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Lettre d'information n°21, Avril 2006
 
 
 
 
 
Honneur à l'Afrique en ce mois d'avril! Les festivals se succèdent à travers le monde, du Canada à la Belgique en passant par l'Italie ou l'Espagne. L'occasion de découvrir ou redécouvrir les pépites cinématographiques du continent.

En attendant le rush cannois, et la valse des prédictions (les derniers Sissako? Bouchareb? Ouédraogo? Garcia? Guedigian? Kechiche?), on connaît déjà pour sûr le nom du président du Jury (Wong Kar Waï), le nom du film d'ouverture (Da Vinci Code), le nom du maître de cérémonie (Vincent Cassel), le nom du pays à l'honneur à "Tous les cinémas du monde", la Tunisie et les noms des lauréats de l'atelier de la Cinéfondation (voir "Echo-phonies").

A découvrir également dans la rubrique "Cuisines et dépendances des cinémas francophones" un aperçu du nouveau festival de cinémas documentaires créé ce mois d'avril à Tunis.

Rendez-vous le mois prochain pour une lettre d'information riche de compte-rendu en tous genre.

Enfin, toute l'équipe de cinemasfrancophones.org et du Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone adresse ses sincères condoléances à la famille h'Enri Duparc, qui nous a quité mardi 18 avril.

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    3ème Forum francophone de la production: Appel à candidatures
    Décès de Jean-Servais Bakyono


ECHOS-PHONIE
    L'Atelier 2006 de la Cinefondation: réalisateurs confirmés et nouveaux talents
    Ecole d’été sur le cinéma et les droits de l’homme


COMMISSIONS DE SELECTION
    Ateliers de production MEDA Film Development
    Mediterranean Films Crossing Borders: Appel à candidatures
    Appel à candidatures: 1ère édition du séminaire AFIC (Audiovisual Financing and Commercialisation)
    Fonds d'aide à la Production Cinématographique Nationale, Maroc: résultats


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    Enjeux et perspectives de l’audiovisuel en Afrique centrale: l’expérience congolaise
    "Esthétiques et thématiques des cinémas africains"
    "Goûter au réel: journée des cinémas documentaires africains"


VU DANS LA PRESSE
    Interview de Maka Sidibé par Olivier Barlet sur www.africultures.com
    "La diversité culturelle en question: entretien avec Frédéric Sojcher", sur www.cineuropa.org
    "Honneur aux réalisatrices !", le Festival Cinemafricano de Milan vu par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique
    "A l'origine était le fleuve", critique de Congo River de Thierry Michel dans Jeune Afrique
    "Vidéofilms : vers une renaissance du cinéma malgache ?" par Karine Blanchon, www.africultures.com


INFOS FESTIVALS
    Au programme en mai...
    Vues d'Afrique: programme
    Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains à Bruxelles: programme
    Afrika Film Festival de Leuven: programme
    Les Etats Généraux du Cinéma Noir: Festival Images d’ailleurs
    Muestra de cinema africano de Tarifa: programme
    Festival du Court Métrage de Bruxelles: programme
    Visions du réel: programme
    Festival Silhouette: appel à candidatures pour les films de courts métrages
    Panafricana de Rome: palmarès
    Caravane du cinéma euro-arabe à l'Institut du Monde Arabe: programme
    Festival du Film des Droits de l'Homme: Palmarès
    Festival Cinemafricano de Milan: programme
    Panafricana: programmation



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    3ème Forum francophone de la production: Appel à candidatures


AFRIQUE
    Décès de Jean-Servais Bakyono
    Fonds d'aide à la Production Cinématographique Nationale, Maroc: résultats


AMERIQUES
    Vues d'Afrique: programme


EUROPE
    L'Atelier 2006 de la Cinefondation: réalisateurs confirmés et nouveaux talents
    Ecole d’été sur le cinéma et les droits de l’homme
    Appel à candidatures: 1ère édition du séminaire AFIC (Audiovisual Financing and Commercialisation)
    Enjeux et perspectives de l’audiovisuel en Afrique centrale: l’expérience congolaise
    "Esthétiques et thématiques des cinémas africains"
    "Goûter au réel: journée des cinémas documentaires africains"
    Interview de Maka Sidibé par Olivier Barlet sur www.africultures.com
    "La diversité culturelle en question: entretien avec Frédéric Sojcher", sur www.cineuropa.org
    "Honneur aux réalisatrices !", le Festival Cinemafricano de Milan vu par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique
    "A l'origine était le fleuve", critique de Congo River de Thierry Michel dans Jeune Afrique
    Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains à Bruxelles: programme
    Afrika Film Festival de Leuven: programme
    Les Etats Généraux du Cinéma Noir: Festival Images d’ailleurs
    Festival du Court Métrage de Bruxelles: programme
    Visions du réel: programme
    Festival Silhouette: appel à candidatures pour les films de courts métrages
    Panafricana de Rome: palmarès
    Caravane du cinéma euro-arabe à l'Institut du Monde Arabe: programme
    Festival du Film des Droits de l'Homme: Palmarès
    Festival Cinemafricano de Milan: programme
    Panafricana: programmation






CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    DOC À TUNIS - LA VOIX DU REGARD, RENCONTRES INTERNATIONALE DU FILM DOCUMENTAIRE.
 




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 Categories  
A la une   
  • > 3ème Forum francophone de la production: Appel à candidatures

A télécharger:
- Appel à candidature
- Fiche d'inscription (format word)

Du 1er au 4 octobre 2006 aura lieu dans le cadre du 21ème Festival International du Film Francophone de Namur, organisé par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone & le Festival International du Film Francophone de Namur, en partenariat avec la Communauté française de Belgique, l'Organisation internationale de la Francophonie, le Centre national de la cinématographie (CNC – France), la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC – Québec) et l'Office fédéral de la culture suisse ; et avec le soutien d'Unifrance et de Focal

1 - PRESENTATION & OBJECTIFS
Se déroulant sur quatre jours, le Forum francophone de la production permet à des producteurs francophones, porteurs d'un projet de long métrage de fiction, de bénéficier d'expertises auprès de professionnels confirmés dans les domaines de la production, la réalisation, la distribution et la vente internationale.

Sur le site du FIFF, vous trouverez les noms des experts et des projets ayant participé en 2004 et 2005. Certains de ces projets ont abouti comme A perfect day de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, expertisé en 2004 sous le titre de Naoussé et lauréat en 2005 de la mention spéciale du jury pour le meilleur film et du Bayard du meilleur comédien pour Ziad Saad. D'autres projets sont actuellement en post-production comme Rêves de poussière de Laurent Salgues et Cages de Oliver Masset-Depasse ou en tournage comme Faro, la Reine des Eaux de Salif Traoré, tous trois expertisés à Namur en 2004. En 2005, une entente de coproduction a été conclue entre Armand Lafond (Remstar) et Jacques-Henri Bronckart (Versus Production) pour la production du 1er film de Micha Wald, Voleur de chevaux. En 2004, Armand Lafond avait expertisé le projet Cages, produit par Versus.

L'objectif premier de ce forum de la production est d'aider à la réalisation d'un projet de long métrage de fiction en apportant une expertise principalement dans le domaine de la PRODUCTION. Un dossier de candidature complet est demandé, comprenant :
- un scénario existant,
- un dossier de réalisation avec des données esthétiques de style, de casting, de musique, ...
- un devis réaliste et un plan de financement en fonction du dossier de réalisation et des objectifs de diffusion (festivals, circuits commerciaux,...)

Participants:
- 10 producteurs francophones porteurs de projets de long métrage de fiction,
- 8 professionnels francophones dont l'expertise est reconnue,

Les organisateurs prévoient la présence, en cours d'atelier, de plusieurs experts (juristes, acheteurs TV, institutionnels, etc.) afin de donner la possibilité aux participants de poser d'autres types de questions.

2 - CONDITIONS D'ADMISSIBILITE
Les producteurs participants devront répondre aux conditions suivantes :
- Présenter un projet produit et réalisé par des ressortissants de l'espace francophone, même minoritaire ;
- Présenter un projet de long métrage de fiction ayant déjà acquis une part de financement (à préciser dans la fiche d'inscription). Si une aide à l'écriture a été obtenue pour ce projet, il y a lieu de le préciser dans la fiche d'inscription ;

Seuls les dossiers de candidature complets, c'est-à-dire comportant tous les documents mentionnés dans la fiche d'inscription et toutes les annexes, seront pris en considération.

3 – SELECTION DES PROJETS

Les dossiers de candidature doivent nous être adressés le 7 juin 2006, au plus tard, par courriel ou par courrier postal à : forumproduction.blcef-fiff@fiff.be

Forum francophone de la production BLCEF – FIFF C/o Festival International du Film Francophone de Namur Rue des Brasseurs, 175 - B – 5000 Namur

La liste des 10 projets participants au Forum 2006 sera connue le 12 juillet 2006. Chaque candidat sera personnellement informé du résultat.

4 – CONTACTS

Vous avez une question ou vous souhaitez une précision ? N'hésitez pas à nous contacter par courriel à l'adresse forumproduction.blcef-fiff@fiff.be ou par téléphone :

Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone Site Internet : www.cinemasfrancophones.org Tél. : +32 2 413 28 87 – Fax : +32 2 413 20 68 Contact : Carin Leclercq (port. : +32 495 85 32 73)

Festival International du Film Francophone de Namur Site Internet : www.fiff.be Tél. : +32 81 24 12 36 – Fax : +32 81 22 43 84 Contact : Arnaud Dezwaene (port. : +32 476 28 86 49)



Dossier de présentation [205 Ko]
 



Fiche d'inscription [211 Ko]
 


• > Décès de Jean-Servais Bakyono

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de Jean-Servais Bakyono le lundi 20 mars à Abidjan des suites d'une longue maladie.

Né le 16 avril 1954 à Reo en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), il a effectué une partie de sa scolarité à Dakar au Lycée Maurice Delafosse. Il maîtrisait bien le wolof, langue qu’il avait apprise au quartier des pêcheurs de Ngor, mais c'est dans un pays anglophone qu'il apprendra le journalisme: Jean-Servais Bakyono était diplômé du Ghana Institute of Journalism d'Accra (1973). Brillant critique de cinéma, il a régulièrement couvert les festivals internationaux (Cannes, Berlin, Journées Cinématographiques de Carthage, etc.) et a activement collaboré à la revue Écrans d'Afrique de 1992 à 1997 de même qu'au bulletin quotidien du Fespaco de Ouagadougou, Fespaco News. Nommé à plusieurs reprises président du jury de l'OUA au Fespaco de Ouagadougou, il y a également assuré la fonction de président du jury de l'Unesco pour les Droits de l'Homme en 2003. Chef du service culturel de différents journaux ivoiriens comme Ivoire Dimanche, Notre Temps ou Le Jour, il a contribué à de nombreuses publications internationales et était depuis 1994 rédacteur associé à Africultures.

Ayant déjà participé à la publication de plusieurs ouvrages sur le cinéma en Afrique, il préparait un essai sur la thématique "cinéma et musique" ainsi qu'un recueil d'interviews de cinéastes africains.

Dès son décès, les réactions ont afflué, qui prouvent la valeur de l'homme et à quel point il a marqué le journalisme et le cinéma en Afrique.

Quelques réactions, à lire ici: www.africine.com/?id_text=31&tb=n ...




Echos-phonie   
  • > L'Atelier 2006 de la Cinefondation: réalisateurs confirmés et nouveaux talents

L'Atelier du Festival, organisé par la Cinéfondation, a sélectionné pour sa seconde édition 18 cinéastes :

Teboho Mahlatsi (Afrique du Sud), Santiago Palavecino (Argentine), Christina Andreef (Australie), Bernard Bellefroid (Belgique), José Luis Torres Leiva (Chili), Wang Bing (Chine), Goran Rušinović (Croatie), Luiso Berdejo (Espagne), Cruz Angeles (Etats-Unis), Richard Press (Etats-Unis), Fabrice Genestal (France), Michelange Quay (Haïti), Dev Benegal (Inde), Dover Kosahvili (Israel), Cristi Puiu (Roumanie), Ilya Khrzhanovsky (Russie), Ursula Meier (Suisse), Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande).

Cette sélection consacre à la fois des talents reconnus tels que Apichatpong Weerasethakul (Prix du Jury 2004), Cristi Puiu (Prix Un Certain Regard 2005), Wang Bing et Dover Kosahvili; et des jeunes réalisateurs déjà remarqués pour leurs courts métrages et récompensés dans des festivals internationaux, notamment, Michelange Quay, Richard Press et Teboho Mahlatsi.

Pour les lauréats et leurs producteurs invités pendant toute la durée du Festival de Cannes, l'Atelier suscitera des rencontres avec les professionnels et organisera des rendez-vous individuels pour permettre au producteur associé au projet de compléter le financement déjà acquis et de passer rapidement à la réalisation du film.

L'Atelier 2005 a déjà permis à Paz Encina (Paraguay), Gerardo Naranjo (Mexique) et Imunga Ivanga (Gabon) de terminer leur film. Trois autres projets sont en tournage et sept le seront avant la fin de l'année.

www.cinefondation.com


• > Ecole d’été sur le cinéma et les droits de l’homme

Le Centre Européen Inter-Universitaire pour les Droits de l’Homme et la Démocratisation (European Inter-University Centre for Human Rights and Democratisation) qui a son siège à Venise, a le plaisir de présenter la deuxième édition de l’Ecole d’Eté sur le Cinéma et les Droits de l’Homme, organisée à Venise, Italie, du 24 aout au 13 septembre 2006.

Organisation
L’Ecole d’Eté est organisée par l’EIUC avec la collaboration du Festival du Film de Venise et le soutien de l’UNESCO. Le Directeur du Programme de l’Ecole est le photographe et documentariste Nick Danziger.

Finalités
Les finalités de l’Ecole sont d’engager une réflexion sur l'usage du cinéma comme instrument de promotion des droits de l'homme.


Participants
L’Ecole réunit 25 participants venus du monde entier parmi des professionnels et des étudiants dans les domaines des droits de l’homme et du cinéma. Les participants doivent parler couramment l'anglais. Le coût de la formation est de 1.600€, et les frais de transport, de nourriture et de logement sont à la charge du participant.

Les candidatures doivent être envoyées avant le 1er mai.

www.cinemahumanrights.org & www.eiuc.org




Commissions de selection   
  • > Ateliers de production MEDA Film Development

Meda Films Development (M.F.D.) est un projet initié par Ali n’ Production et mené dans le cadre du Programme Euromed Audiovisuel II* financé par l’Union Européenne, en partenariat avec la Fondation du Festival du Film de Marrakech. Son objectif est d’accompagner des producteurs et des scénaristes, choisis parmi les candidats des pays de la région Meda, au cours du développement de leur projet de long-métrage.

M.F.D. accueillera à Marrakech les bénéficiaires de ce programme au cours de trois ateliers de production d’une durée de 8 jours chacun. L’objectif est de permettre aux scénaristes et à leurs producteurs d’acquérir une autre façon de concevoir, de réfléchir et de travailler ensemble sur un projet de long métrage. Les principaux domaines qui seront abordés sont l’écriture de scénario, le rôle du producteur, les aspects juridiques, artistiques et marketing des projets, ainsi que la relation à la distribution/ exploitation des films.

Pour son édition 2006, M.F.D. a reçu 29 candidatures provenant de tous les pays MEDA, à l’exception de la Syrie.

Les 10 projets suivants on été retenus par le comité de sélection :
- Au bout du tunnel présenté par Adlane Khodja et Anis Djaad (Algérie)
- Sense of Will présenté par Nizar Yunès et Shady Srour (Israël)
- Temporarely Unsignified présenté par Baher Agbaria et Juna Suleiman (Israël)
- Le Testament présenté par Pierre Sarraf et Nadim Tabet (Liban)
- Un homme d’honneur présenté par Michel Ghosn et Jean-Claude Codsi (Liban)
- Oum présenté par Olga Nakkas (Liban)
- Dancing At The Check Point présenté par Karma Abu Sharif et Ismaël Habbash (Palestine)
- Azrayl présenté par Mohieddine Temimi et Semy El Haj (Tunisie)
- Revolutionist Youth Bridge présenté par Selda Salman et Bahriye Kabadayi (Turquie)
- Elif présenté par Devici Sadik et Voskay Sibel (Turquie)

La 1ère session de formation se tiendra à Marrakech, du 19 au 26 avril 2006.

www.mfd.ma/


• > Mediterranean Films Crossing Borders: Appel à candidatures

Appel à candidatures OUVERT pour la prochaine édition de Mediterranean Films Crossing Borders, San Sebastian 2006 !

L'édition de San Sebastin aura lieu du 22 au 24 septembre 2006.

Nous avons établi un accord avec le Festival International de San Sebastian, et sa nouvelle initiative, " Cinéma en Mouvement " . Pour cette seconde édition, le Festival de San Sebastian choisira quelques projets en pre et post-production provenant des pays du Maghreb pour le programme " Cinema en Mouvement ". Pour plus d'informations sur " Cinéma en Mouvement ", veuillez vous reporter à www.sansebastianfestival.com.

Date limite d'inscription: 1 Juin 2006

Modalités d'inscription: www.mfcb.org/home/index.php?lang= ...


• > Appel à candidatures: 1ère édition du séminaire AFIC (Audiovisual Financing and Commercialisation)

L’Institut national de l’audiovisuel organise, du 2 au 13 juillet prochain à Paris, la première édition du séminaire AFIC (Audiovisual Financing and Commercialisation).

Il s’adresse aux professionnels –producteurs, distributeurs et réalisateurs–-, aux professeurs de cinéma et d’audiovisuel dans des écoles et universités et aux étudiants de Masters en production de cinéma ou de télévision ayant effectué au moins un stage dans l’industrie audiovisuelle.

Les participants doivent être ressortissants d’un pays ou territoire MEDA : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie et Turquie.

Une vingtaine de participants pourront suivre cette formation assurée par des professionnels de la production et de la distribution cinématographique et audiovisuelle, des consultants et des juristes internationaux.

Les candidats sélectionnés bénéficieront d’une bourse qui couvre les frais d’inscription, le voyage aller-retour entre leur pays d’origine et Paris, l’hébergement en chambre double et les repas pendant la période de la formation.

AFIC est une initiative de l’Ina financée par le programme EUROMED Audiovisuel II de l’Union Européenne avec la collaboration de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, TV France International, l’Académie Libanaise de Beaux Arts et Europa Cinémas.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 avril 2006.

Information et inscription :
Caroline Decroix
Ina
4, avenue de l’Europe
94366 Bry-sur-Marne
France
Tel: + 33 1 49 83 23 07 / + 33 1 49 83 33 44
Fax: 01 49 83 25 83
E-mail: cdecroix@ina.fr

www.ina.f


• > Fonds d'aide à la Production Cinématographique Nationale, Maroc: résultats

Quatre projets de films ont bénéficié des avances sur recettes de la Commission du Fonds d'Aide à la Production Cinématographique Nationale (FAPCN) dont la première session pour l'année 2006 s'est réunie le 24 février au siège Centre cinématographique Marocain (CCM) à Rabat sous la houlette de son nouveau président, M. Ahmed Boukous, indique un communiqué de cette commission.

Sur projets 16 projets de films candidats à l'avance sur recettes avant production examinés par la commission, dont un seul projet de court-métrage, quatre projets de long métrage ont bénéficié du soutien du fonds. Deux des quatre projets soutenus représentent le premier long métrage pour leurs auteurs. Du sang neuf sans doute dans la cour du long, mais aucun projet de court métrage n'est soutenu au terme de cette session.

La commission a ainsi décidé d'accorder un montant de trois millions sept cent milles DH au long métrage En Attendant Pasolini, devant être réalisé par Daoud Aoulad Sayed et présenté par la société de production Les films du Sud.

Un montant de trois millions DH au long métrage Tu te Souviens d'Adil?, un projet de long métrage de Mohamed Zineddine, auteur de Réveil, véritable révélation du 8e Festival National du Film Marocain qui lui a valu le prix de la critique du 8e festival. Ce projet a été présenté par la société de production Ouarzazate films production.

Hamid Faridi, a pour sa part bénéficié d'une aide de deux millions trois cent mille DH pour la réalisation de son premier long métrage, Le Vélo, présenté par la société de production Diapason production. Faridi est l'auteur de trois courts métrages, comme le veut une coutume, (40 sosies, Arbi turbo, Histoire de bonnes femmes). Rappelons également que ce dernier a eu un prix spécial du jury lors du dernier Festival national du Film.

Mohamed Chrif Tribak est un autre jeune cinéaste qui a également bénéficié du soutien du (FAPCN) pour son premier long métrage. Un montant de deux millions cent mille DH a été accordé à Entre parenthèses, présenté par la société de production Sportis. Ce projet de film sera co-réalisé par le tandem, Hicham Falah et Mohamed Chrif Tribak, dont la collaboration pour Balcon Atlantico a été récompensée par plusieurs festivals, doublée d'un succès auprès du public. Rappelons que le projet de film Entre parenthèses avait profité du soutien du Fonds d'aide au développement du scénario du festival d'Amiens en 2003 dotée d'une bourse de 7.600 Euros.

La commission a également visionné 8 films de court-métrage candidats à l'avance sur recettes après production et a accordé la somme de deux cent soixante cinq mille DH au court métrage La Mouche et Moi, réalisé par Rachid El Ouali et produit par la société Claraproduction; un montant de deux cent dix mille DH a été accordé au court métrage Le Cadeau, réalisé par Jamal Souissi et produit par la société Tangirina cinéma services.

Par ailleurs, la commission a accordé la dernière tranche de l'avance sur recettes au long métrage français J'ai vu tuer Benbarka de Said Smihi et Serge Leperon, dont la présentation au festival national du film marocain à surpris plus qu'un. Une participation que plusieurs cinéastes marocains ont considéré une imposture. Le court métrage L'Ascenseur de Salma Bargach a également reçu la dernière tranche de l'avance sur recettes.

La commission a également examiné un projet candidat à la contribution financière à l'écriture de scénario d'un long-métrage.

Les membres de la nouvelle commission: Ahmed Boukous (président), Rahma Bourquia, Narjis Rerhaye, Azzeddine Bennis, Mohamed Chebaa, Abderrahmane Badri, Khalil El Alami-Idrissi et Thami Oulbacha."

Adil Semmar, pour www.maghrebarts.ma




Rencontres professionnelles   
  • > Enjeux et perspectives de l’audiovisuel en Afrique centrale: l’expérience congolaise

L'Afrika Film Festival de Leuven organise, en partenariat avec Africalia, la rencontre "Enjeux et perspectives de l'audiovisuel en Afrique centrale: l'expérience congolaise", le mercredi 19 avril de 9h30 à 17h à Bruxelles, dans le cadre du "printemps congolais".

« Le printemps congolais » a comme objectif de montrer le travail des cinéastes congolais au grand public.

Grâce au film zaïrois La Vie est Belle (1986) de Mweze Ngangura et Benoit Lamy, qui a connu un succès international, le cinéma congolais a pu être mis sur la carte du monde. Paradoxalement, ce cinéma est né de la diaspora congolaise. Au Zaïre, il n’y avait pas de place pour une production propre sous la dictature de Mobutu et sous le chaos économique de la fin des années quatre-vingt. Les salles de cinéma et les maisons de distribution, jadis si nombreuses, avaient disparu également. Les jeunes réalisateurs quittaient le pays et n’y retournaient que rarement après leurs études. Ils produisaient donc à l’étranger. Des cinéastes comme Mweze Ngangura, Monique Phoba Mbeka, Joseph Kumbela, Balufu Bakupa, Jean-Michel Kibushi, Zeka Laplaine, Djo Munga sont à la base de ce qu’on appelle aujourd’hui la production du film congolais.

Au début des années 90, les médias congolais furent libéralisés par Mobutu sous la pression de l’opposition. Des dizaines de chaînes privées de télévision ont ainsi vu le jour. Un bon nombre d’entre-elles émettaient des productions à tendance religieuse. Mais la plupart préféraient diffuser des programmes piratés, des soaps opera nigéraiens, du théâtre populaire filmé, des clips musicaux, de la publicité. Des maisons de production locales furent fondées.

Une décennie plus tard, un nouveau phénomène fit son apparition. Le manque de contrôle de l’Etat, l’apparition des caméras numériques et du montage par ordinateur ont permis aux ONG’s, aux centres culturels et aux centres audiovisuels (CEPV à Goma, 3Tamis à Bukavu et à Kalemie, La Colombe à Lumumbashi, Malemba Ma à Tshumbe, etc.…) de produire des œuvres audiovisuelles : des reportages, des programmes de sensibilisation et des films éducatifs. Un grand nombre de ces centres a été plus loin, en devenant actifs dans les médias d’éducation. Certains organiseront même des festivals de films au Kasaï, au nord et au sud Kivu, etc. Quelques centres culturels étrangers, comme ceux de France et de « Wallonie Bruxelles » (Kinshasa), ont joué un rôle non négligeable dans ce développement.

Il est important de remarquer que la jeune génération congolaise essaye de se rallier à l’expérience que les cinéastes de la diaspora ont acquise depuis une décennie.

« Le printemps congolais » a pour objectif de soutenir cette évolution en diffusant les nouvelles productions congolaises.

Voici le programme, sous réserve

9h30 Accueil des invités

10h Ouverture par ACP des débats par le Secrétariat ACP
Brèves allocutions :

Invité d’honneur : Mme Pauline Lumumba
Son excellence l’Ambassadeur de la RD Congo
Afrika Filmfestival (Guido Convents)
Africalia (Mirko Popovitch)
Frères Dardenne/ Stijn Coninckx (sous réserve)

10h30
Présentation du livre Les Congolais face au cinéma et à l’audiovisuel. Une histoire politico-culturelle du Congo des Belges jusqu’à la République Démocratique du Congo (1896-2006)

11 h Q/R : interventions des cinéastes congolais et des opérateurs culturels venus de la RD Congo

14 h Présentation du monde audiovisuel congolais actuel

15 h Débat sur les perspectives de l’audiovisuel congolais

16 h Q/R : réactions des cinéastes et producteurs de la RD Congo


www.afrikafilmfestival.be


• > "Esthétiques et thématiques des cinémas africains"

Le vendredi 21 avril, de 14h à 17h30, Afrique taille XL organise dans le cadre de son Festival des Cinémas Africains, en partenariat avec le CEC (Coopération par l'Education à la Culture), une rencontre dédiée aux thématiques et esthétiques des cinémas africains.

