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Lettre d'info n°8, Février 2005
 
 
 
 
 
Tout d'abord, nous avons essayé de prendre en compte vos remarques diverses, variées et constructives concernant la lisibilité de la lettre d'information, nous espérons que cette nouvelle formule, et la table des matières exhaustive, vous rendra la lecture plus facile et plus agréable.

Après la trêve hivernale, l'actualité revient en force! Les festivals se succèdent, les événements se bousculent, et toute la planète des cinémas francophones a les yeux tournés vers Ouagadougou pour la prochaine édition du Fespaco qui se tiendra du 26 février au 5 mars.

A cette occasion, outre le programme complet du festival, nous vous proposons un avant-goût en images avec l'album photo de la conférence de presse qui a eu lieu le 20 janvier 2005 à Paris (www.cinemasfrancophones.org/album ...). Vous trouverez également une présentation de l'Institut Régional de l'Image et du Son (IRIS) de Ouagadougou. Cet article annonce la parution prochaine sur le site fin février de Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie.

Par ailleurs, deux cinéastes congolais nous présentent leur nouveau film: Mweze Dieudonné Ngangura, qui vient d'achever Les Habits Neufs du Gouverneur (sélectionné au Fespaco), revient sur le tournage du film à Kinshasa, et Balufu Bakupa Kanyinda, qui en achève actuellement le montage, nous éclaire sur les origines de Juju Factory. La rubrique "Pays à la une" fait le point sur le paysage audiovisuel burkinabé.

Vous trouverez dans la rubrique "Cuisines et dépendances des cinémas francophones" un texte de Thierry Michel sur la diversité culturelle, ainsi qu'un bilan d'activités d'Africa Cinemas, et les conclusions de la rencontre entre les ditributeurs, les exploitants et les responsables du programme, avant la refonte d'Africa Cinemas.

Bonne lecture, et comme à l’accoutumée, n’oubliez pas que cet outil de travail vous est destiné ! Nous vous invitons à prendre contact avec la rédaction pour nous tenir informé de votre actualité, et nous faire part de vos remarques pour nous aider à améliorer cette lettre. Pour vous abonner, écrivez-nous à l’adresse lettre@cinemasfrancophones.org

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    Fespaco 2005: annonce du programme
    Bilan 2004 du Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique
    Africa Cinemas: démission de Toussaint Tiendrébéogo, rapport d’activités et conclusions de la réunion ave les distributeurs et les exploitants
    Mise en place de nouvelles mesures en faveur du cinéma helvétique
    Emir Kusturica Président du Jury et Abbas Kiarostami Président de la Caméra d’or à Cannes


ECHOS-PHONIE
    Semaine des réalisateurs: présence de la Guilde au Fespaco
    Les accords de coproduction européens sur le site de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel
    Rapport économique sur la production cinématographique et télévisuelle au Canada, Profil 2005
    Le CNA (Centre Numérique Ambulant) au Fespaco
    MEDIA intégré dans une nouvelle DG
    Création d'un portail internet dédié au court métrage français: www.le-court.com
    Renaud Donnedieu de Vabres Ministre de la Culture français, annonce un plan d’urgence pour le court métrage
    Lauréats du Prix du cinéma suisse 2005
    Mini Bilan de la 3ème édition de Quintessence, Festival du Film de Ouidah
    Programme des 7ème Prix Jutra, les pric du cinéma canadien francophone
    22 millions d’euros de dotation pour la commission d’avances sur recettes 2005 du CNC, France
    Oscars 2005: Nomination
    Césars 2005: Nominations
    Création d’un studio dans le désert de Ouarzazate
    Film Sales Support (FSS) soutiendra les films européens dans 4 nouveaux festivals


COMMISSIONS DE SELECTION
    Fonds d'aide à la Production cinématographique, 1ère session 2005, Maroc
    Fonds Francophone de production audiovisuelle du Sud: 3ème commission 2004
    Aide à la production audiovisuelle de la SODEC: commission de janvier 2005
    Lauréats 2004 des aides à la création de la Fondation Gan


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    Réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals, Festival du Film d'amour de Mons, 16 février 2005
    Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique: 14-16 février 2005, Cotonou
    Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech
    "En Région!", Conférence sur la coproduction internationale et rencontres individuelles, organisée par Telefilm Canada
    Cartoon Movie 2005: Projets sélectionnés pour le Forum de coproduction
    Inscriptions ouvertes pour l'Eurodoc Screening 2005


VU DANS LA PRESSE
    Olivier Séguret rend homage à Humbert Balsan dans le Libération du 16 février 2005
    "L'impossible réforme du financement de films français", par Paule Gonzales, dans Le Figaro du 16 février 2005
    "Nouveaux Québécois, nouveau cinéma!" par Odile Tremblay pour Le Devoir, 12-13 février 2005
    "Le cinéma français à la reconquête du Québec" par Odile Tremblay pour Le Devoir du 29-30 janvier 2005
    Interview de Baba Hama, secrétaire général du Fespaco, par Renaud de Rochebrune, dans Jeune Afrique - L'Intelligent du 6 février 2005
    "Le plus jeune cinéma du monde ", dans Le Matin, en attendant le prochain Fespaco...
    "Yasmine Kassari, auteur de L'Enfant Endormi : Quand les femmes pleurent ", dans Le Matin
    "Bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc : Etat des lieux et constats contradictoires", sur www.lematin.ma
    "Aissa Maiga, sous les feux des projecteurs!", dans www.blackmap.com
    "A la rencontre de... Abderrahmane Sissako, l’Etalon qui vient de partout !", sur www.blackmap.com
    Retour sur le Cinemart de Rotterdam dans Le Monde du 04.02.05
    Interview d'Aïssa Maïga par Olivier Barlet sur www.africultures.com
    "Vive la différence", le cinéma français vu du Royaume-uni, The Observer, 30 janvier 2005
    "Trois questions à Hassan Legzouli" dans L’Intelligent du 30 janvier 2005
    "Le Regard de Noureddine Lakhmari : Crimes sans châtiment", dans Le Matin du 1er février 2005
    Portrait de Rokhaya Niang sur www.clapnoir.org
    Entretien avec Henry Ingberg dans Le Soir avant la présentation du bilan 2004 du cinéma en Communauté française de Belgique
    Le Ciné Club Afrique au Musée Dapper, Paris, vu sur www.afrik.com
    "Ouidah 2005: quelle Quintessence?" par Olivier Barlet pour www.africultures.com


INFOS FESTIVALS
    Au programme en mars…
    Rendez-vous du cinéma québécois: Programme
    Anima, Festival du Dessin Animé de Bruxelles: Palmarès 2005
    Black Movie: programe 2005
    Festival International du Film de Portland: programmation
    Festival International du Film de Rotterdam: Palmarès 2005
    festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand: Palmarès 2005
    Festival du Film d’amour de Mons: Programmation
    Berlinale 2005: Programmation
    Deux coproductions franco-belges primées au festival Fantastic'Arts de Gérardmer
    Oi Hero de Zeze Gamboa et Mur de Simone Bitton primés à Sundance
    Premiers Plans 2005, Angers: palmarès
    Festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin: Palmarès
    Quintessence, Festival International du Film de Ouidah: Palmarès
    Marché de la coproduction: Berlinale 2005



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    Fonds Francophone de production audiovisuelle du Sud: 3ème commission 2004


AFRIQUE
    Fespaco 2005: annonce du programme
    Africa Cinemas: démission de Toussaint Tiendrébéogo, rapport d’activités et conclusions de la réunion ave les distributeurs et les exploitants
    Semaine des réalisateurs: présence de la Guilde au Fespaco
    Le CNA (Centre Numérique Ambulant) au Fespaco
    Création d’un studio dans le désert de Ouarzazate
    Fonds d'aide à la Production cinématographique, 1ère session 2005, Maroc
    Réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals, Festival du Film d'amour de Mons, 16 février 2005
    Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique: 14-16 février 2005, Cotonou
    Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech
    Interview de Baba Hama, secrétaire général du Fespaco, par Renaud de Rochebrune, dans Jeune Afrique - L'Intelligent du 6 février 2005
    "Le plus jeune cinéma du monde ", dans Le Matin, en attendant le prochain Fespaco...
    "Yasmine Kassari, auteur de L'Enfant Endormi : Quand les femmes pleurent ", dans Le Matin
    "Bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc : Etat des lieux et constats contradictoires", sur www.lematin.ma
    "Aissa Maiga, sous les feux des projecteurs!", dans www.blackmap.com
    "A la rencontre de... Abderrahmane Sissako, l’Etalon qui vient de partout !", sur www.blackmap.com
    Interview d'Aïssa Maïga par Olivier Barlet sur www.africultures.com
    "Trois questions à Hassan Legzouli" dans L’Intelligent du 30 janvier 2005
    "Le Regard de Noureddine Lakhmari : Crimes sans châtiment", dans Le Matin du 1er février 2005


AMERIQUES
    Rapport économique sur la production cinématographique et télévisuelle au Canada, Profil 2005
    Programme des 7ème Prix Jutra, les pric du cinéma canadien francophone
    Oscars 2005: Nomination
    Aide à la production audiovisuelle de la SODEC: commission de janvier 2005
    "En Région!", Conférence sur la coproduction internationale et rencontres individuelles, organisée par Telefilm Canada
    "Nouveaux Québécois, nouveau cinéma!" par Odile Tremblay pour Le Devoir, 12-13 février 2005
    "Le cinéma français à la reconquête du Québec" par Odile Tremblay pour Le Devoir du 29-30 janvier 2005
    Rendez-vous du cinéma québécois: Programme
    Festival International du Film de Portland: programmation
    Oi Hero de Zeze Gamboa et Mur de Simone Bitton primés à Sundance


EUROPE
    Bilan 2004 du Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique
    Mise en place de nouvelles mesures en faveur du cinéma helvétique
    Emir Kusturica Président du Jury et Abbas Kiarostami Président de la Caméra d’or à Cannes
    Les accords de coproduction européens sur le site de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel
    MEDIA intégré dans une nouvelle DG
    Création d'un portail internet dédié au court métrage français: www.le-court.com
    Renaud Donnedieu de Vabres Ministre de la Culture français, annonce un plan d’urgence pour le court métrage
    Lauréats du Prix du cinéma suisse 2005
    22 millions d’euros de dotation pour la commission d’avances sur recettes 2005 du CNC, France
    Césars 2005: Nominations
    Film Sales Support (FSS) soutiendra les films européens dans 4 nouveaux festivals
    Lauréats 2004 des aides à la création de la Fondation Gan
    Cartoon Movie 2005: Projets sélectionnés pour le Forum de coproduction
    Inscriptions ouvertes pour l'Eurodoc Screening 2005
    Olivier Séguret rend homage à Humbert Balsan dans le Libération du 16 février 2005
    "L'impossible réforme du financement de films français", par Paule Gonzales, dans Le Figaro du 16 février 2005
    Entretien avec Henry Ingberg dans Le Soir avant la présentation du bilan 2004 du cinéma en Communauté française de Belgique
    Le Ciné Club Afrique au Musée Dapper, Paris, vu sur www.afrik.com
    Anima, Festival du Dessin Animé de Bruxelles: Palmarès 2005
    Black Movie: programe 2005
    festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand: Palmarès 2005
    Festival du Film d’amour de Mons: Programmation
    Berlinale 2005: Programmation
    Deux coproductions franco-belges primées au festival Fantastic'Arts de Gérardmer
    Premiers Plans 2005, Angers: palmarès
    Festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin: Palmarès
    Marché de la coproduction: Berlinale 2005


PAYS A LA UNE

    BURKINA FASO
 


EVENEMENT

    PRÉSENTATION DE L’INSTITUT RÉGIONAL DE L’IMAGE ET DU SON DE OUAGADOUGOU
 
    MWEZE NGANGURA REVIENT SUR LE TOURNAGE DES HABITS NEUFS DU GOUVERNEUR
 
    BALUFU BAKUPA KANYINDA PRÉSENTE SON PROCHAIN LONG MÉTRAGE, JUJU FACTORY
 


CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    RÉFLEXIONS DE THIERRY MICHEL, DOCUMENTARISTE BELGE, SUR LES ENJEUX DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE
 
    AFRICA CINEMAS: BILAN ET CONCLUSIONS
 




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A la une   
  • > Fespaco 2005: annonce du programme

Le jeudi 20 janvier se tenait à Paris au Forum des Images en présence de nombreuses personnalités la conférence de presse du Fespaco 2005.

A cette occasion, l'équipe du festival et son Directeur Général Baba Hama, ont annoncé la programmation, les jurys, les nouveaux prix, ainsi que le nom du parrain de l'édition 2005, Richard Borhinger.

La compétition regroupera 20 longs métrages venus de 10 pays différents, 20 courts métrages également venus de 10 pays différents, et 22 films vidéos issus de 14 pays. La compétition officielle comptera en tout 68 films, le festival montrera environ 170 films, et les projections se feront sur dans 9 lieux différents. Notons à ce propos que certaines salles ont pu être rénovées à l'occasion grâce au soutien d'Africa Cinemas. Cette édition, placée sous le signe de la "formation et des enjeux de la professionnalisation", sera accueillera également de nombreux professionnels afro-américains, qui seront invités à rencontrer leur collègues africains.

Le jury long métrage sera présidé par Souheil Ben Barka, Cinéaste, Maroc, et composé de: France Zobda, Comédienne, Martinique; Mansour Sora Wade, Cinéaste, Sénégal; Olivier Barlet, Journaliste, France; Calixthe Beyala, Ecrivain, Cameroun; Paul Zoumbara, Cinéaste, Burkina Faso; Danny Glover, Comédien, Etats-Unis.

Le jury court métrage sera présidé par Sanvi Panou, Distributeur, Bénin, et composé de: Isaac Mabhikwa, Cinéaste, Zimbabwé; David Pierre Fila, Cinéaste, Congo Brazza; Mostéfa Djadjam, Cinéaste, Algérie; Aï Kéita, Comédienne, Burkina Faso.

Voici la programmation:
Compétition officielle - Longs métrages
- Un Amour d'enfant, Ben Diogaye Beye, Sénégal
- Beat the Drum, David Hickson, Afrique du Sud
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- La Danse du vent, Taïeb Louhichi, Tunisie
- Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Le Grand Voyage, Ismael Ferroukhi, Maroc
- Les Habits neufs du Gouverneur, Mweze D. Ngangura, R.D. Congo
- Un Héro, Zeze Gamboa, Angola
- Le Jardin de Papa, Zeka Laplaine, R.D. Congo
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Teno, Cameroun
- Max and Mona, Teddy Mattera, Afrique du Sud
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Ouaga Saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Sous la Clarté de la lune, Appoline Traoré, Burkina Faso
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie
- Tasuma, le feu, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Valley of the innocent, Branwen Okpako, Namibie
- Zulu love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud

Compétition officielle - courts métrages
- Aïcha, Newton I. Aduaka, Nigeria
- Aligato, Maka Sidibé, Sénégal
- Araif essoukar, Anis Lassoued, Tunisie
- L'Autre mal, Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso
- Be Kunko, Cheick Fantamady Camara, Guinée
- Casting pour un mariage, Fares Nanaa, Tunisie
- Cousines, Lyes Salem, Algérie
- Descente, Jacky Ido, Burkina Faso
- La Jarre, Bensouda Mohammed Ahed, Maroc
- Kare Kare Zvako -Mother's day, Tsitsi Dangarembga, Zimbabwe
- Une Place au soleil, Rachid Boutounes, Maroc
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, Côte d'Ivoire
- Prince Loseno, Kibushi Ndjate Wooto, R.D. Congo
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso
- Romantisme : 2 comprimés matin et soir, Mohamed Ben Attia, Tunisie
- Safi la petite mère, Rasmané Ganemtoré, Burkina Faso
- Le Secret de Fatima, Karim Bensalah, Algérie
- Le Sifflet, As Thiam, Sénégal
- Tiga au bout du fil, Rasmané Tiendrébéogo, Burkina Faso
- Visa, Letaief Ibrahim, Tunisie

Panorama des Cinémas d'Afrique - Longs métrages
- Al'Lèèssi … Une actrice africaine, Rahmatou Keïta, Niger
- Les Amants de Mogador, Souheil Ben Barka, Maroc
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora-Kpaï, Bénin
- Bab Al Arch (Noce d'été), Mokhtar Ladjimi, Tunisie
- La Caméra de bois, Ntshaveni Wa Luruli, Afrique du Sud
- Delwende (Lève toi et marche), Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- Engagement critique, Jason Xenopoulos, Afrique du Sud
- Forgiveness, Ian Gabriel, Afrique du Sud
- Hob El Banat (Women's love), Khaled El Hagar, Egypte
- Jawhara (Fille de prison), Saad Chraibi, Maroc
- The Legend of the sky Kingdom, Roger Hawkins, Zimbabwe
- Mahaleo, Raymond Rajaonarivelo / Cesar Paes, Madagascar / Brésil
- Moolaade, Ousmane Sembène, Sénégal
- Une Odyssée, Brahim Babaï, Tunisie
- Paris la métisse, Film collectif
- Un rêve algérien, Jean Pierre Lledo, Algérie
- Sofia, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- The Story of an african farm, David Lister, Afrique du Sud
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc
- U-Carmen e Khayelitsha, Mark Domford-May, Afrique du Sud
- La Valse des gros derrières, Jean Odoutan, Bénin
- La Villa, Mohamed Damak, Tunisie

Panorama des Cinémas d'Afrique - Courts métrages
- Balcon Atlantico, Cherif Tribak Mohamed / Hicham Falah, Maroc
- Hamda (L'homme au costume gris), Fehd Chabbi, Tunisie
- Pourquoi?, Sokhna Amar, Sénégal
- Râ I Al-Noujoum (Le pâtre des étoiles), Mourad Ben Cheikh, Tunisie
- Signe d'appartenance, Kamel Cherif, Tunisie

Compétition Officielle - Prix Paul Robeson
- Beah : A blak woman speaks, Lisa Gay Hamilton , U.S.A.
- One love, Rick Elgood et Don Letts, Jamaïque / Royaume Uni
- Scent of Oak, Rigoberto Lopez Pego, Cuba
- Sweet Honey in the rock : Raise your voices, Stanley Nelson, U.S.A.
- Unbought Unbossed, Shola Lynch, U.S.A.
- Woman thou art Loosed, Michael Schultz, U.S.A.

Films du Monde - Longs Métrages
- Agadez Nomde FM, Christian Lelong, France
- Genesis, Claude Nuridsany et Marie Perennou, France
- Namibia crossings spirits & limits, Peter Liechti, Suisse
- Quand la mer monte, Yolande Moreau Et Gilles Porte, Belgique
- Ray, Taylor Hackford, U.S.A.
- Souli, Alexander Abela, Royaume Uni
- Stander, Bronwen Hughes,
- La Vie est un jeu de carte, Philippe de Pierpont, Belgique

Films du Monde - Courts Métrages
- Africains poids-moyens, Daniel Cattier, Belgique
- Binta and the great idea, Javier Fesser, Espagne
- The Cake and the Cheese, Ma Felipe et Daniel Mattos, Brésil
- Cleaning up your world, Emre Koca, Allemagne / Turquie
- Closed district, Pierre-Yves Vandeweerd, Belgique
- Mon Cousin Jacques, Xavier Diskeuve, Belgique
- Elephant Palm tree, Kara Miller, Jamaïque / Royaume Uni
- Matin calme, Annick Ghijzelings, Belgique
- Noctambules, Pascal Tessaud, France
- La Noiraude, Fabienne et Véronique Kanor, Gaudeloupe/ France
- Pleine lune à Volga Plage, Camille Mauduech, Martinique / France
- Le Premier jour, Luc de Saint-Sernin, France
- Sahara Marathon, Jon Garano et Aitor Arregi, Espagne

L'intégralité de la sélection TV/ Vidéo est disponible sur le site du Fespaco

www.fespaco.bf



• > Bilan 2004 du Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique

Le Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique présentait le mardi 1er février dernier son Bilan pour l'année 2004, l'occasion pour tous les professionnels présents de découvrir l'estimation chiffrée de la production cinématographique en Belgique francophone pour l'année 2004.

Voici quelques chiffres.

- En 2004, la Commission de sélection des films a examiné 358 projets dont 101 ont obtenu un avis favorable pour l'octroi d'une aide: 33 courts métrages sur 140 (3 pour l'aide à la finition, 30 pour l'aide à la production); 38 longs métrages sur 116 (1 pour l'aide à la finition, 20 pour l'aide à la production, 17 pour l'aide à l'écriture).

- Les promesses d'aide pour les longs métrages étaient de 75.000 euros pour l'aide à la finition, 212.500 euros pour l'aide à l'écriture et 5.895.000 euros pour la production, soit en tout 6.182.500 euros

- Les promesses d'aide pour le court métrage ont atteint 1.135.875 euros.

- L'apport des chaînes de télévision se chiffre de la sorte: 2.706.720,96 euros pour la RTBF; 7.063.350 euros pour RTL-TVi; 584.122 euros pour Be TV et 40.116 euros pour MCM.

- 24 courts métrages ou documentaires et 14 longs métrages ont été aidés pour un montant total de 275.486,50 euros dans le cadre de l'aide à la promotion dont peuvent bénéficier les films belges francophones sélectionnées dans les festivals internationaux.

- 17 festivals sis en Communauté française ont reçu une aide pour un montant global de 426.501,19 euros.

- 19 longs métrages belges francophones ont reçu une aide à l'occasion de leur sortie en salles commerciales en Belgique, pour un soutien global de 250.659 euros.

- Le Centre du Cinéma a subventionné 9 cinémas diffusant majoritairement des films "art et essai" pour un montant global de 654.000 euros. La subvention aux distributeurs "art et essai" (4 sociétés) s'est élevée à 143.778 euros.

- En 2004, les courts métrages et les documentaires belges francophones ont remporté plus de 80 prix internationaux, alors que les longs métrages ont récolté plus de 55 récompenses internationales (en attendant les Césars 2005!)

L'intégralité du bilan sur le site du Service Général de l'Audiovisuel et des Multimédias:
www.cfwb.be/av/fram001.htm


• > Africa Cinemas: démission de Toussaint Tiendrébéogo, rapport d’activités et conclusions de la réunion ave les distributeurs et les exploitants

Toussaint Tiendrébéogo a annoncé cette semaine sa démission de ses fonctions au sein de Africa Cinemas, le 1er février 2005. Voici le bilan qu'il dresse des mois passés au sein d'Africa Cinemas. Vous trouverez également en document joint le Bilan des activités des 18 premiers mois, ainsi que les conclusions de la réunion avec les distributeurs et les exploitants.

"Cher(e)s collègues et ami(e)s

Après une année et demie consacrée à l'installation puis à l'animation du programme Africa Cinémas, je vous informe par la présente que je démissionnerai de mes fonctions à compter du 1er février 2005.

Comme vous le savez, Africa Cinémas n'est pas une structure mais un programme dont la gestion est confiée à l'association Europa Cinémas.

Les quinze premiers mois de fonctionnement ont mis en évidence certaines insuffisances qui handicapent fortement la réalisation des objectifs fixés à Africa cinémas. (Rapport d'activités ci-joint)

Réunis à Bamako, le 13 et 14 octobre 2004, les distributeurs et exploitants les plus impliqués dans le programme ont formulé des propositions visant à renforcer son efficacité et son impact.

Ces nouvelles orientations rendent indispensable l'évolution du programme vers une structure autonome, plus adaptée aux exigences du terrain. Outre une capacité d'initiative directe dans la promotion et la diffusion des films africains et européens, cette structure devra mobiliser largement, en Afrique et en Europe, les organisations professionnelles et les structures administratives autour d'actions concrètes de structuration et de mise en œuvre de politiques favorables au développement du marché du film.

A ce jour, Europa Cinémas n'a pas organisé les conditions d’un dialogue, avec toutes les parties prenantes du programme, pour que des suites soient données aux propositions formulées, et cela, en dépit des interpellations constamment renouvelées des professionnels africains et des membres du Comité d'Experts.

Cette attitude qui favorise le maintien du programme dans une certaine léthargie, alors que la dégradation des conditions de distribution et d’exploitation des films s’accentue de jour en jour en Afrique, conduit légitimement à s’interroger sur les motivations réelles d’Europa Cinémas à l’égard du cinéma africain.

Je ne peux me rendre complice d'une telle attitude qui ne sert ni le cinéma africain ni ses professionnels, et encore moins les objectifs pour lesquels j'ai été nommé.

Le programme Africa Cinéma est né des besoins exprimés par les professionnels africains avec le soutien des principaux bailleurs de fonds des cinémas du Sud. Aussi, je saisis l'occasion pour vous inviter à la vigilance et à la mobilisation. Tâchons de préserver cet instrument indispensable en veillant à ce qu'il réponde, le plus efficacement possible, aux problèmes qui se posent à la distribution et à l’exploitation cinématographique en Afrique.

Enfin, je ne saurais terminer sans vous exprimer ma profonde gratitude pour la solidarité et le soutien que chacun de vous m'a apporté durant ces mois passés à oeuvrer pour la cause commune. Soyez en tous remerciés.

A très bientôt.

Toussaint Tiendrébéogo"





Bilan d'activités Africa Cinemas [537 Ko]
 



Conclusions de la réunion avec les distributeurs et les exploitants [52 Ko]
 


• > Mise en place de nouvelles mesures en faveur du cinéma helvétique

Le cinéma romand et du Tessin vont recevoir une aide supplémentaire de près de 520 000 euros par an pendant trois ans, a annoncé le chef du département de l’intérieur du Conseil fédéral Pascal Couchepin lundi 24 janvier à l’occasion de l’ouverture des 40ème journées de Soleure.

Ce soutien en faveur des œuvres de la Suisse latine est destiné à accroître la présence du cinéma suisse dans la région française et italienne. L’aide liée au succès (introduite récemment pour favoriser la distribution des films suisses dans les salles) a créé un déséquilibre entre les trois communautés linguistiques. "Nous voulons que les films suisses soient produits, distribués et vus partout en Suisse", a indiqué le conseiller fédéral.

Selon l’agence de presse suisse ATS, l’aide sera répartie de la manière suivante : près de 390 000 euros iront à la Suisse romande, distribués pour moitié entre les distributeurs et les producteurs. Le restant ira aux professionnels du secteur en Suisse italienne.

Le conseiller fédéral a également rappelé que le Parlement avait accordé un plafond de dépenses de près de 61,5 millions d’euros au cinéma pour les années 2004 à 2007.

Pascal Couchepin a également indiqué la volonté du département de l’Intérieur de promouvoir les filières de formation. Le projet "Réseau cinéma suisse" qui prévoit de regrouper toutes les institutions qui dispensent des formations dans le domaine cinématographique est actuellement en train de se mettre en place.

En 2003, plus de 1 400 films ont été distribués en Suisse, dont plus d’un quart était des nouveaux films.

DFI Département fédéral de l'intérieur
www.admin.ch

Source: www.screenmedia.biz


• > Emir Kusturica Président du Jury et Abbas Kiarostami Président de la Caméra d’or à Cannes

Emir Kusturica sera le président du jury du 58ème Festival de Cannes qui se déroulera du 11 au 22 mai 2005.

Sélectionné pour la première fois à Cannes en 1985, il y reçoit la Palme d'Or pour Papa est en voyage d'affaires. Il revient en 1989 avec Le Temps des gitans, récompensé par le Prix de la mise en scène. En 1995, Underground lui fait rejoindre le cercle très fermé des réalisateurs deux fois couronnés par une Palme d'Or.

Après le succès de La Vie est un Miracle en 2004, Emir Kusturica a accepté de présider cette année le Jury du Festival de Cannes, lui qui disait " Je suis né plusieurs fois et il est certain qu'une de mes naissances a eu lieu à Cannes ".

Il nous a déclaré à cette occasion :
" Je veux remercier le Festival de Cannes qui par deux fois a consacré mes films, en 1985 et en 95, en me décernant la Palme d'or. Maintenant c'est à mon tour de défendre les valeurs du Festival : je me suis donné pour mission de Président du jury de placer l'esthétique et l'artistique au coeur de la manifestation. "
Emir Kusturica (19/01/05)

Abbas Kiarostami présidera le Jury de la Caméra d'Or.

En 1992 il est sélectionné pour la première fois à Cannes avec Et la vie continue au Certain Regard. En 1994, Autour des oliviers est en compétition officielle et en 1997, Le Goût de la cerise est consacré par la Palme d'or. Ten en 2002, 10 on Ten en 2004 et Five sont tous présentés à Cannes. Son oeuvre qui trouve l'équilibre entre l'approche documentaire et la mise en scène narrative a permis au monde de découvrir une cinématographie iranienne en pleine renaissance.

Membre du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages en 2002 après avoir participé au Jury longs métrages en 1993, Abbas Kiarostami est à nouveau au rendez-vous cette année, en Président du Jury de la Caméra d'Or.
Il nous a déclaré :
" Je suis très heureux de présider en 2005 le Jury de la Caméra d'Or et de contribuer ainsi à la découverte de nouveaux talents.
Je voudrais à cette occasion saluer le Festival pour sa façon de voir et d'accueillir le monde, dans toutes ses nuances de couleurs et sa diversité. L'incorrigible humaniste que je suis partage les vues de ce festival indépendant qui n'a jamais suivi qu'une seule ligne politique, celle du cinéma et ne chante qu'un seul hymne, celui de l'imagination.
Je l'accompagnerai donc cette année avec une grande ferveur dans sa quête au service de l'art en général et du cinéma en particulier. "
Abbas Kiarostami

www.festival-cannes.org




Echos-phonie   
  • > Semaine des réalisateurs: présence de la Guilde au Fespaco

A l'initiative de la Guilde africaine des Réalisateurs et Producteurs, une section appelée "La Semaine des Réalisateurs" verra le jour au prochain Fespaco. Cette section est créée non pour concurrencer la sélection
officielle, mais pour donner à voir des films, pas seulement africains, mais aussi des oeuvres provenant d'autres horizons et ayant des résonances avec les réalités du continent.

La Semaine des Réalisateurs est une section non compétitive ; elle se veut avant tout une fenêtre ouverte sur le monde, une place forte du cinéma pendant le festival. Elle présentera des films de plusieurs formats, inédits en Afrique: courts, longs, fictions, documentaires, non-fiction, et même un work in progress...

Les projections se dérouleront du dimanche 27 février au jeudi 03 mars. Débats et discussions seront organisés avec les réalisateurs présents. Rendez-vous au Fespaco.

La Guilde


• > Les accords de coproduction européens sur le site de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel

Communiqué de presse de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel:

Cette année, la Berlinale sera sans doute un point de départ pour de nombreuses coproductions européennes, étant donné les partenaires qui seront trouvés et les accords qui seront conclus pendant le festival. Pour faciliter ce travail, l'Observatoire européen de l'audiovisuel vient de publier sur son site Internet des informations sur tous des accords européens bilatéraux de coproduction existant entre les divers pays en Europe.

A l'heure actuelle, plus de 50 accords de coproduction sont déjà en vigueur entre ces pays. Ces traités stipulent un cadre juridique au sein duquel les producteurs européens peuvent travailler et coproduire ensemble. Ils définissent également le rôle que peuvent jouer les différentes sources de financement au sein du plan de financement d'une coproduction européenne.

Les textes de ces accords disponibles peuvent être téléchargés gratuitement à partir de la base de données IRIS MERLIN sur le site de l'Observatoire :

http://merlin.obs.coe.int


• > Rapport économique sur la production cinématographique et télévisuelle au Canada, Profil 2005

Extrait de l'introduction du bilan de la production cinématographique canadienne, publié par l'Association Canadienne des Producteurs de Films et de Télévisions:

D'ordinaire, la « vue d'ensemble » qu'offre le Profil consiste en un bilan de l'année écoulée. Or, ce bilan est essentiellement le même depuis trois ans, et il est plutôt sombre. Pour mettre les choses en perspective, il faut regarder l'industrie sous l'angle de la réussite des dix dernières années. Durant cette période, l'industrie a été, directement et indirectement, la source de plus de 134 000 nouveaux emplois. Elle a aussi doublé son volume, qui atteint aujourd'hui près de 5 milliards de dollars par année. De ce montant, 3 milliards sont attribuables à des productions "canadiennes", dont les deux tiers – soit une valeur de 2 milliards de dollars – sont l'oeuvre de producteurs indépendants du pays.Peu importe l'étalon de mesure, ce sont là des indices de prospérité.

L'augmentation de la production est devenue l'un des beaux exemples de réussite de la politique gouvernementale. Toutefois, elle n'a pas entraîné un accroissement comparable de la vigueur des entreprises composant l'industrie, et la production a maintenant commencé à baisser. Il y a quelque chose qui ne va pas.Les producteurs canadiens font leur part pour enrichir le patrimoine culturel du pays et contribuer à l'économie nationale, mais la viabilité de leurs entreprises dépend de la signature d'un nouveau pacte. Leurs partenaires, dans l'administration publique et dans le secteur de la télévision, doivent les épauler. Si chacun y met du sien, il est possible d'arriver à une stratégie qui leur permettra de mieux composer avec la loi de l'offre et de la demande et de survivre à la dépression actuelle. En résolvant leurs préoccupations d'ordre financier et réglementaire, on favorisera la création du cadre de programmation dont le pays a besoin. Y manquer risque de compromettre la concrétisation d'une vision nationale.

Le dilemme est semblable à celui que pose le réchauffement de la planète : agir maintenant pendant qu'il est encore temps ou ne rien faire et prendre le pari que la situation se résoudra d'elle-même.La perspective de l'extinction d'une voix canadienne distinctive revêt-elle le caractère critique de celle d'une catastrophe écologique d'ampleur mondiale? Peut-être pas… mais c'est tout de même une éventualité assez troublante pour que le gouvernement fédéral y ait fait allusion en octobre dernier, dans le Discours du trône, lorsqu'il a déclaré qu'il « encouragera les institutions et les politiques culturelles qui aspirent à l'excellence, qui reflètent une société diversifiée et multiculturelle, qui relèvent les nouveaux défis de la mondialisation et de l'économie numérique, et qui favorisent la pluralité des opinions et des expressions culturelles au Canada et à l'étranger ».

Faire fi des exhortations répétées des producteurs laisserait entendre que ces paroles sont vides de sens. Le gouvernement pourrait être accusé de ne pas tenir compte de ses propres recommandations. En effet, en juin 2003, le Comité permanent du Patrimoine canadien a publié un rapport intitulé Notre souveraineté culturelle : Le deuxième siècle de la radiodiffusion canadienne. Il y recommandait de revoir le mandat et les responsabilités du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, CRTC(...)

Il y a des signes de progrès. L'élection générale de juin 2004 a porté une minorité libérale au pouvoir et, de ce fait, créé une conjoncture propice à d'autres débats au sujet du portefeuille culturel. La nouvelle ministre du Patrimoine canadien, l'honorable Liza Frulla, est tenue en grande estime dans les milieux culturels et dans l'industrie. L'un de ses premiers gestes a été de nommer Wayne Clarkson, un fervent du nationalisme culturel, à la direction générale de Téléfilm Canada. Le rapport Lincoln a en outre été remis sur le tapis : le Comité a demandé au gouvernement de préciser sur les suites qu'il entend donner à ses recommandations. C'est tant mieux, car il y a beaucoup à faire. (...)

L'intégralité du bilan est disponible sur le site de l'association:
http://www.cftpa.ca/


• > Le CNA (Centre Numérique Ambulant) au Fespaco

Le CNA sera officiellement présent au Fespaco cette année.

Grâce à sa ténacité et au soutien de ses multiples partenaires, le CNA a pu installer et faire vivre quatre structures mobiles de projection cinématographique en plein air au Bénin, au Niger et au Mali. Depuis janvier 2003, plus de 2 000 projections organisées dans des villages isolés ont réuni 1,5 million de spectateurs.

La présence du CNC se fera à travers les événements suivants:

- Projections simultanées dans quatre quartiers populaires de Ouagadougou, les 28 février, 1er et 2 mars:
Le CNA va rassembler ses quatre unités de projection à Ouagadougou pour la durée du festival. Cette présence "in vivo" en ce lieu emblématique du cinéma africain permettra aux différents partenaires du CNA de donner toute la visibilité souhaitée à leur participation à ce programme. Voici les quartiers choisis avec la Direction du festival : Commune de Bogodogo, Mairie de Bogodogo; Commune de Nogre Masson, Ecole Somgandé A; Commune de Baskuy, Terrain Lycée Dimdolomsom; Commune de Sig Noghin, Kambonise à l'école primaire publique.
Le CNA illustrera alors sa réalité sur le terrain en organisant des projections, avec le dispositif habituel du CNA, dans les quartiers excentrés de Ouagadougou choisis avec la Direction du Festival.

- Un stand du CNA au MICA, lieu traditionnel de rencontre des professionnels du cinéma:
Pendant le Festival, le CNA présentera son action dans un stand au Marché International du Cinéma Africain (MICA). Il permettra de contribuer à la réflexion sur la diffusion en numérique du cinéma en s’inscrivant dans la thématique retenue par le FESPACO 2005.

- Débat à l'hôtel Silmandé, le vendredi 4 mars à 11 heures (à confirmer): La contribution du cinéma au développement et à lutte contre la pauvreté, avec les quatre responsables animatrices du CNA et la réalisatrice Fanta Régina Nacro

La présence du CNA au FESPACO est également une occasion exceptionnelle d’illustrer l’apport particulier du cinéma aux efforts de développement. Véritables courts-métrages de fiction, documentaires populaires et efficaces, nombre de films de sensibilisation projetés par le CNA font appel à des réalisateurs reconnus et à de jeunes talents. La réalisatrice Fanta Regina Nacro, en compétition officielle au FESPACO 2005, illustre avec virtuosité cette réalité.

Pour joindre le CNA à Ouagadougou ( à partir du 24 février ) : ++ 226 – 76 68 38 38

Les réalisateurs qui souhaiteraient voir leur film projeté dans un quartier de la capitale burkinabé et participer à sa projection peuvent nous le faire savoir. Nous pouvons le programmer. La liste des films que nous avons figure sur notre site, en page "les films" (www.c-n-a.org/Films.html).

www.clapnoir.org


• > MEDIA intégré dans une nouvelle DG

Depuis ce 1er février, la politique audiovisuelle européenne et le Programme MEDIA sont pleinement intégrés au sein de la nouvelle Direction générale Société de l’Information et Médias ; une nouvelle Direction A Audiovisuel, Médias, Internet, gérée par Gregory Paulger, y regroupe 4 Unités :
- A.1 Politiques audiovisuelles et des médias, Droits numériques ; Task force sur la coordination des questions relatives aux médias : Jean-Eric de Cockborne (+32 2 296 8632)
- A.2. Programme MEDIA et éducation aux médias : Constantin Daskalakis (+32 2 296 3596)
- A.3. Internet ; sécurité des réseaux et de l’information : Michael Niebel (+32 2 296 0705)
- A.4. Relations internationales : Simon Bensasson (+32 2 296 8066)

http://europa.eu.int/comm/avpolicy/me ...


• > Création d'un portail internet dédié au court métrage français: www.le-court.com

Monique Barbaroux, directrice adjointe du Centre National de la Cinématographie, a annoncé à Clermont-Ferrand la création d'un portail internet dédié au court métrage français. Voici le but de ce portail:

"Par la mise en réseau et une circulation de l'information, le portail se définit comme un point de convergence et de rencontre des initiatives menées en faveur de ce format de création cinématographique. Pour la première fois vous pourrez consulter et (re)découvrir, via une base de données, plus de 14 000 films présentant plus de vingt années de travail de recherche et d'archivage. Les différentes informations (fiches techniques, revue de presse, lieux de diffusions, aide à la réalisation) pourront être consultées librement par le grand public et professionnels.

Espace de recherche, de création, d’expérimentation, ce portail constitue également un véritable centre de ressources au service de la démocratisation des savoirs. Cette plateforme d’échange et de réflexion permettra d’enrichir la pratique de lieux ou d’associations investies depuis de nombreuses années dans les politiques d’éducation au cinéma et d’accès à la culture pour tous. De manière plus générale, il amplifie le débat sur la place de la création dans notre société, défendre l’idée que les oeuvres ne se qualifient pas seulement par des indicateurs économiques.

Soutenu par le Centre National de la Cinématographie, le portail du court métrage se définit aussi comme un lieu d’innovation et de modélisation de nouveaux modes de coopérations politiques. L’Agence du Court Métrage et Sauve qui peut le Court Métrage placent délibérément ce projet sous le signe de l’ouverture à d’autres acteurs de la vie culturelle et artistique. Souhaitons également que nos convictions partagées, la coopération et la mutualisation renforcée entre les acteurs, renforcera nos engagements respectifs en faveur de la défense du cinéma indépendant."

www.le-court.com


• > Renaud Donnedieu de Vabres Ministre de la Culture français, annonce un plan d’urgence pour le court métrage

Le samedi 29 janvier, dans le cadre du Festival International du court métrage de Clermont-Ferrand, le Ministre a annoncé un plan d’urgence pour le court métrage.

Voici les points forts de son discours:
- Il est nécessaire de renforcer la dotation à la production de films de court métrage du CNC, en réévaluant fortement l'aide moyenne par film, tout en maintenant le nombre de films soutenus.
- Je souhaite également inciter les régions à développer leur action en faveur de la production de court métrage en s'appuyant sur les conventions Etat-CNC-Régions.
- Il faut ensuite simplifier le cadre administratif de production des films de court métrage.
- Il faut aussi favoriser l'implication des producteurs de long métrage dans la production de films de court métrage.
- Je souhaite mobiliser à l'intention du court métrage les ressources du mécénat.
- Je souhaite mener une étude sur les conditions du bénévolat dans le secteur de la production associative.
- La possibilité d'une exonération de charges sociales au bénéfice des entreprises de court métrage doit être examinée.
- L'hypothèse d'une mobilisation des fonds dédiés à la formation dans le cadre de la production de films de court métrage doit être étudiée.
- Enfin, je souhaite, en parallèle, que s'engage, dès cette année, une réflexion sur la diffusion, pour permettre une amélioration des conditions de diffusion des films de court métrage dès 2006 : je pense à la diffusion en salles, mais aussi, à la diffusion à la télévision et en particulier, sur les chaînes publiques, par exemple sur France 4.

L'intégralité du dsicours est disponible sur le site du Ministère de la Culture:
www.culture.gouv.fr/culture/actua ...


• > Lauréats du Prix du cinéma suisse 2005

Lors de l‘édition 2005 du Prix du cinéma suisse, Tout un hiver sans feu de Greg Zglinski a reçu le prix du «Meilleur film de fiction» d'un montant de soixante mille francs. Le prix du «Meilleur documentaire», également doté de soixante mille francs, a été attribué au film Accordion Tribe de Stefan Schwietert. Chyenne de Alexander Meier, a obtenu le prix du «Meilleur court métrage» de trente mille francs. Les prix pour le «Meilleur rôle principal» et le «Meilleur rôle secondaire», dotés de quinze mille francs chacun, ont été attribués à Roeland Wiesnekker et à Johanna Bantzer pour leurs rôles respectifs dans le film Strähl. Le Prix du jury a récompensé Filip Zumbrunn pour la lumière et la caméra du film Strähl. Remis cette année pour la première fois, le prix du « Meilleur film d’animation » est allé à Un’altra città de Carlo Ippolito.

Les prix ont été décernés lors des 40e Journées cinématographiques de Soleure par Jean-Frédéric Jauslin, directeur de la Bibliothèque nationale et directeur désigné de l’Office fédéral de la culture, par Armin Walpen, directeur général de la SRG SSR idée suisse, par le réalisateur Clemens Klopfenstein (Die Vogelpredigt) et par Christiane Langenberger, conseillère aux Etats ainsi que les animateurs de la soirée, Esther Gemsch et Massimo Lorenzi. Un Hommage du Département Fédéral de l’Intérieur à Alain Tanner et à son œuvre a été rendu par David Streiff, directeur de l’Office fédéral de la culture, en présence du réalisateur romand auquel un prix de trente mille francs a été remis. Décerné pour la huitième fois cette année, le Prix du cinéma suisse est remis par l’Office fédéral de la culture et ses partenaires: la SRG SSR idée suisse, le Festival international du film de Locarno, le Festival international du cinéma documentaire Vision du Réel, les Journées cinématographiques de Soleure et Swiss Films.

Le jury présidé par Raymond Vouillamoz, ancien directeur des programmes à la Télévision Suisse Romande, était composé des personnalités suivantes: Frank Braun, responsable de salle (cinéma Riffraff, Zurich) et directeur du Festival international du film d’animation Fantoche; Dominique de Rivaz, cinéaste et scénariste vivant à Berlin; Giulia Fretta, productrice à la télévision suisse de langue italienne TSI; Soraya Gomaa, actrice suisse vivant en Allemagne; Lukas Hobi, producteur et directeur de la société Zodiac Pictures Ltd. («A vos marques, prêts, Charlie ! ») et Thomas Rothschild, professeur de littérature à l’Université de Stuttgart et critique de cinéma. En guise de trophée, les réalisateurs des films primés se sont vus remettre un «viewfinder» (viseur professionnel) qu’ils pourront utiliser pour leurs tournages.

Les photos des films, des acteurs primés et du jury peuvent être directement chargées sur le site internet: www.swissfilms.ch/awards.asp

www.swissfilms.ch/detail_n.asp?id ...


• > Mini Bilan de la 3ème édition de Quintessence, Festival du Film de Ouidah

Mini bilan de la 3ème édition de Quintessence -Festival International du Film de Ouidah- qui s’est déroulé du 07 au 11 janvier 2005, envoyé par l'équipe du festival.

Quintessence a connu un succès des plus fracassants. Plusieurs ministres du gouvernement, des ambassadeurs dont celui des Etats-Unis d’Amérique, des diplomates et de hautes autorités béninoises et internationales étaient présents à l’ouverture. Les presses nationale et internationale dont l’ORTB, LC2, RFI et BBC ont rempli chaleureusement leurs missions. 5 lieux de projections simultanées : l’amphithéâtre climatisé de l’IRSP, la salle de cinéma Quintessence et les 3 lieux de projections en plein air qui sont : le marché Zobèto, le temple des Pythons et le centre culturel de Ouidah au fort français. Notre souci 2005 a été de porter le cinéma vers le peuple. Et pour titiller les zygomatiques des absents et des grincheux : 37254 cinéphiles enthousiastes du monde entier ont été recensés de façon scientifique. Les projections étaient gratuites et aucune recette significative n’a été faite. Tous les éléments promotionnels : cartes postales, catalogues, programmes, affiches, tee-shirts, casquettes, stylos et porte-clés ont été donnés gratuitement.

Ateliers
6 ateliers sur 7 initialement prévus ont été régulièrement organisés :
- Atelier de film d’animation animé par le spécialiste du praxinoscope Français Claude Bataille et la productrice de film d’animation Sénégalaise (Pictoon) Aïda Ndiaye,
- Atelier de son animé par l’ingénieur du son Français
Jérôme Ayasse,
- Atelier de musique animé par le compositeur Béninois
Raymond Monoté,
- Atelier de critique du cinéma et techniques de lecture d’un film animé par le journaliste Français Olivier Barlet et le journaliste Camerounais Jean-Marie Mollo Olinga.
- Atelier de scénario et documentaire animé par le Français Denis Gheerbrant, le Marocain Hassan Legzouli et le Béninois Jean Odoutan,
- Atelier de découpage technique et réalisation animé par Mostefa Djadjam, Mansour Sora Wade et Taïeb Louhichi.
Le 7ème atelier, celui autour du montage, a été annulé à la dernière seconde. Car un membre de l’animateur sollicité a été frappé par le raz de marée qui a sévi récemment en Asie du sud Est.

