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Lettre d'information n°41 Mai 2009
 
 
 
 
 
La « Francophonie » est née le 20 mars 1970 avec comme devise « Egalité, Complémentarité, Solidarité ». Ceux qui l’ont créée l’ont toujours pensée comme un espace de coopération entre des pays aux niveaux économiques très contrastés. On note qu’en près de quarante années d’évolutions de ces structures, la dimension linguistique et culturelle est restée au coeur de ce vaste projet.

Aujourd’hui, au centre d’une mondialisation tous les jours plus dévorante qui exige son lot de dynamiques économiques toujours plus performantes, bâtir cette francophonie plurielle et solidaire avec une cinquantaine de pays dont la majorité est au moins bilingue et parfois même, multilingue, est un vrai casse tête. Pourtant, cette diversité culturelle des pays francophones du Nord au Sud, source de créativité et de dialogues essentiels reste un enrichissement quotidien pour tous ceux qui y participent.

Le Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone est né, il y a déjà vingt ans, avec cette volonté de jeter des ponts entre les professionnels, d’informer les uns et les autres, de participer à leur dialogue, à la promotion et à la circulation des productions audiovisuelles, des artistes et des techniciens. S’inscrire dans cette dynamique, contribuer à faire découvrir et se développer sur toutes les scènes internationales la richesse méconnue des œuvres des pays du Sud ou plus largement dirons-nous, des régions à faible capacité de production.

Si par exemple, la pensée africaine est aussi vieille que les peuples africains eux-mêmes, ses expressions qu’elles soient philosophiques ou artistiques ont toujours du mal à trouver leurs auditoires aux quatre coins du monde. A Londres déjà en 1900 au cours du premier congrès panafricain, le sociologue américain William E.B. Du Bois disait: «Le problème du XX ème siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs ». Aujourd’hui, les peuples se métissent un peu plus, s’archipélisent ou se créolisent comme dans le concept du « tout monde » du Martiniquais Edouard Glissant.

Le cinéma mondial a déjà fêté son premier centenaire, les cinémas du Sud fêtent avec le souvenir de leurs indépendances, leur demi-siècle d’existence. Pourtant des statistiques récentes de l’Unesco le disent, en terme de production, le tiercé mondial n’est pas celui que l’on croit. Sur base des chiffres de l’année 2006, c’est Bollywood qui gagne avec plus de 1000 productions, suivi de près par le Nigeria, Nollywood compte en effet à son actif près de 900 films et Hollywood n’en aurait produit que 500. La France, premier pays francophone n’arrive qu’à la 6 ème place avec 200 films produits cette même année. Mais qu’en est-il de la visibilité de ces productions ?

Quant à nous, continuons à chercher les passerelles, en Communauté Française de Belgique et ailleurs. Nous essayerons d’être présent dans les principales manifestations internationales pour vous rendre compte de l’évolution des débats. Notre lettre d’info s’est allégée en 2008 mais continue en 2009 avec le soutien de Wallonie Bruxelles International. Nos dernières éditions des guides « Trait d’Union » sont téléchargeables sur ce site, dans la rubrique « Publications » et dans nos cartons, il y a encore de nombreux projets qui sommeillent.

Et puis comme le disait si bien Lao Tseu : « C’est ce qui manque qui donne la raison d’être »

Carin Leclercq, Déléguée générale du BLCEF

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    Festival International du Film de Cannes 2009: le programme...
    Fespaco 2009: palmarès
    Création de Wallimage-Bruxellimage
    Appel à candidatures: l'Atelier d'expertises, 6ème Forum Francophone de la coproduction


ECHOS-PHONIE
    Bilan 2008 du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique : fin de législature et début de mandat…
    Appel à candidatures - Bourse Producteur cinéma 2009 de la Fondation Jean-Luc Lagardère
    MediMed'09: Appel à projets et productions
    Atelier de projets de la Cinéfondation: la participants
    Décentralisation du concours d'entrée à l'ESAV
    Appel aux jeunes cinéastes: atelier 5 sur 5


COMMISSIONS DE SELECTION
    114ème réunion Eurimages: résultats
    CNC, avance sur recettes: résultats des premières commissions 1er et 2ème collège 2009
    CNC: Images de la diversité, commission de mars 2009
    Aide à la production longs métrages de la SODEC: 1ère commission 2009
    Wallimage: Une 34ème Session d'Investissement très éclectique


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    Colloque "Culture et Création: facteurs de développement"
    Leçon de cinéma des frères Dardenne: Cannes, mardi 19 mai à 14h30
    "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique": rencontre autour d'Haile Gerima
    Rencontre de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel: Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?
    Atelier Grand Nord: les participants 2009
    Présentation d'Europa Cinemas International: dimmanche 17 mai à Cannes
    Premier Forum de coproduction germano-camerounais: appel à projets


VU DANS LA PRESSE
    Entretien avec Charles Mensah, président de la Fepaci, par P. Boureima Salouka pour www.afrik.com
    Entretien avec Frédéric Delcor, Secrétaire Général de la Communauté française de Belgique sur www.cinergie.be
    Mère Bi (La Mère) de Ousmane William Mbaye par Olivier Barlet pour www.africultures.com
    "Bollywood, Nollywood et puis Hollywood" par Jean-Claude Vantroyen pour Le Soir


INFOS FESTIVALS
    Au programme en juin-juillet 2009
    Quinzaine des réalisateurs 2009: programme
    48ème Semaine de la Critique: programme
    5ème Festival des Cinémas Africains: palmarès
    15èmes Visions du réel: palmarès
    Festival Cinémas d'Afrique d'Angers: programme
    25ème Festival Panafricana Vues d'Afrique: palmarès
    19ème Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine de Milan 2009 : palmarès
    Ecrans documentaires: appel à candidatures



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    Appel à candidatures: l'Atelier d'expertises, 6ème Forum Francophone de la coproduction


AFRIQUE
    Fespaco 2009: palmarès
    Décentralisation du concours d'entrée à l'ESAV
    Entretien avec Charles Mensah, président de la Fepaci, par P. Boureima Salouka pour www.afrik.com
    "Bollywood, Nollywood et puis Hollywood" par Jean-Claude Vantroyen pour Le Soir


AMERIQUES
    Aide à la production longs métrages de la SODEC: 1ère commission 2009
    Atelier Grand Nord: les participants 2009
    25ème Festival Panafricana Vues d'Afrique: palmarès


EUROPE
    Festival International du Film de Cannes 2009: le programme...
    Création de Wallimage-Bruxellimage
    Bilan 2008 du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique : fin de législature et début de mandat…
    Appel à candidatures - Bourse Producteur cinéma 2009 de la Fondation Jean-Luc Lagardère
    Atelier de projets de la Cinéfondation: la participants
    Appel aux jeunes cinéastes: atelier 5 sur 5
    114ème réunion Eurimages: résultats
    CNC, avance sur recettes: résultats des premières commissions 1er et 2ème collège 2009
    CNC: Images de la diversité, commission de mars 2009
    Wallimage: Une 34ème Session d'Investissement très éclectique
    Leçon de cinéma des frères Dardenne: Cannes, mardi 19 mai à 14h30
    "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique": rencontre autour d'Haile Gerima
    Rencontre de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel: Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?
    Présentation d'Europa Cinemas International: dimmanche 17 mai à Cannes
    Entretien avec Frédéric Delcor, Secrétaire Général de la Communauté française de Belgique sur www.cinergie.be
    Quinzaine des réalisateurs 2009: programme
    48ème Semaine de la Critique: programme
    5ème Festival des Cinémas Africains: palmarès
    15èmes Visions du réel: palmarès
    Festival Cinémas d'Afrique d'Angers: programme
    19ème Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine de Milan 2009 : palmarès
    Ecrans documentaires: appel à candidatures




EVENEMENT

    FESPACO 2009, VINGTIÈME ÉDITION, QUARANTIÈME ANNIVERSAIRE.
 






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 Categories  
A la une   
  • > Festival International du Film de Cannes 2009: le programme...

Le Festival International du Film de Cannes aura lieu du 13 au 23 mai prochain. Cette grand messe annuelle du cinéma mondial sera l'occasion de découvrir de nombreuses nouveautés francophones, même si l'on notera que le continent africain, y est, comme souvent, bien peu représenté.

Voici les différentes productions francophones reprises en sélection officielle:

Compétition
- A l'origine, Xavier GIANNOLI, France
- Nuit d'ivresse passagère, LOU Ye, Hong-Kong/ France
- Le Ruban Blanc, Michael HANEKE, Allemagne/ Autriche/ France/ Italie
- Enter the Void, Gaspar NOÉ, France/ Allemagne/ Italie
- Kinatay, Brillante MENDOZA, France/ Philippines
- Les Herbes Folles, Alain RESNAIS, France
- Looking for Eric, Ken LOACH, Royaume-Uni/ France/ Italie/ Belgique/ Espagne
- The Time That Remains, Elia SULEIMAN, France/ Belgique/ Italie/ Royaume-Uni
- Un prophète, Jacques AUDIARD, France
- Visage, Taïwan/ France/ Belgique/ Pays-Bas, TSAI Ming-Liang

Un certain regard
- Amintiri din epoca de aur, Ioana URICARU, Hanno HÖFER, Constantin POPESCU, Cristian MUNGIU, Razvan MARCULESCU, Roumanie/ France
- Demain dès l'aube, Denis DERCOURT, France
- Independencia, Raya MARTIN, France/ Philippines/ Allemagne/ Pays-Bas
- Irène, Alain CAVALIER, France
- Le Père de mes Enfants, Mia HANSEN-LØVE, France
Mourir comme un homme, João Pedro RODRIGUES, Portugal/ France
- Policier, Adjectif, Corneliu PORUMBOIU, Roumanie

Hors compétition
- Coco Chanel & Igor Stravinsky, Jan Kounen, France
- L'Armée du Crime, Robert Guedigian, France
- Ne te retourne pas, Marina De Van, France/ Belgique/ Luxembour/ Italie

Séances spéciales
- Cendres et sang, Fanny Ardant, France/ Roumanie/ Portugal
- Jaffa, Keren Yedaya, France/ Israel/ Allemagne
- L'Epine dans le coeur, Michel Gondry, France
- Min Ye (Dis-moi qui tu es<), Souleymane Cissé, Mali/ France

www.festival-cannes.com


• > Fespaco 2009: palmarès

Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Fespaco) a fêté ses 40 ans du 28 février au 7 mars dernier.

Son palmarès a consacré le magnifique Teza du grand réalisateur africain Hailé Gerima, déjà primé à Venise, Carthage et Amiens.

Voici les productions francophones primées par le jury officiel:
Longs Métrages: jury officiel
- Étalon de bronze de Yennenga: Mascarades de Lyes Salem (Algérie)
- Prix Oumarou Ganda (Meilleur Premier Long Métrage) et Prix RFI du public: Le Fauteuil de Missa Hébié (Burkina Faso)
- Prix de la meilleure interprétation féminine: Sana Mouziane actrice du film Les Jardins de Samira de Latif Lahlou (Maroc)
- Prix du meilleur scénario: Mama Keïta pour le film L'Absence de Mama Keïta (Guinée)
- Prix du meilleur son: Mohamed Hassib pour le film Al Ghaba (les Démons du Caire) de Ahmed Atef (Égypte)
- Prix de la meilleure musique: Kamal Kamal pour le film Wadaan Oummahat (Adieu Mères) de Mohamed Ismaïl (Maroc)
- Prix du décor: Abdelkrim Akallach pour le film Wadaan Oummahat (Adieu Mères) de Mohamed Ismaïl (Maroc)
- Prix de la meilleure affiche: Les Feux de Mansaré de Mansour Sora Wade du Sénégal (affiche de Ibrahima Soumaré)
- Prix Union Européenne: Coeur de lion de Boubakar Diallo (Burkina Faso)

Courts métrages: jury officiel
- Poulain d'or: Sektou (Ils se sont tus...) de Khaled Benaïssa (Algérie)
- Poulain d'argent: C'est dimanche de Samir Guesmi (France/ Algérie)
- Poulain de bronze: Waramutsého! (Bonjour !) de Bernard Auguste Kouemo Yanghu (Cameroun)
- Première Mention spéciale: Le poisson noyé (Imout el hout) de Malick Amara (Tunisie)
- Deuxième mention spéciale: La jeune femme et l'instit de Mohamed Nadif (Maroc)

Documentaires: jury officiel
- 1er prix documentaire: Nos lieux interdits de Leila Kilani (Maroc)
- 2ème prix documentaire: Behind the Rainbow de Jihan El-Tahri (Égypte)
- 3ème prix documentaire: Une affaire de Nègres de Osvalde Lewat (Cameroun)

www.fespaco.bf


• > Création de Wallimage-Bruxellimage

La Région bruxelloise a décidé de collaborer avec son homologue wallonne afin de soutenir financièrement le cinéma, ce qui se traduira concrètement par la création d'une ligne spécifique "Wallimage-Bruxellimage" au sein du Fonds Wallimage existant, ont annoncé les deux régions au cours d'une conférence de presse.

L'accord porte sur une durée minimale de 3 ans. Il prévoit, entre autres, que la ligne commune soit alimentée par les 2 régions à hauteur de 1 million d'euros chacune.

Dotée de ces 2 millions d'euros annuels, la ligne - accessible aux francophones et aux néerlandophones - fonctionnera selon les mêmes principes généraux que Wallimage - le fonds créé en février 2001 et dirigé par Philippe Reynaert - mais limitera ses investissements à 200.000 euros par projet.

Par ailleurs, les producteurs déposant un projet à ce nouveau guichet unique devront assurer que l'argent reçu sera entièrement dépensé dans les 2 régions à hauteur d'un minimum de 50% en Région wallonne et de 50% à Bruxelles, avec un minimum absolu de 100.000 euros dans chacune des régions.

"Cette coopération financière évitera les déperditions d'argent et d'énergie", a souligné le ministre-président bruxellois Charles Picqué. "Nous sommes heureux d'avoir trouvé une formule qui permet au secteur et aux Régions d'en sortir gagnants", a-t-il ajouté.

"Le cinéma est un vecteur culturel mais qui génère une très importante activité économique", a pour sa part rappelé le ministre bruxellois de l'Economie, Benoît Cerexhe. Selon ce dernier, le secteur compte quelque 1.300 entreprises dans la région de Bruxelles-Capitale et y représente environ 2.000 emplois directs.

Satisfaction enfin du côté du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, qui a fait part de sa "fierté". "Il vaut mieux faire envie que pitié. Notre volonté désormais, c'est de travailler ensemble et en toute transparence", a-t-il assuré.

La ligne Wallimage-Bruxellimage sera accessible dès le mois de juin, avec un premier budget d'un million d'euros à répartir entre 5 productions au moins. Un autre million sera débloqué à l'automne.

Source: Belga


• > Appel à candidatures: l'Atelier d'expertises, 6ème Forum Francophone de la coproduction

L'Atelier d'expertises: 6ème Forum francophone de la production: Appel à candidatures

Organisé pour la 6ème année consécutive par le FIFF en collaboration avec le BLCEF, cet Atelier d’expertises a trouvé son rythme de croisière, grâce notamment aux quelques perfectionnements décidés l’année dernière : entretiens individuels plus approfondis, exercices de pitch plus importants, et surtout présence des auteurs, aux côtés des producteurs porteurs de projets.

Se déroulant sur 4 jours, le Forum permet à des producteurs francophones, porteurs d'un projet de long métrage de fiction en développement, de bénéficier d'expertises individuelles en matière principalement de production et de réalisation. Comme l'année dernière, les auteurs sont invités à accompagner leur producteur.

Les producteurs participants être ressortissants de l'Espace francophone et présenter un projet :

- dont le scénariste et le réalisateur sont des ressortissants de l'Espace francophone,
- ayant déjà acquis une part de financement en production ou en passe de l'avoir,
- ayant déjà reçu une aide à l'écriture (à préciser dans la fiche d'inscription).

Seuls les dossiers de candidature complets, c'est-à-dire comportant tous les documents mentionnés dans la fiche d'inscription et toutes les annexes, en français, seront pris en considération.

Téléchargez ci-dessous le dossier de candidature, à nous renvoyer avant le 29 juin 2009, au plus tard, par courriel à forumproduction@fiff.be ou par courrier postal au 175, Rue des Brasseurs, 5000 Namur.


Présentation du 6ème Forum [284 Ko]
 



Fiche d'inscription Forum 2009 [40 Ko]
 




Echos-phonie   
  • > Bilan 2008 du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique : fin de législature et début de mandat…

Le mardi 31 mars avait lieu le bilan annuel du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique. Il avait une saveur particulière, puisqu’il s’agissait du dernier bilan de la Ministre de la Culture et de l’Audiovisuel, Fadila Laanan. La profession a souligné avec insistance la longévité du cabinet de Mme Laanan, qui a tenu les 5 ans de la législature du gouvernement, et l’importance de pouvoir compter sur une action ministérielle installée dans la durée, contrairement à ce qui était devenu la norme depuis 1999.

Après un accueil mitigé, et des premières confrontations tendues, le bilan de la législature Laanan propose quelques avancées significatives. On notera que le budget accordé à la Commission de Sélection des Films, organe constituant de la production audiovisuelle en Communauté française, a augmenté de 28% en 5 ans, et devrait prochainement atteindre les 10 millions d’euros (il était en 2008 de 8,9 millions). Cet accroissement du budget a notamment été ventilé sur un renforcement de l’aide à l’écriture, et sur la création d’un fonds d’aide aux films expérimentaux. L’aide à la promotion a également été accrue, à travers le soutien aux festivals, mais aussi aux opérateurs locaux, et particulièrement aux salles Art & Essai. Deux grands complexes ont d’ailleurs vu le jour, ou sont sur le point de le voir. Ainsi, le cinéma Sauvenière à Liège (ouvert en mai dernier), et le projet du Palace à Bruxelles ont bénéficié de près de 10 millions d’euros d’investissement en infrastructures. Avant le transfert de pouvoir en juin prochain, de nombreux chantiers ont été mis en route. Si le projet de Décret offrant une base légale ne sera pas voté d’ici fin juin car il est encore à l’étude au niveau de la Commission Européenne(jusqu’ici, l’attribution des aides était réglementée par des arrêtés royaux), on sait d’ores et déjà que la Commission se verra attribuer en 2009 une enveloppe plus conséquente, que les coproductions avec le Vlaams Audiovisueel Fonds seront encouragées par une aide supplémentaire de 450.000€, et que la diffusion sera au cœur des prochaines actions, notamment avec un bonus accordé pour les sorties en salles des films belges.

Ce bilan était également le premier du nouveau Secrétaire général de la Communauté française de Belgique et Directeur du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel, Frédéric Delcor. Celui-ci a affirmé sa volonté de se battre avec engagement et détermination pour assurer la succession d’Henry Ingberg, qui a marqué avec force les pages de l’histoire récente du cinéma belge. Il a également souligné l’importance pour le CCA d’être un garant de la diversité, que ce soit en termes de format ou de genre.

Parmi les 13 constats dressés devant un parterre bondé de professionnels belges, Frédéric Delcor a insisté sur le rôle de la participation financière du CCA dans les productions francophones majoritaires : cela représente en moyenne 27% des budgets, et c’est en plus, un levier pour obtenir d’autres financements, en Belgique ou à l’étranger. Le revers de la médaille, c’est que le nombre de demandes de soutien a considérablement augmenté, et que le malgré l’augmentation de l’enveloppe, le taux de sélection est inexorablement en baisse. Cela peut avoir des conséquences pour la production des courts métrages et de documentaires, et le nouveau Directeur ajoute qu’il faudra veiller à respecter l’équilibre nécessaire entre courts, longs et documentaires. Autre point abordé, la forte représentation des films belges parmi les films soutenus par Eurimages. Celle-ci pourrait être remise en cause, il faudra donc conserver cette position reflétant le dynamisme des coproductions belges. Il revient d’ailleurs sur la volonté du CCA de développer des accords de coproductions bilatéraux avec de nouveaux territoires.

