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Lettre d'info n°9, mars 2005
 
 
 
 
 
Rendez-vous incontournable des cinémas d'Afrique, le Fespaco s'est tenu du 26 février au 5 mars à Ouagadougou, Burkina Faso. Cette lettre d'information lui fait la part belle, puisque nous étions sur place pour rassembler infos diverses et photos variées.

Le Fespaco accueillaient de nombreuses rencontres, et vous trouverez dans la rubrique "Cuisines et Dépendances" des notes sur les conférences de l'Union européenne, de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie et de l'ACID (concernant le programme Africa Cinémas). Egalement disponible, quelques-unes des interventions proposées lors du colloque sur la formation. Le chapitre "Vu dans la presse" offre un panorama éclectique des articles sur le Fespaco parus dans l'espace Francophone.

Le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone a profité de son traditionnel verre de l'amitié ouagalais pour annoncer la parution en ligne du Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie, ainsi que la deuxième édition du Forum Francophone de Coproduction, espace d'expertises et de rencontres pour les producteurs francophones, co-organisé avec le FIFF de Namur. Vous trouverez de plus amples renseignements à ce propos dans la rubrique "Evénement".

Le BLCEF était également partenaire du "Côté Doc" du Fespaco. Les actes des rencontres organisées tous les matins seront diponibles sur le site en mai prochain.

Enfin, on ne perd pas les bonnes habitudes, les clichés du Fespaco sont consultables dans l'album photo (http://www.cinemasfrancophones.org/album ...). Visite guidée de la terrasse de l'Indépendance à la cour du CCF.

Bonne lecture, et comme à l’accoutumée, n’oubliez pas que cet outil de travail vous est destiné ! Nous vous invitons à prendre contact avec la rédaction pour nous tenir informé de votre actualité, et nous faire part de vos remarques pour nous aider à améliorer cette lettre. Pour vous abonner, écrivez-nous à l’adresse lettre@cinemasfrancophones.org

LES INFOS PAR CATEGORIES


A LA UNE
    Fespaco 2005 : Palmarès Officiel
    Fespaco 2005: Prix Spéciaux
    "Une semaine au Fespaco", par Carin Leclercq
    Le Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est en ligne!
    20 mars, journée de la Francophonie: activités cinématographiques
    Un nouveau fonds destiné à promouvoir la production de films: Visions Sud Est, Suisse
    Atelier Grand Nord 2005, deuxième édition


ECHOS-PHONIE
    Projection de 5x5 de Moussa Touré, à l’occasion du Côté Doc du Fespaco
    Caravane pour la Paix et la Réconciliation, Burundi
    Résultats des Lutins, Prix des meilleurs courts métrages, France
    Premiers Ateliers d’Angers pour jeunes cinéastes
    Nouvelle formation au développement de scénario
    Panorama du cinéma roumain contemporain à Paris
    Guide des soutiens à la production cinématographique et audiovisuelle Regions, département et villes, France
    Césars 2005: triomphe de L'Esquive, la Belgique à l'honneur, et le meilleur court métrage pour Lyes Salem
    Traité de coproduction en vue pour le Royaume-Uni avec le Maroc et l’Afrique du Sud
    2004 : une autre excellente année pour le cinéma québécois
    Le Festival de Cannes lance l'Atelier du Festival
    Cinequest 2: composition du Jury et demi-finale
    L'EAVE s'installe au Luxembourg
    Remise des Prix Coqs de la Communauté française de Belgique
    Palmarès des Prix Jutra 2005, Québec
    Réédition de La Dramaturgie d'Yves Lavandier


COMMISSIONS DE SELECTION
    Première commission du World Cinema Fund de Berlin
    Bilan des aides 2004 de l’encouragement sélectif au cinéma de l’Office fédéral suisse de la culture
    Eurimages soutient 10 coproductions européennes
    Appels à propositions pour le soutien à la distribution en salles MEDIA
    Wallimage annonce son soutien à trois longs métrages


RENCONTRES PROFESSIONNELLES
    Conférence Débat de l'Union européenne, Fespaco, 28 février 2005
    Conférence de presse ACID / Africa Cinémas, Fespaco, 28 février 2005
    Conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie
    Colloque "Formation et enjeux de la professionnalisation", mardi 1er, mercredi 2 mars, Fespaco
    EsoDoc : documentaire et questions de société


VU DANS LA PRESSE
    "Le Fespaco, un facteur de modernité absolument vital pour l'Afrique, en est à sa 19e édition", Odile Tremblay, Le Devoir, 05/03/05
    "Les cinéastes veillent à Ouagadougou", Odile Tremblay, Le Devoir, 11/03/05
    "Fespaco, étalon toujours fringant", par Karin Tshidimba, La Libre Belgique
    "Imagine l'Afrique de demain" par Karin Tshidimba, La Libre Belgique
    Entretien avec Idrissou Mora K'Paï, par Olivier Barlet, www.africultures.com
    "Fespaco 2005 : nécessité de la critique ", Olivier Barlet, www.africultures.com
    "Morceaux de foi au Burkina", par Michel Henry, Libération, 09/03/05
    "Zoom sur le Côté Doc du Fespaco" par Candide Etienne, sur www.clapnoir.org
    "Au Fespaco, le cinéma africain se plonge dans son histoire avec l'aide du numérique", Elisabeth Lequeret, Le Monde, 05/03/05
    "L'Afrique francophone au bout du rouleau", Michel Henry, Libération, 02/03/05
    "Coup de projecteur sur le cinéma burkinabè", Interview de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, www.afrik.com
    "Evolution du Fespaco depuis sa naissance", Interview de Alimata Salambéré, www.afrik.com
    "Le cinéma africain, ce cinéma nomade ", entretien de Hassouna Mansouri avec Mahamat Saleh Haroun , www.africultures.com
    « Focus on Africa » au Festival de Berlin, Compte-rendu des ateliers sur les cinémas africains par Jasmine Champenois pour www.africultures.com


INFOS FESTIVALS
    Au programme en avril…
    Festival Panafricana, Rome: Programmation
    FIFET 2005: Programmation
    Festival du Film Court de Lille: palmarès
    Festival du Film de Paris Ile-de-France: Programme
    Festival International du Film de Fribourg: palmarès
    Cinema Africano, Milan: Programme
    Cinema Novo, Bruges: Programme
    Le Temps Révolu d'Ho Quang Minh primé au Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul
    Festival International du Film Francophone de Bratislava: Programme
    Festival International du Film de Fribourg: Programme
    Festival du Film Court de Lille: Programme
    Festival International du Film d'Amour de Mons: palmarès



LES INFOS PAR REGIONS


FRANCOPHONIE
    Le Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est en ligne!
    20 mars, journée de la Francophonie: activités cinématographiques
    Conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie


AFRIQUE
    Fespaco 2005 : Palmarès Officiel
    Fespaco 2005: Prix Spéciaux
    "Une semaine au Fespaco", par Carin Leclercq
    Atelier Grand Nord 2005, deuxième édition
    Conférence de presse ACID / Africa Cinémas, Fespaco, 28 février 2005
    Colloque "Formation et enjeux de la professionnalisation", mardi 1er, mercredi 2 mars, Fespaco
    "Fespaco 2005 : nécessité de la critique ", Olivier Barlet, www.africultures.com
    "Morceaux de foi au Burkina", par Michel Henry, Libération, 09/03/05
    "Zoom sur le Côté Doc du Fespaco" par Candide Etienne, sur www.clapnoir.org
    "Au Fespaco, le cinéma africain se plonge dans son histoire avec l'aide du numérique", Elisabeth Lequeret, Le Monde, 05/03/05
    "L'Afrique francophone au bout du rouleau", Michel Henry, Libération, 02/03/05
    "Coup de projecteur sur le cinéma burkinabè", Interview de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, www.afrik.com
    "Evolution du Fespaco depuis sa naissance", Interview de Alimata Salambéré, www.afrik.com
    « Focus on Africa » au Festival de Berlin, Compte-rendu des ateliers sur les cinémas africains par Jasmine Champenois pour www.africultures.com


AMERIQUES
    2004 : une autre excellente année pour le cinéma québécois
    "Le Fespaco, un facteur de modernité absolument vital pour l'Afrique, en est à sa 19e édition", Odile Tremblay, Le Devoir, 05/03/05
    "Les cinéastes veillent à Ouagadougou", Odile Tremblay, Le Devoir, 11/03/05


ASIE
    Le Temps Révolu d'Ho Quang Minh primé au Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul


EUROPE
    Un nouveau fonds destiné à promouvoir la production de films: Visions Sud Est, Suisse
    Résultats des Lutins, Prix des meilleurs courts métrages, France
    Premiers Ateliers d’Angers pour jeunes cinéastes
    Nouvelle formation au développement de scénario
    Guide des soutiens à la production cinématographique et audiovisuelle Regions, département et villes, France
    Césars 2005: triomphe de L'Esquive, la Belgique à l'honneur, et le meilleur court métrage pour Lyes Salem
    Le Festival de Cannes lance l'Atelier du Festival
    Cinequest 2: composition du Jury et demi-finale
    Remise des Prix Coqs de la Communauté française de Belgique
    Palmarès des Prix Jutra 2005, Québec
    Réédition de La Dramaturgie d'Yves Lavandier
    Bilan des aides 2004 de l’encouragement sélectif au cinéma de l’Office fédéral suisse de la culture
    Eurimages soutient 10 coproductions européennes
    Appels à propositions pour le soutien à la distribution en salles MEDIA
    Wallimage annonce son soutien à trois longs métrages
    Conférence Débat de l'Union européenne, Fespaco, 28 février 2005
    EsoDoc : documentaire et questions de société
    "Fespaco, étalon toujours fringant", par Karin Tshidimba, La Libre Belgique
    "Imagine l'Afrique de demain" par Karin Tshidimba, La Libre Belgique
    Festival Panafricana, Rome: Programmation
    FIFET 2005: Programmation
    Festival du Film Court de Lille: palmarès
    Festival du Film de Paris Ile-de-France: Programme
    Festival International du Film de Fribourg: palmarès
    Cinema Africano, Milan: Programme
    Cinema Novo, Bruges: Programme
    Festival International du Film Francophone de Bratislava: Programme
    Festival International du Film de Fribourg: Programme
    Festival du Film Court de Lille: Programme
    Festival International du Film d'Amour de Mons: palmarès


PAYS A LA UNE

    FRANCE
 


EVENEMENT

    TRAIT D’UNION: GUIDE DES FORMATIONS AUX MÉTIERS DU CINÉMA EN FRANCOPHONIE, ET DEUXIÈME FORUM FRANCOPHONE DE LA COPRODUCTION
 


CUISINES ET DEPENDANCES DES CINEMAS FRANCOPHONES

    FESPACO, RENCONTRES PROFESSIONNELLES
 




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 Categories  
A la une   
  • > Fespaco 2005 : Palmarès Officiel

La 19ème édition du Fespaco s’est achevée samedi 5 mars par la remise des Prix organisée dans le stade du 4 août, à Ouagadougou. Après des délibérations longues et acharnées, les différents jurys ont rendu leurs verdicts. Très présents dans la compétition Long Métrage et très attendus, les films sud-africains se sont particulièrement distingués, avec 3 films primés sur 4 films présentés. Les films burkinabés ont également eu droit aux honneurs des récompenses. Ce palmarès a aussi été l’occasion de récompenser une des plus grandes monteuses des cinémas africains, Andrée Daventure, pour l’ensemble de son œuvre, et qui présentait cette année La Nuit de la Vérité de Fanta Régina Nacro. Le Fespaco intronisait par ailleurs cette année de nouveaux prix, permettant de mieux récompenser la qualité de la sélection, dans toute sa diversité.