684 analphabètes du 24 images par seconde venus de toute l’Afrique ont été inscrits aux différents ateliers et ont été abreuvés de Savoirs. Des diplômes sanctionnant leur initiation aux rudiments du cinéma ont été délivrés et signés par les animateurs. Fallait-il refuser du monde et respecter la limite par atelier qui était de 12 stagiaires ? Ou fallait-il laisser la chance à presque tous les inscrits venus de par le continent de participer à cette 3ème édition qui restait décisive et qui venait confirmer une dynamique enclenchée il y a 3 ans, et qui a valeur de modèle dans un contexte de mutation profonde du secteur avec l’éclosion du numérique ? Nous avons opté pour la deuxième solution, enfin pour l’opportunité qui était offerte à tous ces jeunes de la sous-région de s’alphabétiser. L’atelier qui a battu le record d’inscrits était celui du scénario et du documentaire. Ceci laisse augurer de nouveaux défis et de nouveaux talents.
Car l’Afrique subsaharienne, à n’en pas douter, fait définitivement preuve d’une grande vitalité et d’une créativité hors du commun en matière de cinéma. La floraison d’école de cinéma sur le continent s’impose dare-dare !
Laura Koepel, Française, projectionniste pour le festival, factotum de tous les instants, a poursuivi la formation initiée lors de la deuxième édition de Quintessence du Béninois Polycape Tchiakpè - qui a réalisé sa première projection en 35mm - et du Bénino-Nigérian Désiré Akiola. Elle a par ailleurs « remis au diapason » le doyen projectionniste Béninois, Alexandre Gnacadja, 56 ans, ancien projectionniste du centre culturel soviétique au Bénin, responsable de la maintenance auprès des centres culturels français et chinois au Bénin et de l’exploitant Mastersoft.
Des œuvres de courte durée ont été réalisées par les participants aux différents ateliers ; celles-ci ont été diffusées à la clôture. Salve d’applaudissements sur salve d’applaudissements ont accompagné ces projections.

I.C.O. -Institut Cinématographique de Ouidah-

L’émotion a été à son paroxysme quand le délégué général, Jean Odoutan, a annoncé le démarrage des cours de l’I.C.O. -Institut Cinématographique de Ouidah- pour le mois de septembre 2005 dans l’enceinte de la maison de la culture de Ouidah, en attendant la construction définitive des bâtiments de l’I.C.O. Les futurs étudiants ont bondi de joie et certains ont pleuré tout leur saoul, incrédules.

L’I.C.O., calqué sur les plus grandes écoles de cinéma et de son françaises, FEMIS et Louis Lumière, est une école où seront dispensés des cours liés aux métiers de l’image et du son. Le cursus se déroulera sur 3 ans, avec une première année en tronc commun, et les deux dernières années en spécialisation.
Celui-ci sera sanctionné par le diplôme des Hautes Etudes Cinématographiques de l’Institut Cinématographique de Ouidah. Les étudiants en provenance de toute l’Afrique seront sélectionnés sur dossier. La limite d’âge est de 35 ans.
Durant leurs études, les étudiants seront en contact direct avec des professionnels du métier et participeront aux productions cinématographiques et audiovisuelles initiées par la société de production et de distribution Tabou-Tabac Films basée à Ouidah. Cette société a coproduit les 4 longs métrages de Jean Odoutan : Barbecue – Pejo, Djib, Mama Aloko et La Valse des Gros derrières. La société a produit récemment le court métrage, D’abord tes études, du Béninois Sylvain Adjahossi, sélectionné au festival de Berlin 2005.

Tables rondes

Seules 3 tables rondes ont pu avoir lieu sur les 4 initialement prévues :
- écrire, produire et distribuer dans et pour les pays du Sud (exemple du Nigeria) ;
- les nouvelles sources de financement des films du Sud ;
- le numérique: quels avantages pour la production des films du Sud ?

La 4 ème table ronde, Télévision – Le nord et le sud peuvent-ils faire bon ménage ? a été perturbée par les fêtes autour du culte vodoun. Nul n’a manifesté son mécontentement. Le public, à majorité jeune, a participé activement aux tables rondes. Les débats ont été vifs et très enrichissants. En remplacement de la réalisatrice Béninoise Jémima Catraye, retenue pour le tournage de son dernier film, ce sont les réalisateurs Béninois Jean Odoutan et Claude Balogoun qui ont été les modérateurs des deux premières tables rondes.
La 3ème a été scrupuleusement modérée par l’écrivain et réalisatrice Guadeloupéenne Véronique Kanor.

www.festival-ouidah.org


• > Programme des 7ème Prix Jutra, les pric du cinéma canadien francophone

Ma vie en cinémascope, Le Dernier Tunnel, Les Aimants et Elles étaient cinq dominent la course aux Jutra 2005, les prix du cinéma canadien francophone.

Film plus que millionnaire au box-office, Ma vie en cinémascope récolte neuf mises en nomination: meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice (Pascale Bussière), meilleur acteur de soutien (Serge Postigo)... La biographie d'Alys Robi signée Denise Filiatrault est talonnée de près par Le Dernier tunnel d'Érik Canuel, finaliste dans huit catégories, dont celles du meilleur acteur (Michel Côté) et de la meilleure actrice de soutien (Céline Bonnier et Marie-France Marcotte).

Premier film de l'ex-RBO Yves Pelletier, Les Aimants se retrouve en nomination dans sept catégories, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario. Performance similaire d'Elles étaient cinq, obtient également sept nominations: film, scénario... À noter que la désopilante comédie Dans une galaxie près de chez vous est finaliste dans six catégories, dont celle du meilleur acteur (Guy Jodoin). Saga historique froidement reçue par la critique, Nouvelle-France reçoit le même nombre de nominations.

Rappelons que le Jutra-Hommage, assorti d'une bourse de 5.000 $, sera décerné cette année au cinéaste Michel Brault, père du cinéma direct, dont le nom figure au générique de 200 films, à titre de réalisateur, caméraman, directeur photo ou producteur! Le prix lui sera remis au cours de la 7e soirée des Jutra, animée par l'humoriste Patrick Huard et télédiffusée à l'antenne de Radio-Canada, le dimanche 20 février prochain.

www.radio-canada.ca/culture/


• > 22 millions d’euros de dotation pour la commission d’avances sur recettes 2005 du CNC, France

Pour l’année 2005, la dotation de la commission d’avance sur recettes est portée à 22 millions d’euros contre 20,85 millions d’euros en 2004, soit plus d’un million d’euros supplémentaire. Ce budget devrait permettre d’aider une soixantaine de projets de films sur plus de 600 dossiers présentés en moyenne et 15 à 20 films terminés, ce qui représente, environ, 1/3 des films d’initiative française produits par an.

Catherine Colonna, Directrice générale du Centre national de la cinématographie (CNC), a aussi décidé de nommer, pour une durée d’un an, les personnalités suivantes, au sein du 1er et 2e collège de la commission d’avance sur recettes :

La Présidence de la commission est assurée pour l’année en cours par Monsieur Claude Durand, Président de Arthème-Fayard. Les vice-Présidences pour le 1er et le 2e collège sont assurées respectivement par Michel Saint-Jean, producteur-distributeur, et Bruno Pesery, producteur.

1er collège : Gilbert Melki, comédien, Laurent Bouhnik, réalisateur, Prune Engler, déléguée générale du festival du film de la Rochelle, Agnès C. Poirier, journaliste, Gonzague Saint-Bris, écrivain, Claire Simon, réalisatrice, Grégoire Sorlat, producteur.

2e collège : Chantal Akerman, réalisatrice, Caroline Benjo, productrice, Manuel Carcassonne, éditeur, Claire Clouzot, journaliste, Michel Crépu, journaliste et écrivain, Sami Frey, comédien, Benoit Jacquot, réalisateur.

Suppléants : Alain Benguigui, producteur, Julie Bertuccelli, réalisatrice, Annie Coppermann, journaliste, Serge Duveau, producteur, Jean-Raymond Garcia, fondateur de l’Atelier de Production Centre Val de Loire, Philippe Grandrieux, réalisateur, Yves Ulmann, scénariste, Michaëla Wiegel, journaliste.

Enfin, 8 films français soutenus par l’avance sur recettes seront représentés aux César 2005, dont 5 au titre de l’avance sur recettes avant réalisation - Rois et reines d’Arnaud Desplechin, Brodeuses de Eléonore Faucher, Clean d’Olivier Assayas, Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau, Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout - et 3 au titre de l’avance après réalisation - L’Esquive de Abdellatif Kechiche, Exils de Tony Gatlif et Mondovino de Jonathan Lassiter.

En 2004, 24 projets de premiers longs métrages et 14 projets de deuxièmes films, soit le double des années précédentes, ont bénéficié d’un avis favorable de la commission sur un total de 64 promesses émises.

Créée en 1960, l’avance sur recettes, qui célèbre cette année son 45e anniversaire, a pour objectif de favoriser le renouvellement de la création en encourageant la réalisation des premiers films et de soutenir un cinéma indépendant, audacieux au regard des normes du marché et qui ne peut, sans aide publique trouver son équilibre financier.

www.cnc.f


• > Oscars 2005: Nomination

La 77ème cérémonie des Oscars se tiendra le 27 février prochain à Los Angeles.

Si Aviator de Martin Scorcese totalise 11 nominations, notons la présence du film Hotel Rwanda de Terry George, coproduction Canada/ GB/ Italie/ Afrique du Sud, pour lequel Don Cheadle est nommé dans la catégorie Meilleur Acteur, Sophie Okonedo dans la catégorie Meilleur second rôle féminin, et Keir Pearson et Terry Goerge pour le meilleur scénario original.

Un Long Dimanche de Fiançailles du français Jean-Pierre Jeunet se voit nommé dans deux catégories "artistiques", Aline Bonetto pour la meilleure direction artistique, et Bruno Delbonnel pour la meilleur photographie, et Les Choristes, de Christophe Barratier (France), en lice pour l'Oscar du meilleur film étranger, voit aussi sa chanson Vois sur ton chemin (Musique: Bruno Coulais; Paroles: Christophe Barratier) concourir pour l'Oscar de la meilleure chanson. Notons enfin la nomination de Ryan du canadien Chris Landreth dans la catégorie "meilleur court métrage d'animation.

L'intégralité des nominations est disponible sur le site:
www.oscars.com


• > Césars 2005: Nominations

La 30ème cérémonie des Césars aura lieu le 26 février prochain. Elle sera présidée par Isabelle Adjani.

Vous trouverez ci-dessous les nominations.

Notons cependant la présence répétée de 2 coproductions franco-belges, Podium de Yann Moix avec Benoît Poelvoorde (en lice pour le césar du meilleur acteur), et Quand la Mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte, pour lequel Yolande Moreau est nommée dans la catégorie "meilleure actrice". Les deux films concourrent au titre de meilleur premier film. Quant à Jérémie Rénier, jeune acteur belge révélé par les frères Dardenne, il est nommé pour son rôle dans Violence des échanges en milieu tempéré pour le César du meilleur espoir masculin. Notons également la nomination de Cousines de Lyes Salem (France/ Algérie), remarqué et primé dans de très nombreux festivals francophones.

- Meilleur acteur :
Mathieu Almaric dans Rois et reine, Daniel Auteuil dans 36, quai des orfèvres, Gérard Jugnot dans Les Choristes, Benoît Poelvoorde dans Podium, Philippe Torreton dans L’Equipier
- Meilleure actrice :
Maggie Cheung dans Clean, Emmanuelle Devos dans Rois et reine, Yolande Moreau dans Quand la mer monte, Audrey Tautou dans Un long dimanche de fiançailles, Karin Viard dans Le Rôle de sa vie
- Meilleur acteur dans un second rôle :
François Berléand dans Les Choristes, Clovis Cornillac dans Mensonges et trahisons et plus si affinités…, André Dussolier dans 36, quai des orfèvres, Maurice Garrel dans Rois et reine, Jean-Paul Rouve dans Podium
- Meilleure actrice dans un second rôle :
Ariane Ascaride dans Brodeuses, Marion Cotillard dans Un long dimanche de fiançailles, Mylène Demongeot dans 36, Quai des orfèvres, Julie Depardieu dans Podium, Emilie Dequenne dans L’Equipier
- Meilleur espoir féminin :
Marilou Berry dans Comme une image, Sara Forestier dans L’Esquive, Lola Naymark dans Brodeuses, Ouazani Sabrina dans L’Esquive, Magali Woch dans Rois et reine
- Meilleur espoir masculin :
Osman Elkharraz dans L’Esquive, Damien Jouillerot dans Les Fautes d’orthographe, Jérémie Rénier dans Violences des échanges en milieu tempéré, Gaspard Ulliel dans Un long dimanche de fiançailles, Malik Zidi dans Les Temps qui changent
- Meilleur réalisateur :
Christophe Barratier pour Les Choristes, Arnaud desplechin pour Rois et reine, Jean-Pierre Jeunet pour Un long dimanche de fiançailles, Abdellatif Kechiche pour L’Esquive, Olivier Marchal pour 36, quai des orfèvres
- Meilleur film français de l’année :
Les Choristes de Christophe Barratier, Rois et reine d’Arnaud Desplechin, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, L’Esquive de Abdellatif Kechiche, 36, Quai des orfèvres de Olivier Marchal
- Meilleur premier film :
Brodeuses de Eléonore Faucher, Les Choristes de Christophe barratier, Podium de Yann Moix, Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau, Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout
- Meilleur scénario original ou adaptation :
Arnaud Desplechin et Roger Bohbot pour Rois et reine, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri pour Comme une image, Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant pour Un long dimanche de fiançailles, Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix pour L’Esquive, Olivier Marchal, Franck Mancuso et Julien Rappeneau pour 36, Quai des orfèvres
Meilleure musique écrite pour un film :
Angelo Badalamenti pour Un long dimanche de fiançailles, Bruno Coulais pour Les Choristes, Tony Gatlif et Delphine Mantoulet pour Exils, Nicola Piovani pour L’Equipier
- Meilleur film de l'Union Européenne :
Just a Kiss de Ken Loach (Angleterre), La Mauvaise Education de Pedro Almodovar (Espagne), Mondovino de Jonathan Nossiter, Saraband de Ingmar Bergman (Suède), La Vie est un Miracle de Emir Kusturica (Yougoslavie).
- Meilleur film étranger :
21 grammes de Alejandro Gonzalez Inarritu (USA), Carnets de voyage (USA / Allemagne/ GB/ Argentine / Chili / Pérou) de Walter Salles, Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry, Fahrenheit 9/11 de Michaël Moore, Lost in translation de Sophia Coppola
- Meilleur court-métrage :
Cousines de Lyes Salem, Hymne à gazelle de Stéphanie Duvivier, La Méthode Bourchnikov de Grégoire Sivan, Les Parallèles de Nicolas Saada

www.lescesarducinema.com


• > Création d’un studio dans le désert de Ouarzazate

Dino de Laurentiis, Cinecittà Studios et Sanam Holding se sont associés pour créer le studio de cinéma "Cla Studios" dans le désert de Ouarzazate.

"Cla Studios" est situé à Isfoutabil, à dix kilomètres de la ville, et s’étend sur une superficie de 160 hectares.

Selon le site Internet Maghreb Arabe Presse, les studios comprennent deux plateaux de tournage de 2 357 m2 chacun, quatre ateliers des métiers de décoration totalisant 2 400 m2, trois ateliers de production sur 2 452 m2, un local de costumes et habillages, une administration, un restaurant d’une capacité de 200 repas par heure et un atelier architecture et décors.

"Cla Studios" pourrait accueillir la production de trois à cinq grands films internationaux par an et ainsi créer 200 000 journées de travail par an.

www.cinecittastudios.it

Source www.screenmedia.biz


• > Film Sales Support (FSS) soutiendra les films européens dans 4 nouveaux festivals

Dotée d'un soutien MEDIA de 400.000 €, l'initiative Film Sales Support (FSS) mise en œuvre par European Film Promotion sera amplifiée cette année afin d'assurer un meilleur impact aux films européens présentés dans les festivals hors d'Europe.

Pour rappel, ce programme intervient à 50% dans tous les frais promotionnels encourus par les agents de vente dans ces manifestations, à concurrence de 5.000 € par film/par festival.

Quatre nouveaux festivals seront couverts en 2004, à commencer par le Festival Sundance du 20 au 30 janvier où 13 films européens seront accompagnés, notamment le documentaire de Luc Jacquet La Marche de l'Empereur et Odessa...Odessa de Michale Bonagim. FSS interviendra également à l'occasion des festivals de Mar del Plata en mars, Shanghai en juin et Toronto en septembre. L'an dernier, 23 agents de vente européens avaient bénéficié du mécanisme pour la promotion de 36 films.

Festivals et dates limites du mécanisme FSS en 2005:
- Sundance Film Festival: 20-30 janvier 2005
- Festival Internacional de Cine de Mar del Plata: 10-20 mars 2005 (d.l. 3 février)
- Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente: 12-24 avril 2005 (d.l. 8 mars)
- Shanghai International Film Festival: 11-19 juin 2005 (d.l. 12 mai)
- Toronto International Film Festival: 8-17 septembre 2005 (d.l. 11 août)
- Rio de Janeiro International Film Festival: 22 septembre - 6 octobre 2005 (d.l. 25 août)
- Pusan International Film Festival: 6-14 octobre 2005(d.l. 1er septembre)

Pour plus d’information contacter :
www.efp-online.com

Source: Mediadesk Belgique: www.cfwb.be/mediadesk




Commissions de selection   
  • > Fonds d'aide à la Production cinématographique, 1ère session 2005, Maroc

"La Commission du Fonds d'Aide à la production Cinématographique a consacré une enveloppe financière de dix millions cinq cent mille dirhams à la production cinématographique pour la première session de l'année 2005 (soit environ 950.000 euros). Réunie vendredi dernier à Rabat, la commission, présidée par M. Abdellatif Laâbi, a examiné 6 projets de films candidats à l'avance sur recettes avant production, dont 4 longs-métrages et 2 courts-métrages en plus d'une demande d'aide à l'écriture du scénario, indique un communiqué du Centre Cinématographique Marocain (CCM).

Au terme de ces délibérations, la Commission a décidé d'accorder des avances sur recettes avant production aux deux courts-métrages, Poupiya de Samia Cherkaoui (270.000 dhs, environ 24.500 euros) et C'est la fête au mouton projet de réalisation de Lagharari Zoukari Younes (250.000 dhs, environ 22.500 euros).

Alors qu'une autre avance sur recettes avant production de 3 millions de dirhams (environ 270.000 euros) a été accordée au long-métrage Les Larmes d'argent, devant être réalisé par Mourad Boucif, le court-métrage Ould El Mouja réalisé par Kamal Belghmi a bénéficié, quant à lui, d'une avance sur recettes après production d'un montant de 250. 000 dhs (environ 22.500 euros).

Outre Abdellatif Laâbi, président de la Commission, cette première session de l'année 2005, a connu la participation de Mmes Soumaya Naâmane Guessoous, Amina Talhimet et MM. Abdelfattah Kilito, Khalil El Alami Idrissi, Abdellah Rmilli, Mohamed Layadi, Mustapha Stitou et Driss Mniakh."

Source Le Matin: www.lematin.ma/mailing/article.as ...




• > Fonds Francophone de production audiovisuelle du Sud: 3ème commission 2004

La Commission de sélection du Fonds francophones de production audiovisuelle du Sud, géré conjointement par l'gence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et le Conseil International des Radios et Télévisions d'Expression Française (CIRTEF) a tenu sa troisième session 2004 à Bangui, en République Centrafricaine, du 14 au 16 décembre 2004, en vue d'examiner les requêtes de financement reçues suite au lancement du troisième appel à propositions clôturé le 15 septembre 2004.

La commission a reçu 100 dossiers, 53 étaient recevables. Au total, 20 projets ont été approuvés: 16 pour l'aide à la production (4 en cinéma, 12 en télévision), 3 pour l'aide à la finition en cinéma, et 1 à l'aide au développement en télevision. Le montant global alloué est de 823.000 euros, 383.000 euros pour le cinéma, et 440.000 euros pour la télévision.

Voici les projets cinéma soutenus:
Aide au développement
- Atlantic Express, Moussa Yoro Bathily, Sénégal, Emebe Vision Multimedia, 15.000 euros

Aide à la production
- Parmi les ombres, Ghassan Salhab, Liban, Agat Films, 80.000 euros.

Aide à la production: avance sur recettes
- Les Vagues de la colère, Abdelhaï Laraki, Maroc, Casablanca Films Production, 80.000 euros
- Teen Bii, Oumar N'Diaye, Sénégal, Bel Ombre Films, 80.000 euros
- Kato Kato de Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso, NDK Productions, 80.000 euros

Aide à la finition
- Junun, Fadhel Jaibi, Tunisie, Familia Productions, 30.000 euros
- Delwinde: adosse-toi à Dieu, S. Pierre Yaméogo, Burkina Faso, Dunia Productions, 10.000 euros

http://agence.francophonie.org
www.cirtef.org


• > Aide à la production audiovisuelle de la SODEC: commission de janvier 2005

La SODEC a dévoilé le nom des projets retenus pour l’aide à la production audiovisuelle.

3 longs métrages de fiction du secteur indépendant ont été retenus sur les 17 projets déposés le 15 octobre 2004 :
- First Bite de Hunt Hoe sera distribué par K-Films. Sujet : Entre la fable et le thriller, le film suit les aventures de Lake à la poursuite de son amant et de sa nouvelle dulcinée dans plusieurs pays.
- Amalgames, le journal du doute de Jeanne Crépeau qui compte produire et distribuer son film. Le sujet : Le film entre mensonges et réalité nous transportera au grès des évènements d’un journal intime.
- De ma fenêtre sans maison présentée par Maryanne Zehil suivra Dounia, originaire du Liban, partie rejoindre sa mère au Québec alors qu’elle n’avait que quatre ans. Louise Portal (Elles étaient cinq) interprètera le rôle de la mère.

5 projets de courts métrages de fiction ont été retenus sur les 24 déposés le 17 octobre :
- Le Baiser sous le gui de Nancy Savard.
- Derniers mots de Joe Balass .
- Elizabeth Heywood de Rosa Zacharie.
- My Friend Anna de Laura Turek.
- The Circle of Confusion de Kun Chang.

17 projets de documentaires ont été retenus sur les 40 déposés, dont un seul est destiné aux salles de cinéma :
- La Peau et les Os, un cri du corps, de Hélène Bélanger-Martin.

8 projets de fictions de courts et moyens métrages ont été retenus dans le cadre de l’aide aux jeunes créateurs :
- La Chambre Bleue, écrit par Jérôme Gariépy, réalisé par Jean-François Daigle.
- Crépuscule de Félix Dufour-Laperrière est produit par Noir sur Blanc Animation.
- Les Etats Nordiques de Denis Côté.
- Globule de Francis Deltour et Sébastien Tétrault est produit par Daniel Plante.
- Milosh et Kis de Nancy Baric.
- Miroirs d’été d’Etienne Desrosiers est produit par Cyclope films.
- Radio de Patrick Boivin est produit par Les Productions Kinesis.
- Rouge au sol de Maxime Giroux est produit par Nufilms.

La SODEC a soutenu également plusieurs moyens et courts métrages documentaires qui seront diffusés à la télévision.

www.sodec.gouv.qc.ca


• > Lauréats 2004 des aides à la création de la Fondation Gan

La Fondation Gan pour le Cinéma a publié jeudi 20 janvier 2005 la liste des six lauréats 2004 de l’aide à la création de premier film.

Une subvention de 67 600 euros est attribuée à chaque projet. L’aide au réalisateur/scénariste s’élève à 7 600 euros tandis que l’aide à la production se monte à 60 000 euros.

Les lauréats:
- Journal IV, Réalisation : Mathieu Gérault, Production : Philippe Jacquier (Sépia Production), Scénario : Mathieu Gérault
- La Moustache, Réalisation : Emmanuel Carrère, Production : Anne-Dominique Toussaint (Les Films des Tournelles), Scénario : Emmanuel Carrère et Jérôme Beaujour, d’après le roman éponyme de Emmanuel Carrère
- Je viendrai seul, Réalisation : Mia Hansen-Löve, Production : Humbert Balsan (Ognon Pictures), Scénario : Mia Hansen-Löve
- Les Fragments d’Antonin, Réalisation : Gabriel Le Bomin, Production : Alexandra Lederman (Dragoonie Films), Scénario : Gabriel Le Bomin
- Les Yeux Bandés, Réalisation : Thomas Lilti, Production : Alain Benguigui (Sombrero Productions), Scénario : Thomas Lilti et Pierre Chosson
- Persepolis, (Prix spécial), Réalisation : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Production : Xavier Rigault et M-A Robert (2.4.7 films), Scénario : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, d’après l’œuvre éponyme de Marjane Satrapi

www.fondation-gan.com




Rencontres professionnelles   
  • > Réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals, Festival du Film d'amour de Mons, 16 février 2005

Une réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals de cinéma s’est tenue à Mons (Belgique) dans le cadre du Festival du Film d’Amour, à l’initiative d’André Ceuterick, Délégué Général du festival et responsable de l’antenne belge de la Coordination Européenne des Festivals de Cinéma (CEFC).

Plusieurs responsables de festivals africains présents à Mons ont ainsi pu échanger leurs expériences avec les responsables de la CEFC. Une première ébauche de statuts de la nouvelle association ainsi qu’un projet de code de déontologie, documents rédigés par Jo Gaye Ramaka ont été discutés pour préparer la réunion constitutive de la coordination qui se tiendra le 3 mars prochain à Ouagadougou. Rasmané Ouadraogo, Président du Conseil d’Administration du Fespaco, très attentif aux textes proposés, a pris bonnes notes des avis de chacun sur ces premières ébauches qui devront être modifiées pour la réunion de Ouagadougou.

Jean Pierre Garcia, Directeur du Festival International du Film d’Amiens et Président fondateur de la CEFC a souligné l’intérêt de créer ce front commun pour les festivals, un espace de dialogue qui permet d’échanger des informations, de structurer des actions communes et d’envisager autrement les rapports avec les partenaires et les pouvoirs publics.

Le projet de coordination africaine des festivals est d’ailleurs né à Bruxelles en juin 2003 au cours d’une rencontre internationale avec les festivals du Sud, organisée par la CEFC et financée par l’Union européenne et depuis, plusieurs tentatives ont eu lieu pour rassembler les responsables des festivals africains, mais les difficultés économiques liées à l’organisation de telles rencontres internationales ont souvent eu raison des bonnes volontés. La dernière tentative a eu lieu en juin 2004 à l’initiative de Bassek Ba Kobhio, Président du Festival Ecrans noirs à Yaoundé, une initiative à laquelle le BLCEF a d’ailleurs participé.

Monsieur Abdellah Zaakour qui représentait le Centre Cinématographique Marocain (CCM) a également offert la possibilité de tenir une prochaine réunion au Maroc et annoncé que le CCM étudie la possibilité d’accueillir dans un premier temps, le siège et les bureaux de cette coordination au Maroc si bien sûr, cela convient à l’ensemble des festivals membres de la coordination.

Georges Bollon, Président en exercice de la CEFC a insisté sur la volonté de la CEFC d’établir des rapports privilégiés entre les deux structures et d’envisager des actions conjointes.

La nouvelle structure est maintenant lancée et même si de nombreux détails sont encore à discuter, une première charte devrait être signée à Ouagadougou. Il est à noter également qu’une autre réunion préparatoire a eu lieu à Berlin cette semaine à l’initiative de plusieurs festivals africains anglophones.

Carin Leclercq, Mons le 16 février 2005


• > Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique: 14-16 février 2005, Cotonou

Kokovi Eklou présente dans Le Point au quotidien du 15 février 2005 la table ronde "Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique".

"Le Palais des Congrès de Cotonou abrite depuis le lundi 14 février et pendant trois jours une table ronde sur le thème « Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique ». Il s'agit pour les participants de discuter et d'amender les projets d'études relatifs à la création de la Commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma et du Fonds de Promotion de l'Industrie du Cinéma et des Programmes de Télévision en Afrique.

Examiner la situation générale du cinéma, de l'audiovisuel en Afrique et formuler des recommandations, discuter et amender les projets d'études relatifs à la création de la « Commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma » et du « Fonds de Promotion de l'Industrie du Cinéma et des Programmes de Télévision en Afrique ». Tels sont les objectifs que vise la table ronde à laquelle participent des acteurs du cinéma, de la télévision, de la vidéographie en Afrique, de même que les représentants des institutions d'intégration régionale en Afrique.

A l'ouverture de cette rencontre, M. Jacques Béhanzin, secrétaire général de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci) a expliqué le bien fondé de l'initiative après avoir évoqué l'historique de son organisation créée depuis 1970 à Tunis par des professionnels du cinéma et de la télévision. Les résultats de la table ronde à son avis, sont attendus avec beaucoup d'intérêt au sein de la profession comme au niveau de l'Union africaine et de celui des partenaires au développement.

L'initiative qui trouve son fondement dans une décision du conseil exécutif de l'Union Africaine vise, selon lui, à annihiler la forte présence des productions provenant d'ailleurs sur les écrans de cinéma et de télévision. Toute chose qu'a déplorée le représentant du ministre de la Culture et du patrimoine historique classé du Sénégal lors de son intervention. Les assises de Cotonou annoncent, a-t-il dit, un renouveau pour l'épanouissement du cinéma et de l'audiovisuel africains.

« Notre continent est confronté aujourd'hui à un déficit de production, de circulation, de conservation et de financement de l'image ». Au cours des travaux de la table ronde, les participants tenteront, ajoute-t-il, de proposer les grands axes de recherche des voies qui conduiraient à la définition de politique et de programmes communs en matière d'images, pour l'ensemble des 53 Etats membres de l'Union Africaine et de la Fédération Panafricaine des Cinéastes, aux fins de réhabiliter l'essor du cinéma et de l'audiovisuel.

Les deux institutions dont les projets d'études font l'objet de discussion au cours de la table ronde de Cotonou, de l'avis de M. Jean-Claude Hounménou, directeur de cabinet du ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, favoriseront la circulation des productions cinématographiques au sein de l'Union Africaine. Il a appelé à l'essor du secteur audiovisuel et de la télévision."

www.lepointauquotidien.info/artic ...

Pour rappel, voici la décision prise par le Conseil Exécutif de l'Union Africaine lors de la 3ème session ordinaire 2003, qui s'est tenue à Maputo du 4 au 8 juillet 2003, concernant un rapport proposé par la Fepaci.

Décision sur la création d'une commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma et d'un fonds de promotion de l'industrie du cinéma et des programmes de télévision en Afrique.

Le Conseil exécutif,
1. Prend note du rapport;
2. Exhorte les Etats membres et le secteur privé à mettre en oeuvre les dispositions pertinentes du Plan d’action de Dakar sur les industries culturelles adopté par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OUA réuni en juillet 1992 à Dakar (Sénégal);
3. Demande à la Commission de l’Union africaine de prendre les dispositions nécessaires, en coopération avec la Fédération panafricaine des cinéastes, FEPACI, l’URTNA, le MASA, le FESPACO, l’UNESCO et toutes les parties prenantes pour mener les consultations et les études préalables et pour créer une Commission africaine du cinéma et de
l’audiovisuel, d’une part, et un Fonds de promotion de l’industrie du cinéma et des programmes de télévision en Afrique, d’autre part;
4. Demande en outre à la Commission de veiller à ce que
les statuts de ces structures permettent d’y associer l’Union africaine, les CER, les gouvernements africains, ainsi que le secteur privé et la société civile ;
5. Invite la Commission, le Secrétariat du NEPAD, l’UNESCO
et toutes les parties concernées à i nscrire la culture dans les programmes du NEPAD.

www.africa-union.org


• > Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech

Il y a quelques jours avait lieu l'Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech. El Mahjoub Rouane revient sur cet atelier dans Le Matin du 5 février 2005.

"Organisé récemment à Marrakech, l'atelier de l'écriture de scénario cinématographique et de création audiovisuelle a tenu sa promesse, tant au niveau de l'organisation qu'au niveau des thèmes abordés. Animé par les Américains Tom Schlesinger et Keith Cunningham, cofondateurs de ce principe d'écriture "The heroe's (ou) the writers journey", ce séminaire a été organisé par Média 3logique, financé par le ministère allemand des affaires étrangères et soutenu par l'ambassade de la République Fédérale d'Allemagne au Maroc.

Le soutien important et décisif du Wali de la région de Marrakech-Tensift-Al haouz, de l'ambassade allemande et du ministère des affaires étrangers de Berlin, a permis de prendre en charge tout le séminaire. Selon les organisateurs, cet atelier a permis «de créer une nouvelle forme de dialogue et une autre manière de communiquer entre les deux rives de la Méditerranée».

L'atelier fait partie d'un module de trois séminaires, puisqu'il y aura un suivi en juin à Marseille (France) et en septembre à Cologne (Allemagne). Cette dernière partie se déroulera dans le cadre d'une plus grande manifestation interculturelle sous le titre «le nouvel Orient», qui sera organisé dans plusieurs villes de la Rhénanie.

Un certain «bateau» doit partir du Maroc, avec des séminaristes du même groupe, en avril à Marseille et en septembre à Cologne. A partir de la prochaine séance, des projets entre l'Europe et le Maghreb seront développés et pourront bientôt se concrétiser. Keith Cunningham a fait savoir qu'il a vécu pendant les sept jours qu'a duré le séminaire, « une vraie rencontre interculturelle qui est tout à fait propice d'émerger dans l'avenir un véritable développement d'histoires. Ces futures histoires de cinéma présentées par les douze participants vont créer à leur tour une vraie rencontre interculturelle en continuité». Il a ajouté qu'il est temps de se poser des questions sur ce que «des histoires ont vraiment à raconter».

Keith Cunningham travaille depuis 2 ans avec des réalisateurs palestiniens à Ramallah dans des workshops semblables où il enseigne spécialement le cinéma pour enfants. Tom Schlesinger est depuis huit ans consultant de la réalisatrice allemande Caroline Link, qui a reçu, en 2003, l'Oscar pour le meilleur film étranger Au delà de l'Afrique après une première nomination, il y a 6 ans. Keith Cunningham et Tom Schlesinger ont déjà travaillé pour le compte de l'American Film Institute, et collaborent aux «Directors Guild» et «Writers guild» aux Etats-Unis. Quelques centaines de cinéastes, mais aussi de créateurs de la télévision sont passés par leur «école» en Europe.

Leur concept «The writers journey» se nourrit du travail sur les archétypes de Josef Campbell et de C.G. Jung. Cunninghams and Schlesingers. Leur travail sur le cinéma et la créativité les a qualifié d'être parmi les «docteurs of screenwriting» et professeurs de scénario les plus importants.

Hakim Bellabès, par exemple, a étudié chez Keith Cunningham à Chicago's filmschool et réalisé son documentaire de fin d'études Le Nid dans la chaleur en tournage pendant plusieurs semaines dans son village natal, Boujaâd, avec Keith Cunningham.

En dehors de cet atelier, qui a abouti plutôt sur des scénarios de film de fiction, une réflexion sur le documentaire et son importance dans le futur paysage audiovisuel marocain sera proposée par Claus Josten et son agence Media 3logique. Cette année encore, d'autres rencontres seront organisées en partenariat avec «Cinéma en lumière» à Marseille, accompagnées de mesures pratiques de coproduction et développement. Toujours est-il «que le principe du dialogue interculturel sorte de son cadre habituel de la langue de bois des bonnes intentions politique et qu'il soit amené au concret du rencontre et de sa vérité», a déclaré Claus Josten."

www.lematin.ma/mailing/article.as ...


• > "En Région!", Conférence sur la coproduction internationale et rencontres individuelles, organisée par Telefilm Canada

Le bureau de l’Ontario et du Nunavut de Téléfilm Canada et le service des coproductions internationales organisent une conférence où sera présenté un survol des coproductions internationales entre le Canada et ses partenaires. Seront également abordés les défis que doivent relever les producteurs canadiens en matière de coproduction internationale et les récents changements qui ont marqué le paysage de la coproduction.

Emmanuelle Lemenu, analyste - coproductions internationales chez Téléfilm Canada, dirigera la conférence et sera à la disposition des participants pour des rencontres individuelles de 30 minutes, pour discuter d’un projet particulier ou de toute question touchant la coproduction.

La conférence aura lieu le vendredi 4 février 2005 et sera suivie de rencontres individuelles, sur rendez-vous seulement, de 13 h à 17 h.

Confirmer sa présence par courriel à hemmingh@telefilm.gc.ca.

http://www.telefilm.gc.ca/data/FlashInfo ...





• > Cartoon Movie 2005: Projets sélectionnés pour le Forum de coproduction

49 coproductions européennes de films d'animation ont été sélectionnée pour participer au Forum de coproduction Cartoon Movie 2005 qui se tiendra du 10 au 12 mars à Postdam/Babelsberg en Allemagne.

Voici les coproductions francophones concernées:

Films en conception
- Tom Tom produit par Cine Cartoon Filmproduktion (Autriche)
- The Animal Company produit par Label-Anim (France)
- Homiez produit par Millimages (France)
- Maze produit par Oniria Production (Luxembourg)
- The Journey on a stormy cloud produit par Studio Miniatur Filmowych (Pologne)
- Don Quixote coproduit par Studija 2000 (Lituanie) et Lietuvos Kino Studija (Lituanie)
- Lajka, Cchin and Gagarin produit par Maur Film (République Tchèque)
- I.T. Les Intra-Terrestres produit par 109 Films Production (France)

Films en développement
- The True story of Puss’n boots produit par Herold & Family (France)
- The Young girl, the Devil and the Mill produit par Les Films Pelleas (France)
- The Junks produit par Junk Brother (Bulgarie)
- A Town Called Panic produit par La Parti Production (Belgique)

Films en production
- The Ugly Duckling and Me coproduit par A Film (Danemark), magma Films (Irlande) et Futurikon (France)
- Fimfarum 2 produit par Maur Film (République Tchèque)

Films terminés
- Duck Ugly coproduit par Digital Animation Media (Irlande) et Milimages (France)
- Renart, the Fox produit par Oniria Production (Luxembourg)
- The District ! produit par SzimplaFilm (Hongrie) et Lichthof Productions (Hongrie)

- Strings produit par Bald Film (Danemark)

- Little big mouse produit par Dansk Tegnefilm 2 (Danemark)

- Laura’s star coproduit par Rothkirch (Allemagne), Cartoon-Film (Allemagne) et Warner Bros. Film GmbH (Allemagne)

Depuis sa création en 1999, Cartoon Movie a permis à 67 films d’animation (dont le budget total représente 415 millions d’euros) de trouver des financements, un distributeur ou un producteur. Plusieurs des projets présentés au Cartoon Movie ont atteint le chiffre symbolique d'un million d’entrées en Europe : Kirikou et la sorcière, Polar Bear, La Prophétie des grenouilles ou encore Laura’s Star.

L'intégralité des projets sélectionnés est disponible ici:
http://www.cartoon-media.be/Movie/Movie_ ...


• > Inscriptions ouvertes pour l'Eurodoc Screening 2005

De 40 à 50 producteurs de documentaires, réalisateurs et chargés de programmes sont attendus en mai prochain à Lisbonne pour l'EURODOC Screening 2005 : il s'agit d'un rendez-vous privilégié des membres du réseau EURODOC où les professionnels issus des formations EURODOC SCRIPT et EURODOC PRODUCTION peuvent se rencontrer autour des films réalisés et de nouveaux projets.

La session se déroule sur 4 journées. La première matinée est consacrée à un examen approfondi, en groupe de travail, des projets sélectionnés pour le Forum.

L'EURODOC-Forum permet, sur une journée, la présentation de 25 nouveaux projets aux décideurs invités. Il est proposé, cette année, à tous ceux qui ont participé à un séminaire Eurodoc ce nouveau service de suivi personnalisé de projets par les principaux experts du programme. Cet accompagnement, ou " coaching ", consiste à proposer une lecture du projet, suivie d'une note d'analyse, de synthèse et de propositions, prolongée par une rencontre de travail d'une demi-journée.

Les producteurs peuvent soumettre, au plus tard le 31 janvier 2005, un projet en développement. 25 projets seront sélectionnés pour le Forum. Chaque producteur peut choisir un expert qui parrainera son projet, parmi les tuteurs des groupes et les analystes des projets rencontrés lors de la formation : Jacques Bidou (Directeur des études) France, Carl-Ludwig Rettinger et Thomas Kufus (Group Leaders) Allemagne, Kristiina Pervila (Finlande), Xavier Carniaux, Serge Lalou, Marie-Pierre Duhamel-Muller (France), Carlo Cresto-Dina (Italie/UK). Des experts à caractère plus technique peuvent être spécifiquement sollicités, en particulier dans le domaine juridique.

Une première expertise 'en ligne', à partir des textes, fera l'objet d'une note de lecture détaillée et de conseils sur les nécessaires étapes du développement du projet. Un rendez-vous sera ensuite organisé, entre le producteur et son tuteur, dans le cadre du Festival Cinéma du Réél à Paris, entre le 4 et le 13 Mars 2005. Le réalisateur du projet peut participer à cette rencontre. Un nouveau texte sera transmis au tuteur du projet, qui réagira avant le 10 avril 2005. Le producteur soumettra la version définitive du projet sous une forme résumée pour le 'book' des projets soumis aux décideurs préalablement à la rencontre EURODOC-SCREENING.

Trois journées seront consacrées aux Screenings. Une sélection de 10 à 12 films sera présentée par le producteur et ses partenaires (co-producteurs indépendants et chargés de programme). Chaque projection est suivie d'un débat, préalablement préparé avec beaucoup d'attention. Une question artistique est débattue ainsi qu'une question à caractère plus technique.

Lors du dernier EURODOC-Screening, ont ainsi été successivement abordées les thématiques suivantes: du journalisme à la réalisation documentaire ; quelle indépendance pour la création ; les attentes des 'Cases Histoire' ; les relations réalisateur/ producteur/ diffuseurs dans le cadre de co-productions internationales qui conduisent à différentes versions du film. Des documents pédagogiques sont mis en circulation pour chaque étude de cas : synopsis du film, CV des réalisateurs et producteurs, budget et plan de financement définitifs, détail des droits entre les différents co-producteurs et les différents territoires en fonction des modes de diffusion...

En fin de session, un débat de synthèse est organisé pour faire le point sur l'évolution du marché du documentaire en Europe, en présence des principaux distrbuteurs du secteur. La distribution en salle, les nouveaux modes de consommation (DVD, Internet), les marchés émergents, toutes les questions d'actualité seront abordées et débattues avec ces professionnels.

Le séminaire est ouvert à tous les professionnels européens.

Frais de participation :
- Producteurs indépendants avec projet et "coaching": 800€
- Producteurs indépendants avec projet sans "coaching": 500€
- Réalisateurs indépendants avec projet et "coaching": 500€
- Réalisateurs indépendants sans projet: 250€
- Producteurs indépendants sans projet : 350€
- Participants d'institutions : 500€
- Observateurs : 350€

Date limite d'inscription :
31 Janvier 2005 pour les participants avec "coaching"
10 Mars 2005 pour les participants sans "coaching"

www.eurodoc.asso.fr/

Source Media desk Belgique: www.cfwb.be/mediadesk




Vu dans la presse   
  • > Olivier Séguret rend homage à Humbert Balsan dans le Libération du 16 février 2005

"Le Brasier Balsan"

Depuis la mort d'Humbert Balsan jeudi dernier, un frisson glacé a saisi le monde fragile d'un certain cinéma parisien. Son suicide, dans son bureau, par pendaison, à l'orée d'une matinée de travail, en plein coeur de la ville et quatre étages au-dessus de son agitation, a été reçu comme une sorte de choc dont l'image, la représentation, sont encore insupportables. On ne perce jamais les secrets d'un mystère personnel et humain comme
celui qui a conduit Humbert Balsan à son suicide, mais il est également impossible de ne pas chercher à lire, comprendre, interpréter la part de sens que nous adresse, peut-être, un tel geste insensé.

Tous les témoignages exprimés depuis sa disparition convergent pour dessiner Humbert Balsan en incarnation de la très rare espèce de l'homme-cinéma. Depuis plus de trente ans, toutes ses activités ont gravité autour du film : jouer (acteur dans Lancelot), fabriquer (assistant pour Le Diable probablement), produire (son métier), défendre (la Cinémathèque), créer (la structure Pirates), investir (les instances du pouvoir, comme Unifrance) et, inlassablement, parler, aimer, partager le cinéma.

(...)

Dans l'histoire de la production cinématographique hexagonale, son maillon va manquer aussi fortement qu'il a marqué. Symbole hyperactif d'un certain modèle français, Balsan était aussi un exceptionnel passeur, grâce auquel d'innombrables cinéastes dits «du Sud» ont pu tourner dans les conditions «du Nord», et pour des publics communs aux deux hémisphères : si l'on a pu voir des films de Yousri Nasrallah sur Arte ou celui d'Elia Suleiman à Cannes (sans oublier tous les Chahine tournés depuis les années 80), c'est largement à Balsan qu'on le doit. Il suffit de lire les premières réactions disponibles sur le Web en provenance des pays où Balsan a eu des activités pour comprendre que le coup de semonce de sa disparition a porté loin et fort.

La charge émotive est d'autant plus forte que Balsan a affiché jusqu'au bout un sourire radieusement humain, une juvénilité dandy que ses 50 ans n'intimidaient pas et des moeurs chevaleresques qu'atteste une foison d'anecdotes. Il s'est identifié très tôt au monde du cinéma par l'entremise d'un parrainage prestigieux dont Robert Bresson lui a fait la grâce. De cette étincelle, il a fait le feu de toute sa vie et on n'a pas fini de se demander si ce n'est pas de ce brasier qu'il a aussi fait sa mort."

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante: www.liberation.fr/page.php?Articl ...


• > "L'impossible réforme du financement de films français", par Paule Gonzales, dans Le Figaro du 16 février 2005

Paule Gonzales revient dans Le Figaro sur la problématique de l'accès au système de soutien français des films financés par des capitaux étrangers, suite à la rencontre cette semaine entre Catherine Colonna, directrice du CNC, et les responsables d'associations professionnelles.

"Un film à capitaux majoritairement américains peut-il être français ? Un an après le lancement de la polémique sur Un Long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, à dix jours des césars, le Centre national de la cinématographie (CNC) et le ministère de la Culture et de la Communication sont décidés à trancher le débat. Ce film, parce qu'il est financé par la Warner, n'a pas eu accès aux aides habituellement versées aux films français.

Catherine Colonna, la directrice du CNC, a donc reçu hier les professionnels du septième art pour la troisième fois, afin de faire le point sur la nécessaire réforme du financement du film français par des capitaux étrangers.