En conclusion, Frédéric Delcor insiste sur l’importance du système de concertation mis en place avec les professionnels, et la nécessité d’inclure les télévisions dans les réflexions sur la diffusion et la promotion du cinéma. Cette collaboration devrait permettre d’enrichir l’image un peu figée que le public belge se fait du cinéma belge francophone. L’année 2009 sera, pour lui, l’année de la concrétisation des nouvelles ambitions dont s’est doté le CCA.

Source www.cineuropa.org


• > Appel à candidatures - Bourse Producteur cinéma 2009 de la Fondation Jean-Luc Lagardère

Chaque année, depuis 1989, la Fondation Jean-Luc Lagardère attribue des Bourses à de jeunes créateurs dans le domaine de l'écrit, de l'audiovisuel, de la musique et du numérique. Vous avez 30 ans au plus et souhaitez créer une société de production pour produire un film de fiction de long métrage, ou vous souhaitez augmenter le capital de votre société de production de films de court-métrage afin de produire des films de long-métrage...

Postulez à la Bourse Producteur cinéma de la Fondation Jean-Luc Lagardère. Cette bourse de 50.000€ permet chaque année à un jeune producteur de moins de 30 ans de développer un projet de long métrage.

Dossier à renvoyer au plus tard le 12 juin 2009.

www.fondation-jeanluclagardere.co ...


• > MediMed'09: Appel à projets et productions

Medimed'09, le marché professionnel des producteurs euro-méditérranéens lance un appel à projet et productions à remettre le mardi 20 juin 2009. La 10ème édition se tiendra du 9 au 11 octobre 2009.

Il constitue un forum de lancement qui soutient les producteurs indépendants de documentaires de l’Europe et du sud de la Méditerranée ainsi que leurs partenaires commerciaux dans leur recherche de co-financement sur le marché international. Pour les acheteurs, la formule propose un tableau de 25 projets présélectionnés qui sont en développement et en production.

Le MEDIMED s'intéresse principalement aux projets documentaires et factuels à caractère social, culturel et politique. Les producteurs avec des sujets factuels sur le thème de l’histoire, l’environnement et la science étant à la recherche de partenaires supplémentaires seront éligibles pour profiter du format unique du MEDIMED pour promouvoir leurs projets à un parterre d’acheteurs internationaux. Pour être éligible, chaque projet doit avoir un partenaire issu du marché (télédiffuseur) qui viendra co-présenter le projet en cas de sélection.
Sur une période de deux jours, jusqu’à 25 projets en développement ou en début de production seront présentés par leur équipe de production, comprenant leur télédiffuseur, dans une série de présentations de 14 minutes chacune ou bien lors de réunions privées. Chaque année les projets sont présélectionnés par un comité de sélection international et sont choisis parmi des propositions parvenant de la région Euro-Méditerranéenne.

Créneaux de présentation réguliers – Docu Films simples:
- Projets de film unique dans le domaine du documentaire social, culturel ou politique ainsi que les autres sujets hors-fiction.
- Avoir un partenaire issu du marché (télédiffuseur, distributeur) qui viendra co-présenter le projet avec le producteur.
- Avoir le 25% du financement du projet sur place.

En ce qui concerne les Programmes Terminés, les titres proposées doivent être récents (2008 ou 2009) et originaires d’un pays européen ou méditerranéen. Il doit s’agir de documentaires de toutes durées et genres.

Le "III Prix Ahmed Attia pour le Dialogue des Cultures" récompensera avec 1.000,00 euros, le meilleur documentaire produit après avoir été pitché dans les éditions précédentes du marché. Le jury sera composé pour une commission élue par les membres du Bureau de l'APIMED.

Pour plus d'infos: www.medimed.org


• > Atelier de projets de la Cinéfondation: la participants

L'Atelier de projets de la Cinéfondation se tiendra du 15 au 22 mai prochains. Il réunira 15 réalisateurs venus du monde entier venus présenter leurs projets aux partenaires internationaux présents au Marché du Film.

Voici les réalisateurs francophones retenus:
- Atef Hetata pour Oblivion (Egypte), produit par MISR International (Egypte) et 3B Productions (France)
- Bertrand Mandico pour <>L'Homme qui cache la forêt, produit par Parisienne de Production (France) et Essential Film Produktion
- Danielle Arbid pour Chambres d'hôtel, produit par Gaïa Production (France) et Orjouane Productions (Liban)
- Faouzi Bensaïdi pour Death for Sale, produit par Entre chien et loup (Belgique), Liaison Cinématographique (France) et Agora Films (Maroc)
- Malgoska Szumowska pour Sponsoring, produit par Slot Machine, Pandora Films (Allemagne) et Zentropa (Pologne)

http://www.festival-cannes.fr/fr/cinefou ...


• > Décentralisation du concours d'entrée à l'ESAV

L'ESAV Marrakech décentralise son concours d'entrée 2009 dans plusieurs villes d'Afrique: Abidjan, Alger, Bamako, Brazzaville, Conakry, Dakar, Libreville, Lomé, Tananarive, Yaoundé

Le concours d'entrée est gratuit. Il est ouvert du 7 au 11 septembre, à tous les étudiants francophones. La date limite de remise des dossiers d'inscription au concours le 20 Juillet 2009.

http://www.esavmarrakech.com/


• > Appel aux jeunes cinéastes: atelier 5 sur 5

L’Espace DRAGONE lance un appel aux jeunes cinéastes des 5 continents pour relever un défi : réaliser un documentaire en quelques semaines. 5 réalisateurs, 1 par continent, sont sélectionnés et invités à vivre ensemble une résidence en réalisation pendant 5 semaines.

Depuis 2007, un 6ème réalisateur est de la partie. Il est sélectionné dans la partie Nord du pays, il joue « het zesde oog », le 6ème oeil. Le voyage, les frais d’hébergement, la restauration, l’encadrement, les équipes, le matériel de tournage et de montage leurs sont entièrement offerts pour qu’ils réalisent chacun leur  film.

La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 29 mai.

http://www.festival5sur5.be/la-residence ...




Commissions de selection   
  • > 114ème réunion Eurimages: résultats

À l'occasion de la dernière réunion de son comité (du 15 au 17 mars à Paris), le fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a alloué 4.680.000 euros pour soutenir la coproduction de 15 nouveaux longs métrages.

Voici les coproductions francophones concernées:
- The Woman Who Dreamt of a Man - Per Fly (Danemark, Norvège, Suède, Pologne)
- Alois Nebel - Tomas Lunak (République Tchèque, Allemagne – film d'animation)
- Cosa Voglio di Più - Silvio Soldini (Italie, Suisse)
- Aurora - Cristi Puiu (Roumanie, France, Suisse, Allemagne)
- Paradies - Ulrich Seidl (Autriche, Allemagne, France)
- Satte Farben vor Schwarz - Sophie Heldmann (Allemagne, Suisse)
- The Republic of Trees - Alicia Duffy (Irlande, France, Belgique)
- Ici - Angelo Cianci (France, Luxembourg)
- Visszatere - Judith Elek (Hongrie, Roumanie)
- Die Wand - Julian Pölsler (Autriche, Allemagne)

https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=1422175&Site=COE&BackColorInternet=DBDCF2&BackColorIntranet=FDC864&BackColorLogged=FDC864


• > CNC, avance sur recettes: résultats des premières commissions 1er et 2ème collège 2009

Résultats du 1er collège: commission du 3 mars 2009
- Louise Wimmer de Cyril Mennegun
- Orage d'une nuit d'été de Fabrice Camoin
- Noces de Philippe Béziat
- S de Gilles Porte
- Happy Few de Antony Cordier

Résultats du 2ème collège: commission du 19 février 2009
- de Jean-Paul Rappeneau
- Le Roman de ma femme de Djamshed Usmonov
- de Jacques-Rémy Girerd
- Venus Noire de Abdellatif Kechiche
- Hors la loi de Rachid Bouchareb
- Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse de Mahamat Saleh Haroun

Commission avril 2009
- La Princesse De Montpensier de Bertrand Tavernier
- Comme nos enfants d’Ismaël Ferroukhi
- Nanneri de René Féret
- Blanche Neige de Pablo Berger
- Chienne (Bitch) de Lou Ye

www.cnc.f


• > CNC: Images de la diversité, commission de mars 2009

Parmi les œuvres présentées par le CNC, ayant obtenu préalablement une aide sélective du Centre, les projets suivants ont reçu un avis positif :

Au titre d’une aide complémentaire à l’écriture
- Le figuier sauvage, fiction cinématographique de Kamel Chérif.

Au titre d’une aide complémentaire au développement
- Ma princesse de Clèves, documentaire audiovisuel de Régis Sauder (Nord Ouest Documentaires).

Au titre d’une aide complémentaire à la production
- Histoire des DOM-TOM, documentaire audiovisuel de Christiane Succab-Goldman (Jem Productions) ;
- Bedia, documentaire audiovisuel de Kudret Gunes (Cinémorphose Productions) ;
- Les Imams vont à l’école, documentaire audiovisuel de Kaouther Ban Hania (Filfil Films) ;
- Chronique de l’Afrique sauvage, fiction cinématographique d’Issam Mathlouti (Mysteo);
- Parvaz, documentaire audiovisuel d’Ali Badri (Fag Prod) ;
- Fichues racines, fiction cinématographique de Marie-Claude Pernel (Palaviré Productions) ;
- Kasher, fiction cinématographique d’Isabelle Stead (Carlito Films) ;
- Pays, documentaire cinématographique de Luc Leclerc Du Sablon (Les Films Français) ;
- La liberté générale, documentaire audiovisuel de Didier Roten (Anekdota Productions) ;
- La cuisine en héritage, documentaire audiovisuel de MOUNIA Anna Meddour (Cocktail Productions).

Au titre d’une aide complémentaire à la distribution
- Gerboise bleue, documentaire cinématographique de Djemal Ouahab (Shellac).

Au titre d’une aide complémentaire à l’édition vidéographique
- Allez Yallah !, documentaire cinématographique de Jean-Pierre Thorn (L’Harmattan Video) ;
- Noirs, l’identité au cœur de la question noire, documentaire audiovisuel de Jérôme Sesquin et Jacky Bastide (Editions Montparnasse).

Concernant les projets présentés par le CNC, la commission a donc émis 15 avis positifs et proposé une décision pour un montant de 225 300 €.

http://www.cnc.fr/Site/Template/T11.aspx ...


• > Aide à la production longs métrages de la SODEC: 1ère commission 2009

9 projets sur les 39 demandes ont été retenus lors de la première commission de l'aide à la production longs métrages de la SODEC.

- Le baiser du barbu
Écrit et réalisé par Yves Pelletier. Produit par Go Films et distribué par Alliance Vivafilm.
- Cabotins
Écrit par Ian Lauzon, réalisé par Alain Desrochers, produit par Novem Communications et distribué par Les Films Équinoxe.
- Demande à ceux qui restent
Écrit par Louis Bélanger et Alexis Martin, ce road movie réalisé par Louis Bélanger mélange la tragédie, la comédie et le drame social. Produit par Reste Inc. (Aetios productions et Cinémaginaire) et distribué par Alliance Vivafilm.
- En terrains connus
Écrit et réalisé par Stéphane Lafleur, produit par Microscope et distribué par Les Films Séville.
- NDG
Ce premier long métrage est écrit et réalisé par Michel Monty, produit par Cirrus Productions et distribué par Alliance Vivafilm.
- Le poil de la bêteÉcrit par Stéphane J. Bureau et Pierre Daudelin, réalisé par Philippe Gagnon produit par les Films du Boulevard et distribué par Les Films Séville.
- Le vendeur
Premier long métrage de fiction écrit et réalisé par Sébastien Pilote. Produit par l’ACPAV et distribué par Les Films Séville.
- La vérité
Marc Bisaillon réalise un drame social inspiré de Dostoïevski. Produit par Camera Oscura et distribué par Filmoption International.

http://www.sodec.gouv.qc.ca/medias_commu ...


• > Wallimage: Une 34ème Session d'Investissement très éclectique

Comment imaginer une amitié entre une souris qui ne veut pas devenir dentiste et un ours qui ne veut pas devenir notaire ? Mais en portant à l'écran les fabuleuses aventures d'Ernest et Célestine! Un nouveau défi que se lancent Patar et Aubier alors que leur Panique au Village n'est pas encore arrivé à Cannes! Le Conseil d'Administration de Wallimage a décidé de les soutenir, comme il a décidé de soutenir 2 autres projets aussi différents que peuvent l'être une petite souris et un grand ours !

Outre donc le long métrage inspiré par les personnages de l'auteur belge Gabrielle Vincent, Wallimage Coproductions s'est engagé sur le cofinancement de Protéger et Servir, le nouveau film du réalisateur français Eric Lavaine (dont le précédent, Incognito, vient de faire un démarrage fracassant au Box Office) et sur celui de The Republic of Trees, un premier film irlandais coproduit, notamment par nos voisins du CRRAV (Nord Pas de Calais) qui accueilleront le premier tournage d'Alicia Duffy cet été. Enfin, cette 34ème session étant jumelée avec la 3ème session consacrée au séries d'animation, le Conseil a également décidé de soutenir Léonardo, une coproduction entre Aranéo (Marcinelle) et les français d'Ellipsanime.

Source: www.wallimage.be




Rencontres professionnelles   
  • > Colloque "Culture et Création: facteurs de développement"

Les 2 et 3 avril derniers, la Commission Européenne organisait deux journées de réflexion sur la thématique: "Culture et Création: facteurs de développement". Ce colloque réunissait un grand nombre de professionnels experts et observateurs, venus d'Afrique, des Etats-Unis et d'Europe. Au-delà des discussions générales, qui ont abouti sur la rédaction de la Déclaration de Bruxelles des artistes, des professionnels et des entrepreneurs de la culture, des ateliers thématiques ont eu lieu, notamment un sur l'audiovisuel.

Vous pouvez télécharger la déclaration ici (http://www.culture-dev.eu/colloque/Cultu ...) et le compte-rendu de l'atelier audiovisuel ici (http://www.culture-dev.eu/colloque/Cultu ...).


• > Leçon de cinéma des frères Dardenne: Cannes, mardi 19 mai à 14h30

Les frères Dardenne, après avoir reçu deux Palme d'or sur la Croisette, ont été choisis pour animer la traditionnelle leçon de cinéma organisé par le Festival de Cannes.

Réalisateurs de nationalité belge, Jean-Pierre et Luc Dardenne débutent au cinéma comme assistants du poète et metteur en scène Armand Gatti. A partir de 1978, ils réalisent et produisent de nombreux documentaires sur la résistance ou la mémoire ouvrière. Ils passent à la fiction en 1987 en adaptant une pièce de théâtre Falsch, écrite par René Kalisky. Ils tournent ensuite Je pense à vous (1992), co-écrit par Jean Gruault, le scénariste de Truffaut. Avec leur troisième film, La Promesse, ils trouvent une vraie reconnaissance publique : le film fait sensation à Cannes et décroche une pluie de récompenses internationales en 1996.
La consécration arrive en 1999 avec Rosetta, présenté en compétition, couronné par la Palme d'or et le Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes. Les Dardenne reviennent en 2002 avec Le Fils, qui vaut à Olivier Gourmet le Prix d'interprétation masculine.
Egalement producteurs (Le Couperet de Costa-Gavras, 2005), ils décrochent une deuxième Palme d'Or en 2005 pour L'Enfant. Les Dardenne confirment leur réputation avec Le Silence de Lorna, Prix du scénario à Cannes en 2008.

Citation :
"Nous, on est des lents. On parle ensemble de ce qu’on a lu, vu, entendu. Les choses s’emboîtent petit à petit. On parle avec les gens. Ca vient nourrir énormément notre narration. On part toujours de la réalité. On ne peut pas accepter un élément qui n’ait pas de nécessité matérielle."


• > "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique": rencontre autour d'Haile Gerima

Le 4 avril dernier, le Festival des Cinémas Africains de Bruxelles et le CEC (Coopération par l'Education à la Culture) organisaient une rencontre publique intitulée "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique", tournant autour du réalisateur Haile Gerima. Cette rencontre était animée par Anne Crémieux, professeur de cinéma à l'Université de Paris X Nanterre.

Voici un aperçu de son intervention:

Hailé Gerima, une oeuvre entre deux continents

Ceux qui connaissent Haile Gerima parce qu’ils ont vu ses films, parce qu’ils l’ont rencontré, parce qu’ils ont travaillé avec lui, vous feront certainement la liste de ses qualités parmi lesquelles sa générosité, son écoute et son implication pour la communauté, son esprit d’indépendance, sa détermination, sa persévérance, et surtout son éthique artistique et politique. Pour moi, ce qui m’a le plus marqué quand j’ai rencontré Haile Gerima et dans ce que j’ai pu voir de lui depuis, c’est son sens du relatif qui fait de lui un grand réalisateur, un grand professeur, un grand passeur.

Je m’explique.

Haile Gerima vous le dirait lui-même, pour un gamin d’un village d’Ethiopie, la reconnaissance qu’il a pu obtenir du public ou des producteurs est tout à fait remarquable, imprévisible, suffisante.

Qu’est-ce qui fait un grand réalisateur ? Sa reconnaissance publique ? Son succès institutionnel ? Un Oscar ? Une mesure absolue de son génie ?

J’ai entendu Haile Gerima dire à la télévision qu’il admirait tout particulièrement deux réalisateurs en particulier, Francis Ford Coppola, oscarisé et palmed’orisé, et Charles Burnett, son camarade à UCLA, relativement peu connu bien qu’ayant signé Killer of Sheep, rangé parmi les 25 meilleurs films de tous les temps par la Librairie du Congrès américain. Haile Gerima est lui-même admiré de beaucoup de cinéastes et de personnes qui le connaissent, dont Charles Burnett, je ne sais pas pour Francis Ford Coppola.

Haile Gerima est arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 21 ans. Il a étudié à UCLA avec un groupe d’étudiants avec lesquels il a créé « l’école des cinéastes noirs de Los Angeles », « The Los Angeles School of black film makers ». Parmi eux Charles Burnett, Larry Clark, Julie Dash, Ben Caldwell, Billy Woodberry. Inspiré par les cinémas dit du tiers monde (third world cinema), c’est-à-dire en particulier le cinéma cubain, brésilien, africain, mais aussi le néo-réalisme italien ou la nouvelle vague, le groupe de jeunes cinéastes se place résolument en marge d’une production hollywoodienne qu’ils n’imaginent jamais pouvoir ni sans doute à l’époque vouloir intégrer. Il en résulte un cinéma noir autonome dont le but est de refléter l’humanité des populations noires telle qu’elle n’est pas représentée à l’écran, selon des modes narratifs et des esthétiques éloignés des normes hollywoodiennes. Le but n’est pas de divertir, encore moins de faire du profit.

Le premier film de Haile Gerima à la sortie de l’école, Bush Mama, propose en 1976 l’opposé de ce que montrent les films hollywoodiens de la blaxploitation : c’est un film sans grandes actions, en noir et blanc, mettant en scène des personnages pauvres, emprisonnés à tort, qui se droguent par désespoir, qui subissent la violence plutôt qu’ils ne la perpétuent.

En 1982, il réalise Ashes and Embers, une fiction documentaire sur les vétérans de la guerre du Vietnam.

