de Davy Zylberfajn (France)

Bourse d’aide au développement

Bourse de 7 000 €:
- Fratres, présenté par Bruno Ulmer, réalisateur, et Nadège Hasson, productrice (France)
- Le Chemin des figuiers, présenté par Meyar Al-Roumi, réalisateur, Emmanuel Agneray, producteur, France/ Liban/ Syrie (Mention à Sous le béton, le sable, présenté par Jean-Pierre Thorn, France )

Résidence d’écriture CECI Le Moulin d’Andé:
- La Sur vie, présenté par Artan Minarolli, réalisateur et producteur, Albanie

Plus d'infos sur le site du festival: www.cinemed.tm.f


• > Festival du Film Francophone de Tübingen: Programme

Le Festival du Film Francophone de Tübingen se tiendra en Allemagne du 26 octobre au 2 novembre 2005.

Voici la sélection:
- Tout un hiver sans feu, Greg Zglinski, Suisse
- Je ne suis pas là pour être aimé, Stéphane Brizé, France
- Imposture, Patrice Bouchitey, France
- Ouaga Saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- La Petite Chartreuse, Jean-Pierre Denis, France
- Filles Uniques, Pierre Jolivet, France
- Mahaléo, Raymond Rajaonarivelo et César Paes, Madagascar
- Rois et Reines, Arnaud Desplechin, France
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Fratricide, Yilmaz Arslan, Allemagne/ France/ Luxembourg
- Dans tes rêves, Denis Thybaud, France
- Chok Dee, Xavier Durringer, France
- Les Poupées Russes, Cédric Klapish, France
- Quand la mer monte, Yolande Moreau et Gilles Porte, Belgique/ France
- Le Petit Lieutenant, Xavier Beauvois, France
- Mon petit doigt m'a dit, Pascal Thomas, France
- Ultranova, Bouli Lanners, Belgique
- Demi-tarif, Isild le Besco, France
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno, Cameroun
- La Petite Jérusalem, Karin Albou, France
- L'Enfant, Luc et Jean-Pierre Dardenne, Belgique
- L'Iceberg, F. Gordon, D. Abel et B. Remy, Belgique
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- La Neuvaine, Bernard Emond, Canada
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal- Code 68, Jancques-Henri Roger, France
- Les Temps qui changent, André Téchiné, France
- Le Filmeur, Alain Cavalier, France
- Profils paysans, Raymond Depardon, France
- Les Yeux Clairs, Jérôme Bonnell, France
- Nuit Noire, Olivier Smolders, Belgique
- Sometimes in April, Raoul Peck, Haïti
- Les Etats Nordiques, Denis Côté, Canada
- Les Revenants, Robin Campillo, France
- Gabrielle, Patrice Chéreau, France

http://www.filmtage-tuebingen.de/


• > Festival international du film d'Aubagne: Palmarès

Le 6ème Festival international du film d’Aubagne, dédié à la jeune création et à la création musicale et sonore, s'est achevé le 8 octobre dernier.

Le jury pour les 7 longs métrages en compétition était composé de Carl Bastien (compositeur canadien), Charles Valenza (Association Méridiens), Xavier Nataf (spécialiste du cinéma israélien), Vivien Villani (critique et compositeur). Le jury en charge des 55 courts métrages en provenance de 22 pays était composé de : Éric Demarsan (compositeur), Jean-Jacques Grand-Jouan (réalisateur), Inesa Kurklietyte (réalisatrice de Lituanie), et Krishna Levy (compositeur/arrangeur).

Voici les prix attribués à des productions francophones:

Compétition Longs Métrages
- Grand prix de la meilleure musique originale (ex-aequo) :
Cyril Morin pour La Petite Jérusalem de Karin Albou (France)
- Prix du meilleur film : Blush de Wim Vandekeybus (France/ Belgique)
- Prix du meilleur scénario : Cécile Vargaftie et Valérie Minetto pour Oublier Cheyenne (France)
- Prix d’interprétation masculine : Zsolt Bogdan pour Dallas Pashamende d’Adrian Robert Pejo (Autriche/ Hongrie/ Allemagne)

Compétition couets métrages
- Grand prix de la meilleure création sonore : Les Oreilles n'ont pas de paupières d’Etienne Chaillou (France), avec la musique originale de Mathieu Lamboley et Obras de Hendrick Dussolier (France), avec la musique originale de Jean-François Viguié
- Prix fiction : Baltos Démés Mélyname de Ramunas Greicius (Lituanie)
- Prix documentaire : Made in Italy de Fabio Wuytack (Belgique)
- Prix animation (ex-aequo) : Maestro de Géza M. Toth (Hongrie) et La Révolution des crabes d’Arthur de Pins (France)
- Prix film de recherche : J'ai vomi les cornflakes de Pierrick Servais (France)
Prix d’interprétation masculine : Simon Ferrante dans Jeu de Christophe Loèke (France)
- Prix d’interprétation féminine : Julie McClemens dans Un ange passe d’Antonin Monmart (Canada)
- Prix Musique de l’Atelier Musique et Image : Pierrick Servais pour J'ai vomi dans mes cornflakes (France)
- Prix du Public: Maestro de Géza M. Toth (Hongrie)

Plus d'infos sur www.cineaubagne.com


• > 10es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais: prix du public pour Le Thé d'Ania

Le jury de spectateurs des 10es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais, présidé par le critique de cinéma et écrivain suisse Freddy Buache, a dévoilé son palmarès le 16 octobre dernier. Le prix du Public a été décerné au très beau film du réalisateur et ancien journaliste algérien Saïd Ould-Khelifa, Le Thé d’Ania, tandis que le premier long métrage du cinéaste uruguayen Juan Pittaluga, Orlando Vargas, était distingué par une mention spéciale « Découverte ».

Sur un thème fort et grave – les conditions de vie des intellectuels sous la menace intégriste dans les années 90 à Alger – Saïd Ould-Khelifa réussit une œuvre pudique, d’une grande beauté formelle, dont la poésie est renforcée par une musique originale de Marc Perrone. (...)

Plus d'infos: www.cinespikfrench.com


• > Songes d'une nuit DV: Programme

Songes d'une nuit DV, la 6e édition des Rencontres du Film Essai en Numérique se teindra du 23 au 27 novembre 2005 à Saint Denis (France).