Cette rencontre, animée par Jean-Pierre Jacqmain, reviendra, avec Olivier Barlet (Africultures), sur l'historique des grands courants artistiques ayant marqué les cinémas d'Afrique, puis laissera la parole à Ramadan Suleman, cinéastes sud-africain, et à Jean-Pierre Bekolo, cinéaste camerounais, qui s'exprimeront sur l'esthétiques de leurs oeuvres. Les cinéastes présents, et le public, seront ensuite invités à réagir.

Détails pratiques sur le site: www.afriquetaillexl.com


• > "Goûter au réel: journée des cinémas documentaires africains"

A l'issue de son focus documentaire, Afrique taille XL - Festival des cinémas africains du 19 au 22 avril 2006 - organise le samedi 22 avril deux ateliers sur les enjeux du cinéma numérique et l'écriture documentaire, précédés par des projections de films.

Programme de la journée :

10h : Projection de Tankafatra de Hery Rasolo (Madagascar) et de "Gardiens de la mémoire" de Eric Kabera (Rwanda), tous deux tournés en numérique.

12h : Rencontre sur les enjeux du cinéma numérique en présence des réalisateurs.

14h : Projection de 5x5 de Moussa Touré (Sénégal) et Le Mariage d'Alex de Jean-Marie Teno (Cameroun), documentaires traitant de la question de la polygamie.

16h : Rencontre sur l'écriture documentaire en présence des réalisateurs et de nombreux invités.

Retrouvez sur le site du festival toute la programmation documentaire de "Goûter au réel": www.afriquetaillexl.com




Vu dans la presse   
  • > Interview de Maka Sidibé par Olivier Barlet sur www.africultures.com

Olivier Barlet a rencontré pour Africultures le jeune comédien, scénariste, réalisateur et producteur Maka Sidibé.

Morceaux choisis:

"C'est à 11 ans que Maka Sidibé monte pour la première fois sur les planches et décide d'en faire sa vocation. Autodidacte dans l'âme, il touche à tous les répertoires, tient des rôles dans des longs métrages et téléfilms français et s'essaye aussi à la réalisation : après A 17H00, son court métrage Aligato est primé un peu partout. En 2005, il a lancé l'Association Autr’Horizons pour une meilleure exposition des artistes de toutes origines.



Maka Sidibé, comédien dès 11 ans, vous êtes tombé un peu comme Obélix dans une marmite quand vous étiez jeune…!
Dans une marmite de Mafé ! Avec de l'arachide etc., contrairement à une potion magique !…

(...)

Vous avez déjà une biographie assez impressionnante. C'était vraiment à la force du poignet, l'envie d'aller dans une certaine direction ?
Oui, c'est vraiment la passion, la vocation. Mon père a été éboueur pendant trente ans à la Ville de Paris. C'est vraiment ma passion qui m'a poussé à suivre des cours d'art dramatique. Quant à la réalisation, je ne pouvais pas faire d'école de cinéma parce que mes parents ne pouvaient pas payer et à l'époque j'étais un cancre fini, le dernier de la classe. J'ai quitté l'école très tôt, en 3e techno, et j'ai commencé à travailler pour payer mes cours d'art dramatique, et c'est vraiment par la suite qu'est venue cette auto-rigueur par laquelle tu te dois de t'instruire, de te cultiver pour exercer ce métier qui est très difficile. Je pense qu'avec la rage et la hargne, on apprend beaucoup plus vite.

(...)

Vous alliez volontiers les choses : la scène et l'écriture, la réalisation et l'écriture, vous êtes un peu homme-orchestre…
En fait, ce n'est pas dans un désir d'allier les choses, c'est plutôt qu'une chose en entraîne une autre. Cette envie de raconter des histoires à travers un personnage amène aussi cette envie de la raconter moi-même : donc scénariste. Ensuite je me forme etc. Et toujours dans la continuité de raconter une histoire, transformer ces mots en images : donc la réalisation. C'est pour cela que tout s'est développé en même temps, le côté scénariste, réalisateur et acteur. Voilà qui est validé avec Aligato. Là j'ai pu démontrer que je peux écrire, interpréter et réaliser.

Et vous entendez continuer dans cette direction ?
Je l'espère bien. Là je suis en train de finir d'écrire mon premier scénario de long métrage, Opération Capucine, et je compte, outre l'écrire, le réaliser et interpréter le personnage principal. Ça va être très difficile à faire passer pour une production d'un premier long, mais j'ai toujours fonctionné de cette manière. Même si ce n'est pas ma marque de fabrique, c'est de cette manière que je travaille, et j'espère qu'on me fera confiance dans cette voie.

(...)

Oui, ça bouge en France en ce moment…
Oui il y a un vrai mouvement : toutes les modes, les musiques, les styles, ça vient de la banlieue, ça vient pas du 16e.

De l'appel des "indigènes de la République" à la remise en cause du "rôle positif de la colonisation" porté par la loi de février 2005, vous sentez-vous en phase avec le débat public ?
Je suis très optimiste et je l'ai toujours été. Je suis persuadé qu'on en viendra à une réelle reconnaissance : il faudra reconnaître que telle ou telle communauté fait vraiment partie de la constitution de ce pays. Pour moi il n'y a pas un problème, il y a une constatation. C'est bien sûr à nous de faire que les choses changent. La France a 50 ans de retard sur les Anglo-saxons et c'est inadmissible. Mais restons optimistes, proposons, et je suis persuadé que ça va rentrer dans les mœurs petit à petit : c'est contraint et forcé. C'est obligatoire !

Mais même aux Etats-Unis qui se définissent comme multiculturels, les choses ne changent quand même pas très vite ! Les noirs continuent d'être les rejetés de la Planète. Comment pensez-vous que cela puisse évoluer en France, plus fortement, plus vite ?
En proposant, sans se plaindre. C'est mon avis personnel : je pense que le fait de se plaindre ou de tout le temps le répéter, le ressasser, le souligner, fait qu'on voit toujours cette différence. Moi j'ai rarement été confronté à ce problème, sincèrement, parce que déjà je me définis en tant qu'homme dans un premier temps, en tant qu'artiste dans un second temps, et après, oui, je suis Maka, originaire du Sénégal, fier de l'être, mais je n'arrive pas tout de suite avec cette carte d'identité : ouais, je suis noir, c'est dur, etc. À chaque fois que je rencontre des directeurs de casting, metteurs en scène ou pour mes propres projets, ça ne rentre jamais en ligne de compte, il n'y a pas de blague sur les Noirs. Je suis un mec de 29 ans, je viens auditionner pour tel rôle. Pour Une femme d'honneur ou pour Canal +, il n'a jamais été question de mettre un Noir, je défends un personnage. Même dans mes propres projets, quand je les écris, le personnage peut être noir, blanc, vert, bleu, ce n’est pas la question. J'ai cette vision : un homme, une femme. Point. Après si vraiment ça doit servir l'histoire qu'il soit noir, ok, mais vraiment, sans vouloir faire le démago, un homme est un homme, point barre. C'est dans les mœurs, c'est rentré dans l'esprit de la population mondiale, mais c'est sûr qu'il reste encore des ombres ici et là. Je suis persuadé que dans 500 ans, à l'image de Star Wars, le racisme sera ailleurs, ce sera sur des bêtes féroces, avec des nez mystiques etc.

(...)

Voilà qui nous amène à votre initiative de 2005 : l'agence Autr’Horizons. Quel en est le but ?
Ce n'est pas une agence tous risques. (rires.) C'est une association loi 1901 à but non lucratif. En fait, pour Autres Horizons, je m'amuse à dire "Action visible pour les minorités invisibles", même si je n'aime pas l'expression, mais il faut le verbaliser tout de même, donc elle promet des actions visibles. En fait, elle récolte des fonds pour initier, subventionner des projets cinématographiques, audiovisuels et théâtraux, qui mettent en lumière des artistes français originaires d'ailleurs, au sein d'un casting ouvert à tous, je tiens bien à le dire. Parce qu'en fait, quand je prends mon parcours, j'ai pu exister grâce à mes projets personnels. Si je n'avais pas fait A 17H00 qui m'a permis de faire Aligato, je n’aurais pas pu rencontrer les personnes que j'ai pu voir, les directeurs de casting, on n’aurait pas pensé à moi pour La Limo avec Michel Galabru, on n'aurait pas pensé à moi pour Une femme d'honneur parce que c'est grâce à 17H00 que j'ai rencontré Max Morel, et il y a cette espèce de podium où on se dit "ah, tiens, un acteur qui défend un vrai rôle dans un vrai projet, pourquoi pas dans tel film…". Mais vu que les Noirs ne sont pas mis en lumière, on a cet espèce de cercle vicieux qui fait que évidemment le jeune réalisateur qui fait son premier film, il ne pense pas à Eriq Ebouaney, à Toni Mpoudja, à Mata Gabin, à Aïssa Maïga, etc. parce qu'il ne les voit pas, tout simplement.
Si maintenant je fais mon one-man-show, ça se passe bien, je fais les plateaux télé, on ne peut pas plaire à tout le monde, tout le monde en parle, Arthur, etc., tiens, il y a un réalisateur qui fait son film et qui se dit, ah tiens, pourquoi pas, et c'est ce qui se passe pour Omar. Il a une vitrine, on le voit sur Canal +, donc on le voit ici et là.
Mais maintenant, pour les acteurs de formation, Lucien Jean-Baptiste qui a 15 ans de carrière et qui est un grand acteur, comment susciter cette idée ?

Oui, qui ne soient pas des Noirs dans des rôles de Noirs.
Voilà, après il a tout un circuit, vu que je fais de la production je sais un petit peu comment ça se passe, aller voir une chaîne en lui disant, premier long métrage de Maka Sidibé, "mais qui c'est ?", et en plus c'est lui qui tient le premier rôle "Ah bon ?", voilà.

(...)

Je me souviens que Sonia Roland me disait dans une interview qu'elle n'avait jamais de rôle où elle puisse être autre chose que d'exercer une séduction à l'écran. Elle aurait voulu des rôles de complexité, qui aient une vraie épaisseur. Comment favoriser cela dans votre initiative ?
Donc. Petit cours de scénario. Un scénariste, il écrit essentiellement selon ses obsessions qui sont transformées en thématiques, ensuite il choisit ses personnages qui sont plus ou moins iconiques. Le médecin est forcément français dans leur esprit. Ils sont dans la normalité, sans décalage. Les médecins noirs existent mais pas sur les écrans français. On reste dans le stéréotype ou l'archétype, la norme. On ne veut pas décaler.

Sauf chez Claire Denis qui est vraiment une ovni.
Exactement. Et d'autres, mais vraiment c'est très rare. Ce moyen métrage va donc mettre des acteurs noirs dans des rôles de médecin, violoniste, avocat, etc. Et je m'amuse à inverser au niveau des castings : la dame pipi est blanche, un clochard est blanc, deux voleurs de voitures sont blancs, etc..

(...)

Cela nous amène à Aligato. Vous avez fait ce film dans quelle énergie, quelle envie ?
Dans l'envie de continuer la première aventure de A 17H00. A peine le tournage de A 17H00 achevé, j'avais déjà cette idée de ce couple qui s'engueule. J'ai écrit le scénario, et l'ai envoyé au CNC, mais ai essuyé un refus. Je l'ai envoyé aux productions qui m'ont dit que j'étais malade, parce qu'il y a un défi technique, avec le fait que je joue dedans. J'ai donc dû le produire moi-même. J'avais gagné pas mal d'argent avec le rôle dans La Beuze. J'ai repris l'équipe technique d'A 17H00 et tout s'est très bien passé. J'ai vraiment mis un point d'honneur sur la préparation, beaucoup de répétitions, très professionnel sur le tournage, les défraiements, la post-production… Je voulais contrer l'idée que l'artiste noir fait mal, en retard, etc. Rien de bancal ou amateur. Parce qu'on se doit de faire plus. Malheureusement ! Ce n'est pas moi, c'est mon travail que je mets en avant, selon le vieil adage : bien faire et le faire savoir. Si je ne le fais pas, Gérard Jugnot ne saura jamais que j'existe. Donc j'ai édité 1000 dvd que j'ai envoyés partout. Le film a gagné 12 prix donc je réédite le dvd avec le palmarès en jaquette, que je vais encore renvoyer, non pas pour dire "Regardez, ouais, mon film etc.", mais pour dire "J'existe ! Pensez à moi sur ceci, cela. Si vous n'y pensez pas, tant pis, mais sachez que je suis là."

Découvrez www.autrhorizons.com

L'intégralité de l'entretien à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...


• > "La diversité culturelle en question: entretien avec Frédéric Sojcher", sur www.cineuropa.org

Professeur de cinéma en France, le Belge Frédéric Sojcher a déjà réalisé des films et le récent documentaire Cinéastes à tout prix. Il vient de publier dans la collection Carré Noir, chez l'éditeur français Séguier, Luc Besson, un Don Quichotte face à Hollywood, une réflexion sur la diversité cinématographique en Europe, à partir de l'exemple de Luc Besson, emblématique d'une réussite à l'américaine.

A l'heure où tout le monde pense le cinéma en mutation pour des raisons techniques, vous choisissez de penser ces mutations en termes de contenu.
Frédéric Sojcher : Il y a, malheureusement de mon point de vu en tous cas, une tendance aujourd'hui à trop privilégier le marketing et ce qu'on appelle les films évènements, des films conçus dès le départ selon certaines règles, dont le pitch très simple peut se résumer en une ou deux phrases, souvent rendus attrayants soit par les stars réunis au casting soit par les effets spéciaux, et qui s'accompagnent de toute une publicité. Les spectateurs sont eu rendez-vous et ce, quelle que soit la qualité du film. Et c'est bien là le problème. Le jeu est faussé. Car ces films laissent malheureusement une place de plus en plus restreinte aux autres. Pour qu'il y ait une vraie diversité cinématographique qui perdure, il me semble qu'il faut réfléchir à la manière dont ces deux démarches peuvent coexister. Est-ce que concurrencer Hollywood, c'est reproduire le même type de formule ? Faut-il se battre avec les armes de l'adversaire ? Et si oui, n'est-t-on pas battu d'avance sur le plan culturel ? Quel sens à avoir une politique volontariste et une réglementation si c'est pour faire la même chose que le cinéma hollywoodien, en moins bien, il faut être lucide, puisqu'on ne met pas les moyens financiers pour se faire ?

Mais comment faire connaître un cinéma parfois même "régionaliste" ?
On peut s'inspirer du passé ! Il y a eu un bel exemple de réussite dans les années 70 avec la coopération franco-italienne qui a périclitée en grande partie à cause de la politique de déréglementations menée par Berlusconi. Michel Reyac, responsable du cinéma chez Arte, prétend que la télévision a une très grande responsabilité sur le manque de circulation des films européens. Pourquoi ne pas imaginer, puisqu'il reste encore des chaînes publiques en Europe, qu'il y ait une fois par semaine, ou par mois, en prime time, de manière volontariste, un film européen qui ne soit pas une production nationale ? Ne serait-ce pas une mission du service public que d'ouvrir à d'autres cultures européennes ? Je pense que si on n'a pas de réglementations ou une politique volontariste à un certain moment, on reste dominé sur le plan économique.

Que pensez-vous de la politique de l'Union Européenne et du Programme MEDIA par rapport à ces questions ?
Il y a des choses formidables dans le Programme MEDIA, tout ce qui se passe en matière de développement, au niveau des scénarios par exemple, ou en matière de diffusion. Certains axes de MEDIA sont essentiels parce qu'ils ont réellement permis à des films de se faire, à des auteurs d'être diffusés on ne pourra jamais inverser la tendance tout simplement parce qu'on ne met pas les moyens financiers en place. Mais c'est un budget très peu élevé par rapport aux enjeux. Dans aucune industrie on ne peut pas inverser la tendance - celle de la domination du marché par l'industrie audiovisuelle américaine - si l'on ne met pas les moyens. Viviane Reding présentait récemment la nouvelle directive Télé Sans Frontière comme un succès. J'ai le sentiment que l'on commet ici une grave erreur d'appréciation politique car on le voit bien, la publicité intervient surtout dans certains programmes, en général consensuels et de prime time. Les chaînes de télévisions privées se sont déjà plus investis dans certains types de programmes et de films qui n'ont rien à voir avec le cinéma d'auteur. Ce phénomène est sans doute positif pour certains producteurs et peut-être ces chaînes privées. Mais s'il a bien des gens pour qui ça ne l'est pas, c'est d'une part les cinéastes, et d'autres part les spectateurs, qui n'ont rien à y gagner. Et puis, dans certaines politiques ou axes de réflexions de MEDIA, il y a cette tendance à vouloir promouvoir le marketing, à penser le cinéma en terme de marché. Il ne s'agit pas de nier les lois de l'économie du cinéma, ce qui serait absurde. Mais, à mon avis, il faudrait mettre en place l'exact opposé. Le cinéma européen doit être une alternative au cinéma américain et non pas une copie, qui, avec moins de moyens, sera toujours tenu en échec.

Jean-Michel Vlaeminckx, Anne Feuillère

www.cineuropa.org/interview.aspx? ...


• > "Honneur aux réalisatrices !", le Festival Cinemafricano de Milan vu par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique

Férid Boughedir revient sur l'édition 2006 du Festival Cinemafricano de Milan pour Jeune Afrique

Remarquable par son ouverture sur tous les talents naissants, le Festival du cinéma africain, dont la 16e édition s’est déroulée fin mars, a distingué cette année de très nombreuses femmes.

Une jeune Tunisienne réalisatrice d’un seul court-métrage tourné en amateur peut-elle espérer un visa, un billet d’avion et un séjour en Europe pour être accueillie avec son film dans un festival professionnel ? Une autre de ses jeunes collègues fraîchement émoulue d’une école de cinéma et auteure également d’un seul court-métrage peut-elle déjà rêver de suivre les traces de la célèbre actrice italienne Claudia Cardinale quittant sa Tunisie natale à l’issue d’un concours dont le premier prix était un séjour à la prestigieuse Mostra du cinéma de Venise ?

Connaissant les dures réalités du cinéma sur le continent africain, l’on aurait envie de répondre : non ! Et l’on se tromperait ! Car ces deux « contes de fées » se sont concrétisés cette année à l’occasion d’une manifestation décidément pas comme les autres : le Festival du cinéma africain de Milan a en effet, pour sa 16e édition (du 20 au 26 mars), décidé d’inviter la jeune Imen Nafti (membre de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs), réalisatrice de 1, 2, 3 Soleil ! (adapté d’une chanson du libanais Marcel Khalifa, sur le bombardement d’enfants palestiniens par un avion israélien), à venir en Italie rencontrer les professionnels et la presse, ce qui est une première pour un film « amateur ». Il a permis d’autre part au film Les Beaux Jours, premier court-métrage de sa compatriote Meriem Riveil (les souvenirs d’adolescence d’une vieille immigrée tunisienne vivant seule à Paris), de remporter un prix représenté par… un séjour à la prochaine Mostra de Venise !

Se distinguant par une ouverture totale sur tous les talents naissants sans distinction de format (pellicule ou vidéo), de genre (fiction, documentaire, reportage, animation, etc.) ou d’origine (réalisateurs ou réalisatrices d’Afrique ou de la diaspora, vivant ici ou ailleurs), le Festival de Milan, réservé à ses débuts aux films issus ou traitant du continent africain, a dû, devant leur raréfaction, s’ouvrir depuis quelques sessions aux films d’Asie et d’Amérique latine. Cependant, ces derniers bénéficiant souvent d’une tradition industrielle plus ancienne et de moyens financiers plus importants, et pour ne pas faire courir aux réalisations africaines le risque de disparaître totalement du palmarès, le festival a prudemment conservé deux sections compétitives réservées aux courts-métrages africains (documentaires et fictions), une section non compétitive (« Panorama du cinéma africain ») et un prix spécifique (Prix du meilleur film africain). Ce dernier a été attribué cette année à Barakat, premier long-métrage de l’Algérienne Djamila Sahraoui. Ce road-movie décrit le périple de deux Algériennes de deux générations différentes, parties ensemble à la recherche du mari de la plus jeune, un journaliste enlevé par un groupe armé islamiste.

Est-ce parce que le Festival est presque entièrement dirigé par des femmes, de l’organisatrice de toujours Gabriella Rigamonti aux directrices artistiques Anna-Maria Gallone et Alessandra Speciale (qui ne font pourtant pas partie des différents jurys), que le palmarès a été cette année largement dominé par des réalisatrices ? Pour les longs-métrages, le premier Prix est revenu à la Française Karin Albou pour La Petite Jérusalem, chronique d’une famille juive maghrébine installée dans la banlieue parisienne. Le deuxième Prix à la Chinoise Li Shao Hong pour Vies perdues, sur les différences de classes dans le Pékin d’aujourd’hui. Le troisième Prix a été décerné à la Libanaise Jocelyne Saab pour Dunia. Tourné au Caire, ce film fait déjà scandale auprès des milieux islamiques, car il dresse le portrait d’une jeune universitaire férue de poésie soufie qui choisit la danse du ventre comme affirmation du droit de la femme arabe à la sensualité face aux inhibitions et aux régressions conservatrices du monde arabe contemporain.

Le Prix du meilleur documentaire est allé à Just Married, de l’Israélienne Ayelet Bechar, qui dénonce les lois récentes interdisant à une Arabe israélienne d’épouser un Palestinien sous peine de devoir quitter Israël… et d’être rejetée de la même façon en tant qu’« Israélienne » dans les territoires palestiniens ! Le Prix du meilleur court-métrage de fiction revenant à And there in the Dust de la Sud-Africaine Lara Foot Newton, qui dénonce la monstruosité des viols de nourrissons advenus dans son pays, et la Mention spéciale à Deweneti de la Sénégalaise Dyana Gaye, portrait plein d’humour d’un petit mendiant de Dakar.

Les réalisateurs masculins primés, dont le Franco-Marocain Brahim Fritah, le Sud-Africain Avie Luthra et les Iraniens Hamid Rahmanian et Mohamed Ahmadi ont dû se contenter de mentions ou de prix parallèles pour leurs œuvres respectives, les courts-métrages Le Train et Lucky, et les longs-métrages Poète des déchets et Dame Sobh. Le seul long-métrage inédit d’Afrique noire, L’Appel des Arènes de Cheick N’Diaye, une adaptation ludique du roman d’Aminata Sow Fall sur la lutte sénégalaise, étant, lui, injustement oublié, à cause de l’« air du temps » résolument féministe de la session 2006. Un air du temps épinglé non sans humour par le président du jury lui-même, le grand comédien malien Sotigui Kouyaté, connu internationalement depuis sa participation au célèbre Mahabharata de son ami le metteur en scène anglais Peter Brook.

Au terme d’un hommage que lui rendait cette année le Festival de Milan en présentant tous ses films, et après avoir salué à juste titre l’exceptionnelle convivialité d’une manifestation dont l’échelle réduite rend possibles des rencontres qui « permettent de trouver réellement les voies de la complémentarité entre les cultures », Sotigui Kouyaté a clos le Festival en récitant le conte africain suivant : « Un homme ayant libéré un génie prisonnier d’une bouteille choisit comme vœu de devenir d’abord dix fois, puis vingt fois, puis cinquante fois plus intelligent. Insatiable, il demande au génie comme dernier vœu de le rendre cent fois plus intelligent. Le génie le prévient : “Tu ne seras pas content !” L’intéressé insiste et se retrouve… transformé en femme. »

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afriqu ...


• > "A l'origine était le fleuve", critique de Congo River de Thierry Michel dans Jeune Afrique

Jeune Afrique, 2 avril 2006, article de Renaud de Rochebrune

Dans son dernier documentaire, le cinéaste Thierry Michel nous invite à remonter le Congo. Voyage « au-delà des ténèbres » à travers l’histoire d’un pays meurtri par la guerre, mais qui reprend espoir.

« Je ne savais pas que mon pays était si grand, si beau », s’exclame Jean-Marie. « Mon peuple est abandonné, chacun le long du fleuve ne peut compter que sur lui-même », commente tristement de son côté Janine. Ces réactions apparemment opposées, de deux Congolais, qui ont pu assister il y a quelques semaines à Kinshasa à une avant-première du dernier film de Thierry Michel, résument bien le double sentiment que ressentira tout spectateur de Congo River, au-delà des ténèbres.

Dans ce long-métrage, qui sort actuellement dans de nombreux pays, le cinéaste belge Thierry Michel montre le double visage que présente le fleuve Congo quand on le remonte de l’embouchure à la source. D’une part, c’est un cours d’eau immense et surpuissant, qui symbolise - jusqu’à lui avoir donné son nom - un pays doté de paysages magnifiques et de richesses naturelles apparemment inépuisables, une sorte de fleuve-continent entouré d’une végétation indomptable et de populations qui s’emploient à prouver que les forces de la vie peuvent toujours l’emporter. D’autre part, hélas ! le Congo est aussi le principal axe de pénétration d’un grand pays si souvent à la dérive, le témoin de si nombreuses tragédies tant à l’ère coloniale qu’après l’indépendance, et jusqu’à aujourd’hui même où règne, depuis quelques mois, une paix fragile.