En 1993, Sankof est le premier de ses films à rencontrer un réel succès public malgré une distribution très limitée. Les quelques cinémas qui acceptent de programmer le film, notamment les multiplexes du basketteur noir américain Magic Johnson, enregistrent salle comble pendant de nombreuses semaines. Ce film parle directement au public noir américain en exorcisant l’esclavage à travers le personnage de Mona, une jeune mannequin noire américaine qui lors d’un tournage sur l’île de Gorée est transportée 200 ans en arrière et fait le voyage des esclaves vers l’Amérique. Haile Gerima anime à cette occasion de nombreuses séances, se déplace pour montrer un film qui se veut militant au sens où sa projection ne se limite pas à un visionnage mais est accompagné d’un débat, d’un véritable échange.

Haile Gerima réalise aussi plusieurs films en Ethiopie, dont Harvest: 3000 Years (Moisson, 3000 ans) en 1975 sur des paysans éthiopiens, le documentaire Imperfect Journey sur la situation en Ethiopie en 1986, le documentaire historique Adwa sur la colonisation de l’Ethiopie (1999), et enfin Teza qui passe dans ce festival.

Contrairement à ses camarades de UCLA, Haile Gerima n’a jamais tenté de travailler à Hollywood. C’est incompatible avec sa façon de travailler. Il explique qu’il tient trop à sa liberté, non seulement d’un point de vue financier, mais vis-à-vis du public. Il veut faire ses films sans se demander si le public appréciera car comme il l’explique lui-même dans son anglais accentué d’Ethiopie, chacun sur terre a un accent et si l’on cherche à plaire au public, on perd son accent. Il l’admet volontiers, son poste à l’université de Howard à Washington lui permet de ne pas devoir vivre de son art et il peut donc se permettre de passer 15 ans à trouver l’argent pour réaliser Teza, ce que son ami Charles Burnett ne peut pas faire. Haile Gerima fonctionne sur un autre rythme, avec d’autres objectifs.

Haile Gerima est Africain, pour autant jamais je ne l’ai entendu se distinguer des Afro-américains. Je crois que pour lui, la date d’arrivée en terre américaine importe peu. Les Afro-américains sont d’origine africaine et lui-même est Afro-américain de fait, c’est ainsi qu’il est perçu par les Américains et qu’il vit dans ce pays. Si ses films s’adressent à tous les Américains, il explique bien qu’il refuse les règles narratives du cinéma américain : il n’intègrera pas des personnages blancs, il n’adoptera pas un point de vue eurocentrique, il ne fera pas s’exprimer les personnages dans un anglais WASP. Si les Afro-américains sont davantage réceptifs à ses films, c’est parce qu’ils le sont intrinsèquement, non parce que Haile Gerima s’adresse particulièrement à eux. A l’exception de Sankofa, Haile Gerima ne parle d’ailleurs pas de l’Afrique dans son ensemble mais toujours de l’Ethiopie, de sa patrie d’origine.

Haile Gerima milite pour la diversité des cultures. Il voit dans la puissance de la culture occidentale une absurdité à laquelle participent les peuples opprimés. Pourquoi fêter Noël avec un sapin, un Père Noël qui arrive en luge et qui passe par la cheminée quand on vit sous les tropiques ? L’exemple est de Haile, pas de moi. C’est un exemple parlant et je crois que c’est pour ça qu’il est tant admiré par nombre d’entre nous, parce qu’il a une idée très claire de ce qu’il fait en tant qu’artiste et de la fonction identitaire, culturelle et cathartique de l’art pour lui. Haile Gerima propose le fruit de cette catharsis au public, dont l’approbation n’est pas une fin en soi, car comme pour beaucoup d’artistes, la fin est dans la production. La reconnaissance publique, si elle vient, n’est que la cerise sur le gâteau. C’est en quelque sorte l’approche contraire d’un projet hollywoodien où la production se fait, pour beaucoup d’artistes noirs américains en particulier, dans la douleur du compromis, ce à quoi Haile Gerima refuse de se plier sans pour autant cacher sa satisfaction de voir Sankofa réussir financièrement et auprès des critiques. On souhaite le même destin à Teza, bien sûr. Haile Gerima s’efforce de n’avoir comme objectif que l’honnêteté du propos, le respect des personnes impliquées et de soi-même. Avec toujours cette idée en tête que tout est relatif. Que la vie est à la fois longue et courte, qu’il peut donc passer des années à financer un projet et continuer d’écrire assez de scénarios pour, à ce rythme-là, faire des films pendant plusieurs siècles.

http://www.cec-ong.be/index.php?option=c ...


• > Rencontre de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel: Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?

L’Observatoire européen de l’audiovisuel vient d’annoncer que son atelier organisé dans le cadre du Marché de film de Cannes aura pour thème : Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?

Cette année, l’atelier se tiendra le dimanche 17 mai de 16 heures à 18 heures dans le Salon des Ambassadeurs (Palais des Festivals). L’entrée sera libre pour toutes les personnes accréditées au Marché du film.

www.obs.coe.int
La douzième édition de FOCUS – Tendances du marché mondial du film, réalisée par l’Observatoire pour le Marché du film de Cannes, sera distribuée à tous les participants du Marché. Cette étude de l’industrie cinématographique internationale sera également mise à disposition gratuitement - en quantités limitées - sur le stand de l’Observatoire : Riviera A6.


• > Atelier Grand Nord: les participants 2009

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a organisé pour la sixième année consécutive l’ATELIER GRAND NORD qui a eu lieu du 7 au 15 mars 2009. Il réunissait 14 scénaristes et 7 consultants dans le décor magnifique du Lac Sacacomie, en Mauricie. Grande nouveauté cette année, l’Atelier accueillait deux scénaristes invités et un scénariste consultant du Grand-Duché de Luxembourg.

Les scénaristes et projets retenus de l’édition de GRAND NORD 2009 étaient :

De la Communauté française de Belgique
- Martine Doyen, Petits oiseaux
- Ismaël Saïdi, Moroccan Gigolos
Gabrielle Borile était la scénariste consultante belge.

De la France
- Christophe Cousin, Deux temps trois mouvements
- Eve Deboise, Paradis perdu
- Gilles Porte, S
- Olivier Volcovici, L’Odyssée
Olivier Gorce et Pierre Chosson étaient les scénaristes consultants français.

Le Grand-Duché de Luxembourg
- Jean Louis Schlesser, Duck Race
- Christophe Wagner, A Bout portant
Karin Schockweiler était la scénariste consultante luxembourgeoise.

Du Québec
- Benoit Pilo, Décharge
- Louise Archambault, Le chant des invisibles
- Lucie Lachapelle, L’Étrangère
- Frédérick Pelletie, Diego Star
Sébastien Rose et Ian Lauzon étaient les scénaristes consultants québécois.

De la Suisse
- Naima Bachir, Né un 1er août
- Eric Grant, Post Tenebras Lux
Denis Rabaglia était le scénariste consultant suisse.

L'Atelier Grand Nord se prolongera pour certains projets lors du prochain Festival International du Film Francophone de Namur en octobre prochain.

http://www.sodec.gouv.qc.ca/medias_commu ...


• > Présentation d'Europa Cinemas International: dimmanche 17 mai à Cannes

Depuis 1992, Europa Cinemas constitue le premier réseau de salles à programmation majoritairement européenne. Ces dernières années, Europa Cinemas s’est élargi à la Méditerranée, l’Amérique latine et l’Asie : Europa Cinemas International présentera ses actions lors d’un point d’information où seront invités ses partenaires distributeurs et exploitants en présence des responsables du programme MEDIA.

Cette rencontre aura lieu le dimanche 17 mai de 11h30 à 13h sur le Pavillon des Cinémas du Monde (Village International).

Plus d'infos ici: http://www2.cfwb.be/mediadesk/db/templat ...


• > Premier Forum de coproduction germano-camerounais: appel à projets

Le Goethe-Institut s'est associé à l'association des documentaristes allemands, l'AG Dok, dans l'organisation d'un premier forum de coproduction germano-camerounais. Il aura lieu durant le festival Ecrans Noirs et se penchera sur les différents aspects de la coproduction dans le documentaire. La manifestation sera organisée sous forme d'atelier durant deux jours (2-3 juin 2009) au Goethe-Institut de Yaoundé. Le nombre de participants sera limité à cinq projets/participants.

Le formulaire d'inscription est disponible sur le site internet, www.goethe.de/kamerun. La date limite d'inscription est fixée au 15 mai 2009.




Vu dans la presse   
  • > Entretien avec Charles Mensah, président de la Fepaci, par P. Boureima Salouka pour www.afrik.com

Le cinéma africain peut-il avoir les moyens de ses ambitions ? Au Fespaco, Charles Mensah dresse le bilan de son action à la tête de la Fepaci

Presque trois ans déjà que le réalisateur gabonais, Charles Mensah, dirige la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci). En marge du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), au Burkina Faso, s’est tenue, cette semaine, l’assemblée générale de ladite fédération. A cette occasion, il a dressé à Afrik.com le bilan de son action à la tête d’une institution qui semble n’avoir pas rompu avec ses vieux démons et reste confrontés à de nombreux défis.

Créée en 1969, la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci) a pour objectif la défense des intérêts des cinéastes africains et la promotion du cinéma du continent. Lors de sa dernière assemblée générale élective, en 2006, au Sommet du Film Africain de Tshwane, en Afrique du Sud, tout le bureau exécutif de l’organisation a été renouvelé. Le producteur et réalisateur Charles Mensah, directeur général du Centre National du Cinéma Gabonais (Cenaci), a remplacé le Secrétaire Général, Jacques Béhanzin, qui avait passé dix ans à la tête de la Fepaci, et dont les actions avaient été jugées inefficaces. Le mandat de Charles Mensah touche à sa fin l’année prochaine. Quels sont ses ultimes objectifs et son bilan ? Interview.

Afrik.com : Peut-on affirmer au regard des coups de gueule constatés lors de l’assemblée générale, que la Fepaci est sortie de la zone de haute turbulence, trois ans après le sommet de Tshwane ?

Charles Mensah : Non, il n’y a pas eu de coups de gueule en tant que tels. Si vous connaissez l’histoire de la Fepaci, vous savez qu’elle a toujours connu des réunions houleuses. La Fepaci est un regroupement de cinéastes professionnels. Et qui dit cinéaste dit individu à forte personnalité, individu passionné. Il va de soi que, quand il est question du devenir de notre métier, les débats ne peuvent qu’être houleux. Cela dit, trois ans après la mise en place du nouveau bureau, les choses n’avancent peut-être pas au rythme qu’on voudrait, aussi bien au niveau du bureau qu’au niveau des cinéastes. Mais elles avancent quand même, lentement mais sûrement.

Afrik.com : Quel bilan peut-on dresser de votre action à la tête de la Fepaci, un an avant la fin de votre mandat?

Charles Mensah : Nous n’avons hérité des bureaux précédents que l’histoire de la Fepaci. Il nous a fallu acquérir du mobilier de bureau, renforcer les structures, redéfinir les modes de fonctionnement, cibler des objectifs à atteindre dans différents domaines que sont la production, la distribution et la diffusion. L’absence de politique cinématographique est le dénominateur commun à tous les maux du cinéma africain. Nous avons donc agi sur cet axe, en nous approchant de l’Union Africaine qui fera un travail de lobbying auprès des Etats. A terme, chaque pays devra se doter d’un environnement règlementaire et législatif en matière de cinéma, donc d’une politique cinématographique. Les discussions sont bien avancées et nous espérons qu’elles aboutiront à la mise en place de la commission africaine du film, avant la fin de notre mandat (ndlr, Juin 2010). Nous avons également initié des rencontres pour la formation que nous espérons pouvoir organiser dans chaque sous-région. Ce symposium sur la formation dressera l’état des lieux des centres de formation existants, des programmes pédagogiques et veillera à la qualité des enseignements dispensés afin qu’ils répondent aux attentes. Ce travail a commencé et on va le poursuivre. Quant à la distribution et à l’exploitation, elles trouveront solutions avec l’avènement de la commission africaine du film.

Afrik.com : Pensez-vous avoir parié sur le bon cheval en faisant de l’Union Africaine votre avocat, quand on sait qu’elle peine à mobiliser les ressources pour ses forces de la paix par exemple?

Charles Mensah : Nous n’avons pas mieux. Ailleurs, en Europe par exemple, c’est l’Union européenne qui a mis en place un programme en faveur du cinéma, des médias etc. Alors je crois que nous serons plus forts si à l’échelle continentale nous avons déjà le soutien de nos Etats à travers la seule organisation fédératrice existante. Ce n’est donc pas un mauvais choix que de miser sur l’Union Africaine, même si son mode de fonctionnement et son efficacité peuvent être critiqués. Mais elle reste l’outil indispensable dont nous avons besoin.

Afrik.com : Concrètement, comment la Fepaci compte-t-elle mobiliser les ressources nécessaires pour financer le cinéma africain?

Charles Mensah : Déjà, nous avons remobilisé nos membres pour leur cotisation. Ce n’est pas une ressource importante, mais symbolique. Par ailleurs, le secrétariat exécutif mobilise des fonds auprès des personnes morales qui ont intérêt à ce que le cinéma africain fonctionne. Pour l’instant, nous sommes fortement soutenus par le gouvernement sud-africain, par la National Video Foundation et par des télévisions. Il fut un moment où des chefs d’Etat ont contribué personnellement, nous allons relancer cette initiative. Enfin et sans être une organisation à but lucratif, nous mènerons des opérations ponctuelles de levée de fonds.

Afrik.com : Seriez-vous candidat au prochain congrès de la Fepaci?

Charles Mensah : Non. Ce n’est pas que je ne crois pas à la Fepaci. J’estime tout simplement que j’ai eu quatre années pour essayer de mettre la Fepaci sur les rails, pour qu’il y ait une structure qui fonctionne sans anicroche sur les règlements, les procédures de bonne gouvernance et de transparence. Une fois que ce sera fait, si l’on peut initier quelques actions, tant mieux. En ce moment nous allons remettre notre mandat et d’autres viendront pour continuer la mission.

Afrik.com : Sériez-vous venu donc en balayeur ou est-ce la réputation d’institution ingouvernable de la Fepaci qui aura finalement eu raison de vous?

Charles Mensah : Même si j’admets que nos débats sont toujours passionnés, ce n’est pas pour autant que la Fepaci ne puisse être gérée. Je ne partage donc pas cette opinion. Je n’ai cependant pas la prétention d’être venu en balayeur de maison, loin de là. Je suis tout modestement venu apporter ma pierre à l’édification de cette maison commune que certains ont commencée avant moi et que d’autres poursuivront après.

http://www.afrik.com/article16378.htm ...


• > Entretien avec Frédéric Delcor, Secrétaire Général de la Communauté française de Belgique sur www.cinergie.be

Cinergie a rencontré le nouveau Secrétaire générale de la Communauté française de Belgique, successeur d'Henry Ingberg, à ce poste mais aussi à celui de Directeur du Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel.

Cinergie : Vos nouvelles fonctions de Secrétaire Général de la Communauté française vous ont-elles fait voir différemment les relations de travail entre la fourmilière des fonctionnaires et les cabinets ministériels ?

Frédéric Delcor : Mon ambition, en débutant ce nouveau poste, était de trouver une nouvelle expérience professionnelle dans le secteur public et dans les matières traitées par la Communauté française. J’y ai découvert des personnes très motivées et passionnées par ce qu’elles font, et qui partagent le même intérêt que moi pour la « chose publique ». Cet investissement se sent dans la qualité du travail fourni, bien que la structure ne soit pas complètement adéquate pour valoriser au mieux les talents. Mon désir est de souligner la force des propositions du Ministère pour qu'il puisse jouer réellement son rôle d'inspiration de politiques.

Même si la fonction de l'administration est d'exécuter des décisions prises par les ministres, cela ne devrait pas nous empêcher de soumettre des projets sur base de nos connaissances du terrain. Cela se fait déjà dans de nombreux domaines, mais il faudrait les étendre.

L’enveloppe budgétaire, au début du 21ème siècle, s’est améliorée grâce à l’apport de Wallimage et de la détaxation du Tax Shelter. N'y a-t-il pas moyen de faire mieux en prélevant, comme en France, une taxe, aussi minime soit-elle, sur les tickets d’entrées des salles. Taxe qui permet aux Français de faire 200 films par an !

Je ne sais pas si c’est la seule raison qui permet au cinéma français de faire 200 films par an. Tout ce qu’on peut faire pour apporter plus d’argent au cinéma est le bienvenu. Je constate simplement que cette idée de taxe sur les tickets d’entrées est une vieille idée, compliquée à mettre en œuvre dans notre pays, car le niveau de pouvoir qui lèverait la taxe n’est pas celui qui en profiterait. La Communauté française n’ayant pas de pouvoir fiscal, il faudrait passer par une taxe fédérale ou une taxe régionale et trouver des arrangements pour faire venir l’argent vers le secteur du cinéma qui est, quant à lui, une matière communautaire. Quoi qu'il en soit, c’est un projet que je souhaite remettre sur la table à l’occasion de la constitution du prochain gouvernement.
Cela dit, globalement, nous sommes dans un système où les différentes sources de financements existantes permettent d’avoir une production cinématographique de qualité avec, en 2008, 5 films sélectionnés à Cannes.
Le rôle de la Communauté française se situe en parallèle aux sources de financement comme le Tax Shelter ou Wallimage concentrés sur le long métrage et quelques documentaires. Nous avons un rôle spécifique pour tous les autres types d’œuvres. Nous avons établi un système qui fonctionne bien en tant que soutien à la créativité avec des productions d’œuvres de qualité, maintenant, nous devons nous atteler à la promotion et la diffusion de nos œuvres pour faire en sorte que nos films puissent mieux rencontrer leur public.

Ne croyez-vous pas qu'il est primordial, plutôt que de favoriser des campagnes de promotion, de faire un travail d’éducation dès l’enseignement primaire, pour créer le public de demain ?

Bien entendu, l’aspect éducation est fondamental si nous voulons augmenter le public qui va voir nos films. Avec l'organisation du Prix des lycéens par exemple, on essaye d’intéresser les étudiants au cinéma, et je suis d’accord avec vous qu’on pourrait lui donner plus d’ampleur, renforcer les dispositifs qui existent et les multiplier. Nous devons montrer que la diversité de notre cinéma est enrichissante. Le rôle des pouvoirs publics, par rapport à la culture en général, c’est de montrer la richesse de la diversité.
On doit faire en sorte que nos jeunes soient attirés par les chemins de traverses et pas seulement par les grandes autoroutes de l’information où se trouvent tous les produits culturels et audiovisuels qui n’ont pas besoin de nous pour rencontrer leur public et qui jouissent de gros moyens pour financer leur promotion.
Cette mission est fondamentale, mais il ne faut pas s’interdire d’utiliser les armes du marketing et de la promotion. Nous devons y consacrer plus de moyens. Nous devrions recréer le côté événementiel autour du cinéma, nous devons utiliser la notoriété de nos acteurs et réalisateurs pour attirer les gens vers notre cinéma.
Mis à part l’éducation et la promotion, notre souci devrait également se focaliser sur la qualité des salles, et en particulier les salles qui diffusent le cinéma d’auteur. Il est inadmissible que ces salles aient des conditions d'accueil et de projection exécrables. Nous allons consacrer un effort particulier pour les réhabiliter. Et enfin, n'oublions pas, et Cinergie est précurseur en la matière, la contribution que peuvent nous apporter les nouvelles technologies, comme Internet, pour atteindre le public. Internet est une énorme opportunité, il permet d’atteindre un public à moindre coût et de diffuser des œuvres à moindre coût. Le grand défi, c’est d’amener les gens vers ces produits-là.

Allez-vous mettre des moyens supplémentaires à la disposition de la promotion ?