Compétition Long métrage :
- Etalon d’or de Yennenga, Grand Prix : Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud
- Etalon d’argent de Yennenga : La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- Etalon de Bronze de Yennenga : Tassuma, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Prix Spécial de l’Union Européenne : Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud
- Prix Oumara Ganda : Max and Mona, Teddy Makera, Afrique du Sud
- Prix de la meilleure interprétation féminine : Pamela Monvete Marimbe dans Zulu Love Letter de Ramadan Suleman, Afrique du Sud
- Prix de la meilleure interprétation masculine : Sid Ali Kouriet dans Les Suspects de Kamal Dehane
- Prix du meilleur scénario : La Nuit de la Vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Prix de la meilleure image : Oi Hero, Zeze Gamboa, Angola
- Prix du meilleur son : El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Prix de la meilleure musique : Sous la clarté de la lune, Apolline Traoré, Burkina Faso
- Prix du meilleur décor : Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud
- Prix du meilleur montage : Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Prix du public RFI/ MAE : Tassuma, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso

Prix Paul Robeson, compétition long métrage de la diaspora africaine :
- Beah : A Black Woman Speaks, Lisa Gay Hamilton, USA

Compétition Court Métrage:
- Poulain d’or de Yennenga : L’Autre Mal, Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso
- Poulain d’argent de Yennenga : Be Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée
- Poulain de bronze de Yennenga : Safi, la petite mère, Raso Ganemtoré, Burkina Faso

Compétition TV-Vidéo :
- Grand Prix de la TV-Vidéo, prix de la meilleure œuvre de fiction/ doc : Conakry Kas, Manthia Diawara, Mali/ Guinée
- Prix spécial du jury fiction : Aliénation, Malek Bensmail, Algérie
- Grand prix de série et sitcom : Sidagamie, Maurice Kaboré, Burkina Faso
- Prix spécial du jury série ou sitcom : Trois hommes, un village, Idrissa Ouédraogo et Issa Traoré de Brahima, Burkina Faso

www.fespaco.bf


• > Fespaco 2005: Prix Spéciaux

Voici la liste des Prix spéciaux décernés lors de la dernière édition du Fespaco:

- Ministère de la Santé du Burkina Faso en partenariat avec l´OMS, Prix spécial Santé : Moolaade de Sembène Ousmane ( Sénégal)

- Ministère de la Promotion des Droits Humains du Bukina, Prix spécial Droits humains : Une seconde vie de Adjara Lompo (Burkina Faso)

- Prix spécial UEMOA long métrage : La Nuit de la vérité, de Régina Fanta Nacro (Burkina Faso)

- Prix spécial UEMOA court métrage : Safi, la petite mère, de Raso Ganemtoré (Burkina Faso)

- Prix spécial UEMOA TV / Vidéo professionnelle : Identité pour l'Afrique, de Dani Kouyaté (Burkina Faso)

- Prix des Nations Unies pour la Lutte contre la Pauvreté : Tasuma, le feu de Daniel Sanou Kollo (Burkina Faso)

- Prix UNICEF pour la promotion des Droits de l´enfant : Un amour d’enfant de Ben Diogaye Beye, Sénégal
Mention spéciale : Safi, la petite mère de Raso Ganemtoré, Burkina Faso

- Prix UNICEF pour la promotion des Droits de la femme : Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud)
Mentions spéciales : Les Suspects de Kamal Dehane (Algérie) et Safi, la petite mère de Raso Ganemtoré (Burkina Faso)

- Organisme de Sécurité Sociale des pays francophones d’Afrique membres de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels, Prix Santé et Sécurité au Travail : Beat the drum de David Hickson (Afrique du Sud)

- CEDEAO : Prix de l’Intégration Africaine : Tasuma, le feu de Daniel Kollo Sanou (Burkina Faso)

- Plan Burkina Faso : Prix Droits de l’Enfant : La Caméra de bois de Ntshavheni Wa Luruli (Afrique du Sud)

- Prix SIGNIS (Association Catholique Mondiale pour la Communication) : Beat the drum de David Hickson (Afrique du Sud)
Mention spéciale : Un amour d’enfant de Ben Diogaye Beye (Sénégal)

- Loterie Nationale Burkinabé (LONAB) : Prix de l’Espoir : Rencontre en ligne de Adama Rouamba (Burkina Faso)

- Prix RFO- AITV/ CFI :
1er prix : Documentaire Irago de la télévision de la Centrafricaine
2ème prix : documentaire sur les difficultés de conservation des manuscrits de Tombouctou de la télévision nationale du Mali
3ème prix : documentaire sur l’importance de l’igname dans la société béninoise de l’Office de Radio télévision du Bénin

- Comité National de Lutte contre le SIDA : Prix CNLS-IST : Sidagamie de Maurice Kaboré (Burkina Faso)

- Prix de la Ville de Ouagadougou : Beat the drum de David Hickson (Afrique du Sud)

- Prix de la ville de Turin : Safi, la petite mère, de Raso Ganemtoré (Burkina Faso)

- Centre d’éducation artistique et technique Ecole du Wandé, Prix « Graine de baobab – Wandé » : Ouaga Saga de Dani Kouyaté (Burkina Faso), Meilleur acteur jeune : Boureima dans Ouaga Saga de Dani Kouyaté

- 9e Prix de l´INALCO : Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud)

- Rur´Art : Prix POITOU-CHARENTES long métrage : El Manara de Bel Kacem Hadjadj (Algerie)
Prix POITOU-CHARENTES court métrage : Rencontre en ligne de Adama Rouamba (Burkina Faso)

- COE : Prix COE : Prince Loseno de Kibushi Ndjate Wooto (RDC)

- Ciné Bocage :
Prix d´interprétation masculine dans un second rôle : Ouedraogo Rasmané pour le rôle de Tomoto dans La Nuit de la vérité de Fanta Regina Nacro (Burkina Faso)
Prix d´interprétation féminine dans un second rôle : Sonia Nouacer pour le rôle de Bouchraa dans El Manara de Benkacem Hadjadj (Algérie)

- Association Ecran : Prix côté Doc de la meilleure œuvre documentaire : Pourquoi de Sokhna Amar (Sénégal)
Mentions spéciales : Ask me I am positive de Toboho Edkins (Afrique du Sud), La Volonté de Rollande Ouedraogo (Burkina Faso), Oberlin Inanda de Chérif Kéïta (Mali)

www.fespaco.bf


• > "Une semaine au Fespaco", par Carin Leclercq

On a compté près 5.000 festivaliers accrédités à Ouagadougou pour la dix-neuvième édition du Fespaco. C’était un voyage au cœur d’un cinéma bien vivant. Si d’autres en doutent encore, nous pourrons attester de l’énergie créatrice qui y régnait. Chacun a pu voir des films riches, inégaux sans doute, parfois novateurs, toujours singuliers et qui se développent dans une économie parallèle, informelle à l’image du continent. La présence, cette année de plusieurs films auto produits, inventifs et plébiscités par le public contribue à nous faire croire avec un peu plus d’optimisme à l’avenir des images africaines sur ses écrans et ceux d’autres continents. Même si l’Afrique du Sud très présente cette année et qui a emporté l’Etalon avec « Drum » un film de Zola Maseko offre un autre modèle de ce que peut être une industrie de la production audiovisuelle.

Des conversations toujours très animées autour des thèmes chers aux professionnels, de la professionnalisation à la diffusion se répondaient des tables qui bordent la mythique piscine de l’hôtel Indépendance jusque dans les maquis éloignées du centre de la cité. Chapeau bas en tous cas, à tous les réalisateurs qui sont montés dans le train des nouvelles technologies pour chercher la route d’une nouvelle indépendance. Gageons que de nouveaux horizons s’ouvrent fièrement, particulièrement dans le genre documentaire où quelques petits bijoux découverts sur les toiles ouagalaises ont déjà un ticket gagnant pour d’autres écrans sans doute. Le succès public de la deuxième édition du « Côté Doc » confirme d’ailleurs la vitalité d’un genre qui n’a plus rien de mineur. Le BLCEF s’est associé à l’organisation des débats quotidiens, débordants de mots et d’idées, révélateurs de la force des projets et de l’intérêt des professionnels et du public pour ces arpenteurs du réel et leurs images. Nous publierons en mai prochain, la synthèse de ces rencontres sur notre site. Baba Hama ne s’est pas trompé en faisant confiance à l’équipe dynamique de l’association Ecrans qui porte avec toute l’énergie de leurs vingt ans, ce « Coté Doc » avec la collaboration efficace et militante de Jean-Marie Téno.

Avant d’éteindre les projecteurs, je ne peux m’empêcher de rappeler les noms de Mariam et Bintou, qui n’avaient pas vingt ans. Elles ont perdu la vie dans la bousculade de la toujours populaire cérémonie d’ouverture du Premier des festivals des cinémas d’Afrique et de la diaspora dont le prochain rendez-vous est déjà inscrit avec bonheur à nos agendas 2007.

Je voudrais laisser le dernier mot avec respect à Sembène Ousmane, qui, dans une interview donnée à Florence Colombani, rappelait que « la force de l’Afrique est en elle-même dans sa culture et sa spiritualité ».

Carin Leclercq


• > Le Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est en ligne!

Vous pouvez le télécharger à l'adresse suivante:
www.cinemasfrancophones.org/publi ...

Le lancement du site www.cinemasfrancophones.org suite à la publication du premier Trait d’union : guide à l’usage des coproducteurs francophones a donné l’occasion au Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone de mieux cerner les questionnements des professionnels des cinématographies francophones.

La rubrique « Actualités », et surtout la ligne d’information que constitue l’adresse info@cinemasfrancophones.org, nous ont permis de prendre le pouls de nos internautes, et de constater qu’il n’est quasiment pas une semaine sans que nous ne recevions une demande concernant les formations aux métiers de l’audiovisuel existant en Francophonie. Nombre de ces demandes émanent bien sûr d’aspirants professionnels, mais aussi de jeunes ou moins jeunes professionnels souhaitant compléter leur formation ou élargir le champ de leurs compétences.

A l’heure où le Fespaco, baromètre des préoccupations du métier en Afrique, choisit pour thème la Formation et la Professionnalisation, nous avons décidé de regrouper un maximum d’informations sur les établissements sis en Francophonie proposant des formations initiales dans différents domaines : réalisation, production, scénarisation, image, son, actorat, etc.

Ce Trait d’union : guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est une première recherche, qui sera améliorée et complétée grâce à votre concours et à celui des établissements concernés. Il appelle un second tome, consacré aux formations continues (ateliers, stages, etc), que nous espérons pouvoir bientôt éditer.

Cette version en ligne vous permettra d’avoir une vision d’ensemble des activités d’une quarantaine d’établissements, et le cas échéant, un accès direct sur leur site. Les écoles dont le nom apparaît en bleu sont celles pour lesquelles les informations nous ont été confirmées. Vous trouverez par ailleurs les coordonnées d’une trentaine d’autres établissements. Elle revient également sur les principales ressources électroniques en matière de formation audiovisuelle.


• > 20 mars, journée de la Francophonie: activités cinématographiques

Le 20 mars prochain, à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie, auront lieu un peu partout à travers le monde de nombreuses projections et mini festivals de films francophones.

En voici une liste indicative:

Allemagne
Journées du Cinéma francophone à Berlin
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Nuit du court-métrage francophone + Magic Malik, Frankfort
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

La Nuit du cinéma francophone à Munich
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Australie
Cinéma francophone à Canberra
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Autriche
Festival du film francophone de Vienne
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Bulgarie
Projection de films français à Dobritch
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film francophone de Sofia
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Burkina Faso
Cycle de cinéma francophone à Ouagadougou
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma mobile en province
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Bolivie
« Les invasions barbares » à Santa Cruz de la Sierra
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Canada
« DiverCiné : les écrans de la Francophonie du monde », Ottawa
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Portraits croisés de la Francophonie, Québec
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Djibouti
Nocturne francophone à Djibouti
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Egypte
Festival du film francophone du Caire
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Estonie
Cinéma et Littérature à Tallinn et Tartu
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Etats-Unis
Festival francophone de New York
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

France
« La valse des gros derrières », Villers-Cotterêts
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Grèce
Festival du film Francophone, Athènes et Thessalonique
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Haïti
Diffusion du film « Gouverneur de la rosée »
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Week-end de la Francophonie, Petion-ville
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Hongrie
Nuit du cinéma francophone à Budapest
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Nuit du cinéma francophone à Debrecen
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Irlande
10ème Festival francophone en Irlande
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Italie
« Afrique, mon Afrique... Le Sénégal », Florence
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Japon
Festival du film francophone à Fukuoka
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

La Fête de la Francophonie 2005 à Osaka
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Macédoine
La journée du cinéma francophone à Tetovo
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Madagascar
Projection de films documentaires, Ambatondrazaka
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cycle de projections sur « l'Afrique francophone », Morondava
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Projection de « Fiainana (Tanà 2003) », Toamasina
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Projection du film « Le ballon d'or », Toamasina
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Moldavie
Festival du cinéma francophone de Chisinau
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Pakistan
Festival de films francophones à Islamabad
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Pologne
Festival du film francophone à Jastrzebie Zdroj
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma suisse, Varsovie
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cycle Georges Méliès à Varsovie
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma belge à Varsovie
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma tunisien à Varsovie
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

République dominicaine
Cycle de cinéma francophone à Saint-Domingue
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Le cinéma de Chabrol à Santiago de los Caballeros
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma en plein air ! Santiago de los Caballeros
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Roumanie
5e édition du Festival du film francophone de Bucarest
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

2 films de Wallonie-Bruxelles au Festival du cinéma francophone de Bucarest
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Singapour
Projections de films francophones à Singapour
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Slovaquie
7ème édition du festival international du film francophone de Bratislava
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Syrie
Festival du film francophone de Damas
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film francophone pour la jeunesse, Damas
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Taïwan
Projection d'extraits de films francophones, Taïpei
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film francophone à Taipei
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Turquie
Le cinéma d'animation français dans tous ses états, Ankara
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival International du film d'Ankara, section Francophonie
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

« Depuis qu'Otar est parti », Istanbul
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Les réalisatrices à l'honneur à Istanbul
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film documentaire, Istanbul
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Venezuela
Festival de cinéma francophone à Caracas
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival de cinéma francophone africain à Maracaibo
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Vietnam
Panorama du cinéma francophone canadien à Hanoi
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...


• > Un nouveau fonds destiné à promouvoir la production de films: Visions Sud Est, Suisse

Jeudi 10 mars a été présenté, dans le cadre de la journée DDC au Festival international de films de Fribourg, un nouveau fonds qui servira à soutenir la réalisation de productions du Sud et de l'Est et à garantir aux films ainsi soutenus d'être signalés à l'attention du public.