L’entreprise cinématographique dans laquelle s’est lancé en 2004 Thierry Michel pouvait sembler quelque peu aventureuse, voire téméraire. Comme le souligne le titre de son film, qui fait référence au célèbre ouvrage de Conrad (Au cœur des ténèbres), et ses premières images, un extrait d’un long-métrage des années 1930 sur Stanley et Livingstone, il s’agissait en effet d’une démarche de pionnier, sinon d’explorateur. Un tel projet, pour le moins ambitieux, de remontée intégrale des 4 371 km du fleuve sous l’œil de la caméra n’avait encore jamais été réalisé. Les difficultés du parcours sont d’abord « physiques » - sept mois de périple vers l’intérieur du continent, 1 700 km sur une barge surpeuplée, des rapides à franchir, de longs parcours terrestres dans la forêt, etc. -, mais pas seulement. Aux nombreuses tracasseries administratives qu’il a fallu surmonter se sont enfin ajoutés les délicates négociations avec les hommes qui faisaient figure d’autorité dans des régions encore aux mains de « rebelles », l’abord de populations traumatisées par les récents combats et leurs dégâts collatéraux (morts, viols, etc.), la confrontation avec un pays dévasté, où tous les services publics et toutes les institutions ont presque disparu ou sont à l’abandon. De quoi effrayer le commun des documentaristes même si, partout, on entend aussi la note d’espoir que véhiculent l’apaisement récent des tensions et la « réunification nationale » en bonne voie. Et si on constate des débuts de reconstruction - comme celle, emblématique, d’une ligne de chemin de fer le long d’une portion non navigable du fleuve - qui permettent de songer à nouveau à l’avenir.

Le tournage a été rendu encore plus difficile par un choix initial intrépide : filmer en haute définition, autrement dit à rebours de la mode du numérique léger, avec un matériel lourd et délicat à transporter, peu discret de surcroît. Ce que l’esthétique et l’hommage au fleuve y ont gagné s’est payé évidemment en difficultés supplémentaires. Mais Thierry Michel n’entendait pas céder sur l’ampleur de son projet. Il pouvait se le permettre à la fois parce qu’il est depuis le début des années 1990 un documentariste reconnu et respecté et parce que ses producteurs savaient pouvoir lui faire confiance en tant que « spécialiste » du Congo.

Homme d’images depuis toujours, mais se voulant aussi homme d’action, le cinéaste belge de 53 ans, originaire - un hasard qui fait bien les choses ? - d’une région minière surnommée « le pays noir », a toujours privilégié les sujets politiques et sociaux et vite donné une dimension internationale à ses centres d’intérêt. Après avoir travaillé comme reporter pour la télévision, il a un temps réalisé en alternance pour le petit comme pour le grand écran œuvres de fiction (notamment Issue de secours, un long-métrage tourné au Maroc en 1987) et documentaires avant de choisir de privilégier la confrontation avec le « réel ». Bien qu’ayant réalisé des films marquants dans d’autres régions, notamment en Somalie (L’Humanitaire s’en va-t-en guerre, 1994) ou très récemment dans l’Iran des ayatollahs (Iran, Sous le voile des apparences, 2003), il s’est surtout fait connaître par une série de trois longs-métrages sur ce qui était encore le Zaïre. Il décrit en 1990 la situation politique tragique du pays dans Le Cycle du serpent, croque en 1995 Les Derniers Colons, ces Blancs qui ont tenté de perpétuer leur présence après l’indépendance, analyse et ridiculise en 1999 l’ivresse du pouvoir dans Mobutu, roi du Zaïre, un récit de l’ascension et de la chute du maréchal-président qui sera un succès international.

Après s’être ainsi interrogé sur diverses facettes de l’histoire du Congo depuis un siècle, il pouvait enfin s’attaquer à un projet de très grande ampleur, une sorte de film total sur le pays. Ce sera Congo River, qui prend la forme d’un carnet de voyage, au plus près de la population, dans l’espace, mais aussi, à l’horizon d’un siècle, dans le temps - la recherche des images d’archives, même si elles n’occupent qu’une place limitée au final, a pris sept mois, autant que le tournage proprement dit. C’est cependant avant tout un film parabole, sur la force d’un fleuve et sa capacité de régénération permanente, un fleuve qui, malgré toutes les vicissitudes, continue à structurer la vie du pays et des hommes qui l’habitent, à leur inventer un avenir. Avec une telle ambition, on prend sans doute le risque de décevoir parfois : aucun des sujets traités ou des rencontres auxquelles le spectateur est convié ne peut être mené bien loin dans le cadre d’une œuvre si foisonnante et forcément limitée dans sa durée - un film de moins de deux heures monté à partir de cent trente-cinq heures d’images tournées et vingt-cinq heures d’images d’archives.

Il a fallu faire des choix draconiens. Selon quels critères ? Thierry Michel s’en explique au passage en évoquant pour Jeune Afrique pourquoi et comment il a « construit », aussi bien dans son esprit que sur le terrain, pendant le tournage, ce documentaire qui est surtout un film très personnel.

Jeune Afrique : Comment vous est venue l’idée de faire un tel film sur le fleuve Congo ?

Thierry Michel : C’est une idée que j’ai mûrie au fil de mes aventures africaines. Et de ma carrière cinématographique. Il y a quelques années, j’ai tourné Les Derniers Colons, qui voulait déjà proposer un portrait du Congo, mais seulement à travers la situation des Blancs, qui y vivaient encore, et leurs rapports avec les Noirs. Auparavant, j’avais réalisé Le Cycle du serpent, qui brossait le portrait du régime mobutiste à travers la toile d’araignée que le dictateur avait tissée. À cette époque, j’avais déjà le projet d’aller à l’intérieur du pays pour essayer de comprendre ce qu’est véritablement l’Afrique, dans ses régions les plus reculées, dans sa profondeur, avec sa complexité, son mystère. Mais alors j’ai été arrêté, incarcéré et expulsé du pays, ce qui m’a empêché d’y retourner pendant longtemps. Lorsque j’ai pu revenir travailler au Congo, la chute du maréchal m’a naturellement conduit à réaliser en priorité un grand film sur Mobutu - Mobutu, roi du Zaïre -, où je faisais une synthèse de quarante années d’histoire à travers la personnalité de son dictateur. Mais cette envie de comprendre ce qui se passait au fin fond de l’Afrique, dans ces régions où l’on ne va jamais, ne m’avait pas quitté. Et puis, après le personnage de Mobutu, il me fallait trouver un sujet qui aille au-delà de ce que j’avais fait jusqu’alors sur le Congo. C’est pourquoi j’ai pensé au fleuve comme à un nouveau personnage, d’autant que j’aime faire des films qui ont une valeur métaphorique, intemporelle même, et qui questionnent l’homme au-delà des contingences de l’actualité. J’ai pensé que pour comprendre ce pays il fallait remonter le fleuve. Vous remarquerez que son bassin épouse parfaitement la géographie du Congo, et il est rare que le découpage colonial soit aussi cohérent. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles le pays a conservé son unité malgré toutes les tentatives sécessionnistes qu’il a connues depuis l’indépendance. C’est aussi pour cela que le fleuve est devenu mythologique, traversant et transcendant l’histoire des hommes.

Le titre de votre documentaire s’inspire de l’œuvre la plus célèbre de Conrad. Est-ce que son influence s’étend sur l’ensemble du film ?

J’ai relu Conrad en faisant ce film. Mais Conrad a évoqué un autre temps, celui de l’horreur coloniale. En embarquant sur le fleuve, je n’avais pas pour ma part le sentiment de partir « au cœur des ténèbres ». J’avais plutôt l’impression de vivre un moment charnière de l’histoire du Congo. J’ai été le témoin, avant le début du tournage, de la réouverture du fleuve à Kisangani en août 2003, après quatre années de guerre. C’était d’une importance capitale. Dans ce pays, où les routes sont à l’abandon et les voies de chemin de fer reprises par la forêt, le fleuve reste le principal moyen de communication. C’est pourquoi sa fermeture a été si dramatique. Les trois quarts du pays subissaient un enclavement de fait. J’arrivais donc pour assister à une renaissance.

S’agit-il moins d’un film sur le fleuve que d’un film sur le Congo et le peuple congolais à travers le fleuve aujourd’hui ? Ne vous en êtes-vous pas servi comme d’un prétexte ?

Non, je ne le pense pas. Ce serait dommage de le considérer comme cela. Je pense que le fleuve purifie et qu’il a une temporalité. D’ailleurs il y a beaucoup de vie sur le fleuve. Plus d’une heure de mon film, plus de la moitié, est consacrée à sa remontée en barge : on vit là au sein d’un véritable village flottant, une communauté humaine, avec son chef - le commandant de bord - qui protège son groupe et qui évite les écueils, nombreux, lors de la navigation. Il y a là de quoi nous renvoyer à toute l’histoire de l’Afrique. Il y a les morts, les tragédies, les orages, les tumultes, la fête... Et puis, il y a le fleuve en tant que tel, qui revient de manière lancinante, qui s’impose par sa beauté, par sa majesté, par sa dimension cosmogonique, face à la petitesse et à la vanité des hommes. Les régimes passent et le fleuve reste, immuable, témoin privilégié de l’histoire du pays et du destin des hommes qui vivent sur ses rives.

En nous conduisant de l’embouchure à la source, le documentaire commence et se termine en présence de chefs coutumiers. C’était important pour vous ?

Oui, c’est un retour aux origines, avec l’histoire du serpent qui explique la genèse du fleuve au début, et les incantations rituelles à la fin du voyage. Avec, dans les deux cas, l’obligation de boire l’eau de l’océan et de la source. Nous avons tenu, avec les autorités coutumières, à respecter les traditions et, d’ailleurs, même si je ne crois pas à la pensée magique, cela nous a porté chance. Nous n’avons pas eu d’accident, le matériel a résisté. Les gens avec lesquels nous avons voyagé nous ont accueillis de manière chaleureuse. Les seuls désagréments qui se sont manifestés, ce sont les rackets ou les tentatives de racket de la part de ceux qui portent un uniforme ou détiennent une parcelle de pouvoir. En revanche, aucun problème avec la population. Il faut dire que, ayant réalisé Mobutu, roi du Zaïre, j’avais un gri-gri fabuleux. Nous le projetions, sur l’écran de mon ordinateur portable, lors des escales, et tout le monde appréciait. La réputation du film nous a permis aussi d’obtenir les autorisations administratives nécessaires, une quinzaine au total (sûreté militaire, forces navales et terrestres, ministère de l’Intérieur, de la Justice, de l’Information, des Mines, etc.). Le film sur Mobutu que nous présentions aux gens que nous rencontrions comme si nous faisions du cinéma ambulant était reçu comme un cadeau, comme une offrande de la connaissance de l’histoire, permettant une réappropriation de ses images, de son identité, de son histoire par la population.

Votre film sur le fleuve va-t-il être présenté largement au Congo ?

Bien sûr, et pas seulement à Kinshasa ou Kisangani. On envisage de lui faire refaire le voyage, d’embarquer sur la partie navigable du fleuve et de s’arrêter à chaque étape pour le projeter. Car, hélas ! il n’existe plus aujourd’hui de cinémas dans le pays. Pas une seule salle.

Certains jugeront votre film très dur pour le Congo. Au moins autant que vos films précédents. Pourtant, à la différence de ces derniers, il ne remet pas en cause le régime...

C’est vrai que ce film est dur et sans concessions. C’est un miroir, donc un portrait sans complaisance. Mais, effectivement, je ne parle pas directement du régime cette fois. Ce film touche plus à l’âme, à une résurgence de l’irrationnel, de la dimension religieuse, à la mémoire, au questionnement sur l’héritage colonial.

Le scénario d’avant-tournage a-t-il été suivi de bout en bout ou vous êtes-vous laissé surprendre ?

Même si on l’avait beaucoup préparé, notamment en cherchant à l’avance sur quelles personnes s’appuyer dans chaque province, j’ai découvert plein de choses pendant le tournage. On ne savait pas quelles situations on rencontrerait. Comment imaginer à l’avance un drame tel qu’une barge faisant naufrage sur le fleuve ? Comment savoir s’il faudrait cinq semaines ou trois mois pour remonter jusqu’à Kisangani ? Quand j’ai présenté mon projet à des producteurs, on m’a dit que c’était une histoire de fous, que le film était irréalisable, que le fleuve n’était pas praticable, que le pays était balkanisé... J’avais surtout peur des problèmes logistiques. Finalement, on s’en est bien tirés. Nous avons tout de même pu filmer durant plusieurs mois en haute définition avec tout le matériel que cela nécessite. Pour rendre hommage au fleuve, nous voulions ramener de belles images. Pour cela, nous nous sommes déplacés en barge, en vedette, en baleinière, en pirogue, mais aussi en moto, en vélo, en 4x4, en avion. On a même fait des prises d’hélicoptère. Bref, on a utilisé tous les moyens possibles.

Vous vous êtes autorisé quelques détours...

Oui, notamment par Gbadolite, où se trouvent les ruines du palais de Mobutu. Il faut dire que les fantômes de Lumumba et de Mobutu planent sur le fleuve. Et j’ai choisi de privilégier le cinéma par rapport à la géographie, de servir d’abord la dramaturgie.

Pourquoi avoir choisi de remonter vers la source plutôt que de descendre vers l’embouchure ?

Il fallait trouver un rythme tout en conservant l’esprit de quête, du cheminement. Quand on explore un territoire, on le découvre en partant de l’embouchure, on remonte le cours d’eau, en allant au plus loin, au plus profond de ce qu’on ne connaît pas. Ma démarche consistait vraiment à aller de ce que je connaissais le mieux vers des choses plus lointaines, plus oubliées, plus mystérieuses. Parfois vers l’horreur aussi. Bien que dans le film, si on est souvent dans la tragédie, on n’est jamais dans la tristesse.

http://www.jeuneafrique.com/jeune_afriqu ...


• > "Vidéofilms : vers une renaissance du cinéma malgache ?" par Karine Blanchon, www.africultures.com

Karine Blanchon s'interroge pouyr Africultures sur le renouveau du cinéma malgache

Il est une tradition sur les Hauts Plateaux de Madagascar d'exhumer les défunts pour changer leur linceul. Cette coutume s'appelle le famadihana ou “retournement des morts”. Le cinéma malgache était presque mort lui aussi mais la vidéo lui a redonné un nouvel éclat.

“Il n'y a pas de productions cinématographiques dignes de ce nom à l'heure actuelle à Madagascar”. C'est la dure constatation que dresse Laza, jeune réalisateur malgache formé à la Femis à Paris et qui essaie de promouvoir et de développer le septième art dans son pays. Le propos est amer mais pourtant assez réaliste. Il est vrai que le dernier film de fiction tourné en 35mm remonte à 1996 et fut l'oeuvre de Raymond Rajaonarivelo. Depuis Quand les étoiles rencontrent la mer, dix ans se sont écoulés certes, mais on est loin de l'inertie supposée. La vidéo a pris le relais d'un cinéma moribond et, ce faisant, lui a donné une sorte de second souffle.

Avoko Rakotoarijaona fut le premier à s'engouffrer dans la brèche en filmant des scènes de kung-fu avec des moyens techniques assez rudimentaires. Mais face au succès populaire de ses réalisations, des maisons de productions ont vu le jour, les salles de cinéma de la capitale ont rouvert et des vocations sont nées. A l'image d'Henri Randrianierenana, Akomba Mazoto, Tahiry Rajeriarison et d'autres qui, en l'espace de quelques années, ont tourné quantité de films tous basés sur le même modèle hollywoodien, la recette du succès semble simple : des histoires d'amour où se mêlent argent et meurtres, le tout agrémenté de beaucoup de suspense et d'action.

Tous les genres sont abordés, du policier (Raharaha 244 d'Henri Randrianierenana et Germain Andriamanatena en 2001), à la comédie (Ralaitavindravao d'Akomba Mazoto en 2002), en passant par le mélodrame (Nenina de Rivohanta Dinaniaina en 2006), l'épouvante (Boky Mainty d'Avoko en 2002) et bien sûr l'action (Adala matankjaka 1 de Florentin Randrianasoanina en 2004). Le public, habitué aux superproductions américaines et aux soap-opéras diffusées en boucle sur les chaînes de télévisions nationales et privées, est friand de ces fictions malgachisées.

Cet engouement n'est pas spécifique à la capitale mais se retrouve aussi dans les provinces avec des vidéos réalisées et consommées localement. A Fianarantsoa par exemple, la société Ftphm est passée maître dans les films de combats. Cette nouvelle technologie a aussi séduit des cinéastes de la première génération, tel Ignace-Solo Randrasana, auteur, entre autres, de Very Remby en 1973 et Mad 47 Ilo tsy very en 1986. Lassé de ne pouvoir faire des films faute de moyens financiers suffisants, il a recours désormais au numérique, plus accessible, pour réaliser des oeuvres comme Alakaosy en 2004.

Si le cinéma classique fut longtemps l'apanage des hommes, la vidéo introduit le principe de la mixité. Volatiana Rasolonjatovo, ancienne mannequin, est en effet la première femme à s'être fait un nom en tant qu'actrice et réalisatrice. Sa réussite encourage les jeunes à se lancer dans l'aventure si l'on en juge par les interminables files d'attentes lors des castings. Chanteurs et musiciens veulent eux aussi avoir leur nom au générique. Spy D, Ricky et autres célébrités du monde musical malgache sont nombreux à être passés devant ou derrière la caméra. Leurs films, écrits ou sous-titrés en français, visent une audience plus large voire internationale.

Beaucoup d'ambitions donc malgré le faible budget de ces films, tournés en quelques semaines, et le manque de formation de la plupart de ces réalisateurs, qui renvoient plutôt l'image d'un travail d'amateurs. Difficile cependant de faire mieux sans aide financière de l'Etat et sans structures adéquates. Bien des ministres ont essayé de donner au cinéma un cadre juridique, mais en vain, car pour l'instant ce n'est toujours pas une activité reconnue légalement à Madagascar. Malgré des tentatives pour enrayer le piratage, des copies illégales de films circulent abondamment en VCD et fragilisent ce secteur en plein essor.
On peut dire beaucoup sur la qualité esthétique de ces vidéos mais elles ont le mérite de faire travailler de façon régulière des techniciens, ingénieurs, acteurs et différents corps de métiers liés au septième art qui, peut-être un jour, produiront des oeuvres plus proches du cinéma conventionnel.

Laza, lui, n'a pas l'intention d'attendre que les choses changent d'elles-mêmes. Après avoir ouvertement critiqué ces productions vidéos dans son premier long métrage intitulé Tana 2003, il entend rehausser l'image du septième art à Madagascar avec des films plus construits, tant sur la forme que dans le contenu. Il envisage également de créer un studio cinématographique sur place et est à l'origine du premier festival malgache de courts métrages qui se déroulera du 27 au 29 avril 2006. Histoire de démontrer que le cinéma sur l'Ile Rouge n'est pas mort, bien au contraire.

http://www.africultures.com/index.asp?me ...




Infos festivals   
  • > Au programme en mai...

Du 20 avril au 4 mai
Festival International du Film de San Francisco (Etats-Unis)
www.sffs.org/festival/index.html

Du 21 avrilau 7 mai
Afrika Film Festival, Leuven (Belgique)
www.afrikafilmfestival.be

Du 28 avril au 7 mai
Les Etats Généraux du Cinéma Noir, Paris (France)
festival-imagesdailleurs@wanadoo.fr

Du 28 avril au 7 mai
Festival du Court Métrage de Bruxelles (Belgique)
www.courtmetrage.be

Du 28 avril au 7 mai
Muestra de Cinema Africano de Tarifa (Espagne)
www.mcat-org/fr/?page_id=6

Du 4 au 11 mai
Dokfest, Festival du Film Documentaire de Munich (Allemagne)
www.dokfest-muenchen.de

Du 4 au 14 mai
Festival du Film d'Amakula, Kampala (Ouganda)
www.amakula.com


Du 10 au 14 mai
Diverciné, Ottawa (Canada)
www.culturel.org/festival_francop ...

Du 17 au 28 mai
Festival International du Film de Cannes (France)
www.festival-cannes.com

Du 18 au 25 mai
Semaine Internationale de la Critique, Cannes (France)
www.semainedelacritique.com

Du 18 au 28 mai
Quinzaine des réalisateurs, Cannes (France)
www.quinzaine-realisateurs.com

Du 25 mai au 18 juin
Festival International du Film de Seattle (Etats-Unis)
www.seattlefilm.com

Du 27 mai au 4 juin
Ecrans Noirs, Yaoundé (Cameroun)
www.ecransnoirs.org


• > Vues d'Afrique: programme

Le Festival Vues d'Afrique se tiendra à Montréal du 20 au 30 avril 2006. OUtre sa programmation divisée en sous-section (longs, courts métrages, documentaires africains, Ciné-Pop, Regards d'ici, Regards du monde), le Festival mettra le Maroc et le Sénégal à l'honneur.

Voici le productions francophones sélectionnées:

Compétition longs métrages
- Douar de femmes, Mohamed Chouikh, Algérie
- Neg Marron, Jean-Claude Flamand Barry, France
- Elle est diabétique, hypertendue, et elle refuse de crever, Hakim Noury, Tunisie
- Juanita de Tanger, Farida Benlyazid, Maroc/ Espagne
- La Symphonie Marocaine, Kamal Kamal, Maroc
- Noce dété, Moktar Ladjimi, Tunisie/ France
- Tarfaya, Daoud Aoulad Syad, Maroc
- L'Appel des Arènes, Cheik Ndiaye, Sénégal
- Viva Carthago, Abdel Belhadi, Tunisie/ France
- Sometimes in April, Raoul Peck, Haïti/ Rwanda/ USA

Compétition courts métrages
- Trafik d'infos, Janluk Stanislas, Guadeloupe
- Bisanvil, David Constantin, Maurice
- La Danse du foetus, Mohamed Mouftakir, Maroc
- La Vitrine, Mohamed Ahed Bensouda, Marco
- R'Da, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc
- Une place au soleil, Rachid Boutounes, Maroc
- Monsieur Etienne, Yann CHayia, Martinique
- Isugi, Jacques Rutabingwa, François L Woukouache, Odile Katese, Rwanda
- Deweneti, Dyana Gaye, Sénégal
- Mon beau sourire, Angèle Diabang Brener, Sénégal
- L'Ami y'a bon, Rachid Bouchareb, Algérie
- Casting pour un mariage, Fares Naana, Tunisie
- Visa, la dictée, Ibrahim Letaïef, Tunisie

Compétition documentaire
- 40 ans après... le retour, Hamdaoui Mansour, Algérie
- Beauté grandeur nature, Sanvi Panou, Bénin
- Affaire de caoutchouc, Berni Golgblat, Burkina Faso
- La Reconnaissance, Claude Hivernon et Didier Berghounoux, Burkina Faso
- SIDA Palabres, Berni Goldblat, Burkina Faso
- The Making of Moolaade, Samba Gadjigo, Burkina Faso/ Maroc/ USA
- Bulaya, qu'as-tu fait mon enfant?, Lydia Ngamko, Burundi
- Les Filières Africaines de la prostitution, Olivier Ergo, Romaric Atchourou, Cameroun/ France
- Déracinés, Bernard Ibouth, Reunion
- Tankafatra, Hery Rasolo, Madagascar
- El Hank, Casablanca, Medhi Halib et Nawal Slaoui, Maroc
- Paulette Nardal, la fierté d'être négresse, Jil Servant, Martinique
- Regards de mémoire, Sarah Maldoror, Martinique
- La Mémoire du Congo en péril, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- Le Congo, quel cinéma?, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- Goretti, Diane Igirimbabazi, Rwanda
- Homeland, Jacqueline Kalimunda, Rwanda
- Calypso @ Dirty Jim's, Pascale Obolo, Trinidad et Tobago
- Et si Latif avait raison, Jo Gaye Ramaka, Sénégal

Ciné-Pop
- Dossier Brûlant, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Code Phenix, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Les Saignantes, Jean-Pierre Bekolo, Cameroun
- Quand les éléphants se battent, Abdoulaye Dao, Burkina Faso
- Commissariat de Tampy, Missa Hébié, Burkina Faso
- Confidences, Cyrille Masso, Cameroun
- Inspecteur Sori: le Mamba, Mamady Sidibé, Guinée/ Gabon
- Pluie d'espoir, Jacques Roc, Haïti
- Mbarane, Assane Diagne, Sénégal
- Bul Deconné, Marc Picavez et Massaër Dieng, Sénégal/ France

Le reste de la programmation (Regards du monde, Regards d'ici, focus Maroc et Sénégal...) sur le site de Vues d'Afrique: www.vuesdafrique.org


• > Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains à Bruxelles: programme

Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains, verra sa deuxième édition se dérouler à Bruxelles du 19 au 22 avriul 2006.

La programmation, outre son choix de films récents d'auteurs originaires des quatre coins de l'Afrique, propose deux thématiques: "AfriCannes", une rétrospective de 6 films africains sélectionnés au Festival de Cannes, et "Goûter au réel", un focus sur le cinéma documentaire.