Des dispositions ministérielles ont été prises dans ce sens. Mais outre les augmentations de moyens, on veut aussi modifier le système d’aide à la promotion, pour en faire un système que l’on peut solliciter avant le tournage du film, pour que ce souci de la promotion soit pris en compte dès le début. Par ailleurs, il faudrait pouvoir accorder des aides en fonction de plans de promotion spécifiques à chaque film.
Le but est d'augmenter les moyens, mais aussi, qualitativement, de changer la manière dont nous octroyons nos aides en matière de promotion.
La Ministre de l'Audiovisuel a élaboré un projet de décret avec l’administration pour donner une base légale à nos aides, et donc sécuriser ces dispositifs et les pérenniser.



Pensez-vous qu'il soit possible d'étendre le système de détaxation qu'offre le Tax Shelter à la production de courts métrages ?

Pourquoi pas ! Mais croyez-vous que ce type de production pourrait attirer les investisseurs ?! Rien n’interdit de mettre de l’argent dans la production de documentaires, mais très peu bénéficient de ce système !
Soyons réalistes, il y aura toujours une partie de la création audiovisuelle pour laquelle la Communauté française, en tant que pouvoir public, aura un rôle spécifique à jouer pour permettre à ces œuvres non « rentables » d'exister et ainsi cultiver le vivier dans lequel notre cinéma puise ses qualités.

À ce sujet, nous constatons que le Tax Shelter finance un grand nombre de coproductions minoritaires belges. N'est-ce pas là une conséquence antinomique aux effets souhaités ?

Mais la production de films dits « minoritaires » est tout aussi bénéfique à notre industrie cinématographique. Non seulement pour le développement du secteur industriel technique (un grand nombre de nos techniciens et de nos studios ont des engagements grâce à ce système), mais également pour favoriser la recherche de fonds étrangers pour la réalisation de films majoritairement financés par des fonds nationaux.

Pensez-vous que la crise financière et économique que nous traversons aura des répercutions néfastes dans le domaine culturel ?

Sans nul doute la crise se fait déjà sentir dans l'organisation d'événements; les entreprises sponsors et de mécénat investissent moins. Les festivals rencontrent de réelles difficultés à intéresser les fonds privés.
En revanche, le public ne semble pas déserter les manifestations culturelles : le besoin d'émancipation et d'évasion par la connaissance et la réflexion restent intacts.
Quoi qu'il en soit, nous, pouvoirs publics, nous continuerons à défendre l'idée que la culture est un secteur dont le bénéfice ne paraît pas immédiat, mais qui a des conséquences fondamentales quant au développement global d'une région; qu'il soit économique, social ou même de santé mentale et de bien-être.

Propos recueillis par Dimitra Bouras et Jean-Michel Vlaeminckx.
http://www.cinergie.be/entrevue.php?acti ...


• > Mère Bi (La Mère) de Ousmane William Mbaye par Olivier Barlet pour www.africultures.com

Il y a dans tout film d'auteur une part d'autobiographie, même minime : on y met toujours un peu de soi. De là à filmer ses proches et faire un "film familial", le pas est immense. Zeka Laplaine le fait dans Kinshasa Palace, de façon subtile, à travers un leurre. Alain Cavalier le fait en caméra directe et en s'impliquant fortement dans Le Filmeur. L'un comme l'autre en font de magnifiques gestes de cinéma, mais dans une relation délicate avec les personnes filmées. En filmant sa mère sur dix ans, Ousmane William Mbaye développe lui aussi un regard, et se heurte lui aussi à une résistance du sujet. Plus on est proches, plus la relation est complexe et plus on est soi-même impliqué. Et comme dans le cas de William, sa mère est une femme forte que ses choix professionnels ont parfois éloignée de ses enfants, c'est à cette résistance que s'intéresse en priorité ce regard. Lequel témoigne de l'ambiguïté ressentie : à la fois fascination et vertige.

Fascination et fierté bien sûr, d'être le fils d'Annette Mbaye d'Erneville, artiste (elle a fait du théâtre avec Maurice Sénar Senghor) et poète, étudiante à Paris au contact d'Alioune Diop et de Présence Africaine, première Sénégalaise journaliste diplômée, militante féministe si engagée qu'elle devra divorcer, et pourtant profondément ancrée dans ses traditions sérères. Femme politique aussi, qui devra choisir son camp après les événements de décembre 1962 qui opposèrent Léopold Sédar Senghor à Mamadou Dia. Aujourd'hui âgée de 82 ans, elle se consacre encore au Musée de la Femme Henriette Bathily de Gorée dont elle est la directrice.

Tout cela, il fallait le "documenter" : en avoir les photos, les images. Mais en l'absence de structure nationale, les archives sénégalaises sont la propriété de l'INA en France. A 3000 euros la minute, la seule solution était de l'inviter à coproduire le film en apportant les archives, et donc en partager les bénéfices. Sans ces images, le film n'aurait pu atteindre cette richesse de contenus, et sa valeur de document éclairant l'Histoire du Sénégal. Mais il va au-delà : à travers Annette Mbaye d'Erneville, c'est la pensée de l'indépendance qui est explorée, celle d'une génération et notamment de femmes qui se sont battues sur tous les fronts.

Combiner autant d'éléments demande un montage qui soit dynamique sans tomber dans la fragmentation ou la manipulation du discours. A ce niveau, le tandem Ousmane William Mbaye - Laurence Attali fonctionne à merveille. Celle-ci a l'habitude de blaguer : "Si le film est bon, on félicite le réalisateur, mais si le film est mauvais, on engueule la monteuse !". La force du montage de Mère bi est, dans le respect du sujet, de faciliter l'émotion.

Car autant les aspects historiques sont passionnants, autant la relation du fils à la mère ouvre les sens, jusqu'au magnifique final où elle lui parle ouvertement. William reste discret : pas de voix-off trop personnelle, pas d'insistance. Mais une mère qui s'agace, à la fois rétive et bienveillante. Cette complicité illustre la sévérité affectueuse dans laquelle a grandi William. Famille et amis témoignent de l'héritage : ouverture d'esprit et détermination. Métisse multiculturelle, Annette Mbaye d'Erneville milite pour la culture africaine. Fervente catholique, elle n'en est pas moins admiratrice de Cheikh Ahmadou Bamba. La pionnière "Tata Annette" est une lutteuse anticonformiste. Cette indépendance, qui rend complexe la filiation, est aussi celle d'un pays qui se cherche son héritage et sa voie. Mère bi n'est ainsi pas seulement le geste d'amour d'un fils, mais aussi une mise en perspective de l'Histoire.

http://www.africultures.com/php/index.ph ...


• > "Bollywood, Nollywood et puis Hollywood" par Jean-Claude Vantroyen pour Le Soir

"Devinette : quels sont les trois pays les plus gros producteurs de films ? Sûr, vous allez dire l'Inde d'abord, puis les Etats-Unis, puis peut-être la Chine… Deux bonnes réponses sur trois, Inde en tête et Etats-Unis troisième, c'est pas mal, mais c'était facile. Le plus dur, c'était de trouver le deuxième. Et c'est le Nigeria.

Un pays africain au sommet de la production ciné ? Oui. Les statistiques de l'Unesco viennent de le confirmer. En tête donc, Bollywood, comme on appelle la Mecque de l'industrie cinématographique indienne ; en deux Nollywood, c'est le nom des studios nigérians ; en trois, enfin, Hollywood.

Cela, en fait, n'étonnera que le commun des mortels, c'est-à-dire nous. La planète branchée ciné savait que le Nigeria a, depuis longtemps, une production filmographique très riche, particulièrement en vidéo. L'enquête précédente avait déjà placé Nollywood en deuxième position, mais celle-ci, qui concerne l'année 2006, montre que le Nigeria rattrape son retard sur l'Inde.

Voyez les positions des autres pays dans l'infographie ci-contre. On ajoute que le Royaume-Uni talonne la Corée du Sud avec 104 productions. Et que la Belgique, cette année 2006 là, avait produit dix films.

L'enquête de l'Unesco montre aussi que l'anglais reste la langue dominante du cinéma mondial. Au total, 36 % des films produits en 2006 ont été tournés en anglais. Mais en même temps, la diversité linguistique est grande, à l'intérieur même de certains pays. Au Nigeria, l'anglais est utilisé dans 44 % des productions, mais aussi le yoruba (31 %), le haoussa (24 %) et l'igbo (1 %). En Espagne, près de 69 % des films ont été tournés en espagnol, 12 % en catalan, près de 9% en anglais, 4% en basque, près de 3% en français et 4 % dans d'autres langues. Au Canada, en 2006, 67% des films ont été produits en anglais et 31% en français.

Malgré tout, les films américains représentent toujours la majorité écrasante des entrées en salles dans le monde entier.

http://stats.uis.unesco.org/

Les films du Nigeria : sorcellerie et amours tragiques

Au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, le cinéma est devenu une industrie. N'imaginez pas des grands films qui prennent des années à produire et des mois à tourner : non, on tourne vite, avec de petits budgets et immédiatement en vidéo. Lagos, la capitale, ne compte que cinq cinémas, dédiées aux grandes productions américains ou indiennes. Alors, on sort les films directement en cassettes et DVD, et les Nigérians regardent ce qu'ils appellent des « home vidéos » chez eux, en familles ou en villages.

En 2006, 842 films sont officiellement sortis et on dit qu'il y aurait le même volume sous le manteau. On a recensé 15.000 vidéoclubs dans le pays. Et plus de 260 sociétés de production. Ça montre l'ampleur du phénomène. Un phénomène qui tient, d'après Justin Esade, du Guardian, à la désertion des salles de cinéma il y a plusieurs années. Les gens avaient peur de sortir, l'économie était dans le rouge. « Les exigences économiques imposèrent de tourner en VHS, procédé beaucoup moins coûteux. Le premier film du genre fait un carton, Living in bondage, de Chris Rapu, en 1992. On en vend 300.000 copies. »

Le ciné nigérian s'impose, s'exporte, se diffuse aussi sur internet. De quoi parle-t-il ? D'histoires de sorcellerie, de religion, d'amours tragiques, de familles… Les Nigérians adorent.

www.nigeriafilm.com

Source: http://www.lesoir.be/channels/cinema/cin ...




Infos festivals   
  • > Au programme en juin-juillet 2009

Du 13 au 23 mai
Festival International du Film de Cannes (France)
www.festival-cannes.com

Du 14 au 22 mai
Semaine Internationale de la Critique, Cannes (France)
www.semainedelacritique.com

Du 14 au 24 mai
Quinzaine des Réalisateurs, cannes (France)
www.quinzaine-realisateurs.com

Du 21 mai au 14 juin
Seattle International Film Festival (Etats-Unis)
www.seattlefilm.com

Du 30 mai au 6 juin
Festival Ecrans Noirs de Yaoundé (Cameroun)
www.ecrans-noirs.org

Du 2 au 8 juin
Festival International du Film Court de Hambourg (Allemagne)
http://festival.shortfilm.com

Du 5 au 14 juin
Brooklyn International Film Festival, New York (Etats-Unis)
http://wbff.org

Du 13 au 17 juin
Festival Image et Vie de Dakar (Sénégal)
www.imageetvie.org/festival.html

Du 19 au 28 juin
Festival International du Film indépendant de Lille (France)
http://kdiffusion.free.fr

Du 19 au 28 juin
Moscow International Film Festival (Russie)
www.moscowfilmfestival.ru/eng

Du 23 au 26 juin
Sunny Side of the Doc, La Rochelle (France)
www.sunnysideofthedoc.com

Du 27 juin au 4 juillet
Zanzibar International Film Festival (Tanzanie)
www.ziff.or.tz

Du 27 juin au 5 juillet
Festival du Film Européen de Bruxelles (Belgique)
www.bifff.be

Du 30 juin au 5 juillet
Festival International du Film Fantastique de Neufchâtel (Suisse)
www.nifff.ch

Du 3 au 11 juillet
Festival International du Film de Karlovy Vary (République Tchèque)
www.kviff.com

Du 3 au 14 juillet
Festival Paris Cinéma (France)
www.pariscinema.org

Du 5 au 20 juillet
Festival panafricain d'Alger (Algérie)
www.panafalger2009.dz

Du 8 au 13 juillet
Festival International du Documentaire de Marseille (France)
www.fidmarseille.org


• > Quinzaine des réalisateurs 2009: programme

La Quinzaine des Réalisateurs se tiendra du 14 au 24 mai prochains. Voici les coproductions francophones sélectionnées:

Longs métrages
- Carcasses, Denis Côté, Canada
- La Merditude des choses (De helaasheid der dingen), Felix Van Groeningen, Belgique
- Eastern Plays, Kamen Kalev, Bulgarie/ Suède
- J'ai tué ma mère, Xavier Dolan, Canada
- La Pivellina, Tizza Covi et Rainer Frimmel, Autriche/ Italie
- Land Of Madness (La Terre de la folie), Luc Moulet, France
- Le Roi de l'évasion, Alain Guiraudie, France
- Les beaux gosses, Riad Sattouf, France
- Ne change rien, Pedro Costa, France/ Portugal
- Polytechnique, Denis Villeneuve, Canada
- La Famille Wolberg), Axelle Ropert, France
- Yuki & Nina, Nobuhiro Suwa et Hippolyte Girardot,

Courts métrages
- Canção de amor e saúde, Joao Nicolau, France/ Portugal
- Jagdfieber, Alessandro Comodin, Belgique
- Nice, Maud Alpi, France
- Les Fugitives, Guillaume Leiter, France
- A Repüles Története, Bàlint Kenyeres, Hongrie/ France
- Thermidor, Virgil Vernier, France
- Montparnasse, Mikhaël Hers, France

www.quinzaine-realisateurs.com


• > 48ème Semaine de la Critique: programme

La 48ème Semaine Internationale de la Critique se tiendra du 14 au 22 mai prochains. Voici les productions francophones sélectionnées:

Compétition
Longs métrages
- Huacho d’Alejandro Fernández Almendras (Chili -France - Allemagne)
- Ordinary people de Vladimir Perisic (Serbie - France - Suisse)
- Lost Persons Area de Caroline Strubbe (Belgique)
- Adieu Gary de Nassim Amaouche (France)
- Altiplano de Peter Brosens et Jessica Woodworth (Belgique - Allemagne - Pays-bas)

Court-métrages
- Runaway (Train en folie) de Cordell Barker (Canada)
- C’est gratuit pour les filles de Marie Amachoukeli et Claire Burger (France)
- Tulum (La virée) de Dalibor Matanic (Croatie)
- Logorama de François Alaux - Hervé de Crécy - Ludovic Houplain (France)

Séances spéciales longs métrages
- Rien de personnel de Mathias Gokalp (France)
- Lascars (Round Da Way) d’Albert Pereira-Lazaro et Emmanuel Klotz (France)

Séances spéciales courts et moyens métrages
- La baie du renard de Grégoire Colin (France)
- Les Miettes de Pierre Pinaud (France)
- Faiblesses de Nicolas Giraud (France)

http://www.semainedelacritique.com


• > 5ème Festival des Cinémas Africains: palmarès

Le 5ème Festival des Cinémas Africains de Bruxelles s'est achevé le 4 avril dernier, avec la projection en avant-première belge du dernier lauréat du Fespaco, Teza du grand réalisateur éthiopien Haile Gerima.

Le Festival organisait sa deuxième compétition documentaire. Les prix suivants ont été remis par un jury d'étudiants, présidée par le cinéaste africain Ramadan Suleman:
- Grand Prix DGCD du meilleur documentaire: Mère-Bi, la mère, William Mbaye (Sénégal)
- Mention spéciale du meilleur documentaire: Ouled Lénine, Nadia El Fani (Tunisie)
- Prix DGCD du meilleur espoir documentaire: Chercheuses de pierres, Marieme Mint Beyrouk (Mauritanie)
- Mention du meilleur espoir: Maam Kumba, Alioune Ndiaye (Sénégal)

www.cinemasafricains.be


• > 15èmes Visions du réel: palmarès

La 15ème édition des Visions du Réel s'est achevée le 29 avril dernier avec la remise des prix. Voici les productions francophones primées:

- Grand Prix La Poste Suisse – Visions du Réel: L'Encerclement - la démocratie dans les rets du néolibéralisme, Richard Brouillette, Canada
- Prix SRG SSR idée suisse: Di Frau mit den 5 Elefanten, Vladimir Jendreyko, Suisse/ Allemagne
Prix du public de la Ville de Nyon: Les Damnés de la Mer, Jawad Rhalib, Belgique/ Maroc
- Prix du jeune public : Petropolis - aerial perpectives on the Alberta Tar Sands, Peter Mettler, Canada
Mention spéciale au film: Twenty Show le film, Godefroy Fouray et François Vautier, France
- Prix Regards Neufs: Cash and Marry, Georgiev Atanas, Autriche/ Macédoine
Mention spéciale au film: 18 ans, Frédérique Pollet Rouyer, France/ Belgique
Prix George Foundation du Meilleur nouveau Film suisse: Familientreffen - Marthaler theater im grand hotel, Sarah Derendinger, Suisse
- Prix Suissimage/Société suisse des auteurs SSA: Di Frau mit den 5 Elefanten, Vladimir Jendreyko, Suisse/Allemagne
- Prix «Regards sur le crime» : The Soldier's Tale, Penny Allen, France

L'intégralité du palmarès ici: http://www.visionsdureel.ch/agenda/palma ...


• > Festival Cinémas d'Afrique d'Angers: programme

Le 12ème Festival des Cinémas d'Afrique d'Angers se tiendra du 5 au 10 mai 2009.

Voici les films sélectionnés:

Longs métrages
- Fante Fanga de Adama Drabo et Ladji Diakité, Mali
- Il va pleuvoir sur Conakry de Cheick Fantamady Camara, Guinée
- Juju Factory de Balufu Bakupa-Kanyinda, RD Congo
- Mascarades de Lyes Salem, Algérie
- Où vas-tu Moshé ? de Hassan Benjelloun, Maroc

Courts métrages
- Ils se sont tus (Sektou) de Khaled Benaïssa, Algérie
- Khti de Yanis Koussim, Algérie
- Lazher de Bahri ben Yahmed, Tunisie
- Le poisson noyé de Malik Amara, Tunisie
- Timpoko de Serge Armel Sawadogo (Burkina Faso)

Documentaires
- Batuque de Júlio Silvão Tavares, Cap Vert
- La brèche de Abdoul Aziz Cissé, Sénégal
- Le cri de la mer de Aïcha Thiam, Sénégal
- Lieux saints de Jean-Marie Teno, Cameroun
- Nos lieux interdits de Leïla Kilani, Maroc
- Ra, la réparatrice de Mamadou Cissé, Mali
- La robe du temps de Malam Saguirou, Niger
- Thiam B.B. de Adams Sie, Sénégal
- Victimes de nos richesses de Kal Touré, Guinée

http://www.cinemasdafrique.asso.f


• > 25ème Festival Panafricana Vues d'Afrique: palmarès

Le 25ème Festival Panafricana Vues d'Afrique s'est achevé le 26 avril dernier à Montréal. Voici les productions francophones primées.

Sélection internationale fiction
- Prix de la communication interculturelle, long métrage: Mascarades de Lyes Salem, Algérie/ France.
- Prix de la communication interculturelle, court métrage: C’est dimanche ! de Samir Guesmi, Algérie/ France.
- Prix Images de Femmes de la meilleure actrice d’Afrique sub-saharienne et des pays créoles: Rym Takoucht pour son rôle de l’épouse de Mounir dans Mascarades, de Lyes Salem, Algérie/ France.
- Prix du meilleur acteur: Illiès Boukouirene, pour son rôle d’Ibrahim dans C’est dimanche ! de Samir Guesmi, Algérie / France.

Sélection internationale Documentaire
- Prix de la communication interculturelle, long métrage: Victoire Terminus, de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, France.
- Prix de la communication interculturelle, court métrage: Le Rallye d’Hélène, de Chouna Mangondo, de la République Démocratique du Congo.
- rix Micheline Vaillancourt remis à une réalisatrice du sud: Leïla Kilani, pour son film Nos lieux interdits, Maroc/ France.