La création du fonds "Visions sud est" est le fruit d'un effort conjoint de Martial Knaebel, directeur artistique du festival de films de Fribourg, Jean Perret, directeur de Visions du réel à Nyon, et Walter Ruggle, directeur de la fondation Trigon-film à Wettingen. Le but poursuivi est de promouvoir la production de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine et ensuite de les présenter dans les festivals et les salles de cinéma. Selon Walter Ruggle, il existe en Suisse et en Europe des mécanismes d'encouragement à la production, mais ils sont avant tout réservés aux films suisses et européens. Trop souvent, le cinéma du Sud et de l'Est en est pour ses frais, tant au niveau de la production qu'à celui de l'exploitation. Rares sont les institutions auxquelles il peut s'adresser ou alors, s'il choisit la formule de coproductions, il est contraint de s'adapter aux goûts européens, du point de vue de la forme, mais aussi de son contenu. C'est cette tendance que le fonds «Visions sud est» tente, à partir de la Suisse, de contrecarrer: en soutenant des projets authentiques convaincants, sans leur imposer de conditions supplémentaires, et en les aidant au stade de l'exploitation. Et il s'emploie, ce faisant, à maintenir les frais de structure à un niveau minimal en exploitant toutes les synergies possibles, et à faire en sorte que les moyens existants aillent aux productions.

Les projets à promouvoir sont des projets conçus dans des pays du Sud ou de l'Est et portant sur des thèmes considérés comme importants dans la région qui les a vus naître. Il faut également que les films convainquent par leur forme et qu'ils puissent contribuer à l'échange culturel. Car la culture, selon le chef de l'Information de la DDC, Harry Sivec « est pour nous l'un des supports les plus importants dans notre travail de tous les jours. Elle sert d'intermédiaire entre des mondes différents et, grâce ce rôle, elle rapproche. S'employer à
soutenir les cultures du Sud et de l'Est est en fait une contribution au développement, à la démocratie et à la paix. » Le fonds se consacrera essentiellement à des longs métrages, mais il servira aussi de temps à autre à soutenir des films documentaires tournés pour le cinéma.

Les responsables pensent pouvoir apporter une aide à quelque huit productions la première année. Les ressources initiales du fonds, dont une part significative proviendra de la Direction du développement et de la coopération (DDC), se monteront à environ un demi million de francs suisses (environ 650.000 euros). Sont aussi recherchés des moyens complémentaires qui viendraient de milieux économiques privés désireux d'encourager cette forme de rayonnement positif de la Suisse et qui permettraient
d'étendre le soutien du fonds à d'autres productions. Le fonds améliore aussi la visibilité des films: une fois achevés, ceux-ci sont présentés au festival de Fribourg ou de Nyon et mis sur le marché par Trigon-film. Sont aussi prévues, dans le monde entier, des actions autour des productions soutenues qui sont portées par les réseaux
internationaux des trois institutions participantes.

Ce nouveau fonds vient occuper une place laissée vacante en Suisse par la disparition (peut-être) temporaire de Montecinemaverita.

Contact:
Visions sud est
Box 407
CH-5430 Wettingen 1
+41 56 426 15 33
info@visionsudest.ch
www.visionsudest.ch


• > Atelier Grand Nord 2005, deuxième édition

Forte du succès de la première édition et avec l’appui renouvelé de ses partenaires internationaux, la deuxième édition de l’Atelier Grand Nord, organisé par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), amènera encore cette année plusieurs scénaristes en provenance de France, de Belgique, de Suisse et du Québec, du 12 au 20 mars 2005. L’Atelier Grand Nord 2005 sera une occasion privilégiée pour 12 scénaristes invités et 6 scénaristes experts, de travailler, d’échanger, et de remodeler leurs scénarios de long métrage de fiction en les présentant au regard de leurs homologues scénaristes de la Francophonie.

Notons que la scénariste québécoise Isabelle Raynauld a été retenue pour son travail sur le scénario de La Station Thermale, projet de Dang Nhat Minh, qui avait déjà été fort remarqué lors du premier Forum Francophone de la Coproduction organisé par le BLCEF et le FIFF de Namur en septembre 2004.

Voici la liste des scénaristes et experts sélectionnés:

Communauté française de Belgique:
- Philippe Malempré, Trois petits tours et puis s’en vont…
- Beatriz Flores Silva, Masangeles

Gabrielle Borile est la scénariste expert belge

France:
- Christophe Chiesa, Une femme simple
- François Cuel, Curriculum
- Jean-Claude Janer, Les Nuits de Sister Welsh
- Nathalie Loubeyre, Chasse Gardée

Gilles Marchand et Anne-Louise Trividic sont les scénaristes experts français

Suisse:
- Raphaël Michoud, Édouard Popstar
- Gaby Schaedler, Les Trente Immortelles de Genève

Jacqueline Surchat est la scénariste expert suisse

Québec:
- Guy-Luc Bouchard, L’Histoire de Kevin
- Sylvain Guy, Léo Huff
- Jean-Sébastien Lord, Planète Shoe
- Isabelle Raynauld, La Station Thermale

Pierre Billon et Émile Gaudreault sont les scénaristes experts québécois

Tous les scénaristes auront lu les 12 scénarios sélectionnés avant l'Atelier, et leur analyse prendra la forme de discussions en rencontres individuelles avec les experts, ou en plénières avec tous les participants. Il n’y aura pas de travail de réécriture sur place, mais plutôt des échanges sur les orientations que chaque scénario pourrait prendre en vue d’une nouvelle version.

Cet atelier est né d’une volonté de rapprocher des auteurs de la Francophonie dès l’étape d’écriture, et de favoriser ainsi les relations entre professionnels de langue française tant au moment de la création que plus tard, à l’étape de la production. Il ne fait nul doute que cette rencontre permet de créer des liens dans le but de concrétiser des productions futures.

Parmi les projets présentés à l’Atelier l’an dernier, notons que le scénario La Fortune, de Laurent de Bartillat, participant français à l’atelier, a remporté le Prix du public du meilleur scénario au Festival Premiers Plans d’Angers 2005; de son côté, son compatriote Laurent Salgues vient de déposer une demande à la SODEC et à Téléfilm pour son projet Rêve de poussière (qui a également participé au premier Forum Francophone de la Coproduction), après avoir complété le financement du côté français; et le cinéaste québécois Philippe Falardeau vient de compléter le financement de son film Congorama, une coproduction Québec-France-Belgique.

L’Atelier Grand Nord est organisé en partenariat avec le Fonds Harold Greenberg, l’Association des scénaristes de l’audiovisuel (ASA), le Centre national de la cinématographie (CNC, France), le Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique/Wallonie-Bruxelles, la Fondation de formation continue pour le cinéma et l’audiovisuel (FOCAL, Suisse), la Société suisse des auteurs (SSA), la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD France, Belgique et Canada). Il faut souligner, cette année, la collaboration et le soutien financier de nouveaux partenaires. Nous remercions les distributeurs québécois de longs métrages et, plus particulièrement Alliance Atlantis Vivafilm, Christal Films, Domino Film, Équinoxe Films, Films Séville, la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC, Québec) et TVA Films, ainsi que Téléfilm Canada.

Plus d'infos à l'adresse suivante:
www.sodec.gouv.qc.ca/




Echos-phonie   
  • > Projection de 5x5 de Moussa Touré, à l’occasion du Côté Doc du Fespaco

La plupart des réalisateurs africains viennent de familles polygames, c’est donc un problème qui nous concerne en général, même si aujourd’hui la plupart d’entre nous sont monogames.
J’ai eu l’occasion il y a plusieurs années celui qui est devenu mon ami, Jean Salif Diallo, qui a aujourd’hui 55ans. La situation de cet homme singulier et émouvant a retenu toute mon attention, et m’a inspiré 5x5. Il a 5 épouses, et comme il le dit, « environ » 25 enfants.

Question : Quelle a été la réaction de votre épouse en voyant le film ?

Moussa Touré
J’ai organisé une première du film où ma femme ainsi que mes enfants étaient présents. A la fin de la projection, un ami à moi est allée voir ma femme pour la prévenir que le documentaire était en fait un moyen détournée de lui faire savoir que je comptais prendre une deuxième femme !

Abderrahmane Sissako :
Il y a deux ans, au Fespaco, j’avais déjà eu l’occasion de voir un film de Moussa, Nous sommes nombreuses. Ce film m’avait bouleversé. Aujourd’hui, dans un autre registre, tu t’intéresses une fois de plus au sort des femmes, et porte leur porte un regard chargé d’amour et de bonté. Tu es l’un des rares à le faire de nos jours, et je voudrais saluer ce talent, tout en profondeur et en légèreté dans 5x5.

Question : Est-ce que Jean Salif Diallo a vu le film ?

Moussa Touré
Oui, il a vu le film, et m’attend de pied ferme pour en discuter ! Je plaisante, il était parfaitement conscient de ce à quoi il devait s’attendre en faisant ce film, et l’a tout à fait accepté.

Question : Combien de temps avez-vous passé dans cette famille ?

Moussa Touré
Je dirai que la question ne se pose pas en termes de temps, mais en termes de respect. On peut côtoyer une personne pendant un an sans qu’il n’y ait jamais de rencontre, alors que l’on peut trouver une réelle interaction avec une autre personne en une seule petite heure. Il faut savoir regarder, écouter et respecter. Concernant Jean, je le connaissais depuis longtemps, il venait boire le thé chez moi, on se croisait de temps à autres, mais le tournage s’est fait sur une durée limitée.

Question : Le film n’aborde pas la question de la polygamie comme on a coutume de le voir au Sénégal. Vous y parlez avant d’amour, alors que généralement, on traite la polygamie en évoquant principalement ses implication financières. Aujourd’hui, on le sentiment que la polygamie redevient quelque chose d’acceptable chez les intellectuels, pour des raisons sociales. Seriez-vous tenté ?

Moussa Touré
Je veux poser le débat par rapport à la vision de la polygamie qu’ont les gens. C’est le rôle des cinéastes de poser des questions de société. Les idées préconçues abondent à ce sujet. Dans le film, on constate que le première femme de Jean est une intellectuelle, elle a suivi de longues études, pourtant, elle vit dans ce foyer. Je voulais également montrer que lorsque les intellectuels par exemple prennent plusieurs femmes, il vivent dans plusieurs maisons bien distinctes. Le cas de Jean est intéressant, car toutes les femmes et tous les enfants sont regroupés dans un seul foyer.


• > Caravane pour la Paix et la Réconciliation, Burundi

Le cinéma comme outil de démocratie

Depuis le 20 janvier dernier, la « Caravane pour la paix et la réconciliation dans la Région des Grands Lacs » a entamé sa longue route dans les collines et les plaines du Burundi.

Ce projet de cinéma itinérant, financé par le Ministère belge des Affaires Etrangères, a été mis en oeuvre par IRIBA, une association qui travaille pour la promotion de la réconciliation et de la reconstruction dans la région des Grands Lacs minée par des conflits. En effet, la reconstruction n’est pas uniquement physique, elle est aussi morale, il faut recoudre le tissu social déchiré par la guerre. IRIBA est partie du constat que la culture est laissée pour compte dans les politiques de développement des pays d’Afrique Centrale et dans la coopération au développement. Or, la culture est le fondement même du développement. La culture c’est le passé mais aussi l’avenir d’un peuple, sa conscience d’être. C’est ainsi qu’IRIBA développe des projets culturels concrets et variés pour contribuer à apporter une paix, une cohésion et une stabilité durable dans la Région des Grands Lacs.

« La Caravane pour la paix » est un de ces projets culturels, qui veut faire découvrir le cinéma en proposant des projections de films. Mais au delà de la projection, c’est offrir un espace de dialogue car les films sont suivis de débats qui stimulent l’expression des souffrances, des peurs et les désirs de réconciliation et de reconstruction.

L’objectif est de faire du cinéma un outil de la construction de la paix durable dans la région. Les films qu’IRIBA a choisi de projeter parlent tous de l’actualité du Burundi. Deux documentaires circulent pour le moment avec cette Caravane : Pour mieux s’entendre de Jean-Charles L’Ami et Maisha Ni Karata (La vie est un jeu de cartes) de Philippe de Pierpont. Aujourd’hui, ces films sillonnent les collines et les plaines de 10 des 17 provinces du Burundi afin d’aller à la rencontre de toutes les couches de la population.

Une conférence de presse est organisée le vendredi 18 mars à 14h à IRIBA dans les locaux de 11.11.11-Coalition du mouvement Nord-Sud en Flandre, 11, Rue de la Linière à 1060 Bruxelles.

Cette conférence sera l’occasion de faire un bilan de cette 1ère phase du projet, mais aussi de présenter la 2ème phase de la Caravane, qui pourrait desservir toutes les provinces du Burundi mais aussi le Rwanda, l’Est du Congo et les camps de réfugiés burundais, rwandais et congolais en Tanzanie.

www.iriba.org


• > Résultats des Lutins, Prix des meilleurs courts métrages, France

Les Lutins sont aux courts métrages ce que sont les Césars aux longs.

Ci-dessous, les films primés. Notons que Cousines, de Lyes Salem, déjà primé aux Césars, reçoit ici (logiquement) le Grand Prix, et que Dans l'ombre d'Olivier Masset-Depasse est le premier film belge a recevoir 3 récompenses.