Sa volonté : faire passer un texte assez vite pour que le dossier ne gâche pas la prochaine célébration du film français, la grande Fête du cinéma. Même si les professionnels souhaiteraient prendre plus de temps.

Pour le CNC, l'affaire d'Un Long dimanche de fiançailles, relève davantage du malentendu que d'un problème de fonds.

Tout le monde est d'accord pour dire que l'un des grands films à succès de l'année 2004 est bien un film français, tourné par des équipes françaises en France et en langue française.

La question est de savoir si des grands studios américains peuvent profiter du système hexagonal de financement du cinéma sans pour autant assécher un marché dynamique mais dont la richesse repose sur les petites maisons indépendantes.

Oui répond sans équivoque, le CNC. En substance la direction du cinéma estime que rien n'empêche des capitaux américains d'investir dans des films français si des conditions claires et précises sont fixées. Il faut éviter qu'à l'image de la Grande-Bretagne, les majors «vampirisent» le système d'aides nationales à leur profit. Et de rappeler que, dans le passé, – c'est-à-dire avant 1992 – les investissements des majors n'avaient en rien déstabilisé le cinéma français.(...)

Conformément à ce que de nombreuses organisations syndicales ont suggéré, le CNC a rappelé trois mesures d'encadrement importantes. Le tournage en langue française serait l'un des points fondamentaux pour accéder au système d'aide ou si l'on préfère au compte de soutien au cinéma.

Deuxième point, le CNC a évoqué le cantonnement de l'accès aux aides. Les investisseurs extra-européens verraient leur accès au financement limité à un certain pourcentage du budget des films. Le chiffre de 20% est souvent évoqué. Le but, éviter qu'avec trois ou quatre films à gros budget, les majors ne s'adjugent le montant total de la cagnotte du compte de soutien. Enfin, seuls les films totalisant un certain nombre de points d'agrément pourront accéder au compte de soutien.

Si l'ARP, la SACD, ou encore la chambre syndicale sont favorables à la mise en place de ce système, il ne fait pas l'unanimité.

L'API qui représente les plus grands circuits comme UGC, Pathé ou Gaumont, mais aussi le SPI, sont opposés à un nouveau texte.

Les professionnels redoutent que ces nouvelles contraintes condamnent les coproductions étrangères que les producteurs français montent avec de petites cinématographies asiatiques ou africaines, rarement tournées en langue française.

Par ailleurs, à l'heure où la Commission européenne a les yeux fixés sur les systèmes d'aides des Etats membres, toute restriction de leur accès pourrait être mal interprétée. Beaucoup craignent une remise en cause complète du système à la française. Une analyse que partagerait une partie des pouvoirs publics.

D'autres organisations estiment qu'il n'y a pas urgence à réviser une formule qui a bien fonctionné jusqu'à présent. Elles demandent une étude d'impact afin de «dédramatiser» le dossier.

Catherine Colonna a promis de transmettre la demande au ministre."

www.lefigaro.fr/eco-medias/200502 ...


• > "Nouveaux Québécois, nouveau cinéma!" par Odile Tremblay pour Le Devoir, 12-13 février 2005

Alors que les Rendez-vous du cinéma québécois débuteront dans quelques jours au Québec, Odile Tremblay revient dans Le Devoir sur les nouveaux cinémas québécois... Morceux choisis:

"Ils sont chargés de nouveaux symboles, ces Rendez-vous du cinéma québécois. Ségolène Roederer, la directrice générale, assure que leur vocation demeure inchangée : réfléchir sur le cinéma d'ici et le mettre en lumière, mais la mise en valeur est autre, plus festive, plus enthousiaste. Et pour cause...

Le cinéaste Denis Chouinard, président de la manifestation, rappelle à quel point le contexte de notre septième art s'est modifié avec le succès. «Chacun s'attendait à ce que la lune de miel entre le public et son cinéma baisse après l'effervescence de l'année des Invasions Barbares et de La Grande Séduction, mais non ! En 2004, l'amour demeure intact et l'audience aussi. Mais le documentaire et le court métrage ont fait chez nous des pas de géant.»

Bien sûr, les nouvelles technologies ont quelque chose à voir avec le succès des films québécois. Les Rendez-vous ont retenu 30 longs métrages parmi les 48 produits et 43 documentaires sur les 136 tournés durant l'année. Les gens s'identifient au cinéma maison et les Rendez-vous se chauffent à la flamme de cet engouement.

Jouer pour jouer dans la symbolique... Est-ce hasard ou signe des temps ? Les films d'ouverture et de clôture de ces 23es Rendez-vous donnent la parole à ces messieurs.

Notre septième art repose traditionnellement sur des femmes fortes et des hommes effacés, en une éternelle quête d'un père absent. Or Manners of Dying (L'Exécution), de Jeremy Peter Allen, donnant la vedette à Roy Dupuis et à Serge Houde, qui ouvre le bal, et Les Guerriers de Micheline Lanctôt, d'après la pièce de Michel Garneau, avec Patrick Huard et Dan Bigras, sont de purs films de gars. Aucune femme à l'écran sinon à titre d'ombres virtuelles ou de mère invisible.

Sans doute était-il temps que les hommes québécois se créent de nouveaux modèles...

Accompagnant le film d'ouverture, Manners of Dying, quatre gars, quatre Québécois ouverts sur le monde, sont en ville. Citoyens de la planète à leur façon, visages de nos réalités d'aujourd'hui, ils sont parfaitement bilingues et travaillent indistinctement en anglais ou en français. Le cinéma québécois a changé, la société aussi...

Yann Martel, l'auteur du Livre de Pi, a rédigé la nouvelle à l'origine de ce Manners of Dying. Précisons que ce film est un huis clos carcéral (tourné dans l'ancienne prison Gomin pour femmes à Québec). En une ville innommée des États-Unis, un condamné à mort (Roy Dupuis) explore huit façons de passer ses derniers moments et demande au directeur de prison (Serge Houde) d'envoyer la cassette vidéo des heures ultimes à sa mère.
(...)

Jeremy Peter Allen réalise avec Manners of Dying son premier long métrage. Né à Toronto, il a été élevé en Ohio, à Québec et à Montréal, issu d'un père britannique et d'une mère québécoise. On lui doit des courts métrages en français à succès (dont Requiem pour un plafond). Il fut directeur de production sur plusieurs films, dont La Face Cachée de la lune de Robert Lepage. Dix-neuf jours de tournage, c'est peu. Une caméra Super 16, une image gonflée en 35 mm, avec le flou de circonstance. Un budget minime : un million de dollars. Mais une équipe qui s'est jetée à fond de train dans un projet casse-gueule et courageux.

Pourquoi l'anglais ? «Je suis resté fidèle à la langue du récit, explique-t-il. D'ailleurs, l'histoire semble se passer aux États-Unis, où la peine de mort est encore pratiquée. Dans la nouvelle, le condamné mourait par pendaison, mais j'ai changé pour l'injection létale, actualisant l'action sans définir vraiment l'époque.»

Roy Dupuis a tourné aux États-Unis, sautant le pont des langues, revenant dans sa cour, rêvant de prendre la mer avec son voilier. Jeremy Peter Allen n'osait penser à lui pour le rôle du condamné. Mais l'acteur a accepté d'abaisser beaucoup son cachet. «C'est un rôle trop intéressant, trop intelligent pour essuyer un refus, tranche-t-il. Roy Dupuis a quand même trouvé dangereux de s'aventurer en des zones de lui-même jamais franchies.

Serge Houde est un acteur québécois qui vit à Vancouver, jouant en anglais dans les productions américaines tournées là-bas. «Mais mon rêve, c'est de travailler au Québec», confesse l'interprète. Il était de la distribution d'Octobre de Falardeau. Depuis, plus rien chez nous ! D'où l'exil en Colombie-Britannique.

Chose certaine, les quatre gars sont fiers du film. Réunis à Montréal le temps d'un lancement, ils retourneront ensuite chacun dans leurs sphères, leurs voyages, leurs errances, entre une langue et l'autre. À nouveaux Québécois, nouveau cinéma ! "

www.ledevoir.com/2005/02/12/74618 ...


• > "Le cinéma français à la reconquête du Québec" par Odile Tremblay pour Le Devoir du 29-30 janvier 2005

Odile Tremblay était à Paris pour Le Devoir à l'occasion des 7èmes Rendez-vous des cinémas français organisés par Unifrance. Voici quelques extraits:

"Tandis que le cinéma québécois a conquis ces deux dernières années son public en coiffant 20 % des parts de marché en salle, le septième art français piquait du nez sur nos écrans. Sur la tarte du cinéma, les pointes ont changé de taille. Hollywood conserve la part du lion, mais son rival le plus sérieux, la France, perd pied chez nous et cherche à rectifier le tir.

Il faut dire que la qualité générale des films français présentés ces derniers temps au Québec, plutôt moyenne, a nui à leur popularité. Mis à part quelques titres porteurs, trop de demi-valeurs françaises sont arrivées jusqu'à nous, contribuant à diluer la cuvée. En 2005, si l'on en juge par les films que les critiques ont vu à l'avance, le lot sera encore très inégal.

Unifrance Film, association des producteurs français, a dépêché cette semaine des délégués accompagnés du cinéaste François Ozon et du comédien Jean-Marc Barr à la rencontre des exploitants de films Travelling Laurentides 2005, qui s'est déroulée à Saint-Sauveur, histoire de montrer la production à venir et de tâter le pouls de la demande.

La semaine dernière, pour la première fois, Unifrance invitait des journalistes québécois à ses Rendez-vous annuels du cinéma français. C'est l'occasion pour la presse internationale d'interviewer cinéastes et acteurs pour les films qui gagneront les écrans de leur pays.

Des chiffres inquiétants
Sans être follement alarmants, les chiffres québécois ont de quoi inquiéter l'Hexagone. En 2001, cru Amélie Poulain, le cinéma français attirait 1,6 million de spectateurs québécois. En 2002, tirée par la locomotive d'Astérix, cette fréquentation montait à 1,8 million. «C'est en 2003 qu'on s'est cassé la figure chez vous, explique Jean-Christophe Baubiat, chargé d'études à Unifrance pour le marché extérieur. Les entrées ont chuté à 1,1 million de spectateurs malgré les succès de L'Auberge Espagnole et de Taxi 3.» Ce fut l'année des Invasions Barbares d'Arcand, que les aléas de la coproduction classaient comme film français en France mais pas au Québec. Mêmes piètres résultats en 2004. «Sans Les Choristes [350 000 spectateurs environ jusqu'à ce jour], c'eût été la catastrophe», précise le chargé d'études.

En Belgique, 2004 fut pourtant l'année la plus rentable de la décennie pour le cinéma français, grâce en partie à la comédie Podium, de Yann Moix, qui devrait moins rejoindre les goûts des Québécois.

Manque de pot pour la France : en 2005, la crise des festivals montréalais empêchera Unifrance d'accroître sa présence dans un rendez-vous québécois. «On fera comme tout le monde : on observera la situation des festivals montréalais cette année, quitte à s'impliquer davantage l'an prochain quand la situation sera clarifiée», déclare la déléguée générale d'Unifrance, Véronique Bouffard.
(...)

Question de prix
Les distributeurs québécois sont en grande partie responsables de leurs achats de films étrangers, mais ils se sont trop laissés entraîner dans des surenchères de prix. Certains qui avaient coutume d'acheter d'après scénarios ont essuyé des déceptions. Et puis, à coups de faillites ou d'abandons, le paysage de la distribution s'est modifié au Québec. Résultat : une concentration entre les mains d'un nombre trop faible de joueurs : Alliance, Christal, Séville ainsi que K-Films d'Amérique pour quelques oeuvres d'auteurs.

«Unifrance ne peut pas faire baisser les prix des films aux acheteurs québécois, affirme Margaret Menegoz, la présidente d'Unifrance. C'est au marché de se réguler.» À son avis, les commerçants ont tort d'avoir parfois préféré renoncer à la vente d'un film plutôt que d'en baisser le prix.

La coutume de vendre des films français en «package», livrant de bas morceaux avec l'oeuvre-vedette, n'a pas contribué à élever le niveau général.
(...)

L'échiquier des acheteurs de films français a bougé par ailleurs depuis trois ou quatre ans. Des Américains, Miramax entre autres, ont commencé à acheter des films français avec droits pour le territoire canadien, et les distributeurs québécois furent négligés en cours de route. «Il y a une attitude trop mercantile des vendeurs français, qui préfèrent faire affaire avec Miramax ou Warner Bros, plutôt qu'avec un distributeur québécois, déplore Jean-Christophe Baubiat. De fait, cette percée des Américains correspond aussi à un découragement des distributeurs traditionnels chez vous.» Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet, est diffusé par Warner.

Ceci entraînant cela, «le Québec est devenu une priorité pour Unifrance», assure Véronique Bouffard. Reste à mettre des stratégies sur pied. Jean-Christophe Baubiat a été chargé d'élaborer des offensives, par exemple : multiplier les visites de stars au Québec tout au long de l'année, se rapprocher de la SODEC, soutenir le rendez-vous Cinéma du Québec à Paris et promouvoir les coproductions.

«On va également établir avec les distributeurs québécois une liste de films prioritaires pour 2005 et apporter un soutien au besoin. Le fait de n'avoir pas poussé à la roue d'un film comme Les Rivières pourpres 2 lors de la sortie québécoise a énormément nui au film, estime le chargé d'études. Il faut relever la tête, viser 1,6 million de spectateurs en 2005.»

De notre côté de la clôture, on ne peut que sourire devant la récente percée du cinéma québécois en France. Comme un retour du balancier..."

www.ledevoir.com/2005/01/29/73604 ...


• > Interview de Baba Hama, secrétaire général du Fespaco, par Renaud de Rochebrune, dans Jeune Afrique - L'Intelligent du 6 février 2005

JA : La relative faiblesse de la production en Afrique ne vous oblige-t-elle pas à sélectionner presque tous les films d'auteur qu'on vous propose ?
BH: Pas du tout. Pour sélectionner les vingt films en compétition, nous avons eu à choisir parmi les quatre-vingt-deux qu'on nous a proposés. Seulement un quart de cet ensemble de longs-métrages africains - qui ne représente d'ailleurs pas la totalité de la production, loin de là - concourront donc pour obtenir l'Étalon de Yennenga. Et un autre quart participera au Panorama des cinémas d'Afrique. Notre objectif, à terme, est bien de diminuer un petit peu le nombre de films participant à la compétition pour améliorer sa qualité et faciliter le travail du jury : le chiffre idéal se situe sans doute entre douze et quinze films. Mais ce n'est pas facile : même avec vingt films, soit plus que la dernière fois, vous verrez, il y aura des protestations cette année ! Car, au total, la production, avec des hauts et des bas, est de plus en plus abondante. Et puis il faut toujours garder à l'esprit que ce festival a une mission de promotion et même de révélation d'oeuvres et de cinématographies qui n'ont guère de chances d'être vues ailleurs. Donc, tous les films dignes d'intérêt dans toutes les régions d'Afrique doivent être montrés d'une façon ou d'une autre. Même si ce n'est pas forcément en compétition.

JA : Quelles sont les lignes de force de la sélection 2005 ? Assiste- t-on à une évolution de la répartition géographique de la production de qualité ?
BH : Le plus frappant, côté positif, c'est sans doute la production florissante de l'Afrique du Sud. Neuf longs- métrages de ce pays nous ont été proposés, et il y en aura quatre en compétition - contre un seulement, réalisé d'ailleurs par un Américain, en 2003. L'Afrique australe sera d'autant mieux représentée qu'un film namibien et un film angolais feront aussi partie de la sélection - et qu'un film du Zimbabwe sera projeté dans le cadre du Panorama. Le Maghreb, pour sa part, continue à avoir une production importante, en particulier au Maroc. Il y aura ainsi au total six longs-métrages du Maghreb - deux par pays - en compétition. En revanche, l'Afrique de l'Ouest, mis à part le Burkina, qui continue à faire exception dans la région (six films présentés, quatre en compétition) ainsi que l'Afrique centrale semblent au creux de la vague. Il n'y aura, par exemple, dans les sélections aucun long-métrage du Mali, de la Côte d'Ivoire ou du Tchad, pour citer trois pays présents ces dernières années. Enfin, comme depuis un certain temps, deux des pays anglophones les plus importants, le Nigeria et le Kenya, seront absents : ils privilégient la production vidéo à objectif commercial immédiat et ne proposent donc pas de films d'auteur.

JA: Et au niveau des thèmes ?
BH : S'agissant de l'Afrique du Sud, on pourra voir à quoi ressemble le cinéma post-apartheid. Mais, d'une manière générale, on peut constater que beaucoup de films tournent autour du thème de l'identité et de l'émancipation, sous toutes ses formes. Et cela de façon concrète, avec des films moins purement esthétiques qu'auparavant. Plusieurs longs-métrages sont par ailleurs très directement dans le registre de la dénonciation, de la revendication, de la critique acérée du passé proche ou du présent. Au plan politique et social à la fois.

JA : On a été frappé lors de l'édition 2003 par la qualité de nombreux documentaires qui étaient de véritables films d'auteur. Observe-t-on en Afrique un renouveau de ce genre, comme ailleurs ?
BH : C'est effectivement un genre en expansion partout dans le monde. Nous lui faisons une place dans les sélections, que ce soit au niveau des longs-métrages - Le Malentendu Colonial, du Camerounais Jean-Marie Teno, participera ainsi à la compétition - ou des courts-métrages - on peut citer par exemple Les Poupées de sucre, d'Anis Lassoued, qui représentera la Tunisie. Et on a renforcé le volet de la manifestation qui lui est spécifiquement consacré, le « Côté doc du Fespaco », où cette année seront organisés, outre les projections, de très nombreux débats et conférences. Cet effort est d'autant plus nécessaire qu'en Afrique il n'y a quand même pas encore beaucoup de documentaires qui sont de véritables créations. La plupart des films, en particulier en vidéo, ressemblent encore souvent à de simples reportages.

JA : On ne trouve guère de réalisateurs très connus au niveau international dans la sélection pour la compétition. Avez-vous une explication pour cette absence des grands noms du cinéma africain ?
BH : Il y aura quand même, certes hors compétition, le dernier film de Ousmane Sembène, Molaade. Et l'un des derniers lauréats de l'Étalon, le Congolais Mweze D. Ngangura, participera à la compétition avec un film ambitieux, puisqu'il s'agit d'une comédie musicale, Les Habits Neufs du Gouverneur. On serait évidemment ravi de présenter aussi de nouveaux films de Souleymane Cissé, de Cheick Oumar Sissoko ou d'Idrissa Ouédraogo, pour n'en citer que trois. Mais qui ne connaît les difficultés de production, de recherche des financements, pour les films africains ? Et même pour la distribution une fois que les films sont réalisés ? De quoi décourager peut-être un peu certains grands anciens, qui se tournent à l'occasion vers d'autres activités...

JA : Il est vrai, par exemple, qu'on n'a toujours pas vu dans un circuit « normal » en Europe le dernier film de Ouédraogo, La Colère des dieux, qui avait fait l'ouverture du dernier Fespaco et que la majorité des critiques de tous horizons ont pourtant apprécié...
BH : Il serait bien qu'on puisse découvrir une telle oeuvre en France. Mais le plus grave, c'est que ce film, comme tant d'autres, y compris sans doute le dernier qui a obtenu le grand prix au Fespaco, Heremakono, du Mauritanien Abderrahmane Sissako, n'ont même pas été vus en Afrique hors des festivals ou de circonstances exceptionnelles ! Il faudrait donc prendre à bras-le-corps ce problème majeur de la distribution et de la diffusion des films en Afrique. Ce qui suppose une volonté des États, avec des actions à mener au niveau des grandes régions si possible. Il faut, grâce à des mesures incitatives, encourager les distributeurs et les exploitants de diverses façons. Et, au moins pour commencer, créer un meilleur environnement, notamment juridique, pour leur activité. Peut-être, disent certains, faudrait-il encourager aussi, pour redynamiser le secteur, l'apparition d'un cinéma plus grand public, pour qu'on puisse plus facilement mobiliser de nouvelles ressources. Mais là, il y aura sûrement des désaccords... "

www.lintelligent.com/gabarits/art ...


• > "Le plus jeune cinéma du monde ", dans Le Matin, en attendant le prochain Fespaco...

A l'occasion du prochain Fespaco, Le Matin revient sur cinquante de cinémas d'Afrique Noire. Voici l'article:

"Depuis cinquante ans, les films d'Afrique nous donnent à voir des histoires d'hier et d'aujourd'hui, des histoires sans âge, filmées par des artistes, des guetteurs. Images chaleureuses, visages rayonnants malgré la misère. Espoir, solidarité malgré la douleur, humour et dérision de soi, En attendant le bonheur, comme le dit explicitement le titre du dernier film du Mauritanien Abderrahmane Sissako, grand prix du Fespaco 2003…

Un homme passe, empêtré dans un vieux sac militaire, claudiquant maladroitement, une béquille sous l'épaule pour remplacer sa jambe emportée par une mine.

Un homme meurtri qui veut vivre, travailler, exister dans une société qui ne le reconnaît pas, lui, qui a donné des années de sa vie pour sa patrie, lui, le héros de guerre… Nous sommes en Angola, l'acteur sénégalais Makéna, seul se bat contre la tradition pour protéger quatre petites filles de l'excision… Moolaade, du continent en mouvement, celle aussi d'un cinéma qui s'empare des talents et des histoires, quelle que soit leur «nationalité» et sans se préoccuper des «frontières».

Les cinématographies d'Afrique ont aujourd'hui cinquante ans. Elles comptent parmi les plus jeunes du monde, au moins techniquement. Tant il est vrai comme on le dit souvent du côté de Dakar, qu'en Afrique, bien avant l'invention de la caméra, les griots avaient inventé les images. De l'Afrique du Sud à l'Angola, de la Mauritanie au Tchad, du Sénégal au Gabon, du Cameroun au Zimbabwe, malgré les difficultés financières, les problèmes sociaux et politiques, les convulsions nées de l'accouchement difficile du modernisme, les cinéastes tournent.
Certes, on ne compte pas plus d'un film par an et par pays en moyenne. Certes, de très nombreuses salles du continent sont à l'abandon ou transformées en magasins de riz.

Certes, le cinéma n'est pas une priorité dans des pays en difficulté. Certes, le continent ne dispose que de rares écoles de cinéma et l'aide des bailleurs de fonds occidentaux garde le cinéma sous perfusion… Mais ils tournent.

Les cinéastes utilisent toutes les formes, tous les genres, toutes les ressources, tous les formats.

Ils font films de tout bois, aidés en cela par des acteurs souvent excellents, rompus à l'art du théâtre, du conte, de la danse, et qui ont fait leurs classes dans le monde entier. Des acteurs qui ont pour noms Sotigui Kouyaté, Maka Kotto, Habib Dembélé, Makéna Diop, Fatou N'Diaye ou Aïssa Maïga pour n'en citer que quelques-uns…

Si leur cinéma se nourrit souvent du réel et des questions liées à l'émigration (Paris selon Moussa, du Guinéen Cheik Doukouré) ou du contexte particulier de leur pays (Un Héros, de l'Angolais Zeze Gamboa), ils abordent aussi avec bonheur le genre policier (Le Fleuve de Mama Keita, avec Stormy Bugsy, en cavale au Sénégal), la comédie musicale (Nha Fala de Flora Gomes), voire la comédie tout court.

Le spécialiste du genre est sans conteste le Béninois Jean Odoutan dont l'humour franc et la tendresse ont fait le succès de ses dernières «banlieuseries Hélémiques» comme il le dit si bien.

Dans leurs films, la douleur côtoie l'espoir et la dérision, la poésie flirte avec l'humour et l'émotion, l'amour n'est jamais loin.

Il faudrait parler aussi des films pour enfants, des contes, des dessins animés: Mustafa Alassane, au Niger, après avoir réinventé la lanterne magique dans les années 1950, fait aujourd'hui des dessins animés sur ordinateur dans son atelier perdu dans le désert ; un grand studio d'animation documentaristes, riche de cinéastes qui ont arpenté tous les chemins de traverse cinématographique à l'instar de leurs grands aînés (Djibril Diop Mambety, Mahama Traoré, Inoussa Ousseini) comme le Sénégalais Samba Félix N'Diaye, le Camerounais Jean-Marie Téno (Le malentendu colonial), le Zaïrois Mweze Ngangura (Les habits du gouverneur).

Aujourd'hui, les cinéastes se réapprorient leur histoire, celle de l'Afrique contemporaine et des grands héros modernes (Lumumba, Cabral) mais aussi celle des mythes fondateurs. Rien de tel que leur parole et leurs images pour nous faire partager et mieux comprendre leur monde. Cela donne des films où le monde invisible affleure en surface.

Cela donne des films magnifiques et envoûtants comme Yeelen de Souleymane Cissé, ou La Genèse de Cheikh Oumar Sissoko du Mali.
Suivant en cela la piste défrichée par Ousmane Sembène, Oumarou Ganda, Ababacar Samb, ou Mustafa Alassane, les pionniers des années 1960, ces cinéastes nous ouvrent les portes d'un autre monde, un monde riche de spiritualité et d'imaginaire, où la dignité n'est pas un vain mot."

www.lematin.ma/mailing/article.as ...





• > "Yasmine Kassari, auteur de L'Enfant Endormi : Quand les femmes pleurent ", dans Le Matin

Ingrid Merckx revient dans Le Matin du 12 février 2005 sur le film de Yasmine Kassari, L'Enfant Endormi, qui vient de remporter plusieurs prix à Angers.

"D'origine marocaine et résidant en Belgique, la réalisatrice Yasmine Kassari n'en est pas vraiment à son coup d'essai. Diplômée de l'école de cinéma belge l'INSAS, puis assistante du réalisateur belge Jean-Jacques Andrien, elle a déjà signé trois courts-métrages de fiction et un long-métrage documentaire, Quand les hommes pleurent (2001). Dans ce dernier, elle montrait des hommes marocains pris dans l'impasse de la clandestinité en Espagne. Loin de mener la grande vie, ils avouaient logements insalubres, grande solitude, peur et honte de leur peur.

Profonde désillusion. Quasi en réponse, L'Enfant Endormi figure le pendant féminin et fictionnel de ce documentaire. Pendant que les hommes pleurent de leur côté, les femmes souffrent du leur. Raison pour laquelle il n'y a ni rentre-dedans ni provocation de la part de la réalisatrice dans cette fiction. Elle illustre l'incompréhension des femmes, leur esseulement, leur dénuement, leur absence de sexualité comme de perspectives…

Certes, le vent de révolte soulevé par Halima souffle plus fort que la patience aveugle affichée par Zeinab. Et la grand-mère elle-même - fantastique personnage - tout en pleurant sur les grandeurs passées de sa vie sur ces terres, exhorte les jeunes filles à se dérober au poids écrasant des traditions rétrogrades. Mais, à l'heure même où elle se dérobe, Halima disparaît du champ du film. Comme si ce qui intéressait Yasmine Kassari, c'était le «comment faire quand on reste ?» : comment gérer la vie de tous les jours ?

Comment supporter la traîtrise des mères ? A travers ce drame, la cinéaste montre progressivement de quoi sont faites les journées de ces femmes, procédant par illustrations progressives, avec la précision d'une documentariste. Mais pas la narration : à partir d'une réalité sociale, Yasmine Kassari a véritablement réinventé une histoire et créé des personnalités étonnantes. Ce qu'elle a réussi de mieux, c'est à trouver l'équilibre entre réalisme et représentation. Et son œuvre frappe par la force de vie qu'elle véhicule.

On pourrait lui reprocher, en revanche, cette impression de fatalité qu'elle fait planer sur ces familles, comme si elles étaient, d'une certaine façon, condamnées à la misère perçue comme une puissance maudite. En dehors du talisman qui «endort» le fœtus - épisode à prendre plutôt au sens symbolique - Yasmine Kassari n'a pourtant pas l'air du genre à céder aux sirènes des croyances et des superstitions. Elle les confronte même au bon sens : quand Halima est prise de crises de fièvre, «possédée» disent ses tantes, la jeune fille ne répond-elle pas d'elle-même : «ce ne sont pas les esprits mais le poids des frustrations» ? Son personnage est interprété par Rachida Brakni, pensionnaire de la Comédie française et comédienne réputée au théâtre comme au cinéma (Loin de André Téchiné, Chaos de Coline Serreau).

Elle forme, avec Mounia Osfour, un duo qui légitime les récompenses qu'elles ont reçues, traduisant un détonnant mélange d'archaïsme et de modernité : pas d'électricité, pas d'eau potable mais des pilules contraceptives cachées sous les couvertures et la volonté farouche, chez l'une en tout cas, d'envoyer sa fille à l'école.

Les montagnes marocaines désertées par les hommes est un thème récurrent dans le jeune cinéma marocain. En 2002, Narjiss Nejjar campait, dans Les Yeux Secs, un village de femmes vivant des visites maasculines depuis des générations.

L'année dernière, Mohamed Asli dressait, dans A Casablanca les anges ne volent pas, la dure chronique de la métropole dévoreuse d'hommes. Yasmine Kassari s'attache aujourd'hui, avec L'Enfant Endormi, à décrire la vie de celles que leurs hommes ont abandonnées aux aléas d'une vie qu'eux-mêmes ont fuie. Ce film devrait sortir au Maroc, après avoir été distribué en Europe et avoir «tourné» sur plusieurs festivals, «pour préparer le terrain», a confié Yasmine Kassari.

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• > "Bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc : Etat des lieux et constats contradictoires", sur www.lematin.ma

Ouafaâ Benani a assisté pour Le Matin du 15 février à la table ronde sur l'année cinématographique 2004 marocaine. Voici la presqu'intégralité de l'article

"En partenariat avec l'Association des œuvres sociales de l'Agence Maghreb Arabe Presse et l'Ecole Spécialisée de Cinéma et de l'Audiovisuel, le Portail Maghrebarts, en la personne de Adil Semmar, a organisé une table-ronde sous le thème : «Le bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc», à laquelle ont participé des représentants dans le domaine du 7ème Art, des critiques de cinéma et des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle.

Ainsi Driss Jaâidi (chercheur et critique), nous a-t-il déclaré, « j'espère que cette manifestation aura tous les encouragements qu'elle mérite, surtout que le champ cinématographique a connu, ces dernières années, plusieurs manifestations et Festivals pour mettre en exergue les productions marocaines, à leur tête le Festival International de Marrakech, celui de Tanger pour le court-métrage, ensuite de Salé qui a pris comme thème “ Ecrans de femmes ”, un autre à Meknès pour le cinéma d'animation, entre autres dans plusieurs villes du Royaume.

Sans oublier pour autant un volet aussi important et crucial qui est celui de l'infrastructure d'accueil, devenue de plus en plus fructueuse avec beaucoup plus de productions nationales. Cette même infrastructure donne la chance de travail à tous ceux appartenant à ce vaste univers cinématographique, dont producteurs, réalisateurs, scénaristes, acteurs, techniciens, compositeurs de musiques de films et la liste est encore longue, surtout que nous possédons l'un des plus grands plateaux du monde qui est le studio de Ouarzazate». Cette dernière constatation fut catégoriquement rejetée par le critique de cinéma Abdelilah El Jouhari qui nous a expliqué : «C'est vrai que c'est l'un des plus grands studios dans le monde en superficie, mais pas dans le contenu puisqu'il est pratiquement vide à part quelques plateaux équipés».

Quant à Ahmed Boughaba (journaliste et critique), l'un des intervenants autour de cette table-ronde, qui a toujours refusé de donner un bilan pour un cinéma qui, d'après lui, n'existait pas encore il y a quelques années, celui-ci a axé son exposé sur les faits positifs qui sont en cours actuellement dans ce domaine comme le fonds d'aide octroyé par le CCM.

Ce dernier ne l'accorde plus à n'importe qui et pratique un suivi rigoureux jusqu'à la distribution du produit final. D'autre part, et toujours selon le pronostic de M.Boughaba, le court-métrage a plus de chance qu'avant, puisqu'il est mieux considéré et mis en valeur par les responsables du cinéma. Mais, il n'a pas laissé passer cette occasion pour soulever le problème de la distribution, uniquement réservée aux grandes villes, puis le manque d'entretien des salles de cinéma et la restauration de celles qui font partie de l'histoire du Maroc.

Le Centre Cinématographique Marocain, quant à lui, fut représenté par Mohamed Bakrim qui a donné un récapitulatif des derniers changements effectués avec l'arrivée de Noureddine Saïl, comme la nouvelle politique appliquée actuellement se manifestant en trois grandes lignes, dont la réglementation du champ cinématographique, la promotion du film marocain et l'octroi du fonds en 3 sessions et non en deux comme avant. Par ailleurs, le CCM a créé, toujours selon Bakrim, une nouvelle aide pour le développement de l'écriture et l'évolution des scénaristes. Le CCM a aussi adopté une politique pour la construction de complexes avec deux à trois salles grands écrans pour arriver à 40 nouvelles salles de cinéma dans l'avenir.

Après tous ces exposés, le débat fut ouvert pour critiques et journalistes, dont quelques-uns ont rejeté certaines de ces déclarations comme la disparition des salles de cinéma que le critique Omar Belkhammar trouve évidente avec le phénomène du piratage et le commerce florissant des DVD. Belkhammar a aussi estimé que les chiffres du Box Office des films marocains, fournis par le CCM, ne sont pas exacts. Un débat très animé s'en est alors suivi.

La salle Mustapha El Khaoudi de la MAP, qui abritait, en ce samedi après-midi, cette rencontre, était l'occasion, pour les uns et les autres d'émettre leurs opinions et points de vue. Ce furent, alors, des constats parfois bien contradictoires. Mais n'empêche que cette initiative reste un pas positif pour débattre des problèmes du cinéma marocain et donner une évaluation de l'année qui permettra de connaître l'évolution du champ audiovisuel en matière de cinéma et de télévision."

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• > "Aissa Maiga, sous les feux des projecteurs!", dans www.blackmap.com

Lydie Omanga a rencontré pour www.blackmap.com la jeune actrice qu'on ne saurait ignorer. Actuellement à l'affiche de L'un part et l'autre reste de Claude Berri, et bientôt l'une des Poupées russes, la suite de L'Auberge Espagnole de Cédric Klapisch, Aissa Maiga multiplie les interviews et les propos louangeurs.

Voici quelques extraits de cet entretien:

"Cela va faire dix ans que vous êtes comédienne, comment avez-vous débuté ?
Quand j’avais 14 –15 ans, j’ai joué dans une comédie musicale. J’ai pris des cours pendant deux années. J’ai eu un rôle dans un film qui s’est tourné au Zimbabwe où j’étais entourée d’une troupe de théâtre engagé. C’est leur engagement qui m’a motivé à persévérer dans cette voie.
Après mon Bac, j’ai été en fac de théâtre à Saint-Denis mais les cours étaient trop théoriques et c’était vraiment frustrant de ne pas faire d’exercices pratiques. J’y ai fait deux mois et je suis partie, j’avais 19 ans.
Ensuite, je suis devenue serveuse et là je me suis remise en question. Je me suis dit que si je devais être comédienne, il faudrait que ça marche !
On m’a proposé un casting pour une production dans laquelle Gad Elmaneh jouait. Je n’ai pas eu le rôle et j’ai pleuré, pleuré. Et Gad m’a réconforté et m’a donné les coordonnées d’un agent. Je l’ai contacté et il m’a mis sur un casting pour le film de Denis Amar, Saraka Bo. C’était mon premier rôle au cinéma aux côtés de Yvan Attal et de Richard Bohringer. Entre temps je faisais des stages de théâtre avec des objectifs précis pour perfectionner mon jeu.

En tant que comédienne noire du cinéma français quel est votre opinion sur le problème de visibilité des Noirs en France ?
Être une femme et une femme noire c’est difficile dans le cinéma, il y a peu de rôle accessible mais il en est de même dans d’autres domaines. Pour le film de Claude Berri, j’ai été choisie par rapport à l’histoire car la fille qui a inspirée mon personnage était une étrangère, je veux dire que ce n’était pas une Blanche. Par contre, pour d’autres rôles quand on demandait « fille de 20 ans » et que je venais au casting, je comprenais que « j’étais une fille noire de 20 ans et non une fille de 20 ans » vous voyez ?

Comment avez-vous réagi ?
J’ étais enragée car j’avais le même profil, j’avais grandi dans le même pays, j’avais la même culture, on avait des choses en commun qui faisaient que j’étais apte à tenir ce rôle. Mais j’étais une fille noire de 20 ans !
Je ne vais pas me plaindre car j’ai toujours eu malgré des déconvenues beaucoup de chance. J’étais dans une situation privilégiée face au travail. Mais notre couleur est une réalité qu’il ne faut pas ignorer. Je pense qu’il y a eu un avant et un après Collectif Egalité.
Avant ce coup d’éclat quand je parlais des inconvénients d’être noir dans le cinéma, les gens se sentaient agressés. On me citait des acteurs noirs américains mais ici nous sommes en France !
Depuis l’action du Collectif Egalité, ce problème de représentation des minorités est devenu un débat national. Aujourd’hui quand j’en parle, il se crée une discussion. On se demande ce qu’on peut faire pour combattre cela, on cherche des solutions .
(...)
Vous avez ou vous travaillez avec des réalisateurs assez différents, Haneke, Klapisch, Owell Brown, Raoul Peck. Est-il plus facile de travailler avec un réalisateur noir ou ça n’emporte pas d’incidence ?
C’est une question de personnalité pas de couleur ! Tu accroches avec l’univers de quelqu’un ou pas, ce sont des affinités. Il y a des Noirs avec qui t’as pas envie de travailler.
J’ai joué dans No Way un film d’un réalisateur africain Owell Brown. Cela faisait longtemps qu’on avait envie de travailler ensemble et quand l’opportunité s’est présentée, on l’a fait.
Avec Michael Haneke, j’avais tourné avec lui en 1999, un petit rôle dans Code Inconnu. Trois ou quatre ans après je l’ai revu au festival de Cannes. Je l’ai salué mais il ne m’a pas reconnu, pas du tout. Donc, j’ai dû lui rappeler que j’avais joué dans son film et que j’y étais blonde. Ca lui est revenu. On discute et je lui dit que j’ai commencé à co-écrire un scénario, Il Faut Quitter Bamako.
Scénario qu’il a lu et ça lui a plu. J’aime vraiment le travail d’Haneke et je suis ravie de retravailler avec lui dans son prochain film Cache.
(...)
Quels sont vos projets ?
Deux films en préparation Charivari de Zoltan Mayer et Sigi So de Slony Sow. Des films qui sortiront courant 2005, Les Poupées Russes de Cédric Klapisch et Cache de Michael Haneke. Dans Les Poupées Russes, j’y joue le rôle de la copine de Romain Duris, c’est un beau second rôle. J’essaye de réaliser mon premier long métrage Il faut quitter Bamako (ndlr. Un scénario qui a reçu le prix Beaumarchais et le prix junior du meilleur scénario) et je cherche actuellement les financements. "

L'intégralité de l'entretien est disponible ici:
www.blackmap.com/9_2_aissa.htm


• > "A la rencontre de... Abderrahmane Sissako, l’Etalon qui vient de partout !", sur www.blackmap.com

Jean-Louis Moussinga a rencontré pour le site www.blackmap.com, Abderrahmane Sissako, dont le film Heremakono a été choisi pour inauguré le nouveau ciné-club dédié aux cinémas d'Afrique, des Caraïbes et de la diaspora américaine, qui se tient au Musée Dapper.

Extraits de l'entretien:

"Qui est vraiment Abderrahmane Sissako ? C’est un homme de parcours. Il part de Mauritanie, il part du Mali, il part de l'Union Soviétique et il arrive en France, en passant par Cannes. Le plus dur, il l'a accompli à l'âge où les adolescents préparent le bac : prendre la décision de partir. "Le voyage géographique est beaucoup moins difficile que la prise de décision, que ce voyage que l'on vit avant", confie-t-il.
(...)
Donc, l'absence de films africains ou noirs dans les grandes salles vous laisse songeur. Où se trouverait selon vous le véritable problème, si problème il y a ?
(...)
Les réalisateurs sont souvent obligés de se trimbaler de festival en festival pour vendre leur film. Pour ce faire, ils doivent faire eux-mêmes des choix stratégiques : montrer leur film en Afrique ou démarcher en Europe, ou vice-versa. On oublie que ça doit être le métier de quelqu'un d'autre de porter l'œuvre, il ne faut pas concentrer tout sur une seule personne juste parce que c’est soi-disant son projet. Elle, toute seule, ne peut pas faire exister l'œuvre jusqu'au bout.
Pour y arriver, il faut que la chaîne existe véritablement. Donc si on peut parler de problème dans la visibilité du cinéma africain en Occident, il se situe à ce niveau. La chaîne, quand elle existe, est faible. Et, s'il fallait mettre le doigt sur l'un de ces maillons faibles, ce serait d'abord au niveau de la distribution, bien qu’il s’agisse de la cheville ouvrière du cinéma.
(...)
Pourquoi les distributeurs ne se bousculent pas davantage ? Est-ce par rapport à la qualité du cinéma africain ou simplement parce que celui-ci ne rentre pas dans la logique commerciale de ces institutions ?
Pour ma part, beaucoup de choses manquent. Déjà, il faut approfondir le débat sur les rapports Nord-Sud : quelle est réellement la nature des relations entre ces deux entités culturelles ? On observe encore une position de dominant et de dominé.
Le hic, c'est que personne ne veut assumer cette réalité alors que les choses sont pourtant claires. Il suffit simplement de le dire sans toutefois tomber dans de perpétuels clichés de revendication en essayant de refaire l'histoire. Ce qui est fait est fait, c'est aussi ça le patrimoine culturel des peuples d'Afrique et d’Occident, où qu'ils soient.
Sans revenir sur ce passé commun, il faudrait juste poser le problème de la perception ambiguë que la grande majorité des occidentaux ont du continent africain. Pourquoi l'Europe a-t-elle toujours enjambé ce continent si proche d’elle culturellement pour aller vers l’Asie, plus lointaine ? Il y a donc nécessité à débattre et à informer les deux peuples afin d’abolir les incompréhensions existantes. C’est seulement ainsi qu’on arrivera à raconter réellement l’Afrique qui est singulièrement particulière et qu’on arrêtera de la marginaliser. C’est uniquement à partir de ce moment-là qu’on arrivera à échanger dans la diversité.
(...)
Comme nous parlons du Fespaco, le cinéma africain fête cette année son cinquantenaire. Pouvez-vous nous parler des temps forts qui, selon vous, ont fait l’histoire de ce cinéma ?
Je ne sais pas s’il est vraiment nécessaire de parler des cinquante ans du cinéma africain. Je m’inscris dans la logique de Baba Hama : il faut plutôt parler d’un départ qui, précisons-le, sera tout à fait arbitraire. Je ne dis pas non plus qu’il ne faille pas les célébrer. Parce qu’aujourd’hui, il faut faire une rétrospective et établir un bilan.
Et de ce bilan, j’en sors un constat pathétique. Je ne juge pas la qualité des œuvres, loin de là. Je parle davantage de l’absence de productions. Parce qu’après cinquante années d’existence, il y a encore des pays sur ce continent qui font un film tous les dix ans ou qui n’en ont pas encore produit. Si nous pouvions éviter de nous auto congratuler ou de célébrer notre autosatisfaction, ce serait une bonne chose.
Donc, si ces cinquante dernières années peuvent servir de rétroviseur au futur en favorisant des questionnements tels que « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Pourquoi cet art africain reste-t-il marginal ? Quels sont ses freins et les moyens à mettre en oeuvre pour son développement ? », nous arriverons peut-être à y voir plus clair. Si de concert, public, artistes et politiques font cette analyse, ce pan de l’histoire du continent serait plus juste et lui rendre hommage serait une fierté. "

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante:
www.blackmap.com/9_2_abd.htm


• > Retour sur le Cinemart de Rotterdam dans Le Monde du 04.02.05

Isabelle Régnier s'est rendue pour Le Monde au Festival International du Film de Rotterdam, où elle a plus particulièrement observé le Cinémart. Morceaux choisis:

"Chaque année, en marge du festival de cinéma, un marché du film permet à des producteurs de présenter leur projet à différents interlocuteurs et de trouver un financement."

En arrivant au Cinemart, le marché des coproductions du festival international de Rotterdam qui s'est clôturé le 3 février, la Danoise Marianne Slot venait d'apprendre que le projet qu'elle y présentait, un film paraguayen au modeste budget de 630 000 euros, Hamaca Paraguaya, était sélectionné par la commission plénière du Fonds Sud du CNC. Aucun financement n'était encore confirmé et elle venait, comme les quarante-huit autres producteurs sélectionnés, trouver des investisseurs. Ce premier long-métrage de Paz Encina est aussi le premier film paraguayen qui sera réalisé depuis les années 1970. Selon la productrice, il s'agit d'"un projet audacieux et honnête porté par un scénario d'une grande finesse. Ce ne sera évidemment pas un film à grand succès, mais il a une valeur culturelle est très forte".

Sur place, des représentants de MK2, du Fonds Sud, de Beyond Films (société australienne de vente internationale basée à Londres), de l'Instituto Luce (Fondation italienne d'aide au cinéma), d'Europanet (programme d'aide à la promotion des films soutenu par Media et le gouvernement italien), de Sogepac (société de production espagnole, filiale de Canal+ France, du groupe Pressa et de Telefonica), entre autres, se succèdent à sa table.
(...)
Dans le contexte de l'après-Canal + dans lequel évoluent les producteurs européens, la plate-forme Cinemart est une alternative salvatrice. Le Dernier des fous de Laurent Achard, par exemple, mélodrame d'auteur qui semble, selon son producteur, Dominique Barneaud (Agat Films), "très mal parti pour séduire des chaînes de télévision", a attiré des producteurs canadiens, belges, italiens, luxembourgeois, britanniques, tous désireux de s'impliquer. Chaque pays ouvrant la voie à des financements locaux ou internationaux et en excluant d'autres, il reste au producteur à concevoir la configuration optimale.

Créé il y a vingt-deux ans comme un marché traditionnel, le Cinemart s'est rapidement transformé en marché de coproduction. Il a engendré des clones, à Berlin, Pusan ou Carthage, mais reste unanimement reconnu comme le plus performant de tous. L'état des projets sélectionnés étant généralement peu avancé, les rencontres sont plutôt des préalables que des occasions d'offres fermes. Loin d'être considérées comme stériles, celles qui ne produisent rien de concret sont appréciées dans une perspective de constitution de réseau.

Dirigé depuis sept ans par Ido Abram (36 ans), le Cinemart est un lieu où les contacts se nouent naturellement, et où les 900 participants font l'objet d'une grande et égale attention. "C'est l'un des seuls endroits où nous sommes considérés comme des artistes, pas comme des Africains", a ainsi affirmé le réalisateur Abderrahmane Sissako, au moment où il recevait pour le film Daratt du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, produit avec sa société Chinguitty Films, l'un des deux nouveaux prix Arte France Cinéma récompensant les meilleurs projets Cinemart.