Africa Numérique
- Prix du meilleur long ou moyen métrage: Paris à tout prix de Joséphine Ndagnou, Cameroun.
Une mention d’honneur est décernée au film Le pèlerin du Camp Nou de Abakar Chene Massar et Bentley Brown, du Tchad.
- Prix du meilleur court métrage: Les égarés de l’hémisphère Sud de Daddy Ruhorahoza, Rwanda
- Prix de la meilleure série et feuilleton télé: L’As du lycée de Missa Hébié, Burkina Faso

Regards d'ici
- Prix ACIC / ONF pour la meilleure production indépendante: Les marrons de l’Alphabet, de Dimitri Médard, Canada.
- Prix de la Relève Via Le Monde pour un premier film sur l’Afrique ou les pays créole (et les communautés africaines et créoles au Canada): Trois Roi, de Katia Paradis, Canada.
Une mention d’honneur est décernée au film Le Silence est d’or de Alexandra Sicotte-Lévesque, Canada.

www.vuesdafrique.org


• > 19ème Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine de Milan 2009 : palmarès

Le 19ème Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine de Milan s'est tenu du 23 au 29 mars dernier. Voici les production francophones primées.

- Prix du meilleur court métrage africain: Waramutseho! d'Auguste Bernard Kouemo Yanghu, Cameroun/ France 2009 (également Prix ISMU)
Mention spéciale: La Résidence Ylang Ylang de Hachimiya Ahamada, Comores/ France, 2008

- Mention spéciale du meilleur film africain: Un si beau voyage de Khaled Ghorbal, Tunisie / France 2008; Khamsa de Karim Dridi, France / Tunisie 2008

- Prix du meilleur documentaire: Nos Lieux Interdits de Leila Kilani, Maroc/ France, 2008
Mention spéciale: Une affaire de nègres d'Oswalde Lewat, Cameroun, 2008

- Prix du meilleur documentaire africain: Le Tableau de Fritah, France/ Maroc, 2008
Mention spéciale: Maam Kumba d'Alioune Ndiaye, Sénégal/ France, 2008

- Prix COE du meilleur court métrage: Le Projet de Mohamed Ali Nahdi, Tunisie, 2008

- Prix CUSME: Le Monologue de la Muette deKhadi Sylla et Charlie Van Damme, Sénégal/ France/ Belgique, 2008

www.festivalcinemaafricano.org/


• > Ecrans documentaires: appel à candidatures

Le Festival les Ecrans Documentaires qui aura lieu cette année du 27 octobre au 1er novembre 2009, ouvre les présélections de ses compétitions pour toute œuvre à résonance documentaire. Date limite des inscriptions et de l'envoi des dvd: 22 juin 2009.

Inscriptions exclusivement sur le site :
www.lesecransdocumentaires.org




 Regions  
Francophonie   
  • > Appel à candidatures: l'Atelier d'expertises, 6ème Forum Francophone de la coproduction

L'Atelier d'expertises: 6ème Forum francophone de la production: Appel à candidatures

Organisé pour la 6ème année consécutive par le FIFF en collaboration avec le BLCEF, cet Atelier d’expertises a trouvé son rythme de croisière, grâce notamment aux quelques perfectionnements décidés l’année dernière : entretiens individuels plus approfondis, exercices de pitch plus importants, et surtout présence des auteurs, aux côtés des producteurs porteurs de projets.

Se déroulant sur 4 jours, le Forum permet à des producteurs francophones, porteurs d'un projet de long métrage de fiction en développement, de bénéficier d'expertises individuelles en matière principalement de production et de réalisation. Comme l'année dernière, les auteurs sont invités à accompagner leur producteur.

Les producteurs participants être ressortissants de l'Espace francophone et présenter un projet :

- dont le scénariste et le réalisateur sont des ressortissants de l'Espace francophone,
- ayant déjà acquis une part de financement en production ou en passe de l'avoir,
- ayant déjà reçu une aide à l'écriture (à préciser dans la fiche d'inscription).

Seuls les dossiers de candidature complets, c'est-à-dire comportant tous les documents mentionnés dans la fiche d'inscription et toutes les annexes, en français, seront pris en considération.

Téléchargez ci-dessous le dossier de candidature, à nous renvoyer avant le 29 juin 2009, au plus tard, par courriel à forumproduction@fiff.be ou par courrier postal au 175, Rue des Brasseurs, 5000 Namur.


Présentation du 6ème Forum [284 Ko]
 



Fiche d'inscription Forum 2009 [40 Ko]
 




Afrique   
  • > Fespaco 2009: palmarès

Le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Fespaco) a fêté ses 40 ans du 28 février au 7 mars dernier.

Son palmarès a consacré le magnifique Teza du grand réalisateur africain Hailé Gerima, déjà primé à Venise, Carthage et Amiens.

Voici les productions francophones primées par le jury officiel:
Longs Métrages: jury officiel
- Étalon de bronze de Yennenga: Mascarades de Lyes Salem (Algérie)
- Prix Oumarou Ganda (Meilleur Premier Long Métrage) et Prix RFI du public: Le Fauteuil de Missa Hébié (Burkina Faso)
- Prix de la meilleure interprétation féminine: Sana Mouziane actrice du film Les Jardins de Samira de Latif Lahlou (Maroc)
- Prix du meilleur scénario: Mama Keïta pour le film L'Absence de Mama Keïta (Guinée)
- Prix du meilleur son: Mohamed Hassib pour le film Al Ghaba (les Démons du Caire) de Ahmed Atef (Égypte)
- Prix de la meilleure musique: Kamal Kamal pour le film Wadaan Oummahat (Adieu Mères) de Mohamed Ismaïl (Maroc)
- Prix du décor: Abdelkrim Akallach pour le film Wadaan Oummahat (Adieu Mères) de Mohamed Ismaïl (Maroc)
- Prix de la meilleure affiche: Les Feux de Mansaré de Mansour Sora Wade du Sénégal (affiche de Ibrahima Soumaré)
- Prix Union Européenne: Coeur de lion de Boubakar Diallo (Burkina Faso)

Courts métrages: jury officiel
- Poulain d'or: Sektou (Ils se sont tus...) de Khaled Benaïssa (Algérie)
- Poulain d'argent: C'est dimanche de Samir Guesmi (France/ Algérie)
- Poulain de bronze: Waramutsého! (Bonjour !) de Bernard Auguste Kouemo Yanghu (Cameroun)
- Première Mention spéciale: Le poisson noyé (Imout el hout) de Malick Amara (Tunisie)
- Deuxième mention spéciale: La jeune femme et l'instit de Mohamed Nadif (Maroc)

Documentaires: jury officiel
- 1er prix documentaire: Nos lieux interdits de Leila Kilani (Maroc)
- 2ème prix documentaire: Behind the Rainbow de Jihan El-Tahri (Égypte)
- 3ème prix documentaire: Une affaire de Nègres de Osvalde Lewat (Cameroun)

www.fespaco.bf


• > Décentralisation du concours d'entrée à l'ESAV

L'ESAV Marrakech décentralise son concours d'entrée 2009 dans plusieurs villes d'Afrique: Abidjan, Alger, Bamako, Brazzaville, Conakry, Dakar, Libreville, Lomé, Tananarive, Yaoundé

Le concours d'entrée est gratuit. Il est ouvert du 7 au 11 septembre, à tous les étudiants francophones. La date limite de remise des dossiers d'inscription au concours le 20 Juillet 2009.

http://www.esavmarrakech.com/


• > Entretien avec Charles Mensah, président de la Fepaci, par P. Boureima Salouka pour www.afrik.com

Le cinéma africain peut-il avoir les moyens de ses ambitions ? Au Fespaco, Charles Mensah dresse le bilan de son action à la tête de la Fepaci

Presque trois ans déjà que le réalisateur gabonais, Charles Mensah, dirige la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci). En marge du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), au Burkina Faso, s’est tenue, cette semaine, l’assemblée générale de ladite fédération. A cette occasion, il a dressé à Afrik.com le bilan de son action à la tête d’une institution qui semble n’avoir pas rompu avec ses vieux démons et reste confrontés à de nombreux défis.

Créée en 1969, la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci) a pour objectif la défense des intérêts des cinéastes africains et la promotion du cinéma du continent. Lors de sa dernière assemblée générale élective, en 2006, au Sommet du Film Africain de Tshwane, en Afrique du Sud, tout le bureau exécutif de l’organisation a été renouvelé. Le producteur et réalisateur Charles Mensah, directeur général du Centre National du Cinéma Gabonais (Cenaci), a remplacé le Secrétaire Général, Jacques Béhanzin, qui avait passé dix ans à la tête de la Fepaci, et dont les actions avaient été jugées inefficaces. Le mandat de Charles Mensah touche à sa fin l’année prochaine. Quels sont ses ultimes objectifs et son bilan ? Interview.

Afrik.com : Peut-on affirmer au regard des coups de gueule constatés lors de l’assemblée générale, que la Fepaci est sortie de la zone de haute turbulence, trois ans après le sommet de Tshwane ?

Charles Mensah : Non, il n’y a pas eu de coups de gueule en tant que tels. Si vous connaissez l’histoire de la Fepaci, vous savez qu’elle a toujours connu des réunions houleuses. La Fepaci est un regroupement de cinéastes professionnels. Et qui dit cinéaste dit individu à forte personnalité, individu passionné. Il va de soi que, quand il est question du devenir de notre métier, les débats ne peuvent qu’être houleux. Cela dit, trois ans après la mise en place du nouveau bureau, les choses n’avancent peut-être pas au rythme qu’on voudrait, aussi bien au niveau du bureau qu’au niveau des cinéastes. Mais elles avancent quand même, lentement mais sûrement.

Afrik.com : Quel bilan peut-on dresser de votre action à la tête de la Fepaci, un an avant la fin de votre mandat?

Charles Mensah : Nous n’avons hérité des bureaux précédents que l’histoire de la Fepaci. Il nous a fallu acquérir du mobilier de bureau, renforcer les structures, redéfinir les modes de fonctionnement, cibler des objectifs à atteindre dans différents domaines que sont la production, la distribution et la diffusion. L’absence de politique cinématographique est le dénominateur commun à tous les maux du cinéma africain. Nous avons donc agi sur cet axe, en nous approchant de l’Union Africaine qui fera un travail de lobbying auprès des Etats. A terme, chaque pays devra se doter d’un environnement règlementaire et législatif en matière de cinéma, donc d’une politique cinématographique. Les discussions sont bien avancées et nous espérons qu’elles aboutiront à la mise en place de la commission africaine du film, avant la fin de notre mandat (ndlr, Juin 2010). Nous avons également initié des rencontres pour la formation que nous espérons pouvoir organiser dans chaque sous-région. Ce symposium sur la formation dressera l’état des lieux des centres de formation existants, des programmes pédagogiques et veillera à la qualité des enseignements dispensés afin qu’ils répondent aux attentes. Ce travail a commencé et on va le poursuivre. Quant à la distribution et à l’exploitation, elles trouveront solutions avec l’avènement de la commission africaine du film.

Afrik.com : Pensez-vous avoir parié sur le bon cheval en faisant de l’Union Africaine votre avocat, quand on sait qu’elle peine à mobiliser les ressources pour ses forces de la paix par exemple?

Charles Mensah : Nous n’avons pas mieux. Ailleurs, en Europe par exemple, c’est l’Union européenne qui a mis en place un programme en faveur du cinéma, des médias etc. Alors je crois que nous serons plus forts si à l’échelle continentale nous avons déjà le soutien de nos Etats à travers la seule organisation fédératrice existante. Ce n’est donc pas un mauvais choix que de miser sur l’Union Africaine, même si son mode de fonctionnement et son efficacité peuvent être critiqués. Mais elle reste l’outil indispensable dont nous avons besoin.

Afrik.com : Concrètement, comment la Fepaci compte-t-elle mobiliser les ressources nécessaires pour financer le cinéma africain?

Charles Mensah : Déjà, nous avons remobilisé nos membres pour leur cotisation. Ce n’est pas une ressource importante, mais symbolique. Par ailleurs, le secrétariat exécutif mobilise des fonds auprès des personnes morales qui ont intérêt à ce que le cinéma africain fonctionne. Pour l’instant, nous sommes fortement soutenus par le gouvernement sud-africain, par la National Video Foundation et par des télévisions. Il fut un moment où des chefs d’Etat ont contribué personnellement, nous allons relancer cette initiative. Enfin et sans être une organisation à but lucratif, nous mènerons des opérations ponctuelles de levée de fonds.

Afrik.com : Seriez-vous candidat au prochain congrès de la Fepaci?

Charles Mensah : Non. Ce n’est pas que je ne crois pas à la Fepaci. J’estime tout simplement que j’ai eu quatre années pour essayer de mettre la Fepaci sur les rails, pour qu’il y ait une structure qui fonctionne sans anicroche sur les règlements, les procédures de bonne gouvernance et de transparence. Une fois que ce sera fait, si l’on peut initier quelques actions, tant mieux. En ce moment nous allons remettre notre mandat et d’autres viendront pour continuer la mission.

Afrik.com : Sériez-vous venu donc en balayeur ou est-ce la réputation d’institution ingouvernable de la Fepaci qui aura finalement eu raison de vous?

Charles Mensah : Même si j’admets que nos débats sont toujours passionnés, ce n’est pas pour autant que la Fepaci ne puisse être gérée. Je ne partage donc pas cette opinion. Je n’ai cependant pas la prétention d’être venu en balayeur de maison, loin de là. Je suis tout modestement venu apporter ma pierre à l’édification de cette maison commune que certains ont commencée avant moi et que d’autres poursuivront après.

http://www.afrik.com/article16378.htm ...


• > "Bollywood, Nollywood et puis Hollywood" par Jean-Claude Vantroyen pour Le Soir

"Devinette : quels sont les trois pays les plus gros producteurs de films ? Sûr, vous allez dire l'Inde d'abord, puis les Etats-Unis, puis peut-être la Chine… Deux bonnes réponses sur trois, Inde en tête et Etats-Unis troisième, c'est pas mal, mais c'était facile. Le plus dur, c'était de trouver le deuxième. Et c'est le Nigeria.

Un pays africain au sommet de la production ciné ? Oui. Les statistiques de l'Unesco viennent de le confirmer. En tête donc, Bollywood, comme on appelle la Mecque de l'industrie cinématographique indienne ; en deux Nollywood, c'est le nom des studios nigérians ; en trois, enfin, Hollywood.

Cela, en fait, n'étonnera que le commun des mortels, c'est-à-dire nous. La planète branchée ciné savait que le Nigeria a, depuis longtemps, une production filmographique très riche, particulièrement en vidéo. L'enquête précédente avait déjà placé Nollywood en deuxième position, mais celle-ci, qui concerne l'année 2006, montre que le Nigeria rattrape son retard sur l'Inde.

Voyez les positions des autres pays dans l'infographie ci-contre. On ajoute que le Royaume-Uni talonne la Corée du Sud avec 104 productions. Et que la Belgique, cette année 2006 là, avait produit dix films.

L'enquête de l'Unesco montre aussi que l'anglais reste la langue dominante du cinéma mondial. Au total, 36 % des films produits en 2006 ont été tournés en anglais. Mais en même temps, la diversité linguistique est grande, à l'intérieur même de certains pays. Au Nigeria, l'anglais est utilisé dans 44 % des productions, mais aussi le yoruba (31 %), le haoussa (24 %) et l'igbo (1 %). En Espagne, près de 69 % des films ont été tournés en espagnol, 12 % en catalan, près de 9% en anglais, 4% en basque, près de 3% en français et 4 % dans d'autres langues. Au Canada, en 2006, 67% des films ont été produits en anglais et 31% en français.

Malgré tout, les films américains représentent toujours la majorité écrasante des entrées en salles dans le monde entier.

http://stats.uis.unesco.org/

Les films du Nigeria : sorcellerie et amours tragiques

Au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, le cinéma est devenu une industrie. N'imaginez pas des grands films qui prennent des années à produire et des mois à tourner : non, on tourne vite, avec de petits budgets et immédiatement en vidéo. Lagos, la capitale, ne compte que cinq cinémas, dédiées aux grandes productions américains ou indiennes. Alors, on sort les films directement en cassettes et DVD, et les Nigérians regardent ce qu'ils appellent des « home vidéos » chez eux, en familles ou en villages.

En 2006, 842 films sont officiellement sortis et on dit qu'il y aurait le même volume sous le manteau. On a recensé 15.000 vidéoclubs dans le pays. Et plus de 260 sociétés de production. Ça montre l'ampleur du phénomène. Un phénomène qui tient, d'après Justin Esade, du Guardian, à la désertion des salles de cinéma il y a plusieurs années. Les gens avaient peur de sortir, l'économie était dans le rouge. « Les exigences économiques imposèrent de tourner en VHS, procédé beaucoup moins coûteux. Le premier film du genre fait un carton, Living in bondage, de Chris Rapu, en 1992. On en vend 300.000 copies. »

Le ciné nigérian s'impose, s'exporte, se diffuse aussi sur internet. De quoi parle-t-il ? D'histoires de sorcellerie, de religion, d'amours tragiques, de familles… Les Nigérians adorent.

www.nigeriafilm.com

Source: http://www.lesoir.be/channels/cinema/cin ...




Ameriques   
  • > Aide à la production longs métrages de la SODEC: 1ère commission 2009

9 projets sur les 39 demandes ont été retenus lors de la première commission de l'aide à la production longs métrages de la SODEC.

- Le baiser du barbu
Écrit et réalisé par Yves Pelletier. Produit par Go Films et distribué par Alliance Vivafilm.
- Cabotins
Écrit par Ian Lauzon, réalisé par Alain Desrochers, produit par Novem Communications et distribué par Les Films Équinoxe.
- Demande à ceux qui restent
Écrit par Louis Bélanger et Alexis Martin, ce road movie réalisé par Louis Bélanger mélange la tragédie, la comédie et le drame social. Produit par Reste Inc. (Aetios productions et Cinémaginaire) et distribué par Alliance Vivafilm.
- En terrains connus
Écrit et réalisé par Stéphane Lafleur, produit par Microscope et distribué par Les Films Séville.
- NDG
Ce premier long métrage est écrit et réalisé par Michel Monty, produit par Cirrus Productions et distribué par Alliance Vivafilm.
- Le poil de la bêteÉcrit par Stéphane J. Bureau et Pierre Daudelin, réalisé par Philippe Gagnon produit par les Films du Boulevard et distribué par Les Films Séville.
- Le vendeur
Premier long métrage de fiction écrit et réalisé par Sébastien Pilote. Produit par l’ACPAV et distribué par Les Films Séville.
- La vérité
Marc Bisaillon réalise un drame social inspiré de Dostoïevski. Produit par Camera Oscura et distribué par Filmoption International.

http://www.sodec.gouv.qc.ca/medias_commu ...


• > Atelier Grand Nord: les participants 2009

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a organisé pour la sixième année consécutive l’ATELIER GRAND NORD qui a eu lieu du 7 au 15 mars 2009. Il réunissait 14 scénaristes et 7 consultants dans le décor magnifique du Lac Sacacomie, en Mauricie. Grande nouveauté cette année, l’Atelier accueillait deux scénaristes invités et un scénariste consultant du Grand-Duché de Luxembourg.

Les scénaristes et projets retenus de l’édition de GRAND NORD 2009 étaient :

De la Communauté française de Belgique
- Martine Doyen, Petits oiseaux
- Ismaël Saïdi, Moroccan Gigolos
Gabrielle Borile était la scénariste consultante belge.