- Lutin de la presse pour le film de fiction: Du bois pour l’hiver d’Olivier Jahan
- Lutin de la presse pour le film d’animation: Jo Jo In The Stars de Marc Craste (Grande-Bretagne)
- Lutin des meilleurs costumes: Anne-Gaëlle Daval pour Dies Irae
- Lutin des meilleurs décors: Virginie Brien pour Une vie en l’air
- Lutin de la meilleure photo: Tommaso Fiorilli pour Dans l’ombre
- Lutin des meilleurs effets spéciaux: collectif No Brain pour Obras
- Lutin du meilleur son: Yohann Bernard, Boris Billier, Romain De Gueltzl, Anne-Laure François, Ghanem Le Prince,
Ivan Paulik et Xavier Piroëlle pour La Collection de Judicaël
- Lutin du meilleur montage: Ariane Mellet pour Le Droit Chemin
- Lutin de la meilleure musique originale: Jean-François Viguié pour Obras
- Lutin du meilleur scénario: Mathias Gokalp pour Le Droit Chemin
- Lutin de la meilleure actrice: Anne Coesens pour Dans l’ombre
- Lutin du meilleur acteur: Marc Barbé pour Du bois pour l’hiver
- Lutin de la meilleure production: Karé Productions, représenté par Antoine Rein et Fabrice Goldstein pour les films Le Droit Chemin et Frédérique amoureuse
- Lutin de la meilleure réalisation: Olivier Masset-Depasse pour Dans l’ombre
- Lutin du meilleur film européen: Sueños de Daniel Guzmán (Espagne)
- Lutin du meilleur film d’animation: Obras de Hendrick Dusollier
- Lutin du meilleur film de fiction: Cousines de Lyes Salem

www.leslutins.com


• > Premiers Ateliers d’Angers pour jeunes cinéastes

Nés à l'initiative de Jeanne Moreau, les Ateliers d'Angers s'adressent à une dizaine de jeunes réalisateurs ayant à leur actif un ou plusieurs courts métrages ou films d'école et se préparant à réaliser leur premier film de long métrage. La première session se tiendra du 1er au 10 juillet 2005 à Angers.

Les Ateliers d'Angers permettront à leurs participants de :

1 - visionner et analyser des œuvres de référence dans l'histoire ou l'actualité du 7ème Art.

2 - travailler avec des cinéastes et des professionnels confirmés qui témoigneront de leurs expériences.

3 - perfectionner leur projet personnel grâce à la collaboration constructive des intervenants et à l'échange avec les autres réalisateurs stagiaires.

Ces dix jours seront l'occasion de découvrir et d'approfondir la connaissance des œuvres majeures du cinéma d'hier et d'aujourd'hui. Ils apporteront une somme d'informations, de réactions, d'alternatives qui enrichiront les projets personnels des participants, tout en leur permettant de prendre du recul sur des questions auxquelles ils sont confrontés dans la préparation de leur film. Les intervenants proposeront ainsi des solutions concrètes et utiles au développement de chaque projet.

Les Ateliers d'Angers ont une double vocation, régionale et européenne, en complémentarité du Festival Premiers Plans qui se consacre depuis dix-huit ans à la découverte des nouveaux cinéastes européens. Ces Ateliers sont soutenus par la Commission Européenne, la Ville d'Angers, la Région des Pays de la Loire et le Ministère français de la Culture ( Direction Régionale des Affaires Culturelles ).

Cette formation est gratuite!

Contacter au plus vite les Ateliers : Marc Legrand, Tél : +33 1 42 71 83 29, ateliers@premiersplans.org , www.premiersplans.org

Source: Mediadesk Belgique, www.cfwb.be/mediadesk


• > Nouvelle formation au développement de scénario

Depuis cette année, MEDIA soutient une nouvelle initiative de formation au développement de scénario, basée en Hongrie et dénommée Katapult-European Script Centre.

Cette formation s'adresse aux scénaristes et réalisateurs porteurs de projet de scénario et propose 3 ateliers intensifs sur une période de 8 mois. Les deux premiers ateliers sont résidentiels (5 jours) à Budapest, le dernier atelier étant proposé sous la forme de consultation en ligne.

30 participants, incluant notamment des équipes auteur/réalisateur/producteur pourront ainsi développer une quinzaine de projets

Les candidats seront sélectionnés sur base d'un traitement d'une quinzaine de pages maximum. Le coût de participation s'élève à 300 € (frais de voyage et d'hébergement inclus). La date limite d'inscription est fixée au 30 mars.

Plus de détails sur le site : www.katapultfilm.hu/workshop/inde ...

Source Mediadesk Belgique: www.cfwb.be/mediadesk


• > Panorama du cinéma roumain contemporain à Paris

L'association "Artroumain" et le Cinéma "Le Latina", avec le soutien du Ministère roumain de la Culture, du CNC roumain et la participation de l'Union latine, et de la Mairie de Paris, organisent à Paris, du 26 avril au 3 mai 2005, le "Panorama du Cinéma roumain contemporain".

Cette événement sera l'occaison de découvrir la jeune génération de réalisateurs roumains, et ses films primés dans de prestigieux festivals internationaux (Cannes, berlin, Locarno, Rotterdam), une séance de courts métrages primés avec Trafic de Catalin Mitulescu, Palme d'or à Cannes 2004, Une cartouche de Kent et un paquet de café de Cristi Puiu, Ours d'or à Berlin 2004, et L'Appartement de Constantin Popescu, Grand Prix du jury à venise 2004. Sera également projeté Mona, l'étoile sans nom, d'Henri Colpi, coproduction franco-roumaine réalisée en 1965.

L'objectif du "Panorama du cinéma roumain contemporain" est de permettre au public français de découvrir ces productions peu ou pas connues en France, alors qu'elles ont été couronnées de prestigieux prix internationaux.

contact@artroumain.org


• > Guide des soutiens à la production cinématographique et audiovisuelle Regions, département et villes, France

L'Atelier de production Centre Val de Loire publie l'édition 2005 de son guide des soutiens à la production audiovisuelle dans les régions, les départements et les villes en France.

Ce guide contient:
- 35 collectivités recensées
- les modalités pratiques 2005 des soutiens à la production cinéma et audiovisuel
- les différents types d’intervention et les contacts pour chaque collectivité
- les chiffres-clefs par genre pour l’année 2004
- le bilan des conventions Etat-Régions
- les synthèses du soutien financier des collectivités territoriales

Il est consultable à l'adresse suivante:
http://www.apcvl.com/guide2005/


• > Césars 2005: triomphe de L'Esquive, la Belgique à l'honneur, et le meilleur court métrage pour Lyes Salem

Triomphe surprise d’Abdellatif Kechiche samedi soir lors de la 30e édition des Cesar qui a décerné quatre trophées à L’Esquive, dont les César du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario. Grand favori, Jean-Pierre Jeunet et Un long dimanche de fiançailles raflent cinq récompenses, mais dans des catégories techniques ou d'interprétation (second rôle féminin et espoir masculin). La déception est plus cuisante encore pour Les Choristes de Christophe Barratier qui doit se contenter de deux distinctions pour la musique et le son. En revanche, Yolande Moreau a réalisé un somptueux doublé avec les titres du meilleur premier long métrage (Quand la mer monte, co-réalisé avec Gilles Porte) et le Cesar de la meilleure actrice pour le même film. Du côté de l'interprétation masculin, c'est Mathieu Amalric qui a été sacré, remportant le seul prix attribué à Rois et reine d'Arnaud Desplechin. Enfin, le réalisateur britannique Ken Loach a gagné le titre du meilleur film de l'Union Européenne avec Just a Kiss , alors que c'est Lost in Translation de Sofia Coppola qui a été nommé meilleur film étranger pour une édition des César marquée par les victoires de la jeunesse et de l'originalité.

Le Palmarès:
- meilleur film: L’Esquive d’Abdellatif Kechiche
- meilleur réalisateur: Abdellatif Kechiche pour L’Esquive
- meilleur premier film: Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau
- meilleur acteur: Mathieu Amalric dans Rois et reine
- meilleure actrice: Yolande Moreau dans Quand la mer monte
- meilleur acteur dans un second rôle: Clovis Cornillac dans Mensonges et trahisons et plus si affinités...
- meilleure actrice dans un second rôle: Marion Cotillard dans Un long dimanche de fiançailles
- meilleur film de l'Union Européenne: Just a Kiss de Ken Loach
- meilleur film étranger: Lost in Translation de Sofia Coppola
- meilleur espoir féminin: Sara Forestier dans L'Esquive
- meilleur espoir masculin: Gaspard Ulliel dans Un long dimanche de fiançailles
- meilleur scénario original ou adaptation: Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix pour L'Esquive
- meilleure musique écrite pour un film: Bruno Coulais pour Les Choristes
- meilleurs décors: Aline Bonetto pour Un long dimanche de fiançailles
- meilleure photo: Bruno Delbonnel pour Un long dimanche de fiançailles
- meilleur son: Daniel Sobrino, Nicolas Cantin et Nicolas Naegelen pour Les Choristes
- meilleur montage: Noëlle Boisson pour Deux frères
- meilleurs costumes: Madeline Fontaine pour Un long dimanche de fiançailles
- meilleur court-métrage: Cousines de Lyes Salem

www.lescesarducinema.com


• > Traité de coproduction en vue pour le Royaume-Uni avec le Maroc et l’Afrique du Sud

Tessa Jowell, secrétaire d’Etat pour la Culture, les médias et le sport, a invité l’Afrique du Sud, la Chine, l’Inde, la Jamaïque et le Maroc à partager leur expertise et leur talent avec les cinéastes britanniques, a indiqué la Producers alliance for cinema and television (PACT) le 28 février dans un communiqué.

Des négociations vont être entreprises pour développer des traités avec chacun de ces cinq pays.

En 2004, l’industrie cinématographique britannique a coproduit 85 films sur une production totale de 132 films, soit un investissement de 141,6 millions de livres (203,3 millions d’euros). Les traités de coproduction hors d’Europe sont en place entre le Royaume-Uni et l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, et ont donné lieu à des succès de box office comme Le Manège enchanté, Troie et Le Marchand de Venise.

A la suite d’une rencontre avec le ministre sud-africain des Arts et de la Culture, Pallo Jordan, au cours de laquelle les deux ministres ont signé un document en vue de négociations, Tessa Jowell a indiqué dans un communiqué : "Plus de 27 millions de spectateurs sud-africains sont allés au cinéma en 2003. En 2001, l’Inde a produit plus de 1 000 films, ce qui fait de ce pays le plus important producteur de longs métrages. Et avec une population de plus d’un milliard de Chinois, c’est un marché sur lequel il faut être présent. Les négociations réelles commencent (…)".

www.pact.co.uk
www.culture.gov.uk

Source www.screenmedia.biz


• > 2004 : une autre excellente année pour le cinéma québécois

En 2004, l’assistance aux films québécois a atteint le record de 3,9 millions d’entrées, ce qui équivaut à 13,8 % de toute l’assistance. Cette performance est d’autant plus remarquable que l’assistance globale des cinémas a connu un deuxième recul consécutif cette même année.

En effet, l’assistance globale a compté 28,3 millions d’entrées en 2004, comparativement à 29,0 millions en 2003 et à 29,9 millions en 2002, année record. Il s’agit donc d’une diminution de 2,4 % par rapport à 2003, et le taux de croissance annuel moyen s’établit à 2,4 % entre 2000 et 2004.

Les résultats d’exploitation exceptionnels des films québécois en 2004 couronnent en effet cinq années d’une croissance extrêmement vigoureuse, période pendant laquelle le taux de croissance annuel moyen de l’assistance aux films québécois a été de 38,2 %, tandis que celui des films étrangers était pour ainsi dire nul, soit de - 0,3 %.

D’autres renseignements sur les résultats d’exploitation des films au Québec en 2004 sont publiés dans le bulletin de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, Statistiques en bref, no 9. Ce bulletin est diffusé gratuitement sur le site Web de l’Observatoire.

www.stat.gouv.qc.ca


• > Le Festival de Cannes lance l'Atelier du Festival

En 2005, le Festival de Cannes inaugure l'Atelier du Festival, un programme destiné à aider de jeunes cinéastes à faire aboutir leur projet de film.

Le Festival a confié à la Cinéfondation la mission d'organiser l'Atelier du Festival et de choisir des projets venus du monde entier pour les porter à l'attention des producteurs dans le contexte privilégié du Festival.

18 cinéastes ont été sélectionnés : Fatmir Koçi, Albanie – Ulricke Von Ribbeck, Allemagne – Lissandro Alonso, Argentine – Joaquim Lafosse, Belgique – Aïda Bejic, Bosnie – Yang Tchao, Chine – Celia Galan Julve, Espagne – David Lambert, France – Imunga Ivanga, Gabon – Nariman Turebaev, Kazakhstan – Som Ock Southonh, Laos – Gerardo Naranjo, Mexique – Tawfik Abu Wael, Palestine – Encina Paz, Paraguay – Josué Mendez, Pérou – Vladimir Perisic, Serbie – Mahamat Saleh Haroun, Tchad – Ryan Eslinger, Etats-Unis.

Toutes les potentialités du festival seront mises à disposition de ces réalisateurs pour leur faire rencontrer les professionnels du cinéma susceptibles de les aider à construire leur oeuvre. Un programme sur mesure leur sera proposé, mêlant immersion dans le quotidien du festival, rendez-vous professionnels et projections de leurs films.

Le programme de l'Atelier est une structure souple, proposant des solutions et des moyens adaptés à chacun des créateurs pour accompagner leur projet jusqu'à la phase de production. Dès la fin du mois de mars, " le livre des projets " sera mis à disposition des producteurs afin qu'ils prennent connaissance des oeuvres et prévoient des rendez-vous à Cannes avec les artistes. Une fiche de rendez-vous sera en ligne sur le site du Festival.

Nouvelle étape en faveur de la jeune création, le dispositif inédit de l'Atelier développe l'éventail des actions que mène le Festival, notamment à travers la Cinéfondation, et prolonge le travail effectué par la Résidence du Festival qui accueille des réalisateurs pour l'écriture de leur film.

www.festival-cannes.org/news_arch ...