Les cinq jours de Songes d’une nuit DV, ce sont :
Une sélection d’une cinquantaine de courts, moyens et longs métrages français, belges et africains, récents ou inédits. La programmation mêlera aux œuvres de cinéastes reconnus, les réalisations de jeunes auteurs.
Des séances spéciales : Brésil vu de France, l’Afrique en images, une journée Premiers films, des rencontres, des débats, des tables rondes des films en avant-première, des inédits…

Voici les films sélectionnés:
- L’Ile Atlantique de Gérard Mordillat, France, Fiction
- Don Quichotte ou les mésaventures d’un homme en colère de Jacques Deschamps, France, Fiction
- Ô Dé d’Éric Borg, France, Fiction
- ADN de Judith Cahen, France
- Sisters in law de Kim Longinotto et Florence Ayisi, Royaume-Uni, Doc
- Antigone sans terre de Caroline Chomienne, France, Doc
- A travers la fôret de Jean-Pierre Civeyrac, France, Fiction
- Une maison de famille de Laurent Roth, France, Docu Essai
- Les Messieurs de Patric Chiha, France, Doc
- Est-ce qu’on a gagné ou est-ce qu’on a encore perdu ? de Claire Simon, France, Doc
- D’une fleur double et de quatre mille autres de Claude Haffner, France, Doc
- La deuxième femme de Caroline Pochon, France, Doc
- Fer et verre de William Ousmane Mbaye, Sénégal, Doc
- Be Kunko de Cheick Mantamady Camara, France, Fiction
- Mahaelo de Raymod Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar, Docu. musical
- La Noiraude de Véronique et Fabienne Kanor, France, Fiction
- Oubliés et trahis, les prisonniers de guerre coloniaux et Nord-Africains de Violaine Dejoie Robin, Afrique, Doc
- Hadja MoÏ de Laurent Chevallier, France, Doc
- Alger-Oran-Paris, les années Music-Hall de Michèle Mira Pons, France-Algérie, Docu. musical
- Rai ! Rai ! Rai ! Cheikha Rabia & Bellemou de Claude Santiago, France-Algérie, Docu. musical
- Chantz, l’enfant Jazz de Mohamed Kounda, France, Doc

Rencontres...
Avec Wallonie Image Production
- La Tercera vida de Vanja d’Alcantara, Belgique, Doc
- Sonia de Nathalie Delaunoy, Belgique, Doc
Avec Claudine Bories
- Les femmes des douze frontières de Claudine Bories, France, Doc
- Un samedi sur deux de Claudine Bories, France, Doc
- Femmes d’Aubervilliers de Claudine Boris, France, Doc
Avec Isabelle Rèbre
- André S. Labarthe, de la tête aux pieds d’Isabelle Rèbre, France, Doc
Films animation
Premiers films, films d'école

Tables rondes:
- Les rapports à la production induits par la révolution numérique en Europe. Réflexions sur les nouvelles données économiques impulsées par l’usage du numérique dans la production de films. Avec des jeunes producteurs anglais, espagnols et français, qui viendront rendre compte du travail qu’ils mènent pour financer et faire exister les œuvres de jeunes talents européens.
- Une économie pour une diffusion alternative de productions hors normes. Avec des exploitants, distributeurs, réalisateurs et associations professionnelles qui souhaitent organiser une diffusion alternative d’œuvres singulières.
- Afrique métissée

www.altermedia.org/songes.htm




 Evenement  
  • > Adoption de la convention sur la diversité culturelle: tour d'horizon des réactions de la presse francophone

Source: Le Monde (AFP/ Reuters), 21 octobre 2005
"Les pays membres de l'Unesco ont adopté, jeudi 20 octobre, une convention sur la diversité culturelle dans le monde. Cette convention, lancée et ardemment promue par la France et le Canada, affranchit la culture des règles du commerce international, au grand dam des Etats-Unis, qui auront combattu ce texte jusqu'au bout.

La "Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles" a été plébiscitée lors d'un vote en séance plénière : sur 154 pays représentés, 148 ont voté en faveur du texte, deux s'y sont opposés (Etats-Unis et Israël) et quatre se sont abstenus (Australie, Nicaragua, Honduras, Liberia). Composé de trente-cinq articles, le texte stipule que "les activités, biens et services culturels (...) ne doivent pas être traités comme ayant exclusivement une valeur commerciale", et autorise les pays à prendre "les mesures qu'ils jugent appropriées" pour protéger leur patrimoine culturel. La convention a été considérée par certains de ses partisans comme un rempart face à "l'impérialisme culturel" américain.

"ANTIDOTE CONTRE LA MONDIALISATION"

Paris est parvenu à faire reconnaître, grâce à une intense campagne diplomatique, son concept d'exception culturelle et à lui assurer une base juridique, avec l'appui quasi complet de la communauté internationale, qui y a vu, à l'instar de la Mauritanie, un "antidote contre la mondialisation". Le ministre de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a estimé que l'adoption de cette convention était "une très grande nouvelle". "Dans ce monde de fureur, de violence, d'intégrisme, reconnaître le droit de chaque peuple, de chaque culture, de chaque tradition à vivre, à être respecté et à rayonner dans le monde, c'est très important", a souligné le ministre sur Europe 1.

Le Canada veut, de son côté, devenir le premier pays à ratifier la convention de l'Unesco sur la diversité culturelle adoptée jeudi et dont il a été l'un des principaux promoteurs avec la France, a annoncé Liza Frulla, la ministre du patrimoine canadienne. Elle a exprimé la reconnaissance du Canada "envers tous les pays qui ont travaillé avec lui pour promouvoir l'adoption de cette convention", de même que "l'importante contribution du gouvernement du Québec", seule province à majorité francophone au Canada. "Voilà pourquoi le Canada continuera à jouer un rôle de chef de file pour qu'elle soit ratifiée par le plus grand nombre de pays membres de l'Unesco, le plus rapidement possible", a-t-elle conclu.

Les Etats-Unis n'ont pas caché leur déception. Leur représentante à l'Unesco, Louise Oliver, avait dénoncé "un document erroné", "ambigu" et "protectionniste". Elle a invoqué une "possible remise en cause de la liberté d'expression" et déploré que "le terme d'exception culturelle n'ait jamais été défini"."La Chine et d'autres pays répressifs sont enthousiastes", a écrit le Wall Street Journal, car cette "Convention de la non-diversité culturelle" pourra "facilement justifier la fermeture de chaînes satellitaires ou de journaux au nom de la 'sécurité culturelle'". Isolés avec Israël et en l'absence d'un droit de veto, ils ont été privés de tout recours, hormis la multiplication d'accords bilatéraux avant l'entrée en vigueur de la Convention.