Quelques projets en bonne voie

Parmi les projets les plus aboutis, à la fois en termes de financement et de scénario, certains ont reçu des offres fermes. Une société française a acquis les mandats de ventes internationales, de distribution française en salles et vidéo d'Où est la main de l'homme sans tête, thriller et premier film du Belge Guillaume Malandrin, produit pour 2,5 millions d'euros. Faisant passer le niveau du financement de 30 % à 40 % du budget, ce contrat garantit en outre une visibilité au film et devrait déclencher de nouveaux financements. La société de ventes internationales néerlandaise Fortissimo a elle acheté les droits internationaux et investi en coproduction dans Chamelle, de la Belge Marion Hänsel.

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ ...


• > Interview d'Aïssa Maïga par Olivier Barlet sur www.africultures.com

Olivier Barlet a rencontré en décembre dernier l'actrice Aïssa Maïga. Voici quelqus extraits de l'entretien, dont l'intégralité est disponible sur www.africultures.com:

"O.B.: Est-ce que vous pouvez répondre à des offres où il n'est pas précisé qu'on cherche une Noire ?
A.M.: Je vais peut-être recommencer maintenant. Avec mon agent, on avait essayé il y a quelques années mais c'était complètement contre-productif : on s'en prenait plein la gueule, les gens le prenaient très mal. Ils avaient l'impression qu'on les taxait de pas bien faire leur travail et c'était les mettre devant une réalité qui les dépassait. Maintenant que les mentalités ont un peu évolué, on peut recommencer, sans pitié ! Le jour où un film marchera avec un rôle interchangeable, cela fera bouger les choses.
O.B.: Vous avez finalement peu joué avec des réalisateurs africains.
A.M.: Oui, en dehors de Raoul Peck pour Sometimes in April et de Camille Mouyeke pour Voyage à Ouaga. J'ai toujours émis le souhait de travailler avec des réalisateurs africains à Paris ou en Afrique, mais je ne suis peut-être pas dans leurs projections. Quand ils réalisent un film en Afrique, ils veulent sans doute avoir une fille qui marche et parle comme une Africaine, ce qui me demande une composition.
O.B.: Comment avez-vous vécu le tournage du film de Raoul Peck sur le génocide rwandais ?
A.M.: Il faut savoir que Raoul Peck s'est inspiré d'histoires réelles : tout ce qui est dans le film est "vrai". Ce sont des reconstitutions. Mon rôle est celui d'une jeune militante avant les massacres qui luttait pour que les accords d'Arusha soient respectés et a été assassinée en pleine rue. Ce personnage a été supprimé au montage, peut-être sera-t-il encore dans le dvd ! Il était très bizarre de jouer mais aussi de partager ce tournage avec des gens qui avaient véritablement vécu le génocide. C'est difficile d'en parler, ça remue terriblement. On me prenait pour une Tutsi et on me parlait en kinyarwanda. Les figurants ont peu à peu raconté leur histoire personnelle au sein de la grande histoire du génocide. Ce sont surtout ces rencontres qui m'ont bouleversée."

www.africultures.com/index.asp?me ...


• > "Vive la différence", le cinéma français vu du Royaume-uni, The Observer, 30 janvier 2005

Liz Hoggard analyse pour The Observer les courants actuels du cinéma français, étayant sa démonstration autour du succès des Choristes, du cas Jeunet, et du pari plus risqué de François Ozon avec 5x2.

Morceaux choisis, en français:

Alors, selon vous, lequel est un film typiquement français ? La première scène est tirée des Choristes, une comédie dramatique revigorante sur le thème de la rédemption, située dans un pensionnat à l’ancienne, et qui est nommé aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger. Ce premier film tourné avec seulement 3,7 millions d’euros, est le plus grand succès de l’année en France, devant les grands blockbusters hollywoodiens comme Spider-Man 2 ou Troie. La deuxième scène est tirée du film polémique de François Ozon, 5x2, qui raconte à l’envers l’implosion d’un mariage. 5x2 a toutes les caractéristiques du cinéma d’Ozon : violence, jalousie, perversité sexuelle. Et c’est le meilleur film français de l’année. Mais il sera difficile à vendre à l’étranger.

Ces deux films symbolisent la polarisation à l’œuvre dans le cinéma français contemporain. Si vous avez été élevé par les réalisateurs de la Nouvelle Vague (Truffaut, Godard, Malle), qui sont à l’origine de ce que le critique Philip French appelle « le premier genre cinématographique adulte », vous serez naturellement attiré par le film d’Ozon. 5x2 remplit tous les critères du « cinéma d’art ». Raconté à l’envers, du divorce à la première rencontre, l’histoire est intellectuellement exigeante, et nous dit quelque chose d’important sur la façon dont nous vivons – et aimons – aujourd’hui. « J’ai été élevé et éduqué par les films français quand j’étais adolescent » s’enthousiasme Philip French. « Ils représentaient, et les meilleurs d’entre eux représentent encore pour moi, le comble de la sophistication, de la subtilité, d’une condition adulte qui ne s’embarrasse pas d’une encombrante maturité ».

Si, par contre, la simple évocation du cinéma post Nouvelle Vague vous donne des crampes d’estomac - tous ces adolescents vagabondant dans les rues arme au poing, ces jeunes femmes intrépides prenant la route vers le danger, et ces scènes de viol nauséeuses -, vous serez ravi de la nouvelle tendance française à écrire des histoires positives. Comme l’explique le réalisateur des Choristes : « Mon film est autobiographique, mais je me sentais beaucoup plus à l’aise en le situant dans le passé, pour en faire une sorte de conte de fée universel. Je ne voulais pas aborder des sujets aussi lourds que les banlieues, le chômage ou l’intégration. » Bien qu’il supposait que son film plairait plus aux cinquantenaires, le film a rencontré un grand succès auprès des jeunes générations.

Cela fait déjà 3 ans que Jean-Pierre Jeunet a bouleversé notre conception de ce que pouvait – devrait ? – être un film français avec Amélie Poulain. Un conte de fée parisien, avec l’adorable Audrey Tautou, qui a rapporté 60 millions d’euros aux Etats-Unis. Sauf que les critiques français n’ont pas débordé d’enthousiasme, déclarant qu’Amélie était un film sirupeux et manquant cruellement de réalisme (notant par exemple qu’il n’y avait aucun africain dans les rues de Paris).

Libération est allé jusqu’à qualifier le film de « publicité » pour l’extrême droite. Un peu exagéré et injuste, peut-être. De bien des façons, Jean-Pierre Jeunet est le Richard Curtis français (4 mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Love Actually, nldt). Quand Curtis nous vend une Angleterre fantasmatique peuplée de bus à impériale et de snobs de comédie, Jeunet nous offre une jeune femme brisant la croûte de ses crèmes brûlées avec délectation, et un facteur rigolo. Le succès des Choristes et d’Amélie Poulain témoigne d’une certaine nostalgie pour une France disparue, une France prônant des valeurs simples, comme le dit Paul Ryan du Cinéma Lumière à Londres : « Nous vivons dans un monde dominé par la terreur, qu’elle soit fictive ou réelle, et les gens veulent se rassurer en s’amusant. Ils ne veulent pas trop de réalité dans leur cinéma. » Ryan pense que nous assistons actuellement à un rejet de la tradition misérabiliste surnommée la tradition « filles perdues, cheveux gras ». « Ces quinze dernières années, la France a offert une plate-forme d’expression culturelle à ses minorités, à la troisième vague d’immigration arrivée en France suite à la décolonisation, et de fait aux cinémas algériens, tunisiens ou marocains. Beaucoup de ces films se déroulent en banlieue ; certains sont déprimants car la vie qu’ils décrivent est déprimante ; d’autres sont très optimistes et riches. Il y a donc une renaissance du réalisme social, façon Ken Loach. Et les réalisateurs comme Jeunet, qui se réclament d’une école d’imagination pure et de divertissement, se détourne de cette veine réaliste.

L'intégralité de l'article est disponible en anglais sur le site de à l'adresse suivante:
http://observer.guardian.co.uk/screen ...

et téléchargeable en français ci-dessous:



"Vive la différence", traduction française par Aurore Engelen [40 Ko]
 


• > "Trois questions à Hassan Legzouli" dans L’Intelligent du 30 janvier 2005

Fadwa Miadi a posé 3 questions à Hassan Legzouli, réalisateur marocain vivant à Lille, à l'occasion de la prochaine sortie de son premier long métrage, Tenja.

"Hassan Legzouli est né voilà une quarantaine d'années à Aderj, un petit village du Moyen-Atlas marocain où il a tourné ses deux premiers films. Petit, il dévorait Sciences et Vie et rêvait de devenir chercheur. C'est dans cet objectif qu'il débarque en France au début des années 1980, mais entretemps il attrape le virus du cinéma. Après un court-métrage, Quand le soleil fait tomber les moineaux, son premier long-métrage, Tenja, sort le 2 février à Paris. Le film a déjà obtenu le la Bourse de promotion d'un film du Sud de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie et le Prix spécial du jury au festival d'Amiens.

F.M.: D'où vous est venu ce mystérieux titre, Tenja ?
H.L.: En arabe, « ten ja » signifie : « La terre est là, la terre est revenue ». C'est le cri qu'a poussé Noé au milieu du déluge, en voyant une colombe se poser sur son arche avec de la glaise sur les pattes. D'après les Tangérois, leur ville tirerait son nom de cette légende. Le titre du film associe donc Tanger, premier contact de Nordine avec le Maroc, et la symbolique du retour du corps du père : « Poussière tu es, et à la poussière tu retourneras. »

F.M. : Comment est né ce film ?
H.L. : Plusieurs éléments se sont conjugués pour lui donner naissance. Tout d'abord, je rêvais de peindre, par le biais d'un scénario sur l'émigration, deux régions qui me tiennent à coeur, le nord de la France et le Moyen-Atlas marocain. Pour des raisons personnelles, je me suis beaucoup intéressé à la vie des mineurs maghrébins en France. Puis la lecture d'une nouvelle, Le Fou des roses de Mohamed Choukri, à qui d'ailleurs ce film est dédié, m'a inspiré le personnage de Mimoun. Enfin, un jour, un ami m'a raconté les difficultés qu'il avait dû surmonter pour faire enterrer son père au Maroc.

F.M. : On a l'impression que la mort du père n'est qu'un prétexte pour montrer les travers du Maroc et ceux qu'il laisse en marge.
H.L. : Non, pas tout à fait. La pierre angulaire du film, c'est la relation qu'entretient Nordine avec son père. Mais, en même temps, je ne voulais pas focaliser dramatiquement sur la mort, d'autant plus que c'est à cette occasion que Nordine retrouve vraiment son père. La mort apparaît plutôt comme une continuité. Cette façon de procéder confère au film une dimension poétique, à mes yeux plus importante que sa portée sociologique et politique.

www.lintelligent.com/gabarits/art ...

A lire également, l'interview de Roschdy Zem, qui interprête Nordine:
www.lintelligent.com/gabarits/art ...


• > "Le Regard de Noureddine Lakhmari : Crimes sans châtiment", dans Le Matin du 1er février 2005

Mustapha Berrada revient dans le quotidien marocain Le Matin sur le premier long métrage d'un jeune réalisateur, Nourredine Lakhmari:

"Au vu de ses courts-métrages, son premier film ne pouvait être que prometteur. Noureddine Lakhmari a franchi le pas avec Le Regard et dévoilé les réelles qualités de cinéaste qu'on lui soupçonnait…
Pour en arriver là, il lui aura fallu quatre années de patience et beaucoup de vicissitudes, prix à payer pour parfaire son talent.

Biographie:

Noureddine Lakhmari est incontestablement l'un des jeunes réalisateurs qui ont le plus marqué ce qu'il est convenu d'appeler le nouveau cinéma marocain.
Ses courts-métrages ont été systématiquement primés comme meilleurs films dans le cadre du festival national du film : Brèves notes à Tanger en 1995, The Last Show à Casablanca, en 1998, Dans les griffes de la nuit à Marrakech en 2000.

En Norvège, où il réside depuis 1986, Lakhmari s'est également imposé en reportant des prix prestigieux tels que le prix du Dolby Award Grimstad et celui du meilleur film du Festival du court-métrage, tous deux accordés à Brèves Notes.
Né sans skis aux pieds , un 18 minutes qualifié par la presse de Trés drôle et très dur à la fois a été sélectionné au festival de Clermont-Ferrand et a reçu le prix de la Cinémathèque italienne en 1998. Il est distribué par la Warner Bros (Oslo).

Le Dernier spectacle et Dans les griffes de la nuit sont deux moyens métrages qui ont été également primés dans plusieurs festivals internationaux.
Noureddine Lakhmari, né à Safi le 15 février 1964, a choisi sa ville natale et sa région pour tourner son premier long-métrage Le Regard."

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante:
www.lematin.ma/mailing/article.as ...


• > Portrait de Rokhaya Niang sur www.clapnoir.org

Mamane Sani Abandé Moctar dresse pour www.clapnoir.org un portrait de la jeune actrice sénégalaise Rokhaya Niang, qui s'est notamment illustrée dans Le Prix du pardon et Madame Brouette.

http://www.clapnoir.org/


• > Entretien avec Henry Ingberg dans Le Soir avant la présentation du bilan 2004 du cinéma en Communauté française de Belgique

Alain Jenotte a rencontré Henry Ingberg, Secrétaire Général de la Communauté française de Belgique et Directeur du cinéma.

Voici quelques extraits de cet entretien:
"L'année 2004 a été pour le cinéma en Communauté française un cru remarquable. Mais les productions ont été souvent boudées par le public. (...) En 2004, le budget de la Commission de sélection des films, la principale aide publique à notre cinéma, a atteint un niveau record, avec 8,6 millions d'euros, soit une augmentation - pérennisée - d'un million d'euros par rapport à 2003. Un budget qui a permis de soutenir 101 projets. 72 films ont été achevés l'an dernier. Le secrétaire général de la Communauté française, Henry Ingberg, tire pour Le Soir les enseignements d'une année qui aura également été marquée par l'entrée dans la danse du tax shelter, un mécanisme fiscal destiné à favoriser l'industrie du cinéma.

A.J.: Notre cinéma semble plus que jamais avoir la cote, surtout à l'étranger. C'est le meilleur baromètre ?
H.I.: La reconnaissance internationale se confirme et s'amplifie. L'évolution du nombre de prix dans les festivals est saisissante : 90 prix en 2003 et 135 en 2004. Et il faut rappeler que ces prix, ce ne sont pas des pochettes-surprises que l'on s'attribue entre petits copains. Même être simplement sélectionné n'est déjà pas facile. Cela permet de prendre la mesure de cette reconnaissance.

(...)

A.J: Le nombre de projets présentés à la Commission de sélection est en croissance, mais les budgets ne sont pas extensibles à l'infini...
H.I.: Il y a plus de projets qu'auparavant mais la Commission s'est faite plus sélective encore. Non seulement on prend moins de projets, mais pour pouvoir en accueillir plus, on réduit souvent la participation dans chacun d'eux. Bien sûr, cette situation peut créer des déceptions, des frustrations. Mais les chiffres le prouvent : l'effervescence reste très vivace.
A.J.: Le cinéma s'épanouit, mais le public belge semble l'ignorer...
H.I.: Si l'on excepte Podium qui bat tous les records, les films produits en Communauté française rencontrent difficilement leur public. On le voit avec La Femme de Gilles qui n'a pas dépassé les 30.000 entrées. La proximité avec la France rend plus problématique la mise en avant d'une spécificité belge francophone, d'autant que nous n'avons pas les moyens de promotion du film français.
A.J: Quels sont les leviers que vous aurez les moyens d'actionner ?
H.I.: On a doublé nos budgets de promotion en 2004 mais cela n'a pas suffi. Nous allons créer en septembre un prix des lycéens pour le cinéma belge, en collaboration avec l'association pédagogique « Ecran large sur tableau noir » qui sera remis pour la première fois en juin 2006. Cela va permettre de sensibiliser un public jeune qui est aussi un public clé."

L'intégralité de l'entretient, notamment le bilan que l'on peut tirer de la première année d'activités du Tax Shelter, est disponible sur le site du Soir à l'adresse suivante:
www.lesoir.be/rubriques/cultur/pa ...


• > Le Ciné Club Afrique au Musée Dapper, Paris, vu sur www.afrik.com

Sandrine Desroses a rencontré Catherine Ruelle, programmatrice et directrice artistique du ciné-club Afrique et présidente de l’association « Racines » à l’origine de l’initiative. Extraits:

"À l’occasion des 50 ans du cinéma d’Afrique, le musée Dapper inaugure dans ses murs, ce vendredi 21 janvier à Paris, un ciné-club rendant hommage au septième Art du continent et de la diaspora. Un rendez-vous mensuel qui offre également au public l’opportunité de débattre avec des figures du cinéma africain. Le projet est réalisé en partenariat avec RFI, Arte, RFO et les Cahiers du Cinéma.

Afrik.com : Quelle est la philosophie du ciné-club ?
Catherine Ruelle : Nous voulons avant tout présenter des films que le public n’a pas vus, ou alors mal vus, car diffusés dans de toutes petites salles parisiennes. Nous souhaitons également faire connaître de nouveaux auteurs, des réalisateurs de longs et courts métrages, car il y a beaucoup de talents qui ne sont pas arrivés à diffusion. Notre but est d’ouvrir une fenêtre sur le nouveau cinéma noir et de faire (re)découvrir des chefs-d’œuvre du paysage cinématographique africain. Parce que rappelons qu’il n’existe pas (en France, ndlr) de cinémathèque africaine, il n’y a donc aucune possibilité ni pour les cinéastes, ni pour les étudiants, ni pour le public de voir ces films.

Afrik.com : Quelles est votre définition du ciné-club ?
Catherine Ruelle : On voudrait donner naissance à un ciné-club à l’ancienne. Avec, dans la mesure du possible, un cinéaste présent à chaque projection pour créer un débat autour du film. Chaque artiste a sa propre vision du cinéma. Ce qui nous intéresse, ce n’est pas de débattre sur comment l’artiste est parvenu à diffuser son œuvre, mais bel et bien de développer un échange, de palabrer sur le cinéma. D’ailleurs, pour la première séance, ce vendredi, Dany Glover viendra peut-être échanger avec le public sur Heremakono, film du Mauritanien Abderramane Sissako.

Afrik.com : Quels types de films avez-vous retenus dans la programmation de la première saison du ciné-club ?
Catherine Ruelle : Avec Jean-Michel Frodon, nous avons programmé jusqu’en juin 2005 une sélection de films sur le thème des « Trésors des cinémas d’Afrique et du Brésil ». Des œuvres aux thèmes forts et au langage novateur qui ont par ailleurs marqué les grandes étapes des cinématographies africaines. Le tout dans un souci diversifier les pays, les époques, les genres et les formes, et de présenter des expressions contemporaines, grâce à des avant-premières et à des projections de courts-métrages. Un week-end (du 17 au 19 juin prochains, ndlr) en hommage à la chaîne culturelle Arte, pour son travail de promotion et de diffusion du cinéma de création, viendra clore la première saison des ciné-clubs au musée Dapper.

www.dapper.com.f


• > "Ouidah 2005: quelle Quintessence?" par Olivier Barlet pour www.africultures.com

Olivier Barlet s'est rendu au Festival International du Film Quintessence qui se tenait du 7 au 11 janvier dernier à Ouidah au Bénin. Il revient sur cette expérience enthousiasmante, portée notamment par l'énergie décuplée de Délégué Général Jean Odoutan:

"3ème édition du festival Quintessence du 7 au 12 janvier à Ouidah, Bénin : le festival dirigé par le cinéaste Jean Odoutan est un incroyable et attachant mélange à l'image de son infatigable instigateur.
"Je suis la solution" proclame Jean Odoutan durant la cérémonie de clôture : on pourrait prendre cela pour la preuve d'un ego surdimensionné, d'une vile suffisance. Sur le terrain, ce n'est plus de l'outrecuidance, c'est de l'action. Odoutan se donne à fond, avec une énergie militante qui mobilise. Une trentaine d'invités sont là, les pros du cinéma, qui se retrouvent à animer des ateliers tous les matins, jury et/ou intervenants dans des tables-rondes l'après-midi, puis tous ensemble à partager un repas et se disséminer dans les projections organisées en plein air dans tous les coins de Ouidah ou dans la belle salle du centre de formation qui accueille le centre du festival, avant de se retrouver pour danser la nuit.
A Ouidah, on ne dort pas. Ni les invités, ni surtout les organisateurs complètement débordés, ni même les habitants qui se rassemblent en foule tous les soirs jusque tard cinq jours durant devant les écrans disposés près du Fort français, au marché Zobeto ou devant le temple des pythons. Pas de siège, les enfants rigolards sont par terre en masse, les adultes debout derrière. Comme partout en Afrique, l'événement gratuit rassemble et la patience est de mise quand on attend que ce soit prêt bien après l'heure prévue. Radio Kpassé, la radio de Ouidah, a fait courir l'information : Quintessence amène le cinéma aux 25 000 habitants de ce village où l'internet, l'électricité ou le téléphone ne marchent que lorsqu'ils le veulent bien. Leur soif d'images est sans limite. Les impressionnants camions de Quintessence, qui servent au cinéma itinérant, ces ciné-goûters dans les écoles ou les orphelinats, ces ciné-dîners dans les villages (une étude serait à faire pour en connaître l'impact réel), sont suffisamment gros pour servir d'écrans plats sans se soucier du vent d'harmattan qui couvre tout Ouidah d'une fine poussière de désert et s'infiltre dans tout."

La suite sur Africultures...
www.africultures.com/index.asp?me ...





Infos festivals   
  • > Au programme en mars…

Du 22 février au 1er mars
Festival du Film Asiatique, Cinémas d’Asie, Vesoul (France)
www.cinemas-asie.com

Du 26 février au 5 mars
Fespaco, Ouagadougou (Burkina Faso)
www.fespaco.bf

Du 2 au 6 mars
Festival du Cinéma Belge de Moustiers (Belgique)
www.cinemabelge.be

Du 04 au 13 mars
Cinémas du Réel, Paris (France)
www.bpi.fr

Du 04 au 13 mars
Festival International du Film de Sofia (Bulgarie)
www.cinema.bg/sff/

Du 06 au 13 mars
Festival International de Films de Fribourg (Suisse)
www.fiff.ch

Du 07 au 11 mars
Festival du Film Court de Lille (France)
www.filmcourt-lille.com

Du 09 au 13 mars
Festival du Film Francophone de Kalamazoo (Etats-Unis)
www.wmich.edufffkazoo

Du 09 au 13 mars
Festival du Film Asiatique de Deauville (France)

Du 09 au 13 mars
Festival International du Court Métrage de Tampere (Finlande)
www.tamperefilmfestival.fi

Du 10 au 20 mars
Festival Cinema Novo, Bruges (Belgique)
www.cinemanovo.be

Du 11 au 20 mars
Festival du Film de Femmes, Créteil (France)
www.filmdefemmes.com

Du 11 au 26 mars
Festival International du Film Fantastique, de Science-Fiction, et du Thriller, Bruxelles (Belgique)
www.bifff.org

Du 14 au 20 mars
Festival Cinema Africano, Milan (Italie)
www.festivalcinemaafricano.org

Du 17 au 24 mars
Festival International du Film contre l’Exclusion et la Tolérance (FIFET), Paris (France)
www.fifet.org

Du 17 au 26 mars
Festival International du Film Francophone de Bratislava (République Slovaque)
www.fiff-bratislava.sk

Du 23 mars au 3 avril
New Directors, New Films, New York (Etats-Unis)
www.filmlinc.com/ndnf/

Du 25 mars au 1er avril
Festival International du Film Méditerranéen de Tétouan
www.festivaltetouan.ma/

Du 27 mars au 2 avril
Festival International du Court Métrage, Lille (France)
www.rencontres-audiovisuelles.org ...

Du 28 mars au 5 avril
Festival du Film de Paris


• > Rendez-vous du cinéma québécois: Programme

Du 17 au 27 février prochain auront lieu les Rendez-Vous du Cinéma Québécois (du 17 au 27 à Montréal, du 21 au 27 à Québec). Au programme: plus de 150 films, ceux qui ont marqué 2004 et des primeurs, à voir en compagnie des artistes et artisans du cinéma québécois.

Voici les longs métrages proposés:
Les Films de l'année
Les Aimants, Yves Pelletier; Le Bonheur c'est une chanson triste, François Delisle; Camping sauvage, Guy A. Lepage, Sylvain Roy, André Ducharme; Mémoires affectives, Francis Leclerc; Nouvelle-France, Jean Beaudin; La Peau Blanche, Daniel Roby; Le Papillon Bleu, Léa Pool; Dans une galaxie près de chez vous, Claude Desrosiers; Ma vie en Cinémascope, Denise Filiatrault; Elles étaient cinq, Ghyslaine Côté.

Visions d'auteur
A Silent Love, Frederico Hidalgo; Acapulco Gold, André Forcier; Comment conquérir l'Amérique en une nuit, Dany Laferrière; Comment devenir un trou de cul et enfin plaire aux femmes, Roger Boire; Les États nordiques, Denis Côté; Le Golem de Montréal, Isabelle Hayeur; Littoral, Wajdi Mouawad; La Lune viendra d'elle-même, Marie-Jan Seille; Premier juillet : Le film, Philippe Gagnon; Manners of Dying, Jeremy Peter Allen; Les Guerriers, Micheline Lanctôt; CQ2 (Seek you too), Carole Laure.

Les Nocturnes
Le Chalet, Jarrett Mann; Elephant Shoes, Christos Sourligas; Graveyard Alive - A Zombie Nurse in Love, Elza Kephart; Les Moscovites, Charles Barabé; Tryst, John Ashmore.

Portraits Montréalais
Le Dernier Tunnel, Érik Canuel; Jack Paradise «Les Nuits de Montréal», Gilles Noël; Monica la Mitraille, Pierre Houle.

L'intégralité du programme est disponible sur el site des Rendez-vous: www.rendez-vous.turbulent.ca



• > Anima, Festival du Dessin Animé de Bruxelles: Palmarès 2005

Avec treize longs métrages en compétition, Anima a reflété l'essor d'un genre cinématographique où l'Europe commence à jouer un rôle important.

C'est Renart, le renard de Thierry Schiel (Luxembourg) qui a remporté le Grand Prix Anima 2005 du long métrage, octroyé par le public. La Révolution des crabes de Arthur de Pins (France), Grand Prix Anima 2005 du meilleur court métrage d'animation, catégorie films professionnels.

Le Palmarès "C'est du belge":

- Max entre ciel et terre, de Jean luc Slock, mention spéciale du jury
- Voer voor Kranken de Thijs De Cloedt, Grand Prix du Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale, d'un montant de 3.000 euros
- La Poupée Cassée de Louise Marie Colon, Grand Prix de la Communauté française, d'un montant de 2.500 euros
- Max entre ciel et terre, de Jean Luc Slock, Mention spéciale du Jury
- Flatlife de Jonas Geirnaert, Prix de la SACD, d'un montant de 2.000 euros
- Food, de Maya Gouby, Prix de la Sabam, Promotion artistique Belge 2.000 euros

Le public des séances "C'est du belge" a choisi le film Flatlife, de Jonas Geirnaert.

Les partenaires du festival ont remis les prix suivants:
- Il pleut bergère, de Jeremy Depuydt, Prix Be TV d'un montant de 1.500 Euros incluant l'achat des droits de diffusion.
- Tango Nero de Delphine Renard, Prix RTBF , achat des droits de diffusion.
- True Friands de Jelle de Beule, Prix Canvas, achat des droits de diffusion sur la VRT.
- Home Sweet Gnome de Marie Laure Guisset , Prix Cinergie, création d'un dossier de presse électronique.

L'intégralité du palmarès est disponible sur le site:
www.awn.com/folioscope/anima2005/ ...


• > Black Movie: programe 2005

Le Festival Black Movie, festival de films des autres mondes, se tiendra du 18 au 27 février 2005 à Genève.

A cette occasion auront lieu plusieurs événements, dont une table ronde "Enfants et enfance dans les fictions d'Afrique noire", le dimanche 20 février à 16h30.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées dans les différentes sections:

15, ou l'adolescence rebelle
- Khorma, le crieur de nouvelles, Jilani Saadi, France/ Tunisie
- Mes 15 ans (Mis 15 años), Bernard Corteggiani, France/ Mexique
- Mon trésor (Or), Keren Yedaya, France/ Israël
- Tropical Malady, Apichatpong Weerasethakul, France/ Thaïlande

Ecrans Noirs
- Abouna, Mahamat-Saleh Haroun, Tchad
- La Caméra de bois, Ntshavheni Wa Luruli, GB/ France/ Afrique du Sud
- Yaaba, Idrissa Ouedraogo, Burkina Faso
- Un amour d'enfant, Ben Diogaye Bèye, Sénégal
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud

Le festival abrite également un section coréenne, une section argentine, et un hommage à Kiariostami.

Plus d'infos sur le site du festival: www.blackmovie.ch


• > Festival International du Film de Portland: programmation

Le Festival International du Film de Portland se tiendra du 11 au 26 février 2005.

Parmi la programmation internationale se trouvent plusieurs productions francophones, dont:
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola/ France/ Portugal
- Saint Ralph, Michael McGowan, Canada
- Here, Zrinko Ogresta, Croatie
- Czech Dream, Vit Klusak et Filip Remunda, République Tchèque
- 10ème Chambre, instants d'audience, Raymond Depardon, France
- Comme un image, Agnès Jaoui, France
- Notre Musique, Jean-Luc Godard, France
- 5x2, François Ozon, France
- Kontroll, Nimrod Antal, Hongrie
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal
- Gardien de Buffles, Minh Nguyen Vô, Vietnam

Toute la programation sur le site du festival:
www.nwfilm.org/piff


• > Festival International du Film de Rotterdam: Palmarès 2005

Le Festival International du Film de Rotterdam s'est tenu du 28 janvier au 6 février dernier.

Voici les quelques productions francophones primées.

Hat mua roi bao lau de Doan Minh Phuong et Doan Thanh Nhgia (Vietnam/Allemagne, 2005) a été gratifié d'une mention pae le jury du grand Prix, les VPRO Tiger Awards.

Illumination de Pascale Breton (France) a reçu le KNF Award.

Daratt de Mahamat Saleh Haroun (France) et la société de production française Chinguitty Films ont reçu un Arte France Film Awards, nouvelle récompense (concernant cette année deux lauréats), gratifiant les projest sélectionnées d'une aide au développement de 10.000 euros.

L'intégralité du palmarès sur www.filmfestivalrotterdam.com


• > festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand: Palmarès 2005

Le Festival International du Court Métrage de Clermont Ferrand s'est tenu du 28 janvier au 5 février dernier.

Parmi les nombreux films primés, voici les productions francophones auréolées:
Compétition Internationale
- Prix de la Meilleure Création Sonore: Blanc sur bleu (Baltos demes melyname), Ramunas Greicius, Lituanie.
- Prix du Public: Alice et moi, Micha Wald, Belgique
- Prix de la Presse: La Peur, petit chasseur, , Laurent Achard, Franced
- Prix du rire " Fernand-Raynaud ": Alice et moi, Micha Wald, Belgique

Compétition Nationale
- Grand prix: La Peur, petit chasseur, Laurent Achard, France
- Prix Spécial du Jury: La Femme Seule, Brahim Fritah
- Prix de la Meilleure Création Sonore: La Peur, petit chasseur, Laurent Achard
- Prix du Public: Signe d’appartenance, Kamel Chérif, France/ Belgique
- Prix de la Jeunesse: Le Droit Chemin, Mathias Gokalp
- Prix Canal +: Nicole et Daniel, David Fauche
- Prix de la Meilleure Première Œuvre de Fiction (SACD): Disparu, Frédéric Weigel
- Prix du Meilleur Film d’Animation: Signes de vie, Arnaud Demuynck, France/ Belgique
- Meilleure comédienne: Anne Coesens dans Dans l’ombre, de Olivier Masset-Depasse
(France / Suisse / Belgique)
- Meilleur comédien: Frank Sautrez dans De retour, de Jalil Lespert (France)

- Prix Procirep du producteur de court métrage: Les Films Sauvages, Jean-Christophe Soulageon
- Prix Attention Talent FNAC: After Shave (Beyrouth, après-rasage), Hany Tamba, France/ Liban
- Prix de la Presse: Céleste, Valérie Gaudissart, France

L'intégralité du palmarès est disponible sur le site du festival: www.clermont-filmfest.com/00_temp ...


• > Festival du Film d’amour de Mons: Programmation

Le Festival du Film d'Amour de Mons se déroulera du 11 au 18 février 2005.

La soirée d'ouverture, en présence d'Alexandra Stewart, actrice québécoise, proposera Tout pour plaire de Cécile Telerman (France). Le gala de clôture se fera avec la projection de Bab El Web de Merzak Allouache (France/ Algérie).

Le jury sera présidé par le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio, et sera composé de Julie Debazac, comédienne française; Thierry Desroses, comédien français; Katerina Didaskalou, comédienne grecque; Eriq Ebouaney, comédien camerounais; Marie Fugain, comédienne française; Hippolyte Girardot, comédien français; Rona Hartner, comédienne roumaine; Ludmila Mikaël, comédienne française; Elena Russo, comédienne italienne; Magda Wassef, Directrice du département cinéma de l'Institut du Monde Arabe; - Pierre-Lou Ragot (Réalisateur, Comédien, France); Arthur Josse (Réalisateur, France); Evelyne Dress (Comédienne, réalisatrice, écrivain, France).

Un hommage sera rendu à Nacer Khemir, conteur, peintre, cinéaste tunisien mondialement connu. Un panorama des cinémas italiens sera organisé, et le focus sera consacré aux cinémas espagnols. Un projection spéciale de aura lieu en hommage à Youssef Chahine (Egypte).

Voici les productions francophones sélectionées dans la compétition officielle:
- la Peau Blanche de Daniel Roby(Québec, 2004)
- Le Silence de Orso Miret (France, 2004)
- Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud/ France, 2004)
- de Ziad Doueri (France/ Liban, 2004)
- Noces d'été de Moktar Ladjimi (Tunisie, 2004)
- de Saad Hindawi (Egypte, 2004)

Voici les films francophones programmés dans la catégorie "Lumière d'ailleurs":
- Biguine, Guy Deslauriers, Martinique
- El Cieloto, Maria Victoria Menis, Argentine/ France
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie/ France
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- , Mohamed Zran, Tunisie
- Or, mon trésor, Keren Yedaya, Israël/ France

Films francophones présentés en avant-première:
- A tout de suite, Benoît Jacquot, France
- Bronx - Barbès, Eliane de Latour, France
- Calvalcade, Steve Suissa, France
- Clara et moi, Arnaud Viard, France
- Le Pont des arts, Eugène Green, France
- Mon Ange, Serge Frydman, France
- Na Cidade Vazia, Maria Joao Ganga, Angola/ Portugal/ France
- Trouble, Harry Cleven, Belgique

Compétition de courts métrages belges:
- Croit, Fabrice Couchard
- Tango Nero, Delphine Renard
- Dans l'ombre, Olivier Masset-Depasse
- Organik, David Moulet
- La Véritable Histoire de Saint-Nicolas, Sandrine Dryvers
- Zartmo, Marc Dalmans
- L'Air du temps, Frédérique Dolphijn
- Il y avait quelque chose dans le noir qu'on n'avait pas vu, Jean-Jacques Goffinon
- Matin Calme, Annick Ghijzelings

Compétition courts métrages français:
- 14,58 euros, Apolinne Dronet
- Pôv'Fille, Jean-Luc Baraton, Patrick Maurin
- Des câlins dans la cuisine, Sébastien Laudenbach
- Plutôt d'accord, Christophe et Stéphane Botti
- Dans tes rêves, Blandine Lenoir
- Ressac, Anne Flandrin
- Negrita Maud, Olivier Jean

Plus de renseignements sur le site du festival:
www.festival-film-amour.be


• > Berlinale 2005: Programmation

La Berlinale, Festival International du Film de Berlin, se tiendra du 10 au 20 février prochain. La programmation officielle complète ne sera annoncée que le 1er février prochain.

Le jury sera présidé par Roland Emmerich (réalisateur, Allemagne), et composé de Ingeborga Dapkunaite (actrice, Lituanie), Bai Ling (actrice, Chine), Franka Potente (actrice, Allemagne), Wouter Barendrecht (producteur et vendeur, Pays-Bas), Nino Cerruti (créateur de mode, Italie), Andrei Kurkov (scénariste, directeur de la photographie et écrivain, Ukraine).

Voici les longs métrages francophones de la sélection officielle:
Longs métrages en compétition
- De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard (France)
- Le Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian (France)
- Les Mots Bleu de Alain Corneau (France)
- Les Temps qui changent d’André Téchiné (France)
- Man to Man de Regis Wargnier (France/ Royaume-Uni)
- Paradise Now de Hany Abu-Assad (Pays-Bas/ Allemagne/ France)
- Solnze de Aleksandr Sokurov (Russie/ Italie/ France)
- Sometimes in April de Raoul Peck (Etats-Unis/ France/ Rwanda)
- Tian bian yi duo yun de Tsai Ming-Liang (Taiwan/ Chine/ France)

Courts métrages francophones concourrant parmi les 8 courts métrages sélectionnés pour l'Ours d'or:
- Child in Time de Maja Weiss, Slovénie
- Gigolo de Bastian Schweister, Allemagne/ Suisse

Voici les productions francophones annoncées dans la catégorie "longs métrages - panorama":
- Crustacés et Coquillages, Olivier Ducastel and Jacques Martineau, France
- Les Mauvais Joueurs, Frédéric Balekdjian, France
- Ultranova, Bouli Lanners, Belgique/ France
- Childstar, Don McKellar, Canada
- The Love Crimes of Gillian Guess, Bruce McDonald, Canada
- Bulutlari Beklerken (Waiting for the Clouds), Yesim Ustaoglu, France/ Allemagne/ Turquie/ Grèce
- Dallas Pashamende, Robert Adrian Pejo, Hongrie/ Autriche
- Ono (Stranger), Malgosia Szumowska, Pologne
- Silentium, Wolfgang Murnberger, Autriche
- Va, vis et deviens, Radu Mihaileanu, France/ Israel

Voici les coproductions francophones sélectionnées dans la section forum:
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora-Kpai, Benin/ France
- Barrage, Raphaël Jacoulot, France
- Brasileirinho, Mika Kaurismäki, Brésil/ Finlande/ Suisse
- Coca – The Dove from Chechnya, Eric Bergkraut, Suisse
- Crash Test Dummies, Jörg Kalt, Autriche
- Die Vogelpredigt oder Das Schreien der Mönche, Clemens Klopfenstein, Suisse/ Italie
- Les Yeux Clairs, Jérôme Bonnell, France
- Lost and Found, Nadejda Koseva, Cristian Mungiu, Jasmila Zbanich, Kornél Mundruczó, Stefan Arsenijevic, Mait Laas, Estonie/ Bulgarie/ Roumanie/ Hongrie/ Bosnie/ Serbie
- Odessa Odessa…, Michale Boganim, Israel/ France
- Oprosti za Kung Fu, Ognjen Svilicic, Croatie
- Profils paysans: Le quotidien, Raymond Depardon, France
- Vers Mathilde, Claire Denis, France
- Violent Days, Lucile Chaufour, France
- Zero Degrees of Separation, Elle Flanders, Canada

Man To Man, de Régis Wargnier, coproduction franco-britannique, fera l'ouverture du festival.

Notons également que le dernier documentaire d'Idrissou Mora K'Paï (Bénin), Arlit, deuxième Paris, a été sélectionné dans la section Forum (ainsi que dans la compétition documentaire du festival de Fribourg en mars 2005).

Enfin, le marché de la coproduction, créé en 2004 verra, connaîtra sa deuxième édition les 13 et 14 février.

Le reste de la programmation dans les semaines à venir...

Pour plus de détails: www.berlinale.de


• > Deux coproductions franco-belges primées au festival Fantastic'Arts de Gérardmer

La 12ème édition du Festival Fantastic'Arts de Gérardmer s'est tenue du 26 au 30 janvier dans les Alpes. Deux coproductions franco-belges y ont été primées.

Trouble de Harry Cleven, coproduit par Outsider Productions (France), To Do Today Productions (Belgique), a reçu le Grand Prix du festival et le Prix 13ème Rue.

Calvaire de Fabrice du Welz, coproduit par La Parti Production (Belgique), Final Cut Film (France) et Tarantula Productions (Luxembourg), a reçu le Prix du Jury Long Métrage ex-aequo, le Prix de la Critique Internationale et le Prix Première.

L'intégralité du palmarès est disponible sur le site du festival:
http://gerardmer-fantasticart.com/200 ...


• > Oi Hero de Zeze Gamboa et Mur de Simone Bitton primés à Sundance

Le festival de Sundance, plus grand festival de cinéma indépendant aux Etats-Unis, s'est tenu du 21 au 30 janvier 2005 à Salt Lake City.

Pour la première fois, le festival accueuillait une nouvelle section, celle des cinémas du monde. Pour la première année donc, c'est Oï Hero de Zeze Gamboa (Angola/ Portugal/ France), déjà remarqué dans de nombreux festivals, qui a reçu le Grand Prix du meilleur long métrage de fiction. A cetet occasion, le réalisateur à déclaré: "Pour un réalisateur dont c'est le premier film, et qui vient d'une partie du monde que peu de gens connaissent, l'Angola, en Afrique, où il n'y a qui plus est pas d'industrie cinématographique, c'est un grand honneur que de recevoir ce prix".

Mur, de Simone Bitton, film non moins remarqué, a reçu le prix spécial du jury dans la compétition documentaires "Films du monde".

Par ailleurs, le prix du public pour le documentaire dans la section "Films du monde" a été remis au film canadien J'ai serré la main du diable: Roméo Dallaire, de Peter Raymont. Ce film raconte l'histoire du lieutenant général Roméo Dallaire et de sa mission controversée pour l'ONU lors du génocide rwandais en 1994. "Ce prix permettra de poursuivre la mission du Général Dallaire, consistant à révéler au monde l'horreur de ce génocide, et à faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que cela arrive à nouveau" a déclaré Peter Raymont.

Tous les résultats sont disponibles sur le site du festival: www.sundanceonlinefilmfestival.or ...


• > Premiers Plans 2005, Angers: palmarès

Les festival Premiers plans s'est déroulé à Angers du 21 au 30 janvier 2005.

Le jury, co-présidé par Jacqueline Bisset et Claude Miller, et composé de Claude Jade, Marie Gillain et Stefano Accorsi a décerné ses prix.

Voici les productions francophones primées.
Premiers longs métrages européens:
- Grand Prix du jury: Darwin's Nightmare, Hubert Sauper, Autriche/ France/ Belgique.
- Prix du public: L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Belgique/ Maroc.
- Mention spéciale GNCR: Dealer, Benedek Fliegauf, Hongrie
Premiers courts métrages européens:
- Grand prix du jury: Hatarontul, Arpad Schilling, Hongrie.
- Prix spécial du jury: Trafic, Catalin Mitulescu, Roumanie.
- Prix Arte: Trafic.
Premiers courts métrages français:
- Grand prix du public: Transit, Bani Khoshnoudi
- Prix du public: La Tête dans le vide, Sphie Letourneur
- Prix CCAS: 21h11, Arnaud Bigeard
- Prix Cinecinema: La Nature a horreur du vide, Gabrielle Cariolle
Films d'écoles européens:
- Grand prix: Les Etrangers, Eskil Vogt, La Fémis, France
- Prix spécial: Roomservice, Emil Graffman, PWSFTVIT, Pologne
- Prix UIP: Flatlife, Jonas Geirnaert, KASL/ Hogeschool, Belgique
- Prix des étudiants d'Angers: Noc V Hoteli, Matus Libovic, VSMU/ FTF, République slovaque
Prix d'interprétation:
- Prix mademoiselle Ladubay: Rachida Brakni et Mounia Osfour pour L'Enfant Endormi de Yasine Kassari.

www.premiersplans.org


• > Festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin: Palmarès

Le Festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin s'est tenu du 15 au 22 janvier 2005.

Voici le palmarès:
- Grand Prix du Festival "La Poste": Le Droit Chemin, Mathias Gokalp, France
- Prix du jury: Alice et moi, Micha Wald, Belgique
- Prix à la Francophonie "TV5": Noël blank, Jean François Rivard, Canada
- Coup de coeur du jury: En route mauvaise troupe, Camille Bialevstowski, France
- Coup de coeur du jury: Le Complot de famille, Atelier collectif (coordination et direction William Henne), Belgique
- Mention spéciale du jury: Clandestin, Philippe Larue, France
- Sélection du public, Prix enfance "CapCanal": Le Royaume des aigles, Bernard Corteggiani, France
- Prix Jeune Public: Clichés, Elsa Barrere, France


• > Quintessence, Festival International du Film de Ouidah: Palmarès

Le Festival International du Film de Ouidah - Quintessence s'est tenu du 7 au 11 janvier dernier au Bénin.

Voici le palmarès:
- Python Royal – Prix du Long Métrage: Frontières de Mostefa Djadjam (Algérie)
- Pyhton Papou – Prix du Documentaire: Closed District de Pierre-Yves Vendeweerd (Belgique)
- Pyhton Pygmée – Prix du Court Métrage: Visa de Brahim Letaief (Tunisie)
- Pyhton de Children – Prix du Public: Frontières de Mostefa Djadjam (Algérie)
- Pyhton à tête noire – Prix du Scénario et de l’Adaptation: Le Prix du pardon de Mansour Sora Wade (Sénégal)
- Mention Spéciale du Jury Long Métrage: Tenja de Hassan Legzouly (Maroc)
- Prix Spécial du Jury Documentaire: Après, un voyage dans le Rwanda de Denis Gheerbrant (France)
- Mention Spéciale du Jury Court Métrage: La Dictée de Meiji U Tum’Si (Congo)
- Encouragements du Jury Court Métrage: D'abord tes étdues de Sylvain Adjahossi (Bénin)et La Noiraude de Véronique et Fabienne Kanor (France)

www.festival-ouidah.org


• > Marché de la coproduction: Berlinale 2005

La Berlinale dévoile peu à peu son programme. Après ses sections panoramas, les 30 films qui participeront au marché de la coproduction ont été annoncés.

Voici les coproductions francophones sélectionnées:
- Prima Primavera (Janos Edelenyi), Cinema-Film/ Ipso Facto, Hongrie/ GB
- Trois saisons en Enfer (Tomas Masin), Dawson Productions, République Tchèque
- Fairy Ring (Benedek Fliegauf), Inforg Studio, Hongrie
- My Queen Karo (Dorothée van den Bergh), K2, Belgique
La Vierge Froide (Raphael Vion), Les Films Du Safran, France
- Time On Two Legs (Jean Bojko), Link’s Productions, France
- Don't Cry For Me Europe (Andrej Kosak), Novi Val - NEW WAVE D.O.O., Slovénie
- Chasing the Stars (Nicholas Kendall), Orca Productions, Canada
- Then Again (Kelly Makin), Sienna Films, Canada
- La Main de l'homme sans tête (Guillaume Malandrin), La Parti Production, Belgique

www.berlinale.de




 Regions  
Francophonie   
  • > Fonds Francophone de production audiovisuelle du Sud: 3ème commission 2004

La Commission de sélection du Fonds francophones de production audiovisuelle du Sud, géré conjointement par l'gence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et le Conseil International des Radios et Télévisions d'Expression Française (CIRTEF) a tenu sa troisième session 2004 à Bangui, en République Centrafricaine, du 14 au 16 décembre 2004, en vue d'examiner les requêtes de financement reçues suite au lancement du troisième appel à propositions clôturé le 15 septembre 2004.