• > Cinequest 2: composition du Jury et demi-finale

Title Films sprl (Giles Daoust, Alain Berliner, Serge Peffer) a le plaisir d’annoncer la composition du Jury de
Ciné Quest 2, le concours de scénario et de réalisation de film long métrage belge, ainsi que la Demi Finale du
concours.

Plus de 100 projets long métrage ont été soumis cette année à Ciné Quest 2 (scénaristes et réalisateurs confondus).

Le Jury de Ciné Quest 2 est composé de :
- Frédéric Fonteyne (Président du Jury) (réalisateur de La Femme de Gilles, Une liaison pornographique).
- Jean Vanhamme (scénariste de XIII, Thorgal, Largo Winch).
- Midam (scénariste / dessinateur de Kid Paddle)
- Bouli Lanners (comédien, Un long dimanche de fiançailles, etc. , réalisateur de Ultranova).
- Patrick Ridremont (comédien / animateur).
- Cathy Immelen (présentatrice de l’émission de cinéma Screen)
- Charlie Dupont (comédien / animateur).
- Emmanuel Jespers (réalisateur).
- Giles Daoust (producteur de Ciné Quest, réalisateur de Last Night on Earth).

La Demi Finale de Ciné Quest 2 aura lieu le samedi 26 mars 2005 à 14H à l’Auditorium du Passage 44 dans le cadre du Festival du Film Fantastique de Bruxelles.

Ciné Quest 2 est la deuxième édition du concours de scénario et de réalisation de films long métrage organisé en Belgique par la société de production audiovisuelle Title Films sprl. Title Films se chargera de la production du film long métrage écrit et réalisé par les lauréats. Ce film sera distribué au Benelux par Kinepolis Film Distribution.

L’année dernière, ce sont le réalisateur Tiago Mesquita et les scénaristes Kenan Gorgun et Federico Ariu qui avaient remporté la première édition de Ciné Quest. Le film long métrage sera tourné cette année en Belgique.


Plus d’infos sur www.cinequest.be


• > L'EAVE s'installe au Luxembourg

Jusqu’à présent installée en Belgique, l’organisation "Les Entrepreneurs de l’audiovisuel européen" (EAVE) destinée aux professionnels de l’audiovisuel déménage au Luxembourg, en partenariat avec le Film Fund Luxembourg.

Le déménagement des locaux bruxellois sera effectif à partir du 1er mars.

Le premier atelier EAVE de l’année se tiendra à Mondorf les Bains (Luxembourg) du 18 au 25 mars dans le cadre de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne. L’atelier devrait réunir plus de 53 producteurs européens en provenance de 17 pays différents.

Nouvelle adresse:
EAVE
238 rue du Luxembourg
8077 Bestrange, Luxembourg
tel : + 352 44 52 10 1
fax : + 352 44 52 10 70
eave@eave.org
www.eave.org


• > Remise des Prix Coqs de la Communauté française de Belgique

La ministre de la Culture, de l’Audiovisuel et de la Jeunesse Fadila Laanan et le secrétaire général du Ministère et directeur du Centre du cinéma et de l’audiovisuel, Henry Ingberg ont remis mercredi 16 février à l’occasion du Festival du film d’amour de Mons les Prix Coq de la Communauté française de Belgique.

- Prix Coq de la Critique : Olivier Lecompte de Télé Moustique
- Prix Coq de la Diffusion : Zouzou Van Besien et Jean-Marie Verhasselt de Victory Productions.
- Prix Coq de l’Exploitation : Michel Bakolas et son équipe du cinéma "Le Parc" à Charleroi.


Le jury était composé de Rosanne Van Haesebrouk (Productrice, To DO Today Production), Président, Dominique Jamar (Directrice du Festival international du film francophone), Peggy Heuze (Exploitante, Salles Vendôme à Bruxelles), Catherine Burniaux (Productrice, Stromboli Pictures), Joseph Coché (Distributeur, Les Films Libération), Daniel De Valck (Producteur, Cobra Films), Michaël Goldberg (Producteur, MG Productions), Philippe Kauffmann (Producteur, La Parti Production)

www.cfwb.av


• > Palmarès des Prix Jutra 2005, Québec

- Meilleur Film : Mémoires affectives de Francis Leclerc
- Meilleur réalisateur : Francis Leclerc pour Mémoires affectives
- Meilleure actrice : Pascale Bussières dans Ma vie en cinémascope
- Meilleur acteur : Roy Dupuis dans Mémoires affectives
- Meilleure actrice dans un second rôle : Brigitte Lafleur dans Elles étaient cinq
- Meilleur acteur dans un second rôle : Jean Lapointe dans Le Dernier Tunnel
- Meilleur scénario: Yves Pelletier pour Les Aimants
- Meilleure photo : Pierre Mignot pour Le Papillon bleu
- Meilleure direction artistique (décor) : Normand Sarrazin pour Ma vie en cinémascope
- Meilleur son : Ma vie en cinémascope : Donald Cohen, Marie Claude Gagné et Michel Descombes
- Meilleur montage image : Glenn Berman pour Mémoires affectives
- Meilleur musique : Carl Bastien Dumas pour Les Aimants
- Meilleurs costumes : François Barbeau pour Nouvelle-France
- Meilleur maquillage : Marie Angèle Breitner-Protat pour Ma vie en cinémascope
- Meilleure coiffure : Michelle Côté pour Ma vie en cinémascope
- Meilleur documentaire : Ce qu’il reste de nous (Production : Nomadik Film et Office national du film)
- Meilleur film d’animation : Nibbles de Christopher Hinton (Production : ACME Filmworks et l’Office national du film)
- Meilleur court ou moyen métrage: Papa de Emile Proulx-Cloutier
- Le Billet d’or : Camping Sauvage de Guy Lepage, Sylvain Roy
- Film s’étant le plus illustré hors-Québec : Les Invasions barbares de Denis Arcand (Distributeur : Flash Pyramide International)
- Exploitant : Cinéma Beauboin (Directeur général : Mario Fortin)

www.radio-canada.ca/television/ju ...


• > Réédition de La Dramaturgie d'Yves Lavandier

Le Clown et l'enfant sort une troisième édition de La Dramaturgie d'Yves Lavandier.
Ce livre, rare ouvrage francophone sur l'art et la manière d'écrire un scénario, s'articule autour de trois grandes questions: de quoi sont faites les oeuvres dramatiques? pourquoi sont-elles faites ainsi? et que faut-il faire pour en écrire?
Ce livre est destiné en priorité aux dramaturges et aux scénaristes, mais il s'adresse également aux partenaires des arts de la dramaturgie: acteurs, metteurs en scène, producteurs, etc. Plus de 1.400 oeuvres sont citées, de Dom Juan à No Man's land, en passant par Astérix et le Chaudron. Notons également que les films africains ne sont pas oubliés, puisque sont évoqués par exemple Bal Poussière, Hyènes ou Lambaaye.

PLus de renseignements, et commandes sur le site de la maison d'édition:
www.clown-enfant.com/leclown/dram ...




Commissions de selection   
  • > Première commission du World Cinema Fund de Berlin

Le World Cinema Fund soutient des films de pays dits du Sud. Au cours de sa première session, le jury du World Cinema Fund, fondé à l’automne 2004 par la Kulturstiftung des Bundes (fondation fédérale pour la culture) et la Berlinale, a recommandé le soutien de neuf projets parmi lesquels il y a deux films de pays africains : Waiting for an Angel de Newton I. Aduaka, Nigeria, et Barca de Teguia Tariq), Algérie, ainsi qu'un film libanais, Naoussé, de Khalil Joreige et Johanna Hadjithomas (film sélectionné lors du premier forum francophone de la coproduction). A la date limite du 27 octobre 2004, plus de 150 dossiers de demande avaient été déposés.

L’objectif du World Cinema Fund est de soutenir les projets de films des pays dont l’industrie cinématographique est encore balbutiante ou menacée dans son existence en raison de crise politique ou économique. Les projets concernés doivent avoir pour thème l’identité culturelle de la région, tout en favorisant le développement de l’industrie cinématographique locale. Le World Cinema Fund est une initiative de la Kulturstiftung des Bundes qui finance le lancement du projet grâce à une allocation de 1,5 million d’euros pour trois ans. Jusqu’en 2007, le fonds soutient la production et la distribution de films originaires d’Afrique, d’Amérique latine, du Proche Orient et du Moyen Orient, ainsi que d’Asie centrale.

Le World Cinema Fund a conçu un modèle de coopération qui permet aux cinéastes des régions concernées d’entrer en contact avec des producteurs allemands afin que leurs projets soient perçus en Allemagne et disposent d’un meilleur accès au marché mondial.

Les projets africains suivants bénéficient de la recommandation du jury :
Soutien à la production de projets africains :
- Barca, Teguia Tariq (Algérie), Neffa Films, 40.000 €
Barca est le premier long métrage de fiction du jeune réalisateur algérien Teguia Tariq, dont le merveilleux court métrage La Cloture fut présenté en Panorama à la Berlinale 2003. Kamel et Zina vivent en Algérie, dans la crainte des exactions des islamistes et de la violence policière. Kamel veut tenter sa chance en Europe. Une petite odyssée dans le chaos architectonique de la banlieue algéroise. Un voyage en quête du bonheur.
- Waiting for an Angel, Newton I. Aduaka (Nigéria), 60.000 €
Le réalisateur nigérian Newton I. Aduaka a déjà tourné
quelques films impressionnants qui lui valurent un succès international comme par exemple Rage (2000), son premier long métrage de fiction. Son court métrage Aicha était présenté en compétition au Fespaco 2005. Waiting for an Angel fait partie d’un grand projet de coopération africano-européen. Sous la dictature militaire, un étudiant ayant des ambitions littéraires est incarcéré, avec interdiction de se servir de papier et de crayon. Un jour, pourtant, le directeur de la prison a besoin de son aide : il est amoureux et il lui faut un «ghost-writer» pour rédiger des textes tendres et poétiques.

la date limite des dossiers pour la prochaine commission est le 23 mars 2005.

www.berlinale.de


• > Bilan des aides 2004 de l’encouragement sélectif au cinéma de l’Office fédéral suisse de la culture

L’office fédéral de la culture a publié le bilan des aides accordées en 2004 dans le cadre de l’encouragement sélectif du collège "cinéma".

Contribution à l’élaboration d’un scénario de film de cinéma
- Ali gegen alle de Samir, Domenico Blass, 19.390 euros

Contribution au développement d’un projet de film de cinéma :
- Mein name is Frisch, Matthias von Gunten, 12.925 euros
- Profession reporter (For Camera Only), Andreas Hoessli, 21.330 euros
- Théâtre des opérations, Benoît Rossel, 12.925 euros
- The Wild Man of Borneo, Christoph Kühn, 16.160 euros
- Salonica, Paolo Poloni, 19.390 euros

Contribution à l’écriture d’un scénario de film de cinéma :
- Na wschod (A l’Est), Lionel Baier, 19.390 euros
- Die Reise der Anna Odinzowa, Wolfgang Panzer, 19.390 euros
- Das Kleine Menschenkind, Markus Imboden, 19.390 euros
- Der Fürsorger, Lutz Konermann, 19.390 euros
- Der Grosse Kater, Urs Bühler, 19.390 euros
- Marmorera, Markus Fischer, 19.390 euros

Contribution à la réalisation de films de cinéma :
- Downtown switzerland, Stefan Haupt, Christian Davi, Kaspar Kasics et Fredi M.Murer, 64.630 euros
- Memoria, Bruno Moll, 181.000 euros
- Wer war Kafka ?, Richard Dindo, 142.190 euros
- Vitus, Fredi M.Murer, 517.000 euros
- Retour à Gorée, Pierre-Yves Borgeaud, 226.200 euros
- Jeune Homme, Christophe Schaub, 517.000 euros
- Tracks & Traces, Peter Guyer et Norbert Wiedmer, 213.290 euros
- Deuxièmes vies, Marcel Schupbach, 323.160 euros
- Na Wschod (A l’est), Lionel Baier, 323.160 euros
- Une Journée, Jacob Berger, 646.330 euros
- L’Infiltré, Dominique Othenin-Girard, 646.330 euros
- Undercover, Sabine Boss, 646.330 euros

Contribution à la réalisation de coproductions minoritaires :
- Eden, Michael Hofmann, 193.900 euros
- Slumming, Michael Glawogger, 193.900 euros

Contribution à la réalisation de coproductions avec réalisateurs étrangers :
- Offset, Didi Danquart Suisse/ Allemagne/ France, 97.000 euros

www.kultur-schweiz.admin.ch


• > Eurimages soutient 10 coproductions européennes

Lors de sa 94e réunion, du 27 février au 1er mars 2005 à Strasbourg, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la coproduction à 10 longs métrages pour un montant total de 3.444.000 euros.

Les coproductions francophones retenues sont:
- Blind, Tamar Van Den Dop (Pays Bas, Belgique, Bulgarie)
- Brendan and the Secret of Kells, Tomm Moore (Irlande, France, Belgique)
- Fly By Rossinant, Georgi Stoev-Djaky (Bulgarie, Serbie et Monténégro, Autriche)
- The Golden Door, Emanuele Crialese (Italie, France)
- Madonnen, Maria Speth (Allemagne, Suisse)
- Opowiesci Galicyjskie, Dariusz Jablonski (Pologne, Slovaquie)
- La Raison du Plus Faible, Lucas Belvaux (Belgique, France)
- Transe, Teresa Villaverde (Portugal, France, Italie)

En outre, un soutien a été accordé à 25 distributeurs.