Le texte, entrera en vigueur après sa ratification par trente pays.

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ ...

La presse francophone ne tarit pas de commentaires. Petit tour d'horizon...

- Libération, France
20/10/05: www.liberation.fr/page.php?Articl ...
Extrait:
"La France est donc parvenue à faire reconnaître son concept d'exception culturelle et à lui assurer une base juridique, avec l'appui quasi unanime de la communauté internationale. C'est le fruit d'une intense campagne diplomatique et c'est un revers pour les Etats-Unis qui dénonçaient un outil «protectionniste» et le risque d'une «remise en cause de la liberté d'expression». Les abondantes exportations américaines de films hollywoodiens et autres produits audiovisuels risquent de souffrir. Car la Convention d'une trentaine d'articles stipule que «les activités, biens et services culturels (...) ne doivent pas être traités comme ayant exclusivement une valeur commerciale» et autorise les pays à prendre «les mesures qu'ils jugent appropriées» pour protéger leur patrimoine culturel. Une fois le texte entré en vigueur — dès que trente pays l'auront ratifié, les Etats pourront déployer un arsenal de règles et subventions."

17/10/05: www.liberation.fr/page.php?Articl ...
Extraits:
"La convention a été appuyée par une mobilisation des ministres de la Culture, des artistes et aussi des associations, réunis en réseau international à l'initiative du Québec et de la France. Pour l'Unesco, sortant d'un long affaiblissement, c'est une nouvelle chance. Certains font un parallèle avec la déclaration de Rio en faveur de l'environnement. La convention n'a néanmoins rien de contraignant. D'autres se demandent si l'Unesco dispose des moyens de mettre en place la juridiction appelée à trancher les différends.

Confusion. Les juristes ont aussi rivalisé d'efforts pour préciser la vague notion de «diversité culturelle». Les Américains ont ainsi expliqué en coulisse que cette convention permettrait aussi bien au Brésil d'interdire les importations de café colombien ou au Japon de riz thaïlandais, au nom de la défense d'un «bien culturel» porteur d'identité. Et les Français de bouter la frite belge hors des frontières ? Pour risible que l'argument paraisse, il prend source dans une certaine confusion entretenue par l'Unesco, qui rêve d'une autre convention protégeant le «patrimoine immatériel», vaste continent informe qui pourrait aller des chants corses au... maïs mexicain.

Loin d'être à bout de ressources, les Américains cherchent toujours à faire inscrire la culture dans les accords bilatéraux. Ils ont agi ainsi envers la Corée du sud, le Chili ou le Maroc en échange de faveurs commerciales, non sans résistances. Les Français sont intervenus auprès du Maroc pour qu'il tienne bon. La culture, c'est aussi la guerre."

- Le Temps, Suisse
21/10/05: www.letemps.ch/template/tempsFort ...
Extraits:
"Un livre chinois, une émission de télévision du Sénégal, un concert classique à Neuchâtel, le dernier Wallace et Gromit: autant de produits culturels qui font l'objet d'une transaction commerciale, certains bénéficiant de subventions publiques. Jusqu'ici, dans le grand raout mondial de la libéralisation, la culture et les médias ont été mis de côté. L'enjeu a été posé sur la table durant les années 1990 avec l'exception culturelle brandie par la France. Depuis, le terme a été écarté au profit de la défense d'une «diversité». (...)

Pourquoi cet accord?

Pour l'essentiel, le débat porte sur l'audiovisuel - cinéma, télévision et radio -, la musique et les imprimés, livres et journaux. C'est dans ces domaines que les enjeux économiques sont déterminants. Les discussions incluent aussi les investissements, par exemple les achats de chaînes de télévision par des groupes étrangers.

Les promoteurs - la France et le Canada, puis l'Union européenne, et la Suisse - font valoir que la mondialisation en marche a pour conséquence une dangereuse concentration des moyens d'expression et des canaux de diffusion. C'est notamment la crainte de «l'impérialisme américain».

Dans l'audiovisuel, les 15 groupes de communication les plus importants concentrent 60% du marché mondial des programmes. En musique, 80% du marché mondial sont aux mains des quatre «majors», Sony-BMG, Universal, EMI et Time Warner. La Déclaration de Berne relève que dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, neuf livres sur dix vendus en librairie viennent de l'extérieur du continent. En outre, la montée en puissance d'Internet comme fournisseur de culture renforcerait cette concentration."

- Le Devoir, Québec
18/10/05: www.ledevoir.com/2005/10/18/92872 ...
Extraits:
"Après deux ans d'âpres négociations, de pressions diplomatiques tous azimuts et de jeux de coulisses serrés, le traité international sur la diversité culturelle a finalement été adopté hier au siège de l'UNESCO, à Paris, alors que 151 pays ont donné leur appui à ce texte qualifié «d'historique» par le Canada et le Québec.

L'heure était néanmoins à la célébration hier, puisque ce traité permettra à la culture de ne plus être considérée comme une simple marchandise soumise aux diktats des autres accords commerciaux, ce qui a pour effet concret d'augmenter la marge de manoeuvre des États signataires, qui peuvent élaborer les politiques de leur choix pour protéger leur industrie culturelle.

Par exemple, les pays signataires pourront utiliser des subventions, des quotas et des crédits d'impôt destinés à l'industrie culturelle, et ce, même si l'OMC ou l'ALENA décide du contraire. Car le texte du traité précise qu'il ne sera pas subordonné aux autres accords commerciaux. Il sera donc possible de mettre en oeuvre des mesures pour ralentir le rouleau compresseur des États-Unis en matière de biens et de services culturels, eux qui exportent pour 80 milliards de dollars par année dans ce domaine."

- Le Soir, Belgique
21/10/05: www.lesoir.be/rubriques/monde/pag ...
Extraits:
"Cette convention est un progrès majeur dans un monde qui a besoin de protéger la diversité culturelle et d'organiser le dialogue des cultures dans le respect de tous, a déclaré M. Chirac dans un communiqué.