Voici l'intégralité des productions et coproductions francophones programmées:

Courts métrages

- Cousines, Lyes Salem, Algérie
- La Vitrine, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc
- Le Crapaud chez ses beaux-parents, Jean-Michel Kibushi, RD Congo/ Belgique
- Aujourd’hui 30 novembre, Mahmood Soliman, Egypte
- L’Evangile du Cochon Créole, Michelange Quay, Haïti/ France
- Monsieur Etienne, Yann Chayia, Martinique
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso/ France
- Loin des yeux, Ismaël Saïdi, Maroc/ Belgique
- Pourquoi ?, Sokhna Amar, Sénégal
- Bè Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée
- Africains Poids Moyens, Daniel Cattier, Belgique
- Aligato, Maka Sidibé, France
- Amal, Ali Benkirane, Maroc/ France
- Absurde, Ismaël Saïdi, Maroc/ Belgique
- The Sky in Her Eyes, Ouida Smit et ?, Afrique du Sud/ France
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, France
- Afrique années 60, Félicité Wouassi, Cameroun/ France
- Devant Elle, Angela Terrail, France
- Baobab, Laurence Attali, France/ Sénégal
- Balcon Atlantico, Mohamed Chrif Tribak et Hicham Falah, Maroc
- Kabamba, Nolda Massamba et Mxwell Cadevall, France
- Keba, Bwana Kinch, Belgique


Longs métrages: AfriCannes
- Po Di Sangui, Flora Gomes, Guinée Bissau
- Tilaï, Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso
- Heremakono, Abderrahmane Sissako, Mauritanie
- Yeleen, Souleymane Cisé, Mali
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal
- Hyènes, Djibril Diop Mambety, Sénégal

Lons métrages
- Les Habits Neufs du Gouverneur, Mweze Ngangura, RD Congo/ Belgique
- Fools, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- La Vie sur terre, Abderrahmane Sissako, Mauritanie/ France
- Mahaléo, Raymond Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar/ France
- Barbecue Pejo, Jean Odoutan, Bénin
- Code Phenix, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Tasuma, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc
- Sometimes in April, Raoul Peck, Haïti/ Rwanda/ USA
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Les Saignantes, Jean-Pierre Bekolo, Cameroun
- Delwende, S. Pierre Yameogo, Burkina Faso
- Taafe Fanga, Adama Drabo, Mali

Goûter au réel: Documentaires
- Kinshasa, Ville de mon enfance, Adamo Kiangebeni, RD Congo/ Belgique
- Mayasi, taximan à Kinshasa, Guy Bonamyana-Zandu, RD Congo
- Matonge, Patoma Gboya, Pulusu Homban, Djo Munga, Belgique
- Arlit, deuxième Paris, Idrissous Mora Kpaï, Bénin
- Hun, Arnaud Zohou, France/ Bénin
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno, Cameroun
- Kalala, Mahamat Saleh Harou, Tchad
- Afrique, la parole essentielle, Ibrahima Sarr, Sénégal
- Sorcière, la vie !, Monique Phoba, RD Congo
- La Fille du Grand Monsieur, Georges Kamanayo, Rwanda
- Nous sommes nombreuses, Moussa Toure, Sénégal
- Les Maux de la faim, Jihan El Tahri, Egypte
- Tankafatra, Hery Rasolo, Madagascar
- Gardiens de la mémoire, Eric Kabera, Rwanda
- 5 x 5, Moussa Touré, Sénégal
- Le Mariage d’Alex, Jean-Marie Téno, Cameroun
- Village Nomade, Mahaman Souleymane, Niger
- Rue de la paix, Olivier Malvoisin, Belgique

PLus d'infos sur www.afriquetaillexl.com


• > Afrika Film Festival de Leuven: programme

Le AfriKa Film Festival de Leuven se tidnra du 21 avril au 6 mai 2006. En plus de sa programmation, il proposera de nombreux événements, dont des rencontres sur l'audiovisuel en RD Congo, ou encore en Afrique du Sud. Voici le productions francophones sélectionnées:

- Africains Poids Moyens, Daniel Cattier, Belgique (CM)
- Au-delà de la peine, Oswalde Levat, Cameroun (Doc)
- Auguy, Djo Munga, RD Congo (CM)
- Au nom de mon peère,Mweze Ngangura, RD Congo (Doc)
- Bamako Sigi Kan, Manthia Diawara, Mali (Doc)
- Bul Deconne!, Massaer Dieng, Marc Picavez, Sénégal (LM)
- Camp de Thiaroye, Sembène Ousmane, Sénégal (LM)
- Congo River, Thierry Michel, Belgique (Doc)
- Le Congo, quel cinéma?, Guy Bamanyama-Zandu, RD Congo (Doc)
- Darwin's Nightmare, Hubert Sauper, Autriche/ France/ Belgique (Doc)
- Delwende, S. Pierre Yameogo, Burkina Faso (LM)
- Devant Elle, Angela Terrail (CM)
- Et si Latif avait raison, Jo Gaye Ramaka, Sénégal (Doc)
- Goma, capitale du cinéma?, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ Ouganda (Doc)
- Graines de pissenlit, Aye TYanaka, Japon/ Belgique (Doc)
- Ha!, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ Ouganda (CM)
- Horizon en transition, Djo Munga, RD Congo (Doc)
- Kinshasa, ville de mon enfance, Adamo Kiangebeni, RD Congo/ Belgique (Doc)
- La Danse de Jupiter, Florent de la Tullaye, France (Doc)
- La Fille du Grand Monsieur, Geroges Kamanayo, Rwanda/ Belgique (Doc)
- La Petite Vendeuse de Soleil, Djibril Diop Mambety, Sénégal (CM)
- L'Ami y'a bon, Rachid Bouchareb, Algérie/ France (CM)
- La Mémoire du Congo en péril, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo (Doc)
- La Vertu, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo (CM)
- Le Cinéma Africain, François Kotlarski, France (Doc)
- Le Crapaud chez ses beaux-parents, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM)
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc (LM)
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno , Cameroun (Doc)
- Les Palabres de Mboloko, Alexander Van Den Heuvel et Roger Jamar, Belgique (Doc)
- Madame Brouette, Moussa Sène Absa, Sénégal (LM)
- Mad-ia, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ Ouganda (Doc)
- Mahaleo, Raymond Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar (Doc)
- Maisha ni Karata. La vie est un jeu de cartes, Philippe de Pierpont, Belgique/ Burundi (Doc)
- Marrock, Laila Marrakchi, Maroc (LM)
- Mayasi, taximan à Kinshasa, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo (Doc)
- Moolaade, Sembène OUsmane, Sénégal (LM)
- Mouka, Adama Roamba, Burkina Faso (CM)
- Mbwana Mboka, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM)
- No Comment, Adamo Kiangebeni, RD Congo/ Belgique (Doc)
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, France (Doc)
- Pièces d'identités, Mweze Ngangura, RD Congo (LM)
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM)
- Qui est l'ennemi?, Maxwell Cadevall, Cameroun (CM)
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso (CM)
- Safi, la petite mère, Raso Ganemtore, Burkina Faso (CM)
- Sisters in Law, Kim Longinotto, Florence Ayisi, UK/ Cameroun (Doc)
- Sorcière, la vie!, Monique Phoba, RD Congo (Doc)
- Survie: les enfants des rues de Lumumbashi, Patrick Kambala & Josue Mawamabha, RD Congo (Doc)
- Threatened Fate, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ OUganda (Doc)
- Through My Eyes, Kavilu Matu, Kenya/ Rwanda (Doc)
- UN amour pendant la guerre, Oswalde Levat, Cameroun (Doc)
- Visa, la dictée, Ibrahim Letaïef, Tunisie (CM)
- Voyage à Ouga, Camille Mouyeke, Congo Brazza (LM)
- Zaïna, cavalière de l'Atlas, Bourlem Guerdjou, France/ Maroc (LM)

L'intégralité de la programmation sur le site: www.afrikafilfestival.be


• > Les Etats Généraux du Cinéma Noir: Festival Images d’ailleurs

Pour fêter ses quinze ans, le cinéma IMAGES D’AILLEURS organise du 28 avril au 7 mai un grand festival intitulé Les Etats généraux du cinéma noir : une programmation exceptionnelle de films et de rencontres riches en couleurs!

Outre des films africains, ce festival englobera toutes les sensibilités cinématographiques noires notamment présentes aux Etats-Unis et au Brésil mais aussi au Maghreb et dans les Caraïbes.

Une sélection de films cultes tels que ceux de Djibril Diop Mambetty, Oumarou Ganda, Euzhan Palcy, Spike Lee et bien d’autres, sera proposée chaque jour au public.

Parallèlement, un regard sera porté sur la création contemporaine et la volonté des jeunes réalisateurs de réécrire l’Histoire du peuple noir.

Des rencontres autour de quatre tables rondes enrichiront les réflexions sur l’apport du cinéma noir. Une exposition exceptionnelle réunissant plusieurs peintrres de cultures noires habilleront les murs du festival.

Programme:
- L’Assassinat de Félix Moumié, l’Afrique sous contrôle, Frank Garbely, Cameroun, Suisse, 2006
- Bal poussière, Henri Duparc, Côte d'Ivoire, Fiction, 1988
- Beauté Grandeur Nature, Sanvi Panou, Bénin, Documentaire, 2006
- Les Couilles de l’éléphant, Henri-Joseph Koumba Bididi, Gabon, Fiction, 2001
- Devoir de mémoire (suivi de Noirs dans les camps nazis), Documentaire de Cheick Tidjane Ndiaye, Sénégal, vidéo
- L’Exilé, Oumarou Ganda, Niger, Fiction, 1980
- Heremakono, Abderrahmane Sissako, Mauritanie, Fiction, 2002
- Macadam Tribu, Zéka Laplaine, RD Congo, Fiction, 1996
- Le Mandat, Sembène Ousmane, Sénégal, Fiction, 1968
- La Noire de…, Sembène Ousmane, Sénégal, Fiction, 1966
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, Côte d’Ivoire, Documentaire, 2005
- Parole sans paroles, Idrissa Diabaté, Côte d’Ivoire, Documentaire, 2006
- Les Petits soldats, François Margolin, Libéria, France, Documentaire, 2004
- Le Prix du pardon, Mansour Sora Wade, Sénégal, Fiction, 2001
- La Reconnaissance, Didier Bergounhoux et Claude Hivernon, Burkina Faso, France,
Documentaire, 2005
- Rue Princesse, Henri Duparc, Côte d'Ivoire, Fiction, 1993
- Saïtane, Oumarou Ganda, Niger, Fiction, 1972
- Sia, le Rêve du Python, Dani Kouyaté, Burkina-Faso, Fiction, 2001
- Siraba, la grande voie, Issa Traoré de Brahima, Burkina Faso, Fiction, 2001
- Tasuma, le feu, Daniel Kollo Sanou, Burkina-Faso, Fiction, 2003
- Tilaï, Idrissa Ouedraogo, Burkina-Faso, Fiction, 1990
- Wariko, Fadika Kramo Lancine, Côte d'Ivoire, Fiction, 1993
- Zaïre, le cycle du serpent, Thierry Michel, Zaïre, Belgique, Documentaire
- Biguine, Guy Deslauriers, Martinique, Fiction, 2003
- Haïti, la fin des chimères, Charles Najman, Haïti, France, Documentaire, 2004
- Haitian Corner, Raoul Peck, Haïti, Fiction, 1987
- Lumumba, Raoul Peck , Haïti, Fiction, 2000
- Le Passage du Milieu, Guy Deslauriers, Martinique, Fiction, 1999
- Royal Bonbon, Charles Najman, Haïti, France, Fiction, 2001
- Le Sang du flamboyant, François Migeat, Martinique, Fiction, 1980
- Sucre amer, Christian Lara, Guadeloupe, Fiction, 1997
- Tet Grenne, Christian Grandman, Guadeloupe, Fiction, 2003
- Une Saison blanche et sècheEuzhan Palcy, Martinique, Etats-Unis, Fiction, 1989
- L’Afrance, Alain Gomis, France, Fiction, 2001
- Afrique sur Seine, Paulin Vieyra et Mamadou Sarr, Sénégal, Fiction
- La Faute à Voltaire, Abdellatif Kechiche, France, Fiction, 2001
- Paris Couleurs, Pascal Blanchard et Eric Deroo, France, Documentaire, 2005
- Wesh Wesh, Qu’est-ce-qui se passe ?, Rabah Ameur-Zaïmeche, France, Fiction, 2001
- Zoos humains, ascal Blanchard et Eric Deroo, France, Documentaire, 2003
- La Bataille d’Alger, Gilles Pontecorvo, Algérie, Fiction, 1965
- Bedwin Hacker, Nadia El Fani, Tunisie, Fiction, 2002
- Le Destin, Youssef Chahine, Egypte, Fiction, 1997
- Un Eté à la goulette, Férid Boughedir, Tunisie, Fiction, 1995
- Le Grand jeu, Malek Bensmaïl, Algérie, Documentaire, 2004
- Little Senegal, Rachid Bouchareb, Algérie, Fiction, 2000
- La Saison des hommes, Moufida Tlatli, Tunisie, Fiction, 2000
- Réveil, Mohamed Zineddaine, Maroc, Fiction, 2004

Courts métrages:
- La Trilogie des amours, Laurence Attali, 1999-2004, Sénégal
- Pressions, Sanvi Panou, 1999, Bénin, France
- L’Autre mal, Tahirou Tasséré Ouedraogo, 2004, Burkina-Faso
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto, 2004, RD Congo, animation
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, 2004 Côte d’Ivoire, France
- L’Anniversaire, Owell Brown, Côte d’Ivoire, 2005
- Be Kunko, Cheick Fantamady Camara, 2002, Guinée
- Judas, Nicolas Bary, France, 2005
- Lunettes noires, Owell Brown, Côte d’Ivoire, 1997
- Monsieur Etienne, Yann Chayia, Martinique, 2005
- Trafik d’info, Jeanluk Stanislas, Guadeloupe, 2005

Mais aussi, un zoom sur le cinéma noirs américains et brésiliens, un hommage à Djibril Diop Mambety, des séances jeune public...

festival-imagesdailleurs@wanadoo.f


• > Muestra de cinema africano de Tarifa: programme

La Muestra de Cinema Africano de Tarifa se tiendra du 28 avril au 7 mai 2006.

Voici les films francophones en compétition:

Longs métrages
- Bab’Aziz – Nacer Khémir, Tunisie
- Bul deconné! –Massaër Dieng & Marc Picavez, Sénégal
- Delwende (Lève-toi et marche) - Pierre Yameogo, Burkina Faso
- Dossier Brûlant – Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Heaven’s Doors – Imad & Swel Noury, Maroc
- Khorma, l’Enfant du cimetière – Jilani Saadi, Maroc
- L’Appel des arènes – Cheikh Ndiaye, Sénégal
- L’Enfant endormi – Yasmine Kassari, Maroc
- El Manara – Belkacem Hadjadj, Maroc
- Marock – Laïla Marrakchi, Maroc
- Mémoire en détention – Jilali Ferhati, Maroc
- Viva Laldjérie – Nadir Moknèche, Algérie

Documentaires
- Afrique, la parole essentielle – Ibrahima Sarr, Sénégal
- Arlit, deuxième Paris – Idrissou Mora Kpai, Bénin
- Conakry Kas – Manthia Diawara, Mali
- Ma famille africaine – Thomas Thümena, Suisse
- Mahaleo – Cesar Paes & Raymond Rajaonarivelo, Madagascar

Courts métrages
- Ayda – Aziz Salmy, Maroc
- Bisanvil (L’autobus) – David Constantin, Maurice
- Cadre – Wahid El Moutanna, Maroc
- Casa by Love – Amine Bennis, Maroc
- Déjà Loué! – Meiji U Tum’si, RD Congo
- Hiyab – Xavi Sala, Egypte
- L’Ami y a bon – Rachid Bouchareb, Algérie
- La Vitrine – Mohamed Ahed Bensouda, Maroc
- Le Bateau en papier – Jamal Souissi, Maroc
- Le Cadeau – Jamal Souissi, Maroc
- Le Sifflet – As Thiam, Sénégal
- Pour la nuit – Isabelle Boni-Claverie, Cote d'Ivoire
- Prince Loseno – Jean-Michel Kibushi, RD Congo
- R’Da – Mohamed Ahed Bensouda, Maroc
- Safi, la petite mère – Rasò Ganemtoré, Burkina Faso
- Visa (La Dictée) – Ibrahim Letaief, Tunisie
- Week-end – Rachid Hamman, Maroc

Toute la programmation sur le site: www.mca-t.org/fr/


• > Festival du Court Métrage de Bruxelles: programme

Le Festival du Court Métrage de Bruxelles se tiendra du 28 avril au 7 mai 2006. Le jury sera composé de Karin Albou, Carlo Ferrante, Frédéric Jannin, Martin Laroche et Chantal Lauby. Au programme: Une compétition nationale, une internationale, un "Voyage en Italie", de nombreuses autres programmations thématiques, un concours de scénario, un espace "pro", etc.

Voici les films francophones sélectionnés dans la compétition internationale:

- 00h17, Xavier de Choudens, France
- A 639.BABA, Andras György Dési & Gabor Moray, Hongrie
- A bras le corps, Katell Quillevere, France
- Be Quiet, Sameh Zoabi, France
- Belle enfin possible, Régis Roinsard, France
- Bhai-bhai, Olivier Klein, France
- Big Girl, Renula Jeyapalan, Canada
- Butterflies, Max Jacoby, Luxembourg
- Comme un air…, Yohann Gloaguen, France
- Die Burg, Simon Jaquemet, Suisse
- Diving, Robert Vukajlo, Bulgarie
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France
- En Fanfare, Véronique Jadin, Belgique
- Flesh, Edouard Sallier, France
- Kitchen, Alice Winocour, France
- La multi ani, Marian Crisan, Roumanie
- La petite flamme, Elisabeth Marre & Olivier Pont, France
- Le Généraliste, Damien Chemin, Belgique
- Le génie de la boite de raviolis, Claude Barras, Suisse
- Matar El Tiempu, Santos Hévia, Belgique
- Melodramat, Filip Marczewski, Pologne
- Mon dernier rôle, Olivier Ayache-Vidal, France
- Prisera, Michaela Ostadalova, Slovaquie

Le reste de la programmation sur le site: www.courtmetrage.be


• > Visions du réel: programme

Le festival suisse de cinémas documentaires Vision du réel se tiendra à Nyon du 24 au 30 avril 2006. Le festival consacrera deux ateliers aux réalisateurs Rithy Panh et Avi Mograbi, organisera des sessions de pitching, et propose, comme chaque année, le Doc Outlook International Film Market.

Voici les productions francophones sélectionnées:

Compétition internationale
- Exile Family Movie, Arash, Autriche/ Iran 2006, 90'
- ascination, Mike Hoolboom, Canada 2006, 80'
- Gilles Carle ou l'indomptable imaginaire, Charles Binamé, Canada 2005, 52'
- L'image à paroles, Michel Favre, Suisse/ Brésil, 2006, 90'
- La vie est une goutte suspendue, Hormuz Key, France/Iran 2006, 84'
- Le Paradis d'Arthur, Luc Beauchamp, Canada 2006, 50', PM
Mein Freund der Mörder, Peter Fleischmann, Germany 2006, 90'
- Un été silencieux, Stéphane Breton, France 2005, 52'
- Views of a Retired Night Porter, Andreas Horvath, Autriche 2006, 35'

Regards Neufs
- A Carp jumps in his mind, Christelle Lheureux, France 2005, 33'
- Battles of Troy, Krassimir Terziev, Bulgarie/ Suisse 2005, 51'
- Begin Began Begun, Sarah Vanagt, Belgique 2005, 38'
- City Walls - My own private Tehran, Afsar Sonia Shaafie, Suisse /Iran 2006, 85'
- Dehors, Mathilde Mignon, France 2005, 59'
- Don Raoul, Hervé Misserey, Canada 2005, 71'
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France 2005, 17'
- Hokkaido - Le chemin de la mer du nord, Samantha Granger, Suisse 2005, 36'
- Kononga, Christophe Cupelin, Suisse 2006, 30'
- La chamelle blanche, Xavier Christiaens, Belgique 2006, 52'
- Quelques miettes pour les oiseaux, Nassim Amaouche, France 2005, 28'
- Rwanda, les collines parlent, Bernard Bellefroid, Belgiuque 2005, 50'
- Terminator, la dernière bataille, Katia Jarjoura, Liban/ France 2006, 94'
- Wintersong - A Film on Dakota Suite, Benny Jaberg, Pascal Hofmann, Suisse 2005, 51'

Tendances
- Angelmakers, Astrid Bussink, Ecosse/ Hongrie 2005, 34'
- Arafat, mon frère, Rashid Masharawi, France/ Palestine/ Canada 2005, 52'
- Businessman, Stanislaw Mucha, Allemagne/ Pologne 2005, 30'
- Citadel, Atom Egoyan, Canada 2006, 93',
- From a Night Porter's Point of View, Krzysztof Kieslowski, Pologne 1977, 17'
- Hors les murs, Alexandre Leborgne, Pierre Barougier, France 2005, 82'
- Il fare politica, Hugues Le Paige, Belgique/ France/ Italie 2005, 86'
- Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, Sophie Bruneau, Marc-Antoine Roudil,
Belgique/ France 2005, 80'
- L'irrégularité de la déchirure - Combat, Patrick Carpentier, Belgique 2006, 56'
- Le Filmeur, Alain Cavalier, France 2005, 97'
- Unser Taglich Brot, Nikolaus Geyrhalter, Austriche 2005, 92'
- Windows, Dogs and Horses, Michael Pilz, Austriche 2005, 40'

Investigations
- Killing Time, Annika Gustafson, Canada 2006, 69'
- Le soleil et la mort, Bernard Debord, France 2006, 82'
- Médias contre Tambours, Dominique Berger, Sarah Fautré, Belgique 2005, 52'
- Sans Papiers, Andreas Hoessli, Suisse 2006, 57'
- Source, Martin Marecek, République Tchèque 2005, 75'

Fictions du réel
- Petit Pow! Pow! Noel, Robert Morin, Canada 2005, 91'
- La petite prairie aux bouleaux, Marceline Loridan-Ivens, France 2003, 88'

Le reste de la programmation sur le site du festival: www.visionsdureel.ch


• > Festival Silhouette: appel à candidatures pour les films de courts métrages

1er festival de court métrage parisien en termes de fréquentation, fait honneur, pour sa 5e édition, qui se déroulera du 21 au 27 août 2006 au Parc des Buttes Chaumont, à la Corée du Sud et à la Francophonie.

Fictions, animations, documentaires, films expérimentaux de tous pays se côtoieront tout au long de la semaine. Une soirée sud-coréenne et une soirée francophone sont annoncées au programme, en plus des programmations françaises, européennes et internationales.

Les réalisateurs et producteurs sont invités à inscrire leur court métrage à la compétition 2006 avant le 15 mai 2006 sur www.association-silhouette.com.


• > Panafricana de Rome: palmarès

Le Panafricana de Rome se tenait du 1er au 9 avril 2006. Voici le palmarès et les explications du jury longs métrages.

Composition :
- président : Nouri Bouzid, cinéaste tunisien
- Luciano Sovena, administrateur délégué de l'Istituto Luce
- Olivier Barlet, critique français, Africultures.

Le jury a apprécié la volonté du festival d'offrir au public romain un éventail varié de l'état actuel de la production cinématographique africaine. Il a cependant tenu, comme l'a souligné son président, à privilégier dans ses choix les films qui mobilisent le public et élargissent les limites de l'espace d'expression.

La compétition comportait ainsi un film novateur qui a fait l'unanimité du jury sur la pertinence mais aussi la qualité de cadre et de montage de son écriture non-conventionnelle pour saisir avec une belle empathie un phénomène méconnu de la réalité sud-africaine devenue terre d'immigration et de refuge pour de nombreux Africains de toutes origines depuis le changement politique de 1994. Le jury attribue donc à Khalo Matabane et à sa caméraman Portia Sorinyane le prix de la meilleur contribution artistique pour Conversations on a Sunday afternoon.

A l'opposé dans ses choix artistiques mais frappant par la maîtrise de sa réalisation, un autre film sud-africain fait, malgré un certain manichéisme du scénario, la démonstration qu'un film africain peut convaincre un public international grâce à ses qualités humaines et techniques. Le jury attribue donc à The Flyer de Revel Fox le prix de la meilleure réalisation.

La direction d'acteurs est un exercice délicat mais plus difficile encore est d'incarner un rôle principal dans son propre film. Le jury considère à l'unanimité que dans les films en compétition, un réalisateur le fait avec une magnifique sobriété. Il attribue donc pour son interprétation de Mokhtar dans Mémoire en détention le prix de la meilleur interprétation masculine à Jellali Ferhati.

Les films en compétition ne comportaient pas de rôle de grande composition permettant à une actrice de démontrer toute la valeur de son art. Le jury a donc unanimement décidé d'honorer par le prix de la meilleure interprétation féminine une grande comédienne des cinémas arabes à laquelle il souhaite le plus brillant avenir. Elle joue dans Etat d'amour de Saad Hendawy et il s'agit de Hend Sabri.

Enfin, le jury n'eut aucune hésitation sur le choix de la gazelle d'or. Dans cette compétition, un film en effet nous interpelle tous et sans complaisance et sans faire de cadeau à personne, avec une grande finesse tant de scénario que de mise en scène. Il nous parle avec un vrai langage artistique leur donnant toute leur force des blessures tragiques de l'Histoire et nous dit combien les traumatismes vécus laissent des traces indélébiles dont il faut tenir compte. Parce que ce film est historiquement important pour les temps que nous vivons autant qu'il est émouvant et réussi, le jury attribue la gazelle d'or à Mémoire en détention de Jillali Ferhati.

PLus d'infos sur www.panafricana.it


• > Caravane du cinéma euro-arabe à l'Institut du Monde Arabe: programme

Les cinéastes arabes ont créé un cinéma qui a réussi à s'imposer un peu partout dans le monde ; les coproductions euro-arabes sont devenues le moyen le plus efficace pour contourner les obstacles qui freinent leur créativité à l'intérieur de leurs pays respectifs. Cette programmation – qui s'inscrit dans le cadre de « La Caravane du cinéma euro-arabe » initiée par Euromed audiovisuel II – présente quelques-unes de ces nouvelles coproductions euro-arabes.

Programme:
- Rachida de Yasmina Bachir-Chouikh, Dimanche 2 avril à 15h
- Passion (Bâb al-Maqâm) de Mohamed Malas, Dimanche 2 avril à 17h
- Dans les champs de bataille de Danielle Arbid, Dimanche 9 avril à 15h
- L'Esquive de Abdellatif Kechiche, Dimanche 9 avril à 17h
- 17, Rue Bleue de Chad Chenouga, Dimanche 23 avril à 15h
- Heremakono de Abderrahmane Sissako, Dimanche 23 avril à 17h
- Paradise now de Hany Abu-Assad, Dimanche 30 avril à 15h
- Satin rouge de Raja Amari, Dimanche 30 avril à 17h

Plus d'infos sur le site de l'IMA: www.imarabe.org/


• > Festival du Film des Droits de l'Homme: Palmarès

Le 4ème Festival du Film des Droits de l'Homme s'est achevé la 28 mars dernier par la remise du grand prix du documentaire de création à J'ai serré la main du diable de Peter Raymont (Canada), qui retrace le parcours du général Roméo Dallaire, chef d'état major des troupes de l'ONU lors du génocide rwandais de 1994.