La commission a reçu 100 dossiers, 53 étaient recevables. Au total, 20 projets ont été approuvés: 16 pour l'aide à la production (4 en cinéma, 12 en télévision), 3 pour l'aide à la finition en cinéma, et 1 à l'aide au développement en télevision. Le montant global alloué est de 823.000 euros, 383.000 euros pour le cinéma, et 440.000 euros pour la télévision.

Voici les projets cinéma soutenus:
Aide au développement
- Atlantic Express, Moussa Yoro Bathily, Sénégal, Emebe Vision Multimedia, 15.000 euros

Aide à la production
- Parmi les ombres, Ghassan Salhab, Liban, Agat Films, 80.000 euros.

Aide à la production: avance sur recettes
- Les Vagues de la colère, Abdelhaï Laraki, Maroc, Casablanca Films Production, 80.000 euros
- Teen Bii, Oumar N'Diaye, Sénégal, Bel Ombre Films, 80.000 euros
- Kato Kato de Idrissa Ouédraogo, Burkina Faso, NDK Productions, 80.000 euros

Aide à la finition
- Junun, Fadhel Jaibi, Tunisie, Familia Productions, 30.000 euros
- Delwinde: adosse-toi à Dieu, S. Pierre Yaméogo, Burkina Faso, Dunia Productions, 10.000 euros

http://agence.francophonie.org
www.cirtef.org




Afrique   
  • > Fespaco 2005: annonce du programme

Le jeudi 20 janvier se tenait à Paris au Forum des Images en présence de nombreuses personnalités la conférence de presse du Fespaco 2005.

A cette occasion, l'équipe du festival et son Directeur Général Baba Hama, ont annoncé la programmation, les jurys, les nouveaux prix, ainsi que le nom du parrain de l'édition 2005, Richard Borhinger.

La compétition regroupera 20 longs métrages venus de 10 pays différents, 20 courts métrages également venus de 10 pays différents, et 22 films vidéos issus de 14 pays. La compétition officielle comptera en tout 68 films, le festival montrera environ 170 films, et les projections se feront sur dans 9 lieux différents. Notons à ce propos que certaines salles ont pu être rénovées à l'occasion grâce au soutien d'Africa Cinemas. Cette édition, placée sous le signe de la "formation et des enjeux de la professionnalisation", sera accueillera également de nombreux professionnels afro-américains, qui seront invités à rencontrer leur collègues africains.

Le jury long métrage sera présidé par Souheil Ben Barka, Cinéaste, Maroc, et composé de: France Zobda, Comédienne, Martinique; Mansour Sora Wade, Cinéaste, Sénégal; Olivier Barlet, Journaliste, France; Calixthe Beyala, Ecrivain, Cameroun; Paul Zoumbara, Cinéaste, Burkina Faso; Danny Glover, Comédien, Etats-Unis.

Le jury court métrage sera présidé par Sanvi Panou, Distributeur, Bénin, et composé de: Isaac Mabhikwa, Cinéaste, Zimbabwé; David Pierre Fila, Cinéaste, Congo Brazza; Mostéfa Djadjam, Cinéaste, Algérie; Aï Kéita, Comédienne, Burkina Faso.

Voici la programmation:
Compétition officielle - Longs métrages
- Un Amour d'enfant, Ben Diogaye Beye, Sénégal
- Beat the Drum, David Hickson, Afrique du Sud
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- La Danse du vent, Taïeb Louhichi, Tunisie
- Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Le Grand Voyage, Ismael Ferroukhi, Maroc
- Les Habits neufs du Gouverneur, Mweze D. Ngangura, R.D. Congo
- Un Héro, Zeze Gamboa, Angola
- Le Jardin de Papa, Zeka Laplaine, R.D. Congo
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Teno, Cameroun
- Max and Mona, Teddy Mattera, Afrique du Sud
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Ouaga Saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Sous la Clarté de la lune, Appoline Traoré, Burkina Faso
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie
- Tasuma, le feu, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Valley of the innocent, Branwen Okpako, Namibie
- Zulu love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud

Compétition officielle - courts métrages
- Aïcha, Newton I. Aduaka, Nigeria
- Aligato, Maka Sidibé, Sénégal
- Araif essoukar, Anis Lassoued, Tunisie
- L'Autre mal, Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso
- Be Kunko, Cheick Fantamady Camara, Guinée
- Casting pour un mariage, Fares Nanaa, Tunisie
- Cousines, Lyes Salem, Algérie
- Descente, Jacky Ido, Burkina Faso
- La Jarre, Bensouda Mohammed Ahed, Maroc
- Kare Kare Zvako -Mother's day, Tsitsi Dangarembga, Zimbabwe
- Une Place au soleil, Rachid Boutounes, Maroc
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, Côte d'Ivoire
- Prince Loseno, Kibushi Ndjate Wooto, R.D. Congo
- Rencontre en ligne, Adama Roamba, Burkina Faso
- Romantisme : 2 comprimés matin et soir, Mohamed Ben Attia, Tunisie
- Safi la petite mère, Rasmané Ganemtoré, Burkina Faso
- Le Secret de Fatima, Karim Bensalah, Algérie
- Le Sifflet, As Thiam, Sénégal
- Tiga au bout du fil, Rasmané Tiendrébéogo, Burkina Faso
- Visa, Letaief Ibrahim, Tunisie

Panorama des Cinémas d'Afrique - Longs métrages
- Al'Lèèssi … Une actrice africaine, Rahmatou Keïta, Niger
- Les Amants de Mogador, Souheil Ben Barka, Maroc
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora-Kpaï, Bénin
- Bab Al Arch (Noce d'été), Mokhtar Ladjimi, Tunisie
- La Caméra de bois, Ntshaveni Wa Luruli, Afrique du Sud
- Delwende (Lève toi et marche), Pierre Yaméogo, Burkina Faso
- Engagement critique, Jason Xenopoulos, Afrique du Sud
- Forgiveness, Ian Gabriel, Afrique du Sud
- Hob El Banat (Women's love), Khaled El Hagar, Egypte
- Jawhara (Fille de prison), Saad Chraibi, Maroc
- The Legend of the sky Kingdom, Roger Hawkins, Zimbabwe
- Mahaleo, Raymond Rajaonarivelo / Cesar Paes, Madagascar / Brésil
- Moolaade, Ousmane Sembène, Sénégal
- Une Odyssée, Brahim Babaï, Tunisie
- Paris la métisse, Film collectif
- Un rêve algérien, Jean Pierre Lledo, Algérie
- Sofia, Boubakar Diallo, Burkina Faso
- The Story of an african farm, David Lister, Afrique du Sud
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc
- U-Carmen e Khayelitsha, Mark Domford-May, Afrique du Sud
- La Valse des gros derrières, Jean Odoutan, Bénin
- La Villa, Mohamed Damak, Tunisie

Panorama des Cinémas d'Afrique - Courts métrages
- Balcon Atlantico, Cherif Tribak Mohamed / Hicham Falah, Maroc
- Hamda (L'homme au costume gris), Fehd Chabbi, Tunisie
- Pourquoi?, Sokhna Amar, Sénégal
- Râ I Al-Noujoum (Le pâtre des étoiles), Mourad Ben Cheikh, Tunisie
- Signe d'appartenance, Kamel Cherif, Tunisie

Compétition Officielle - Prix Paul Robeson
- Beah : A blak woman speaks, Lisa Gay Hamilton , U.S.A.
- One love, Rick Elgood et Don Letts, Jamaïque / Royaume Uni
- Scent of Oak, Rigoberto Lopez Pego, Cuba
- Sweet Honey in the rock : Raise your voices, Stanley Nelson, U.S.A.
- Unbought Unbossed, Shola Lynch, U.S.A.
- Woman thou art Loosed, Michael Schultz, U.S.A.

Films du Monde - Longs Métrages
- Agadez Nomde FM, Christian Lelong, France
- Genesis, Claude Nuridsany et Marie Perennou, France
- Namibia crossings spirits & limits, Peter Liechti, Suisse
- Quand la mer monte, Yolande Moreau Et Gilles Porte, Belgique
- Ray, Taylor Hackford, U.S.A.
- Souli, Alexander Abela, Royaume Uni
- Stander, Bronwen Hughes,
- La Vie est un jeu de carte, Philippe de Pierpont, Belgique

Films du Monde - Courts Métrages
- Africains poids-moyens, Daniel Cattier, Belgique
- Binta and the great idea, Javier Fesser, Espagne
- The Cake and the Cheese, Ma Felipe et Daniel Mattos, Brésil
- Cleaning up your world, Emre Koca, Allemagne / Turquie
- Closed district, Pierre-Yves Vandeweerd, Belgique
- Mon Cousin Jacques, Xavier Diskeuve, Belgique
- Elephant Palm tree, Kara Miller, Jamaïque / Royaume Uni
- Matin calme, Annick Ghijzelings, Belgique
- Noctambules, Pascal Tessaud, France
- La Noiraude, Fabienne et Véronique Kanor, Gaudeloupe/ France
- Pleine lune à Volga Plage, Camille Mauduech, Martinique / France
- Le Premier jour, Luc de Saint-Sernin, France
- Sahara Marathon, Jon Garano et Aitor Arregi, Espagne

L'intégralité de la sélection TV/ Vidéo est disponible sur le site du Fespaco

www.fespaco.bf



• > Africa Cinemas: démission de Toussaint Tiendrébéogo, rapport d’activités et conclusions de la réunion ave les distributeurs et les exploitants

Toussaint Tiendrébéogo a annoncé cette semaine sa démission de ses fonctions au sein de Africa Cinemas, le 1er février 2005. Voici le bilan qu'il dresse des mois passés au sein d'Africa Cinemas. Vous trouverez également en document joint le Bilan des activités des 18 premiers mois, ainsi que les conclusions de la réunion avec les distributeurs et les exploitants.

"Cher(e)s collègues et ami(e)s

Après une année et demie consacrée à l'installation puis à l'animation du programme Africa Cinémas, je vous informe par la présente que je démissionnerai de mes fonctions à compter du 1er février 2005.

Comme vous le savez, Africa Cinémas n'est pas une structure mais un programme dont la gestion est confiée à l'association Europa Cinémas.

Les quinze premiers mois de fonctionnement ont mis en évidence certaines insuffisances qui handicapent fortement la réalisation des objectifs fixés à Africa cinémas. (Rapport d'activités ci-joint)

Réunis à Bamako, le 13 et 14 octobre 2004, les distributeurs et exploitants les plus impliqués dans le programme ont formulé des propositions visant à renforcer son efficacité et son impact.

Ces nouvelles orientations rendent indispensable l'évolution du programme vers une structure autonome, plus adaptée aux exigences du terrain. Outre une capacité d'initiative directe dans la promotion et la diffusion des films africains et européens, cette structure devra mobiliser largement, en Afrique et en Europe, les organisations professionnelles et les structures administratives autour d'actions concrètes de structuration et de mise en œuvre de politiques favorables au développement du marché du film.

A ce jour, Europa Cinémas n'a pas organisé les conditions d’un dialogue, avec toutes les parties prenantes du programme, pour que des suites soient données aux propositions formulées, et cela, en dépit des interpellations constamment renouvelées des professionnels africains et des membres du Comité d'Experts.

Cette attitude qui favorise le maintien du programme dans une certaine léthargie, alors que la dégradation des conditions de distribution et d’exploitation des films s’accentue de jour en jour en Afrique, conduit légitimement à s’interroger sur les motivations réelles d’Europa Cinémas à l’égard du cinéma africain.

Je ne peux me rendre complice d'une telle attitude qui ne sert ni le cinéma africain ni ses professionnels, et encore moins les objectifs pour lesquels j'ai été nommé.

Le programme Africa Cinéma est né des besoins exprimés par les professionnels africains avec le soutien des principaux bailleurs de fonds des cinémas du Sud. Aussi, je saisis l'occasion pour vous inviter à la vigilance et à la mobilisation. Tâchons de préserver cet instrument indispensable en veillant à ce qu'il réponde, le plus efficacement possible, aux problèmes qui se posent à la distribution et à l’exploitation cinématographique en Afrique.

Enfin, je ne saurais terminer sans vous exprimer ma profonde gratitude pour la solidarité et le soutien que chacun de vous m'a apporté durant ces mois passés à oeuvrer pour la cause commune. Soyez en tous remerciés.

A très bientôt.

Toussaint Tiendrébéogo"





Bilan d'activités Africa Cinemas [537 Ko]
 



Conclusions de la réunion avec les distributeurs et les exploitants [52 Ko]
 


• > Semaine des réalisateurs: présence de la Guilde au Fespaco

A l'initiative de la Guilde africaine des Réalisateurs et Producteurs, une section appelée "La Semaine des Réalisateurs" verra le jour au prochain Fespaco. Cette section est créée non pour concurrencer la sélection
officielle, mais pour donner à voir des films, pas seulement africains, mais aussi des oeuvres provenant d'autres horizons et ayant des résonances avec les réalités du continent.

La Semaine des Réalisateurs est une section non compétitive ; elle se veut avant tout une fenêtre ouverte sur le monde, une place forte du cinéma pendant le festival. Elle présentera des films de plusieurs formats, inédits en Afrique: courts, longs, fictions, documentaires, non-fiction, et même un work in progress...

Les projections se dérouleront du dimanche 27 février au jeudi 03 mars. Débats et discussions seront organisés avec les réalisateurs présents. Rendez-vous au Fespaco.

La Guilde


• > Le CNA (Centre Numérique Ambulant) au Fespaco

Le CNA sera officiellement présent au Fespaco cette année.

Grâce à sa ténacité et au soutien de ses multiples partenaires, le CNA a pu installer et faire vivre quatre structures mobiles de projection cinématographique en plein air au Bénin, au Niger et au Mali. Depuis janvier 2003, plus de 2 000 projections organisées dans des villages isolés ont réuni 1,5 million de spectateurs.

La présence du CNC se fera à travers les événements suivants:

- Projections simultanées dans quatre quartiers populaires de Ouagadougou, les 28 février, 1er et 2 mars:
Le CNA va rassembler ses quatre unités de projection à Ouagadougou pour la durée du festival. Cette présence "in vivo" en ce lieu emblématique du cinéma africain permettra aux différents partenaires du CNA de donner toute la visibilité souhaitée à leur participation à ce programme. Voici les quartiers choisis avec la Direction du festival : Commune de Bogodogo, Mairie de Bogodogo; Commune de Nogre Masson, Ecole Somgandé A; Commune de Baskuy, Terrain Lycée Dimdolomsom; Commune de Sig Noghin, Kambonise à l'école primaire publique.
Le CNA illustrera alors sa réalité sur le terrain en organisant des projections, avec le dispositif habituel du CNA, dans les quartiers excentrés de Ouagadougou choisis avec la Direction du Festival.

- Un stand du CNA au MICA, lieu traditionnel de rencontre des professionnels du cinéma:
Pendant le Festival, le CNA présentera son action dans un stand au Marché International du Cinéma Africain (MICA). Il permettra de contribuer à la réflexion sur la diffusion en numérique du cinéma en s’inscrivant dans la thématique retenue par le FESPACO 2005.

- Débat à l'hôtel Silmandé, le vendredi 4 mars à 11 heures (à confirmer): La contribution du cinéma au développement et à lutte contre la pauvreté, avec les quatre responsables animatrices du CNA et la réalisatrice Fanta Régina Nacro

La présence du CNA au FESPACO est également une occasion exceptionnelle d’illustrer l’apport particulier du cinéma aux efforts de développement. Véritables courts-métrages de fiction, documentaires populaires et efficaces, nombre de films de sensibilisation projetés par le CNA font appel à des réalisateurs reconnus et à de jeunes talents. La réalisatrice Fanta Regina Nacro, en compétition officielle au FESPACO 2005, illustre avec virtuosité cette réalité.

Pour joindre le CNA à Ouagadougou ( à partir du 24 février ) : ++ 226 – 76 68 38 38

Les réalisateurs qui souhaiteraient voir leur film projeté dans un quartier de la capitale burkinabé et participer à sa projection peuvent nous le faire savoir. Nous pouvons le programmer. La liste des films que nous avons figure sur notre site, en page "les films" (www.c-n-a.org/Films.html).

www.clapnoir.org


• > Création d’un studio dans le désert de Ouarzazate

Dino de Laurentiis, Cinecittà Studios et Sanam Holding se sont associés pour créer le studio de cinéma "Cla Studios" dans le désert de Ouarzazate.

"Cla Studios" est situé à Isfoutabil, à dix kilomètres de la ville, et s’étend sur une superficie de 160 hectares.

Selon le site Internet Maghreb Arabe Presse, les studios comprennent deux plateaux de tournage de 2 357 m2 chacun, quatre ateliers des métiers de décoration totalisant 2 400 m2, trois ateliers de production sur 2 452 m2, un local de costumes et habillages, une administration, un restaurant d’une capacité de 200 repas par heure et un atelier architecture et décors.

"Cla Studios" pourrait accueillir la production de trois à cinq grands films internationaux par an et ainsi créer 200 000 journées de travail par an.

www.cinecittastudios.it

Source www.screenmedia.biz


• > Fonds d'aide à la Production cinématographique, 1ère session 2005, Maroc

"La Commission du Fonds d'Aide à la production Cinématographique a consacré une enveloppe financière de dix millions cinq cent mille dirhams à la production cinématographique pour la première session de l'année 2005 (soit environ 950.000 euros). Réunie vendredi dernier à Rabat, la commission, présidée par M. Abdellatif Laâbi, a examiné 6 projets de films candidats à l'avance sur recettes avant production, dont 4 longs-métrages et 2 courts-métrages en plus d'une demande d'aide à l'écriture du scénario, indique un communiqué du Centre Cinématographique Marocain (CCM).

Au terme de ces délibérations, la Commission a décidé d'accorder des avances sur recettes avant production aux deux courts-métrages, Poupiya de Samia Cherkaoui (270.000 dhs, environ 24.500 euros) et C'est la fête au mouton projet de réalisation de Lagharari Zoukari Younes (250.000 dhs, environ 22.500 euros).

Alors qu'une autre avance sur recettes avant production de 3 millions de dirhams (environ 270.000 euros) a été accordée au long-métrage Les Larmes d'argent, devant être réalisé par Mourad Boucif, le court-métrage Ould El Mouja réalisé par Kamal Belghmi a bénéficié, quant à lui, d'une avance sur recettes après production d'un montant de 250. 000 dhs (environ 22.500 euros).

Outre Abdellatif Laâbi, président de la Commission, cette première session de l'année 2005, a connu la participation de Mmes Soumaya Naâmane Guessoous, Amina Talhimet et MM. Abdelfattah Kilito, Khalil El Alami Idrissi, Abdellah Rmilli, Mohamed Layadi, Mustapha Stitou et Driss Mniakh."

Source Le Matin: www.lematin.ma/mailing/article.as ...




• > Réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals, Festival du Film d'amour de Mons, 16 février 2005

Une réunion préparatoire à la création d’une coordination africaine des festivals de cinéma s’est tenue à Mons (Belgique) dans le cadre du Festival du Film d’Amour, à l’initiative d’André Ceuterick, Délégué Général du festival et responsable de l’antenne belge de la Coordination Européenne des Festivals de Cinéma (CEFC).

Plusieurs responsables de festivals africains présents à Mons ont ainsi pu échanger leurs expériences avec les responsables de la CEFC. Une première ébauche de statuts de la nouvelle association ainsi qu’un projet de code de déontologie, documents rédigés par Jo Gaye Ramaka ont été discutés pour préparer la réunion constitutive de la coordination qui se tiendra le 3 mars prochain à Ouagadougou. Rasmané Ouadraogo, Président du Conseil d’Administration du Fespaco, très attentif aux textes proposés, a pris bonnes notes des avis de chacun sur ces premières ébauches qui devront être modifiées pour la réunion de Ouagadougou.

Jean Pierre Garcia, Directeur du Festival International du Film d’Amiens et Président fondateur de la CEFC a souligné l’intérêt de créer ce front commun pour les festivals, un espace de dialogue qui permet d’échanger des informations, de structurer des actions communes et d’envisager autrement les rapports avec les partenaires et les pouvoirs publics.

Le projet de coordination africaine des festivals est d’ailleurs né à Bruxelles en juin 2003 au cours d’une rencontre internationale avec les festivals du Sud, organisée par la CEFC et financée par l’Union européenne et depuis, plusieurs tentatives ont eu lieu pour rassembler les responsables des festivals africains, mais les difficultés économiques liées à l’organisation de telles rencontres internationales ont souvent eu raison des bonnes volontés. La dernière tentative a eu lieu en juin 2004 à l’initiative de Bassek Ba Kobhio, Président du Festival Ecrans noirs à Yaoundé, une initiative à laquelle le BLCEF a d’ailleurs participé.

Monsieur Abdellah Zaakour qui représentait le Centre Cinématographique Marocain (CCM) a également offert la possibilité de tenir une prochaine réunion au Maroc et annoncé que le CCM étudie la possibilité d’accueillir dans un premier temps, le siège et les bureaux de cette coordination au Maroc si bien sûr, cela convient à l’ensemble des festivals membres de la coordination.

Georges Bollon, Président en exercice de la CEFC a insisté sur la volonté de la CEFC d’établir des rapports privilégiés entre les deux structures et d’envisager des actions conjointes.

La nouvelle structure est maintenant lancée et même si de nombreux détails sont encore à discuter, une première charte devrait être signée à Ouagadougou. Il est à noter également qu’une autre réunion préparatoire a eu lieu à Berlin cette semaine à l’initiative de plusieurs festivals africains anglophones.

Carin Leclercq, Mons le 16 février 2005


• > Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique: 14-16 février 2005, Cotonou

Kokovi Eklou présente dans Le Point au quotidien du 15 février 2005 la table ronde "Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique".

"Le Palais des Congrès de Cotonou abrite depuis le lundi 14 février et pendant trois jours une table ronde sur le thème « Financement des études audiovisuelles et cinématographiques en Afrique ». Il s'agit pour les participants de discuter et d'amender les projets d'études relatifs à la création de la Commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma et du Fonds de Promotion de l'Industrie du Cinéma et des Programmes de Télévision en Afrique.

Examiner la situation générale du cinéma, de l'audiovisuel en Afrique et formuler des recommandations, discuter et amender les projets d'études relatifs à la création de la « Commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma » et du « Fonds de Promotion de l'Industrie du Cinéma et des Programmes de Télévision en Afrique ». Tels sont les objectifs que vise la table ronde à laquelle participent des acteurs du cinéma, de la télévision, de la vidéographie en Afrique, de même que les représentants des institutions d'intégration régionale en Afrique.

A l'ouverture de cette rencontre, M. Jacques Béhanzin, secrétaire général de la Fédération Panafricaine des Cinéastes (Fepaci) a expliqué le bien fondé de l'initiative après avoir évoqué l'historique de son organisation créée depuis 1970 à Tunis par des professionnels du cinéma et de la télévision. Les résultats de la table ronde à son avis, sont attendus avec beaucoup d'intérêt au sein de la profession comme au niveau de l'Union africaine et de celui des partenaires au développement.

L'initiative qui trouve son fondement dans une décision du conseil exécutif de l'Union Africaine vise, selon lui, à annihiler la forte présence des productions provenant d'ailleurs sur les écrans de cinéma et de télévision. Toute chose qu'a déplorée le représentant du ministre de la Culture et du patrimoine historique classé du Sénégal lors de son intervention. Les assises de Cotonou annoncent, a-t-il dit, un renouveau pour l'épanouissement du cinéma et de l'audiovisuel africains.

« Notre continent est confronté aujourd'hui à un déficit de production, de circulation, de conservation et de financement de l'image ». Au cours des travaux de la table ronde, les participants tenteront, ajoute-t-il, de proposer les grands axes de recherche des voies qui conduiraient à la définition de politique et de programmes communs en matière d'images, pour l'ensemble des 53 Etats membres de l'Union Africaine et de la Fédération Panafricaine des Cinéastes, aux fins de réhabiliter l'essor du cinéma et de l'audiovisuel.

Les deux institutions dont les projets d'études font l'objet de discussion au cours de la table ronde de Cotonou, de l'avis de M. Jean-Claude Hounménou, directeur de cabinet du ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, favoriseront la circulation des productions cinématographiques au sein de l'Union Africaine. Il a appelé à l'essor du secteur audiovisuel et de la télévision."

www.lepointauquotidien.info/artic ...

Pour rappel, voici la décision prise par le Conseil Exécutif de l'Union Africaine lors de la 3ème session ordinaire 2003, qui s'est tenue à Maputo du 4 au 8 juillet 2003, concernant un rapport proposé par la Fepaci.

Décision sur la création d'une commission africaine de l'audiovisuel et du cinéma et d'un fonds de promotion de l'industrie du cinéma et des programmes de télévision en Afrique.

Le Conseil exécutif,
1. Prend note du rapport;
2. Exhorte les Etats membres et le secteur privé à mettre en oeuvre les dispositions pertinentes du Plan d’action de Dakar sur les industries culturelles adopté par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OUA réuni en juillet 1992 à Dakar (Sénégal);
3. Demande à la Commission de l’Union africaine de prendre les dispositions nécessaires, en coopération avec la Fédération panafricaine des cinéastes, FEPACI, l’URTNA, le MASA, le FESPACO, l’UNESCO et toutes les parties prenantes pour mener les consultations et les études préalables et pour créer une Commission africaine du cinéma et de
l’audiovisuel, d’une part, et un Fonds de promotion de l’industrie du cinéma et des programmes de télévision en Afrique, d’autre part;
4. Demande en outre à la Commission de veiller à ce que
les statuts de ces structures permettent d’y associer l’Union africaine, les CER, les gouvernements africains, ainsi que le secteur privé et la société civile ;
5. Invite la Commission, le Secrétariat du NEPAD, l’UNESCO
et toutes les parties concernées à i nscrire la culture dans les programmes du NEPAD.

www.africa-union.org


• > Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech

Il y a quelques jours avait lieu l'Atelier de l'écriture de scénario de Marrakech. El Mahjoub Rouane revient sur cet atelier dans Le Matin du 5 février 2005.

"Organisé récemment à Marrakech, l'atelier de l'écriture de scénario cinématographique et de création audiovisuelle a tenu sa promesse, tant au niveau de l'organisation qu'au niveau des thèmes abordés. Animé par les Américains Tom Schlesinger et Keith Cunningham, cofondateurs de ce principe d'écriture "The heroe's (ou) the writers journey", ce séminaire a été organisé par Média 3logique, financé par le ministère allemand des affaires étrangères et soutenu par l'ambassade de la République Fédérale d'Allemagne au Maroc.

Le soutien important et décisif du Wali de la région de Marrakech-Tensift-Al haouz, de l'ambassade allemande et du ministère des affaires étrangers de Berlin, a permis de prendre en charge tout le séminaire. Selon les organisateurs, cet atelier a permis «de créer une nouvelle forme de dialogue et une autre manière de communiquer entre les deux rives de la Méditerranée».

L'atelier fait partie d'un module de trois séminaires, puisqu'il y aura un suivi en juin à Marseille (France) et en septembre à Cologne (Allemagne). Cette dernière partie se déroulera dans le cadre d'une plus grande manifestation interculturelle sous le titre «le nouvel Orient», qui sera organisé dans plusieurs villes de la Rhénanie.

Un certain «bateau» doit partir du Maroc, avec des séminaristes du même groupe, en avril à Marseille et en septembre à Cologne. A partir de la prochaine séance, des projets entre l'Europe et le Maghreb seront développés et pourront bientôt se concrétiser. Keith Cunningham a fait savoir qu'il a vécu pendant les sept jours qu'a duré le séminaire, « une vraie rencontre interculturelle qui est tout à fait propice d'émerger dans l'avenir un véritable développement d'histoires. Ces futures histoires de cinéma présentées par les douze participants vont créer à leur tour une vraie rencontre interculturelle en continuité». Il a ajouté qu'il est temps de se poser des questions sur ce que «des histoires ont vraiment à raconter».

Keith Cunningham travaille depuis 2 ans avec des réalisateurs palestiniens à Ramallah dans des workshops semblables où il enseigne spécialement le cinéma pour enfants. Tom Schlesinger est depuis huit ans consultant de la réalisatrice allemande Caroline Link, qui a reçu, en 2003, l'Oscar pour le meilleur film étranger Au delà de l'Afrique après une première nomination, il y a 6 ans. Keith Cunningham et Tom Schlesinger ont déjà travaillé pour le compte de l'American Film Institute, et collaborent aux «Directors Guild» et «Writers guild» aux Etats-Unis. Quelques centaines de cinéastes, mais aussi de créateurs de la télévision sont passés par leur «école» en Europe.

Leur concept «The writers journey» se nourrit du travail sur les archétypes de Josef Campbell et de C.G. Jung. Cunninghams and Schlesingers. Leur travail sur le cinéma et la créativité les a qualifié d'être parmi les «docteurs of screenwriting» et professeurs de scénario les plus importants.

Hakim Bellabès, par exemple, a étudié chez Keith Cunningham à Chicago's filmschool et réalisé son documentaire de fin d'études Le Nid dans la chaleur en tournage pendant plusieurs semaines dans son village natal, Boujaâd, avec Keith Cunningham.

En dehors de cet atelier, qui a abouti plutôt sur des scénarios de film de fiction, une réflexion sur le documentaire et son importance dans le futur paysage audiovisuel marocain sera proposée par Claus Josten et son agence Media 3logique. Cette année encore, d'autres rencontres seront organisées en partenariat avec «Cinéma en lumière» à Marseille, accompagnées de mesures pratiques de coproduction et développement. Toujours est-il «que le principe du dialogue interculturel sorte de son cadre habituel de la langue de bois des bonnes intentions politique et qu'il soit amené au concret du rencontre et de sa vérité», a déclaré Claus Josten."

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• > Interview de Baba Hama, secrétaire général du Fespaco, par Renaud de Rochebrune, dans Jeune Afrique - L'Intelligent du 6 février 2005

JA : La relative faiblesse de la production en Afrique ne vous oblige-t-elle pas à sélectionner presque tous les films d'auteur qu'on vous propose ?
BH: Pas du tout. Pour sélectionner les vingt films en compétition, nous avons eu à choisir parmi les quatre-vingt-deux qu'on nous a proposés. Seulement un quart de cet ensemble de longs-métrages africains - qui ne représente d'ailleurs pas la totalité de la production, loin de là - concourront donc pour obtenir l'Étalon de Yennenga. Et un autre quart participera au Panorama des cinémas d'Afrique. Notre objectif, à terme, est bien de diminuer un petit peu le nombre de films participant à la compétition pour améliorer sa qualité et faciliter le travail du jury : le chiffre idéal se situe sans doute entre douze et quinze films. Mais ce n'est pas facile : même avec vingt films, soit plus que la dernière fois, vous verrez, il y aura des protestations cette année ! Car, au total, la production, avec des hauts et des bas, est de plus en plus abondante. Et puis il faut toujours garder à l'esprit que ce festival a une mission de promotion et même de révélation d'oeuvres et de cinématographies qui n'ont guère de chances d'être vues ailleurs. Donc, tous les films dignes d'intérêt dans toutes les régions d'Afrique doivent être montrés d'une façon ou d'une autre. Même si ce n'est pas forcément en compétition.

JA : Quelles sont les lignes de force de la sélection 2005 ? Assiste- t-on à une évolution de la répartition géographique de la production de qualité ?
BH : Le plus frappant, côté positif, c'est sans doute la production florissante de l'Afrique du Sud. Neuf longs- métrages de ce pays nous ont été proposés, et il y en aura quatre en compétition - contre un seulement, réalisé d'ailleurs par un Américain, en 2003. L'Afrique australe sera d'autant mieux représentée qu'un film namibien et un film angolais feront aussi partie de la sélection - et qu'un film du Zimbabwe sera projeté dans le cadre du Panorama. Le Maghreb, pour sa part, continue à avoir une production importante, en particulier au Maroc. Il y aura ainsi au total six longs-métrages du Maghreb - deux par pays - en compétition. En revanche, l'Afrique de l'Ouest, mis à part le Burkina, qui continue à faire exception dans la région (six films présentés, quatre en compétition) ainsi que l'Afrique centrale semblent au creux de la vague. Il n'y aura, par exemple, dans les sélections aucun long-métrage du Mali, de la Côte d'Ivoire ou du Tchad, pour citer trois pays présents ces dernières années. Enfin, comme depuis un certain temps, deux des pays anglophones les plus importants, le Nigeria et le Kenya, seront absents : ils privilégient la production vidéo à objectif commercial immédiat et ne proposent donc pas de films d'auteur.

JA: Et au niveau des thèmes ?
BH : S'agissant de l'Afrique du Sud, on pourra voir à quoi ressemble le cinéma post-apartheid. Mais, d'une manière générale, on peut constater que beaucoup de films tournent autour du thème de l'identité et de l'émancipation, sous toutes ses formes. Et cela de façon concrète, avec des films moins purement esthétiques qu'auparavant. Plusieurs longs-métrages sont par ailleurs très directement dans le registre de la dénonciation, de la revendication, de la critique acérée du passé proche ou du présent. Au plan politique et social à la fois.

JA : On a été frappé lors de l'édition 2003 par la qualité de nombreux documentaires qui étaient de véritables films d'auteur. Observe-t-on en Afrique un renouveau de ce genre, comme ailleurs ?
BH : C'est effectivement un genre en expansion partout dans le monde. Nous lui faisons une place dans les sélections, que ce soit au niveau des longs-métrages - Le Malentendu Colonial, du Camerounais Jean-Marie Teno, participera ainsi à la compétition - ou des courts-métrages - on peut citer par exemple Les Poupées de sucre, d'Anis Lassoued, qui représentera la Tunisie. Et on a renforcé le volet de la manifestation qui lui est spécifiquement consacré, le « Côté doc du Fespaco », où cette année seront organisés, outre les projections, de très nombreux débats et conférences. Cet effort est d'autant plus nécessaire qu'en Afrique il n'y a quand même pas encore beaucoup de documentaires qui sont de véritables créations. La plupart des films, en particulier en vidéo, ressemblent encore souvent à de simples reportages.

JA : On ne trouve guère de réalisateurs très connus au niveau international dans la sélection pour la compétition. Avez-vous une explication pour cette absence des grands noms du cinéma africain ?
BH : Il y aura quand même, certes hors compétition, le dernier film de Ousmane Sembène, Molaade. Et l'un des derniers lauréats de l'Étalon, le Congolais Mweze D. Ngangura, participera à la compétition avec un film ambitieux, puisqu'il s'agit d'une comédie musicale, Les Habits Neufs du Gouverneur. On serait évidemment ravi de présenter aussi de nouveaux films de Souleymane Cissé, de Cheick Oumar Sissoko ou d'Idrissa Ouédraogo, pour n'en citer que trois. Mais qui ne connaît les difficultés de production, de recherche des financements, pour les films africains ? Et même pour la distribution une fois que les films sont réalisés ? De quoi décourager peut-être un peu certains grands anciens, qui se tournent à l'occasion vers d'autres activités...

JA : Il est vrai, par exemple, qu'on n'a toujours pas vu dans un circuit « normal » en Europe le dernier film de Ouédraogo, La Colère des dieux, qui avait fait l'ouverture du dernier Fespaco et que la majorité des critiques de tous horizons ont pourtant apprécié...
BH : Il serait bien qu'on puisse découvrir une telle oeuvre en France. Mais le plus grave, c'est que ce film, comme tant d'autres, y compris sans doute le dernier qui a obtenu le grand prix au Fespaco, Heremakono, du Mauritanien Abderrahmane Sissako, n'ont même pas été vus en Afrique hors des festivals ou de circonstances exceptionnelles ! Il faudrait donc prendre à bras-le-corps ce problème majeur de la distribution et de la diffusion des films en Afrique. Ce qui suppose une volonté des États, avec des actions à mener au niveau des grandes régions si possible. Il faut, grâce à des mesures incitatives, encourager les distributeurs et les exploitants de diverses façons. Et, au moins pour commencer, créer un meilleur environnement, notamment juridique, pour leur activité. Peut-être, disent certains, faudrait-il encourager aussi, pour redynamiser le secteur, l'apparition d'un cinéma plus grand public, pour qu'on puisse plus facilement mobiliser de nouvelles ressources. Mais là, il y aura sûrement des désaccords... "

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• > "Le plus jeune cinéma du monde ", dans Le Matin, en attendant le prochain Fespaco...

A l'occasion du prochain Fespaco, Le Matin revient sur cinquante de cinémas d'Afrique Noire. Voici l'article:

"Depuis cinquante ans, les films d'Afrique nous donnent à voir des histoires d'hier et d'aujourd'hui, des histoires sans âge, filmées par des artistes, des guetteurs. Images chaleureuses, visages rayonnants malgré la misère. Espoir, solidarité malgré la douleur, humour et dérision de soi, En attendant le bonheur, comme le dit explicitement le titre du dernier film du Mauritanien Abderrahmane Sissako, grand prix du Fespaco 2003…

Un homme passe, empêtré dans un vieux sac militaire, claudiquant maladroitement, une béquille sous l'épaule pour remplacer sa jambe emportée par une mine.

Un homme meurtri qui veut vivre, travailler, exister dans une société qui ne le reconnaît pas, lui, qui a donné des années de sa vie pour sa patrie, lui, le héros de guerre… Nous sommes en Angola, l'acteur sénégalais Makéna, seul se bat contre la tradition pour protéger quatre petites filles de l'excision… Moolaade, du continent en mouvement, celle aussi d'un cinéma qui s'empare des talents et des histoires, quelle que soit leur «nationalité» et sans se préoccuper des «frontières».

Les cinématographies d'Afrique ont aujourd'hui cinquante ans. Elles comptent parmi les plus jeunes du monde, au moins techniquement. Tant il est vrai comme on le dit souvent du côté de Dakar, qu'en Afrique, bien avant l'invention de la caméra, les griots avaient inventé les images. De l'Afrique du Sud à l'Angola, de la Mauritanie au Tchad, du Sénégal au Gabon, du Cameroun au Zimbabwe, malgré les difficultés financières, les problèmes sociaux et politiques, les convulsions nées de l'accouchement difficile du modernisme, les cinéastes tournent.
Certes, on ne compte pas plus d'un film par an et par pays en moyenne. Certes, de très nombreuses salles du continent sont à l'abandon ou transformées en magasins de riz.

Certes, le cinéma n'est pas une priorité dans des pays en difficulté. Certes, le continent ne dispose que de rares écoles de cinéma et l'aide des bailleurs de fonds occidentaux garde le cinéma sous perfusion… Mais ils tournent.

Les cinéastes utilisent toutes les formes, tous les genres, toutes les ressources, tous les formats.

Ils font films de tout bois, aidés en cela par des acteurs souvent excellents, rompus à l'art du théâtre, du conte, de la danse, et qui ont fait leurs classes dans le monde entier. Des acteurs qui ont pour noms Sotigui Kouyaté, Maka Kotto, Habib Dembélé, Makéna Diop, Fatou N'Diaye ou Aïssa Maïga pour n'en citer que quelques-uns…

Si leur cinéma se nourrit souvent du réel et des questions liées à l'émigration (Paris selon Moussa, du Guinéen Cheik Doukouré) ou du contexte particulier de leur pays (Un Héros, de l'Angolais Zeze Gamboa), ils abordent aussi avec bonheur le genre policier (Le Fleuve de Mama Keita, avec Stormy Bugsy, en cavale au Sénégal), la comédie musicale (Nha Fala de Flora Gomes), voire la comédie tout court.

Le spécialiste du genre est sans conteste le Béninois Jean Odoutan dont l'humour franc et la tendresse ont fait le succès de ses dernières «banlieuseries Hélémiques» comme il le dit si bien.

Dans leurs films, la douleur côtoie l'espoir et la dérision, la poésie flirte avec l'humour et l'émotion, l'amour n'est jamais loin.

Il faudrait parler aussi des films pour enfants, des contes, des dessins animés: Mustafa Alassane, au Niger, après avoir réinventé la lanterne magique dans les années 1950, fait aujourd'hui des dessins animés sur ordinateur dans son atelier perdu dans le désert ; un grand studio d'animation documentaristes, riche de cinéastes qui ont arpenté tous les chemins de traverse cinématographique à l'instar de leurs grands aînés (Djibril Diop Mambety, Mahama Traoré, Inoussa Ousseini) comme le Sénégalais Samba Félix N'Diaye, le Camerounais Jean-Marie Téno (Le malentendu colonial), le Zaïrois Mweze Ngangura (Les habits du gouverneur).

Aujourd'hui, les cinéastes se réapprorient leur histoire, celle de l'Afrique contemporaine et des grands héros modernes (Lumumba, Cabral) mais aussi celle des mythes fondateurs. Rien de tel que leur parole et leurs images pour nous faire partager et mieux comprendre leur monde. Cela donne des films où le monde invisible affleure en surface.

Cela donne des films magnifiques et envoûtants comme Yeelen de Souleymane Cissé, ou La Genèse de Cheikh Oumar Sissoko du Mali.
Suivant en cela la piste défrichée par Ousmane Sembène, Oumarou Ganda, Ababacar Samb, ou Mustafa Alassane, les pionniers des années 1960, ces cinéastes nous ouvrent les portes d'un autre monde, un monde riche de spiritualité et d'imaginaire, où la dignité n'est pas un vain mot."

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• > "Yasmine Kassari, auteur de L'Enfant Endormi : Quand les femmes pleurent ", dans Le Matin

Ingrid Merckx revient dans Le Matin du 12 février 2005 sur le film de Yasmine Kassari, L'Enfant Endormi, qui vient de remporter plusieurs prix à Angers.

"D'origine marocaine et résidant en Belgique, la réalisatrice Yasmine Kassari n'en est pas vraiment à son coup d'essai. Diplômée de l'école de cinéma belge l'INSAS, puis assistante du réalisateur belge Jean-Jacques Andrien, elle a déjà signé trois courts-métrages de fiction et un long-métrage documentaire, Quand les hommes pleurent (2001). Dans ce dernier, elle montrait des hommes marocains pris dans l'impasse de la clandestinité en Espagne. Loin de mener la grande vie, ils avouaient logements insalubres, grande solitude, peur et honte de leur peur.

Profonde désillusion. Quasi en réponse, L'Enfant Endormi figure le pendant féminin et fictionnel de ce documentaire. Pendant que les hommes pleurent de leur côté, les femmes souffrent du leur. Raison pour laquelle il n'y a ni rentre-dedans ni provocation de la part de la réalisatrice dans cette fiction. Elle illustre l'incompréhension des femmes, leur esseulement, leur dénuement, leur absence de sexualité comme de perspectives…

Certes, le vent de révolte soulevé par Halima souffle plus fort que la patience aveugle affichée par Zeinab. Et la grand-mère elle-même - fantastique personnage - tout en pleurant sur les grandeurs passées de sa vie sur ces terres, exhorte les jeunes filles à se dérober au poids écrasant des traditions rétrogrades. Mais, à l'heure même où elle se dérobe, Halima disparaît du champ du film. Comme si ce qui intéressait Yasmine Kassari, c'était le «comment faire quand on reste ?» : comment gérer la vie de tous les jours ?

Comment supporter la traîtrise des mères ? A travers ce drame, la cinéaste montre progressivement de quoi sont faites les journées de ces femmes, procédant par illustrations progressives, avec la précision d'une documentariste. Mais pas la narration : à partir d'une réalité sociale, Yasmine Kassari a véritablement réinventé une histoire et créé des personnalités étonnantes. Ce qu'elle a réussi de mieux, c'est à trouver l'équilibre entre réalisme et représentation. Et son œuvre frappe par la force de vie qu'elle véhicule.

On pourrait lui reprocher, en revanche, cette impression de fatalité qu'elle fait planer sur ces familles, comme si elles étaient, d'une certaine façon, condamnées à la misère perçue comme une puissance maudite. En dehors du talisman qui «endort» le fœtus - épisode à prendre plutôt au sens symbolique - Yasmine Kassari n'a pourtant pas l'air du genre à céder aux sirènes des croyances et des superstitions. Elle les confronte même au bon sens : quand Halima est prise de crises de fièvre, «possédée» disent ses tantes, la jeune fille ne répond-elle pas d'elle-même : «ce ne sont pas les esprits mais le poids des frustrations» ? Son personnage est interprété par Rachida Brakni, pensionnaire de la Comédie française et comédienne réputée au théâtre comme au cinéma (Loin de André Téchiné, Chaos de Coline Serreau).

Elle forme, avec Mounia Osfour, un duo qui légitime les récompenses qu'elles ont reçues, traduisant un détonnant mélange d'archaïsme et de modernité : pas d'électricité, pas d'eau potable mais des pilules contraceptives cachées sous les couvertures et la volonté farouche, chez l'une en tout cas, d'envoyer sa fille à l'école.

Les montagnes marocaines désertées par les hommes est un thème récurrent dans le jeune cinéma marocain. En 2002, Narjiss Nejjar campait, dans Les Yeux Secs, un village de femmes vivant des visites maasculines depuis des générations.

L'année dernière, Mohamed Asli dressait, dans A Casablanca les anges ne volent pas, la dure chronique de la métropole dévoreuse d'hommes. Yasmine Kassari s'attache aujourd'hui, avec L'Enfant Endormi, à décrire la vie de celles que leurs hommes ont abandonnées aux aléas d'une vie qu'eux-mêmes ont fuie. Ce film devrait sortir au Maroc, après avoir été distribué en Europe et avoir «tourné» sur plusieurs festivals, «pour préparer le terrain», a confié Yasmine Kassari.

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• > "Bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc : Etat des lieux et constats contradictoires", sur www.lematin.ma

Ouafaâ Benani a assisté pour Le Matin du 15 février à la table ronde sur l'année cinématographique 2004 marocaine. Voici la presqu'intégralité de l'article

"En partenariat avec l'Association des œuvres sociales de l'Agence Maghreb Arabe Presse et l'Ecole Spécialisée de Cinéma et de l'Audiovisuel, le Portail Maghrebarts, en la personne de Adil Semmar, a organisé une table-ronde sous le thème : «Le bilan de l'année cinématographique 2004 au Maroc», à laquelle ont participé des représentants dans le domaine du 7ème Art, des critiques de cinéma et des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle.

Ainsi Driss Jaâidi (chercheur et critique), nous a-t-il déclaré, « j'espère que cette manifestation aura tous les encouragements qu'elle mérite, surtout que le champ cinématographique a connu, ces dernières années, plusieurs manifestations et Festivals pour mettre en exergue les productions marocaines, à leur tête le Festival International de Marrakech, celui de Tanger pour le court-métrage, ensuite de Salé qui a pris comme thème “ Ecrans de femmes ”, un autre à Meknès pour le cinéma d'animation, entre autres dans plusieurs villes du Royaume.