S'exprimant après le vote au nom de l'Union européenne, le représentant britannique à l'Unesco Timothy Craddock - dont le pays avait pourtant émis des réserves initiales - a parlé d'un grand jour pour l'Unesco. Avec cette Convention, a-t-il assuré, la diversité culturelle va devenir un droit partagé par tous.

A l'inverse, la représentante américaine Louise Oliver a vivement dénoncé un texte rédigé à la hâte qui risque d'être utilisé pour contrôler et non faciliter la circulation des biens culturels. Il est essentiel que les pays disent clairement que cette Convention ne deviendra pas un nouvel outil pour nuire à la libre circulation des biens et des services, qui va saper le principe de l'Unesco de libre circulation des idées. Cela peut légitimer les violations de droits de l'Homme, a déclaré Mme Oliver après le vote.

La Chine et d'autres pays répressifs sont enthousiastes, a écrit cette semaine le journal conservateur américain The Wall Street Journal, car cette Convention de la Non-diversité culturelle pourra facilement justifier la fermeture de chaînes satellitaires ou de journaux au nom de la sécurité culturelle."

- La Libre Belgique, Belgique
21/10/05: www.lalibre.be/article.phtml?id=5 ...
Extraits:
"Le défi du sud

L'article 20, qui règle les relations de la convention avec les autres instruments juridiques, comme ceux de l'OMC, a suscité d'intenses débats. Il a finalement été décidé qu'elle serait sur le même pied que ces derniers. Ni plus, ni moins. En langage clair: la convention de l'Unesco ne peut être subordonnée à aucune autre. Elle se pose en égale des traités du commerce et du libre-échange.

Les pays pauvres, en particulier les pays africains, soutiennent ce combat, même si dans un premier temps ils parlaient d'un «combat de riches». Pour eux, il ne s'agit pas seulement de se protéger contre la marée culturelle américaine et occidentale, mais aussi d'avoir les moyens de développer leurs propres produits culturels.

Ils ont donc réclamé, en parallèle avec la convention, la constitution d'un fonds en faveur de la diversité culturelle. Les pays riches ont en effet les moyens d'aider leur culture, eux non. Ce combat-là est tout aussi important que la protection des biens culturels contre les lois du marché, si on ne veut pas demain d'un monde qui n'aurait plus qu'une culture unique, américaine et commerciale.

Dans ce combat, la Communauté française a toujours été à la pointe, depuis 1993 et «l'esprit de Mons» lancé par Elio Di Rupo jusqu'à la réaction à la réunion de Seattle en 1999 quand le risque de «marchandisation» de la culture devenait criant. Fadila Lanaan, la ministre de la Culture, a été fort concernée par le sujet. Son très actif expert auprès de l'Unesco, Henri Benkovski, s'exprimant ici comme simple expert, insiste sur le côté «historique» du vote qui ponctue un très long combat. Il ne s'agit pas de «guerre» contre les Etats-Unis mais de moyen de diffuser toutes les cultures alors que les Etats-Unis cherchent avant tout à accroître leurs parts de marché. Pour lui, « rien ne va changer avec ce vote», et «heureusement, car le risque était que tout change en mal». Il insiste aussi sur l'effort pour aider les pays du Sud à produire, distribuer et faire circuler leurs cultures. Un énorme défi encore à relever."

21/10/05: www.lalibre.be/article.phtml?id=5 ...
Extraits:
"Il faut aussi prendre des mesures «offensives» pour soutenir les cultures, car à quoi servirait une convention qui préserverait la diversité culturelle si un pays ne peut proposer des productions culturelles? Cela concerne d'abord le soutien aux cultures des pays les plus pauvres et les plus menacés par la mondialisation de la culture.

La Belgique a accepté à Paris de participer à un fonds de soutien à la diversité culturelle pour les pays du Sud. « La participation à ce fonds se fera sur base volontaire, explique Mme Simonet. Mais j'estime que malgré nos difficultés budgétaires, il faudra être cohérent et y contribuer.» La Communauté française mène déjà de nombreuses actions bilatérales avec le Sud, comme en témoigne l'opération «Yambi», qui verra en 2007 de nombreux artistes congolais invités en Belgique. «Nous travaillons à une note de réorientation de notre politique internationale en matière culturelle. Mais j'insiste sur le multilatéral, qui est une manière de rendre notre Communauté plus visible que ne l'est sa seule taille.»

Autre défi: continuer le travail au niveau européen pour éviter qu'une nouvelle mouture de la directive Bolkenstein ne ramène en Europe la culture dans la seule sphère marchande. Ici aussi, il s'agira d'être cohérent et de faire comprendre aux 25 Européens que s'ils votent une convention à l'Unesco, ils doivent appliquer la même politique au niveau européen. «La Communauté compte jouer un rôle d'aiguillon pour les autres Etats-membres», selon Marie Arena."

- Cineuropa, Belgique
24/10/05: www.cineuropa.org/newsdetail.aspx ...
Extraits:
"Diversité culturelle: Belgique, un "petit pays" exemplaire
La diversité culturelle à peine votée à l’UNESCO (voir news du 21/10), le gouvernement belge réunissait la presse à Bruxelles pour rappeler sa forte mobilisation passée et à venir. Trois ministres y représentaient la Communauté Française de Belgique : Marie Arena, Ministre-Présidente, Fadila Laanan, Ministre de la Culture et Marie Dominique Simonet, Ministre des Relations extérieures.
(...)
Or, Fadila Laanan le rappelait avec justesse: "Il ne s’agit pas d’ être opposé au cinéma américain que nous aimons tous, mais de permettre aux créateurs de notre pays -comme d’autres pays - de se faire connaître également ! La diversité des cultures est un enrichissement de l’esprit." Soulignant le fruit d’une politique publique qui a permis de propulser les arts belges sur la scène internationale (17 films primés dans des festivals, des grands noms d’artistes ou de compagnies en théâtre, danse, musique, rock, etc.), les trois ministres ont martelé leur volonté de continuer à pratiquer sans relâche un intense lobbying international. Et Marie Arena de remarquer : "Tout petit pays sur la scène internationale, l'influence de la Belgique est pourtant considérable : nos experts sont écoutés, notre rayonnement culturel s’affirme. Nous continuerons d’être à la pointe du combat pour la diversité culturelle".