Voici les productions francophones récompensées:
- Prix spécial du jury « Dossiers et grands reportages »: Bori Bana de Luc Damiba et Abdoulaye Dialo (Burkina Faso)
- Grand Prix catégorie « Programmes courts »: L'Ami y'a bon de Rachid Bouchareb (France/ Algérie)
- Prix spécial du jury : Soyons attentifs de Thierry Sebban (France)
- Prix du jury des étudiants d’Ile de France : Lamine la fuite de Samia Chala (France/ Algérie)

www.alliance-cine.org/home.php


• > Festival Cinemafricano de Milan: programme

Le Festival Cinémafricano de Milan se tiendra du 20 au 26 mars 2006.

Voici les productions francophones sélectionnées:

Longs métrages: une fenêtre sur le monde
- Barakat!, Djamila Sahraoui, Algérie/ France
- Dunia, Jocelyne Saab, Egypte/ France/ Liban
- La Petite Jérusalem, Karin Albou, France
- L'Appel des arènes, Cheick N’Diaye, Sénégal/ Burkina Faso

Documentaires: une fenêtre sur le monde
- Melvin the Magnificent, Michael Raeburn, Afrique du Sud/ Zimbabwe/ France
- Le Grand Jeu: Algérie, présidentielle 2004, Malek Bensmail, France/ Algérie

Courts métrages africains
- 1…2…3…Soleil, Imen Nafti, Tunisie
- Amal, Ali Benkirane, Maroc/France
- Beit min lahm, Rami Abdul Jabbar, Egypte
- L'Ami y'a Bon, Rachid Bouchareb, Algérie/ France
- Le TRain, Brahim Fritah, France
- Les Beaux Jours, Meriem Riveill, Tunisie
- R'Da, Mohammed Ahed Bensouda, Maroc
- Tes cheveux noirs Ishan, Tala Hadid, Maroc/ Usa
- Deweneti, Dyana Gaye, Sénégal
- Tsawer, Nejib Belkadhi, Tunisie

Panorama cinéma africain
- Zaïna, cavalière de l'Atlas, Bourlem Guerdjou, Maroc/ France
- La Femme Seule, Brahim Fritah, France
- Douar de femmes, Mohamed Chouikh, Algérie
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso/ France/ Suisse
- Juanita de Tanger, Farida Benlyazid, Maroc
- Omaret Yacoubian, Marwan Hamed, Egypte
- Ultime Résolution, Eloi Bela N'Dzana, Cameroun

Documentaires africains
- Container, Aline Moens, Belgique/ Maroc
- Ngoyaan, le chant de la séduction, Moussa Sene Absa, Sénégal/ France
- Quelques miettes pour les oiseaux, Nassim Amaouche, Algérie/ Francie/ Belgique
- Sacrées Bouteilles, Fitouri Belhiba, Tunisie
- Mon beau sourire, Angele Diabang Brener, Sénégal
- Des vies en réparation, Ndeye Thiam Daquo, Sénégal
- Lamine la fuite, Samia Chala, France
- Une Fenêtre Ouverte, Khady Sylla, Sénégal

Hors compétition
- By Foot, Key Adam, Allemagne/ Sénégal/ Espagne
- Genesis, Claude Nuridsany et Marie Pérennou, France/ Italie
- Keïta, l'héritage du griot, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Le Genèse, Cheick Oumar Sissoko, Mali
- Black Mic Mac, Thomas Gilou, France
- Le Courage des autres, Christian Richard, France
- Little Sénégal, Rachid Bouchareb, Algérie/ Sénégal/ Usa
- Sotigui Kouyaté, un griot moderne, Mahamat Saleh Haroun, Tchad/ Burkina Faso
- Devant Elle, Angela Terrail, France/ Mozambique
- Saudade à Dakar, Laurence Gavron, France/ Sénégal
- Justice à Agadez, Christian Lelong, France/ Niger
- La Deuxième Femme, Caroline Pochon, France

Plus d'infos sur le site du festival: http://www.festivalcinemaafricano.org ...


• > Panafricana: programmation

Le Festival Panafricana de Rome se tient du 1er au 9 avril 2006.

Voici les productions francophones programmées:

Compétition longs métrages
- L'Appel des Arènes de Cheikh Ndiaye (Sénégal/ France/ Burkina Faso/ Maroc)
- Bab el web de Merzak Allouache (France/ Algérie)
- Bab-Aziz, le Prince qui contemplait son âme de Nacer Khemir (France/ Tunisie/ Iran)
- Etat d'amour de Saad Hendawy (Egypte)
- Mémoire en détention de Jillali Ferhati (Maroc)

Compéttion documentaire
- A la recherche de l'émir Abd El-Kader de Mohamed Latrèche (France/ Algérie)
- Des vies en réparation de Ndeye Thiam Daquo (Sénégal)
- la Fille du Grand Monsieur de Georges Kamanayo Gengoux (Belgique/ Rwanda)
- Ngoyaan... et autres chants de séduction de Moussa Sene Absa (France/ Sénégal)
- No Comment de Adamo Kiangebeni (Belgique/ RD Congo)
- Tankafatra de Hery A. Rasolo (Madagascar)
- de Mariam Abou Ouf (Egypte)

Courts métrages
- Monsieur Etiennes de Yann Chayia (Martinique, 2005, 22’, 35 mm, avant-première italienne)
- On a Monday de Tamer El Said (Egypte)
- Tsawer de Nejib Belkadhi (Tunisie)
- Rencontre en ligne de Adama Roamba (France/ Burkina Faso)
- Be Kunko de Cheikh Fantamady Camara (France/ Guinée)
- L'Evangile du Cochon Créole de Michelange Quay(Haïti)
- La Cinquième Lire de Ahmed Khaled (Egypte)
- Isugi de Jacques Rutabingwa, François L. Woukuache, Odile Gakire Katese (Rwanda)

Hors compétition
- Les Oiseaux du Ciel de Eliane de Latour (France/ Royaume Uni/ Côte d’Ivoire)
- Lili et le Baobab de Chantal Richard (France)
- Barakat! de Djamila Sahraoui (France/ Tunisie)
- la cabine Paradiso de Rachid Kasmi (Maroc)
- de Guy Bomanyama-Zandu (RD Congo)

Plus d'infos sur le site du festival:
www.panafricana.it




 Regions  
Francophonie   
  • > 3ème Forum francophone de la production: Appel à candidatures

A télécharger:
- Appel à candidature
- Fiche d'inscription (format word)

Du 1er au 4 octobre 2006 aura lieu dans le cadre du 21ème Festival International du Film Francophone de Namur, organisé par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone & le Festival International du Film Francophone de Namur, en partenariat avec la Communauté française de Belgique, l'Organisation internationale de la Francophonie, le Centre national de la cinématographie (CNC – France), la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC – Québec) et l'Office fédéral de la culture suisse ; et avec le soutien d'Unifrance et de Focal

1 - PRESENTATION & OBJECTIFS
Se déroulant sur quatre jours, le Forum francophone de la production permet à des producteurs francophones, porteurs d'un projet de long métrage de fiction, de bénéficier d'expertises auprès de professionnels confirmés dans les domaines de la production, la réalisation, la distribution et la vente internationale.

Sur le site du FIFF, vous trouverez les noms des experts et des projets ayant participé en 2004 et 2005. Certains de ces projets ont abouti comme A perfect day de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, expertisé en 2004 sous le titre de Naoussé et lauréat en 2005 de la mention spéciale du jury pour le meilleur film et du Bayard du meilleur comédien pour Ziad Saad. D'autres projets sont actuellement en post-production comme Rêves de poussière de Laurent Salgues et Cages de Oliver Masset-Depasse ou en tournage comme Faro, la Reine des Eaux de Salif Traoré, tous trois expertisés à Namur en 2004. En 2005, une entente de coproduction a été conclue entre Armand Lafond (Remstar) et Jacques-Henri Bronckart (Versus Production) pour la production du 1er film de Micha Wald, Voleur de chevaux. En 2004, Armand Lafond avait expertisé le projet Cages, produit par Versus.

L'objectif premier de ce forum de la production est d'aider à la réalisation d'un projet de long métrage de fiction en apportant une expertise principalement dans le domaine de la PRODUCTION. Un dossier de candidature complet est demandé, comprenant :
- un scénario existant,
- un dossier de réalisation avec des données esthétiques de style, de casting, de musique, ...
- un devis réaliste et un plan de financement en fonction du dossier de réalisation et des objectifs de diffusion (festivals, circuits commerciaux,...)

Participants:
- 10 producteurs francophones porteurs de projets de long métrage de fiction,
- 8 professionnels francophones dont l'expertise est reconnue,

Les organisateurs prévoient la présence, en cours d'atelier, de plusieurs experts (juristes, acheteurs TV, institutionnels, etc.) afin de donner la possibilité aux participants de poser d'autres types de questions.

2 - CONDITIONS D'ADMISSIBILITE
Les producteurs participants devront répondre aux conditions suivantes :
- Présenter un projet produit et réalisé par des ressortissants de l'espace francophone, même minoritaire ;
- Présenter un projet de long métrage de fiction ayant déjà acquis une part de financement (à préciser dans la fiche d'inscription). Si une aide à l'écriture a été obtenue pour ce projet, il y a lieu de le préciser dans la fiche d'inscription ;

Seuls les dossiers de candidature complets, c'est-à-dire comportant tous les documents mentionnés dans la fiche d'inscription et toutes les annexes, seront pris en considération.

3 – SELECTION DES PROJETS

Les dossiers de candidature doivent nous être adressés le 7 juin 2006, au plus tard, par courriel ou par courrier postal à : forumproduction.blcef-fiff@fiff.be

Forum francophone de la production BLCEF – FIFF C/o Festival International du Film Francophone de Namur Rue des Brasseurs, 175 - B – 5000 Namur

La liste des 10 projets participants au Forum 2006 sera connue le 12 juillet 2006. Chaque candidat sera personnellement informé du résultat.

4 – CONTACTS

Vous avez une question ou vous souhaitez une précision ? N'hésitez pas à nous contacter par courriel à l'adresse forumproduction.blcef-fiff@fiff.be ou par téléphone :

Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone Site Internet : www.cinemasfrancophones.org Tél. : +32 2 413 28 87 – Fax : +32 2 413 20 68 Contact : Carin Leclercq (port. : +32 495 85 32 73)

Festival International du Film Francophone de Namur Site Internet : www.fiff.be Tél. : +32 81 24 12 36 – Fax : +32 81 22 43 84 Contact : Arnaud Dezwaene (port. : +32 476 28 86 49)



Dossier de présentation [205 Ko]
 



Fiche d'inscription [211 Ko]
 




Afrique   
  • > Décès de Jean-Servais Bakyono

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de Jean-Servais Bakyono le lundi 20 mars à Abidjan des suites d'une longue maladie.

Né le 16 avril 1954 à Reo en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), il a effectué une partie de sa scolarité à Dakar au Lycée Maurice Delafosse. Il maîtrisait bien le wolof, langue qu’il avait apprise au quartier des pêcheurs de Ngor, mais c'est dans un pays anglophone qu'il apprendra le journalisme: Jean-Servais Bakyono était diplômé du Ghana Institute of Journalism d'Accra (1973). Brillant critique de cinéma, il a régulièrement couvert les festivals internationaux (Cannes, Berlin, Journées Cinématographiques de Carthage, etc.) et a activement collaboré à la revue Écrans d'Afrique de 1992 à 1997 de même qu'au bulletin quotidien du Fespaco de Ouagadougou, Fespaco News. Nommé à plusieurs reprises président du jury de l'OUA au Fespaco de Ouagadougou, il y a également assuré la fonction de président du jury de l'Unesco pour les Droits de l'Homme en 2003. Chef du service culturel de différents journaux ivoiriens comme Ivoire Dimanche, Notre Temps ou Le Jour, il a contribué à de nombreuses publications internationales et était depuis 1994 rédacteur associé à Africultures.

Ayant déjà participé à la publication de plusieurs ouvrages sur le cinéma en Afrique, il préparait un essai sur la thématique "cinéma et musique" ainsi qu'un recueil d'interviews de cinéastes africains.

Dès son décès, les réactions ont afflué, qui prouvent la valeur de l'homme et à quel point il a marqué le journalisme et le cinéma en Afrique.

Quelques réactions, à lire ici: www.africine.com/?id_text=31&tb=n ...


• > Fonds d'aide à la Production Cinématographique Nationale, Maroc: résultats

Quatre projets de films ont bénéficié des avances sur recettes de la Commission du Fonds d'Aide à la Production Cinématographique Nationale (FAPCN) dont la première session pour l'année 2006 s'est réunie le 24 février au siège Centre cinématographique Marocain (CCM) à Rabat sous la houlette de son nouveau président, M. Ahmed Boukous, indique un communiqué de cette commission.

Sur projets 16 projets de films candidats à l'avance sur recettes avant production examinés par la commission, dont un seul projet de court-métrage, quatre projets de long métrage ont bénéficié du soutien du fonds. Deux des quatre projets soutenus représentent le premier long métrage pour leurs auteurs. Du sang neuf sans doute dans la cour du long, mais aucun projet de court métrage n'est soutenu au terme de cette session.

La commission a ainsi décidé d'accorder un montant de trois millions sept cent milles DH au long métrage En Attendant Pasolini, devant être réalisé par Daoud Aoulad Sayed et présenté par la société de production Les films du Sud.

Un montant de trois millions DH au long métrage Tu te Souviens d'Adil?, un projet de long métrage de Mohamed Zineddine, auteur de Réveil, véritable révélation du 8e Festival National du Film Marocain qui lui a valu le prix de la critique du 8e festival. Ce projet a été présenté par la société de production Ouarzazate films production.

Hamid Faridi, a pour sa part bénéficié d'une aide de deux millions trois cent mille DH pour la réalisation de son premier long métrage, Le Vélo, présenté par la société de production Diapason production. Faridi est l'auteur de trois courts métrages, comme le veut une coutume, (40 sosies, Arbi turbo, Histoire de bonnes femmes). Rappelons également que ce dernier a eu un prix spécial du jury lors du dernier Festival national du Film.

Mohamed Chrif Tribak est un autre jeune cinéaste qui a également bénéficié du soutien du (FAPCN) pour son premier long métrage. Un montant de deux millions cent mille DH a été accordé à Entre parenthèses, présenté par la société de production Sportis. Ce projet de film sera co-réalisé par le tandem, Hicham Falah et Mohamed Chrif Tribak, dont la collaboration pour Balcon Atlantico a été récompensée par plusieurs festivals, doublée d'un succès auprès du public. Rappelons que le projet de film Entre parenthèses avait profité du soutien du Fonds d'aide au développement du scénario du festival d'Amiens en 2003 dotée d'une bourse de 7.600 Euros.

La commission a également visionné 8 films de court-métrage candidats à l'avance sur recettes après production et a accordé la somme de deux cent soixante cinq mille DH au court métrage La Mouche et Moi, réalisé par Rachid El Ouali et produit par la société Claraproduction; un montant de deux cent dix mille DH a été accordé au court métrage Le Cadeau, réalisé par Jamal Souissi et produit par la société Tangirina cinéma services.

Par ailleurs, la commission a accordé la dernière tranche de l'avance sur recettes au long métrage français J'ai vu tuer Benbarka de Said Smihi et Serge Leperon, dont la présentation au festival national du film marocain à surpris plus qu'un. Une participation que plusieurs cinéastes marocains ont considéré une imposture. Le court métrage L'Ascenseur de Salma Bargach a également reçu la dernière tranche de l'avance sur recettes.

La commission a également examiné un projet candidat à la contribution financière à l'écriture de scénario d'un long-métrage.

Les membres de la nouvelle commission: Ahmed Boukous (président), Rahma Bourquia, Narjis Rerhaye, Azzeddine Bennis, Mohamed Chebaa, Abderrahmane Badri, Khalil El Alami-Idrissi et Thami Oulbacha."

Adil Semmar, pour www.maghrebarts.ma




Ameriques   
  • > Vues d'Afrique: programme

Le Festival Vues d'Afrique se tiendra à Montréal du 20 au 30 avril 2006. OUtre sa programmation divisée en sous-section (longs, courts métrages, documentaires africains, Ciné-Pop, Regards d'ici, Regards du monde), le Festival mettra le Maroc et le Sénégal à l'honneur.

Voici le productions francophones sélectionnées:

Compétition longs métrages
- Douar de femmes, Mohamed Chouikh, Algérie
- Neg Marron, Jean-Claude Flamand Barry, France
- Elle est diabétique, hypertendue, et elle refuse de crever, Hakim Noury, Tunisie
- Juanita de Tanger, Farida Benlyazid, Maroc/ Espagne
- La Symphonie Marocaine, Kamal Kamal, Maroc
- Noce dété, Moktar Ladjimi, Tunisie/ France
- Tarfaya, Daoud Aoulad Syad, Maroc
- L'Appel des Arènes, Cheik Ndiaye, Sénégal
- Viva Carthago, Abdel Belhadi, Tunisie/ France
- Sometimes in April, Raoul Peck, Haïti/ Rwanda/ USA

Compétition courts métrages
- Trafik d'infos, Janluk Stanislas, Guadeloupe
- Bisanvil, David Constantin, Maurice
- La Danse du foetus, Mohamed Mouftakir, Maroc
- La Vitrine, Mohamed Ahed Bensouda, Marco
- R'Da, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc
- Une place au soleil, Rachid Boutounes, Maroc
- Monsieur Etienne, Yann CHayia, Martinique
- Isugi, Jacques Rutabingwa, François L Woukouache, Odile Katese, Rwanda
- Deweneti, Dyana Gaye, Sénégal
- Mon beau sourire, Angèle Diabang Brener, Sénégal
- L'Ami y'a bon, Rachid Bouchareb, Algérie
- Casting pour un mariage, Fares Naana, Tunisie
- Visa, la dictée, Ibrahim Letaïef, Tunisie

Compétition documentaire
- 40 ans après... le retour, Hamdaoui Mansour, Algérie
- Beauté grandeur nature, Sanvi Panou, Bénin
- Affaire de caoutchouc, Berni Golgblat, Burkina Faso
- La Reconnaissance, Claude Hivernon et Didier Berghounoux, Burkina Faso
- SIDA Palabres, Berni Goldblat, Burkina Faso
- The Making of Moolaade, Samba Gadjigo, Burkina Faso/ Maroc/ USA
- Bulaya, qu'as-tu fait mon enfant?, Lydia Ngamko, Burundi
- Les Filières Africaines de la prostitution, Olivier Ergo, Romaric Atchourou, Cameroun/ France
- Déracinés, Bernard Ibouth, Reunion
- Tankafatra, Hery Rasolo, Madagascar
- El Hank, Casablanca, Medhi Halib et Nawal Slaoui, Maroc
- Paulette Nardal, la fierté d'être négresse, Jil Servant, Martinique
- Regards de mémoire, Sarah Maldoror, Martinique
- La Mémoire du Congo en péril, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- Le Congo, quel cinéma?, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo
- Goretti, Diane Igirimbabazi, Rwanda
- Homeland, Jacqueline Kalimunda, Rwanda
- Calypso @ Dirty Jim's, Pascale Obolo, Trinidad et Tobago
- Et si Latif avait raison, Jo Gaye Ramaka, Sénégal

Ciné-Pop
- Dossier Brûlant, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Code Phenix, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Les Saignantes, Jean-Pierre Bekolo, Cameroun
- Quand les éléphants se battent, Abdoulaye Dao, Burkina Faso
- Commissariat de Tampy, Missa Hébié, Burkina Faso
- Confidences, Cyrille Masso, Cameroun
- Inspecteur Sori: le Mamba, Mamady Sidibé, Guinée/ Gabon
- Pluie d'espoir, Jacques Roc, Haïti
- Mbarane, Assane Diagne, Sénégal
- Bul Deconné, Marc Picavez et Massaër Dieng, Sénégal/ France

Le reste de la programmation (Regards du monde, Regards d'ici, focus Maroc et Sénégal...) sur le site de Vues d'Afrique: www.vuesdafrique.org




Europe   
  • > L'Atelier 2006 de la Cinefondation: réalisateurs confirmés et nouveaux talents

L'Atelier du Festival, organisé par la Cinéfondation, a sélectionné pour sa seconde édition 18 cinéastes :

Teboho Mahlatsi (Afrique du Sud), Santiago Palavecino (Argentine), Christina Andreef (Australie), Bernard Bellefroid (Belgique), José Luis Torres Leiva (Chili), Wang Bing (Chine), Goran Rušinović (Croatie), Luiso Berdejo (Espagne), Cruz Angeles (Etats-Unis), Richard Press (Etats-Unis), Fabrice Genestal (France), Michelange Quay (Haïti), Dev Benegal (Inde), Dover Kosahvili (Israel), Cristi Puiu (Roumanie), Ilya Khrzhanovsky (Russie), Ursula Meier (Suisse), Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande).

Cette sélection consacre à la fois des talents reconnus tels que Apichatpong Weerasethakul (Prix du Jury 2004), Cristi Puiu (Prix Un Certain Regard 2005), Wang Bing et Dover Kosahvili; et des jeunes réalisateurs déjà remarqués pour leurs courts métrages et récompensés dans des festivals internationaux, notamment, Michelange Quay, Richard Press et Teboho Mahlatsi.

Pour les lauréats et leurs producteurs invités pendant toute la durée du Festival de Cannes, l'Atelier suscitera des rencontres avec les professionnels et organisera des rendez-vous individuels pour permettre au producteur associé au projet de compléter le financement déjà acquis et de passer rapidement à la réalisation du film.

L'Atelier 2005 a déjà permis à Paz Encina (Paraguay), Gerardo Naranjo (Mexique) et Imunga Ivanga (Gabon) de terminer leur film. Trois autres projets sont en tournage et sept le seront avant la fin de l'année.

www.cinefondation.com


• > Ecole d’été sur le cinéma et les droits de l’homme

Le Centre Européen Inter-Universitaire pour les Droits de l’Homme et la Démocratisation (European Inter-University Centre for Human Rights and Democratisation) qui a son siège à Venise, a le plaisir de présenter la deuxième édition de l’Ecole d’Eté sur le Cinéma et les Droits de l’Homme, organisée à Venise, Italie, du 24 aout au 13 septembre 2006.

Organisation
L’Ecole d’Eté est organisée par l’EIUC avec la collaboration du Festival du Film de Venise et le soutien de l’UNESCO. Le Directeur du Programme de l’Ecole est le photographe et documentariste Nick Danziger.

Finalités
Les finalités de l’Ecole sont d’engager une réflexion sur l'usage du cinéma comme instrument de promotion des droits de l'homme.


Participants
L’Ecole réunit 25 participants venus du monde entier parmi des professionnels et des étudiants dans les domaines des droits de l’homme et du cinéma. Les participants doivent parler couramment l'anglais. Le coût de la formation est de 1.600€, et les frais de transport, de nourriture et de logement sont à la charge du participant.

Les candidatures doivent être envoyées avant le 1er mai.

www.cinemahumanrights.org & www.eiuc.org


• > Appel à candidatures: 1ère édition du séminaire AFIC (Audiovisual Financing and Commercialisation)

L’Institut national de l’audiovisuel organise, du 2 au 13 juillet prochain à Paris, la première édition du séminaire AFIC (Audiovisual Financing and Commercialisation).

Il s’adresse aux professionnels –producteurs, distributeurs et réalisateurs–-, aux professeurs de cinéma et d’audiovisuel dans des écoles et universités et aux étudiants de Masters en production de cinéma ou de télévision ayant effectué au moins un stage dans l’industrie audiovisuelle.

Les participants doivent être ressortissants d’un pays ou territoire MEDA : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie et Turquie.

Une vingtaine de participants pourront suivre cette formation assurée par des professionnels de la production et de la distribution cinématographique et audiovisuelle, des consultants et des juristes internationaux.

Les candidats sélectionnés bénéficieront d’une bourse qui couvre les frais d’inscription, le voyage aller-retour entre leur pays d’origine et Paris, l’hébergement en chambre double et les repas pendant la période de la formation.

AFIC est une initiative de l’Ina financée par le programme EUROMED Audiovisuel II de l’Union Européenne avec la collaboration de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, TV France International, l’Académie Libanaise de Beaux Arts et Europa Cinémas.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 avril 2006.

Information et inscription :
Caroline Decroix
Ina
4, avenue de l’Europe
94366 Bry-sur-Marne
France
Tel: + 33 1 49 83 23 07 / + 33 1 49 83 33 44
Fax: 01 49 83 25 83
E-mail: cdecroix@ina.fr

www.ina.f


• > Enjeux et perspectives de l’audiovisuel en Afrique centrale: l’expérience congolaise

L'Afrika Film Festival de Leuven organise, en partenariat avec Africalia, la rencontre "Enjeux et perspectives de l'audiovisuel en Afrique centrale: l'expérience congolaise", le mercredi 19 avril de 9h30 à 17h à Bruxelles, dans le cadre du "printemps congolais".

« Le printemps congolais » a comme objectif de montrer le travail des cinéastes congolais au grand public.