Sans oublier pour autant un volet aussi important et crucial qui est celui de l'infrastructure d'accueil, devenue de plus en plus fructueuse avec beaucoup plus de productions nationales. Cette même infrastructure donne la chance de travail à tous ceux appartenant à ce vaste univers cinématographique, dont producteurs, réalisateurs, scénaristes, acteurs, techniciens, compositeurs de musiques de films et la liste est encore longue, surtout que nous possédons l'un des plus grands plateaux du monde qui est le studio de Ouarzazate». Cette dernière constatation fut catégoriquement rejetée par le critique de cinéma Abdelilah El Jouhari qui nous a expliqué : «C'est vrai que c'est l'un des plus grands studios dans le monde en superficie, mais pas dans le contenu puisqu'il est pratiquement vide à part quelques plateaux équipés».

Quant à Ahmed Boughaba (journaliste et critique), l'un des intervenants autour de cette table-ronde, qui a toujours refusé de donner un bilan pour un cinéma qui, d'après lui, n'existait pas encore il y a quelques années, celui-ci a axé son exposé sur les faits positifs qui sont en cours actuellement dans ce domaine comme le fonds d'aide octroyé par le CCM.

Ce dernier ne l'accorde plus à n'importe qui et pratique un suivi rigoureux jusqu'à la distribution du produit final. D'autre part, et toujours selon le pronostic de M.Boughaba, le court-métrage a plus de chance qu'avant, puisqu'il est mieux considéré et mis en valeur par les responsables du cinéma. Mais, il n'a pas laissé passer cette occasion pour soulever le problème de la distribution, uniquement réservée aux grandes villes, puis le manque d'entretien des salles de cinéma et la restauration de celles qui font partie de l'histoire du Maroc.

Le Centre Cinématographique Marocain, quant à lui, fut représenté par Mohamed Bakrim qui a donné un récapitulatif des derniers changements effectués avec l'arrivée de Noureddine Saïl, comme la nouvelle politique appliquée actuellement se manifestant en trois grandes lignes, dont la réglementation du champ cinématographique, la promotion du film marocain et l'octroi du fonds en 3 sessions et non en deux comme avant. Par ailleurs, le CCM a créé, toujours selon Bakrim, une nouvelle aide pour le développement de l'écriture et l'évolution des scénaristes. Le CCM a aussi adopté une politique pour la construction de complexes avec deux à trois salles grands écrans pour arriver à 40 nouvelles salles de cinéma dans l'avenir.

Après tous ces exposés, le débat fut ouvert pour critiques et journalistes, dont quelques-uns ont rejeté certaines de ces déclarations comme la disparition des salles de cinéma que le critique Omar Belkhammar trouve évidente avec le phénomène du piratage et le commerce florissant des DVD. Belkhammar a aussi estimé que les chiffres du Box Office des films marocains, fournis par le CCM, ne sont pas exacts. Un débat très animé s'en est alors suivi.

La salle Mustapha El Khaoudi de la MAP, qui abritait, en ce samedi après-midi, cette rencontre, était l'occasion, pour les uns et les autres d'émettre leurs opinions et points de vue. Ce furent, alors, des constats parfois bien contradictoires. Mais n'empêche que cette initiative reste un pas positif pour débattre des problèmes du cinéma marocain et donner une évaluation de l'année qui permettra de connaître l'évolution du champ audiovisuel en matière de cinéma et de télévision."

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• > "Aissa Maiga, sous les feux des projecteurs!", dans www.blackmap.com

Lydie Omanga a rencontré pour www.blackmap.com la jeune actrice qu'on ne saurait ignorer. Actuellement à l'affiche de L'un part et l'autre reste de Claude Berri, et bientôt l'une des Poupées russes, la suite de L'Auberge Espagnole de Cédric Klapisch, Aissa Maiga multiplie les interviews et les propos louangeurs.

Voici quelques extraits de cet entretien:

"Cela va faire dix ans que vous êtes comédienne, comment avez-vous débuté ?
Quand j’avais 14 –15 ans, j’ai joué dans une comédie musicale. J’ai pris des cours pendant deux années. J’ai eu un rôle dans un film qui s’est tourné au Zimbabwe où j’étais entourée d’une troupe de théâtre engagé. C’est leur engagement qui m’a motivé à persévérer dans cette voie.
Après mon Bac, j’ai été en fac de théâtre à Saint-Denis mais les cours étaient trop théoriques et c’était vraiment frustrant de ne pas faire d’exercices pratiques. J’y ai fait deux mois et je suis partie, j’avais 19 ans.
Ensuite, je suis devenue serveuse et là je me suis remise en question. Je me suis dit que si je devais être comédienne, il faudrait que ça marche !
On m’a proposé un casting pour une production dans laquelle Gad Elmaneh jouait. Je n’ai pas eu le rôle et j’ai pleuré, pleuré. Et Gad m’a réconforté et m’a donné les coordonnées d’un agent. Je l’ai contacté et il m’a mis sur un casting pour le film de Denis Amar, Saraka Bo. C’était mon premier rôle au cinéma aux côtés de Yvan Attal et de Richard Bohringer. Entre temps je faisais des stages de théâtre avec des objectifs précis pour perfectionner mon jeu.

En tant que comédienne noire du cinéma français quel est votre opinion sur le problème de visibilité des Noirs en France ?
Être une femme et une femme noire c’est difficile dans le cinéma, il y a peu de rôle accessible mais il en est de même dans d’autres domaines. Pour le film de Claude Berri, j’ai été choisie par rapport à l’histoire car la fille qui a inspirée mon personnage était une étrangère, je veux dire que ce n’était pas une Blanche. Par contre, pour d’autres rôles quand on demandait « fille de 20 ans » et que je venais au casting, je comprenais que « j’étais une fille noire de 20 ans et non une fille de 20 ans » vous voyez ?

Comment avez-vous réagi ?
J’ étais enragée car j’avais le même profil, j’avais grandi dans le même pays, j’avais la même culture, on avait des choses en commun qui faisaient que j’étais apte à tenir ce rôle. Mais j’étais une fille noire de 20 ans !
Je ne vais pas me plaindre car j’ai toujours eu malgré des déconvenues beaucoup de chance. J’étais dans une situation privilégiée face au travail. Mais notre couleur est une réalité qu’il ne faut pas ignorer. Je pense qu’il y a eu un avant et un après Collectif Egalité.
Avant ce coup d’éclat quand je parlais des inconvénients d’être noir dans le cinéma, les gens se sentaient agressés. On me citait des acteurs noirs américains mais ici nous sommes en France !
Depuis l’action du Collectif Egalité, ce problème de représentation des minorités est devenu un débat national. Aujourd’hui quand j’en parle, il se crée une discussion. On se demande ce qu’on peut faire pour combattre cela, on cherche des solutions .
(...)
Vous avez ou vous travaillez avec des réalisateurs assez différents, Haneke, Klapisch, Owell Brown, Raoul Peck. Est-il plus facile de travailler avec un réalisateur noir ou ça n’emporte pas d’incidence ?
C’est une question de personnalité pas de couleur ! Tu accroches avec l’univers de quelqu’un ou pas, ce sont des affinités. Il y a des Noirs avec qui t’as pas envie de travailler.
J’ai joué dans No Way un film d’un réalisateur africain Owell Brown. Cela faisait longtemps qu’on avait envie de travailler ensemble et quand l’opportunité s’est présentée, on l’a fait.
Avec Michael Haneke, j’avais tourné avec lui en 1999, un petit rôle dans Code Inconnu. Trois ou quatre ans après je l’ai revu au festival de Cannes. Je l’ai salué mais il ne m’a pas reconnu, pas du tout. Donc, j’ai dû lui rappeler que j’avais joué dans son film et que j’y étais blonde. Ca lui est revenu. On discute et je lui dit que j’ai commencé à co-écrire un scénario, Il Faut Quitter Bamako.
Scénario qu’il a lu et ça lui a plu. J’aime vraiment le travail d’Haneke et je suis ravie de retravailler avec lui dans son prochain film Cache.
(...)
Quels sont vos projets ?
Deux films en préparation Charivari de Zoltan Mayer et Sigi So de Slony Sow. Des films qui sortiront courant 2005, Les Poupées Russes de Cédric Klapisch et Cache de Michael Haneke. Dans Les Poupées Russes, j’y joue le rôle de la copine de Romain Duris, c’est un beau second rôle. J’essaye de réaliser mon premier long métrage Il faut quitter Bamako (ndlr. Un scénario qui a reçu le prix Beaumarchais et le prix junior du meilleur scénario) et je cherche actuellement les financements. "

L'intégralité de l'entretien est disponible ici:
www.blackmap.com/9_2_aissa.htm


• > "A la rencontre de... Abderrahmane Sissako, l’Etalon qui vient de partout !", sur www.blackmap.com

Jean-Louis Moussinga a rencontré pour le site www.blackmap.com, Abderrahmane Sissako, dont le film Heremakono a été choisi pour inauguré le nouveau ciné-club dédié aux cinémas d'Afrique, des Caraïbes et de la diaspora américaine, qui se tient au Musée Dapper.

Extraits de l'entretien:

"Qui est vraiment Abderrahmane Sissako ? C’est un homme de parcours. Il part de Mauritanie, il part du Mali, il part de l'Union Soviétique et il arrive en France, en passant par Cannes. Le plus dur, il l'a accompli à l'âge où les adolescents préparent le bac : prendre la décision de partir. "Le voyage géographique est beaucoup moins difficile que la prise de décision, que ce voyage que l'on vit avant", confie-t-il.
(...)
Donc, l'absence de films africains ou noirs dans les grandes salles vous laisse songeur. Où se trouverait selon vous le véritable problème, si problème il y a ?
(...)
Les réalisateurs sont souvent obligés de se trimbaler de festival en festival pour vendre leur film. Pour ce faire, ils doivent faire eux-mêmes des choix stratégiques : montrer leur film en Afrique ou démarcher en Europe, ou vice-versa. On oublie que ça doit être le métier de quelqu'un d'autre de porter l'œuvre, il ne faut pas concentrer tout sur une seule personne juste parce que c’est soi-disant son projet. Elle, toute seule, ne peut pas faire exister l'œuvre jusqu'au bout.
Pour y arriver, il faut que la chaîne existe véritablement. Donc si on peut parler de problème dans la visibilité du cinéma africain en Occident, il se situe à ce niveau. La chaîne, quand elle existe, est faible. Et, s'il fallait mettre le doigt sur l'un de ces maillons faibles, ce serait d'abord au niveau de la distribution, bien qu’il s’agisse de la cheville ouvrière du cinéma.
(...)
Pourquoi les distributeurs ne se bousculent pas davantage ? Est-ce par rapport à la qualité du cinéma africain ou simplement parce que celui-ci ne rentre pas dans la logique commerciale de ces institutions ?
Pour ma part, beaucoup de choses manquent. Déjà, il faut approfondir le débat sur les rapports Nord-Sud : quelle est réellement la nature des relations entre ces deux entités culturelles ? On observe encore une position de dominant et de dominé.
Le hic, c'est que personne ne veut assumer cette réalité alors que les choses sont pourtant claires. Il suffit simplement de le dire sans toutefois tomber dans de perpétuels clichés de revendication en essayant de refaire l'histoire. Ce qui est fait est fait, c'est aussi ça le patrimoine culturel des peuples d'Afrique et d’Occident, où qu'ils soient.
Sans revenir sur ce passé commun, il faudrait juste poser le problème de la perception ambiguë que la grande majorité des occidentaux ont du continent africain. Pourquoi l'Europe a-t-elle toujours enjambé ce continent si proche d’elle culturellement pour aller vers l’Asie, plus lointaine ? Il y a donc nécessité à débattre et à informer les deux peuples afin d’abolir les incompréhensions existantes. C’est seulement ainsi qu’on arrivera à raconter réellement l’Afrique qui est singulièrement particulière et qu’on arrêtera de la marginaliser. C’est uniquement à partir de ce moment-là qu’on arrivera à échanger dans la diversité.
(...)
Comme nous parlons du Fespaco, le cinéma africain fête cette année son cinquantenaire. Pouvez-vous nous parler des temps forts qui, selon vous, ont fait l’histoire de ce cinéma ?
Je ne sais pas s’il est vraiment nécessaire de parler des cinquante ans du cinéma africain. Je m’inscris dans la logique de Baba Hama : il faut plutôt parler d’un départ qui, précisons-le, sera tout à fait arbitraire. Je ne dis pas non plus qu’il ne faille pas les célébrer. Parce qu’aujourd’hui, il faut faire une rétrospective et établir un bilan.
Et de ce bilan, j’en sors un constat pathétique. Je ne juge pas la qualité des œuvres, loin de là. Je parle davantage de l’absence de productions. Parce qu’après cinquante années d’existence, il y a encore des pays sur ce continent qui font un film tous les dix ans ou qui n’en ont pas encore produit. Si nous pouvions éviter de nous auto congratuler ou de célébrer notre autosatisfaction, ce serait une bonne chose.
Donc, si ces cinquante dernières années peuvent servir de rétroviseur au futur en favorisant des questionnements tels que « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Pourquoi cet art africain reste-t-il marginal ? Quels sont ses freins et les moyens à mettre en oeuvre pour son développement ? », nous arriverons peut-être à y voir plus clair. Si de concert, public, artistes et politiques font cette analyse, ce pan de l’histoire du continent serait plus juste et lui rendre hommage serait une fierté. "

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante:
www.blackmap.com/9_2_abd.htm


• > Interview d'Aïssa Maïga par Olivier Barlet sur www.africultures.com

Olivier Barlet a rencontré en décembre dernier l'actrice Aïssa Maïga. Voici quelqus extraits de l'entretien, dont l'intégralité est disponible sur www.africultures.com:

"O.B.: Est-ce que vous pouvez répondre à des offres où il n'est pas précisé qu'on cherche une Noire ?
A.M.: Je vais peut-être recommencer maintenant. Avec mon agent, on avait essayé il y a quelques années mais c'était complètement contre-productif : on s'en prenait plein la gueule, les gens le prenaient très mal. Ils avaient l'impression qu'on les taxait de pas bien faire leur travail et c'était les mettre devant une réalité qui les dépassait. Maintenant que les mentalités ont un peu évolué, on peut recommencer, sans pitié ! Le jour où un film marchera avec un rôle interchangeable, cela fera bouger les choses.
O.B.: Vous avez finalement peu joué avec des réalisateurs africains.
A.M.: Oui, en dehors de Raoul Peck pour Sometimes in April et de Camille Mouyeke pour Voyage à Ouaga. J'ai toujours émis le souhait de travailler avec des réalisateurs africains à Paris ou en Afrique, mais je ne suis peut-être pas dans leurs projections. Quand ils réalisent un film en Afrique, ils veulent sans doute avoir une fille qui marche et parle comme une Africaine, ce qui me demande une composition.
O.B.: Comment avez-vous vécu le tournage du film de Raoul Peck sur le génocide rwandais ?
A.M.: Il faut savoir que Raoul Peck s'est inspiré d'histoires réelles : tout ce qui est dans le film est "vrai". Ce sont des reconstitutions. Mon rôle est celui d'une jeune militante avant les massacres qui luttait pour que les accords d'Arusha soient respectés et a été assassinée en pleine rue. Ce personnage a été supprimé au montage, peut-être sera-t-il encore dans le dvd ! Il était très bizarre de jouer mais aussi de partager ce tournage avec des gens qui avaient véritablement vécu le génocide. C'est difficile d'en parler, ça remue terriblement. On me prenait pour une Tutsi et on me parlait en kinyarwanda. Les figurants ont peu à peu raconté leur histoire personnelle au sein de la grande histoire du génocide. Ce sont surtout ces rencontres qui m'ont bouleversée."

www.africultures.com/index.asp?me ...


• > "Trois questions à Hassan Legzouli" dans L’Intelligent du 30 janvier 2005

Fadwa Miadi a posé 3 questions à Hassan Legzouli, réalisateur marocain vivant à Lille, à l'occasion de la prochaine sortie de son premier long métrage, Tenja.

"Hassan Legzouli est né voilà une quarantaine d'années à Aderj, un petit village du Moyen-Atlas marocain où il a tourné ses deux premiers films. Petit, il dévorait Sciences et Vie et rêvait de devenir chercheur. C'est dans cet objectif qu'il débarque en France au début des années 1980, mais entretemps il attrape le virus du cinéma. Après un court-métrage, Quand le soleil fait tomber les moineaux, son premier long-métrage, Tenja, sort le 2 février à Paris. Le film a déjà obtenu le la Bourse de promotion d'un film du Sud de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie et le Prix spécial du jury au festival d'Amiens.

F.M.: D'où vous est venu ce mystérieux titre, Tenja ?
H.L.: En arabe, « ten ja » signifie : « La terre est là, la terre est revenue ». C'est le cri qu'a poussé Noé au milieu du déluge, en voyant une colombe se poser sur son arche avec de la glaise sur les pattes. D'après les Tangérois, leur ville tirerait son nom de cette légende. Le titre du film associe donc Tanger, premier contact de Nordine avec le Maroc, et la symbolique du retour du corps du père : « Poussière tu es, et à la poussière tu retourneras. »

F.M. : Comment est né ce film ?
H.L. : Plusieurs éléments se sont conjugués pour lui donner naissance. Tout d'abord, je rêvais de peindre, par le biais d'un scénario sur l'émigration, deux régions qui me tiennent à coeur, le nord de la France et le Moyen-Atlas marocain. Pour des raisons personnelles, je me suis beaucoup intéressé à la vie des mineurs maghrébins en France. Puis la lecture d'une nouvelle, Le Fou des roses de Mohamed Choukri, à qui d'ailleurs ce film est dédié, m'a inspiré le personnage de Mimoun. Enfin, un jour, un ami m'a raconté les difficultés qu'il avait dû surmonter pour faire enterrer son père au Maroc.

F.M. : On a l'impression que la mort du père n'est qu'un prétexte pour montrer les travers du Maroc et ceux qu'il laisse en marge.
H.L. : Non, pas tout à fait. La pierre angulaire du film, c'est la relation qu'entretient Nordine avec son père. Mais, en même temps, je ne voulais pas focaliser dramatiquement sur la mort, d'autant plus que c'est à cette occasion que Nordine retrouve vraiment son père. La mort apparaît plutôt comme une continuité. Cette façon de procéder confère au film une dimension poétique, à mes yeux plus importante que sa portée sociologique et politique.

www.lintelligent.com/gabarits/art ...

A lire également, l'interview de Roschdy Zem, qui interprête Nordine:
www.lintelligent.com/gabarits/art ...


• > "Le Regard de Noureddine Lakhmari : Crimes sans châtiment", dans Le Matin du 1er février 2005

Mustapha Berrada revient dans le quotidien marocain Le Matin sur le premier long métrage d'un jeune réalisateur, Nourredine Lakhmari:

"Au vu de ses courts-métrages, son premier film ne pouvait être que prometteur. Noureddine Lakhmari a franchi le pas avec Le Regard et dévoilé les réelles qualités de cinéaste qu'on lui soupçonnait…
Pour en arriver là, il lui aura fallu quatre années de patience et beaucoup de vicissitudes, prix à payer pour parfaire son talent.

Biographie:

Noureddine Lakhmari est incontestablement l'un des jeunes réalisateurs qui ont le plus marqué ce qu'il est convenu d'appeler le nouveau cinéma marocain.
Ses courts-métrages ont été systématiquement primés comme meilleurs films dans le cadre du festival national du film : Brèves notes à Tanger en 1995, The Last Show à Casablanca, en 1998, Dans les griffes de la nuit à Marrakech en 2000.

En Norvège, où il réside depuis 1986, Lakhmari s'est également imposé en reportant des prix prestigieux tels que le prix du Dolby Award Grimstad et celui du meilleur film du Festival du court-métrage, tous deux accordés à Brèves Notes.
Né sans skis aux pieds , un 18 minutes qualifié par la presse de Trés drôle et très dur à la fois a été sélectionné au festival de Clermont-Ferrand et a reçu le prix de la Cinémathèque italienne en 1998. Il est distribué par la Warner Bros (Oslo).

Le Dernier spectacle et Dans les griffes de la nuit sont deux moyens métrages qui ont été également primés dans plusieurs festivals internationaux.
Noureddine Lakhmari, né à Safi le 15 février 1964, a choisi sa ville natale et sa région pour tourner son premier long-métrage Le Regard."

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante:
www.lematin.ma/mailing/article.as ...




Ameriques   
  • > Rapport économique sur la production cinématographique et télévisuelle au Canada, Profil 2005

Extrait de l'introduction du bilan de la production cinématographique canadienne, publié par l'Association Canadienne des Producteurs de Films et de Télévisions:

D'ordinaire, la « vue d'ensemble » qu'offre le Profil consiste en un bilan de l'année écoulée. Or, ce bilan est essentiellement le même depuis trois ans, et il est plutôt sombre. Pour mettre les choses en perspective, il faut regarder l'industrie sous l'angle de la réussite des dix dernières années. Durant cette période, l'industrie a été, directement et indirectement, la source de plus de 134 000 nouveaux emplois. Elle a aussi doublé son volume, qui atteint aujourd'hui près de 5 milliards de dollars par année. De ce montant, 3 milliards sont attribuables à des productions "canadiennes", dont les deux tiers – soit une valeur de 2 milliards de dollars – sont l'oeuvre de producteurs indépendants du pays.Peu importe l'étalon de mesure, ce sont là des indices de prospérité.

L'augmentation de la production est devenue l'un des beaux exemples de réussite de la politique gouvernementale. Toutefois, elle n'a pas entraîné un accroissement comparable de la vigueur des entreprises composant l'industrie, et la production a maintenant commencé à baisser. Il y a quelque chose qui ne va pas.Les producteurs canadiens font leur part pour enrichir le patrimoine culturel du pays et contribuer à l'économie nationale, mais la viabilité de leurs entreprises dépend de la signature d'un nouveau pacte. Leurs partenaires, dans l'administration publique et dans le secteur de la télévision, doivent les épauler. Si chacun y met du sien, il est possible d'arriver à une stratégie qui leur permettra de mieux composer avec la loi de l'offre et de la demande et de survivre à la dépression actuelle. En résolvant leurs préoccupations d'ordre financier et réglementaire, on favorisera la création du cadre de programmation dont le pays a besoin. Y manquer risque de compromettre la concrétisation d'une vision nationale.

Le dilemme est semblable à celui que pose le réchauffement de la planète : agir maintenant pendant qu'il est encore temps ou ne rien faire et prendre le pari que la situation se résoudra d'elle-même.La perspective de l'extinction d'une voix canadienne distinctive revêt-elle le caractère critique de celle d'une catastrophe écologique d'ampleur mondiale? Peut-être pas… mais c'est tout de même une éventualité assez troublante pour que le gouvernement fédéral y ait fait allusion en octobre dernier, dans le Discours du trône, lorsqu'il a déclaré qu'il « encouragera les institutions et les politiques culturelles qui aspirent à l'excellence, qui reflètent une société diversifiée et multiculturelle, qui relèvent les nouveaux défis de la mondialisation et de l'économie numérique, et qui favorisent la pluralité des opinions et des expressions culturelles au Canada et à l'étranger ».

Faire fi des exhortations répétées des producteurs laisserait entendre que ces paroles sont vides de sens. Le gouvernement pourrait être accusé de ne pas tenir compte de ses propres recommandations. En effet, en juin 2003, le Comité permanent du Patrimoine canadien a publié un rapport intitulé Notre souveraineté culturelle : Le deuxième siècle de la radiodiffusion canadienne. Il y recommandait de revoir le mandat et les responsabilités du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, CRTC(...)

Il y a des signes de progrès. L'élection générale de juin 2004 a porté une minorité libérale au pouvoir et, de ce fait, créé une conjoncture propice à d'autres débats au sujet du portefeuille culturel. La nouvelle ministre du Patrimoine canadien, l'honorable Liza Frulla, est tenue en grande estime dans les milieux culturels et dans l'industrie. L'un de ses premiers gestes a été de nommer Wayne Clarkson, un fervent du nationalisme culturel, à la direction générale de Téléfilm Canada. Le rapport Lincoln a en outre été remis sur le tapis : le Comité a demandé au gouvernement de préciser sur les suites qu'il entend donner à ses recommandations. C'est tant mieux, car il y a beaucoup à faire. (...)

L'intégralité du bilan est disponible sur le site de l'association:
http://www.cftpa.ca/


• > Programme des 7ème Prix Jutra, les pric du cinéma canadien francophone

Ma vie en cinémascope, Le Dernier Tunnel, Les Aimants et Elles étaient cinq dominent la course aux Jutra 2005, les prix du cinéma canadien francophone.

Film plus que millionnaire au box-office, Ma vie en cinémascope récolte neuf mises en nomination: meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice (Pascale Bussière), meilleur acteur de soutien (Serge Postigo)... La biographie d'Alys Robi signée Denise Filiatrault est talonnée de près par Le Dernier tunnel d'Érik Canuel, finaliste dans huit catégories, dont celles du meilleur acteur (Michel Côté) et de la meilleure actrice de soutien (Céline Bonnier et Marie-France Marcotte).

Premier film de l'ex-RBO Yves Pelletier, Les Aimants se retrouve en nomination dans sept catégories, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario. Performance similaire d'Elles étaient cinq, obtient également sept nominations: film, scénario... À noter que la désopilante comédie Dans une galaxie près de chez vous est finaliste dans six catégories, dont celle du meilleur acteur (Guy Jodoin). Saga historique froidement reçue par la critique, Nouvelle-France reçoit le même nombre de nominations.

Rappelons que le Jutra-Hommage, assorti d'une bourse de 5.000 $, sera décerné cette année au cinéaste Michel Brault, père du cinéma direct, dont le nom figure au générique de 200 films, à titre de réalisateur, caméraman, directeur photo ou producteur! Le prix lui sera remis au cours de la 7e soirée des Jutra, animée par l'humoriste Patrick Huard et télédiffusée à l'antenne de Radio-Canada, le dimanche 20 février prochain.

www.radio-canada.ca/culture/


• > Oscars 2005: Nomination

La 77ème cérémonie des Oscars se tiendra le 27 février prochain à Los Angeles.

Si Aviator de Martin Scorcese totalise 11 nominations, notons la présence du film Hotel Rwanda de Terry George, coproduction Canada/ GB/ Italie/ Afrique du Sud, pour lequel Don Cheadle est nommé dans la catégorie Meilleur Acteur, Sophie Okonedo dans la catégorie Meilleur second rôle féminin, et Keir Pearson et Terry Goerge pour le meilleur scénario original.

Un Long Dimanche de Fiançailles du français Jean-Pierre Jeunet se voit nommé dans deux catégories "artistiques", Aline Bonetto pour la meilleure direction artistique, et Bruno Delbonnel pour la meilleur photographie, et Les Choristes, de Christophe Barratier (France), en lice pour l'Oscar du meilleur film étranger, voit aussi sa chanson Vois sur ton chemin (Musique: Bruno Coulais; Paroles: Christophe Barratier) concourir pour l'Oscar de la meilleure chanson. Notons enfin la nomination de Ryan du canadien Chris Landreth dans la catégorie "meilleur court métrage d'animation.

L'intégralité des nominations est disponible sur le site:
www.oscars.com


• > Aide à la production audiovisuelle de la SODEC: commission de janvier 2005

La SODEC a dévoilé le nom des projets retenus pour l’aide à la production audiovisuelle.

3 longs métrages de fiction du secteur indépendant ont été retenus sur les 17 projets déposés le 15 octobre 2004 :
- First Bite de Hunt Hoe sera distribué par K-Films. Sujet : Entre la fable et le thriller, le film suit les aventures de Lake à la poursuite de son amant et de sa nouvelle dulcinée dans plusieurs pays.
- Amalgames, le journal du doute de Jeanne Crépeau qui compte produire et distribuer son film. Le sujet : Le film entre mensonges et réalité nous transportera au grès des évènements d’un journal intime.
- De ma fenêtre sans maison présentée par Maryanne Zehil suivra Dounia, originaire du Liban, partie rejoindre sa mère au Québec alors qu’elle n’avait que quatre ans. Louise Portal (Elles étaient cinq) interprètera le rôle de la mère.

5 projets de courts métrages de fiction ont été retenus sur les 24 déposés le 17 octobre :
- Le Baiser sous le gui de Nancy Savard.
- Derniers mots de Joe Balass .
- Elizabeth Heywood de Rosa Zacharie.
- My Friend Anna de Laura Turek.
- The Circle of Confusion de Kun Chang.

17 projets de documentaires ont été retenus sur les 40 déposés, dont un seul est destiné aux salles de cinéma :
- La Peau et les Os, un cri du corps, de Hélène Bélanger-Martin.

8 projets de fictions de courts et moyens métrages ont été retenus dans le cadre de l’aide aux jeunes créateurs :
- La Chambre Bleue, écrit par Jérôme Gariépy, réalisé par Jean-François Daigle.
- Crépuscule de Félix Dufour-Laperrière est produit par Noir sur Blanc Animation.
- Les Etats Nordiques de Denis Côté.
- Globule de Francis Deltour et Sébastien Tétrault est produit par Daniel Plante.
- Milosh et Kis de Nancy Baric.
- Miroirs d’été d’Etienne Desrosiers est produit par Cyclope films.
- Radio de Patrick Boivin est produit par Les Productions Kinesis.
- Rouge au sol de Maxime Giroux est produit par Nufilms.

La SODEC a soutenu également plusieurs moyens et courts métrages documentaires qui seront diffusés à la télévision.

www.sodec.gouv.qc.ca


• > "En Région!", Conférence sur la coproduction internationale et rencontres individuelles, organisée par Telefilm Canada

Le bureau de l’Ontario et du Nunavut de Téléfilm Canada et le service des coproductions internationales organisent une conférence où sera présenté un survol des coproductions internationales entre le Canada et ses partenaires. Seront également abordés les défis que doivent relever les producteurs canadiens en matière de coproduction internationale et les récents changements qui ont marqué le paysage de la coproduction.

Emmanuelle Lemenu, analyste - coproductions internationales chez Téléfilm Canada, dirigera la conférence et sera à la disposition des participants pour des rencontres individuelles de 30 minutes, pour discuter d’un projet particulier ou de toute question touchant la coproduction.

La conférence aura lieu le vendredi 4 février 2005 et sera suivie de rencontres individuelles, sur rendez-vous seulement, de 13 h à 17 h.

Confirmer sa présence par courriel à hemmingh@telefilm.gc.ca.

http://www.telefilm.gc.ca/data/FlashInfo ...





• > "Nouveaux Québécois, nouveau cinéma!" par Odile Tremblay pour Le Devoir, 12-13 février 2005

Alors que les Rendez-vous du cinéma québécois débuteront dans quelques jours au Québec, Odile Tremblay revient dans Le Devoir sur les nouveaux cinémas québécois... Morceux choisis:

"Ils sont chargés de nouveaux symboles, ces Rendez-vous du cinéma québécois. Ségolène Roederer, la directrice générale, assure que leur vocation demeure inchangée : réfléchir sur le cinéma d'ici et le mettre en lumière, mais la mise en valeur est autre, plus festive, plus enthousiaste. Et pour cause...

Le cinéaste Denis Chouinard, président de la manifestation, rappelle à quel point le contexte de notre septième art s'est modifié avec le succès. «Chacun s'attendait à ce que la lune de miel entre le public et son cinéma baisse après l'effervescence de l'année des Invasions Barbares et de La Grande Séduction, mais non ! En 2004, l'amour demeure intact et l'audience aussi. Mais le documentaire et le court métrage ont fait chez nous des pas de géant.»

Bien sûr, les nouvelles technologies ont quelque chose à voir avec le succès des films québécois. Les Rendez-vous ont retenu 30 longs métrages parmi les 48 produits et 43 documentaires sur les 136 tournés durant l'année. Les gens s'identifient au cinéma maison et les Rendez-vous se chauffent à la flamme de cet engouement.

Jouer pour jouer dans la symbolique... Est-ce hasard ou signe des temps ? Les films d'ouverture et de clôture de ces 23es Rendez-vous donnent la parole à ces messieurs.

Notre septième art repose traditionnellement sur des femmes fortes et des hommes effacés, en une éternelle quête d'un père absent. Or Manners of Dying (L'Exécution), de Jeremy Peter Allen, donnant la vedette à Roy Dupuis et à Serge Houde, qui ouvre le bal, et Les Guerriers de Micheline Lanctôt, d'après la pièce de Michel Garneau, avec Patrick Huard et Dan Bigras, sont de purs films de gars. Aucune femme à l'écran sinon à titre d'ombres virtuelles ou de mère invisible.

Sans doute était-il temps que les hommes québécois se créent de nouveaux modèles...

Accompagnant le film d'ouverture, Manners of Dying, quatre gars, quatre Québécois ouverts sur le monde, sont en ville. Citoyens de la planète à leur façon, visages de nos réalités d'aujourd'hui, ils sont parfaitement bilingues et travaillent indistinctement en anglais ou en français. Le cinéma québécois a changé, la société aussi...

Yann Martel, l'auteur du Livre de Pi, a rédigé la nouvelle à l'origine de ce Manners of Dying. Précisons que ce film est un huis clos carcéral (tourné dans l'ancienne prison Gomin pour femmes à Québec). En une ville innommée des États-Unis, un condamné à mort (Roy Dupuis) explore huit façons de passer ses derniers moments et demande au directeur de prison (Serge Houde) d'envoyer la cassette vidéo des heures ultimes à sa mère.
(...)

Jeremy Peter Allen réalise avec Manners of Dying son premier long métrage. Né à Toronto, il a été élevé en Ohio, à Québec et à Montréal, issu d'un père britannique et d'une mère québécoise. On lui doit des courts métrages en français à succès (dont Requiem pour un plafond). Il fut directeur de production sur plusieurs films, dont La Face Cachée de la lune de Robert Lepage. Dix-neuf jours de tournage, c'est peu. Une caméra Super 16, une image gonflée en 35 mm, avec le flou de circonstance. Un budget minime : un million de dollars. Mais une équipe qui s'est jetée à fond de train dans un projet casse-gueule et courageux.

Pourquoi l'anglais ? «Je suis resté fidèle à la langue du récit, explique-t-il. D'ailleurs, l'histoire semble se passer aux États-Unis, où la peine de mort est encore pratiquée. Dans la nouvelle, le condamné mourait par pendaison, mais j'ai changé pour l'injection létale, actualisant l'action sans définir vraiment l'époque.»

Roy Dupuis a tourné aux États-Unis, sautant le pont des langues, revenant dans sa cour, rêvant de prendre la mer avec son voilier. Jeremy Peter Allen n'osait penser à lui pour le rôle du condamné. Mais l'acteur a accepté d'abaisser beaucoup son cachet. «C'est un rôle trop intéressant, trop intelligent pour essuyer un refus, tranche-t-il. Roy Dupuis a quand même trouvé dangereux de s'aventurer en des zones de lui-même jamais franchies.

Serge Houde est un acteur québécois qui vit à Vancouver, jouant en anglais dans les productions américaines tournées là-bas. «Mais mon rêve, c'est de travailler au Québec», confesse l'interprète. Il était de la distribution d'Octobre de Falardeau. Depuis, plus rien chez nous ! D'où l'exil en Colombie-Britannique.

Chose certaine, les quatre gars sont fiers du film. Réunis à Montréal le temps d'un lancement, ils retourneront ensuite chacun dans leurs sphères, leurs voyages, leurs errances, entre une langue et l'autre. À nouveaux Québécois, nouveau cinéma ! "

www.ledevoir.com/2005/02/12/74618 ...


• > "Le cinéma français à la reconquête du Québec" par Odile Tremblay pour Le Devoir du 29-30 janvier 2005

Odile Tremblay était à Paris pour Le Devoir à l'occasion des 7èmes Rendez-vous des cinémas français organisés par Unifrance. Voici quelques extraits:

"Tandis que le cinéma québécois a conquis ces deux dernières années son public en coiffant 20 % des parts de marché en salle, le septième art français piquait du nez sur nos écrans. Sur la tarte du cinéma, les pointes ont changé de taille. Hollywood conserve la part du lion, mais son rival le plus sérieux, la France, perd pied chez nous et cherche à rectifier le tir.

Il faut dire que la qualité générale des films français présentés ces derniers temps au Québec, plutôt moyenne, a nui à leur popularité. Mis à part quelques titres porteurs, trop de demi-valeurs françaises sont arrivées jusqu'à nous, contribuant à diluer la cuvée. En 2005, si l'on en juge par les films que les critiques ont vu à l'avance, le lot sera encore très inégal.

Unifrance Film, association des producteurs français, a dépêché cette semaine des délégués accompagnés du cinéaste François Ozon et du comédien Jean-Marc Barr à la rencontre des exploitants de films Travelling Laurentides 2005, qui s'est déroulée à Saint-Sauveur, histoire de montrer la production à venir et de tâter le pouls de la demande.

La semaine dernière, pour la première fois, Unifrance invitait des journalistes québécois à ses Rendez-vous annuels du cinéma français. C'est l'occasion pour la presse internationale d'interviewer cinéastes et acteurs pour les films qui gagneront les écrans de leur pays.

Des chiffres inquiétants
Sans être follement alarmants, les chiffres québécois ont de quoi inquiéter l'Hexagone. En 2001, cru Amélie Poulain, le cinéma français attirait 1,6 million de spectateurs québécois. En 2002, tirée par la locomotive d'Astérix, cette fréquentation montait à 1,8 million. «C'est en 2003 qu'on s'est cassé la figure chez vous, explique Jean-Christophe Baubiat, chargé d'études à Unifrance pour le marché extérieur. Les entrées ont chuté à 1,1 million de spectateurs malgré les succès de L'Auberge Espagnole et de Taxi 3.» Ce fut l'année des Invasions Barbares d'Arcand, que les aléas de la coproduction classaient comme film français en France mais pas au Québec. Mêmes piètres résultats en 2004. «Sans Les Choristes [350 000 spectateurs environ jusqu'à ce jour], c'eût été la catastrophe», précise le chargé d'études.

En Belgique, 2004 fut pourtant l'année la plus rentable de la décennie pour le cinéma français, grâce en partie à la comédie Podium, de Yann Moix, qui devrait moins rejoindre les goûts des Québécois.

Manque de pot pour la France : en 2005, la crise des festivals montréalais empêchera Unifrance d'accroître sa présence dans un rendez-vous québécois. «On fera comme tout le monde : on observera la situation des festivals montréalais cette année, quitte à s'impliquer davantage l'an prochain quand la situation sera clarifiée», déclare la déléguée générale d'Unifrance, Véronique Bouffard.
(...)

Question de prix
Les distributeurs québécois sont en grande partie responsables de leurs achats de films étrangers, mais ils se sont trop laissés entraîner dans des surenchères de prix. Certains qui avaient coutume d'acheter d'après scénarios ont essuyé des déceptions. Et puis, à coups de faillites ou d'abandons, le paysage de la distribution s'est modifié au Québec. Résultat : une concentration entre les mains d'un nombre trop faible de joueurs : Alliance, Christal, Séville ainsi que K-Films d'Amérique pour quelques oeuvres d'auteurs.

«Unifrance ne peut pas faire baisser les prix des films aux acheteurs québécois, affirme Margaret Menegoz, la présidente d'Unifrance. C'est au marché de se réguler.» À son avis, les commerçants ont tort d'avoir parfois préféré renoncer à la vente d'un film plutôt que d'en baisser le prix.

La coutume de vendre des films français en «package», livrant de bas morceaux avec l'oeuvre-vedette, n'a pas contribué à élever le niveau général.
(...)

L'échiquier des acheteurs de films français a bougé par ailleurs depuis trois ou quatre ans. Des Américains, Miramax entre autres, ont commencé à acheter des films français avec droits pour le territoire canadien, et les distributeurs québécois furent négligés en cours de route. «Il y a une attitude trop mercantile des vendeurs français, qui préfèrent faire affaire avec Miramax ou Warner Bros, plutôt qu'avec un distributeur québécois, déplore Jean-Christophe Baubiat. De fait, cette percée des Américains correspond aussi à un découragement des distributeurs traditionnels chez vous.» Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet, est diffusé par Warner.

Ceci entraînant cela, «le Québec est devenu une priorité pour Unifrance», assure Véronique Bouffard. Reste à mettre des stratégies sur pied. Jean-Christophe Baubiat a été chargé d'élaborer des offensives, par exemple : multiplier les visites de stars au Québec tout au long de l'année, se rapprocher de la SODEC, soutenir le rendez-vous Cinéma du Québec à Paris et promouvoir les coproductions.

«On va également établir avec les distributeurs québécois une liste de films prioritaires pour 2005 et apporter un soutien au besoin. Le fait de n'avoir pas poussé à la roue d'un film comme Les Rivières pourpres 2 lors de la sortie québécoise a énormément nui au film, estime le chargé d'études. Il faut relever la tête, viser 1,6 million de spectateurs en 2005.»

De notre côté de la clôture, on ne peut que sourire devant la récente percée du cinéma québécois en France. Comme un retour du balancier..."

www.ledevoir.com/2005/01/29/73604 ...


• > Rendez-vous du cinéma québécois: Programme

Du 17 au 27 février prochain auront lieu les Rendez-Vous du Cinéma Québécois (du 17 au 27 à Montréal, du 21 au 27 à Québec). Au programme: plus de 150 films, ceux qui ont marqué 2004 et des primeurs, à voir en compagnie des artistes et artisans du cinéma québécois.

Voici les longs métrages proposés:
Les Films de l'année
Les Aimants, Yves Pelletier; Le Bonheur c'est une chanson triste, François Delisle; Camping sauvage, Guy A. Lepage, Sylvain Roy, André Ducharme; Mémoires affectives, Francis Leclerc; Nouvelle-France, Jean Beaudin; La Peau Blanche, Daniel Roby; Le Papillon Bleu, Léa Pool; Dans une galaxie près de chez vous, Claude Desrosiers; Ma vie en Cinémascope, Denise Filiatrault; Elles étaient cinq, Ghyslaine Côté.

Visions d'auteur
A Silent Love, Frederico Hidalgo; Acapulco Gold, André Forcier; Comment conquérir l'Amérique en une nuit, Dany Laferrière; Comment devenir un trou de cul et enfin plaire aux femmes, Roger Boire; Les États nordiques, Denis Côté; Le Golem de Montréal, Isabelle Hayeur; Littoral, Wajdi Mouawad; La Lune viendra d'elle-même, Marie-Jan Seille; Premier juillet : Le film, Philippe Gagnon; Manners of Dying, Jeremy Peter Allen; Les Guerriers, Micheline Lanctôt; CQ2 (Seek you too), Carole Laure.

Les Nocturnes
Le Chalet, Jarrett Mann; Elephant Shoes, Christos Sourligas; Graveyard Alive - A Zombie Nurse in Love, Elza Kephart; Les Moscovites, Charles Barabé; Tryst, John Ashmore.

Portraits Montréalais
Le Dernier Tunnel, Érik Canuel; Jack Paradise «Les Nuits de Montréal», Gilles Noël; Monica la Mitraille, Pierre Houle.

L'intégralité du programme est disponible sur el site des Rendez-vous: www.rendez-vous.turbulent.ca



• > Festival International du Film de Portland: programmation

Le Festival International du Film de Portland se tiendra du 11 au 26 février 2005.

Parmi la programmation internationale se trouvent plusieurs productions francophones, dont:
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola/ France/ Portugal
- Saint Ralph, Michael McGowan, Canada
- Here, Zrinko Ogresta, Croatie
- Czech Dream, Vit Klusak et Filip Remunda, République Tchèque
- 10ème Chambre, instants d'audience, Raymond Depardon, France
- Comme un image, Agnès Jaoui, France
- Notre Musique, Jean-Luc Godard, France
- 5x2, François Ozon, France
- Kontroll, Nimrod Antal, Hongrie
- Moolaade, Sembène Ousmane, Sénégal
- Gardien de Buffles, Minh Nguyen Vô, Vietnam

Toute la programation sur le site du festival:
www.nwfilm.org/piff


• > Oi Hero de Zeze Gamboa et Mur de Simone Bitton primés à Sundance

Le festival de Sundance, plus grand festival de cinéma indépendant aux Etats-Unis, s'est tenu du 21 au 30 janvier 2005 à Salt Lake City.

Pour la première fois, le festival accueuillait une nouvelle section, celle des cinémas du monde. Pour la première année donc, c'est Oï Hero de Zeze Gamboa (Angola/ Portugal/ France), déjà remarqué dans de nombreux festivals, qui a reçu le Grand Prix du meilleur long métrage de fiction. A cetet occasion, le réalisateur à déclaré: "Pour un réalisateur dont c'est le premier film, et qui vient d'une partie du monde que peu de gens connaissent, l'Angola, en Afrique, où il n'y a qui plus est pas d'industrie cinématographique, c'est un grand honneur que de recevoir ce prix".

Mur, de Simone Bitton, film non moins remarqué, a reçu le prix spécial du jury dans la compétition documentaires "Films du monde".

Par ailleurs, le prix du public pour le documentaire dans la section "Films du monde" a été remis au film canadien J'ai serré la main du diable: Roméo Dallaire, de Peter Raymont. Ce film raconte l'histoire du lieutenant général Roméo Dallaire et de sa mission controversée pour l'ONU lors du génocide rwandais en 1994. "Ce prix permettra de poursuivre la mission du Général Dallaire, consistant à révéler au monde l'horreur de ce génocide, et à faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que cela arrive à nouveau" a déclaré Peter Raymont.

Tous les résultats sont disponibles sur le site du festival: www.sundanceonlinefilmfestival.or ...




Europe   
  • > Bilan 2004 du Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique

Le Centre du Cinéma de la Communauté française de Belgique présentait le mardi 1er février dernier son Bilan pour l'année 2004, l'occasion pour tous les professionnels présents de découvrir l'estimation chiffrée de la production cinématographique en Belgique francophone pour l'année 2004.

Voici quelques chiffres.

- En 2004, la Commission de sélection des films a examiné 358 projets dont 101 ont obtenu un avis favorable pour l'octroi d'une aide: 33 courts métrages sur 140 (3 pour l'aide à la finition, 30 pour l'aide à la production); 38 longs métrages sur 116 (1 pour l'aide à la finition, 20 pour l'aide à la production, 17 pour l'aide à l'écriture).

- Les promesses d'aide pour les longs métrages étaient de 75.000 euros pour l'aide à la finition, 212.500 euros pour l'aide à l'écriture et 5.895.000 euros pour la production, soit en tout 6.182.500 euros

- Les promesses d'aide pour le court métrage ont atteint 1.135.875 euros.

- L'apport des chaînes de télévision se chiffre de la sorte: 2.706.720,96 euros pour la RTBF; 7.063.350 euros pour RTL-TVi; 584.122 euros pour Be TV et 40.116 euros pour MCM.

- 24 courts métrages ou documentaires et 14 longs métrages ont été aidés pour un montant total de 275.486,50 euros dans le cadre de l'aide à la promotion dont peuvent bénéficier les films belges francophones sélectionnées dans les festivals internationaux.

- 17 festivals sis en Communauté française ont reçu une aide pour un montant global de 426.501,19 euros.