- Le Soleil, Sénégal
www.lesoleil.sn/article.php3?id_a ...
Extraits:
Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), s’est félicité, de l’adoption, par la 33e conférence générale de l’Unesco, de la Convention internationale sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, pour laquelle la Communauté francophone s’est fortement mobilisée. « Cette adoption est la preuve que la culture n’est pas une marchandise comme les autres. La Convention doit encourager les pays signataires à définir et à mettre en œuvre des politiques culturelles ambitieuses », a souligné le patron de l’Oif dans un communiqué. « Je suis heureux de constater que ce texte contient des dispositions concrètes qui devraient favoriser le développement culturel des pays du Sud », a déclaré Abdou Diouf.

La Francophonie, qui a joué un rôle de précurseur dans ce domaine, a fait de la diversité culturelle une priorité stratégique de son action, note le communiqué. Dès 1993, lors du Sommet de Maurice, la Francophonie s’est prononcée en faveur de l’exception culturelle. En 1999, à Moncton, les chefs d’Etat et de gouvernement ont affirmé le droit pour chaque Etat et gouvernement de définir librement ses politiques culturelles, indique-t-on. Le 15 juin 2001, rappelons-le, à l’issue de la 3e Conférence ministérielle sur la Culture, organisée à Cotonou, les ministres de l’Oif ont, pour la première fois, appelé à la création d’un instrument juridique sur la diversité culturelle. À Beyrouth, en 2002, puis à Ouagadougou, en 2004, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie ont décidé de s’engager activement en faveur de l’adoption par l’Unesco d’une convention internationale sur la diversité culturelle."

- Le Matin, Maroc
19/10/05: www.lematin.ma/mailing/article.as ...
Extraits:
"Son entrée en vigueur aura sur le plan international des répercussions importantes attendues à deux niveaux :
- d'un côté, la clause de non-subordination insérée dans l'article 20 lui confère une égale dignité face aux autres instruments internationaux. Cette disposition offre une protection aux pays réfractaires à la libéralisation des industries culturelles et affaiblit la portée de l'Accord sur les services de l'OMC. Elle n'est cependant pas opposable aux droits et obligations contractés librement par les parties dans d'autres instruments bilatéraux ou multilatéraux.

- la Convention se trouve aussi affaiblie par deux dispositions : l'aménagement d'un mécanisme de règlement des différends fondé sur la conciliation, donc sans portée juridique réelle, et la clause indienne, ajoutée à la dernière minute, qui permet la non-reconnaissance lors de la ratification. Parce qu'il est contraignant, le système de règlement des différends de l'OMC demeurera le siège de domiciliation des litiges relatifs à la culture qui mettent en cause les aspects régis par les multiples accords de l'OMC.

Notamment les accords sur les marchandises, les services, la propriété intellectuelle, les subventions et les aspects de l'investissement liés au commerce. En définitive, l'avènement de cette convention comble un vide juridique important et enrichit le droit international. Elle est le fruit d'une négociation ardue et d'un consensus bienvenu. Pour la suite, on surveillera de près le rythme, l'importance et la diversité des ratifications pour juger de l'adhésion réelle des pays signataires.

On surveillera également les implications qu'aura cette convention sur les négociations en cours dans le domaine des services et sur l'argumentaire des panels de l'OMC, ainsi que l'impact pratique des exhortations aux pays riches de participer plus activement à l'épanouissement de la culture dans les pays en développement."

- L'intelligent - Jeune Afrique, Afrique
23/10/05: www.lintelligent.com/gabarits/art ...
Extrait:
"« Le soutien sans faille des États africains francophones, et particulièrement du Sénégal et du Bénin, a joué un rôle capital », a indiqué Jean Guéguinou, délégué permanent de l’Hexagone. Les membres des délégations subsahariennes ne cachaient d’ailleurs pas leur joie à l’issue d’un vote perçu par beaucoup comme « une victoire contre l’impérialisme américain » et « un instrument de sauvegarde des cultures du monde ». Autre clé diplomatique de ce succès : la position commune adoptée dès 2004 par les vingt-cinq membres de l’Union européenne, qui sont parvenus à parler d’une seule voix lors de la deuxième phase des négociations. Une première dans l’histoire de l’institution.

Pour entrer en vigueur, la convention devra être ratifiée, au minimum, par trente États signataires. Ce qui devrait être rapidement acquis. Même si certains adeptes traditionnels du libre-échange avouent, en coulisses, partager le point de vue de Washington et dénoncent un texte « protectionniste ». Dans les couloirs de l’hémicycle parisien, beaucoup redoutent de nouvelles pressions américaines au niveau bilatéral pour bloquer le processus de ratification. Et diminuer la portée de l’accord. Les États-Unis, qui ont effectué leur retour à l’Unesco en 2003 après dix-neuf ans d’absence, ne semblent pas près de baisser les bras. À cela, une raison évidente : l’exportation de la culture américaine, en particulier cinématographique, rapporte plus de 80 milliards de dollars par an à la première puissance mondiale. « Le combat ne fait donc que commencer », résume Cheikh Ngaïdo Bâ, réalisateur sénégalais à la tête du réseau africain des conseils nationaux pour la diversité culturelle. "




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > Le cinéma marocain aujourd’hui, table ronde présidée par M. Nour-Eddine Saïl, Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, dimanche 6 novembre 2005

Le 6 novembre dernier se tenait à Bruxelles par le Festival International du Film Indépendant de Bruxelles une table ronde sur le cinéma marocain d'aujourd'hui, à l'occasion du focus Maroc organisé par le Festival.

Cette rencontre, présidée par Nour-Eddine Saïl, était l'occasion de réunir les invités marocains du festival, ainsi que de nombreux professionnels belges. Revenant sur les faits marquants du cinéma marocain contemporain, partagé entre ses talents et ses carences, notamment en infrastructures et en ressources humaines, Nour-Eddine Saïl et les intervenants ont livré une image réaliste du paysage cinématographique marocain, toute langue de bois au vestiaire.