Grâce au film zaïrois La Vie est Belle (1986) de Mweze Ngangura et Benoit Lamy, qui a connu un succès international, le cinéma congolais a pu être mis sur la carte du monde. Paradoxalement, ce cinéma est né de la diaspora congolaise. Au Zaïre, il n’y avait pas de place pour une production propre sous la dictature de Mobutu et sous le chaos économique de la fin des années quatre-vingt. Les salles de cinéma et les maisons de distribution, jadis si nombreuses, avaient disparu également. Les jeunes réalisateurs quittaient le pays et n’y retournaient que rarement après leurs études. Ils produisaient donc à l’étranger. Des cinéastes comme Mweze Ngangura, Monique Phoba Mbeka, Joseph Kumbela, Balufu Bakupa, Jean-Michel Kibushi, Zeka Laplaine, Djo Munga sont à la base de ce qu’on appelle aujourd’hui la production du film congolais.

Au début des années 90, les médias congolais furent libéralisés par Mobutu sous la pression de l’opposition. Des dizaines de chaînes privées de télévision ont ainsi vu le jour. Un bon nombre d’entre-elles émettaient des productions à tendance religieuse. Mais la plupart préféraient diffuser des programmes piratés, des soaps opera nigéraiens, du théâtre populaire filmé, des clips musicaux, de la publicité. Des maisons de production locales furent fondées.

Une décennie plus tard, un nouveau phénomène fit son apparition. Le manque de contrôle de l’Etat, l’apparition des caméras numériques et du montage par ordinateur ont permis aux ONG’s, aux centres culturels et aux centres audiovisuels (CEPV à Goma, 3Tamis à Bukavu et à Kalemie, La Colombe à Lumumbashi, Malemba Ma à Tshumbe, etc.…) de produire des œuvres audiovisuelles : des reportages, des programmes de sensibilisation et des films éducatifs. Un grand nombre de ces centres a été plus loin, en devenant actifs dans les médias d’éducation. Certains organiseront même des festivals de films au Kasaï, au nord et au sud Kivu, etc. Quelques centres culturels étrangers, comme ceux de France et de « Wallonie Bruxelles » (Kinshasa), ont joué un rôle non négligeable dans ce développement.

Il est important de remarquer que la jeune génération congolaise essaye de se rallier à l’expérience que les cinéastes de la diaspora ont acquise depuis une décennie.

« Le printemps congolais » a pour objectif de soutenir cette évolution en diffusant les nouvelles productions congolaises.

Voici le programme, sous réserve

9h30 Accueil des invités

10h Ouverture par ACP des débats par le Secrétariat ACP
Brèves allocutions :

Invité d’honneur : Mme Pauline Lumumba
Son excellence l’Ambassadeur de la RD Congo
Afrika Filmfestival (Guido Convents)
Africalia (Mirko Popovitch)
Frères Dardenne/ Stijn Coninckx (sous réserve)

10h30
Présentation du livre Les Congolais face au cinéma et à l’audiovisuel. Une histoire politico-culturelle du Congo des Belges jusqu’à la République Démocratique du Congo (1896-2006)

11 h Q/R : interventions des cinéastes congolais et des opérateurs culturels venus de la RD Congo

14 h Présentation du monde audiovisuel congolais actuel

15 h Débat sur les perspectives de l’audiovisuel congolais

16 h Q/R : réactions des cinéastes et producteurs de la RD Congo


www.afrikafilmfestival.be


• > "Esthétiques et thématiques des cinémas africains"

Le vendredi 21 avril, de 14h à 17h30, Afrique taille XL organise dans le cadre de son Festival des Cinémas Africains, en partenariat avec le CEC (Coopération par l'Education à la Culture), une rencontre dédiée aux thématiques et esthétiques des cinémas africains.

Cette rencontre, animée par Jean-Pierre Jacqmain, reviendra, avec Olivier Barlet (Africultures), sur l'historique des grands courants artistiques ayant marqué les cinémas d'Afrique, puis laissera la parole à Ramadan Suleman, cinéastes sud-africain, et à Jean-Pierre Bekolo, cinéaste camerounais, qui s'exprimeront sur l'esthétiques de leurs oeuvres. Les cinéastes présents, et le public, seront ensuite invités à réagir.

Détails pratiques sur le site: www.afriquetaillexl.com


• > "Goûter au réel: journée des cinémas documentaires africains"

A l'issue de son focus documentaire, Afrique taille XL - Festival des cinémas africains du 19 au 22 avril 2006 - organise le samedi 22 avril deux ateliers sur les enjeux du cinéma numérique et l'écriture documentaire, précédés par des projections de films.

Programme de la journée :

10h : Projection de Tankafatra de Hery Rasolo (Madagascar) et de "Gardiens de la mémoire" de Eric Kabera (Rwanda), tous deux tournés en numérique.

12h : Rencontre sur les enjeux du cinéma numérique en présence des réalisateurs.

14h : Projection de 5x5 de Moussa Touré (Sénégal) et Le Mariage d'Alex de Jean-Marie Teno (Cameroun), documentaires traitant de la question de la polygamie.

16h : Rencontre sur l'écriture documentaire en présence des réalisateurs et de nombreux invités.

Retrouvez sur le site du festival toute la programmation documentaire de "Goûter au réel": www.afriquetaillexl.com


• > Interview de Maka Sidibé par Olivier Barlet sur www.africultures.com

Olivier Barlet a rencontré pour Africultures le jeune comédien, scénariste, réalisateur et producteur Maka Sidibé.

Morceaux choisis:

"C'est à 11 ans que Maka Sidibé monte pour la première fois sur les planches et décide d'en faire sa vocation. Autodidacte dans l'âme, il touche à tous les répertoires, tient des rôles dans des longs métrages et téléfilms français et s'essaye aussi à la réalisation : après A 17H00, son court métrage Aligato est primé un peu partout. En 2005, il a lancé l'Association Autr’Horizons pour une meilleure exposition des artistes de toutes origines.



Maka Sidibé, comédien dès 11 ans, vous êtes tombé un peu comme Obélix dans une marmite quand vous étiez jeune…!
Dans une marmite de Mafé ! Avec de l'arachide etc., contrairement à une potion magique !…

(...)

Vous avez déjà une biographie assez impressionnante. C'était vraiment à la force du poignet, l'envie d'aller dans une certaine direction ?
Oui, c'est vraiment la passion, la vocation. Mon père a été éboueur pendant trente ans à la Ville de Paris. C'est vraiment ma passion qui m'a poussé à suivre des cours d'art dramatique. Quant à la réalisation, je ne pouvais pas faire d'école de cinéma parce que mes parents ne pouvaient pas payer et à l'époque j'étais un cancre fini, le dernier de la classe. J'ai quitté l'école très tôt, en 3e techno, et j'ai commencé à travailler pour payer mes cours d'art dramatique, et c'est vraiment par la suite qu'est venue cette auto-rigueur par laquelle tu te dois de t'instruire, de te cultiver pour exercer ce métier qui est très difficile. Je pense qu'avec la rage et la hargne, on apprend beaucoup plus vite.

(...)

Vous alliez volontiers les choses : la scène et l'écriture, la réalisation et l'écriture, vous êtes un peu homme-orchestre…
En fait, ce n'est pas dans un désir d'allier les choses, c'est plutôt qu'une chose en entraîne une autre. Cette envie de raconter des histoires à travers un personnage amène aussi cette envie de la raconter moi-même : donc scénariste. Ensuite je me forme etc. Et toujours dans la continuité de raconter une histoire, transformer ces mots en images : donc la réalisation. C'est pour cela que tout s'est développé en même temps, le côté scénariste, réalisateur et acteur. Voilà qui est validé avec Aligato. Là j'ai pu démontrer que je peux écrire, interpréter et réaliser.

Et vous entendez continuer dans cette direction ?
Je l'espère bien. Là je suis en train de finir d'écrire mon premier scénario de long métrage, Opération Capucine, et je compte, outre l'écrire, le réaliser et interpréter le personnage principal. Ça va être très difficile à faire passer pour une production d'un premier long, mais j'ai toujours fonctionné de cette manière. Même si ce n'est pas ma marque de fabrique, c'est de cette manière que je travaille, et j'espère qu'on me fera confiance dans cette voie.

(...)

Oui, ça bouge en France en ce moment…
Oui il y a un vrai mouvement : toutes les modes, les musiques, les styles, ça vient de la banlieue, ça vient pas du 16e.

De l'appel des "indigènes de la République" à la remise en cause du "rôle positif de la colonisation" porté par la loi de février 2005, vous sentez-vous en phase avec le débat public ?
Je suis très optimiste et je l'ai toujours été. Je suis persuadé qu'on en viendra à une réelle reconnaissance : il faudra reconnaître que telle ou telle communauté fait vraiment partie de la constitution de ce pays. Pour moi il n'y a pas un problème, il y a une constatation. C'est bien sûr à nous de faire que les choses changent. La France a 50 ans de retard sur les Anglo-saxons et c'est inadmissible. Mais restons optimistes, proposons, et je suis persuadé que ça va rentrer dans les mœurs petit à petit : c'est contraint et forcé. C'est obligatoire !

Mais même aux Etats-Unis qui se définissent comme multiculturels, les choses ne changent quand même pas très vite ! Les noirs continuent d'être les rejetés de la Planète. Comment pensez-vous que cela puisse évoluer en France, plus fortement, plus vite ?
En proposant, sans se plaindre. C'est mon avis personnel : je pense que le fait de se plaindre ou de tout le temps le répéter, le ressasser, le souligner, fait qu'on voit toujours cette différence. Moi j'ai rarement été confronté à ce problème, sincèrement, parce que déjà je me définis en tant qu'homme dans un premier temps, en tant qu'artiste dans un second temps, et après, oui, je suis Maka, originaire du Sénégal, fier de l'être, mais je n'arrive pas tout de suite avec cette carte d'identité : ouais, je suis noir, c'est dur, etc. À chaque fois que je rencontre des directeurs de casting, metteurs en scène ou pour mes propres projets, ça ne rentre jamais en ligne de compte, il n'y a pas de blague sur les Noirs. Je suis un mec de 29 ans, je viens auditionner pour tel rôle. Pour Une femme d'honneur ou pour Canal +, il n'a jamais été question de mettre un Noir, je défends un personnage. Même dans mes propres projets, quand je les écris, le personnage peut être noir, blanc, vert, bleu, ce n’est pas la question. J'ai cette vision : un homme, une femme. Point. Après si vraiment ça doit servir l'histoire qu'il soit noir, ok, mais vraiment, sans vouloir faire le démago, un homme est un homme, point barre. C'est dans les mœurs, c'est rentré dans l'esprit de la population mondiale, mais c'est sûr qu'il reste encore des ombres ici et là. Je suis persuadé que dans 500 ans, à l'image de Star Wars, le racisme sera ailleurs, ce sera sur des bêtes féroces, avec des nez mystiques etc.

(...)

Voilà qui nous amène à votre initiative de 2005 : l'agence Autr’Horizons. Quel en est le but ?
Ce n'est pas une agence tous risques. (rires.) C'est une association loi 1901 à but non lucratif. En fait, pour Autres Horizons, je m'amuse à dire "Action visible pour les minorités invisibles", même si je n'aime pas l'expression, mais il faut le verbaliser tout de même, donc elle promet des actions visibles. En fait, elle récolte des fonds pour initier, subventionner des projets cinématographiques, audiovisuels et théâtraux, qui mettent en lumière des artistes français originaires d'ailleurs, au sein d'un casting ouvert à tous, je tiens bien à le dire. Parce qu'en fait, quand je prends mon parcours, j'ai pu exister grâce à mes projets personnels. Si je n'avais pas fait A 17H00 qui m'a permis de faire Aligato, je n’aurais pas pu rencontrer les personnes que j'ai pu voir, les directeurs de casting, on n’aurait pas pensé à moi pour La Limo avec Michel Galabru, on n'aurait pas pensé à moi pour Une femme d'honneur parce que c'est grâce à 17H00 que j'ai rencontré Max Morel, et il y a cette espèce de podium où on se dit "ah, tiens, un acteur qui défend un vrai rôle dans un vrai projet, pourquoi pas dans tel film…". Mais vu que les Noirs ne sont pas mis en lumière, on a cet espèce de cercle vicieux qui fait que évidemment le jeune réalisateur qui fait son premier film, il ne pense pas à Eriq Ebouaney, à Toni Mpoudja, à Mata Gabin, à Aïssa Maïga, etc. parce qu'il ne les voit pas, tout simplement.
Si maintenant je fais mon one-man-show, ça se passe bien, je fais les plateaux télé, on ne peut pas plaire à tout le monde, tout le monde en parle, Arthur, etc., tiens, il y a un réalisateur qui fait son film et qui se dit, ah tiens, pourquoi pas, et c'est ce qui se passe pour Omar. Il a une vitrine, on le voit sur Canal +, donc on le voit ici et là.
Mais maintenant, pour les acteurs de formation, Lucien Jean-Baptiste qui a 15 ans de carrière et qui est un grand acteur, comment susciter cette idée ?

Oui, qui ne soient pas des Noirs dans des rôles de Noirs.
Voilà, après il a tout un circuit, vu que je fais de la production je sais un petit peu comment ça se passe, aller voir une chaîne en lui disant, premier long métrage de Maka Sidibé, "mais qui c'est ?", et en plus c'est lui qui tient le premier rôle "Ah bon ?", voilà.

(...)

Je me souviens que Sonia Roland me disait dans une interview qu'elle n'avait jamais de rôle où elle puisse être autre chose que d'exercer une séduction à l'écran. Elle aurait voulu des rôles de complexité, qui aient une vraie épaisseur. Comment favoriser cela dans votre initiative ?
Donc. Petit cours de scénario. Un scénariste, il écrit essentiellement selon ses obsessions qui sont transformées en thématiques, ensuite il choisit ses personnages qui sont plus ou moins iconiques. Le médecin est forcément français dans leur esprit. Ils sont dans la normalité, sans décalage. Les médecins noirs existent mais pas sur les écrans français. On reste dans le stéréotype ou l'archétype, la norme. On ne veut pas décaler.

Sauf chez Claire Denis qui est vraiment une ovni.
Exactement. Et d'autres, mais vraiment c'est très rare. Ce moyen métrage va donc mettre des acteurs noirs dans des rôles de médecin, violoniste, avocat, etc. Et je m'amuse à inverser au niveau des castings : la dame pipi est blanche, un clochard est blanc, deux voleurs de voitures sont blancs, etc..

(...)

Cela nous amène à Aligato. Vous avez fait ce film dans quelle énergie, quelle envie ?
Dans l'envie de continuer la première aventure de A 17H00. A peine le tournage de A 17H00 achevé, j'avais déjà cette idée de ce couple qui s'engueule. J'ai écrit le scénario, et l'ai envoyé au CNC, mais ai essuyé un refus. Je l'ai envoyé aux productions qui m'ont dit que j'étais malade, parce qu'il y a un défi technique, avec le fait que je joue dedans. J'ai donc dû le produire moi-même. J'avais gagné pas mal d'argent avec le rôle dans La Beuze. J'ai repris l'équipe technique d'A 17H00 et tout s'est très bien passé. J'ai vraiment mis un point d'honneur sur la préparation, beaucoup de répétitions, très professionnel sur le tournage, les défraiements, la post-production… Je voulais contrer l'idée que l'artiste noir fait mal, en retard, etc. Rien de bancal ou amateur. Parce qu'on se doit de faire plus. Malheureusement ! Ce n'est pas moi, c'est mon travail que je mets en avant, selon le vieil adage : bien faire et le faire savoir. Si je ne le fais pas, Gérard Jugnot ne saura jamais que j'existe. Donc j'ai édité 1000 dvd que j'ai envoyés partout. Le film a gagné 12 prix donc je réédite le dvd avec le palmarès en jaquette, que je vais encore renvoyer, non pas pour dire "Regardez, ouais, mon film etc.", mais pour dire "J'existe ! Pensez à moi sur ceci, cela. Si vous n'y pensez pas, tant pis, mais sachez que je suis là."

Découvrez www.autrhorizons.com

L'intégralité de l'entretien à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...


• > "La diversité culturelle en question: entretien avec Frédéric Sojcher", sur www.cineuropa.org

Professeur de cinéma en France, le Belge Frédéric Sojcher a déjà réalisé des films et le récent documentaire Cinéastes à tout prix. Il vient de publier dans la collection Carré Noir, chez l'éditeur français Séguier, Luc Besson, un Don Quichotte face à Hollywood, une réflexion sur la diversité cinématographique en Europe, à partir de l'exemple de Luc Besson, emblématique d'une réussite à l'américaine.

A l'heure où tout le monde pense le cinéma en mutation pour des raisons techniques, vous choisissez de penser ces mutations en termes de contenu.
Frédéric Sojcher : Il y a, malheureusement de mon point de vu en tous cas, une tendance aujourd'hui à trop privilégier le marketing et ce qu'on appelle les films évènements, des films conçus dès le départ selon certaines règles, dont le pitch très simple peut se résumer en une ou deux phrases, souvent rendus attrayants soit par les stars réunis au casting soit par les effets spéciaux, et qui s'accompagnent de toute une publicité. Les spectateurs sont eu rendez-vous et ce, quelle que soit la qualité du film. Et c'est bien là le problème. Le jeu est faussé. Car ces films laissent malheureusement une place de plus en plus restreinte aux autres. Pour qu'il y ait une vraie diversité cinématographique qui perdure, il me semble qu'il faut réfléchir à la manière dont ces deux démarches peuvent coexister. Est-ce que concurrencer Hollywood, c'est reproduire le même type de formule ? Faut-il se battre avec les armes de l'adversaire ? Et si oui, n'est-t-on pas battu d'avance sur le plan culturel ? Quel sens à avoir une politique volontariste et une réglementation si c'est pour faire la même chose que le cinéma hollywoodien, en moins bien, il faut être lucide, puisqu'on ne met pas les moyens financiers pour se faire ?

Mais comment faire connaître un cinéma parfois même "régionaliste" ?
On peut s'inspirer du passé ! Il y a eu un bel exemple de réussite dans les années 70 avec la coopération franco-italienne qui a périclitée en grande partie à cause de la politique de déréglementations menée par Berlusconi. Michel Reyac, responsable du cinéma chez Arte, prétend que la télévision a une très grande responsabilité sur le manque de circulation des films européens. Pourquoi ne pas imaginer, puisqu'il reste encore des chaînes publiques en Europe, qu'il y ait une fois par semaine, ou par mois, en prime time, de manière volontariste, un film européen qui ne soit pas une production nationale ? Ne serait-ce pas une mission du service public que d'ouvrir à d'autres cultures européennes ? Je pense que si on n'a pas de réglementations ou une politique volontariste à un certain moment, on reste dominé sur le plan économique.

Que pensez-vous de la politique de l'Union Européenne et du Programme MEDIA par rapport à ces questions ?
Il y a des choses formidables dans le Programme MEDIA, tout ce qui se passe en matière de développement, au niveau des scénarios par exemple, ou en matière de diffusion. Certains axes de MEDIA sont essentiels parce qu'ils ont réellement permis à des films de se faire, à des auteurs d'être diffusés on ne pourra jamais inverser la tendance tout simplement parce qu'on ne met pas les moyens financiers en place. Mais c'est un budget très peu élevé par rapport aux enjeux. Dans aucune industrie on ne peut pas inverser la tendance - celle de la domination du marché par l'industrie audiovisuelle américaine - si l'on ne met pas les moyens. Viviane Reding présentait récemment la nouvelle directive Télé Sans Frontière comme un succès. J'ai le sentiment que l'on commet ici une grave erreur d'appréciation politique car on le voit bien, la publicité intervient surtout dans certains programmes, en général consensuels et de prime time. Les chaînes de télévisions privées se sont déjà plus investis dans certains types de programmes et de films qui n'ont rien à voir avec le cinéma d'auteur. Ce phénomène est sans doute positif pour certains producteurs et peut-être ces chaînes privées. Mais s'il a bien des gens pour qui ça ne l'est pas, c'est d'une part les cinéastes, et d'autres part les spectateurs, qui n'ont rien à y gagner. Et puis, dans certaines politiques ou axes de réflexions de MEDIA, il y a cette tendance à vouloir promouvoir le marketing, à penser le cinéma en terme de marché. Il ne s'agit pas de nier les lois de l'économie du cinéma, ce qui serait absurde. Mais, à mon avis, il faudrait mettre en place l'exact opposé. Le cinéma européen doit être une alternative au cinéma américain et non pas une copie, qui, avec moins de moyens, sera toujours tenu en échec.

Jean-Michel Vlaeminckx, Anne Feuillère

www.cineuropa.org/interview.aspx? ...


• > "Honneur aux réalisatrices !", le Festival Cinemafricano de Milan vu par Ferid Boughedir pour Jeune Afrique

Férid Boughedir revient sur l'édition 2006 du Festival Cinemafricano de Milan pour Jeune Afrique

Remarquable par son ouverture sur tous les talents naissants, le Festival du cinéma africain, dont la 16e édition s’est déroulée fin mars, a distingué cette année de très nombreuses femmes.

Une jeune Tunisienne réalisatrice d’un seul court-métrage tourné en amateur peut-elle espérer un visa, un billet d’avion et un séjour en Europe pour être accueillie avec son film dans un festival professionnel ? Une autre de ses jeunes collègues fraîchement émoulue d’une école de cinéma et auteure également d’un seul court-métrage peut-elle déjà rêver de suivre les traces de la célèbre actrice italienne Claudia Cardinale quittant sa Tunisie natale à l’issue d’un concours dont le premier prix était un séjour à la prestigieuse Mostra du cinéma de Venise ?

Connaissant les dures réalités du cinéma sur le continent africain, l’on aurait envie de répondre : non ! Et l’on se tromperait ! Car ces deux « contes de fées » se sont concrétisés cette année à l’occasion d’une manifestation décidément pas comme les autres : le Festival du cinéma africain de Milan a en effet, pour sa 16e édition (du 20 au 26 mars), décidé d’inviter la jeune Imen Nafti (membre de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs), réalisatrice de 1, 2, 3 Soleil ! (adapté d’une chanson du libanais Marcel Khalifa, sur le bombardement d’enfants palestiniens par un avion israélien), à venir en Italie rencontrer les professionnels et la presse, ce qui est une première pour un film « amateur ». Il a permis d’autre part au film Les Beaux Jours, premier court-métrage de sa compatriote Meriem Riveil (les souvenirs d’adolescence d’une vieille immigrée tunisienne vivant seule à Paris), de remporter un prix représenté par… un séjour à la prochaine Mostra de Venise !

Se distinguant par une ouverture totale sur tous les talents naissants sans distinction de format (pellicule ou vidéo), de genre (fiction, documentaire, reportage, animation, etc.) ou d’origine (réalisateurs ou réalisatrices d’Afrique ou de la diaspora, vivant ici ou ailleurs), le Festival de Milan, réservé à ses débuts aux films issus ou traitant du continent africain, a dû, devant leur raréfaction, s’ouvrir depuis quelques sessions aux films d’Asie et d’Amérique latine. Cependant, ces derniers bénéficiant souvent d’une tradition industrielle plus ancienne et de moyens financiers plus importants, et pour ne pas faire courir aux réalisations africaines le risque de disparaître totalement du palmarès, le festival a prudemment conservé deux sections compétitives réservées aux courts-métrages africains (documentaires et fictions), une section non compétitive (« Panorama du cinéma africain ») et un prix spécifique (Prix du meilleur film africain). Ce dernier a été attribué cette année à Barakat, premier long-métrage de l’Algérienne Djamila Sahraoui. Ce road-movie décrit le périple de deux Algériennes de deux générations différentes, parties ensemble à la recherche du mari de la plus jeune, un journaliste enlevé par un groupe armé islamiste.

Est-ce parce que le Festival est presque entièrement dirigé par des femmes, de l’organisatrice de toujours Gabriella Rigamonti aux directrices artistiques Anna-Maria Gallone et Alessandra Speciale (qui ne font pourtant pas partie des différents jurys), que le palmarès a été cette année largement dominé par des réalisatrices ? Pour les longs-métrages, le premier Prix est revenu à la Française Karin Albou pour La Petite Jérusalem, chronique d’une famille juive maghrébine installée dans la banlieue parisienne. Le deuxième Prix à la Chinoise Li Shao Hong pour Vies perdues, sur les différences de classes dans le Pékin d’aujourd’hui. Le troisième Prix a été décerné à la Libanaise Jocelyne Saab pour Dunia. Tourné au Caire, ce film fait déjà scandale auprès des milieux islamiques, car il dresse le portrait d’une jeune universitaire férue de poésie soufie qui choisit la danse du ventre comme affirmation du droit de la femme arabe à la sensualité face aux inhibitions et aux régressions conservatrices du monde arabe contemporain.

Le Prix du meilleur documentaire est allé à Just Married, de l’Israélienne Ayelet Bechar, qui dénonce les lois récentes interdisant à une Arabe israélienne d’épouser un Palestinien sous peine de devoir quitter Israël… et d’être rejetée de la même façon en tant qu’« Israélienne » dans les territoires palestiniens ! Le Prix du meilleur court-métrage de fiction revenant à And there in the Dust de la Sud-Africaine Lara Foot Newton, qui dénonce la monstruosité des viols de nourrissons advenus dans son pays, et la Mention spéciale à Deweneti de la Sénégalaise Dyana Gaye, portrait plein d’humour d’un petit mendiant de Dakar.

Les réalisateurs masculins primés, dont le Franco-Marocain Brahim Fritah, le Sud-Africain Avie Luthra et les Iraniens Hamid Rahmanian et Mohamed Ahmadi ont dû se contenter de mentions ou de prix parallèles pour leurs œuvres respectives, les courts-métrages Le Train et Lucky, et les longs-métrages Poète des déchets et Dame Sobh. Le seul long-métrage inédit d’Afrique noire, L’Appel des Arènes de Cheick N’Diaye, une adaptation ludique du roman d’Aminata Sow Fall sur la lutte sénégalaise, étant, lui, injustement oublié, à cause de l’« air du temps » résolument féministe de la session 2006. Un air du temps épinglé non sans humour par le président du jury lui-même, le grand comédien malien Sotigui Kouyaté, connu internationalement depuis sa participation au célèbre Mahabharata de son ami le metteur en scène anglais Peter Brook.