De la France
- Christophe Cousin, Deux temps trois mouvements
- Eve Deboise, Paradis perdu
- Gilles Porte, S
- Olivier Volcovici, L’Odyssée
Olivier Gorce et Pierre Chosson étaient les scénaristes consultants français.

Le Grand-Duché de Luxembourg
- Jean Louis Schlesser, Duck Race
- Christophe Wagner, A Bout portant
Karin Schockweiler était la scénariste consultante luxembourgeoise.

Du Québec
- Benoit Pilo, Décharge
- Louise Archambault, Le chant des invisibles
- Lucie Lachapelle, L’Étrangère
- Frédérick Pelletie, Diego Star
Sébastien Rose et Ian Lauzon étaient les scénaristes consultants québécois.

De la Suisse
- Naima Bachir, Né un 1er août
- Eric Grant, Post Tenebras Lux
Denis Rabaglia était le scénariste consultant suisse.

L'Atelier Grand Nord se prolongera pour certains projets lors du prochain Festival International du Film Francophone de Namur en octobre prochain.

http://www.sodec.gouv.qc.ca/medias_commu ...


• > 25ème Festival Panafricana Vues d'Afrique: palmarès

Le 25ème Festival Panafricana Vues d'Afrique s'est achevé le 26 avril dernier à Montréal. Voici les productions francophones primées.

Sélection internationale fiction
- Prix de la communication interculturelle, long métrage: Mascarades de Lyes Salem, Algérie/ France.
- Prix de la communication interculturelle, court métrage: C’est dimanche ! de Samir Guesmi, Algérie/ France.
- Prix Images de Femmes de la meilleure actrice d’Afrique sub-saharienne et des pays créoles: Rym Takoucht pour son rôle de l’épouse de Mounir dans Mascarades, de Lyes Salem, Algérie/ France.
- Prix du meilleur acteur: Illiès Boukouirene, pour son rôle d’Ibrahim dans C’est dimanche ! de Samir Guesmi, Algérie / France.

Sélection internationale Documentaire
- Prix de la communication interculturelle, long métrage: Victoire Terminus, de Renaud Barret et Florent de la Tullaye, France.
- Prix de la communication interculturelle, court métrage: Le Rallye d’Hélène, de Chouna Mangondo, de la République Démocratique du Congo.
- rix Micheline Vaillancourt remis à une réalisatrice du sud: Leïla Kilani, pour son film Nos lieux interdits, Maroc/ France.

Africa Numérique
- Prix du meilleur long ou moyen métrage: Paris à tout prix de Joséphine Ndagnou, Cameroun.
Une mention d’honneur est décernée au film Le pèlerin du Camp Nou de Abakar Chene Massar et Bentley Brown, du Tchad.
- Prix du meilleur court métrage: Les égarés de l’hémisphère Sud de Daddy Ruhorahoza, Rwanda
- Prix de la meilleure série et feuilleton télé: L’As du lycée de Missa Hébié, Burkina Faso

Regards d'ici
- Prix ACIC / ONF pour la meilleure production indépendante: Les marrons de l’Alphabet, de Dimitri Médard, Canada.
- Prix de la Relève Via Le Monde pour un premier film sur l’Afrique ou les pays créole (et les communautés africaines et créoles au Canada): Trois Roi, de Katia Paradis, Canada.
Une mention d’honneur est décernée au film Le Silence est d’or de Alexandra Sicotte-Lévesque, Canada.

www.vuesdafrique.org




Europe   
  • > Festival International du Film de Cannes 2009: le programme...

Le Festival International du Film de Cannes aura lieu du 13 au 23 mai prochain. Cette grand messe annuelle du cinéma mondial sera l'occasion de découvrir de nombreuses nouveautés francophones, même si l'on notera que le continent africain, y est, comme souvent, bien peu représenté.

Voici les différentes productions francophones reprises en sélection officielle:

Compétition
- A l'origine, Xavier GIANNOLI, France
- Nuit d'ivresse passagère, LOU Ye, Hong-Kong/ France
- Le Ruban Blanc, Michael HANEKE, Allemagne/ Autriche/ France/ Italie
- Enter the Void, Gaspar NOÉ, France/ Allemagne/ Italie
- Kinatay, Brillante MENDOZA, France/ Philippines
- Les Herbes Folles, Alain RESNAIS, France
- Looking for Eric, Ken LOACH, Royaume-Uni/ France/ Italie/ Belgique/ Espagne
- The Time That Remains, Elia SULEIMAN, France/ Belgique/ Italie/ Royaume-Uni
- Un prophète, Jacques AUDIARD, France
- Visage, Taïwan/ France/ Belgique/ Pays-Bas, TSAI Ming-Liang

Un certain regard
- Amintiri din epoca de aur, Ioana URICARU, Hanno HÖFER, Constantin POPESCU, Cristian MUNGIU, Razvan MARCULESCU, Roumanie/ France
- Demain dès l'aube, Denis DERCOURT, France
- Independencia, Raya MARTIN, France/ Philippines/ Allemagne/ Pays-Bas
- Irène, Alain CAVALIER, France
- Le Père de mes Enfants, Mia HANSEN-LØVE, France
Mourir comme un homme, João Pedro RODRIGUES, Portugal/ France
- Policier, Adjectif, Corneliu PORUMBOIU, Roumanie

Hors compétition
- Coco Chanel & Igor Stravinsky, Jan Kounen, France
- L'Armée du Crime, Robert Guedigian, France
- Ne te retourne pas, Marina De Van, France/ Belgique/ Luxembour/ Italie

Séances spéciales
- Cendres et sang, Fanny Ardant, France/ Roumanie/ Portugal
- Jaffa, Keren Yedaya, France/ Israel/ Allemagne
- L'Epine dans le coeur, Michel Gondry, France
- Min Ye (Dis-moi qui tu es<), Souleymane Cissé, Mali/ France

www.festival-cannes.com


• > Création de Wallimage-Bruxellimage

La Région bruxelloise a décidé de collaborer avec son homologue wallonne afin de soutenir financièrement le cinéma, ce qui se traduira concrètement par la création d'une ligne spécifique "Wallimage-Bruxellimage" au sein du Fonds Wallimage existant, ont annoncé les deux régions au cours d'une conférence de presse.

L'accord porte sur une durée minimale de 3 ans. Il prévoit, entre autres, que la ligne commune soit alimentée par les 2 régions à hauteur de 1 million d'euros chacune.

Dotée de ces 2 millions d'euros annuels, la ligne - accessible aux francophones et aux néerlandophones - fonctionnera selon les mêmes principes généraux que Wallimage - le fonds créé en février 2001 et dirigé par Philippe Reynaert - mais limitera ses investissements à 200.000 euros par projet.

Par ailleurs, les producteurs déposant un projet à ce nouveau guichet unique devront assurer que l'argent reçu sera entièrement dépensé dans les 2 régions à hauteur d'un minimum de 50% en Région wallonne et de 50% à Bruxelles, avec un minimum absolu de 100.000 euros dans chacune des régions.

"Cette coopération financière évitera les déperditions d'argent et d'énergie", a souligné le ministre-président bruxellois Charles Picqué. "Nous sommes heureux d'avoir trouvé une formule qui permet au secteur et aux Régions d'en sortir gagnants", a-t-il ajouté.

"Le cinéma est un vecteur culturel mais qui génère une très importante activité économique", a pour sa part rappelé le ministre bruxellois de l'Economie, Benoît Cerexhe. Selon ce dernier, le secteur compte quelque 1.300 entreprises dans la région de Bruxelles-Capitale et y représente environ 2.000 emplois directs.

Satisfaction enfin du côté du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, qui a fait part de sa "fierté". "Il vaut mieux faire envie que pitié. Notre volonté désormais, c'est de travailler ensemble et en toute transparence", a-t-il assuré.

La ligne Wallimage-Bruxellimage sera accessible dès le mois de juin, avec un premier budget d'un million d'euros à répartir entre 5 productions au moins. Un autre million sera débloqué à l'automne.

Source: Belga


• > Bilan 2008 du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique : fin de législature et début de mandat…

Le mardi 31 mars avait lieu le bilan annuel du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique. Il avait une saveur particulière, puisqu’il s’agissait du dernier bilan de la Ministre de la Culture et de l’Audiovisuel, Fadila Laanan. La profession a souligné avec insistance la longévité du cabinet de Mme Laanan, qui a tenu les 5 ans de la législature du gouvernement, et l’importance de pouvoir compter sur une action ministérielle installée dans la durée, contrairement à ce qui était devenu la norme depuis 1999.

Après un accueil mitigé, et des premières confrontations tendues, le bilan de la législature Laanan propose quelques avancées significatives. On notera que le budget accordé à la Commission de Sélection des Films, organe constituant de la production audiovisuelle en Communauté française, a augmenté de 28% en 5 ans, et devrait prochainement atteindre les 10 millions d’euros (il était en 2008 de 8,9 millions). Cet accroissement du budget a notamment été ventilé sur un renforcement de l’aide à l’écriture, et sur la création d’un fonds d’aide aux films expérimentaux. L’aide à la promotion a également été accrue, à travers le soutien aux festivals, mais aussi aux opérateurs locaux, et particulièrement aux salles Art & Essai. Deux grands complexes ont d’ailleurs vu le jour, ou sont sur le point de le voir. Ainsi, le cinéma Sauvenière à Liège (ouvert en mai dernier), et le projet du Palace à Bruxelles ont bénéficié de près de 10 millions d’euros d’investissement en infrastructures. Avant le transfert de pouvoir en juin prochain, de nombreux chantiers ont été mis en route. Si le projet de Décret offrant une base légale ne sera pas voté d’ici fin juin car il est encore à l’étude au niveau de la Commission Européenne(jusqu’ici, l’attribution des aides était réglementée par des arrêtés royaux), on sait d’ores et déjà que la Commission se verra attribuer en 2009 une enveloppe plus conséquente, que les coproductions avec le Vlaams Audiovisueel Fonds seront encouragées par une aide supplémentaire de 450.000€, et que la diffusion sera au cœur des prochaines actions, notamment avec un bonus accordé pour les sorties en salles des films belges.

Ce bilan était également le premier du nouveau Secrétaire général de la Communauté française de Belgique et Directeur du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel, Frédéric Delcor. Celui-ci a affirmé sa volonté de se battre avec engagement et détermination pour assurer la succession d’Henry Ingberg, qui a marqué avec force les pages de l’histoire récente du cinéma belge. Il a également souligné l’importance pour le CCA d’être un garant de la diversité, que ce soit en termes de format ou de genre.

Parmi les 13 constats dressés devant un parterre bondé de professionnels belges, Frédéric Delcor a insisté sur le rôle de la participation financière du CCA dans les productions francophones majoritaires : cela représente en moyenne 27% des budgets, et c’est en plus, un levier pour obtenir d’autres financements, en Belgique ou à l’étranger. Le revers de la médaille, c’est que le nombre de demandes de soutien a considérablement augmenté, et que le malgré l’augmentation de l’enveloppe, le taux de sélection est inexorablement en baisse. Cela peut avoir des conséquences pour la production des courts métrages et de documentaires, et le nouveau Directeur ajoute qu’il faudra veiller à respecter l’équilibre nécessaire entre courts, longs et documentaires. Autre point abordé, la forte représentation des films belges parmi les films soutenus par Eurimages. Celle-ci pourrait être remise en cause, il faudra donc conserver cette position reflétant le dynamisme des coproductions belges. Il revient d’ailleurs sur la volonté du CCA de développer des accords de coproductions bilatéraux avec de nouveaux territoires.

En conclusion, Frédéric Delcor insiste sur l’importance du système de concertation mis en place avec les professionnels, et la nécessité d’inclure les télévisions dans les réflexions sur la diffusion et la promotion du cinéma. Cette collaboration devrait permettre d’enrichir l’image un peu figée que le public belge se fait du cinéma belge francophone. L’année 2009 sera, pour lui, l’année de la concrétisation des nouvelles ambitions dont s’est doté le CCA.

Source www.cineuropa.org


• > Appel à candidatures - Bourse Producteur cinéma 2009 de la Fondation Jean-Luc Lagardère

Chaque année, depuis 1989, la Fondation Jean-Luc Lagardère attribue des Bourses à de jeunes créateurs dans le domaine de l'écrit, de l'audiovisuel, de la musique et du numérique. Vous avez 30 ans au plus et souhaitez créer une société de production pour produire un film de fiction de long métrage, ou vous souhaitez augmenter le capital de votre société de production de films de court-métrage afin de produire des films de long-métrage...

Postulez à la Bourse Producteur cinéma de la Fondation Jean-Luc Lagardère. Cette bourse de 50.000€ permet chaque année à un jeune producteur de moins de 30 ans de développer un projet de long métrage.

Dossier à renvoyer au plus tard le 12 juin 2009.

www.fondation-jeanluclagardere.co ...


• > Atelier de projets de la Cinéfondation: la participants

L'Atelier de projets de la Cinéfondation se tiendra du 15 au 22 mai prochains. Il réunira 15 réalisateurs venus du monde entier venus présenter leurs projets aux partenaires internationaux présents au Marché du Film.

Voici les réalisateurs francophones retenus:
- Atef Hetata pour Oblivion (Egypte), produit par MISR International (Egypte) et 3B Productions (France)
- Bertrand Mandico pour <>L'Homme qui cache la forêt, produit par Parisienne de Production (France) et Essential Film Produktion
- Danielle Arbid pour Chambres d'hôtel, produit par Gaïa Production (France) et Orjouane Productions (Liban)
- Faouzi Bensaïdi pour Death for Sale, produit par Entre chien et loup (Belgique), Liaison Cinématographique (France) et Agora Films (Maroc)
- Malgoska Szumowska pour Sponsoring, produit par Slot Machine, Pandora Films (Allemagne) et Zentropa (Pologne)

http://www.festival-cannes.fr/fr/cinefou ...


• > Appel aux jeunes cinéastes: atelier 5 sur 5

L’Espace DRAGONE lance un appel aux jeunes cinéastes des 5 continents pour relever un défi : réaliser un documentaire en quelques semaines. 5 réalisateurs, 1 par continent, sont sélectionnés et invités à vivre ensemble une résidence en réalisation pendant 5 semaines.

Depuis 2007, un 6ème réalisateur est de la partie. Il est sélectionné dans la partie Nord du pays, il joue « het zesde oog », le 6ème oeil. Le voyage, les frais d’hébergement, la restauration, l’encadrement, les équipes, le matériel de tournage et de montage leurs sont entièrement offerts pour qu’ils réalisent chacun leur  film.

La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 29 mai.

http://www.festival5sur5.be/la-residence ...


• > 114ème réunion Eurimages: résultats

À l'occasion de la dernière réunion de son comité (du 15 au 17 mars à Paris), le fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a alloué 4.680.000 euros pour soutenir la coproduction de 15 nouveaux longs métrages.

Voici les coproductions francophones concernées:
- The Woman Who Dreamt of a Man - Per Fly (Danemark, Norvège, Suède, Pologne)
- Alois Nebel - Tomas Lunak (République Tchèque, Allemagne – film d'animation)
- Cosa Voglio di Più - Silvio Soldini (Italie, Suisse)
- Aurora - Cristi Puiu (Roumanie, France, Suisse, Allemagne)
- Paradies - Ulrich Seidl (Autriche, Allemagne, France)
- Satte Farben vor Schwarz - Sophie Heldmann (Allemagne, Suisse)
- The Republic of Trees - Alicia Duffy (Irlande, France, Belgique)
- Ici - Angelo Cianci (France, Luxembourg)
- Visszatere - Judith Elek (Hongrie, Roumanie)
- Die Wand - Julian Pölsler (Autriche, Allemagne)

https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=1422175&Site=COE&BackColorInternet=DBDCF2&BackColorIntranet=FDC864&BackColorLogged=FDC864


• > CNC, avance sur recettes: résultats des premières commissions 1er et 2ème collège 2009

Résultats du 1er collège: commission du 3 mars 2009
- Louise Wimmer de Cyril Mennegun
- Orage d'une nuit d'été de Fabrice Camoin
- Noces de Philippe Béziat
- S de Gilles Porte
- Happy Few de Antony Cordier

Résultats du 2ème collège: commission du 19 février 2009
- de Jean-Paul Rappeneau
- Le Roman de ma femme de Djamshed Usmonov
- de Jacques-Rémy Girerd
- Venus Noire de Abdellatif Kechiche
- Hors la loi de Rachid Bouchareb
- Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse de Mahamat Saleh Haroun

Commission avril 2009
- La Princesse De Montpensier de Bertrand Tavernier
- Comme nos enfants d’Ismaël Ferroukhi
- Nanneri de René Féret
- Blanche Neige de Pablo Berger
- Chienne (Bitch) de Lou Ye

www.cnc.f


• > CNC: Images de la diversité, commission de mars 2009

Parmi les œuvres présentées par le CNC, ayant obtenu préalablement une aide sélective du Centre, les projets suivants ont reçu un avis positif :

Au titre d’une aide complémentaire à l’écriture
- Le figuier sauvage, fiction cinématographique de Kamel Chérif.

Au titre d’une aide complémentaire au développement
- Ma princesse de Clèves, documentaire audiovisuel de Régis Sauder (Nord Ouest Documentaires).

Au titre d’une aide complémentaire à la production
- Histoire des DOM-TOM, documentaire audiovisuel de Christiane Succab-Goldman (Jem Productions) ;
- Bedia, documentaire audiovisuel de Kudret Gunes (Cinémorphose Productions) ;
- Les Imams vont à l’école, documentaire audiovisuel de Kaouther Ban Hania (Filfil Films) ;
- Chronique de l’Afrique sauvage, fiction cinématographique d’Issam Mathlouti (Mysteo);
- Parvaz, documentaire audiovisuel d’Ali Badri (Fag Prod) ;
- Fichues racines, fiction cinématographique de Marie-Claude Pernel (Palaviré Productions) ;
- Kasher, fiction cinématographique d’Isabelle Stead (Carlito Films) ;
- Pays, documentaire cinématographique de Luc Leclerc Du Sablon (Les Films Français) ;
- La liberté générale, documentaire audiovisuel de Didier Roten (Anekdota Productions) ;
- La cuisine en héritage, documentaire audiovisuel de MOUNIA Anna Meddour (Cocktail Productions).

Au titre d’une aide complémentaire à la distribution
- Gerboise bleue, documentaire cinématographique de Djemal Ouahab (Shellac).

Au titre d’une aide complémentaire à l’édition vidéographique
- Allez Yallah !, documentaire cinématographique de Jean-Pierre Thorn (L’Harmattan Video) ;
- Noirs, l’identité au cœur de la question noire, documentaire audiovisuel de Jérôme Sesquin et Jacky Bastide (Editions Montparnasse).

Concernant les projets présentés par le CNC, la commission a donc émis 15 avis positifs et proposé une décision pour un montant de 225 300 €.

http://www.cnc.fr/Site/Template/T11.aspx ...


• > Wallimage: Une 34ème Session d'Investissement très éclectique

Comment imaginer une amitié entre une souris qui ne veut pas devenir dentiste et un ours qui ne veut pas devenir notaire ? Mais en portant à l'écran les fabuleuses aventures d'Ernest et Célestine! Un nouveau défi que se lancent Patar et Aubier alors que leur Panique au Village n'est pas encore arrivé à Cannes! Le Conseil d'Administration de Wallimage a décidé de les soutenir, comme il a décidé de soutenir 2 autres projets aussi différents que peuvent l'être une petite souris et un grand ours !

Outre donc le long métrage inspiré par les personnages de l'auteur belge Gabrielle Vincent, Wallimage Coproductions s'est engagé sur le cofinancement de Protéger et Servir, le nouveau film du réalisateur français Eric Lavaine (dont le précédent, Incognito, vient de faire un démarrage fracassant au Box Office) et sur celui de The Republic of Trees, un premier film irlandais coproduit, notamment par nos voisins du CRRAV (Nord Pas de Calais) qui accueilleront le premier tournage d'Alicia Duffy cet été. Enfin, cette 34ème session étant jumelée avec la 3ème session consacrée au séries d'animation, le Conseil a également décidé de soutenir Léonardo, une coproduction entre Aranéo (Marcinelle) et les français d'Ellipsanime.