Voici les notes recueillies par Aurore Engelen lors de cette rencontre:

Nour-Eddine Saïl, Directeur Général du Centre Cinématographique Marocain, et Vice-Président délégué de la Fondation du Festival International du Film de Marrakech

(après une question sur l’état du parc de salles au Maroc) A mon sens, les multiplexes représentent une grande partie de l’exploitation au Maroc. Un nouveau complexe de 13 salles vient d’ouvrir à Marrakech, un autre va bientôt ouvrir à Agadir.
Nous avons ces dernières années été très présents en matière de soutien à la production. Nous avons créé une certaine vitesse de croisière, même si celle-ci peut encore être améliorée. Aujourd’hui, nous souhaitons travailler prioritairement sur l’exploitation, afin de donner aux films dont nous avons soutenu la production l’opportunité d’être vus.
L’une de nos autres préoccupations majeures, c’est l’implication des chaînes de télévision dans la création cinématographique. C’est un problème qui doit être résolu au quotidien.
Pour résumer, les trois points nodaux de notre action aujourd’hui sont : la piraterie (qui est corrélative de la compétition internationale) ; la production ; et enfin l’exploitation.

Sarim Fassi Fihri, Président de la Chambre des Producteurs Marocains

Le cinéma marocain est indéniablement l’un des plus actifs de notre côté de la Méditerranée. Mais cette réalité ne doit pas en cacher une autre, qui est la maigreur de nos moyens, et pas seulement financiers. Si nous ne manquons pas de talents, nous manquons cruellement d’infrastructures, de techniciens cadres, de lieux de projection, etc.
Alors certes, la production se développe considérablement. On produit en moyenne 20 longs métrages par an, alors qu’en comparaison, l’Egypte n’en produit plus que 12. Cependant, la production n’est pas le seul domaine de l’industrie cinématographique, et ne peut se désolidariser des autres domaines. Cette bonne santé masque des problèmes plus importants, de vraies carences, notamment en matière de ressources humaines. Les techniciens cadres font gravement défaut. Lorsque l’on observe attentivement le générique de fin d’un film marocain, on s’aperçoit vite que seuls 50% des noms sont marocains.
Et pour évoquer brièvement le problème de l’exploitation, il faut garder à l’esprit que celui-ci est inextricablement lié à celui du piratage.

Latif Lahlou, Président du Groupement des Auteurs- Réalisateurs- Producteurs Marocains

A mon sens, le rapprochement entre cinéma belge et cinéma marocain fait sens dans la mesure où l’on peut noter certaines similitudes entre nos deux industries, notamment au niveau de la mise en marché. La promotion de nos films, que ce soit sur le plan national ou à l’international, est grandement problématique.
Produire ensemble nous permettrait dès l’origine du projet de viser des marchés plus développés, et donc de compter sur une audience cible plus large, qui permettrait de rentabiliser un peu mieux le film. Le problème, c’est que les seules salles marocaines ne suffisent pas à rentabiliser nos films, et si je comprends bien, c’est la même chose ici en Belgique.

Khalid Benchegra, Acteur

En tant qu’acteur, je suis au cœur de cette industrie, mais j’ai, disons, moins de légitimité pour en explorer les mécanismes. Je remarque cependant qu’à la faveur du développement de la production, les rapports entre les comédiens et les réalisateurs se sont nettement améliorés, peut-être est-ce dû au processus de professionnalisation. Quoiqu’il en soit, visons avec nos cinémas à communiquer dans l’universalité.

Gérald Frydman, producteur réalisateur belge

J’aimerais avoir quelques éclairages sur le rôle et les activités des télévisions marocaines ? Ont-elles une place prépondérante en matière de production de fictions, cinématographiques ou télévisées ?

Nour-Eddine Saïl

Les deux principales chaînes de télévision produisent régulièrement de la fiction depuis 4 ou 5 ans. Cette orientation, certes récente, est aujourd’hui irréversible, et inscrite dans les textes. Je peux parler d’expérience, puisqu’avant d’être au CCM, j’ai dirigé la chaîne TV2M. L’une de mes premières décisions en 2000 a été d’instaurer et d’augmenter la production de téléfilms. En 2000, les germes de l’activité cinématographique exceptionnelle que nous connaissons aujourd’hui étaient déjà là, mais ils sommeillaient, et ne parvenaient pas à exploser.
En se lançant dans le téléfilm, la chaîne a acquis une totale autonomie de programmation en termes de fictions télévisées, et est parvenu à toucher un plus grand public. Nous tournions 24 téléfilms par an, soit un toutes les deux semaines. Par ailleurs, la production était la plupart du temps externalisée, ce qui permettait à des producteurs indépendants d’avoir du travail et d’exercer leur métier en attendant que la vague cinématographique déferle, que ce qui était en gestation éclose. Du travail pour les professionnel du cinéma donc, réalisateur inclus, ce qui leur a permis de se rôder. Nous avons par exemple tourner avec Latif Lahlou, l’un de nos plus grands réalisateurs, ici présent, 2 de nos plus gros succès. Cette émergence du téléfilm a permis aux producteurs de se remettre dans le circuit de l’élocution fictionnelle.
L’un des écueils à éviter, c’est que la télévision ne se substitue aux producteurs. Il faut des maisons de production fortes, qui prennent tout en charge (notamment la promotion, l’édition DVD, etc.) Or, lorsque l’on monte des coproductions avec les télévisions, celles-ci sont en général très gourmandes, et réclament plus qu’elles ne le devraient légitimement. Si elles représentent des partenaires essentiels de la création cinématographique, il ne faut pas qu’elles en viennent à la phagocyter. A cet effet, la solution est souvent que les chaînes de télévision créent de véritables filiales qui deviennent des structures de production à part entière, affiliées mais indépendantes.
Le rôle de la loi dans ce domaine est d’obliger le pré-achat des films par les télévisions, tout en s’assurant que les coproductions ne se traduisent surtout pas par la propriété du négatif pour les télévisions. Nous travaillons aujourd’hui à cette réglementation.
Pour parler chiffres, en 2001-2002, le budget alloué à la production de fictions télévisées était de 3.000.000 euros. Le budget alloué aux coproductions cinématographiques était sensiblement le même.

Parallèlement, je voudrais préciser que nous entrons en coproduction sur beaucoup de films hors du Maroc. Nous avons récemment coproduit 9 films tunisiens. Nous avons participé aux dernier film de Sembène Ousmane, lui permettant de poursuivre sa carrière alors qu’il ne trouvait de fonds nulle part, nous avons participé au dernier Youssef Chahine. La coproduction est évidemment une façon souvent efficace de tisser des liens entre le cinéma marocain et les cinémas étrangers.