- 19 longs métrages belges francophones ont reçu une aide à l'occasion de leur sortie en salles commerciales en Belgique, pour un soutien global de 250.659 euros.

- Le Centre du Cinéma a subventionné 9 cinémas diffusant majoritairement des films "art et essai" pour un montant global de 654.000 euros. La subvention aux distributeurs "art et essai" (4 sociétés) s'est élevée à 143.778 euros.

- En 2004, les courts métrages et les documentaires belges francophones ont remporté plus de 80 prix internationaux, alors que les longs métrages ont récolté plus de 55 récompenses internationales (en attendant les Césars 2005!)

L'intégralité du bilan sur le site du Service Général de l'Audiovisuel et des Multimédias:
www.cfwb.be/av/fram001.htm


• > Mise en place de nouvelles mesures en faveur du cinéma helvétique

Le cinéma romand et du Tessin vont recevoir une aide supplémentaire de près de 520 000 euros par an pendant trois ans, a annoncé le chef du département de l’intérieur du Conseil fédéral Pascal Couchepin lundi 24 janvier à l’occasion de l’ouverture des 40ème journées de Soleure.

Ce soutien en faveur des œuvres de la Suisse latine est destiné à accroître la présence du cinéma suisse dans la région française et italienne. L’aide liée au succès (introduite récemment pour favoriser la distribution des films suisses dans les salles) a créé un déséquilibre entre les trois communautés linguistiques. "Nous voulons que les films suisses soient produits, distribués et vus partout en Suisse", a indiqué le conseiller fédéral.

Selon l’agence de presse suisse ATS, l’aide sera répartie de la manière suivante : près de 390 000 euros iront à la Suisse romande, distribués pour moitié entre les distributeurs et les producteurs. Le restant ira aux professionnels du secteur en Suisse italienne.

Le conseiller fédéral a également rappelé que le Parlement avait accordé un plafond de dépenses de près de 61,5 millions d’euros au cinéma pour les années 2004 à 2007.

Pascal Couchepin a également indiqué la volonté du département de l’Intérieur de promouvoir les filières de formation. Le projet "Réseau cinéma suisse" qui prévoit de regrouper toutes les institutions qui dispensent des formations dans le domaine cinématographique est actuellement en train de se mettre en place.

En 2003, plus de 1 400 films ont été distribués en Suisse, dont plus d’un quart était des nouveaux films.

DFI Département fédéral de l'intérieur
www.admin.ch

Source: www.screenmedia.biz


• > Emir Kusturica Président du Jury et Abbas Kiarostami Président de la Caméra d’or à Cannes

Emir Kusturica sera le président du jury du 58ème Festival de Cannes qui se déroulera du 11 au 22 mai 2005.

Sélectionné pour la première fois à Cannes en 1985, il y reçoit la Palme d'Or pour Papa est en voyage d'affaires. Il revient en 1989 avec Le Temps des gitans, récompensé par le Prix de la mise en scène. En 1995, Underground lui fait rejoindre le cercle très fermé des réalisateurs deux fois couronnés par une Palme d'Or.

Après le succès de La Vie est un Miracle en 2004, Emir Kusturica a accepté de présider cette année le Jury du Festival de Cannes, lui qui disait " Je suis né plusieurs fois et il est certain qu'une de mes naissances a eu lieu à Cannes ".

Il nous a déclaré à cette occasion :
" Je veux remercier le Festival de Cannes qui par deux fois a consacré mes films, en 1985 et en 95, en me décernant la Palme d'or. Maintenant c'est à mon tour de défendre les valeurs du Festival : je me suis donné pour mission de Président du jury de placer l'esthétique et l'artistique au coeur de la manifestation. "
Emir Kusturica (19/01/05)

Abbas Kiarostami présidera le Jury de la Caméra d'Or.

En 1992 il est sélectionné pour la première fois à Cannes avec Et la vie continue au Certain Regard. En 1994, Autour des oliviers est en compétition officielle et en 1997, Le Goût de la cerise est consacré par la Palme d'or. Ten en 2002, 10 on Ten en 2004 et Five sont tous présentés à Cannes. Son oeuvre qui trouve l'équilibre entre l'approche documentaire et la mise en scène narrative a permis au monde de découvrir une cinématographie iranienne en pleine renaissance.

Membre du Jury de la Cinéfondation et des courts métrages en 2002 après avoir participé au Jury longs métrages en 1993, Abbas Kiarostami est à nouveau au rendez-vous cette année, en Président du Jury de la Caméra d'Or.
Il nous a déclaré :
" Je suis très heureux de présider en 2005 le Jury de la Caméra d'Or et de contribuer ainsi à la découverte de nouveaux talents.
Je voudrais à cette occasion saluer le Festival pour sa façon de voir et d'accueillir le monde, dans toutes ses nuances de couleurs et sa diversité. L'incorrigible humaniste que je suis partage les vues de ce festival indépendant qui n'a jamais suivi qu'une seule ligne politique, celle du cinéma et ne chante qu'un seul hymne, celui de l'imagination.
Je l'accompagnerai donc cette année avec une grande ferveur dans sa quête au service de l'art en général et du cinéma en particulier. "
Abbas Kiarostami

www.festival-cannes.org


• > Les accords de coproduction européens sur le site de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel

Communiqué de presse de l'Observatoire Européen de l'Audiovisuel:

Cette année, la Berlinale sera sans doute un point de départ pour de nombreuses coproductions européennes, étant donné les partenaires qui seront trouvés et les accords qui seront conclus pendant le festival. Pour faciliter ce travail, l'Observatoire européen de l'audiovisuel vient de publier sur son site Internet des informations sur tous des accords européens bilatéraux de coproduction existant entre les divers pays en Europe.

A l'heure actuelle, plus de 50 accords de coproduction sont déjà en vigueur entre ces pays. Ces traités stipulent un cadre juridique au sein duquel les producteurs européens peuvent travailler et coproduire ensemble. Ils définissent également le rôle que peuvent jouer les différentes sources de financement au sein du plan de financement d'une coproduction européenne.

Les textes de ces accords disponibles peuvent être téléchargés gratuitement à partir de la base de données IRIS MERLIN sur le site de l'Observatoire :

http://merlin.obs.coe.int


• > MEDIA intégré dans une nouvelle DG

Depuis ce 1er février, la politique audiovisuelle européenne et le Programme MEDIA sont pleinement intégrés au sein de la nouvelle Direction générale Société de l’Information et Médias ; une nouvelle Direction A Audiovisuel, Médias, Internet, gérée par Gregory Paulger, y regroupe 4 Unités :
- A.1 Politiques audiovisuelles et des médias, Droits numériques ; Task force sur la coordination des questions relatives aux médias : Jean-Eric de Cockborne (+32 2 296 8632)
- A.2. Programme MEDIA et éducation aux médias : Constantin Daskalakis (+32 2 296 3596)
- A.3. Internet ; sécurité des réseaux et de l’information : Michael Niebel (+32 2 296 0705)
- A.4. Relations internationales : Simon Bensasson (+32 2 296 8066)

http://europa.eu.int/comm/avpolicy/me ...


• > Création d'un portail internet dédié au court métrage français: www.le-court.com

Monique Barbaroux, directrice adjointe du Centre National de la Cinématographie, a annoncé à Clermont-Ferrand la création d'un portail internet dédié au court métrage français. Voici le but de ce portail:

"Par la mise en réseau et une circulation de l'information, le portail se définit comme un point de convergence et de rencontre des initiatives menées en faveur de ce format de création cinématographique. Pour la première fois vous pourrez consulter et (re)découvrir, via une base de données, plus de 14 000 films présentant plus de vingt années de travail de recherche et d'archivage. Les différentes informations (fiches techniques, revue de presse, lieux de diffusions, aide à la réalisation) pourront être consultées librement par le grand public et professionnels.

Espace de recherche, de création, d’expérimentation, ce portail constitue également un véritable centre de ressources au service de la démocratisation des savoirs. Cette plateforme d’échange et de réflexion permettra d’enrichir la pratique de lieux ou d’associations investies depuis de nombreuses années dans les politiques d’éducation au cinéma et d’accès à la culture pour tous. De manière plus générale, il amplifie le débat sur la place de la création dans notre société, défendre l’idée que les oeuvres ne se qualifient pas seulement par des indicateurs économiques.

Soutenu par le Centre National de la Cinématographie, le portail du court métrage se définit aussi comme un lieu d’innovation et de modélisation de nouveaux modes de coopérations politiques. L’Agence du Court Métrage et Sauve qui peut le Court Métrage placent délibérément ce projet sous le signe de l’ouverture à d’autres acteurs de la vie culturelle et artistique. Souhaitons également que nos convictions partagées, la coopération et la mutualisation renforcée entre les acteurs, renforcera nos engagements respectifs en faveur de la défense du cinéma indépendant."

www.le-court.com


• > Renaud Donnedieu de Vabres Ministre de la Culture français, annonce un plan d’urgence pour le court métrage

Le samedi 29 janvier, dans le cadre du Festival International du court métrage de Clermont-Ferrand, le Ministre a annoncé un plan d’urgence pour le court métrage.

Voici les points forts de son discours:
- Il est nécessaire de renforcer la dotation à la production de films de court métrage du CNC, en réévaluant fortement l'aide moyenne par film, tout en maintenant le nombre de films soutenus.
- Je souhaite également inciter les régions à développer leur action en faveur de la production de court métrage en s'appuyant sur les conventions Etat-CNC-Régions.
- Il faut ensuite simplifier le cadre administratif de production des films de court métrage.
- Il faut aussi favoriser l'implication des producteurs de long métrage dans la production de films de court métrage.
- Je souhaite mobiliser à l'intention du court métrage les ressources du mécénat.
- Je souhaite mener une étude sur les conditions du bénévolat dans le secteur de la production associative.
- La possibilité d'une exonération de charges sociales au bénéfice des entreprises de court métrage doit être examinée.
- L'hypothèse d'une mobilisation des fonds dédiés à la formation dans le cadre de la production de films de court métrage doit être étudiée.
- Enfin, je souhaite, en parallèle, que s'engage, dès cette année, une réflexion sur la diffusion, pour permettre une amélioration des conditions de diffusion des films de court métrage dès 2006 : je pense à la diffusion en salles, mais aussi, à la diffusion à la télévision et en particulier, sur les chaînes publiques, par exemple sur France 4.

L'intégralité du dsicours est disponible sur le site du Ministère de la Culture:
www.culture.gouv.fr/culture/actua ...


• > Lauréats du Prix du cinéma suisse 2005

Lors de l‘édition 2005 du Prix du cinéma suisse, Tout un hiver sans feu de Greg Zglinski a reçu le prix du «Meilleur film de fiction» d'un montant de soixante mille francs. Le prix du «Meilleur documentaire», également doté de soixante mille francs, a été attribué au film Accordion Tribe de Stefan Schwietert. Chyenne de Alexander Meier, a obtenu le prix du «Meilleur court métrage» de trente mille francs. Les prix pour le «Meilleur rôle principal» et le «Meilleur rôle secondaire», dotés de quinze mille francs chacun, ont été attribués à Roeland Wiesnekker et à Johanna Bantzer pour leurs rôles respectifs dans le film Strähl. Le Prix du jury a récompensé Filip Zumbrunn pour la lumière et la caméra du film Strähl. Remis cette année pour la première fois, le prix du « Meilleur film d’animation » est allé à Un’altra città de Carlo Ippolito.

Les prix ont été décernés lors des 40e Journées cinématographiques de Soleure par Jean-Frédéric Jauslin, directeur de la Bibliothèque nationale et directeur désigné de l’Office fédéral de la culture, par Armin Walpen, directeur général de la SRG SSR idée suisse, par le réalisateur Clemens Klopfenstein (Die Vogelpredigt) et par Christiane Langenberger, conseillère aux Etats ainsi que les animateurs de la soirée, Esther Gemsch et Massimo Lorenzi. Un Hommage du Département Fédéral de l’Intérieur à Alain Tanner et à son œuvre a été rendu par David Streiff, directeur de l’Office fédéral de la culture, en présence du réalisateur romand auquel un prix de trente mille francs a été remis. Décerné pour la huitième fois cette année, le Prix du cinéma suisse est remis par l’Office fédéral de la culture et ses partenaires: la SRG SSR idée suisse, le Festival international du film de Locarno, le Festival international du cinéma documentaire Vision du Réel, les Journées cinématographiques de Soleure et Swiss Films.

Le jury présidé par Raymond Vouillamoz, ancien directeur des programmes à la Télévision Suisse Romande, était composé des personnalités suivantes: Frank Braun, responsable de salle (cinéma Riffraff, Zurich) et directeur du Festival international du film d’animation Fantoche; Dominique de Rivaz, cinéaste et scénariste vivant à Berlin; Giulia Fretta, productrice à la télévision suisse de langue italienne TSI; Soraya Gomaa, actrice suisse vivant en Allemagne; Lukas Hobi, producteur et directeur de la société Zodiac Pictures Ltd. («A vos marques, prêts, Charlie ! ») et Thomas Rothschild, professeur de littérature à l’Université de Stuttgart et critique de cinéma. En guise de trophée, les réalisateurs des films primés se sont vus remettre un «viewfinder» (viseur professionnel) qu’ils pourront utiliser pour leurs tournages.

Les photos des films, des acteurs primés et du jury peuvent être directement chargées sur le site internet: www.swissfilms.ch/awards.asp

www.swissfilms.ch/detail_n.asp?id ...


• > 22 millions d’euros de dotation pour la commission d’avances sur recettes 2005 du CNC, France

Pour l’année 2005, la dotation de la commission d’avance sur recettes est portée à 22 millions d’euros contre 20,85 millions d’euros en 2004, soit plus d’un million d’euros supplémentaire. Ce budget devrait permettre d’aider une soixantaine de projets de films sur plus de 600 dossiers présentés en moyenne et 15 à 20 films terminés, ce qui représente, environ, 1/3 des films d’initiative française produits par an.

Catherine Colonna, Directrice générale du Centre national de la cinématographie (CNC), a aussi décidé de nommer, pour une durée d’un an, les personnalités suivantes, au sein du 1er et 2e collège de la commission d’avance sur recettes :

La Présidence de la commission est assurée pour l’année en cours par Monsieur Claude Durand, Président de Arthème-Fayard. Les vice-Présidences pour le 1er et le 2e collège sont assurées respectivement par Michel Saint-Jean, producteur-distributeur, et Bruno Pesery, producteur.

1er collège : Gilbert Melki, comédien, Laurent Bouhnik, réalisateur, Prune Engler, déléguée générale du festival du film de la Rochelle, Agnès C. Poirier, journaliste, Gonzague Saint-Bris, écrivain, Claire Simon, réalisatrice, Grégoire Sorlat, producteur.

2e collège : Chantal Akerman, réalisatrice, Caroline Benjo, productrice, Manuel Carcassonne, éditeur, Claire Clouzot, journaliste, Michel Crépu, journaliste et écrivain, Sami Frey, comédien, Benoit Jacquot, réalisateur.

Suppléants : Alain Benguigui, producteur, Julie Bertuccelli, réalisatrice, Annie Coppermann, journaliste, Serge Duveau, producteur, Jean-Raymond Garcia, fondateur de l’Atelier de Production Centre Val de Loire, Philippe Grandrieux, réalisateur, Yves Ulmann, scénariste, Michaëla Wiegel, journaliste.

Enfin, 8 films français soutenus par l’avance sur recettes seront représentés aux César 2005, dont 5 au titre de l’avance sur recettes avant réalisation - Rois et reines d’Arnaud Desplechin, Brodeuses de Eléonore Faucher, Clean d’Olivier Assayas, Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau, Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout - et 3 au titre de l’avance après réalisation - L’Esquive de Abdellatif Kechiche, Exils de Tony Gatlif et Mondovino de Jonathan Lassiter.

En 2004, 24 projets de premiers longs métrages et 14 projets de deuxièmes films, soit le double des années précédentes, ont bénéficié d’un avis favorable de la commission sur un total de 64 promesses émises.

Créée en 1960, l’avance sur recettes, qui célèbre cette année son 45e anniversaire, a pour objectif de favoriser le renouvellement de la création en encourageant la réalisation des premiers films et de soutenir un cinéma indépendant, audacieux au regard des normes du marché et qui ne peut, sans aide publique trouver son équilibre financier.

www.cnc.f


• > Césars 2005: Nominations

La 30ème cérémonie des Césars aura lieu le 26 février prochain. Elle sera présidée par Isabelle Adjani.

Vous trouverez ci-dessous les nominations.

Notons cependant la présence répétée de 2 coproductions franco-belges, Podium de Yann Moix avec Benoît Poelvoorde (en lice pour le césar du meilleur acteur), et Quand la Mer monte de Yolande Moreau et Gilles Porte, pour lequel Yolande Moreau est nommée dans la catégorie "meilleure actrice". Les deux films concourrent au titre de meilleur premier film. Quant à Jérémie Rénier, jeune acteur belge révélé par les frères Dardenne, il est nommé pour son rôle dans Violence des échanges en milieu tempéré pour le César du meilleur espoir masculin. Notons également la nomination de Cousines de Lyes Salem (France/ Algérie), remarqué et primé dans de très nombreux festivals francophones.

- Meilleur acteur :
Mathieu Almaric dans Rois et reine, Daniel Auteuil dans 36, quai des orfèvres, Gérard Jugnot dans Les Choristes, Benoît Poelvoorde dans Podium, Philippe Torreton dans L’Equipier
- Meilleure actrice :
Maggie Cheung dans Clean, Emmanuelle Devos dans Rois et reine, Yolande Moreau dans Quand la mer monte, Audrey Tautou dans Un long dimanche de fiançailles, Karin Viard dans Le Rôle de sa vie
- Meilleur acteur dans un second rôle :
François Berléand dans Les Choristes, Clovis Cornillac dans Mensonges et trahisons et plus si affinités…, André Dussolier dans 36, quai des orfèvres, Maurice Garrel dans Rois et reine, Jean-Paul Rouve dans Podium
- Meilleure actrice dans un second rôle :
Ariane Ascaride dans Brodeuses, Marion Cotillard dans Un long dimanche de fiançailles, Mylène Demongeot dans 36, Quai des orfèvres, Julie Depardieu dans Podium, Emilie Dequenne dans L’Equipier
- Meilleur espoir féminin :
Marilou Berry dans Comme une image, Sara Forestier dans L’Esquive, Lola Naymark dans Brodeuses, Ouazani Sabrina dans L’Esquive, Magali Woch dans Rois et reine
- Meilleur espoir masculin :
Osman Elkharraz dans L’Esquive, Damien Jouillerot dans Les Fautes d’orthographe, Jérémie Rénier dans Violences des échanges en milieu tempéré, Gaspard Ulliel dans Un long dimanche de fiançailles, Malik Zidi dans Les Temps qui changent
- Meilleur réalisateur :
Christophe Barratier pour Les Choristes, Arnaud desplechin pour Rois et reine, Jean-Pierre Jeunet pour Un long dimanche de fiançailles, Abdellatif Kechiche pour L’Esquive, Olivier Marchal pour 36, quai des orfèvres
- Meilleur film français de l’année :
Les Choristes de Christophe Barratier, Rois et reine d’Arnaud Desplechin, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, L’Esquive de Abdellatif Kechiche, 36, Quai des orfèvres de Olivier Marchal
- Meilleur premier film :
Brodeuses de Eléonore Faucher, Les Choristes de Christophe barratier, Podium de Yann Moix, Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau, Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout
- Meilleur scénario original ou adaptation :
Arnaud Desplechin et Roger Bohbot pour Rois et reine, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri pour Comme une image, Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant pour Un long dimanche de fiançailles, Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix pour L’Esquive, Olivier Marchal, Franck Mancuso et Julien Rappeneau pour 36, Quai des orfèvres
Meilleure musique écrite pour un film :
Angelo Badalamenti pour Un long dimanche de fiançailles, Bruno Coulais pour Les Choristes, Tony Gatlif et Delphine Mantoulet pour Exils, Nicola Piovani pour L’Equipier
- Meilleur film de l'Union Européenne :
Just a Kiss de Ken Loach (Angleterre), La Mauvaise Education de Pedro Almodovar (Espagne), Mondovino de Jonathan Nossiter, Saraband de Ingmar Bergman (Suède), La Vie est un Miracle de Emir Kusturica (Yougoslavie).
- Meilleur film étranger :
21 grammes de Alejandro Gonzalez Inarritu (USA), Carnets de voyage (USA / Allemagne/ GB/ Argentine / Chili / Pérou) de Walter Salles, Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry, Fahrenheit 9/11 de Michaël Moore, Lost in translation de Sophia Coppola
- Meilleur court-métrage :
Cousines de Lyes Salem, Hymne à gazelle de Stéphanie Duvivier, La Méthode Bourchnikov de Grégoire Sivan, Les Parallèles de Nicolas Saada

www.lescesarducinema.com


• > Film Sales Support (FSS) soutiendra les films européens dans 4 nouveaux festivals

Dotée d'un soutien MEDIA de 400.000 €, l'initiative Film Sales Support (FSS) mise en œuvre par European Film Promotion sera amplifiée cette année afin d'assurer un meilleur impact aux films européens présentés dans les festivals hors d'Europe.

Pour rappel, ce programme intervient à 50% dans tous les frais promotionnels encourus par les agents de vente dans ces manifestations, à concurrence de 5.000 € par film/par festival.

Quatre nouveaux festivals seront couverts en 2004, à commencer par le Festival Sundance du 20 au 30 janvier où 13 films européens seront accompagnés, notamment le documentaire de Luc Jacquet La Marche de l'Empereur et Odessa...Odessa de Michale Bonagim. FSS interviendra également à l'occasion des festivals de Mar del Plata en mars, Shanghai en juin et Toronto en septembre. L'an dernier, 23 agents de vente européens avaient bénéficié du mécanisme pour la promotion de 36 films.

Festivals et dates limites du mécanisme FSS en 2005:
- Sundance Film Festival: 20-30 janvier 2005
- Festival Internacional de Cine de Mar del Plata: 10-20 mars 2005 (d.l. 3 février)
- Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente: 12-24 avril 2005 (d.l. 8 mars)
- Shanghai International Film Festival: 11-19 juin 2005 (d.l. 12 mai)
- Toronto International Film Festival: 8-17 septembre 2005 (d.l. 11 août)
- Rio de Janeiro International Film Festival: 22 septembre - 6 octobre 2005 (d.l. 25 août)
- Pusan International Film Festival: 6-14 octobre 2005(d.l. 1er septembre)

Pour plus d’information contacter :
www.efp-online.com

Source: Mediadesk Belgique: www.cfwb.be/mediadesk


• > Lauréats 2004 des aides à la création de la Fondation Gan

La Fondation Gan pour le Cinéma a publié jeudi 20 janvier 2005 la liste des six lauréats 2004 de l’aide à la création de premier film.

Une subvention de 67 600 euros est attribuée à chaque projet. L’aide au réalisateur/scénariste s’élève à 7 600 euros tandis que l’aide à la production se monte à 60 000 euros.

Les lauréats:
- Journal IV, Réalisation : Mathieu Gérault, Production : Philippe Jacquier (Sépia Production), Scénario : Mathieu Gérault
- La Moustache, Réalisation : Emmanuel Carrère, Production : Anne-Dominique Toussaint (Les Films des Tournelles), Scénario : Emmanuel Carrère et Jérôme Beaujour, d’après le roman éponyme de Emmanuel Carrère
- Je viendrai seul, Réalisation : Mia Hansen-Löve, Production : Humbert Balsan (Ognon Pictures), Scénario : Mia Hansen-Löve
- Les Fragments d’Antonin, Réalisation : Gabriel Le Bomin, Production : Alexandra Lederman (Dragoonie Films), Scénario : Gabriel Le Bomin
- Les Yeux Bandés, Réalisation : Thomas Lilti, Production : Alain Benguigui (Sombrero Productions), Scénario : Thomas Lilti et Pierre Chosson
- Persepolis, (Prix spécial), Réalisation : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Production : Xavier Rigault et M-A Robert (2.4.7 films), Scénario : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, d’après l’œuvre éponyme de Marjane Satrapi

www.fondation-gan.com


• > Cartoon Movie 2005: Projets sélectionnés pour le Forum de coproduction

49 coproductions européennes de films d'animation ont été sélectionnée pour participer au Forum de coproduction Cartoon Movie 2005 qui se tiendra du 10 au 12 mars à Postdam/Babelsberg en Allemagne.

Voici les coproductions francophones concernées:

Films en conception
- Tom Tom produit par Cine Cartoon Filmproduktion (Autriche)
- The Animal Company produit par Label-Anim (France)
- Homiez produit par Millimages (France)
- Maze produit par Oniria Production (Luxembourg)
- The Journey on a stormy cloud produit par Studio Miniatur Filmowych (Pologne)
- Don Quixote coproduit par Studija 2000 (Lituanie) et Lietuvos Kino Studija (Lituanie)
- Lajka, Cchin and Gagarin produit par Maur Film (République Tchèque)
- I.T. Les Intra-Terrestres produit par 109 Films Production (France)

Films en développement
- The True story of Puss’n boots produit par Herold & Family (France)
- The Young girl, the Devil and the Mill produit par Les Films Pelleas (France)
- The Junks produit par Junk Brother (Bulgarie)
- A Town Called Panic produit par La Parti Production (Belgique)

Films en production
- The Ugly Duckling and Me coproduit par A Film (Danemark), magma Films (Irlande) et Futurikon (France)
- Fimfarum 2 produit par Maur Film (République Tchèque)

Films terminés
- Duck Ugly coproduit par Digital Animation Media (Irlande) et Milimages (France)
- Renart, the Fox produit par Oniria Production (Luxembourg)
- The District ! produit par SzimplaFilm (Hongrie) et Lichthof Productions (Hongrie)

- Strings produit par Bald Film (Danemark)

- Little big mouse produit par Dansk Tegnefilm 2 (Danemark)

- Laura’s star coproduit par Rothkirch (Allemagne), Cartoon-Film (Allemagne) et Warner Bros. Film GmbH (Allemagne)

Depuis sa création en 1999, Cartoon Movie a permis à 67 films d’animation (dont le budget total représente 415 millions d’euros) de trouver des financements, un distributeur ou un producteur. Plusieurs des projets présentés au Cartoon Movie ont atteint le chiffre symbolique d'un million d’entrées en Europe : Kirikou et la sorcière, Polar Bear, La Prophétie des grenouilles ou encore Laura’s Star.

L'intégralité des projets sélectionnés est disponible ici:
http://www.cartoon-media.be/Movie/Movie_ ...


• > Inscriptions ouvertes pour l'Eurodoc Screening 2005

De 40 à 50 producteurs de documentaires, réalisateurs et chargés de programmes sont attendus en mai prochain à Lisbonne pour l'EURODOC Screening 2005 : il s'agit d'un rendez-vous privilégié des membres du réseau EURODOC où les professionnels issus des formations EURODOC SCRIPT et EURODOC PRODUCTION peuvent se rencontrer autour des films réalisés et de nouveaux projets.

La session se déroule sur 4 journées. La première matinée est consacrée à un examen approfondi, en groupe de travail, des projets sélectionnés pour le Forum.

L'EURODOC-Forum permet, sur une journée, la présentation de 25 nouveaux projets aux décideurs invités. Il est proposé, cette année, à tous ceux qui ont participé à un séminaire Eurodoc ce nouveau service de suivi personnalisé de projets par les principaux experts du programme. Cet accompagnement, ou " coaching ", consiste à proposer une lecture du projet, suivie d'une note d'analyse, de synthèse et de propositions, prolongée par une rencontre de travail d'une demi-journée.

Les producteurs peuvent soumettre, au plus tard le 31 janvier 2005, un projet en développement. 25 projets seront sélectionnés pour le Forum. Chaque producteur peut choisir un expert qui parrainera son projet, parmi les tuteurs des groupes et les analystes des projets rencontrés lors de la formation : Jacques Bidou (Directeur des études) France, Carl-Ludwig Rettinger et Thomas Kufus (Group Leaders) Allemagne, Kristiina Pervila (Finlande), Xavier Carniaux, Serge Lalou, Marie-Pierre Duhamel-Muller (France), Carlo Cresto-Dina (Italie/UK). Des experts à caractère plus technique peuvent être spécifiquement sollicités, en particulier dans le domaine juridique.

Une première expertise 'en ligne', à partir des textes, fera l'objet d'une note de lecture détaillée et de conseils sur les nécessaires étapes du développement du projet. Un rendez-vous sera ensuite organisé, entre le producteur et son tuteur, dans le cadre du Festival Cinéma du Réél à Paris, entre le 4 et le 13 Mars 2005. Le réalisateur du projet peut participer à cette rencontre. Un nouveau texte sera transmis au tuteur du projet, qui réagira avant le 10 avril 2005. Le producteur soumettra la version définitive du projet sous une forme résumée pour le 'book' des projets soumis aux décideurs préalablement à la rencontre EURODOC-SCREENING.

Trois journées seront consacrées aux Screenings. Une sélection de 10 à 12 films sera présentée par le producteur et ses partenaires (co-producteurs indépendants et chargés de programme). Chaque projection est suivie d'un débat, préalablement préparé avec beaucoup d'attention. Une question artistique est débattue ainsi qu'une question à caractère plus technique.

Lors du dernier EURODOC-Screening, ont ainsi été successivement abordées les thématiques suivantes: du journalisme à la réalisation documentaire ; quelle indépendance pour la création ; les attentes des 'Cases Histoire' ; les relations réalisateur/ producteur/ diffuseurs dans le cadre de co-productions internationales qui conduisent à différentes versions du film. Des documents pédagogiques sont mis en circulation pour chaque étude de cas : synopsis du film, CV des réalisateurs et producteurs, budget et plan de financement définitifs, détail des droits entre les différents co-producteurs et les différents territoires en fonction des modes de diffusion...

En fin de session, un débat de synthèse est organisé pour faire le point sur l'évolution du marché du documentaire en Europe, en présence des principaux distrbuteurs du secteur. La distribution en salle, les nouveaux modes de consommation (DVD, Internet), les marchés émergents, toutes les questions d'actualité seront abordées et débattues avec ces professionnels.

Le séminaire est ouvert à tous les professionnels européens.

Frais de participation :
- Producteurs indépendants avec projet et "coaching": 800€
- Producteurs indépendants avec projet sans "coaching": 500€
- Réalisateurs indépendants avec projet et "coaching": 500€
- Réalisateurs indépendants sans projet: 250€
- Producteurs indépendants sans projet : 350€
- Participants d'institutions : 500€
- Observateurs : 350€

Date limite d'inscription :
31 Janvier 2005 pour les participants avec "coaching"
10 Mars 2005 pour les participants sans "coaching"

www.eurodoc.asso.fr/

Source Media desk Belgique: www.cfwb.be/mediadesk


• > Olivier Séguret rend homage à Humbert Balsan dans le Libération du 16 février 2005

"Le Brasier Balsan"

Depuis la mort d'Humbert Balsan jeudi dernier, un frisson glacé a saisi le monde fragile d'un certain cinéma parisien. Son suicide, dans son bureau, par pendaison, à l'orée d'une matinée de travail, en plein coeur de la ville et quatre étages au-dessus de son agitation, a été reçu comme une sorte de choc dont l'image, la représentation, sont encore insupportables. On ne perce jamais les secrets d'un mystère personnel et humain comme
celui qui a conduit Humbert Balsan à son suicide, mais il est également impossible de ne pas chercher à lire, comprendre, interpréter la part de sens que nous adresse, peut-être, un tel geste insensé.

Tous les témoignages exprimés depuis sa disparition convergent pour dessiner Humbert Balsan en incarnation de la très rare espèce de l'homme-cinéma. Depuis plus de trente ans, toutes ses activités ont gravité autour du film : jouer (acteur dans Lancelot), fabriquer (assistant pour Le Diable probablement), produire (son métier), défendre (la Cinémathèque), créer (la structure Pirates), investir (les instances du pouvoir, comme Unifrance) et, inlassablement, parler, aimer, partager le cinéma.

(...)

Dans l'histoire de la production cinématographique hexagonale, son maillon va manquer aussi fortement qu'il a marqué. Symbole hyperactif d'un certain modèle français, Balsan était aussi un exceptionnel passeur, grâce auquel d'innombrables cinéastes dits «du Sud» ont pu tourner dans les conditions «du Nord», et pour des publics communs aux deux hémisphères : si l'on a pu voir des films de Yousri Nasrallah sur Arte ou celui d'Elia Suleiman à Cannes (sans oublier tous les Chahine tournés depuis les années 80), c'est largement à Balsan qu'on le doit. Il suffit de lire les premières réactions disponibles sur le Web en provenance des pays où Balsan a eu des activités pour comprendre que le coup de semonce de sa disparition a porté loin et fort.

La charge émotive est d'autant plus forte que Balsan a affiché jusqu'au bout un sourire radieusement humain, une juvénilité dandy que ses 50 ans n'intimidaient pas et des moeurs chevaleresques qu'atteste une foison d'anecdotes. Il s'est identifié très tôt au monde du cinéma par l'entremise d'un parrainage prestigieux dont Robert Bresson lui a fait la grâce. De cette étincelle, il a fait le feu de toute sa vie et on n'a pas fini de se demander si ce n'est pas de ce brasier qu'il a aussi fait sa mort."

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante: www.liberation.fr/page.php?Articl ...


• > "L'impossible réforme du financement de films français", par Paule Gonzales, dans Le Figaro du 16 février 2005

Paule Gonzales revient dans Le Figaro sur la problématique de l'accès au système de soutien français des films financés par des capitaux étrangers, suite à la rencontre cette semaine entre Catherine Colonna, directrice du CNC, et les responsables d'associations professionnelles.

"Un film à capitaux majoritairement américains peut-il être français ? Un an après le lancement de la polémique sur Un Long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, à dix jours des césars, le Centre national de la cinématographie (CNC) et le ministère de la Culture et de la Communication sont décidés à trancher le débat. Ce film, parce qu'il est financé par la Warner, n'a pas eu accès aux aides habituellement versées aux films français.

Catherine Colonna, la directrice du CNC, a donc reçu hier les professionnels du septième art pour la troisième fois, afin de faire le point sur la nécessaire réforme du financement du film français par des capitaux étrangers.

Sa volonté : faire passer un texte assez vite pour que le dossier ne gâche pas la prochaine célébration du film français, la grande Fête du cinéma. Même si les professionnels souhaiteraient prendre plus de temps.

Pour le CNC, l'affaire d'Un Long dimanche de fiançailles, relève davantage du malentendu que d'un problème de fonds.

Tout le monde est d'accord pour dire que l'un des grands films à succès de l'année 2004 est bien un film français, tourné par des équipes françaises en France et en langue française.

La question est de savoir si des grands studios américains peuvent profiter du système hexagonal de financement du cinéma sans pour autant assécher un marché dynamique mais dont la richesse repose sur les petites maisons indépendantes.

Oui répond sans équivoque, le CNC. En substance la direction du cinéma estime que rien n'empêche des capitaux américains d'investir dans des films français si des conditions claires et précises sont fixées. Il faut éviter qu'à l'image de la Grande-Bretagne, les majors «vampirisent» le système d'aides nationales à leur profit. Et de rappeler que, dans le passé, – c'est-à-dire avant 1992 – les investissements des majors n'avaient en rien déstabilisé le cinéma français.(...)

Conformément à ce que de nombreuses organisations syndicales ont suggéré, le CNC a rappelé trois mesures d'encadrement importantes. Le tournage en langue française serait l'un des points fondamentaux pour accéder au système d'aide ou si l'on préfère au compte de soutien au cinéma.

Deuxième point, le CNC a évoqué le cantonnement de l'accès aux aides. Les investisseurs extra-européens verraient leur accès au financement limité à un certain pourcentage du budget des films. Le chiffre de 20% est souvent évoqué. Le but, éviter qu'avec trois ou quatre films à gros budget, les majors ne s'adjugent le montant total de la cagnotte du compte de soutien. Enfin, seuls les films totalisant un certain nombre de points d'agrément pourront accéder au compte de soutien.

Si l'ARP, la SACD, ou encore la chambre syndicale sont favorables à la mise en place de ce système, il ne fait pas l'unanimité.

L'API qui représente les plus grands circuits comme UGC, Pathé ou Gaumont, mais aussi le SPI, sont opposés à un nouveau texte.

Les professionnels redoutent que ces nouvelles contraintes condamnent les coproductions étrangères que les producteurs français montent avec de petites cinématographies asiatiques ou africaines, rarement tournées en langue française.

Par ailleurs, à l'heure où la Commission européenne a les yeux fixés sur les systèmes d'aides des Etats membres, toute restriction de leur accès pourrait être mal interprétée. Beaucoup craignent une remise en cause complète du système à la française. Une analyse que partagerait une partie des pouvoirs publics.

D'autres organisations estiment qu'il n'y a pas urgence à réviser une formule qui a bien fonctionné jusqu'à présent. Elles demandent une étude d'impact afin de «dédramatiser» le dossier.

Catherine Colonna a promis de transmettre la demande au ministre."

www.lefigaro.fr/eco-medias/200502 ...


• > Entretien avec Henry Ingberg dans Le Soir avant la présentation du bilan 2004 du cinéma en Communauté française de Belgique

Alain Jenotte a rencontré Henry Ingberg, Secrétaire Général de la Communauté française de Belgique et Directeur du cinéma.

Voici quelques extraits de cet entretien:
"L'année 2004 a été pour le cinéma en Communauté française un cru remarquable. Mais les productions ont été souvent boudées par le public. (...) En 2004, le budget de la Commission de sélection des films, la principale aide publique à notre cinéma, a atteint un niveau record, avec 8,6 millions d'euros, soit une augmentation - pérennisée - d'un million d'euros par rapport à 2003. Un budget qui a permis de soutenir 101 projets. 72 films ont été achevés l'an dernier. Le secrétaire général de la Communauté française, Henry Ingberg, tire pour Le Soir les enseignements d'une année qui aura également été marquée par l'entrée dans la danse du tax shelter, un mécanisme fiscal destiné à favoriser l'industrie du cinéma.

A.J.: Notre cinéma semble plus que jamais avoir la cote, surtout à l'étranger. C'est le meilleur baromètre ?
H.I.: La reconnaissance internationale se confirme et s'amplifie. L'évolution du nombre de prix dans les festivals est saisissante : 90 prix en 2003 et 135 en 2004. Et il faut rappeler que ces prix, ce ne sont pas des pochettes-surprises que l'on s'attribue entre petits copains. Même être simplement sélectionné n'est déjà pas facile. Cela permet de prendre la mesure de cette reconnaissance.

(...)

A.J: Le nombre de projets présentés à la Commission de sélection est en croissance, mais les budgets ne sont pas extensibles à l'infini...
H.I.: Il y a plus de projets qu'auparavant mais la Commission s'est faite plus sélective encore. Non seulement on prend moins de projets, mais pour pouvoir en accueillir plus, on réduit souvent la participation dans chacun d'eux. Bien sûr, cette situation peut créer des déceptions, des frustrations. Mais les chiffres le prouvent : l'effervescence reste très vivace.
A.J.: Le cinéma s'épanouit, mais le public belge semble l'ignorer...
H.I.: Si l'on excepte Podium qui bat tous les records, les films produits en Communauté française rencontrent difficilement leur public. On le voit avec La Femme de Gilles qui n'a pas dépassé les 30.000 entrées. La proximité avec la France rend plus problématique la mise en avant d'une spécificité belge francophone, d'autant que nous n'avons pas les moyens de promotion du film français.
A.J: Quels sont les leviers que vous aurez les moyens d'actionner ?
H.I.: On a doublé nos budgets de promotion en 2004 mais cela n'a pas suffi. Nous allons créer en septembre un prix des lycéens pour le cinéma belge, en collaboration avec l'association pédagogique « Ecran large sur tableau noir » qui sera remis pour la première fois en juin 2006. Cela va permettre de sensibiliser un public jeune qui est aussi un public clé."

L'intégralité de l'entretient, notamment le bilan que l'on peut tirer de la première année d'activités du Tax Shelter, est disponible sur le site du Soir à l'adresse suivante:
www.lesoir.be/rubriques/cultur/pa ...


• > Le Ciné Club Afrique au Musée Dapper, Paris, vu sur www.afrik.com

Sandrine Desroses a rencontré Catherine Ruelle, programmatrice et directrice artistique du ciné-club Afrique et présidente de l’association « Racines » à l’origine de l’initiative. Extraits:

"À l’occasion des 50 ans du cinéma d’Afrique, le musée Dapper inaugure dans ses murs, ce vendredi 21 janvier à Paris, un ciné-club rendant hommage au septième Art du continent et de la diaspora. Un rendez-vous mensuel qui offre également au public l’opportunité de débattre avec des figures du cinéma africain. Le projet est réalisé en partenariat avec RFI, Arte, RFO et les Cahiers du Cinéma.

Afrik.com : Quelle est la philosophie du ciné-club ?
Catherine Ruelle : Nous voulons avant tout présenter des films que le public n’a pas vus, ou alors mal vus, car diffusés dans de toutes petites salles parisiennes. Nous souhaitons également faire connaître de nouveaux auteurs, des réalisateurs de longs et courts métrages, car il y a beaucoup de talents qui ne sont pas arrivés à diffusion. Notre but est d’ouvrir une fenêtre sur le nouveau cinéma noir et de faire (re)découvrir des chefs-d’œuvre du paysage cinématographique africain. Parce que rappelons qu’il n’existe pas (en France, ndlr) de cinémathèque africaine, il n’y a donc aucune possibilité ni pour les cinéastes, ni pour les étudiants, ni pour le public de voir ces films.

Afrik.com : Quelles est votre définition du ciné-club ?
Catherine Ruelle : On voudrait donner naissance à un ciné-club à l’ancienne. Avec, dans la mesure du possible, un cinéaste présent à chaque projection pour créer un débat autour du film. Chaque artiste a sa propre vision du cinéma. Ce qui nous intéresse, ce n’est pas de débattre sur comment l’artiste est parvenu à diffuser son œuvre, mais bel et bien de développer un échange, de palabrer sur le cinéma. D’ailleurs, pour la première séance, ce vendredi, Dany Glover viendra peut-être échanger avec le public sur Heremakono, film du Mauritanien Abderramane Sissako.

Afrik.com : Quels types de films avez-vous retenus dans la programmation de la première saison du ciné-club ?
Catherine Ruelle : Avec Jean-Michel Frodon, nous avons programmé jusqu’en juin 2005 une sélection de films sur le thème des « Trésors des cinémas d’Afrique et du Brésil ». Des œuvres aux thèmes forts et au langage novateur qui ont par ailleurs marqué les grandes étapes des cinématographies africaines. Le tout dans un souci diversifier les pays, les époques, les genres et les formes, et de présenter des expressions contemporaines, grâce à des avant-premières et à des projections de courts-métrages. Un week-end (du 17 au 19 juin prochains, ndlr) en hommage à la chaîne culturelle Arte, pour son travail de promotion et de diffusion du cinéma de création, viendra clore la première saison des ciné-clubs au musée Dapper.

www.dapper.com.f


• > Anima, Festival du Dessin Animé de Bruxelles: Palmarès 2005

Avec treize longs métrages en compétition, Anima a reflété l'essor d'un genre cinématographique où l'Europe commence à jouer un rôle important.

C'est Renart, le renard de Thierry Schiel (Luxembourg) qui a remporté le Grand Prix Anima 2005 du long métrage, octroyé par le public. La Révolution des crabes de Arthur de Pins (France), Grand Prix Anima 2005 du meilleur court métrage d'animation, catégorie films professionnels.

Le Palmarès "C'est du belge":

- Max entre ciel et terre, de Jean luc Slock, mention spéciale du jury
- Voer voor Kranken de Thijs De Cloedt, Grand Prix du Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale, d'un montant de 3.000 euros
- La Poupée Cassée de Louise Marie Colon, Grand Prix de la Communauté française, d'un montant de 2.500 euros
- Max entre ciel et terre, de Jean Luc Slock, Mention spéciale du Jury
- Flatlife de Jonas Geirnaert, Prix de la SACD, d'un montant de 2.000 euros
- Food, de Maya Gouby, Prix de la Sabam, Promotion artistique Belge 2.000 euros

Le public des séances "C'est du belge" a choisi le film Flatlife, de Jonas Geirnaert.

Les partenaires du festival ont remis les prix suivants:
- Il pleut bergère, de Jeremy Depuydt, Prix Be TV d'un montant de 1.500 Euros incluant l'achat des droits de diffusion.
- Tango Nero de Delphine Renard, Prix RTBF , achat des droits de diffusion.
- True Friands de Jelle de Beule, Prix Canvas, achat des droits de diffusion sur la VRT.
- Home Sweet Gnome de Marie Laure Guisset , Prix Cinergie, création d'un dossier de presse électronique.

L'intégralité du palmarès est disponible sur le site:
www.awn.com/folioscope/anima2005/ ...


• > Black Movie: programe 2005

Le Festival Black Movie, festival de films des autres mondes, se tiendra du 18 au 27 février 2005 à Genève.

A cette occasion auront lieu plusieurs événements, dont une table ronde "Enfants et enfance dans les fictions d'Afrique noire", le dimanche 20 février à 16h30.

Voici les productions et coproductions francophones sélectionnées dans les différentes sections:

15, ou l'adolescence rebelle
- Khorma, le crieur de nouvelles, Jilani Saadi, France/ Tunisie
- Mes 15 ans (Mis 15 años), Bernard Corteggiani, France/ Mexique
- Mon trésor (Or), Keren Yedaya, France/ Israël
- Tropical Malady, Apichatpong Weerasethakul, France/ Thaïlande

Ecrans Noirs
- Abouna, Mahamat-Saleh Haroun, Tchad
- La Caméra de bois, Ntshavheni Wa Luruli, GB/ France/ Afrique du Sud
- Yaaba, Idrissa Ouedraogo, Burkina Faso
- Un amour d'enfant, Ben Diogaye Bèye, Sénégal
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud

Le festival abrite également un section coréenne, une section argentine, et un hommage à Kiariostami.

Plus d'infos sur le site du festival: www.blackmovie.ch


• > festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand: Palmarès 2005

Le Festival International du Court Métrage de Clermont Ferrand s'est tenu du 28 janvier au 5 février dernier.

Parmi les nombreux films primés, voici les productions francophones auréolées:
Compétition Internationale
- Prix de la Meilleure Création Sonore: Blanc sur bleu (Baltos demes melyname), Ramunas Greicius, Lituanie.
- Prix du Public: Alice et moi, Micha Wald, Belgique
- Prix de la Presse: La Peur, petit chasseur, , Laurent Achard, Franced
- Prix du rire " Fernand-Raynaud ": Alice et moi, Micha Wald, Belgique

Compétition Nationale
- Grand prix: La Peur, petit chasseur, Laurent Achard, France
- Prix Spécial du Jury: La Femme Seule, Brahim Fritah
- Prix de la Meilleure Création Sonore: La Peur, petit chasseur, Laurent Achard
- Prix du Public: Signe d’appartenance, Kamel Chérif, France/ Belgique
- Prix de la Jeunesse: Le Droit Chemin, Mathias Gokalp
- Prix Canal +: Nicole et Daniel, David Fauche
- Prix de la Meilleure Première Œuvre de Fiction (SACD): Disparu, Frédéric Weigel
- Prix du Meilleur Film d’Animation: Signes de vie, Arnaud Demuynck, France/ Belgique
- Meilleure comédienne: Anne Coesens dans Dans l’ombre, de Olivier Masset-Depasse
(France / Suisse / Belgique)
- Meilleur comédien: Frank Sautrez dans De retour, de Jalil Lespert (France)

- Prix Procirep du producteur de court métrage: Les Films Sauvages, Jean-Christophe Soulageon
- Prix Attention Talent FNAC: After Shave (Beyrouth, après-rasage), Hany Tamba, France/ Liban
- Prix de la Presse: Céleste, Valérie Gaudissart, France

L'intégralité du palmarès est disponible sur le site du festival: www.clermont-filmfest.com/00_temp ...