Source: www.wallimage.be


• > Leçon de cinéma des frères Dardenne: Cannes, mardi 19 mai à 14h30

Les frères Dardenne, après avoir reçu deux Palme d'or sur la Croisette, ont été choisis pour animer la traditionnelle leçon de cinéma organisé par le Festival de Cannes.

Réalisateurs de nationalité belge, Jean-Pierre et Luc Dardenne débutent au cinéma comme assistants du poète et metteur en scène Armand Gatti. A partir de 1978, ils réalisent et produisent de nombreux documentaires sur la résistance ou la mémoire ouvrière. Ils passent à la fiction en 1987 en adaptant une pièce de théâtre Falsch, écrite par René Kalisky. Ils tournent ensuite Je pense à vous (1992), co-écrit par Jean Gruault, le scénariste de Truffaut. Avec leur troisième film, La Promesse, ils trouvent une vraie reconnaissance publique : le film fait sensation à Cannes et décroche une pluie de récompenses internationales en 1996.
La consécration arrive en 1999 avec Rosetta, présenté en compétition, couronné par la Palme d'or et le Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes. Les Dardenne reviennent en 2002 avec Le Fils, qui vaut à Olivier Gourmet le Prix d'interprétation masculine.
Egalement producteurs (Le Couperet de Costa-Gavras, 2005), ils décrochent une deuxième Palme d'Or en 2005 pour L'Enfant. Les Dardenne confirment leur réputation avec Le Silence de Lorna, Prix du scénario à Cannes en 2008.

Citation :
"Nous, on est des lents. On parle ensemble de ce qu’on a lu, vu, entendu. Les choses s’emboîtent petit à petit. On parle avec les gens. Ca vient nourrir énormément notre narration. On part toujours de la réalité. On ne peut pas accepter un élément qui n’ait pas de nécessité matérielle."


• > "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique": rencontre autour d'Haile Gerima

Le 4 avril dernier, le Festival des Cinémas Africains de Bruxelles et le CEC (Coopération par l'Education à la Culture) organisaient une rencontre publique intitulée "Noirs d'Afrique, Noirs d'Amérique", tournant autour du réalisateur Haile Gerima. Cette rencontre était animée par Anne Crémieux, professeur de cinéma à l'Université de Paris X Nanterre.

Voici un aperçu de son intervention:

Hailé Gerima, une oeuvre entre deux continents

Ceux qui connaissent Haile Gerima parce qu’ils ont vu ses films, parce qu’ils l’ont rencontré, parce qu’ils ont travaillé avec lui, vous feront certainement la liste de ses qualités parmi lesquelles sa générosité, son écoute et son implication pour la communauté, son esprit d’indépendance, sa détermination, sa persévérance, et surtout son éthique artistique et politique. Pour moi, ce qui m’a le plus marqué quand j’ai rencontré Haile Gerima et dans ce que j’ai pu voir de lui depuis, c’est son sens du relatif qui fait de lui un grand réalisateur, un grand professeur, un grand passeur.

Je m’explique.

Haile Gerima vous le dirait lui-même, pour un gamin d’un village d’Ethiopie, la reconnaissance qu’il a pu obtenir du public ou des producteurs est tout à fait remarquable, imprévisible, suffisante.

Qu’est-ce qui fait un grand réalisateur ? Sa reconnaissance publique ? Son succès institutionnel ? Un Oscar ? Une mesure absolue de son génie ?

J’ai entendu Haile Gerima dire à la télévision qu’il admirait tout particulièrement deux réalisateurs en particulier, Francis Ford Coppola, oscarisé et palmed’orisé, et Charles Burnett, son camarade à UCLA, relativement peu connu bien qu’ayant signé Killer of Sheep, rangé parmi les 25 meilleurs films de tous les temps par la Librairie du Congrès américain. Haile Gerima est lui-même admiré de beaucoup de cinéastes et de personnes qui le connaissent, dont Charles Burnett, je ne sais pas pour Francis Ford Coppola.

Haile Gerima est arrivé aux Etats-Unis à l’âge de 21 ans. Il a étudié à UCLA avec un groupe d’étudiants avec lesquels il a créé « l’école des cinéastes noirs de Los Angeles », « The Los Angeles School of black film makers ». Parmi eux Charles Burnett, Larry Clark, Julie Dash, Ben Caldwell, Billy Woodberry. Inspiré par les cinémas dit du tiers monde (third world cinema), c’est-à-dire en particulier le cinéma cubain, brésilien, africain, mais aussi le néo-réalisme italien ou la nouvelle vague, le groupe de jeunes cinéastes se place résolument en marge d’une production hollywoodienne qu’ils n’imaginent jamais pouvoir ni sans doute à l’époque vouloir intégrer. Il en résulte un cinéma noir autonome dont le but est de refléter l’humanité des populations noires telle qu’elle n’est pas représentée à l’écran, selon des modes narratifs et des esthétiques éloignés des normes hollywoodiennes. Le but n’est pas de divertir, encore moins de faire du profit.

Le premier film de Haile Gerima à la sortie de l’école, Bush Mama, propose en 1976 l’opposé de ce que montrent les films hollywoodiens de la blaxploitation : c’est un film sans grandes actions, en noir et blanc, mettant en scène des personnages pauvres, emprisonnés à tort, qui se droguent par désespoir, qui subissent la violence plutôt qu’ils ne la perpétuent.

En 1982, il réalise Ashes and Embers, une fiction documentaire sur les vétérans de la guerre du Vietnam.

En 1993, Sankof est le premier de ses films à rencontrer un réel succès public malgré une distribution très limitée. Les quelques cinémas qui acceptent de programmer le film, notamment les multiplexes du basketteur noir américain Magic Johnson, enregistrent salle comble pendant de nombreuses semaines. Ce film parle directement au public noir américain en exorcisant l’esclavage à travers le personnage de Mona, une jeune mannequin noire américaine qui lors d’un tournage sur l’île de Gorée est transportée 200 ans en arrière et fait le voyage des esclaves vers l’Amérique. Haile Gerima anime à cette occasion de nombreuses séances, se déplace pour montrer un film qui se veut militant au sens où sa projection ne se limite pas à un visionnage mais est accompagné d’un débat, d’un véritable échange.

Haile Gerima réalise aussi plusieurs films en Ethiopie, dont Harvest: 3000 Years (Moisson, 3000 ans) en 1975 sur des paysans éthiopiens, le documentaire Imperfect Journey sur la situation en Ethiopie en 1986, le documentaire historique Adwa sur la colonisation de l’Ethiopie (1999), et enfin Teza qui passe dans ce festival.

Contrairement à ses camarades de UCLA, Haile Gerima n’a jamais tenté de travailler à Hollywood. C’est incompatible avec sa façon de travailler. Il explique qu’il tient trop à sa liberté, non seulement d’un point de vue financier, mais vis-à-vis du public. Il veut faire ses films sans se demander si le public appréciera car comme il l’explique lui-même dans son anglais accentué d’Ethiopie, chacun sur terre a un accent et si l’on cherche à plaire au public, on perd son accent. Il l’admet volontiers, son poste à l’université de Howard à Washington lui permet de ne pas devoir vivre de son art et il peut donc se permettre de passer 15 ans à trouver l’argent pour réaliser Teza, ce que son ami Charles Burnett ne peut pas faire. Haile Gerima fonctionne sur un autre rythme, avec d’autres objectifs.

Haile Gerima est Africain, pour autant jamais je ne l’ai entendu se distinguer des Afro-américains. Je crois que pour lui, la date d’arrivée en terre américaine importe peu. Les Afro-américains sont d’origine africaine et lui-même est Afro-américain de fait, c’est ainsi qu’il est perçu par les Américains et qu’il vit dans ce pays. Si ses films s’adressent à tous les Américains, il explique bien qu’il refuse les règles narratives du cinéma américain : il n’intègrera pas des personnages blancs, il n’adoptera pas un point de vue eurocentrique, il ne fera pas s’exprimer les personnages dans un anglais WASP. Si les Afro-américains sont davantage réceptifs à ses films, c’est parce qu’ils le sont intrinsèquement, non parce que Haile Gerima s’adresse particulièrement à eux. A l’exception de Sankofa, Haile Gerima ne parle d’ailleurs pas de l’Afrique dans son ensemble mais toujours de l’Ethiopie, de sa patrie d’origine.

Haile Gerima milite pour la diversité des cultures. Il voit dans la puissance de la culture occidentale une absurdité à laquelle participent les peuples opprimés. Pourquoi fêter Noël avec un sapin, un Père Noël qui arrive en luge et qui passe par la cheminée quand on vit sous les tropiques ? L’exemple est de Haile, pas de moi. C’est un exemple parlant et je crois que c’est pour ça qu’il est tant admiré par nombre d’entre nous, parce qu’il a une idée très claire de ce qu’il fait en tant qu’artiste et de la fonction identitaire, culturelle et cathartique de l’art pour lui. Haile Gerima propose le fruit de cette catharsis au public, dont l’approbation n’est pas une fin en soi, car comme pour beaucoup d’artistes, la fin est dans la production. La reconnaissance publique, si elle vient, n’est que la cerise sur le gâteau. C’est en quelque sorte l’approche contraire d’un projet hollywoodien où la production se fait, pour beaucoup d’artistes noirs américains en particulier, dans la douleur du compromis, ce à quoi Haile Gerima refuse de se plier sans pour autant cacher sa satisfaction de voir Sankofa réussir financièrement et auprès des critiques. On souhaite le même destin à Teza, bien sûr. Haile Gerima s’efforce de n’avoir comme objectif que l’honnêteté du propos, le respect des personnes impliquées et de soi-même. Avec toujours cette idée en tête que tout est relatif. Que la vie est à la fois longue et courte, qu’il peut donc passer des années à financer un projet et continuer d’écrire assez de scénarios pour, à ce rythme-là, faire des films pendant plusieurs siècles.

http://www.cec-ong.be/index.php?option=c ...


• > Rencontre de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel: Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?

L’Observatoire européen de l’audiovisuel vient d’annoncer que son atelier organisé dans le cadre du Marché de film de Cannes aura pour thème : Show me the Money! Comment mesurer les recettes d’un film et récolter l’argent dû aux détenteurs de droits ?

Cette année, l’atelier se tiendra le dimanche 17 mai de 16 heures à 18 heures dans le Salon des Ambassadeurs (Palais des Festivals). L’entrée sera libre pour toutes les personnes accréditées au Marché du film.

www.obs.coe.int
La douzième édition de FOCUS – Tendances du marché mondial du film, réalisée par l’Observatoire pour le Marché du film de Cannes, sera distribuée à tous les participants du Marché. Cette étude de l’industrie cinématographique internationale sera également mise à disposition gratuitement - en quantités limitées - sur le stand de l’Observatoire : Riviera A6.


• > Présentation d'Europa Cinemas International: dimmanche 17 mai à Cannes

Depuis 1992, Europa Cinemas constitue le premier réseau de salles à programmation majoritairement européenne. Ces dernières années, Europa Cinemas s’est élargi à la Méditerranée, l’Amérique latine et l’Asie : Europa Cinemas International présentera ses actions lors d’un point d’information où seront invités ses partenaires distributeurs et exploitants en présence des responsables du programme MEDIA.

Cette rencontre aura lieu le dimanche 17 mai de 11h30 à 13h sur le Pavillon des Cinémas du Monde (Village International).

Plus d'infos ici: http://www2.cfwb.be/mediadesk/db/templat ...


• > Entretien avec Frédéric Delcor, Secrétaire Général de la Communauté française de Belgique sur www.cinergie.be

Cinergie a rencontré le nouveau Secrétaire générale de la Communauté française de Belgique, successeur d'Henry Ingberg, à ce poste mais aussi à celui de Directeur du Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel.

Cinergie : Vos nouvelles fonctions de Secrétaire Général de la Communauté française vous ont-elles fait voir différemment les relations de travail entre la fourmilière des fonctionnaires et les cabinets ministériels ?

Frédéric Delcor : Mon ambition, en débutant ce nouveau poste, était de trouver une nouvelle expérience professionnelle dans le secteur public et dans les matières traitées par la Communauté française. J’y ai découvert des personnes très motivées et passionnées par ce qu’elles font, et qui partagent le même intérêt que moi pour la « chose publique ». Cet investissement se sent dans la qualité du travail fourni, bien que la structure ne soit pas complètement adéquate pour valoriser au mieux les talents. Mon désir est de souligner la force des propositions du Ministère pour qu'il puisse jouer réellement son rôle d'inspiration de politiques.

Même si la fonction de l'administration est d'exécuter des décisions prises par les ministres, cela ne devrait pas nous empêcher de soumettre des projets sur base de nos connaissances du terrain. Cela se fait déjà dans de nombreux domaines, mais il faudrait les étendre.

L’enveloppe budgétaire, au début du 21ème siècle, s’est améliorée grâce à l’apport de Wallimage et de la détaxation du Tax Shelter. N'y a-t-il pas moyen de faire mieux en prélevant, comme en France, une taxe, aussi minime soit-elle, sur les tickets d’entrées des salles. Taxe qui permet aux Français de faire 200 films par an !

Je ne sais pas si c’est la seule raison qui permet au cinéma français de faire 200 films par an. Tout ce qu’on peut faire pour apporter plus d’argent au cinéma est le bienvenu. Je constate simplement que cette idée de taxe sur les tickets d’entrées est une vieille idée, compliquée à mettre en œuvre dans notre pays, car le niveau de pouvoir qui lèverait la taxe n’est pas celui qui en profiterait. La Communauté française n’ayant pas de pouvoir fiscal, il faudrait passer par une taxe fédérale ou une taxe régionale et trouver des arrangements pour faire venir l’argent vers le secteur du cinéma qui est, quant à lui, une matière communautaire. Quoi qu'il en soit, c’est un projet que je souhaite remettre sur la table à l’occasion de la constitution du prochain gouvernement.
Cela dit, globalement, nous sommes dans un système où les différentes sources de financements existantes permettent d’avoir une production cinématographique de qualité avec, en 2008, 5 films sélectionnés à Cannes.
Le rôle de la Communauté française se situe en parallèle aux sources de financement comme le Tax Shelter ou Wallimage concentrés sur le long métrage et quelques documentaires. Nous avons un rôle spécifique pour tous les autres types d’œuvres. Nous avons établi un système qui fonctionne bien en tant que soutien à la créativité avec des productions d’œuvres de qualité, maintenant, nous devons nous atteler à la promotion et la diffusion de nos œuvres pour faire en sorte que nos films puissent mieux rencontrer leur public.

Ne croyez-vous pas qu'il est primordial, plutôt que de favoriser des campagnes de promotion, de faire un travail d’éducation dès l’enseignement primaire, pour créer le public de demain ?

Bien entendu, l’aspect éducation est fondamental si nous voulons augmenter le public qui va voir nos films. Avec l'organisation du Prix des lycéens par exemple, on essaye d’intéresser les étudiants au cinéma, et je suis d’accord avec vous qu’on pourrait lui donner plus d’ampleur, renforcer les dispositifs qui existent et les multiplier. Nous devons montrer que la diversité de notre cinéma est enrichissante. Le rôle des pouvoirs publics, par rapport à la culture en général, c’est de montrer la richesse de la diversité.
On doit faire en sorte que nos jeunes soient attirés par les chemins de traverses et pas seulement par les grandes autoroutes de l’information où se trouvent tous les produits culturels et audiovisuels qui n’ont pas besoin de nous pour rencontrer leur public et qui jouissent de gros moyens pour financer leur promotion.
Cette mission est fondamentale, mais il ne faut pas s’interdire d’utiliser les armes du marketing et de la promotion. Nous devons y consacrer plus de moyens. Nous devrions recréer le côté événementiel autour du cinéma, nous devons utiliser la notoriété de nos acteurs et réalisateurs pour attirer les gens vers notre cinéma.
Mis à part l’éducation et la promotion, notre souci devrait également se focaliser sur la qualité des salles, et en particulier les salles qui diffusent le cinéma d’auteur. Il est inadmissible que ces salles aient des conditions d'accueil et de projection exécrables. Nous allons consacrer un effort particulier pour les réhabiliter. Et enfin, n'oublions pas, et Cinergie est précurseur en la matière, la contribution que peuvent nous apporter les nouvelles technologies, comme Internet, pour atteindre le public. Internet est une énorme opportunité, il permet d’atteindre un public à moindre coût et de diffuser des œuvres à moindre coût. Le grand défi, c’est d’amener les gens vers ces produits-là.

Allez-vous mettre des moyens supplémentaires à la disposition de la promotion ?

Des dispositions ministérielles ont été prises dans ce sens. Mais outre les augmentations de moyens, on veut aussi modifier le système d’aide à la promotion, pour en faire un système que l’on peut solliciter avant le tournage du film, pour que ce souci de la promotion soit pris en compte dès le début. Par ailleurs, il faudrait pouvoir accorder des aides en fonction de plans de promotion spécifiques à chaque film.
Le but est d'augmenter les moyens, mais aussi, qualitativement, de changer la manière dont nous octroyons nos aides en matière de promotion.
La Ministre de l'Audiovisuel a élaboré un projet de décret avec l’administration pour donner une base légale à nos aides, et donc sécuriser ces dispositifs et les pérenniser.



Pensez-vous qu'il soit possible d'étendre le système de détaxation qu'offre le Tax Shelter à la production de courts métrages ?

Pourquoi pas ! Mais croyez-vous que ce type de production pourrait attirer les investisseurs ?! Rien n’interdit de mettre de l’argent dans la production de documentaires, mais très peu bénéficient de ce système !
Soyons réalistes, il y aura toujours une partie de la création audiovisuelle pour laquelle la Communauté française, en tant que pouvoir public, aura un rôle spécifique à jouer pour permettre à ces œuvres non « rentables » d'exister et ainsi cultiver le vivier dans lequel notre cinéma puise ses qualités.

À ce sujet, nous constatons que le Tax Shelter finance un grand nombre de coproductions minoritaires belges. N'est-ce pas là une conséquence antinomique aux effets souhaités ?

Mais la production de films dits « minoritaires » est tout aussi bénéfique à notre industrie cinématographique. Non seulement pour le développement du secteur industriel technique (un grand nombre de nos techniciens et de nos studios ont des engagements grâce à ce système), mais également pour favoriser la recherche de fonds étrangers pour la réalisation de films majoritairement financés par des fonds nationaux.

Pensez-vous que la crise financière et économique que nous traversons aura des répercutions néfastes dans le domaine culturel ?

Sans nul doute la crise se fait déjà sentir dans l'organisation d'événements; les entreprises sponsors et de mécénat investissent moins. Les festivals rencontrent de réelles difficultés à intéresser les fonds privés.
En revanche, le public ne semble pas déserter les manifestations culturelles : le besoin d'émancipation et d'évasion par la connaissance et la réflexion restent intacts.
Quoi qu'il en soit, nous, pouvoirs publics, nous continuerons à défendre l'idée que la culture est un secteur dont le bénéfice ne paraît pas immédiat, mais qui a des conséquences fondamentales quant au développement global d'une région; qu'il soit économique, social ou même de santé mentale et de bien-être.

Propos recueillis par Dimitra Bouras et Jean-Michel Vlaeminckx.
http://www.cinergie.be/entrevue.php?acti ...