EURIMAGES est le fonds de soutien à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d'oeuvres cinématographiques européennes, institué par le Conseil de l'Europe en 1988
www.coe.int/Eurimages


• > Appels à propositions pour le soutien à la distribution en salles MEDIA

Les appels à propositions 2005 pour le soutien à la distribution en salles ont été publiés ce 19 février (J.O. C44) et concernent tant l'aide sélective (appel 01/2005) que le soutien automatique (appel 02/2005).

Certaines modifications ont été apportées aux 2 mécanismes :
- la définition du film européen a été clarifiée et précisée ; pour être considérées comme les véritables producteurs d'un film, les sociétés de production devront être créditées à ce titre. D'autres éléments tels que le contrôle artistique, la détention des droits d'exploitation et le partage des recettes peuvent également être pris en compte pour déterminer qui est le véritable producteur.
- la distribution numérique (création du master et duplication) n'est pas seulement rendue éligible, mais encouragée, à condition qu'elle soit d'une qualité minimum (1,3 k). Les distributeurs peuvent à la fois obtenir une aide pour la distribution numérique et non-numérique d'un même film. Dans le cas de l'aide sélective, la contribution à la distribution numérique sera apportée sous la forme d'un subside, distinct du subside au doublage/sous-titrage)

Par ailleurs, les films dont le budget de production est supérieur à 25 millions € sont exclus du système sélectifs mais restent éligibles au titre du soutien automatique.

En ce qui concerne les dates limites :
- l'aide sélective comporte 3 sessions : 15 mars, 8 juillet, 1er décembre
- les déclarations d'entrés pour l'aide automatique (films distribués en 2004) peuvent être envoyés du 1er mars au .

Lignes directrices et formulaires disponibles sur demande au MEDIA Desk ou en téléchargement sur www.cfwb.be/mediadesk


• > Wallimage annonce son soutien à trois longs métrages

Le Conseil d’administration de Wallimage, le fonds d’aide aux entreprises audiovisuelles wallonnes, a décidé de soutenir trois longs métrages pour sa première session 2005:

- Où est la main de l’homme sans tête ? de Guillaume Malandrin
Production : La Parti Productions (Belgique), Lumière Producties (Belgique), Movie Stream (Belgique) et Liaisons cinématographiques (France)
Le montant de l'aide est de 250 000 €

- La Raison du plus faible de Lucas Belvaux
Production : Entre Chien et Loups (Belgique) et Agat Films & Cie (France)
Le montant de l'aide est de 250 000 €

- Brendan et le secret de Kells de Tomm Moore (animation)
Production : Les Armateurs (France), Vivi Film (Belgique) et Cartoon Saloon (Irlande)
Le montant de l'aide est de 250 000 €

www.wallimage.be




Rencontres professionnelles   
  • > Conférence Débat de l'Union européenne, Fespaco, 28 février 2005

Le lundi 28 février 2005 se tenait à l'occasion du Fespaco la conférence de presse débat de l'Union Européenne.

Suite au Discours d’ouverture de Mme l’Ambassadeur Sari Suomalainen, Chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, et à l'Intervention de Johannes Gehringer, responsable de la coopération culturelle et cinématographique avec l’ensemble des pays ACP à la Commission européenne (Union européenne) à Bruxelles, l'assistance était invitée à réagir.

Vous trouverez ci-dessous les deux allocutions de Madame Suomalainen et de Monsieur Gehringer, ainsi que quelques notes sur les débats qui ont suivi.



Discours de Madame Suomalainen [27 Ko]
 



Intervention de Monsieur Gehringer [30 Ko]
 



Notes sur les débats [45 Ko]
 


• > Conférence de presse ACID / Africa Cinémas, Fespaco, 28 février 2005

Le lundi 28 février 2005 lors du Fespaco avait lieu une conférence de presse de l'ACID (Afrique Cinéma Diffusion), association professionnelle créé dans le but de participer à la poursuite du programme Africa Cinémas.

L'ACID était à cette occasion soutenue par l'ensemble des associations professionnelles africaines, à savoir l'ARPA (Association des Réalisateurs Produceurs Africains), la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes), et la Guilde des Réalisateurs.

Vous trouverez ci-dessous quelques notes sur cette rencontre, ainsi que l'intégralité du communiqué de presse.


Communiqué de presse et notes sur les débats [36 Ko]
 


• > Conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie

Le jeudi 3 mars 2005 a eu lieu au Fespaco une conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie. En prévision du prochain programme d'action qui débutera en janvier 2006, l'assistance était invitée à faire part de ses commentaires et de ses réflexions concernant les besoins de la profession, et le rôle qu'une organisation comme l'AIF peut jouer pour soutenir l'industrie audiovisuelle africaine, et contribuer à sa structuration.

http://agence.francophonie.org

Le compte-rendu de la conférence est téléchargeable ci-dessous:


Compte-rendu de la conférence de presse de l'AIF [39 Ko]
 


• > Colloque "Formation et enjeux de la professionnalisation", mardi 1er, mercredi 2 mars, Fespaco

Les mardi 1er et 2 mars 2005 était organisé au Fespaco un colloque sur la "Formation et les enjeux de la professionnalisation".

Le colloque s'est ouvert sur une intervention du Ministre de la Culture, des Arts, et du Tourisme du Burkina Faso, Monsieur Mahamoudou Ouédraogo. Il a ainsi pu jeter les bases des deux journées de discussion à suivre.

Voici, en substance, le contenu de son intervention:
Nous sommes réunis aujourd’hui et demain, à l’occasion de ce colloque, pour jeter les bases pour une meilleure organisation des initiatives en direction de la formation.
Le Fespaco est le lieu idéal pour créer les cadres, ce sera ensuite aux professionnels de les remplir. Il est temps aujourd’hui de marquer un temps d’arrêt et de faire le point pour envisager de nouvelles perspectives.
Trois questions se posent :
1)
Quels sont les objectifs de la formation dans son ensemble ? S’agit-t-il d’acquérir des connaissances, des attitudes, des comportements en particulier ? Il faut prendre garde à choisir le lieu de la formation en fonction du public cible et du marché.
2)
Comment former ? Quel doit être le contenu de l’enseignements, quelle approche adopter, quels moyens humains et financiers mettre en œuvre ?
3)
Quelles perspectives doit-on dégager avant d’engager une formation ? Dispenser des formations initiales induit qu’il faut avoir une excellent connaissance du marché de l’emploi, pour pouvoir créer un « produit consommable » sur ce même marché. Il faut être attentif à l’adéquation entre les formations initiales et le marché de l’emploi.

Je dirai également qu’il faut impérativement développer dans ce domaine les coopérations Sud/Sud, et que la professionnalisation passera par les formations continues. Le but de la formation , quelque qu’elle soit, est d’anticiper les besoins du marché. A l’issue de ces deux jours, j’espère que nous aurons formulé assez de recommandations pour offrir au secteur les directions dont il a besoin.

Par ailleurs, après la présentation de l'IRIS le mois dernier, vous trouverez en document joint un bref memento de présentation d'IMAGINE, la structure de formation gérée par Gaston Kaboré.


Présentation d'IMAGINE [23 Ko]
 


• > EsoDoc : documentaire et questions de société

La ZeLIG School for Documentary, basée à Bolzano en Italie, proposera en 2005, avec le soutien de MEDIA, une série d'ateliers de développement centrés sur le documentaire à sujet de société (développement, pauvreté, climat,...). L'idée de ce programme baptisé EsoDoc est notamment de créer des liens entre les professionnels spécialisés dans ce type de programmes, y compris au sein des institutions et organisations non gouvernementales, groupes d'activistes etc...

EsoDoc propose 3 ateliers d'une semaine sur une période de 6 mois pendant laquelle les participants développent leurs projets, soit individuellement, soit en groupes. Un suivi en ligne est opérationnel entre les ateliers.

- 1er atelier (11-17 juin, Sud Tyrol) : conférences et séminaires sur les programmes documentaires, l'activisme citoyen, les liens entre ONGs et diffuseurs, l'utilisation des nouveaux médias, développement des projets.
- 2ème atelier (4 -10 septembre, Budapest) : lectures et séminaires en relation avec les projets des participants, le dialogue entre cultures, le tournage de documentaires anthropologiques, stratégies et pratiques des documentaristes.
- 3ème atelier (6-12 novembre, Lucca) : la production, le financement, les questions juridiques et budgétaires, la convergence des médias, sessions de pitching...

EsoDoc sélectionnera 22 participants sur base de leur CV, de leurs motivations et de leurs attentes, de leurs réalisations antérieures et du projet en cours.

Le coût s'élève à 1.000 € + frais de voyages
Date limite : 15 avril 2005

Contact :
EsoDOc /Zelig School
Brennerstr 20, I-39100 Bolzano (Italie)
Tél : +39 0471 977930, Fax : +39 0471 977931
info@esodoc.com
www.esodoc.com




Vu dans la presse   
  • > "Le Fespaco, un facteur de modernité absolument vital pour l'Afrique, en est à sa 19e édition", Odile Tremblay, Le Devoir, 05/03/05

Odile Tremblay revient pour Le Devoir sur le profond enracinement populaire du Fespaco, rendez-vous cinéphile incontournable pour les festivaliers, mais aussi pour les ouagalais.

"Ouagadougou - Chez nous peut-être, un rendez-vous de cinéma aurait fermé sur un départ si tragique; ici, le 19e Festival panafricain de cinéma et de télévision (Fespaco) a continué à rouler jusqu'au 5 mars, sans trop aborder «la chose». Que dis-je? L'horreur...

Samedi, devant le stade bondé avant la cérémonie d'ouverture du festival, deux adolescentes sont mortes piétinées dans une bousculade qui a fait aussi une dizaine de blessés. Il faut dire que le Tout-Ouagadougou se rue sur ces concerts gratuits d'un stade qui peut accueillir 40 000 personnes. Et à plus de 40 °C, les gens s'échauffent vite. Chose certaine, les forces de l'ordre avaient la matraque facile quelques heures plus tard. Mes deux compagnons ont été volés par des pickpockets, alors que nous étions refoulés au milieu d'une foule compacte qui poussait ferme.

Manque d'ambulances, de systèmes de surveillance, secours tardifs. C'était la première fois que le Fespaco comptait ses morts et ses blessés. Et Baba Hama, le délégué général du festival, avait beau m'expliquer plus tard que de tels accidents invitent à la réflexion pour les éditions futures, il connaît son pays. Comment ignorer que le Burkina Faso, une des plus pauvres contrées d'Afrique, est en panne de ressources? Et vogue le navire du 19e Fespaco... Malgré «ça»!

Un must pour l'Afrique

Près d'une centaine de films, toutes catégories confondues, une vingtaine en compétition, ce festival est un événement et un vrai must pour l'Afrique. Ouagadougou, au fil du temps, s'est doté d'un réseau de salles extérieures et intérieures. Après tout, la manifestation date de 1969. Bisannuel, tenu en alternance avec le rendez-vous de Carthage en Tunisie, le Fespaco a tous les mandats: réunir les professionnels pour soutenir, autant que faire se peut, le cinéma africain, tester les films sur son propre public, tâcher d'acheter, de vendre, de produire, bref de faire vivre le septième art sur un continent noir qui croule sous la misère.

Mais pourquoi aider le cinéma quand la santé, l'éducation vont à vau-l'eau? Parce qu'on ne vit pas que de pain, parce que les Africains ne peuvent se contenter d'être bombardés, à la télé et ailleurs, d'images étrangères quand ils veulent se définir. «Parce qu'on veut parler à nos enfants et au monde de nos sentiments, de nos émotions et de nos rêves», répond Baba Hama.

Il faut se retrouver ici, dans une salle débordante devant Moolaadé, du grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, qui aborde la question de l'excision, pour comprendre que le cinéma, griot à rebours, est un facteur de modernité et un mode de communication capital.

Devant le film, l'assistance réagit, prend parti. Des cris fusent, des téléphones cellulaires sonnent. Soixante-dix pour cent de la population burkinabée est analphabète et le cinéma lui parle.

De notre côté de la clôture, on trouve les codes culturels, le miroir tendu au spectateur complètement différents quand les interprètes sont presque tous noirs ou maghrébins. Le septième art, d'ordinaire si blanc, renvoie à sa propre différence...

Le Burkina Faso est fou de cinéma. Une statue représentant des bobines de films et une sorte de caméra trône au centre-ville de Ouagadougou à la place des Cinéastes. Cette année, deux films de Boubacar Traoré tournés avec une caméra numérique, populaires et commerciaux, Traque à Ouaga et Sofia, ont fait fureur en salle auprès des jeunes. Les grands cinéastes Gaston Kaboré et Idrissa Ouedraogo sont burkinabés. Le pays réussit à produire quatre ou cinq films par année et rêve, grâce au numérique peu coûteux, d'en engendrer une dizaine.

Indispensable

Le Fespaco est né officiellement il y a 35 ans, de la nécessité de réunir les cinéastes africains, alors en pleines revendications identitaires, à l'heure où le système colonial s'écroulait. Il reflète aujourd'hui la difficulté de produire quand on est pauvre, assisté par l'Europe, mal équipé, avec un réseau de distribution déficient. Oui, le Fespaco est indispensable... Des débats, des colloques, avec accent cette année sur la formation, ouvrent des portes aux structures de soutien mouvantes, qui changent sans cesse de forme, de nom; d'où la nécessité de se réunir de nouveau... Tout prend du temps au Burkina Faso. Les palabres, les rendez-vous, les mises en orbite des projets.