Je reste cependant dubitatif quant aux vertus absolues de la coproduction. Il me semble que la coproduction est parfois un moyen de botter en touche pour deux pays qui s’aiment. Les choses semblent ne jamais s’organiser, et les lois ne suffisent pas à encadrer. Souvent, les coproducteurs du Nord vivent sur les films du Sud, et appellent ça de l’aide. Ils « profitent » des subventions ouvertes uniquement aux films du Sud, mais cet argent n’est pas toujours réinvesti de façon constructive ni dans l’industrie ni dans l’art cinématographique des pays du Sud.
Pour moi, la coproduction n’est pas essentielle si elle ne découle pas d’un plaisir et d’une envie réels de travailler ensemble, mais d’une simple question de contingences budgétaires.

Des accords ont été signés en 2000 entre le Maroc et la Belgique lors du Festival International du Film Francophone de Namur. Les officiels s’en sont félicités, les poignées de main ont eu l’honneur des journaux télévisés. Mais cet accord n’a pas apporter beaucoup plus, ni au cinéma belge, ni au cinéma marocain. Alors certes, l’accord garantit la possibilité d’un double financement belgo-marocain. Mais pour être tout à fait honnête, même sans accord de ce type, on aurait trouvé un moyen de s’entendre pour mener à bien de réelle collaboration et expérience de coproduction comme L’Enfant Endormi, par exemple. Derrière les grands mots et les serrements de pince entre chef d’Etat, la coproduction ne vaut rien sans un réel mariage d’intérêt entre deux producteurs. Si ces deux producteurs sont déterminés à travailler ensemble, l’absence d’accord ne constituera pas un obstacle.
Si nous avons décidé au CCM de soutenir Mourad Boucif, cinéaste belge, avec notre avance sur recettes, ce n’est pas parce qu’un accord existe avec la Belgique, c’est parce que nous sommes intéressés par son scénario. Nous ne coproduisons ici par avec un pays, la Belgique, mais bien avec un auteur, Mourad Boucif.
Nous avons des accords avec le Mali, le Sénégal, l’Italie, l’Espagne, la France, la Belgique. Nous avons signé en grandes pompes un accord avec le Burkina Faso lors du Fespaco, mais à ce jour, aucun projet ne s’est concrétisé. Les accords ne font pas tout.

Un participant

Existe-t-il au Maroc des incitants fiscaux, à l’image du Tax Shelter en Belgique ?

Nour-Eddine Saïl

Non, il n’existe pas de tels incitants. Il y a bien des détaxations en matière d’exploitation qui s’étalent sur dix ans pour la construction de nouvelles salles, mais il n’y a pas de détaxation en matière de production. Mais cela va venir.
Cela dit, avant d’en venir aux détaxations, il faut qu’une véritable professionnalisation du secteur s’établisse. Pour mettre en place un Tax Shelter, il faut s’assurer que les comptabilités soient transparentes, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui au Maroc. Pas de remontées des recettes, pas de déclaration de TVA, des impôts impayés. Dans ces conditions, la détaxation n’a pas de sens.
L’une des missions essentielles aujourd’hui du CCM, c’est la professionnalisation du secteur. Au Maroc, les producteurs confondent l’avance sur recettes avec une sorte de Loto. Sur 100 structures de production, seules 15 respectent les règles. Nous avons encore beaucoup de réalisateurs producteurs qui n’y connaissent rien en production. Cet amateurisme peut être charmant vu d’avion, mais quand on le vit au quotidien, c’est une véritable catastrophe. Il faut que vous soyez conscients que ce qu’on exporte chez vous, ce que vous voyez dans vos festivals voire dans vos salles, c’est ce que l’on fait de mieux, ce n’est qu’une partie de la production.

Chantal Dras, Cineuropa

Une convention très importante sur la diversité culturelle vient d’être signée à l’Unesco. Le Maroc a longtemps été présenté comme un contre-exemple en termes de diversité culturelle, notamment à cause des accords bilatéraux signés avec les Etats-Unis. Le Maroc a semblé s’inféoder aux Etats-Unis en acceptant la politique de suppression des quotas en échange d’autres avantages commerciaux.

Sarim Fassi Fihri

Il ne s’agit pas vraiment d’une suppression des quotas sur l’importation de produits culturels étrangers. La loi sur l’audiovisuel signée en janvier 2005, et qui sera mise en application en 2006, a un cahier des charges très précis à destination des télévisions. Elle précise des quotas pour les programmes marocains. Par exemple, la première chaîne a une obligation de coproduire 20 longs métrages par an, et 30% de ce budget doit être allouées à des productions en externe, confiées à des producteurs indépendants. Il n’y a pas de place particulière qui a été faite aux produits étrangers. De fait, on assiste à une protection relativement efficace de la production nationale.

Nour-Eddine Saïl

Les accords avec les Etats-Unis ont certes été signés, mais à l’exclusion de tout ce qui a trait à la culture et au cinéma. Nous avons obtenu notre exception culturelle.
Pour en revenir à la diversité, c’est bien, évidemment, mais je préfèrerais que nous parlions de pluralisme, qui permet d’interpeller les minorités. Le pluralisme est beaucoup plus exigeant, et c’est sûrement pour cela qu’il est plus difficile de la porter sur le devant de la scène. La plupart des gens qui prônent avec de manière consensuelle la diversité ont du mal à l’appliquer chez eux. Les états se déshypothèquent de toutes responsabilité en signant des conventions qu’ils n’appliquent pas chez eux. Par exemple, combien de films produisent le Niger, le Tchad, ou même l’Algérie ? C’est facile dans ces conditions de prôner la diversité.
De toutes façons, le marché aujourd’hui, diversité ou pas, est américain. Au Maroc, les films marocains font plus d’entrées que n’importe quels autres films internationaux. Leur audience est de 30 à 40%. Mais c’est une partie de la stratégie américaine, de toujours laisser la première au régional de l’étape, pour squatter toutes les places de la deuxième à la dixième. Pour les salles, la seule façon de survivre, c’est d’avoir du public. Les produits américains font office de punching-balls. On se déchaînent sur eux, on les stigmatisent, mais personne ne nous oblige à les acheter. La machine à fiction aujourd’hui est devenue une machine de guerre. Peut-être que cette belle convention est une façon de nous anesthésier. Derrière ces signatures, les pays ne travaillent pas. Une convention signée n’est pas une guerre gagnée. La véritable bataille aujourd’hui, c’est de garantir la survie de nos mécanismes de soutien.