• > Quinzaine des réalisateurs 2009: programme

La Quinzaine des Réalisateurs se tiendra du 14 au 24 mai prochains. Voici les coproductions francophones sélectionnées:

Longs métrages
- Carcasses, Denis Côté, Canada
- La Merditude des choses (De helaasheid der dingen), Felix Van Groeningen, Belgique
- Eastern Plays, Kamen Kalev, Bulgarie/ Suède
- J'ai tué ma mère, Xavier Dolan, Canada
- La Pivellina, Tizza Covi et Rainer Frimmel, Autriche/ Italie
- Land Of Madness (La Terre de la folie), Luc Moulet, France
- Le Roi de l'évasion, Alain Guiraudie, France
- Les beaux gosses, Riad Sattouf, France
- Ne change rien, Pedro Costa, France/ Portugal
- Polytechnique, Denis Villeneuve, Canada
- La Famille Wolberg), Axelle Ropert, France
- Yuki & Nina, Nobuhiro Suwa et Hippolyte Girardot,

Courts métrages
- Canção de amor e saúde, Joao Nicolau, France/ Portugal
- Jagdfieber, Alessandro Comodin, Belgique
- Nice, Maud Alpi, France
- Les Fugitives, Guillaume Leiter, France
- A Repüles Története, Bàlint Kenyeres, Hongrie/ France
- Thermidor, Virgil Vernier, France
- Montparnasse, Mikhaël Hers, France

www.quinzaine-realisateurs.com


• > 48ème Semaine de la Critique: programme

La 48ème Semaine Internationale de la Critique se tiendra du 14 au 22 mai prochains. Voici les productions francophones sélectionnées:

Compétition
Longs métrages
- Huacho d’Alejandro Fernández Almendras (Chili -France - Allemagne)
- Ordinary people de Vladimir Perisic (Serbie - France - Suisse)
- Lost Persons Area de Caroline Strubbe (Belgique)
- Adieu Gary de Nassim Amaouche (France)
- Altiplano de Peter Brosens et Jessica Woodworth (Belgique - Allemagne - Pays-bas)

Court-métrages
- Runaway (Train en folie) de Cordell Barker (Canada)
- C’est gratuit pour les filles de Marie Amachoukeli et Claire Burger (France)
- Tulum (La virée) de Dalibor Matanic (Croatie)
- Logorama de François Alaux - Hervé de Crécy - Ludovic Houplain (France)

Séances spéciales longs métrages
- Rien de personnel de Mathias Gokalp (France)
- Lascars (Round Da Way) d’Albert Pereira-Lazaro et Emmanuel Klotz (France)

Séances spéciales courts et moyens métrages
- La baie du renard de Grégoire Colin (France)
- Les Miettes de Pierre Pinaud (France)
- Faiblesses de Nicolas Giraud (France)

http://www.semainedelacritique.com


• > 5ème Festival des Cinémas Africains: palmarès

Le 5ème Festival des Cinémas Africains de Bruxelles s'est achevé le 4 avril dernier, avec la projection en avant-première belge du dernier lauréat du Fespaco, Teza du grand réalisateur éthiopien Haile Gerima.

Le Festival organisait sa deuxième compétition documentaire. Les prix suivants ont été remis par un jury d'étudiants, présidée par le cinéaste africain Ramadan Suleman:
- Grand Prix DGCD du meilleur documentaire: Mère-Bi, la mère, William Mbaye (Sénégal)
- Mention spéciale du meilleur documentaire: Ouled Lénine, Nadia El Fani (Tunisie)
- Prix DGCD du meilleur espoir documentaire: Chercheuses de pierres, Marieme Mint Beyrouk (Mauritanie)
- Mention du meilleur espoir: Maam Kumba, Alioune Ndiaye (Sénégal)

www.cinemasafricains.be


• > 15èmes Visions du réel: palmarès

La 15ème édition des Visions du Réel s'est achevée le 29 avril dernier avec la remise des prix. Voici les productions francophones primées:

- Grand Prix La Poste Suisse – Visions du Réel: L'Encerclement - la démocratie dans les rets du néolibéralisme, Richard Brouillette, Canada
- Prix SRG SSR idée suisse: Di Frau mit den 5 Elefanten, Vladimir Jendreyko, Suisse/ Allemagne
Prix du public de la Ville de Nyon: Les Damnés de la Mer, Jawad Rhalib, Belgique/ Maroc
- Prix du jeune public : Petropolis - aerial perpectives on the Alberta Tar Sands, Peter Mettler, Canada
Mention spéciale au film: Twenty Show le film, Godefroy Fouray et François Vautier, France
- Prix Regards Neufs: Cash and Marry, Georgiev Atanas, Autriche/ Macédoine
Mention spéciale au film: 18 ans, Frédérique Pollet Rouyer, France/ Belgique
Prix George Foundation du Meilleur nouveau Film suisse: Familientreffen - Marthaler theater im grand hotel, Sarah Derendinger, Suisse
- Prix Suissimage/Société suisse des auteurs SSA: Di Frau mit den 5 Elefanten, Vladimir Jendreyko, Suisse/Allemagne
- Prix «Regards sur le crime» : The Soldier's Tale, Penny Allen, France

L'intégralité du palmarès ici: http://www.visionsdureel.ch/agenda/palma ...


• > Festival Cinémas d'Afrique d'Angers: programme

Le 12ème Festival des Cinémas d'Afrique d'Angers se tiendra du 5 au 10 mai 2009.

Voici les films sélectionnés:

Longs métrages
- Fante Fanga de Adama Drabo et Ladji Diakité, Mali
- Il va pleuvoir sur Conakry de Cheick Fantamady Camara, Guinée
- Juju Factory de Balufu Bakupa-Kanyinda, RD Congo
- Mascarades de Lyes Salem, Algérie
- Où vas-tu Moshé ? de Hassan Benjelloun, Maroc

Courts métrages
- Ils se sont tus (Sektou) de Khaled Benaïssa, Algérie
- Khti de Yanis Koussim, Algérie
- Lazher de Bahri ben Yahmed, Tunisie
- Le poisson noyé de Malik Amara, Tunisie
- Timpoko de Serge Armel Sawadogo (Burkina Faso)

Documentaires
- Batuque de Júlio Silvão Tavares, Cap Vert
- La brèche de Abdoul Aziz Cissé, Sénégal
- Le cri de la mer de Aïcha Thiam, Sénégal
- Lieux saints de Jean-Marie Teno, Cameroun
- Nos lieux interdits de Leïla Kilani, Maroc
- Ra, la réparatrice de Mamadou Cissé, Mali
- La robe du temps de Malam Saguirou, Niger
- Thiam B.B. de Adams Sie, Sénégal
- Victimes de nos richesses de Kal Touré, Guinée

http://www.cinemasdafrique.asso.f


• > 19ème Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine de Milan 2009 : palmarès

Le 19ème Festival du Cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine de Milan s'est tenu du 23 au 29 mars dernier. Voici les production francophones primées.

- Prix du meilleur court métrage africain: Waramutseho! d'Auguste Bernard Kouemo Yanghu, Cameroun/ France 2009 (également Prix ISMU)
Mention spéciale: La Résidence Ylang Ylang de Hachimiya Ahamada, Comores/ France, 2008

- Mention spéciale du meilleur film africain: Un si beau voyage de Khaled Ghorbal, Tunisie / France 2008; Khamsa de Karim Dridi, France / Tunisie 2008

- Prix du meilleur documentaire: Nos Lieux Interdits de Leila Kilani, Maroc/ France, 2008
Mention spéciale: Une affaire de nègres d'Oswalde Lewat, Cameroun, 2008

- Prix du meilleur documentaire africain: Le Tableau de Fritah, France/ Maroc, 2008
Mention spéciale: Maam Kumba d'Alioune Ndiaye, Sénégal/ France, 2008

- Prix COE du meilleur court métrage: Le Projet de Mohamed Ali Nahdi, Tunisie, 2008

- Prix CUSME: Le Monologue de la Muette deKhadi Sylla et Charlie Van Damme, Sénégal/ France/ Belgique, 2008

www.festivalcinemaafricano.org/


• > Ecrans documentaires: appel à candidatures

Le Festival les Ecrans Documentaires qui aura lieu cette année du 27 octobre au 1er novembre 2009, ouvre les présélections de ses compétitions pour toute œuvre à résonance documentaire. Date limite des inscriptions et de l'envoi des dvd: 22 juin 2009.

Inscriptions exclusivement sur le site :
www.lesecransdocumentaires.org




 Evenement  
  • > Fespaco 2009, vingtième édition, quarantième anniversaire.

Pour les belges, les choses avaient bien commencé !!! En effet pour la première fois, une conférence de presse allait rassembler à Bruxelles avant cette édition du quarantième anniversaire, tous ceux, acteurs, bailleurs de fonds, journalistes, cinéphiles et autres partenaires des cinémas d’Afrique. Une nouvelle équipe à la tête du plus grand festival africain qui nous est cher, une étape bruxelloise dans sa promotion et de nouveaux défis, quel bonheur.

Une rencontre réussie avec le concours du secrétariat des pays ACP et la collaboration efficace de plusieurs structures : Les festivals, comme AFF, Afrique Taille XL, ou le FIFF, les institutions comme Wallonie Bruxelles International, le Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone et quelques autres. Tout naturellement les partenaires internationaux, nationaux, fédéraux, communautaires et régionaux se sont réunis autour d’Africalia pour organiser cette conférence de presse.
Une centaine de personnes présentes, cinéastes, journalistes qui présageaient déjà d’une belle vingtième édition. Un voyage attendu au cœur des nouvelles productions et surtout une rencontre avec les bailleurs de fonds des cinématographies du Sud pour faire le point sur tout ce qui est en train de changer.

Pourtant, à peine débarqués à Ouagadougou, l’expression qui s’est rapidement imposée à tous c’est « Fespagaille » comme l’écrit si bien Olivier Barlet sur Adricultures, dans son article du 18 mars intitulé « Fespaco 2009 : l’Inquiétude ». Ne nous étendons pas, d’autres l’ont fait. Mais quand même, cette inquiétude est partagée par de nombreux professionnels.

Les idées ne manquent pas, les projets non plus. La nouvelle génération des cinéastes africains investit des moyens de production plus légers, s’implique dans une réflexion sur le continent, son avenir et sa place dans le monde, avec parfois quelques lacunes techniques ou artistiques néfastes à leur image (encore bien floue sur la scène internationale). De nombreuses manifestations voient le jour un peu partout, des initiatives nouvelles existent, mais la production africaine ralentit, les cinéastes sont inquiets, les bailleurs de fonds sont « au chevet du malade » comme le disent les rédacteurs du site africiné.org.

A Ouaga, entre deux projections qui, quand même, nous ont permis de voyager dans des univers tellement différents et riches nous les avons entendus, cinéastes et bailleurs de fonds. En voici quelques brefs comptes – rendus :

Au cours d’une rencontre des cinéastes avec Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, de nombreux cinéastes ont pris la parole une fois encore pour partager leurs inquiétudes. Idrissa Ouedraogo a rappelé la patience des cinéastes, leur volonté de continuer à produire mais aussi leur désillusion quant aux difficultés liées à la distribution de leurs films. Leur inquiétude face à la disparition du plan « Image Afrique », leurs réflexions face à l’arrivée de la Chine en Afrique, leur questionnement par rapport à la diffusion numérique et satellitaire. Nadège Beausson Diagne en sa qualité de comédienne a souligné l’importance de faire rêver le public et insisté sur la nécessité de mieux faire connaître les acteurs africains au publics. Nadia El Fani a rappelé que le cinéma africain est un cinéma d’auteur et qu’il faudrait plus de dialogue entre les réalisateurs pour continuer à trouver les moyens de travailler.

François Belorgey (MAE) a fait un bilan chiffré du Plan Image Afrique mis en place entre 2004 et 2008. 8 millions et demi d’euros, 66 films soutenus et rappelé que sur les 19 films en compétition au Fespaco, 11 ont été soutenus par l’OIF et le MAE. Frédéric Bouilleux (OIF) a insisté sur la nécessité d’orienter la politique vers la qualité et la viabilité économique des films.

Cheikh Fantamady Camara a rappelé qu’on ne pouvait construire l’image d’une nation par une autre nation. Abderahmane Sissako demande une nouvelle façon de partager les richesses et s’interroge sur l’évolution des différents mécanismes financiers de la France, de la Francophonie et aussi de l’Union Européenne. Mama Keïta quant à lui ne se trouve pas à l’aise dans la « posture du mendiant » qui est celle de tous les cinéastes africains aujourd’hui, pour lui, il n’y a pas de culture sans démocratie et le délabrement du cinéma africain est le miroir du délabrement du continent.

Serge Toubiana insiste sur la nécessité pour la France de rendre le cinéma des pays du Sud indépendant, pour lui le modèle actuel de la coopération arrive à un point limite. Il rappelle que si la chaîne de production française est vertueuse c’est parce qu’elle ne profite qu’au cinéma. Le cinéma pour lui est une vraie philosophie de la vie et si les frères Lumière ont inventé un regard sur le monde ils n’ont pas inventé une « technique ». Il ne voit pas en Afrique de politiques nationales pourtant nécesaires, pas de cinémathèques pour découvrir les trésors des anciens. Il attend le cinéma africain, le grand cinéma africain …

Catherine Tasca a quant à elle insisté sur l’image comme langage effectif de notre époque, sur la nécessité de revoir en profondeur les mécanismes d’aide parce que toute perte d’image pour un pays est en fait dit-elle une perte d’identité. Il lui apparaît que toute recherche de fonds ressemble pour les cinéastes à un parcours du combattant. Il faudrait dit elle recentrer l’ensemble des fonds et aller vers une continuité de l’aide aux cinéastes à la création d’une œuvre.

Quant au Ministre français, après avoir entendu ces nombreuses réflexions, il souhaite lancer quelques pistes, mais dit n’avoir pas de « paquet cadeau » à offrir aux professionnels. Il ne faut pas dit-il isoler le débat sur l’avenir du cinéma africain, les choses avancent en Afrique, selon lui, y compris la démocratie. Son souhait est que le continent africain s’approprie ses problèmes et son avenir. Il souhaite à l’Afrique de sortir d’une relation paternaliste pour aller vers une relation partenariale.

Il propose plusieurs pistes à développer à partir de janvier 2010 avec un nouveau programme qui devrait être doté de 10 millions d’euros pour 5 ans. D’une part la mise en place d’une économie du cinéma, « une filière cinéma » en Afrique. Pour lui, le film africain doit être rentable en Afrique d’abord et d’autre part propose une réorganisation des mécanismes d’aide pour supprimer le sapoudrage en soutenant certains films dits locomotives avec des montants pouvant aller jusqu’à 500 000 euros.

Mansour Sora wade, cinéaste sénégalais termine ce dialogue en rappelant que dans son pays et ailleurs, des enfants ne sont jamais entrés dans une salle de cinéma, n’y ont jamais révé le monde puisque bien souvent, il n’en existe plus.

Un autre rendez vous important pour les cinéastes était celui, fixé par Stefano Manservisi, Directeur général en charge du développement de la Commission Européenne.

En guise de préambule, Monsieur Manservisi a fait part à tous de sa passion personnelle pour le cinéma. Son père était un petit distributeur italien et ses souvenirs d’adolescents sont liés à de nombreuses projections ici et là dans de petites communautés en Italie.

Cette confidence a permis aux professionnels présents de comprendre le discours franc et sincère du haut fonctionnaire qui était là pour rappeler que l’Union européenne est un des principaux bailleurs de fonds des cinémas ACP, que l’UE encourage la coopération entre les Etats membres et appuie leurs actions tout en respectant leur diversité nationale et régionale.

Pour lui la culture n’est certes pas un luxe mais plutôt une industrie même si les ministres des finances en Europe comme en Afrique n’investissent pas beaucoup, pas assez dans la culture.

Faisant rapidement le tour des mécanismes d’aide au cinémas du monde, il a rappelé l’expérience réussie des plans MEDIA successifs et du mécanisme EURIMAGES qui avaient des objectifs défensifs pour les cinémas d’Europe, l’expérience EUROMED de partenariat avec les pays de la Méditerranée qui ont semble t-il permis d’y créer un véritable cycle économique.

Quant aux cinémas ACP, l’UE peut compter plus de 200 films soutenus c’est à dire plus de 80 % de la production régionale. Sur les 3 derniers programmes FED, qui sont en nette augmentation puisque si le 8eme FED était doté de 6 millions d’euros, et le 9 ème géré par le Secrétariat du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique en compte 6,5 millions. Le 10 FED devrait être doté pour toute la région ACP de 30 millions d’Euros.

Conscient néanmoins des aspects négatifs de cet outil, il en énumère quelques-uns, comme la discontinuité dans le financement, le déséquilibre géographique, et surtout la non-adaptation des règles financières imposée par l’UE au secteur artistique. Il insiste sur les possibilités de changement de simplification des procédures et en tout cas confirme sa volonté d’engagement en cette matière.

Il parle bien évidemment de l’importance de mettre en place des politiques nationales qui pourraient évoluer en coordination étroite avec les mécanismes européens tant en matière de production que de distribution, dans les domaines traditionnels ainsi que pour les nouvelles technologies. Il insiste sur la nécessité de mettre en place des politiques culturelles sectorielles et verticales. Une approche que l’UE soutiendrait avec intérêt.

Pour mettre en place ces nouvelles politiques et organiser les différents mécanismes d’aide qui interviendront dans le 10 FED, il annonce la tenue à Bruxelles les 2 et 3 avril 2009, à l’initiative de Louis Michel, d’une rencontre entre les professionnels de la culture des pays ACP et les politiques.

Cette Rencontre intitulée « Culture et création facteurs de développement » propose dans un premier temps de mettre en contact les professionnels secteur par secteur et également de manière transversale pour leur permettre de construire une plateforme d’actions prioritaires et d’établir un cahier des charges. Ensuite dans un deuxième temps ils pourront dialoguer avec les politiques pour les convaincre et leur prouver qu’investir dans la culture est rentable.

(Voir sur le site http://www.culture-dev.eu les différents textes de références de la rencontre ainsi que la « déclaration de Bruxelles des artistes, des professionnels et des entrepreneurs de la Culture »)

La Francophonie quant à elle présentait dans le cadre du MICA les premières lignes de son nouveau « catalogue numérisé de l’Image africaine ». Une initiative à suivre.

Pour mémoire : L’Organisation Internationale de la Francophonie est également engagée, depuis sa création dans la promotion de la diversité culturelle et linguistique et met en oeuvre depuis 20 ans des programmes destinés à consolider le secteur de l’image dans les pays francophones du Sud. Egalement acteur historique de la sauvegarde et de la conservation du patrimoine cinématographique et audiovisuel des pays francophones du Sud, elle a entrepris depuis plusieurs années un processus de numérisation de films de longs-métrages africains (une quarantaine à ce jour) et développe conjointement avec le Conseil International des Radios et Télévision d’Expression Française (CIRTEF), le programme AIME destiné à la sauvegarde des archives télévisuelles.

Après la réflexion qui rassemblait à Bruxelles une trentaine d’experts internationaux en février 2007 sur le thème : « Quelle viabilité économique pour le cinéma africain de demain ?», le Secrétaire général, Abdou Diouf a pris l’engagement à Ouagadougou en 2007, d’examiner avec attention la proposition qui a été faite de rassembler en un catalogue numérisé l’ensemble de la production cinématographique et audiovisuelle des pays francophones du Sud afin d’en assurer une meilleure promotion.

L’objectif ultime de la création de ce catalogue numérisé est de contribuer à une meilleure visibilité de la production cinématographique et audiovisuelle des pays francophones du Sud, à l’échelle nationale et internationale, en se saisissant des opportunités offertes par les nouvelles technologies de diffusion d’images. La viabilité de la démarche repose sur une bonne approche aux questions techniques, juridiques et économiques du projet. Un travail actuellement en cours.

Carin Leclercq
Avril 2009