Cette année, qui marque le cinquantenaire du cinéma africain, une rétrospective nous ramène aux débuts du cinéma. Afrique sur Seine, des Sénégalais Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Sarr, captant à l'impressionniste des silhouettes noires à Paris, est le premier film tourné par des Africains, en 1956. Mais Borom Sarrett, triste histoire portée par une superbe caméra, évoquant la misère d'un charretier, était déjà signée par Sembène Ousmane en 1963. Le septième art africain venait alors au monde sur son propre continent. Ousmane a aujourd'hui 80 ans et son Moolaadé a remporté le prix du volet Un certain regard au dernier Festival de Cannes. Les aînés des aînés sont encore actifs. Gaston Kaboré, le grand réalisateur de Wend Kuuni, se bat pour mettre en oeuvre des programmes de formation et de production. Idrissa Ouedraogo, le créateur des merveilleux Yaaba et Tilaï, est à la tête du réseau de salles au pays et gère lui-même le cinéma Burkina à Ouagadougou; les cinéastes africains sont à la roue et au moulin. Et tous, y compris le Malien Souleyman Cissé (Yeelen), atterrissent au Fespaco.

L'Afrique du Sud tient le haut du pavé cette année au festival. U-Carmen ekhayelitsha, de Mark Domford-May, a remporté l'Ours d'or au dernier Festival de Berlin. Alors ici, la salle était bondée pour découvrir cette Carmen de Bizet, version noire et version Township, chantée et dansée comme il se doit. Quelque peu surfaite, cette comédie musicale au rythme traînant, mais sans concessions culturelles et maîtrisée dans sa forme. C'est de maîtrise aussi qu'il est question pour Drum, de Zola Maseko, un autre Africain du Sud, qui revient au temps de l'apartheid en brossant une histoire de journalisme d'enquête sanglante et rebondissante. Oui, si le cinéma africain était mieux distribué en Occident, il en aurait long à raconter. Dommage! Mais la sélection est inégale, forcément...

Parfois, au festival, c'est à travers un documentaire comme Le Malentendu Colonial, du Camerounais Jean-Marie Teno, qu'on remonte le cours d'un passé d'esclavage et d'exploitation sous couvert de missionnariat, sabre et goupillon unis pour envahir le continent noir. «Lorsque les premiers missionnaires sont arrivés en Afrique, ils avaient la Bible et nous, la terre, évoquait Jomo Kenyatta, le premier président du Kenya. Alors, nous avons fermé les yeux pour prier. Quand nous les avons rouverts, la situation s'était inversée. Nous avions la Bible et eux, la terre», entend-on dans ce document-choc.

Indispensable, le Fespaco..."

Odile Tremblay

www.ledevoir.com
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• > "Les cinéastes veillent à Ouagadougou", Odile Tremblay, Le Devoir, 11/03/05

Odile Tremblay était l'envoyée spéciale du Devoir à Ouagadougou. Elle revient dans cet article sur les deux grands enjeux qui ont jalonné ce Fespaco 2005: la liberté numérique et la formation.

"Ce 19e Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision) ne se contente pas d'être la vitrine incontournable de ce septième art. On y cause formation, diffusion et avenir des caméras noires dans un univers de pauvreté et d'assistanat. La vidéo numérique, souple et peu coûteuse, semble pour plusieurs être une sorte d'oasis dans ce désert financier.

Ouagadougou - Boubacar Diallo nous a reçus dans sa maison-studio en banlieue de Ouaga et de sa poussière suffocante. Il attendait cette poignée de journalistes de pied ferme, entouré de ses acteurs, de ses boissons fraîches et de son écran domestique. Place à son film Sofia, sorte de bluette sirupeuse mettant en scène une jeune femme romantique, sa petite soeur cardiaque, un beau musicien sans le sou, un parrain de la mafia, etc. Brassez le tout et servez bien cuit!

Boubacar Diallo constitue un phénomène au Burkina Faso. Malgré un bien piètre talent de réalisateur, cet écrivain éditeur passé au cinéma-minute fait un malheur aux guichets.

Ses longs métrages Traque à Ouaga et Sofia, écrits, filmés et montés en quelques semaines, ont récolté ensemble plus de 60 000 entrées, chez les jeunes urbains surtout, qui se reconnaissent dans ces films d'action et d'amour concoctés à leur intention. Tournés en numérique, sans argent public mais avec de maigres commandites privées, ils sont les premiers films burkinabés à engendrer des profits et un vrai succès public.

Les deux oeuvres sont pourtant absentes au Fespaco. Recalées, comme elles l'avaient été par les bailleurs de fonds et la télé nationale. Après s'être tapé Sofia, on comprend pourquoi. Boubacar Diallo a mis un peu de chaque ingrédient dans sa soupe: amour, combats, suspense, chansons. Pur produit de marketing, soit! N'empêche que l'avenir du septième art africain, bon ou mauvais, passera beaucoup par ces nouvelles technologies.

Le grand cinéaste burkinabé Idrissa Ouedraogo a fait du numérique sa bataille personnelle. Sa maison de production se propose de pondre une dizaine de films par année sur ce support-là. Et comme Ouedraogo gère déjà à Ouagadougou le cinéma Burkina et supervise l'ensemble du réseau de salles au pays, il peut transformer ses rêves en réalités. On a beau gémir en songeant aux belles images que le réalisateur de Tilaï a offertes au monde sur pellicule. Autant crier dans le désert sous le vent d'harmattan...

Venir pour la première fois de sa vie au Fespaco, ce célèbre festival bisannuel de cinéma africain, c'est comprendre que les films sont indissociables d'un contexte économique difficile, mobile et en perpétuelle formation. Cela prend en moyenne sept ans à un cinéaste consacré pour financer un film en 35 mm, véritable parcours du combattant. Le gouvernement burkinabé peut offrir un soutien technique, mais des sous, non, il est bien trop pauvre. C'est d'ailleurs le cas pour à peu près toute l'Afrique subsaharienne. L'argent liquide provient du Nord. Quoi d'autre?

Glorieux au cours de la décennie 80 et au début des années 90 avec Yeelen, de Souleymane Cissé, Yaaba et Tilaï, d'Idrissa Ouedraogo, etc., le septième art africain a perdu de la vogue auprès du frivole public occidental, qui lui préfère le dynamisme des images asiatiques.

Entre 1976 et 1986, l'INAFEC, l'école audiovisuelle du Burkina Faso, avait formé des cinéastes et des techniciens. Idrissa Ouedraogo, comme bien d'autres, était issu de cette cuvée-là. Puis, l'école a fermé, pour cause de mauvaise conjoncture.

Histoire d'ajouter au désarroi, les pays occidentaux (la France, la Belgique ou le parapluie de l'Union européenne) possèdent leurs propres conceptions du cinéma africain, auxquelles le créateur peut avoir envie de se conformer... Sinon, comment plaire à ceux qui financent? Comment être sélectionné dans les grands festivals occidentaux? Comment trouver, si possible, une diffusion au Nord quand les réseaux du Sud sont si mal en point ou inexistants?

Gaston Kaboré est, avec Idrissa Ouedraogo, une des sommités du cinéma du Burkina Faso. En entrevue, le puissant cinéaste de Wend Kuuni et de Buud Yam n'a pas envie de s'appesantir sur sa carrière mais plutôt de réfléchir sur l'avenir du cinéma national et de se relever les manches pour l'aider à sortir du sable. Kaboré enseigne son art plus souvent qu'il l'exerce. Il est devenu passeur.

Quand on lui demande si les réalisateurs consacrés n'ont pas délaissé trop longtemps tout un jeune public des villes africaines en abordant surtout les grands mythes des beaux villages traditionnels, chers aux amateurs d'exotisme, il soupire: «Chacun possède son idée sur ce que devrait être le cinéma africain: plus urbain, moins urbain, et quoi encore? Nos scénarios sont lus et jugés par des gens du Nord ignorants de nos réalités. Il faut cesser de se voir à travers les yeux des autres pour inviter les créateurs à aller au-devant de leur propre vérité, quelle qu'elle soit. À force d'être assisté et en danger, notre cinéma devient victime d'autocensure, un phénomène plus pernicieux que la censure.»

Face aux problèmes de financement, de formation, de production, et de diffusion, les cinéastes africains sont alors devenus otages mais aussi leviers des enjeux collectifs. Désormais presque aveugle, Kaboré se plonge depuis deux ans et demi dans «Imagine», les stages de formation qu'il coordonne. Ceux-ci sont financés en partie par l'Agence de la francophonie avec la participation du programme «Padiava» de Vues d'Afrique ainsi que de l'ONF et de l'ACDI. 158 personnes ont passé par ces ateliers de formation.

Au cours de ce 19e Fespaco, la formation est de tous les débats, et chacun apporte ses voies de solution. De son côté, le comédien Rasmane Ouedraogo s'occupe depuis quatre ans du programme de l'Institut régional de l'image et du son a l'aide (IRIS), destiné aux aspirants réalisateurs et techniciens de l'audiovisuel. Dès septembre prochain, ce programme est appelé à devenir une école de formation permanente, ici à Ouagadougou. «Le bâtiment est là. Nous avons du matériel. Nous manquons de soutien financier.» L'IRIS a l'aide de l'Agence de la francophonie. Au Québec, l'INIS y participe. Mais Rasmane Ouedraogo cherche le soutien des pays africains qui peuvent payer. Il se débat. Comme les autres.

«Imagine», le programme que dirige Gaston Kaboré, s'adresse à une autre clientèle: des professionnels déjà actifs, pour la plupart formés sur le tas. Gaston Kaboré rêve de créer une maison de l'apprentissage au récit.

À ses yeux, le numérique est une avenue importante, mais c'est la scénarisation qui le passionne surtout, cet art de plonger en soi quand tout le monde veut parler à votre place. «Ce qu'on raconte dans un film dépasse le cadre à travers lequel on le dit», lance-t-il dans le vent. Puissent les créateurs l'entendre...

Qu'il faille créer des réseaux de producteurs, de distributeurs, d'exploitants de salles et même de critiques africains, chacun s'entend là-dessus ici. De fait, entre deux films, le Fespaco retentit de toutes les palabres possibles autour de la question. Il fait si chaud ici, on a un peu peur de voir les paroles s'évaporer, mais tant de cinéastes veillent à Ouagadougou. On se rassure en laissant l'avenir du septième art noir à leur vigilance de hiboux."

Odile Tremblay

www.ledevoir.com
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• > "Fespaco, étalon toujours fringant", par Karin Tshidimba, La Libre Belgique

Karin Tshidimba, envoyée spéciale à Ouagadougou, revient sur les premiers jours du Fespaco dans La Libre Belgique du 2 mars 2005.

Extraits:

"50 ans et des revendications

Mais le Fespaco est bien plus que la grande fête d'un cinéma qui fête cette année ses 50 ans. Première vitrine du cinéma africain en ses terres - avec 20 longs métrages en compétition -, le Fespaco voit converger les interrogations et attentes de toute une profession qui s'envisage ici de façon très large: depuis l'humble exploitant de salle jusqu'au comédien en passant par le producteur-distributeur et le réalisateur, quand toutes ces fonctions ne sont pas assumées par le même homme... Mais qui dit attentes dit aussi frustrations et interrogations.

La température, élevée en ce début de mois de mars (38°), n'a pas empêché les esprits de s'échauffer à plusieurs reprises, dès lundi matin, durant les rencontres consacrées aux problèmes de financement et de distribution sur le continent. Des débats où les figures emblématiques du cinéma africain - Idrissa Ouedraogo, Bassek Ba Kobhio, Abdheramane Sissoko, Mama Keïta, etc. - n'ont pas hésité à prendre la parole fermement pour fustiger le manque de volonté politique de leurs pays respectifs, la lenteur et les valses hésitations administratives ainsi que la frilosité des bailleurs de fonds occidentaux. Des prises de position pas toujours concertées, mais développées en nombre, qui ont parfois provoqué l'énervement de quelques autres invités s'estimant lésés dans ce concert continental, en raison du «peu de reconnaissance» accordée à leurs pays respectifs, en vertu d'un «passé moins riche d'images» (Togo), d'une «barrière géographique» (Maghreb) ou linguistique (Nigeria) supposée...

Pays émergents

Difficile de faire l'unanimité ou de rencontrer toutes les spécificités régionales et locales dans ce vaste continent où des disparités énormes existent entre pays émergents et en déclin (en termes de production et de distribution cinématographique s'entend). L'Afrique du Sud fait ainsi une entrée remarquée dans cette 19e édition avec quatre films en compétition. Autant que le Burkina Faso à la longue tradition cinématographique... Pourquoi? comment? des questions à creuser."

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• > "Imagine l'Afrique de demain" par Karin Tshidimba, La Libre Belgique

Karin Tshidimba, envoyée spéciale au Fespaco, revient sur le thème du festival "Formation et professionnalisation" dans l'édition du 4 mars 2005 de La Libre Belgique.

"La formation et la professionnalisation, enjeux majeurs pour l'Afrique, sont au coeur du 19e Fespaco.
A côté des stages soutenus par des bailleurs étrangers, des structures permanentes se mettent en place.
Coup d'oeil à Ouagadougou.