• > Festival du Film d’amour de Mons: Programmation

Le Festival du Film d'Amour de Mons se déroulera du 11 au 18 février 2005.

La soirée d'ouverture, en présence d'Alexandra Stewart, actrice québécoise, proposera Tout pour plaire de Cécile Telerman (France). Le gala de clôture se fera avec la projection de Bab El Web de Merzak Allouache (France/ Algérie).

Le jury sera présidé par le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio, et sera composé de Julie Debazac, comédienne française; Thierry Desroses, comédien français; Katerina Didaskalou, comédienne grecque; Eriq Ebouaney, comédien camerounais; Marie Fugain, comédienne française; Hippolyte Girardot, comédien français; Rona Hartner, comédienne roumaine; Ludmila Mikaël, comédienne française; Elena Russo, comédienne italienne; Magda Wassef, Directrice du département cinéma de l'Institut du Monde Arabe; - Pierre-Lou Ragot (Réalisateur, Comédien, France); Arthur Josse (Réalisateur, France); Evelyne Dress (Comédienne, réalisatrice, écrivain, France).

Un hommage sera rendu à Nacer Khemir, conteur, peintre, cinéaste tunisien mondialement connu. Un panorama des cinémas italiens sera organisé, et le focus sera consacré aux cinémas espagnols. Un projection spéciale de aura lieu en hommage à Youssef Chahine (Egypte).

Voici les productions francophones sélectionées dans la compétition officielle:
- la Peau Blanche de Daniel Roby(Québec, 2004)
- Le Silence de Orso Miret (France, 2004)
- Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud/ France, 2004)
- de Ziad Doueri (France/ Liban, 2004)
- Noces d'été de Moktar Ladjimi (Tunisie, 2004)
- de Saad Hindawi (Egypte, 2004)

Voici les films francophones programmés dans la catégorie "Lumière d'ailleurs":
- Biguine, Guy Deslauriers, Martinique
- El Cieloto, Maria Victoria Menis, Argentine/ France
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie/ France
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- , Mohamed Zran, Tunisie
- Or, mon trésor, Keren Yedaya, Israël/ France

Films francophones présentés en avant-première:
- A tout de suite, Benoît Jacquot, France
- Bronx - Barbès, Eliane de Latour, France
- Calvalcade, Steve Suissa, France
- Clara et moi, Arnaud Viard, France
- Le Pont des arts, Eugène Green, France
- Mon Ange, Serge Frydman, France
- Na Cidade Vazia, Maria Joao Ganga, Angola/ Portugal/ France
- Trouble, Harry Cleven, Belgique

Compétition de courts métrages belges:
- Croit, Fabrice Couchard
- Tango Nero, Delphine Renard
- Dans l'ombre, Olivier Masset-Depasse
- Organik, David Moulet
- La Véritable Histoire de Saint-Nicolas, Sandrine Dryvers
- Zartmo, Marc Dalmans
- L'Air du temps, Frédérique Dolphijn
- Il y avait quelque chose dans le noir qu'on n'avait pas vu, Jean-Jacques Goffinon
- Matin Calme, Annick Ghijzelings

Compétition courts métrages français:
- 14,58 euros, Apolinne Dronet
- Pôv'Fille, Jean-Luc Baraton, Patrick Maurin
- Des câlins dans la cuisine, Sébastien Laudenbach
- Plutôt d'accord, Christophe et Stéphane Botti
- Dans tes rêves, Blandine Lenoir
- Ressac, Anne Flandrin
- Negrita Maud, Olivier Jean

Plus de renseignements sur le site du festival:
www.festival-film-amour.be


• > Berlinale 2005: Programmation

La Berlinale, Festival International du Film de Berlin, se tiendra du 10 au 20 février prochain. La programmation officielle complète ne sera annoncée que le 1er février prochain.

Le jury sera présidé par Roland Emmerich (réalisateur, Allemagne), et composé de Ingeborga Dapkunaite (actrice, Lituanie), Bai Ling (actrice, Chine), Franka Potente (actrice, Allemagne), Wouter Barendrecht (producteur et vendeur, Pays-Bas), Nino Cerruti (créateur de mode, Italie), Andrei Kurkov (scénariste, directeur de la photographie et écrivain, Ukraine).

Voici les longs métrages francophones de la sélection officielle:
Longs métrages en compétition
- De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard (France)
- Le Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian (France)
- Les Mots Bleu de Alain Corneau (France)
- Les Temps qui changent d’André Téchiné (France)
- Man to Man de Regis Wargnier (France/ Royaume-Uni)
- Paradise Now de Hany Abu-Assad (Pays-Bas/ Allemagne/ France)
- Solnze de Aleksandr Sokurov (Russie/ Italie/ France)
- Sometimes in April de Raoul Peck (Etats-Unis/ France/ Rwanda)
- Tian bian yi duo yun de Tsai Ming-Liang (Taiwan/ Chine/ France)

Courts métrages francophones concourrant parmi les 8 courts métrages sélectionnés pour l'Ours d'or:
- Child in Time de Maja Weiss, Slovénie
- Gigolo de Bastian Schweister, Allemagne/ Suisse

Voici les productions francophones annoncées dans la catégorie "longs métrages - panorama":
- Crustacés et Coquillages, Olivier Ducastel and Jacques Martineau, France
- Les Mauvais Joueurs, Frédéric Balekdjian, France
- Ultranova, Bouli Lanners, Belgique/ France
- Childstar, Don McKellar, Canada
- The Love Crimes of Gillian Guess, Bruce McDonald, Canada
- Bulutlari Beklerken (Waiting for the Clouds), Yesim Ustaoglu, France/ Allemagne/ Turquie/ Grèce
- Dallas Pashamende, Robert Adrian Pejo, Hongrie/ Autriche
- Ono (Stranger), Malgosia Szumowska, Pologne
- Silentium, Wolfgang Murnberger, Autriche
- Va, vis et deviens, Radu Mihaileanu, France/ Israel

Voici les coproductions francophones sélectionnées dans la section forum:
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora-Kpai, Benin/ France
- Barrage, Raphaël Jacoulot, France
- Brasileirinho, Mika Kaurismäki, Brésil/ Finlande/ Suisse
- Coca – The Dove from Chechnya, Eric Bergkraut, Suisse
- Crash Test Dummies, Jörg Kalt, Autriche
- Die Vogelpredigt oder Das Schreien der Mönche, Clemens Klopfenstein, Suisse/ Italie
- Les Yeux Clairs, Jérôme Bonnell, France
- Lost and Found, Nadejda Koseva, Cristian Mungiu, Jasmila Zbanich, Kornél Mundruczó, Stefan Arsenijevic, Mait Laas, Estonie/ Bulgarie/ Roumanie/ Hongrie/ Bosnie/ Serbie
- Odessa Odessa…, Michale Boganim, Israel/ France
- Oprosti za Kung Fu, Ognjen Svilicic, Croatie
- Profils paysans: Le quotidien, Raymond Depardon, France
- Vers Mathilde, Claire Denis, France
- Violent Days, Lucile Chaufour, France
- Zero Degrees of Separation, Elle Flanders, Canada

Man To Man, de Régis Wargnier, coproduction franco-britannique, fera l'ouverture du festival.

Notons également que le dernier documentaire d'Idrissou Mora K'Paï (Bénin), Arlit, deuxième Paris, a été sélectionné dans la section Forum (ainsi que dans la compétition documentaire du festival de Fribourg en mars 2005).

Enfin, le marché de la coproduction, créé en 2004 verra, connaîtra sa deuxième édition les 13 et 14 février.

Le reste de la programmation dans les semaines à venir...

Pour plus de détails: www.berlinale.de


• > Deux coproductions franco-belges primées au festival Fantastic'Arts de Gérardmer

La 12ème édition du Festival Fantastic'Arts de Gérardmer s'est tenue du 26 au 30 janvier dans les Alpes. Deux coproductions franco-belges y ont été primées.

Trouble de Harry Cleven, coproduit par Outsider Productions (France), To Do Today Productions (Belgique), a reçu le Grand Prix du festival et le Prix 13ème Rue.

Calvaire de Fabrice du Welz, coproduit par La Parti Production (Belgique), Final Cut Film (France) et Tarantula Productions (Luxembourg), a reçu le Prix du Jury Long Métrage ex-aequo, le Prix de la Critique Internationale et le Prix Première.

L'intégralité du palmarès est disponible sur le site du festival:
http://gerardmer-fantasticart.com/200 ...


• > Premiers Plans 2005, Angers: palmarès

Les festival Premiers plans s'est déroulé à Angers du 21 au 30 janvier 2005.

Le jury, co-présidé par Jacqueline Bisset et Claude Miller, et composé de Claude Jade, Marie Gillain et Stefano Accorsi a décerné ses prix.

Voici les productions francophones primées.
Premiers longs métrages européens:
- Grand Prix du jury: Darwin's Nightmare, Hubert Sauper, Autriche/ France/ Belgique.
- Prix du public: L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Belgique/ Maroc.
- Mention spéciale GNCR: Dealer, Benedek Fliegauf, Hongrie
Premiers courts métrages européens:
- Grand prix du jury: Hatarontul, Arpad Schilling, Hongrie.
- Prix spécial du jury: Trafic, Catalin Mitulescu, Roumanie.
- Prix Arte: Trafic.
Premiers courts métrages français:
- Grand prix du public: Transit, Bani Khoshnoudi
- Prix du public: La Tête dans le vide, Sphie Letourneur
- Prix CCAS: 21h11, Arnaud Bigeard
- Prix Cinecinema: La Nature a horreur du vide, Gabrielle Cariolle
Films d'écoles européens:
- Grand prix: Les Etrangers, Eskil Vogt, La Fémis, France
- Prix spécial: Roomservice, Emil Graffman, PWSFTVIT, Pologne
- Prix UIP: Flatlife, Jonas Geirnaert, KASL/ Hogeschool, Belgique
- Prix des étudiants d'Angers: Noc V Hoteli, Matus Libovic, VSMU/ FTF, République slovaque
Prix d'interprétation:
- Prix mademoiselle Ladubay: Rachida Brakni et Mounia Osfour pour L'Enfant Endormi de Yasine Kassari.

www.premiersplans.org


• > Festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin: Palmarès

Le Festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin s'est tenu du 15 au 22 janvier 2005.

Voici le palmarès:
- Grand Prix du Festival "La Poste": Le Droit Chemin, Mathias Gokalp, France
- Prix du jury: Alice et moi, Micha Wald, Belgique
- Prix à la Francophonie "TV5": Noël blank, Jean François Rivard, Canada
- Coup de coeur du jury: En route mauvaise troupe, Camille Bialevstowski, France
- Coup de coeur du jury: Le Complot de famille, Atelier collectif (coordination et direction William Henne), Belgique
- Mention spéciale du jury: Clandestin, Philippe Larue, France
- Sélection du public, Prix enfance "CapCanal": Le Royaume des aigles, Bernard Corteggiani, France
- Prix Jeune Public: Clichés, Elsa Barrere, France


• > Marché de la coproduction: Berlinale 2005

La Berlinale dévoile peu à peu son programme. Après ses sections panoramas, les 30 films qui participeront au marché de la coproduction ont été annoncés.

Voici les coproductions francophones sélectionnées:
- Prima Primavera (Janos Edelenyi), Cinema-Film/ Ipso Facto, Hongrie/ GB
- Trois saisons en Enfer (Tomas Masin), Dawson Productions, République Tchèque
- Fairy Ring (Benedek Fliegauf), Inforg Studio, Hongrie
- My Queen Karo (Dorothée van den Bergh), K2, Belgique
La Vierge Froide (Raphael Vion), Les Films Du Safran, France
- Time On Two Legs (Jean Bojko), Link’s Productions, France
- Don't Cry For Me Europe (Andrej Kosak), Novi Val - NEW WAVE D.O.O., Slovénie
- Chasing the Stars (Nicholas Kendall), Orca Productions, Canada
- Then Again (Kelly Makin), Sienna Films, Canada
- La Main de l'homme sans tête (Guillaume Malandrin), La Parti Production, Belgique

www.berlinale.de




 Pays a la une  
  • > Burkina Faso

Le Burkina Faso est certainement aujourd’hui le pays francophone d’Afrique subsaharienne le
plus structuré en matière d’industrie cinématographique. Il se place en tête du peloton des pays producteurs d’Afrique subsaharienne. De plus, le cinéma au Burkina Faso est indissociable de l’institution qu’est devenue le FESPACO. Cette biennale des cinémas africains, qui a également créé un marché international de cinéma et de télévision (MICA), est non seulement devenue une manifestation culturelle de dimension internationale, mais en plus, draine chaque année à Ouagadougou un public aussi nombreux que cinéphile. Les activités cinématographiques sont gérées au niveau étatique par le Direction de la Cinématographie Nationale (DCN), chargée de la coordination, de la promotion, de la réglementation ainsi que de la formation du personnel technique et artistique.

LA PRODUCTION
En dépit des difficultés croissantes que rencontrent les cinéastes burkinabé pour financer leurs films, la production cinématographique et audiovisuelle annuelle est évaluée à une dizaine de films en moyenne, toutes catégories confondues. L’émergence d’une nouvelle génération de producteurs privés, fondateurs de sociétés régulièrement constituées augure d’un paysage cinématographique et vidéographique plus viable.

LA FORMATION
Créé en 1976, l’INAFEC a formé plus de 200 professionnels dans les métiers du journalisme et du cinéma avant d’être fermé en 1986. Aujourd’hui, la DCN a pris en charge le volet formation. Des locaux et du matériel pédagogique sont prêts depuis avril 2004. La DCN a conçu à partir en 2000 un programme de formation aux métiers de l’image et du son (PROFIS) en trois phases. Trois cycles de formation qui ont abouti sur l’ouverture en septembre 2004 de l’Institut Régional de l’Image et du Son (IRIS°. Un institut à vocation hautement professionnelle, qui permet à ses étudiants de maîtriser les nouvelles normes de
productions cinématographiques et audiovisuelles. Par ailleurs, on peut également souligner la création d’Imagine, inauguré lors du dernier FESPACO 2003 un institut de formation privé développé par Gaston Kaboré, ayant pour but la formation initiale, le perfectionnement et la formation de formateurs dans les métiers liés au cinéma. L’enseignement repose sur un système d’atelier.

LES MECANISMES DE FINANCEMENTS
Le Burkina est doté depuis 1970 d’une aide publique à la production cinématographique gérée par la DCN, ainsi que d’un Fonds de Promotion et d’Extension de l’Activité Cinématographique. Aujourd’hui, l’Etat burkinabé projette l’adoption d’une loi d’orientation du cinéma et de l’audiovisuel. Il est prévu de prendre de nombreuses dispositions pour élargir le soutien actuel, qui s’appelle le Fonds de Développement de l’Activité Cinématographique et Audiovisuelle. Plus d’informations sont disponibles dans les guides de la collection Trait d’union.




 Evenement  
  • > Présentation de l’Institut Régional de l’Image et du Son de Ouagadougou

Dans le cadre de la publication (sur internet seulement) de Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie, www.cinemasfrancophones.org revient plus spécialement sur le tout nouvel Institut Régional de l'Image et du Son (IRIS) de Ouagadougou. A cette occasion, Michel Saba, coordinateur des formations, a répondu à nos question.

1)Quelles sont les origines de la création de l’IRIS ? Quelles en étaient les motivations, et sur quels constats reposaient-ils ?

La création de l’Institut Régional de l’Image et Son (IRIS) résulte de l’aboutissement des activités réalisées dans le cadre du Programme de Relance de la Formation aux métiers de l’Image et du Son (PROFIS), programme développé par le Burkina Faso avec l’appui des ses partenaires au développement, et qui s’est déroulé de 2000 à 2004. Ce programme de formation venait comme en urgence, pour formuler un début de réponse au besoin de renforcer les capacités techniques et créatrices des acteurs du domaine du cinéma et de l’audiovisuel. En effet, la plupart des professionnels en activité actuellement avaient été formés à l’Institut Africain d’Education Cinématographique (INAFEC) de Ouagadougou dont la fermeture est intervenue en 1987 par défaut de financements.

Du point de vue de ces acteurs et des responsables en charge des questions cinématographiques, le PROFIS s’est révélé d’autant plus pertinent qu’il répondait à d’importantes préoccupations formulées par les Etats généraux du Cinéma Burkinabè, tenus en 1997, qui avaient établi le constat du vieillissement du tissu professionnel dans les différents corps de métier, vieillissement dû d’une part à l’inexistence de structures adéquates de formation, et d’autre part, aux difficultés d’accès à la formation à l’étranger.

L’idée de la relance de la formation devait prendre forme une année plus tard à travers le plan d’action du Livre blanc du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCAT) de 1998, dans l’optique de faire émerger une relève et de perfectionner davantage les compétences existantes.

A son terme ce programme a permis à la Direction de la Cinématographie Nationale de réaliser conjoncturellement des formations initiales et de perfectionnement organisées en deux phases (le Cycle des Stages et le Cycle de Spécialisation), au profit de près de 200 personnes. L’intérêt grandissant suscité par les acquis progressifs du programme tant au niveau national que dans la sous-région a permis aux différents partenaires impliqués de se convaincre de la pertinence de la création d’une structure pérenne de formation artistique et technique de niveau supérieur. Face à l’inexistence en Afrique occidentale francophone d’une telle structure, le projet de l’IRIS, il faut le souligner, a bénéficié de l’adhésion des différents Etats de la sous-région (Bénin, Mali, Niger, Sénégal) qui ont constitué par ailleurs le bassin d’une étude socio-économique à partir de laquelle les besoins de formation ont été cernés pour l’élaboration du programme pédagogique.

2)Quels sont les partenaires ?

Les partenaires institutionnels de l’IRIS peuvent être distingués en deux grands groupes : les partenaires au développement et les partenaires pédagogiques.
Les partenaires au développement sont :
- Communauté française de Belgique, à travers l’Association pour la Promotion de l’Education et la Formation à l’Etranger (APEFE)/ Secrétariat Général de l’Audiovisuel et des Multimédias (SGAVM);
- la France, à travers la Direction de l’Audiovisuel et des Techniques de Communication du Ministère des Affaires Etrangères (DAETC-MAE) et le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) l’Ambassade de France au Burkina Faso ;
- et, la Société de Développement des Entreprises Culturelles (SODEC) du Québec.

Ces partenaires au développement interviennent sous diverses formes et de façon complémentaire, chacun en fonction de ses domaines d’intérêt spécifiques et priorités philosophiques. La synergie qui en résulte a besoin toutefois d’être entretenue et renforcée, pour offrir des garanties de stabilité. A cet effet une quête de nouveaux partenariats est engagée en direction d’institutions sous-régionales (UEMOA) et d’organismes internationaux (UNESCO, AIF, …).

Les partenaires pédagogiques sont :
- l’Institut des Arts de Diffusion (IAD) en Communauté française de Belgique ;
- la FEMIS et l’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière (ENSLL) en France ;
- et l’Institut National de l’Image et du Son (INIS) au Québec.

Les partenariats pédagogiques couvrent généralement la mise à disposition de formateurs (FEMIS, IAD, INIS), l’échange d’expertises en matière de gestion pédagogique et administrative de ce type d’établissement, l’accueil de personnels de l’IRIS pour des stages d’observation (IAD), et l’échange d’étudiants à travers des programmes «Regards Croisés» (INIS, IAD).

3)A qui cet institut est-il destiné et d’où viennent les étudiants ?

L’institut est ouvert aux jeunes bacheliers de 25 ans maximum, et prioritairement à ceux originaires des pays de l’Afrique occidentale francophone, désirant se former aux métiers techniques et créatifs de l’image et du son.
Si nous recevons de nombreuses demandes de candidatures de la part de ressortissants de la sous région, nous devons également noter une forte demande la part de jeunes africains originaires de l’Afrique centrale.

Toutes ces demandes tendent à démontrer le réel besoin existant en matière de formation au niveau du continent et ce principalement dans les pays francophones.

4)Quels types de formations dispensez-vous ?

La formation à l’IRIS vise principalement à mettre sur le marché une nouvelle génération de professionnels en phase avec les nouvelles normes de production cinématographique et audiovisuelle tant dans les métiers techniques (image, son, montage) que dans les métiers créatifs (scénario, réalisation, production). Outre la formation initiale qui est la principale mission de l’institut, des formations continues basées sur un système de modules sont prévues afin de répondre constamment aux besoins de recyclage et de renforcement des capacités des professionnels.

5)De quel matériel disposent les étudiants ?

L’institut dispose de matériels techniques basés sur le numérique qui répondent aux normes actuelles de la production cinématographique et audiovisuelle et qui, de ce fait sont pleinement adaptés aux besoins de la formation.

Ces équipements, neufs, sont composés entre autres d’unités de montage numérique, d’unités de prise de vue numériques, d’unités de prises de son et de mixage et de matériels d’éclairage. De plus, la formation bénéficie également du matériel technique dont dispose le service de production de la Direction de la Cinématographie Nationale.

En outre, une cellule de documentation comportant des ouvrages et des revues spécialisées du domaine du cinéma et de l’audiovisuel ainsi qu’un répertoire de films constitué pour les besoins de la formation est ouverte aux étudiants de l’institut.

6)Quel bilan tirez-vous de la première promotion « Gaston KABORE » ?

Les professionnels générés par le Cycle de Spécialisation du PROFIS au terme de deux années de formation donnent pleinement satisfaction dans la mesure où ils sont pour ainsi dire tous dans le bain du milieu professionnel, soit dans des structures privées ou étatiques de production cinématographique et audiovisuelle, soit dans des activités d’initiative personnelle développées grâce à l’efficacité technique et à l’esprit d’entreprise acquis au cours de la formation. Il est à noter que trois courts métrages sont déjà à l’actif d’étudiants issus de cette promotion : La Moto Rouge de Serge Armel Sawadogo, Une ou le cercle de danse (Concours UNESCO) de Aladé Djamihou, et Un Artiste à Montréal coréalisé par Aladé Djamihou et Aimé Bationo dans le cadre d’un programme d’échange entre le PROFIS et l’INIS.
Ces films qui ont déjà fait le tour de quelques festivals aussi bien au Burkina qu’à l’extérieur seront diffusés à l’occasion de la prochaine édition du Fespaco qui se tiendra du 26 février au 05 mars 2005.

Les appréciations formulées sur ces productions pourraient constituer un début de témoignage de l’espoir que suscite l’avenir professionnel et existentiel de ces jeunes.


• > Mweze Ngangura revient sur le tournage des Habits Neufs du Gouverneur

4 mois après la fin du tournage à Kinshasa, et quelques jours avant la présentation en avant-première (et en compétition) des Habits Neufs des Gouverneurs au Fespaco, nous avons rencontré Mweze Ngangura, qui fait le point pour www.cinemasfrancophones.org sur le tournage du premier long métrage de fiction tourné en République Démocratique du Congo depuis 18 ans.

Quel effet cela fait-il de retourner au Fespaco avec Les Habits Neufs du Gouverneur?

Pour moi, le Fespaco est devenu quelque chose de normal, une étape bisannuelle de ma vie de cinéaste. Je n’ai pas raté une édition depuis 1983, avec ou sans film à présenter. Alors bien sûr, je suis ravi d’aller y présenter Les Habits Neufs du Gouverneur. Ne pas y aller m’aurait sembler autrement plus bizarre !

Nous vous avions rencontré avant le début du tournage des Habits Neufs du Gouverneur, et vous nous aviez confié que la mise en place du projet et la préparation du tournage étaient assez complexe, et vous nous aviez expliqué votre choix de tourner en numérique. Quelles conclusions tirez-vous aujourd’hui de ce tournage en numérique ?

Comme nous l’avions prévu, le fait de tourner en numérique nous a beaucoup aidés. Le transport du matériel est grandement facilité, et c’est un moyen de tournage moins encombrant : pas de pellicule, pas de bobine image ou son. De plus, ce choix réduit également le budget d’une façon déterminante, et nous a permis de commencer le pré-montage directement à Kinshasa, du coup, nous avions des cassettes prêtes pour demander les aides à la finition à notre retour. Cette option a réglé beaucoup de problèmes. Aujourd’hui, je termine le mixage ici à Bruxelles, alors que le kinescopage se fait simultanément à Rome. En plus, nous avons fait le pré-montage à l’Institut Congolais de l’Audiovisuel. C’est un institut très bien équipé, avec des studios de musique, une salle de montage, des caméras. Nous avons pu travailler avec des congolais sur place, et ceux-ci étaient très fiers de pouvoir participer à cette étape de la production. Après l’avoir essayé, je ne crois pas que je tournerai autrement qu’en numérique à l’avenir.

Quelles sont les conditions de tournage aujourd’hui en République Démocratique du Congo ?

Cela faisait 18 ans qu’aucun long métrage de fiction n’avait été tourné en RDC. Pourtant, nous avons été surpris de constater qu’il existe des équipes locales. De nombreux techniciens travaillent dans le domaine de la publicité audiovisuelle. De fait, il existe 36 chaînes privées au Congo ! Depuis 18 ans, les professionnels ont bien dû travailler, et inventer. Le problème, c’est que le modèle économique des films publicitaires n’a rien à voir avec celui des longs métrages de fiction africains. Les équipes sont habituées à des tournages d’une semaine, qui bénéficient du même budget que notre production, qui a duré 8 semaines ! Les gens s’attendent à avoir des voitures personnelles, 3 repas chauds par jour, etc. Evidemment, on ne pouvait pas le leur offrir ! Dans l’ensemble, ils ont été étonné qu’un cinéaste qui a été primé de nombreuses fois dans des festivals occidentaux soit contraint de tourner dans ces conditions. Cela dit, grâce à cette industrie publicitaire, il existe aujourd’hui un travelling, alors qu’il y a 18 ans, il n’y en avait pas.
Un autre point positif, c’est qu’en quelque sorte, nous avons eu une rôle de formation, en permettant aux professionnels de travailler sur un long métrage. Et plusieurs étudiants stagiaires ont travaillé avec nous : l’un était assistant son, l’autre assistant scripte, encore un assistant réalisateur. Ces jeunes très motivés, dont certains suivaient une formation à l’Institut National des Arts étaient très enthousiastes, et surtout très efficaces. Cette expérience a en quelque sorte confirmé leur envie de travailler dans le cinéma, qu’ils ont pu découvrir sur le terrain. Si nous avons pu consolider des vocations, et que ce tournage en entraînait d’autres, ce serait parfait !

Existe-t-il une autorité locale qui prenne en charge les tournages cinéma ?

Non, il n’y a rien de la sorte, et cela entraîne de nombreux embrouillaminis administratifs. Il faut un nombre disproportionné d’autorisations de tournage, c’est administrativement très lourd.

C’est un peu le tournage de la débrouille ?

Oui, disons que ce film est entièrement basé sur l’article 15 ! Il faut développer une créativité permanente, pour adapter à tout moment le scénario aux conditions réelles de tournage. On a travaillé presque intégralement avec des musiciens congolais, des stars de la rumba. Ca a créé des moments magiques, mais ça a également occasionné quelques problèmes logistiques, il a fallu gérer quelques problèmes de ponctualité les gens, aller les chercher, bref, bétonner la coordination.
C’est très intéressant sur le plan artistique, mais du coup, il était quasiment impossible d’établir un plan de travail cohérent à l’avance. Heureusement, on a été très heureusement surpris par l’extraordinaire bonne volonté des locaux qui ont travaillé sur le film. C’est un élément essentiel, tout le monde voulait que ce film existe, et c’est sûrement en partie pour ça qu’il est là aujourd’hui. La conjonction de tous ces éléments a cependant produit des scènes extraordinaires, exceptionnelles, comme la scène dans le hall du grand hôtel, ou la scène de l’avion. Je pense que finalement, le film en est peut-être meilleur.

Vous avez prévu une projection à Kinshasa ?

Oui, on espère pouvoir la mettre en place juste après le Fespaco, on y travaille ! On va faire une soirée de gala, pour inviter tous les gens qui ont participé au projet sur place, mais aussi une grande fête populaire. Ce film est un hommage à la rumba congolaise, et nous avons travaillé avec de vraies stars de la musique. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à partager tout ça avec les habitants de Kinshasa !


• > Balufu Bakupa Kanyinda présente son prochain long métrage, Juju Factory

Balufu Bakupa-Kanyinda travaille actuellement à la postproduction de son dernier long métrage. Avant la première projection du film, en mai ou juin prochain, il nous présente Juju Factory, « métaphore de la création, dans la grisaille de l’exil », tourné en DV à l’automne dernier à Bruxelles.

Le « juju » est un talisman (« magic », « voodoo », fétiche, amulette) qui protège du « maléfique ». C’est un « charme » superstitieux qui, dit-on, possède des pouvoirs surnaturels. On le trouve en Afrique de l’Ouest, particulièrement au Nigeria, Ghana, Liberia, Sierra Leone, Bénin…

Là-bas, les gens croient que celui qui a le « juju » est « blindé ». Personne ne peut le maudire ou l’attaquer ni lui faire du mal. Le possesseur du « juju » a donc la « foi » pour être hors d’atteinte de n’importe quelle nuisance.

Un jour d’avril 2002, en sortant de l’enceinte gigantesque de « Elmina Castel », fort esclavagiste en bord de l’océan Atlantique, à Cape Coast au Ghana, j’ai commencé à penser au concept spirituel africain du « juju », en m’interrogeant sur la part des Africains qui participèrent à ce commerce criminel.

Alors, pour faire simple, j’ai rêvé d’un combat imaginaire des esprits, entre le « maléfique » et le « juju ». Et je l’ai transposé à Bruxelles. Dans ce conflit d’intérêts ou de raison (« vérités de la raison, vérités de la foi »), j’ai mis face à face un écrivain et un éditeur. Tous deux Africains. S’agit plus de l’esclavage. Ici, la question conflictuelle se noue autour de la divergence de vision d’un même monde, entre la passion créatrice et la réalité quotidienne.

J’ai voulu travailler sur un sujet et de la matière (exil, écriture) ainsi que des facteurs humains que je connais. Ayant séjourné durant des années en Belgique, où j’ai encore des liens familiaux bien ancrés dans la société belge, cette histoire fait partie de mon « monde personnel ». Et aussi explorer les rêves et frustrations africaines, vus de Bruxelles, pour confronter le présent et le passé en cherchant le futur.

Pour tisser « Juju Factory », je suis parti d’un quartier belge, qui symbolise l’exil et l’immigration, qui porte un « certain mal de vivre » et montre la fragilité quotidienne des vies au bord de la tragédie sociale. Mais ses personnages restent debout, tous convaincus (imaginaire de l’écrivain) que leur présence est justifiée par leur histoire (le Musée de l’Afrique centrale « Tervuren », le roi Léopold II, Patrice Lumumba, etc.).

« Matonge» (prononcez : « ma-ton-gué »), petit quartier bruxellois, est, à mon avis, le seul lieu donnant un nom africain (à l’origine appellation d’un quartier de Kinshasa) à un coin d’une cité européenne. Est-ce pour cela qu’un spectre (Lumumba) erre dans ce quartier ? Et pourquoi donc Joseph Désiré (l’éditeur) s’en va demander conseil à la statue équestre du fameux « roi Léopold II » sur son différend avec Kongo (l’écrivain) ?

L’autre « esprit » de ce film est celui du numérique. Il est ici porté par l’ « inteleki », vieux mot grec qui signifie « insuffler de l’énergie dans une matière inerte."»

Ce film est tourné en DV. Surtout parce que cela était propice aux conditions d’une petite production « extra indépendante. » Nous avions foi en l’histoire que nous voulions raconter au monde. Notre désir était, et demeure, de poser ce film (dès le tournage) dans l’imaginaire cinématographique et sur des règles du cinéma. En d’autres termes il s’agissait d’utiliser une DV pour l’outil qu’elle est : une caméra. « L’esprit du numérique » a fait le reste, en jouant l’intermédiation essentielle entre le récit, l’art et la technique. Et, avec des bons acteurs, notre proposition de mise en scène s’est laissé guidée par « l’inteleki » (insuffler l’énergie…)

« Juju Factory » est une métaphore sur la création, dans la grisaille de l’exil. Quand celui-ci est capable de fabriquer (« usiner » dirai-je) de la joie et de la folie dans le même bain. Quand il nous offre la confrontation entre deux « esprits africains » au cœur d’un quartier européen qui porte un joli nom africain. Telle une jolie métisse écartelée entre deux amants aux fortunes opposées.

En français, « juju » se dit « joujou ». Un jouet.

Joseph Désiré (Katik Bakomba) contre Kongo Congo (Dieudonné Kabongo). Le premier tient à la « raison » d’un certain marché ; il croit savoir ce que les « autres » veulent entendre et voir. « Votre Lumumba et tous vos ancêtres, enterrez-les où vous voulez mais pas dans un livre que je finance ! » pérore l’éditeur. Et il ignore les poètes : Aimé Césaire, Tshiakatumba Matala, William Sassine… Même le cinéaste David Achkar ne lui dit rien qui mériterait d’être gravé dans son Matonge global village, le livre dont il rêve.

Echine courbée sur son ordinateur, l’écrivain est habité par le « juju ». Cette magie qui ordonne, dans le livre en écriture, toute vie qui s’invite chez lui. Elle le fait aussi voyager à la « vitesse du son » entre la Belgique et le Congo. Et magnifie ses mots qui ne savent plus où se trouve la frontière entre la réalité et l’imaginaire.

Balufu Bakupa-Kanyinda
Juju Factory

Film en postproduction

Titre du film : Juju Factory Genre : comédie dramatique (contemporaine) Langue: française Producteurs: Balufu Bakupa-Kanyinda et Ndiagne Adéchoubou. Interprètes : Dieudonné Kabongo, Katik Bakomba , Carole Karemera, Sohder Leta Manesa, Aline Bosuma, Pascale Kinanga, Emile Abossolo Mbo, Stéphane Bissot, Imhotep Tshilombo, Maxime Thierry , Nolda Massamba, Ken Ndiaye, José Luis Cortez, Mirko Popovicth, Fabrice Masuka, Thierry Wenes, Bach-Lan Le Ba Thi, Anne-Sophie Leurquin, Laurent Ancion; Directeur de la photographie : Olivier Pulinckx; Son : Balufu Bakupa-Kanyinda; Maquillage :Jovita Lukau; Assistants : Anne Ransquin, Maxwell Caldeval, Christophe Vanheuverzwijn; Décoration : Stéphanie Péty de Thozée, Doudou Bakomba; Assistant caméra : Joe Bondo; Assistant son : Momo Mulisa; Assistant monteur : Xavier Champagnac; Monteur : Sébastien Touta. Format de tournage : DV; Format de diffusion cinéma : 35mm stéréo; Durée estimée : 100 minutes (environ); Lieux de tournage : Bruxelles, Belgique. Durée du tournage : 5 semaines; Période tournage : 15 novembre-20 décembre 2004; Lieux de postproduction : Paris, France. Durée de postproduction : 16 semaines; Première projection publique : mai/juin 2005; Production : Akangbe Productions (France), BlackStarLine, (Belgique), Dipanda Yo ! (RD Congo), et la participation de Artpheres (asbl, Belgique); Scénario et Réalisation: Balufu Bakupa-Kanyinda




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > Réflexions de Thierry Michel, documentariste belge, sur les enjeux de la diversité culturelle

Discours donné à l'occasion de le rencontre débat organisé par la Coalition belge francophone pour la diversité culturelle au Parlement de la Communauté Française, documentariste belge, Président du Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone

Cinéaste du réel, je pense que comme témoin privilégié du monde, nous nous devons de représenter la souffrance collective, de témoigner des épreuves des peuples dominés et de rappeler que chaque groupe humain, chaque classe, chaque nation et chaque race à une histoire de luttes et de conquêtes.

Notre mission primordiale, comme documentaristes, est de révéler la complexité du monde, de dénoncer la dure loi des hommes, de découvrir ce qui nous relie les uns aux autres et de nous maintenir en état d’alerte, loin des stéréotypes, des orthodoxies et des doctrines.

Il nous faut restaurer la mémoire, universaliser les crises, prendre en compte l’expérience et le souvenir des voix oubliées et des réalités occultées. Il nous faut redonner les lettres de noblesses à une activité fondée sur une forme de conscience sceptique et engagée, vouée à l’investigation rationnelle, en confrontant des sources contradictoires et en exhumant des documents enfouis.

Mais en tant qu'artistes et intellectuels, nous sommes sommés de faire le choix entre la stabilité des vainqueurs, des dominateurs et la dénonciation de ce qui menace les faibles et les perdants. Car au-delà des intérêts purement économiques, et dans le sillage d'une décennie qui a vu les appartenances idéologiques tomber en désuétudes, une nouvelle guerre froide, larvée et sournois, s'est imposée sur le front de la culture et des religions.

En voici deux exemples très concrets dont j'ai été le témoin.
Le premier a été ma surprise, tournant un film en Afrique, de découvrir que les distributeurs américains offrent gratuitement films et séries aux télévisions de ce continent en échange d'espaces publicitaires. Quelle merveilleuse et perverse stratégie, car nous sommes bien sur le terrain de la tactique et de la stratégie, pour imposer à la fois ses produits avec tout ce que cela comporte de culture consumériste, et dans le même temps de distiller son idéologie par le biais de ce qui fait souvent le moins honneur à l'industrie audiovisuelle américaine.

Le deuxième exemple concerne le MIP de Cannes, cet énorme marché où s'achète et se vend ce qui façonnera nos consciences. Si l'on ouvre un des derniers catalogues et que l'on fait une rapide analyse des rapports de force géopolitique par le nombre de stands et de personnes repris dans ce catalogue, on se rend compte que les marchands d'images américains sont présents avec plus de 300 sociétés et d'imposantes délégations : Warner 27 personnes, Universal 33, Century Fox 36. Un rapide calcul donne un peu plus de 1500 vendeurs et producteurs from USA, car peu d'entre eux sont là pour acheter la culture d'autrui. Les Français, sur le sol de qui se déroule cette grande braderie médiatique, sont représentés par 246 sociétés, et seulement trois pays d'Afrique noire subsaharienne sont représentés. Parmi ceux-ci , un seul pays vendeur, l'Afrique du Sud avec 16 personnes inscrites, et deux autres pays qui n'ont évidemment pas de stand et l'un n'a même pas une boîte aux lettres au sein du MIP, mais a le privilège de se trouver en dernière page, à la lettre Z. Il s'agit du Zimbabwe.

Mais consultant la dernière édition en ma possession, l'édition 2003 du catalogue du MIPCOM, je constate que cette fois-ci c'est l'Afrique dans son ensemble qui n'est plus représenté que par 3 pays. L'Afrique du Sud avec 2 stands, l'Egypte un stand et l'Algérie avec une seule boîte au lettre dans l'enceinte du marché. Cela fait pour l'Afrique Noire, en exceptant "South Africa" : 0 stand, 0 société, 0 présent. Ce qu'on pourrait résumer par les trois zéros. La Belgique y tient une place finalement honorable avec 5 stands et 60 francophones présents dont 15 RTBF et 4 RTL-TVI donc 60 fois plus que l'Afrique Noire !

Et l'on pourrait aussi parler de nombreux ex pays de l'est, naguère fiers de leurs cinématographies avec des noms comme Andrzej Wajda, Milos Forman, Andreï Tarkovski, Nikita Mikhalkov. Ces cinématographies ont été emportées par la fin du socialisme et emportées par le torrent néo-libéral qui a imposé le Titanic comme modèle et pensée unique. Et ce n'est pas un hasard si ces pays également sont au rang des absents du MIP de Cannes, à l'exception de la Pologne qui dans une récente édition du marché avait un stand très fréquenté qui vendait des productions "porno-chic".

Nous sommes donc bien là sur le terrain de la domination culturelle, on aurait dit voici quelque temps de l'impérialisme. Mais cette omnipotence ne suffit pas et le Maroc, premier pays de la francophonie à céder au chantage, a dû s'engager à renoncer à sa souveraineté sur ses industries culturelles en contrepartie de la proposition américaine d'ouvrir son marché aux produits agricoles marocains.

A contrario, le cinéma iranien, que je connais assez bien pour avoir effectué plusieurs voyages dans ce pays, est aujourd'hui prospère et riche de talents et de films primés dans les meilleurs festivals. C'est le résultat d'une politique volontariste de production et de protectionnisme qui fait que ce pays de 60 millions d'habitants produit plus de longs métrages par an que l'ensemble de l'Afrique Sub-saharienne, à l'exception toujours de l'Afrique du Sud.

De même la Corée du Sud, qui, avec son système des quotas, oblige les cinémas à projeter des films nationaux cent quarante-six jours par an, leur garantissant ainsi 40 % du temps d'exploitation, et qui est dans le collimateur des Etats-Unis, Washington conditionnant l'abandon de ce système à la signature du traité d'investissement bilatéral, décidé en 1998 entre Bill Clinton et Kim Dae-jung. Très mobilisés, les professionnels coréens du cinéma ont d'ailleurs organisé des manifestations médiatisées, notamment en se rasant la tête en public en 2003.

Face à la culture américaine, qui, en particulier dans l'audiovisuel, bénéficie de formidables moyens de production et de distribution, nous ne pourrons nous contenter d'être le « pot de terre » contre le « pot de fer ». Notre culture a besoin d'être soutenue par un effort volontariste et dynamique de notre gouvernement. Il y va de notre identité. Enfant bâtard de l'histoire, la Belgique est un pays surréaliste, ouvert sur le monde, pratiquant l'autodérision et la comédie dramatique. Et ce n'est pas un hasard si l'émission Strip-tease fait bien rire toute l'Afrique et si le film C'est arrivé près de chez nous se trouve dans les vidéothèques de Melbourne et de Durban.

C'est le sens de la mobilisation d'aujourd'hui, de refuser ces tentatives de destruction de notre culture et d'être solidaire de ceux qui loin d'ici, en prise avec un sous-développement chronique n'ont plus que leur identité et leur culture pour seule raison d'être.

En ce temps de conflits entre les différends blocs de connaissance et de cultures, il est urgent de nous mobiliser contre tout ce qui mutile le regard, ce qui défigure la réalité du monde et nous plonge, comme dans un miroir brisé, au cœur même des fissures de notre conscience

L'heure est à la résistance, car déjà aujourd'hui, chacun expérimente existentiellement cette déchirure intérieure. Car il y a le monde que m’ont légué nos ancêtres et le monde que m’ont légué les conquérants. Il y a le monde à construire et le monde tel qu’il est devenu. Il y a la vision d’un monde enchanté par l’aura de la mémoire collective et la vision d'un monde emporté par la tourmente de la mondialisation.

Il ne s'agit pas de régression vers les mythologies des origines comme certains courant du fondamentalisme musulman le revendique, il ne s'agit pas d'un refus obsessionnel de relever les défis des temps nouveaux, de ceux de la modernité et du changement.

Il s'agit essentiellement de résister à la marchandisation du monde, et pour bien des peuples du Sud, d'un refus de la logique de domination de l’Occident parfois camouflée sous les notions de droit et de libertés individuelles.

En tant qu'intellectuels, il nous faudra combattre dans le même temps, l'instrumentalisation de l'homme et de la culture par l'économie marchande, l’expansion du stéréotype comme référence culturelle et son effet de mort sur ce qui est authentique et vivant. Il nous faudra également refuser de servir les bureaucraties puissantes et les employeurs généreux.

Thierry Michel


• > Africa Cinemas: Bilan et Conclusions

Toussaint Tiendrébéogo a annoncé cette semaine sa démission de ses fonctions au sein de Africa Cinemas, le 1er février 2005. Voici le bilan qu'il dresse des mois passés au sein d'Africa Cinemas. Vous trouverez également en document joint le Bilan des activités des 18 premiers mois, ainsi que les conclusions de la réunion avec les distributeurs et les exploitants.

"Cher(e)s collègues et ami(e)s

Après une année et demie consacrée à l'installation puis à l'animation du programme Africa Cinémas, je vous informe par la présente que je démissionnerai de mes fonctions à compter du 1er février 2005.

Comme vous le savez, Africa Cinémas n'est pas une structure mais un programme dont la gestion est confiée à l'association Europa Cinémas.

Les quinze premiers mois de fonctionnement ont mis en évidence certaines insuffisances qui handicapent fortement la réalisation des objectifs fixés à Africa cinémas. (Rapport d'activités ci-joint)

Réunis à Bamako, le 13 et 14 octobre 2004, les distributeurs et exploitants les plus impliqués dans le programme ont formulé des propositions visant à renforcer son efficacité et son impact.

Ces nouvelles orientations rendent indispensable l'évolution du programme vers une structure autonome, plus adaptée aux exigences du terrain. Outre une capacité d'initiative directe dans la promotion et la diffusion des films africains et européens, cette structure devra mobiliser largement, en Afrique et en Europe, les organisations professionnelles et les structures administratives autour d'actions concrètes de structuration et de mise en œuvre de politiques favorables au développement du marché du film.

A ce jour, Europa Cinémas n'a pas organisé les conditions d’un dialogue, avec toutes les parties prenantes du programme, pour que des suites soient données aux propositions formulées, et cela, en dépit des interpellations constamment renouvelées des professionnels africains et des membres du Comité d'Experts.

Cette attitude qui favorise le maintien du programme dans une certaine léthargie, alors que la dégradation des conditions de distribution et d’exploitation des films s’accentue de jour en jour en Afrique, conduit légitimement à s’interroger sur les motivations réelles d’Europa Cinémas à l’égard du cinéma africain.

Je ne peux me rendre complice d'une telle attitude qui ne sert ni le cinéma africain ni ses professionnels, et encore moins les objectifs pour lesquels j'ai été nommé.

Le programme Africa Cinéma est né des besoins exprimés par les professionnels africains avec le soutien des principaux bailleurs de fonds des cinémas du Sud. Aussi, je saisis l'occasion pour vous inviter à la vigilance et à la mobilisation. Tâchons de préserver cet instrument indispensable en veillant à ce qu'il réponde, le plus efficacement possible, aux problèmes qui se posent à la distribution et à l’exploitation cinématographique en Afrique.

Enfin, je ne saurais terminer sans vous exprimer ma profonde gratitude pour la solidarité et le soutien que chacun de vous m'a apporté durant ces mois passés à oeuvrer pour la cause commune. Soyez en tous remerciés.

A très bientôt.

Toussaint Tiendrébéogo"



Bilan d'activités d'Africa Cinemas [537 Ko]
 



Conclusions de la réunion avec les exploitants et les distributeurs [52 Ko]