Au terme d’un hommage que lui rendait cette année le Festival de Milan en présentant tous ses films, et après avoir salué à juste titre l’exceptionnelle convivialité d’une manifestation dont l’échelle réduite rend possibles des rencontres qui « permettent de trouver réellement les voies de la complémentarité entre les cultures », Sotigui Kouyaté a clos le Festival en récitant le conte africain suivant : « Un homme ayant libéré un génie prisonnier d’une bouteille choisit comme vœu de devenir d’abord dix fois, puis vingt fois, puis cinquante fois plus intelligent. Insatiable, il demande au génie comme dernier vœu de le rendre cent fois plus intelligent. Le génie le prévient : “Tu ne seras pas content !” L’intéressé insiste et se retrouve… transformé en femme. »

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• > "A l'origine était le fleuve", critique de Congo River de Thierry Michel dans Jeune Afrique

Jeune Afrique, 2 avril 2006, article de Renaud de Rochebrune

Dans son dernier documentaire, le cinéaste Thierry Michel nous invite à remonter le Congo. Voyage « au-delà des ténèbres » à travers l’histoire d’un pays meurtri par la guerre, mais qui reprend espoir.

« Je ne savais pas que mon pays était si grand, si beau », s’exclame Jean-Marie. « Mon peuple est abandonné, chacun le long du fleuve ne peut compter que sur lui-même », commente tristement de son côté Janine. Ces réactions apparemment opposées, de deux Congolais, qui ont pu assister il y a quelques semaines à Kinshasa à une avant-première du dernier film de Thierry Michel, résument bien le double sentiment que ressentira tout spectateur de Congo River, au-delà des ténèbres.

Dans ce long-métrage, qui sort actuellement dans de nombreux pays, le cinéaste belge Thierry Michel montre le double visage que présente le fleuve Congo quand on le remonte de l’embouchure à la source. D’une part, c’est un cours d’eau immense et surpuissant, qui symbolise - jusqu’à lui avoir donné son nom - un pays doté de paysages magnifiques et de richesses naturelles apparemment inépuisables, une sorte de fleuve-continent entouré d’une végétation indomptable et de populations qui s’emploient à prouver que les forces de la vie peuvent toujours l’emporter. D’autre part, hélas ! le Congo est aussi le principal axe de pénétration d’un grand pays si souvent à la dérive, le témoin de si nombreuses tragédies tant à l’ère coloniale qu’après l’indépendance, et jusqu’à aujourd’hui même où règne, depuis quelques mois, une paix fragile.

L’entreprise cinématographique dans laquelle s’est lancé en 2004 Thierry Michel pouvait sembler quelque peu aventureuse, voire téméraire. Comme le souligne le titre de son film, qui fait référence au célèbre ouvrage de Conrad (Au cœur des ténèbres), et ses premières images, un extrait d’un long-métrage des années 1930 sur Stanley et Livingstone, il s’agissait en effet d’une démarche de pionnier, sinon d’explorateur. Un tel projet, pour le moins ambitieux, de remontée intégrale des 4 371 km du fleuve sous l’œil de la caméra n’avait encore jamais été réalisé. Les difficultés du parcours sont d’abord « physiques » - sept mois de périple vers l’intérieur du continent, 1 700 km sur une barge surpeuplée, des rapides à franchir, de longs parcours terrestres dans la forêt, etc. -, mais pas seulement. Aux nombreuses tracasseries administratives qu’il a fallu surmonter se sont enfin ajoutés les délicates négociations avec les hommes qui faisaient figure d’autorité dans des régions encore aux mains de « rebelles », l’abord de populations traumatisées par les récents combats et leurs dégâts collatéraux (morts, viols, etc.), la confrontation avec un pays dévasté, où tous les services publics et toutes les institutions ont presque disparu ou sont à l’abandon. De quoi effrayer le commun des documentaristes même si, partout, on entend aussi la note d’espoir que véhiculent l’apaisement récent des tensions et la « réunification nationale » en bonne voie. Et si on constate des débuts de reconstruction - comme celle, emblématique, d’une ligne de chemin de fer le long d’une portion non navigable du fleuve - qui permettent de songer à nouveau à l’avenir.

Le tournage a été rendu encore plus difficile par un choix initial intrépide : filmer en haute définition, autrement dit à rebours de la mode du numérique léger, avec un matériel lourd et délicat à transporter, peu discret de surcroît. Ce que l’esthétique et l’hommage au fleuve y ont gagné s’est payé évidemment en difficultés supplémentaires. Mais Thierry Michel n’entendait pas céder sur l’ampleur de son projet. Il pouvait se le permettre à la fois parce qu’il est depuis le début des années 1990 un documentariste reconnu et respecté et parce que ses producteurs savaient pouvoir lui faire confiance en tant que « spécialiste » du Congo.

Homme d’images depuis toujours, mais se voulant aussi homme d’action, le cinéaste belge de 53 ans, originaire - un hasard qui fait bien les choses ? - d’une région minière surnommée « le pays noir », a toujours privilégié les sujets politiques et sociaux et vite donné une dimension internationale à ses centres d’intérêt. Après avoir travaillé comme reporter pour la télévision, il a un temps réalisé en alternance pour le petit comme pour le grand écran œuvres de fiction (notamment Issue de secours, un long-métrage tourné au Maroc en 1987) et documentaires avant de choisir de privilégier la confrontation avec le « réel ». Bien qu’ayant réalisé des films marquants dans d’autres régions, notamment en Somalie (L’Humanitaire s’en va-t-en guerre, 1994) ou très récemment dans l’Iran des ayatollahs (Iran, Sous le voile des apparences, 2003), il s’est surtout fait connaître par une série de trois longs-métrages sur ce qui était encore le Zaïre. Il décrit en 1990 la situation politique tragique du pays dans Le Cycle du serpent, croque en 1995 Les Derniers Colons, ces Blancs qui ont tenté de perpétuer leur présence après l’indépendance, analyse et ridiculise en 1999 l’ivresse du pouvoir dans Mobutu, roi du Zaïre, un récit de l’ascension et de la chute du maréchal-président qui sera un succès international.

Après s’être ainsi interrogé sur diverses facettes de l’histoire du Congo depuis un siècle, il pouvait enfin s’attaquer à un projet de très grande ampleur, une sorte de film total sur le pays. Ce sera Congo River, qui prend la forme d’un carnet de voyage, au plus près de la population, dans l’espace, mais aussi, à l’horizon d’un siècle, dans le temps - la recherche des images d’archives, même si elles n’occupent qu’une place limitée au final, a pris sept mois, autant que le tournage proprement dit. C’est cependant avant tout un film parabole, sur la force d’un fleuve et sa capacité de régénération permanente, un fleuve qui, malgré toutes les vicissitudes, continue à structurer la vie du pays et des hommes qui l’habitent, à leur inventer un avenir. Avec une telle ambition, on prend sans doute le risque de décevoir parfois : aucun des sujets traités ou des rencontres auxquelles le spectateur est convié ne peut être mené bien loin dans le cadre d’une œuvre si foisonnante et forcément limitée dans sa durée - un film de moins de deux heures monté à partir de cent trente-cinq heures d’images tournées et vingt-cinq heures d’images d’archives.

Il a fallu faire des choix draconiens. Selon quels critères ? Thierry Michel s’en explique au passage en évoquant pour Jeune Afrique pourquoi et comment il a « construit », aussi bien dans son esprit que sur le terrain, pendant le tournage, ce documentaire qui est surtout un film très personnel.

Jeune Afrique : Comment vous est venue l’idée de faire un tel film sur le fleuve Congo ?

Thierry Michel : C’est une idée que j’ai mûrie au fil de mes aventures africaines. Et de ma carrière cinématographique. Il y a quelques années, j’ai tourné Les Derniers Colons, qui voulait déjà proposer un portrait du Congo, mais seulement à travers la situation des Blancs, qui y vivaient encore, et leurs rapports avec les Noirs. Auparavant, j’avais réalisé Le Cycle du serpent, qui brossait le portrait du régime mobutiste à travers la toile d’araignée que le dictateur avait tissée. À cette époque, j’avais déjà le projet d’aller à l’intérieur du pays pour essayer de comprendre ce qu’est véritablement l’Afrique, dans ses régions les plus reculées, dans sa profondeur, avec sa complexité, son mystère. Mais alors j’ai été arrêté, incarcéré et expulsé du pays, ce qui m’a empêché d’y retourner pendant longtemps. Lorsque j’ai pu revenir travailler au Congo, la chute du maréchal m’a naturellement conduit à réaliser en priorité un grand film sur Mobutu - Mobutu, roi du Zaïre -, où je faisais une synthèse de quarante années d’histoire à travers la personnalité de son dictateur. Mais cette envie de comprendre ce qui se passait au fin fond de l’Afrique, dans ces régions où l’on ne va jamais, ne m’avait pas quitté. Et puis, après le personnage de Mobutu, il me fallait trouver un sujet qui aille au-delà de ce que j’avais fait jusqu’alors sur le Congo. C’est pourquoi j’ai pensé au fleuve comme à un nouveau personnage, d’autant que j’aime faire des films qui ont une valeur métaphorique, intemporelle même, et qui questionnent l’homme au-delà des contingences de l’actualité. J’ai pensé que pour comprendre ce pays il fallait remonter le fleuve. Vous remarquerez que son bassin épouse parfaitement la géographie du Congo, et il est rare que le découpage colonial soit aussi cohérent. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles le pays a conservé son unité malgré toutes les tentatives sécessionnistes qu’il a connues depuis l’indépendance. C’est aussi pour cela que le fleuve est devenu mythologique, traversant et transcendant l’histoire des hommes.

Le titre de votre documentaire s’inspire de l’œuvre la plus célèbre de Conrad. Est-ce que son influence s’étend sur l’ensemble du film ?

J’ai relu Conrad en faisant ce film. Mais Conrad a évoqué un autre temps, celui de l’horreur coloniale. En embarquant sur le fleuve, je n’avais pas pour ma part le sentiment de partir « au cœur des ténèbres ». J’avais plutôt l’impression de vivre un moment charnière de l’histoire du Congo. J’ai été le témoin, avant le début du tournage, de la réouverture du fleuve à Kisangani en août 2003, après quatre années de guerre. C’était d’une importance capitale. Dans ce pays, où les routes sont à l’abandon et les voies de chemin de fer reprises par la forêt, le fleuve reste le principal moyen de communication. C’est pourquoi sa fermeture a été si dramatique. Les trois quarts du pays subissaient un enclavement de fait. J’arrivais donc pour assister à une renaissance.

S’agit-il moins d’un film sur le fleuve que d’un film sur le Congo et le peuple congolais à travers le fleuve aujourd’hui ? Ne vous en êtes-vous pas servi comme d’un prétexte ?

Non, je ne le pense pas. Ce serait dommage de le considérer comme cela. Je pense que le fleuve purifie et qu’il a une temporalité. D’ailleurs il y a beaucoup de vie sur le fleuve. Plus d’une heure de mon film, plus de la moitié, est consacrée à sa remontée en barge : on vit là au sein d’un véritable village flottant, une communauté humaine, avec son chef - le commandant de bord - qui protège son groupe et qui évite les écueils, nombreux, lors de la navigation. Il y a là de quoi nous renvoyer à toute l’histoire de l’Afrique. Il y a les morts, les tragédies, les orages, les tumultes, la fête... Et puis, il y a le fleuve en tant que tel, qui revient de manière lancinante, qui s’impose par sa beauté, par sa majesté, par sa dimension cosmogonique, face à la petitesse et à la vanité des hommes. Les régimes passent et le fleuve reste, immuable, témoin privilégié de l’histoire du pays et du destin des hommes qui vivent sur ses rives.

En nous conduisant de l’embouchure à la source, le documentaire commence et se termine en présence de chefs coutumiers. C’était important pour vous ?

Oui, c’est un retour aux origines, avec l’histoire du serpent qui explique la genèse du fleuve au début, et les incantations rituelles à la fin du voyage. Avec, dans les deux cas, l’obligation de boire l’eau de l’océan et de la source. Nous avons tenu, avec les autorités coutumières, à respecter les traditions et, d’ailleurs, même si je ne crois pas à la pensée magique, cela nous a porté chance. Nous n’avons pas eu d’accident, le matériel a résisté. Les gens avec lesquels nous avons voyagé nous ont accueillis de manière chaleureuse. Les seuls désagréments qui se sont manifestés, ce sont les rackets ou les tentatives de racket de la part de ceux qui portent un uniforme ou détiennent une parcelle de pouvoir. En revanche, aucun problème avec la population. Il faut dire que, ayant réalisé Mobutu, roi du Zaïre, j’avais un gri-gri fabuleux. Nous le projetions, sur l’écran de mon ordinateur portable, lors des escales, et tout le monde appréciait. La réputation du film nous a permis aussi d’obtenir les autorisations administratives nécessaires, une quinzaine au total (sûreté militaire, forces navales et terrestres, ministère de l’Intérieur, de la Justice, de l’Information, des Mines, etc.). Le film sur Mobutu que nous présentions aux gens que nous rencontrions comme si nous faisions du cinéma ambulant était reçu comme un cadeau, comme une offrande de la connaissance de l’histoire, permettant une réappropriation de ses images, de son identité, de son histoire par la population.

Votre film sur le fleuve va-t-il être présenté largement au Congo ?

Bien sûr, et pas seulement à Kinshasa ou Kisangani. On envisage de lui faire refaire le voyage, d’embarquer sur la partie navigable du fleuve et de s’arrêter à chaque étape pour le projeter. Car, hélas ! il n’existe plus aujourd’hui de cinémas dans le pays. Pas une seule salle.

Certains jugeront votre film très dur pour le Congo. Au moins autant que vos films précédents. Pourtant, à la différence de ces derniers, il ne remet pas en cause le régime...

C’est vrai que ce film est dur et sans concessions. C’est un miroir, donc un portrait sans complaisance. Mais, effectivement, je ne parle pas directement du régime cette fois. Ce film touche plus à l’âme, à une résurgence de l’irrationnel, de la dimension religieuse, à la mémoire, au questionnement sur l’héritage colonial.

Le scénario d’avant-tournage a-t-il été suivi de bout en bout ou vous êtes-vous laissé surprendre ?

Même si on l’avait beaucoup préparé, notamment en cherchant à l’avance sur quelles personnes s’appuyer dans chaque province, j’ai découvert plein de choses pendant le tournage. On ne savait pas quelles situations on rencontrerait. Comment imaginer à l’avance un drame tel qu’une barge faisant naufrage sur le fleuve ? Comment savoir s’il faudrait cinq semaines ou trois mois pour remonter jusqu’à Kisangani ? Quand j’ai présenté mon projet à des producteurs, on m’a dit que c’était une histoire de fous, que le film était irréalisable, que le fleuve n’était pas praticable, que le pays était balkanisé... J’avais surtout peur des problèmes logistiques. Finalement, on s’en est bien tirés. Nous avons tout de même pu filmer durant plusieurs mois en haute définition avec tout le matériel que cela nécessite. Pour rendre hommage au fleuve, nous voulions ramener de belles images. Pour cela, nous nous sommes déplacés en barge, en vedette, en baleinière, en pirogue, mais aussi en moto, en vélo, en 4x4, en avion. On a même fait des prises d’hélicoptère. Bref, on a utilisé tous les moyens possibles.

Vous vous êtes autorisé quelques détours...

Oui, notamment par Gbadolite, où se trouvent les ruines du palais de Mobutu. Il faut dire que les fantômes de Lumumba et de Mobutu planent sur le fleuve. Et j’ai choisi de privilégier le cinéma par rapport à la géographie, de servir d’abord la dramaturgie.

Pourquoi avoir choisi de remonter vers la source plutôt que de descendre vers l’embouchure ?

Il fallait trouver un rythme tout en conservant l’esprit de quête, du cheminement. Quand on explore un territoire, on le découvre en partant de l’embouchure, on remonte le cours d’eau, en allant au plus loin, au plus profond de ce qu’on ne connaît pas. Ma démarche consistait vraiment à aller de ce que je connaissais le mieux vers des choses plus lointaines, plus oubliées, plus mystérieuses. Parfois vers l’horreur aussi. Bien que dans le film, si on est souvent dans la tragédie, on n’est jamais dans la tristesse.

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• > Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains à Bruxelles: programme

Afrique taille XL, Festival des Cinémas Africains, verra sa deuxième édition se dérouler à Bruxelles du 19 au 22 avriul 2006.

La programmation, outre son choix de films récents d'auteurs originaires des quatre coins de l'Afrique, propose deux thématiques: "AfriCannes", une rétrospective de 6 films africains sélectionnés au Festival de Cannes, et "Goûter au réel", un focus sur le cinéma documentaire.

Voici l'intégralité des productions et coproductions francophones programmées:

Courts métrages

- Cousines, Lyes Salem, Algérie
- La Vitrine, Mohamed Ahed Bensouda, Maroc
- Le Crapaud chez ses beaux-parents, Jean-Michel Kibushi, RD Congo/ Belgique
- Aujourd’hui 30 novembre, Mahmood Soliman, Egypte
- L’Evangile du Cochon Créole, Michelange Quay, Haïti/ France
- Monsieur Etienne, Yann Chayia, Martinique
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso/ France
- Loin des yeux, Ismaël Saïdi, Maroc/ Belgique
- Pourquoi ?, Sokhna Amar, Sénégal
- Bè Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée
- Africains Poids Moyens, Daniel Cattier, Belgique
- Aligato, Maka Sidibé, France
- Amal, Ali Benkirane, Maroc/ France
- Absurde, Ismaël Saïdi, Maroc/ Belgique
- The Sky in Her Eyes, Ouida Smit et ?, Afrique du Sud/ France
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, France
- Afrique années 60, Félicité Wouassi, Cameroun/ France
- Devant Elle, Angela Terrail, France
- Baobab, Laurence Attali, France/ Sénégal
- Balcon Atlantico, Mohamed Chrif Tribak et Hicham Falah, Maroc
- Kabamba, Nolda Massamba et Mxwell Cadevall, France
- Keba, Bwana Kinch, Belgique


Longs métrages: AfriCannes
- Po Di Sangui, Flora Gomes, Guinée Bissau
- Tilaï, Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso
- Heremakono, Abderrahmane Sissako, Mauritanie
- Yeleen, Souleymane Cisé, Mali
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal
- Hyènes, Djibril Diop Mambety, Sénégal

Lons métrages
- Les Habits Neufs du Gouverneur, Mweze Ngangura, RD Congo/ Belgique
- Fools, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- La Vie sur terre, Abderrahmane Sissako, Mauritanie/ France
- Mahaléo, Raymond Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar/ France
- Barbecue Pejo, Jean Odoutan, Bénin
- Code Phenix, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Tasuma, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc
- Sometimes in April, Raoul Peck, Haïti/ Rwanda/ USA
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Les Saignantes, Jean-Pierre Bekolo, Cameroun
- Delwende, S. Pierre Yameogo, Burkina Faso
- Taafe Fanga, Adama Drabo, Mali

Goûter au réel: Documentaires
- Kinshasa, Ville de mon enfance, Adamo Kiangebeni, RD Congo/ Belgique
- Mayasi, taximan à Kinshasa, Guy Bonamyana-Zandu, RD Congo
- Matonge, Patoma Gboya, Pulusu Homban, Djo Munga, Belgique
- Arlit, deuxième Paris, Idrissous Mora Kpaï, Bénin
- Hun, Arnaud Zohou, France/ Bénin
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno, Cameroun
- Kalala, Mahamat Saleh Harou, Tchad
- Afrique, la parole essentielle, Ibrahima Sarr, Sénégal
- Sorcière, la vie !, Monique Phoba, RD Congo
- La Fille du Grand Monsieur, Georges Kamanayo, Rwanda
- Nous sommes nombreuses, Moussa Toure, Sénégal
- Les Maux de la faim, Jihan El Tahri, Egypte
- Tankafatra, Hery Rasolo, Madagascar
- Gardiens de la mémoire, Eric Kabera, Rwanda
- 5 x 5, Moussa Touré, Sénégal
- Le Mariage d’Alex, Jean-Marie Téno, Cameroun
- Village Nomade, Mahaman Souleymane, Niger
- Rue de la paix, Olivier Malvoisin, Belgique

PLus d'infos sur www.afriquetaillexl.com


• > Afrika Film Festival de Leuven: programme

Le AfriKa Film Festival de Leuven se tidnra du 21 avril au 6 mai 2006. En plus de sa programmation, il proposera de nombreux événements, dont des rencontres sur l'audiovisuel en RD Congo, ou encore en Afrique du Sud. Voici le productions francophones sélectionnées:

- Africains Poids Moyens, Daniel Cattier, Belgique (CM)
- Au-delà de la peine, Oswalde Levat, Cameroun (Doc)
- Auguy, Djo Munga, RD Congo (CM)
- Au nom de mon peère,Mweze Ngangura, RD Congo (Doc)
- Bamako Sigi Kan, Manthia Diawara, Mali (Doc)
- Bul Deconne!, Massaer Dieng, Marc Picavez, Sénégal (LM)
- Camp de Thiaroye, Sembène Ousmane, Sénégal (LM)
- Congo River, Thierry Michel, Belgique (Doc)
- Le Congo, quel cinéma?, Guy Bamanyama-Zandu, RD Congo (Doc)
- Darwin's Nightmare, Hubert Sauper, Autriche/ France/ Belgique (Doc)
- Delwende, S. Pierre Yameogo, Burkina Faso (LM)
- Devant Elle, Angela Terrail (CM)
- Et si Latif avait raison, Jo Gaye Ramaka, Sénégal (Doc)
- Goma, capitale du cinéma?, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ Ouganda (Doc)
- Graines de pissenlit, Aye TYanaka, Japon/ Belgique (Doc)
- Ha!, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ Ouganda (CM)
- Horizon en transition, Djo Munga, RD Congo (Doc)
- Kinshasa, ville de mon enfance, Adamo Kiangebeni, RD Congo/ Belgique (Doc)
- La Danse de Jupiter, Florent de la Tullaye, France (Doc)
- La Fille du Grand Monsieur, Geroges Kamanayo, Rwanda/ Belgique (Doc)
- La Petite Vendeuse de Soleil, Djibril Diop Mambety, Sénégal (CM)
- L'Ami y'a bon, Rachid Bouchareb, Algérie/ France (CM)
- La Mémoire du Congo en péril, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo (Doc)
- La Vertu, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo (CM)
- Le Cinéma Africain, François Kotlarski, France (Doc)
- Le Crapaud chez ses beaux-parents, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM)
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc (LM)
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Téno , Cameroun (Doc)
- Les Palabres de Mboloko, Alexander Van Den Heuvel et Roger Jamar, Belgique (Doc)
- Madame Brouette, Moussa Sène Absa, Sénégal (LM)
- Mad-ia, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ Ouganda (Doc)
- Mahaleo, Raymond Rajaonarivelo et Cesar Paes, Madagascar (Doc)
- Maisha ni Karata. La vie est un jeu de cartes, Philippe de Pierpont, Belgique/ Burundi (Doc)
- Marrock, Laila Marrakchi, Maroc (LM)
- Mayasi, taximan à Kinshasa, Guy Bomanyama-Zandu, RD Congo (Doc)
- Moolaade, Sembène OUsmane, Sénégal (LM)
- Mouka, Adama Roamba, Burkina Faso (CM)
- Mbwana Mboka, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM)
- No Comment, Adamo Kiangebeni, RD Congo/ Belgique (Doc)
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, France (Doc)
- Pièces d'identités, Mweze Ngangura, RD Congo (LM)
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi, RD Congo (CM)
- Qui est l'ennemi?, Maxwell Cadevall, Cameroun (CM)
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso (CM)
- Safi, la petite mère, Raso Ganemtore, Burkina Faso (CM)
- Sisters in Law, Kim Longinotto, Florence Ayisi, UK/ Cameroun (Doc)
- Sorcière, la vie!, Monique Phoba, RD Congo (Doc)
- Survie: les enfants des rues de Lumumbashi, Patrick Kambala & Josue Mawamabha, RD Congo (Doc)
- Threatened Fate, Petna Ndaliko Katondolo, RD Congo/ OUganda (Doc)
- Through My Eyes, Kavilu Matu, Kenya/ Rwanda (Doc)
- UN amour pendant la guerre, Oswalde Levat, Cameroun (Doc)
- Visa, la dictée, Ibrahim Letaïef, Tunisie (CM)
- Voyage à Ouga, Camille Mouyeke, Congo Brazza (LM)
- Zaïna, cavalière de l'Atlas, Bourlem Guerdjou, France/ Maroc (LM)

L'intégralité de la programmation sur le site: www.afrikafilfestival.be


• > Les Etats Généraux du Cinéma Noir: Festival Images d’ailleurs

Pour fêter ses quinze ans, le cinéma IMAGES D’AILLEURS organise du 28 avril au 7 mai un grand festival intitulé Les Etats généraux du cinéma noir : une programmation exceptionnelle de films et de rencontres riches en couleurs!

Outre des films africains, ce festival englobera toutes les sensibilités cinématographiques noires notamment présentes aux Etats-Unis et au Brésil mais aussi au Maghreb et dans les Caraïbes.

Une sélection de films cultes tels que ceux de Djibril Diop Mambetty, Oumarou Ganda, Euzhan Palcy, Spike Lee et bien d’autres, sera proposée chaque jour au public.

Parallèlement, un regard sera porté sur la création contemporaine et la volonté des jeunes réalisateurs de réécrire l’Histoire du peuple noir.

Des rencontres autour de quatre tables rondes enrichiront les réflexions sur l’apport du cinéma noir. Une exposition exceptionnelle réunissant plusieurs peintrres de cultures noires habilleront les murs du festival.