Sarim Fassi Fihri

Je voudrais parler d’une nouvelle loi française, le crédit d’impôt. Cette loi apparaît comme une protection contre la délocalisation, que ce soit dans les pays d’Europe de l’Est ou dans nos pays. A cause de cette loi, nos pays ont perdu des parts de marché, et ne peuvent plus faire marcher leur industrie. L’Europe nous demande notre soutien dans la lutte pour la diversité culturelle, mais cela ne l’empêche pas, quand les conventions si précieuses à ces yeux sont signées, de se distinguer par son protectionnisme, ce qui freine indéniablement le développement technique de nos industries.

Ali Kettaani, Producteur

Il y a un phénomène international de compétition. Pour tenir le coup, il faut avoir une base domestique saine et viable. La bataille se fait film par film, salle par salle. Laisser notre destin entre les mains de l’Europe est une mauvaise stratégie. Nous devons nous renforcer en interne. Tous ces enjeux nous poussent à faire de meilleurs films. Les attentes que l’on peut avoir vis-à-vis de l’Europe se situent plus en matière de distribution qu’en matière de coproduction. Les distributeurs européens doivent oser montrer des films différents. C’est là qu’est la diversité, dans l’offre au public. On ne peut pas l’imposer par diktats. Les œuvres doivent se défendre par elles-mêmes, par leur qualité intrinsèque, pas en utilisant la béquille des lois.
Au Maroc, nous avons la chance de ne pas partir de zéro. Ce débat visant à stigmatiser la concurrence avec les Etats-Unis n’a pas de sens. Nous faisons des films à notre échelle, et ne cherchons ni ne pouvons en aucun cas rivaliser directement avec les films américains. Le budget total d’un film marocain équivaut tout juste au budget maquillage d’un film américain !

Jean-Paul Madigem

Je remarque deux choses dans la production marocaine récente. Tout d’abord, le cinéma marocain est un cinéma relativement jeune, qui n’est pas écrasé par le poids de son histoire. Par ailleurs, ce cinéma semble refléter, voire être libéré par l’ouverture globale de la société marocaine et de l’Islam, qui accepte aujourd’hui un figuralisme plus direct.

Nour-Eddine Saïl

Il est vrai que l’histoire de notre élocution cinématographie est assez récente (1969), même si nous avons une longue expérience en ce qui concerne « regarder » les films.
Nous sommes un peuple curieux du monde, malheureusement, nous avons transformé nos réalisateurs en bêtes de foire, qui écument les festivals. Le jour où Daoud Aoulad Syad, ici présent, n’aura plus le temps de voyager pour cause de tournage, qu’il fera un film par an (au lieu d’en tourner un pendant 6 mois, puis de voyager avec pendant 4 ans), alors on aura gagné notre pari, on sera un pays de cinéma comme les autres.
Nous voulons soutenir nos réalisateurs, mais pour ça, il faut des maisons de production, il faut des talents, il faut des scénarios qui tiennent la route, des acteurs confirmés. Nous n’avons qu’un seul chef opérateur au Maroc, qui vient d’ailleurs de s’exiler au Canada. Nous avons beaucoup (trop) de réalisateurs (ce qui est un signe extérieur de sous-développement). En France, quelqu’un peut faire une carrière de scripte toute sa vie, et s’épanouir dans ce savoir faire. Chez nous, la scripte veut bien faire un ou deux films en tant que scripte, mais après, elle veut devenir la star du film ! Nous devons absolument professionnaliser tout le secteur, et renouveler nos acteurs. Aujourd’hui, il nous manque non seulement l’infrastructure, mais aussi le désir d’infrastructure. Pour régler ça, il nous faudra au moins 5 à 10 ans.
Et il faut être honnête, le fait que la France demande à ses producteurs de na pas venir tourner chez nous via leur crédit d’impôt, cela participe à ralentir notre processus de professionnalisation.
Aujourd’hui, l’Europe semble vouloir rester bien au chaud derrière sa barrière fiscale. On veut bien partager notre passion pour le cinéma, mais nous sommes loin d’être opposés à bien vouloir partager aussi l’argent du cinéma. Le protectionnisme européen fait mal à l’Europe. Ce que les Etats-Unis vous font, c’est ce que vous nous faites. Vous avez tous vécu ou entendu des anecdotes comme celle qui suit. Un distributeur américain explique qu’il est tout à fait ouvert à l’idée de prendre en distribution en film français, rien ne l’interdit et ça l’intéresse. Seulement, il faut qu’il ait des sous-titres. Ou peut-être que ce serait mieux s’il était doublé. Et puis finalement, pourquoi ne serait-il pas directement tourné en anglais ? Quant au montage, évidemment, il devrait être fait à l’américaine, etc. Comme le dit l’adage, « Méfions-nous des pêcheurs qui nous demandent de les accompagner à la pêche ».
Les studios qui sont en cours de construction à Ouarzazate peuvent représenter une vraie chance pour nous, si nous réussissons à garantir certains avantages, et si le bouche-à-oreille fonctionne bien. Nous bénéficions de plus concurrentiels évidents : la diversité des paysages dans la région ; des techniciens intermédiaires excellents ; le personnel marocain, 10 fois moins cher qu’en Europe, et 2 fois moins cher qu’en Europe de l’Est.
Cependant, nous devons rester vigilant. Nous essayons de fixer des salaires minimaux, et nous tenons à ce que ceux-ci soient les mêmes pour tous les producteurs, qu’ils soient marocains ou américains. Mais pour ça, il faut faire attention à ne pas fixer ces salaires trop haut pour ne pas tuer dans l’œuf les velléités des producteurs marocains à cause de leurs contraintes budgétaires. C’est à mon sens un point nodal du développement du cinéma marocain.

Un intervenant

Quelles sont les retombées des grosses productions internationales tournées au Maroc en termes de formation des techniciens, des acteurs, etc ?

Nour-Eddine Saïl

Je pense que dans l’ensemble, ces expériences sont plutôt positives. Bien sûr, on ne peut forcer personne à travailler avec du personnel marocain, et il arrive que le personnel soit « importé », mais je suis persuadé que tous ses contacts avec d’autres modes de production, cette ouverture aux autres professionnels a déniaisé beaucoup de monde au Maroc.