Programme:
- L’Assassinat de Félix Moumié, l’Afrique sous contrôle, Frank Garbely, Cameroun, Suisse, 2006
- Bal poussière, Henri Duparc, Côte d'Ivoire, Fiction, 1988
- Beauté Grandeur Nature, Sanvi Panou, Bénin, Documentaire, 2006
- Les Couilles de l’éléphant, Henri-Joseph Koumba Bididi, Gabon, Fiction, 2001
- Devoir de mémoire (suivi de Noirs dans les camps nazis), Documentaire de Cheick Tidjane Ndiaye, Sénégal, vidéo
- L’Exilé, Oumarou Ganda, Niger, Fiction, 1980
- Heremakono, Abderrahmane Sissako, Mauritanie, Fiction, 2002
- Macadam Tribu, Zéka Laplaine, RD Congo, Fiction, 1996
- Le Mandat, Sembène Ousmane, Sénégal, Fiction, 1968
- La Noire de…, Sembène Ousmane, Sénégal, Fiction, 1966
- Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, Côte d’Ivoire, Documentaire, 2005
- Parole sans paroles, Idrissa Diabaté, Côte d’Ivoire, Documentaire, 2006
- Les Petits soldats, François Margolin, Libéria, France, Documentaire, 2004
- Le Prix du pardon, Mansour Sora Wade, Sénégal, Fiction, 2001
- La Reconnaissance, Didier Bergounhoux et Claude Hivernon, Burkina Faso, France,
Documentaire, 2005
- Rue Princesse, Henri Duparc, Côte d'Ivoire, Fiction, 1993
- Saïtane, Oumarou Ganda, Niger, Fiction, 1972
- Sia, le Rêve du Python, Dani Kouyaté, Burkina-Faso, Fiction, 2001
- Siraba, la grande voie, Issa Traoré de Brahima, Burkina Faso, Fiction, 2001
- Tasuma, le feu, Daniel Kollo Sanou, Burkina-Faso, Fiction, 2003
- Tilaï, Idrissa Ouedraogo, Burkina-Faso, Fiction, 1990
- Wariko, Fadika Kramo Lancine, Côte d'Ivoire, Fiction, 1993
- Zaïre, le cycle du serpent, Thierry Michel, Zaïre, Belgique, Documentaire
- Biguine, Guy Deslauriers, Martinique, Fiction, 2003
- Haïti, la fin des chimères, Charles Najman, Haïti, France, Documentaire, 2004
- Haitian Corner, Raoul Peck, Haïti, Fiction, 1987
- Lumumba, Raoul Peck , Haïti, Fiction, 2000
- Le Passage du Milieu, Guy Deslauriers, Martinique, Fiction, 1999
- Royal Bonbon, Charles Najman, Haïti, France, Fiction, 2001
- Le Sang du flamboyant, François Migeat, Martinique, Fiction, 1980
- Sucre amer, Christian Lara, Guadeloupe, Fiction, 1997
- Tet Grenne, Christian Grandman, Guadeloupe, Fiction, 2003
- Une Saison blanche et sècheEuzhan Palcy, Martinique, Etats-Unis, Fiction, 1989
- L’Afrance, Alain Gomis, France, Fiction, 2001
- Afrique sur Seine, Paulin Vieyra et Mamadou Sarr, Sénégal, Fiction
- La Faute à Voltaire, Abdellatif Kechiche, France, Fiction, 2001
- Paris Couleurs, Pascal Blanchard et Eric Deroo, France, Documentaire, 2005
- Wesh Wesh, Qu’est-ce-qui se passe ?, Rabah Ameur-Zaïmeche, France, Fiction, 2001
- Zoos humains, ascal Blanchard et Eric Deroo, France, Documentaire, 2003
- La Bataille d’Alger, Gilles Pontecorvo, Algérie, Fiction, 1965
- Bedwin Hacker, Nadia El Fani, Tunisie, Fiction, 2002
- Le Destin, Youssef Chahine, Egypte, Fiction, 1997
- Un Eté à la goulette, Férid Boughedir, Tunisie, Fiction, 1995
- Le Grand jeu, Malek Bensmaïl, Algérie, Documentaire, 2004
- Little Senegal, Rachid Bouchareb, Algérie, Fiction, 2000
- La Saison des hommes, Moufida Tlatli, Tunisie, Fiction, 2000
- Réveil, Mohamed Zineddaine, Maroc, Fiction, 2004

Courts métrages:
- La Trilogie des amours, Laurence Attali, 1999-2004, Sénégal
- Pressions, Sanvi Panou, 1999, Bénin, France
- L’Autre mal, Tahirou Tasséré Ouedraogo, 2004, Burkina-Faso
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi Ndjate Wooto, 2004, RD Congo, animation
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, 2004 Côte d’Ivoire, France
- L’Anniversaire, Owell Brown, Côte d’Ivoire, 2005
- Be Kunko, Cheick Fantamady Camara, 2002, Guinée
- Judas, Nicolas Bary, France, 2005
- Lunettes noires, Owell Brown, Côte d’Ivoire, 1997
- Monsieur Etienne, Yann Chayia, Martinique, 2005
- Trafik d’info, Jeanluk Stanislas, Guadeloupe, 2005

Mais aussi, un zoom sur le cinéma noirs américains et brésiliens, un hommage à Djibril Diop Mambety, des séances jeune public...

festival-imagesdailleurs@wanadoo.f


• > Festival du Court Métrage de Bruxelles: programme

Le Festival du Court Métrage de Bruxelles se tiendra du 28 avril au 7 mai 2006. Le jury sera composé de Karin Albou, Carlo Ferrante, Frédéric Jannin, Martin Laroche et Chantal Lauby. Au programme: Une compétition nationale, une internationale, un "Voyage en Italie", de nombreuses autres programmations thématiques, un concours de scénario, un espace "pro", etc.

Voici les films francophones sélectionnés dans la compétition internationale:

- 00h17, Xavier de Choudens, France
- A 639.BABA, Andras György Dési & Gabor Moray, Hongrie
- A bras le corps, Katell Quillevere, France
- Be Quiet, Sameh Zoabi, France
- Belle enfin possible, Régis Roinsard, France
- Bhai-bhai, Olivier Klein, France
- Big Girl, Renula Jeyapalan, Canada
- Butterflies, Max Jacoby, Luxembourg
- Comme un air…, Yohann Gloaguen, France
- Die Burg, Simon Jaquemet, Suisse
- Diving, Robert Vukajlo, Bulgarie
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France
- En Fanfare, Véronique Jadin, Belgique
- Flesh, Edouard Sallier, France
- Kitchen, Alice Winocour, France
- La multi ani, Marian Crisan, Roumanie
- La petite flamme, Elisabeth Marre & Olivier Pont, France
- Le Généraliste, Damien Chemin, Belgique
- Le génie de la boite de raviolis, Claude Barras, Suisse
- Matar El Tiempu, Santos Hévia, Belgique
- Melodramat, Filip Marczewski, Pologne
- Mon dernier rôle, Olivier Ayache-Vidal, France
- Prisera, Michaela Ostadalova, Slovaquie

Le reste de la programmation sur le site: www.courtmetrage.be


• > Visions du réel: programme

Le festival suisse de cinémas documentaires Vision du réel se tiendra à Nyon du 24 au 30 avril 2006. Le festival consacrera deux ateliers aux réalisateurs Rithy Panh et Avi Mograbi, organisera des sessions de pitching, et propose, comme chaque année, le Doc Outlook International Film Market.

Voici les productions francophones sélectionnées:

Compétition internationale
- Exile Family Movie, Arash, Autriche/ Iran 2006, 90'
- ascination, Mike Hoolboom, Canada 2006, 80'
- Gilles Carle ou l'indomptable imaginaire, Charles Binamé, Canada 2005, 52'
- L'image à paroles, Michel Favre, Suisse/ Brésil, 2006, 90'
- La vie est une goutte suspendue, Hormuz Key, France/Iran 2006, 84'
- Le Paradis d'Arthur, Luc Beauchamp, Canada 2006, 50', PM
Mein Freund der Mörder, Peter Fleischmann, Germany 2006, 90'
- Un été silencieux, Stéphane Breton, France 2005, 52'
- Views of a Retired Night Porter, Andreas Horvath, Autriche 2006, 35'

Regards Neufs
- A Carp jumps in his mind, Christelle Lheureux, France 2005, 33'
- Battles of Troy, Krassimir Terziev, Bulgarie/ Suisse 2005, 51'
- Begin Began Begun, Sarah Vanagt, Belgique 2005, 38'
- City Walls - My own private Tehran, Afsar Sonia Shaafie, Suisse /Iran 2006, 85'
- Dehors, Mathilde Mignon, France 2005, 59'
- Don Raoul, Hervé Misserey, Canada 2005, 71'
- Du soleil en hiver, Samuel Collardey, France 2005, 17'
- Hokkaido - Le chemin de la mer du nord, Samantha Granger, Suisse 2005, 36'
- Kononga, Christophe Cupelin, Suisse 2006, 30'
- La chamelle blanche, Xavier Christiaens, Belgique 2006, 52'
- Quelques miettes pour les oiseaux, Nassim Amaouche, France 2005, 28'
- Rwanda, les collines parlent, Bernard Bellefroid, Belgiuque 2005, 50'
- Terminator, la dernière bataille, Katia Jarjoura, Liban/ France 2006, 94'
- Wintersong - A Film on Dakota Suite, Benny Jaberg, Pascal Hofmann, Suisse 2005, 51'

Tendances
- Angelmakers, Astrid Bussink, Ecosse/ Hongrie 2005, 34'
- Arafat, mon frère, Rashid Masharawi, France/ Palestine/ Canada 2005, 52'
- Businessman, Stanislaw Mucha, Allemagne/ Pologne 2005, 30'
- Citadel, Atom Egoyan, Canada 2006, 93',
- From a Night Porter's Point of View, Krzysztof Kieslowski, Pologne 1977, 17'
- Hors les murs, Alexandre Leborgne, Pierre Barougier, France 2005, 82'
- Il fare politica, Hugues Le Paige, Belgique/ France/ Italie 2005, 86'
- Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, Sophie Bruneau, Marc-Antoine Roudil,
Belgique/ France 2005, 80'
- L'irrégularité de la déchirure - Combat, Patrick Carpentier, Belgique 2006, 56'
- Le Filmeur, Alain Cavalier, France 2005, 97'
- Unser Taglich Brot, Nikolaus Geyrhalter, Austriche 2005, 92'
- Windows, Dogs and Horses, Michael Pilz, Austriche 2005, 40'

Investigations
- Killing Time, Annika Gustafson, Canada 2006, 69'
- Le soleil et la mort, Bernard Debord, France 2006, 82'
- Médias contre Tambours, Dominique Berger, Sarah Fautré, Belgique 2005, 52'
- Sans Papiers, Andreas Hoessli, Suisse 2006, 57'
- Source, Martin Marecek, République Tchèque 2005, 75'

Fictions du réel
- Petit Pow! Pow! Noel, Robert Morin, Canada 2005, 91'
- La petite prairie aux bouleaux, Marceline Loridan-Ivens, France 2003, 88'

Le reste de la programmation sur le site du festival: www.visionsdureel.ch


• > Festival Silhouette: appel à candidatures pour les films de courts métrages

1er festival de court métrage parisien en termes de fréquentation, fait honneur, pour sa 5e édition, qui se déroulera du 21 au 27 août 2006 au Parc des Buttes Chaumont, à la Corée du Sud et à la Francophonie.

Fictions, animations, documentaires, films expérimentaux de tous pays se côtoieront tout au long de la semaine. Une soirée sud-coréenne et une soirée francophone sont annoncées au programme, en plus des programmations françaises, européennes et internationales.

Les réalisateurs et producteurs sont invités à inscrire leur court métrage à la compétition 2006 avant le 15 mai 2006 sur www.association-silhouette.com.


• > Panafricana de Rome: palmarès

Le Panafricana de Rome se tenait du 1er au 9 avril 2006. Voici le palmarès et les explications du jury longs métrages.

Composition :
- président : Nouri Bouzid, cinéaste tunisien
- Luciano Sovena, administrateur délégué de l'Istituto Luce
- Olivier Barlet, critique français, Africultures.

Le jury a apprécié la volonté du festival d'offrir au public romain un éventail varié de l'état actuel de la production cinématographique africaine. Il a cependant tenu, comme l'a souligné son président, à privilégier dans ses choix les films qui mobilisent le public et élargissent les limites de l'espace d'expression.

La compétition comportait ainsi un film novateur qui a fait l'unanimité du jury sur la pertinence mais aussi la qualité de cadre et de montage de son écriture non-conventionnelle pour saisir avec une belle empathie un phénomène méconnu de la réalité sud-africaine devenue terre d'immigration et de refuge pour de nombreux Africains de toutes origines depuis le changement politique de 1994. Le jury attribue donc à Khalo Matabane et à sa caméraman Portia Sorinyane le prix de la meilleur contribution artistique pour Conversations on a Sunday afternoon.

A l'opposé dans ses choix artistiques mais frappant par la maîtrise de sa réalisation, un autre film sud-africain fait, malgré un certain manichéisme du scénario, la démonstration qu'un film africain peut convaincre un public international grâce à ses qualités humaines et techniques. Le jury attribue donc à The Flyer de Revel Fox le prix de la meilleure réalisation.

La direction d'acteurs est un exercice délicat mais plus difficile encore est d'incarner un rôle principal dans son propre film. Le jury considère à l'unanimité que dans les films en compétition, un réalisateur le fait avec une magnifique sobriété. Il attribue donc pour son interprétation de Mokhtar dans Mémoire en détention le prix de la meilleur interprétation masculine à Jellali Ferhati.

Les films en compétition ne comportaient pas de rôle de grande composition permettant à une actrice de démontrer toute la valeur de son art. Le jury a donc unanimement décidé d'honorer par le prix de la meilleure interprétation féminine une grande comédienne des cinémas arabes à laquelle il souhaite le plus brillant avenir. Elle joue dans Etat d'amour de Saad Hendawy et il s'agit de Hend Sabri.

Enfin, le jury n'eut aucune hésitation sur le choix de la gazelle d'or. Dans cette compétition, un film en effet nous interpelle tous et sans complaisance et sans faire de cadeau à personne, avec une grande finesse tant de scénario que de mise en scène. Il nous parle avec un vrai langage artistique leur donnant toute leur force des blessures tragiques de l'Histoire et nous dit combien les traumatismes vécus laissent des traces indélébiles dont il faut tenir compte. Parce que ce film est historiquement important pour les temps que nous vivons autant qu'il est émouvant et réussi, le jury attribue la gazelle d'or à Mémoire en détention de Jillali Ferhati.

PLus d'infos sur www.panafricana.it


• > Caravane du cinéma euro-arabe à l'Institut du Monde Arabe: programme

Les cinéastes arabes ont créé un cinéma qui a réussi à s'imposer un peu partout dans le monde ; les coproductions euro-arabes sont devenues le moyen le plus efficace pour contourner les obstacles qui freinent leur créativité à l'intérieur de leurs pays respectifs. Cette programmation – qui s'inscrit dans le cadre de « La Caravane du cinéma euro-arabe » initiée par Euromed audiovisuel II – présente quelques-unes de ces nouvelles coproductions euro-arabes.

Programme:
- Rachida de Yasmina Bachir-Chouikh, Dimanche 2 avril à 15h
- Passion (Bâb al-Maqâm) de Mohamed Malas, Dimanche 2 avril à 17h
- Dans les champs de bataille de Danielle Arbid, Dimanche 9 avril à 15h
- L'Esquive de Abdellatif Kechiche, Dimanche 9 avril à 17h
- 17, Rue Bleue de Chad Chenouga, Dimanche 23 avril à 15h
- Heremakono de Abderrahmane Sissako, Dimanche 23 avril à 17h
- Paradise now de Hany Abu-Assad, Dimanche 30 avril à 15h
- Satin rouge de Raja Amari, Dimanche 30 avril à 17h

Plus d'infos sur le site de l'IMA: www.imarabe.org/


• > Festival du Film des Droits de l'Homme: Palmarès

Le 4ème Festival du Film des Droits de l'Homme s'est achevé la 28 mars dernier par la remise du grand prix du documentaire de création à J'ai serré la main du diable de Peter Raymont (Canada), qui retrace le parcours du général Roméo Dallaire, chef d'état major des troupes de l'ONU lors du génocide rwandais de 1994.

Voici les productions francophones récompensées:
- Prix spécial du jury « Dossiers et grands reportages »: Bori Bana de Luc Damiba et Abdoulaye Dialo (Burkina Faso)
- Grand Prix catégorie « Programmes courts »: L'Ami y'a bon de Rachid Bouchareb (France/ Algérie)
- Prix spécial du jury : Soyons attentifs de Thierry Sebban (France)
- Prix du jury des étudiants d’Ile de France : Lamine la fuite de Samia Chala (France/ Algérie)

www.alliance-cine.org/home.php


• > Festival Cinemafricano de Milan: programme

Le Festival Cinémafricano de Milan se tiendra du 20 au 26 mars 2006.

Voici les productions francophones sélectionnées:

Longs métrages: une fenêtre sur le monde
- Barakat!, Djamila Sahraoui, Algérie/ France
- Dunia, Jocelyne Saab, Egypte/ France/ Liban
- La Petite Jérusalem, Karin Albou, France
- L'Appel des arènes, Cheick N’Diaye, Sénégal/ Burkina Faso

Documentaires: une fenêtre sur le monde
- Melvin the Magnificent, Michael Raeburn, Afrique du Sud/ Zimbabwe/ France
- Le Grand Jeu: Algérie, présidentielle 2004, Malek Bensmail, France/ Algérie

Courts métrages africains
- 1…2…3…Soleil, Imen Nafti, Tunisie
- Amal, Ali Benkirane, Maroc/France
- Beit min lahm, Rami Abdul Jabbar, Egypte
- L'Ami y'a Bon, Rachid Bouchareb, Algérie/ France
- Le TRain, Brahim Fritah, France
- Les Beaux Jours, Meriem Riveill, Tunisie
- R'Da, Mohammed Ahed Bensouda, Maroc
- Tes cheveux noirs Ishan, Tala Hadid, Maroc/ Usa
- Deweneti, Dyana Gaye, Sénégal
- Tsawer, Nejib Belkadhi, Tunisie

Panorama cinéma africain
- Zaïna, cavalière de l'Atlas, Bourlem Guerdjou, Maroc/ France
- La Femme Seule, Brahim Fritah, France
- Douar de femmes, Mohamed Chouikh, Algérie
- Delwende, Pierre Yaméogo, Burkina Faso/ France/ Suisse
- Juanita de Tanger, Farida Benlyazid, Maroc
- Omaret Yacoubian, Marwan Hamed, Egypte
- Ultime Résolution, Eloi Bela N'Dzana, Cameroun

Documentaires africains
- Container, Aline Moens, Belgique/ Maroc
- Ngoyaan, le chant de la séduction, Moussa Sene Absa, Sénégal/ France
- Quelques miettes pour les oiseaux, Nassim Amaouche, Algérie/ Francie/ Belgique
- Sacrées Bouteilles, Fitouri Belhiba, Tunisie
- Mon beau sourire, Angele Diabang Brener, Sénégal
- Des vies en réparation, Ndeye Thiam Daquo, Sénégal
- Lamine la fuite, Samia Chala, France
- Une Fenêtre Ouverte, Khady Sylla, Sénégal

Hors compétition
- By Foot, Key Adam, Allemagne/ Sénégal/ Espagne
- Genesis, Claude Nuridsany et Marie Pérennou, France/ Italie
- Keïta, l'héritage du griot, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Le Genèse, Cheick Oumar Sissoko, Mali
- Black Mic Mac, Thomas Gilou, France
- Le Courage des autres, Christian Richard, France
- Little Sénégal, Rachid Bouchareb, Algérie/ Sénégal/ Usa
- Sotigui Kouyaté, un griot moderne, Mahamat Saleh Haroun, Tchad/ Burkina Faso
- Devant Elle, Angela Terrail, France/ Mozambique
- Saudade à Dakar, Laurence Gavron, France/ Sénégal
- Justice à Agadez, Christian Lelong, France/ Niger
- La Deuxième Femme, Caroline Pochon, France

Plus d'infos sur le site du festival: http://www.festivalcinemaafricano.org ...


• > Panafricana: programmation

Le Festival Panafricana de Rome se tient du 1er au 9 avril 2006.

Voici les productions francophones programmées:

Compétition longs métrages
- L'Appel des Arènes de Cheikh Ndiaye (Sénégal/ France/ Burkina Faso/ Maroc)
- Bab el web de Merzak Allouache (France/ Algérie)
- Bab-Aziz, le Prince qui contemplait son âme de Nacer Khemir (France/ Tunisie/ Iran)
- Etat d'amour de Saad Hendawy (Egypte)
- Mémoire en détention de Jillali Ferhati (Maroc)

Compéttion documentaire
- A la recherche de l'émir Abd El-Kader de Mohamed Latrèche (France/ Algérie)
- Des vies en réparation de Ndeye Thiam Daquo (Sénégal)
- la Fille du Grand Monsieur de Georges Kamanayo Gengoux (Belgique/ Rwanda)
- Ngoyaan... et autres chants de séduction de Moussa Sene Absa (France/ Sénégal)
- No Comment de Adamo Kiangebeni (Belgique/ RD Congo)
- Tankafatra de Hery A. Rasolo (Madagascar)
- de Mariam Abou Ouf (Egypte)

Courts métrages
- Monsieur Etiennes de Yann Chayia (Martinique, 2005, 22’, 35 mm, avant-première italienne)
- On a Monday de Tamer El Said (Egypte)
- Tsawer de Nejib Belkadhi (Tunisie)
- Rencontre en ligne de Adama Roamba (France/ Burkina Faso)
- Be Kunko de Cheikh Fantamady Camara (France/ Guinée)
- L'Evangile du Cochon Créole de Michelange Quay(Haïti)
- La Cinquième Lire de Ahmed Khaled (Egypte)
- Isugi de Jacques Rutabingwa, François L. Woukuache, Odile Gakire Katese (Rwanda)

Hors compétition
- Les Oiseaux du Ciel de Eliane de Latour (France/ Royaume Uni/ Côte d’Ivoire)
- Lili et le Baobab de Chantal Richard (France)
- Barakat! de Djamila Sahraoui (France/ Tunisie)
- la cabine Paradiso de Rachid Kasmi (Maroc)
- de Guy Bomanyama-Zandu (RD Congo)

Plus d'infos sur le site du festival:
www.panafricana.it




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > Doc à Tunis - la voix du regard, Rencontres internationale du film documentaire.

Pari gagné pour la première édition de « Doc à Tunis » comme le titrait en première page La Presse de Tunisie, le 9 avril dernier, jour de clôture de la manifestation qui s’est tenue dans la capitale tunisienne du 5 au 9 avril. « Doc à Tunis » a fait l’effet d’un pavé dans la mare, contre toute attente pour un genre cinématographique réputé difficile. Le festival qui présentait une cinquantaine de films documentaires dans trois salles du centre ville a en effet drainé la foule des grands jours et fait salles combles pour la plupart des séances. L’ampleur de cet impact sur le public a surpris tout le monde y compris les initiateurs de la manifestation, ravis de ce succès bien mérité. D’une salle à l’autre et jusqu’à la Rotonde, point de rencontre et d’information où les discussions d’après séance se prolongeaient tard dans la soirée, on pouvait ressentir l’extraordinaire énergie qui circulait, le brassage d’images et d’idées venues des quatre coins du monde. Les professionnels présents à Tunis l’ont reconnu unanimement, la mayonnaise a bien pris. Un nouveau festival est né, comme une évidence dans l’esprit de Syhem Belkhodja et de l’équipe dynamique et efficace qui l’entoure au sein de l’association Ness el Fen. Une très belle réussite présidée par Frédéric Mitterrand et Rafik Ammar, qui alliait au cinéma la convivialité, la chaleur, le dialogue et le professionnalisme, maîtres mots de cette première manifestation porteuse d’ espoirs.

Après la création des « Rencontres Chorégraphiques de Carthage » qui présenteront leur cinquième édition du 30 avril au 7 mai et cette première édition de « Doc à Tunis », l’association a d’autres projets autour de la musique, de la mode et du design. Une démarche fondée sur la volonté de former le regard du public et des jeunes et surtout aiguiser leur vigilance pour appréhender le monde et sa complexité. Convaincue que toutes les formes d’expression doivent être mises en relation pour se féconder, Syhem Belkhodja, qui est avant tout danseuse et chorégraphe a fait de Ness El Fen, une structure polyvalente, un espace vivant qui conjugue formation, création et diffusion, ouvert à toutes les rencontres artistiques.

Les étudiants de l’EDAC (l’école de cinéma intégrée à l’espace Ness el Fen) et d’autres écoles tunisoises ont pu profiter des leçons de cinéma données par les nombreux cinéastes tunisiens présents et tous ceux, venus d’Iran, d’Algérie, de Palestine, de France, de Suisse, de Belgique ou d’ailleurs qui ont partagé leurs regards. Des échanges riches et fructueux ont eu lieu et nous nous ferons l’écho le mois prochain d’un intéressant débat qui s’est tenu autour des enjeux esthétiques et politiques du documentaire. Point de langue de bois au cours de cette rencontre qui a soulevé toutes les questions fondamentales, de l’écriture au financement sans oublier la diffusion de ces cinémas dits du réel qui font ici et là, parfois, encore peur…

Patricio Guzman l’a dit souvent : « Un pays sans documentaire c’est comme une famille sans photo ». Plusieurs albums de famille se doivent donc de faire la part belle à toute l’équipe de Syhem Belkhodja et Houria Abdelkafi pour leur dynamisme communicatif; Fatime Faye et tous les danseurs qui ont entouré les nombreux invités présents ; Michel Collin pour sa présence efficace depuis Paris ; Tahar Chikhaoui et Kamel Regaya pour la richesse des débats ; Hichem Ben Ammar, Kaouther Ben Hnia et François Niney qui ont mené sur les écrans de Tunis des images fortes qui interrogent toutes nos réalités. Les portes sont ouvertes. Rendez vous à Tunis pour la seconde édition qui se tiendra du 3 au 8 avril 2007.

Carin Leclercq