Comme dans toutes les manifestations du genre, le Festival de Ouagadougou draine dans divers hémicycles des professionnels venus du monde entier pour partager leurs expériences et rechercher des solutions pour un secteur oscillant entre expansion et précarité.

Des débats qui, dans leur diversité d'approches et d'univers, tournaient tous autour de la question de la «Formation et des enjeux de la professionnalisation», thème choisi par cette 19e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Une question à la fois épineuse et lancinante en Afrique où les écoles de cinéma ne sont pas légion et où certaines ont dû fermer leurs portes (tel l'Inafec, à Ouagadougou, dont sont issues les principales figures tutélaires du cinéma africain), obligeant les futurs cinéastes et téléastes d'Afrique à retourner se former, comme par le passé, à Moscou, Paris ou... Pékin.

Au Burkina Faso, depuis deux ans, l'horizon semble tout de même s'éclaircir, grâce notamment au surcroît de liberté et de légèreté (coûts, équipes, etc.) offert par l'évolution technologique (caméra numérique). Deux écoles fonctionneront bientôt en parallèle à Ouagadougou pour permettre aux jeunes Burkinabe, mais aussi aux habitants de toute la région (Afrique de l'Ouest), et même du continent, de venir se former aux métiers de l'image et du son.

Le premier institut, né dans la foulée du dernier Fespaco en 2003, à l'initiative du cinéaste Gaston Kabore a pour nom «Imagine» et s'adresse aux professionnels de niveau 1 et 2 auxquels il propose des formations aux nouvelles technologies et des remises à niveau régulières (d'une durée de 2 à 6 semaines).

Le second, baptisé Iris -pour Institut régional de l'image et du son- prend la succession du Profis (Programme de relance de la formation à l'image et au son) dans des locaux inaugurés officiellement jeudi avec baptême des salles et remise du matériel offert par la Coopération française (caméras numériques et unités de montage).

Floraison d'initiatives

Toutefois, l'aventure véritable, pour les jeunes étudiants inscrits pour le cycle de deux ans, ne débutera pas avant la rentrée académique prochaine. Habitués aux stages de courte durée soutenus par des bailleurs de fonds étrangers (Français, Belges, Canadiens), il y a fort à parier que les candidats au cycle de spécialisation (nouveaux locaux et matériel de pointe) seront nombreux. D'autant que le diplôme sera reconnu à l'échelle du continent.

«Nous sommes à un point crucial de transformation de la profession, notamment avec l'adaptation aux nouvelles technologies. On assiste à une floraison d'initiatives complémentaires car chacune oeuvre dans un domaine différent. La volonté d' Imagine est de créer une dynamique, de favoriser un laboratoire d'idées par l'émulation réciproque, avec d'autres disciplines artistiques, pour accroître encore la culture dont les gens ont besoin pour faire de bons films, explique Gaston Kabore, coordonnateur général d'Imagine. Former, ce n'est pas réduire les singularités mais donner les outils pour aller chercher le meilleur en soi. Cela passe par le développement d'une culture cinématographique, par l'encouragement des échanges et la remise à niveau régulière pour que la technique aide les gens à exprimer leurs idées. Nous espérons mettre en terre certaines graines afin que dans un ou deux Fespaco, on puisse voir émerger quelques pousses.» Depuis février 2003, 158 étudiants ont suivi l'une des formations proposées dont 97 stagiaires internationaux.

Le principal soutien financier d'Imagine provient des Pays-Bas qui y ont investi 250000 € en deux ans.

Ces initiatives devraient faciliter le travail du Cirtef (Conseil international des radios-télévisions d'expression française) présents dans trois pays voisins: Bénin, Niger et Cameroun. Il y travaille en collaboration avec les chaînes publiques sur tous types de productions: documentaires, courts métrages, fictions, information, etc."

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• > Entretien avec Idrissou Mora K'Paï, par Olivier Barlet, www.africultures.com

"Un témoignage plus large que prévu", entretien d'Olivier Barlet avec Idrissou Mora Kpai à propos de Arlit, 2ème Paris

Extraits:

"O.B.: On est (effectivement) toujours dans une sorte de captation de l'ambiance de cette ville qui résonne avec ce que disent les personnages – résonne dramatiquement, d'ailleurs, puisque c'est une ville en perdition. Jamais on ne tombe dans l'anecdote.
I.M.K.: Je n'ai franchement pas eu l'occasion de jouer : j'ai été surpris de l'extrême gravité de la situation. Je pense que l'histoire est tellement sérieuse qu'on ne peut pas passer à côté de cette gravité. Il ne fallait donc pas chercher loin, mais présenter les choses comme elles sont, faire parler les gens et les images. Parce qu'en cherchant des anecdotes cela deviendrait indirectement une explication – ce serait truquer des choses et je n'aimerais pas être critiqué pour avoir exagéré certaines choses. Je voulais laisser les choses naturelles.

O.B.: Le sujet reste le devenir d'une ville.
I.M.K.: Oui. Ce qui m'a intéressé au départ était de voir une ville industrielle - vu qu'il y en à très peu en Afrique, et qu'on en parle jamais - de ces villes qui sont nées avec une industrie, avec des mines, et qui risquent un jour de disparaître. C'est ce qui est arrivé à Arlit, qui a été créée au milieu du désert et n'a pas d'autres ressources : l'eau, l'électricité, tout est fourni par les entreprises des mines. Quand ces sociétés partent, tout s'écroule, mais personne ne le prévoit, pas même l'Etat.
(...)
O.B.: C'est ça qui impressionne dans le film, cette pertinence d'une situation locale qui se répète ailleurs et nous en dit beaucoup sur l'état du monde.
I.M.K.: Oui, c'est ça. Aujourd'hui, la grande société n'existe plus au Niger. En France, la justice a accepté d'affronter le problème des conséquences de l'exploitation de l'uranium dans la région Limousin. Je me suis demandé si cela allait être possible au Niger, d'arriver à démontrer combien l'exploitation des mines d'uranium a des effets sur la santé.
(...)
O.B.: Le trafic des clandestins agit comme une sorte de remplacement de l'uranium comme activité. N'est-ce pas là encore une perversité du monde ?
I.M.K: Oui. Au départ on avait raconté aux gens que la ville d'Arlit deviendrait comme Paris, et que toutes les routes seraient goudronnés comme en France… mais aucune de ces promesses et de leurs rêves ne se sont réalisés. Arlit est pour moi une sorte de micro-cosmos – elle représente toutes les villes, l'Afrique entière. Selon les plans, Arlit devait fournir l'uranium de toutes les centrales nucléaires du monde entier. Aujourd'hui, elle sert de transit pour les candidats africains à l'émigration vers l'Europe, qui fuient la pauvreté et qui sont souvent à la recherche d'un espoir. J'ai pensé qu'il ne fallait pas dissocier les sujets parce que c'est ça que l'Afrique a toujours été depuis des centaines d'années, un lieu de passage… Il y a toujours une sorte de cycle, de cercle, et on n'a pas fini de tourner..."

L'intégralité de l'entretien est disponible à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...

Lire également la critique de Arlit, deuxième Paris:
www.africultures.com/index.asp?me ...


• > "Fespaco 2005 : nécessité de la critique ", Olivier Barlet, www.africultures.com

Olivier Barlet revient pour www.africultures.com le palmarès du Fespaco, et les nouvelles lignes de force mise en avant par la sélecion. Il analyse le triomphe de l'Afrique du Sud, l'omniprésence (inévitable?) du Burkina, et la belle vitalité des cinémas maghrébins, d'un oeil d'autant plus informé qu'il faisaint lui-même parti du jury long métrage.

(brefs) Extraits:

"Les enjeux du cinéma sud-africain
Lorsqu'était primé un film sud-africain lors de la proclamation du palmarès au Stade du 4 août de Ouagadougou ce samedi 5 mars, un grand drapeau sud-africain apparaissait dans les tribunes en même temps que des cris de joie : les Sud-Africains étaient très présents à ce Fespaco, en films et en nombre, et défendaient leur cinématographie, pourtant fort disparate, comme on supporte une équipe de foot. Il est largement compréhensible qu'une nation longtemps isolée et exclue et qui se ravive peu à peu en multipliant ses productions culturelles soit fière de la reconnaissance apportée : le palmarès de ce Fespaco 2005 y a contribué en primant cinq fois et dans les meilleures places trois longs métrages sud-africains de la sélection. Comme le confiait Idrissa Ouedraogo après la cérémonie, cela devrait aiguillonner le cinéma francophone dans le sens d'une plus grande professionnalisation, thème de cette édition. Car de l'Afrique australe arrive un cinéma fruit d'une véritable industrie du cinéma.

(...)L'attribution par sa majorité de l'Etalon d'or à Drum de Zola Maseko est une concession au grand public : passionnant par son éclairage historique sur une période marquante où des journalistes d'investigation tentaient avec courage de résister à la fascisation progressive du régime prônant l'apartheid, Drum suit avec un budget conséquent les codes esthétiques et narratifs d'une production hollywoodienne, jusque dans le fait que les coproducteurs américains ont imposé pour le rôle principal un acteur américain au jeu certes brillant mais stéréotypé.
La plupart des films de cinéma présentés au Fespaco sont issus de coproductions : là n'est pas le problème. Il se situe plutôt dans le degré de formatage esthétique et de contenus induit. Zola Maseko s'en explique dans notre entretien, notant bien qu'il n'est pas prêt de recommencer l'expérience !

(...)Le challenger de Drum, Zulu Love Letter de Ramadan Suleman, dont nous avons déjà célébré la pertinence tant thématique qu'esthétique lors de sa présentation aux JCC de Carthage en octobre 2004, est un film autrement plus exigeant, ni rassurant ni ripolin, basé sur une réelle introspection de l'état de l'Afrique du Sud aujourd'hui, dans sa difficulté de transposer dans la sphère privée le discours officiel de réconciliation.

(...)Max and Mona de Teddy Mattera prend pour thème la mort qui rôde dans une Afrique du Sud rongée par le sida sur un mode drôle et déjanté (...). Même s'il tend parfois à reproduire les codes du clip excité, le prix Oumarou Ganda de la première œuvre lui convenait parfaitement, par l'appel qu'il constitue à un cinéma nouveau et différent, moins consensuel et plus dérangeant.

(...)En cette édition consacrée à la professionnalisation, on rencontrait nombre de réalisateurs furieux des erreurs de projectionnistes qui ne savent pas reconnaître le format d'un film, à commencer par l'étalon d'or lui-même (cf. notre entretien), ou bien revenaient frustrés de projections annulées sans prévenir (stade du 4 août). Mais dans l'ensemble, il faut saluer les horaires relativement suivis, un programme prêt dès l'arrivée à l'aéroport et l'ensemble de la programmation tenue, même si certains films pâtissaient du fait de n'être projetés qu'une fois.

(...)Certes, la dégradation voire la fermeture progressive des salles qui frappe Ouaga comme toutes les grandes villes africaines ne facilite pas le travail d'un festival qui ne peut être sur tous les fronts : en quelques années, le nombre de lieux de projection a drastiquement diminué, si bien que le festival a fait appel cette année au Cinéma numérique ambulant pour les compléter dans les quartiers périphériques.

(...)Parmi les quatre films burkinabés en compétition, Tasuma, le feu de Daniel Sanou Kollo a reçu un étalon de bronze mérité mais aussi le prix du public. Bizarre initiative que ce prix parrainé par RFI, le prix du public tombant systématiquement sur un film burkinabè ou au moins de la sphère culturelle mandingue (Moi et mon Blanc, Burkina, en 2003, Battu, Mali, en 2001) : c'était prévisible, l'intérêt du public local se portant naturellement sur les films de sa propre culture, comme partout ailleurs. Au moins le jury et le public auront-ils opéré le même choix dans la sélection burkinabée.
Etonnant écho de cette omniprésence burkinabée, le jury courts métrages a attribué son poulain d'or à L'Autre Mal de Tahirou Tasséré Ouedraogo, un film certes d'une belle facture mais d'un classicisme esthétique et thématique à couper au couteau. Le poulain de bronze à Safi la petite mère de Rasmane Ganemtoré va dans le même sens et seul l'excellent Be Kunko du Guinéen Cheick Fantamady Camara venait sauver le palmarès d'une sélection courts métrages pourtant riche et variée. Des mentions spéciales de rattrapage ("pour ne pas faire de jaloux" pour reprendre l'expression du président du jury Sanvi Panou lors de la cérémonie de clôture) ont été attribuées à l’Algérien Karim Bensalah (Le Secret de Fatima), au Congolais (RDC) Kibushi Ndjate Wooto (Prince Loseno, animation) et au Sénégalais As Thiam (Le Sifflet).

L'effort marocain reconnu
En dehors de l'Afrique du Sud qui émerge avec les contradictions énoncées et du Burkina qui continue de produire avec une belle vigueur un cinéma partagé entre l'ancien et le nouveau, l'étalon d'argent attribué à La Chambre Noire du Marocain Hassan Benjelloun signale la vitalité du Maroc qui en soutenant efficacement la production produit de dix à douze longs métrages par an. Mais il n'est pas neutre non plus de voir un jury présidé par un proche de l'ancien roi primer un film qui revient avec courage sur les tristement célèbres années de plomb à travers la répression qu'ont subi les militants des partis politiques interdits.
De la même façon que Jawhara (fille de prison) de Saad Chraibi, La Chambre Noire a les défauts d'une reconstitution historique linéaire se voulant réaliste et dénonciatrice mais a le mérite de poser à une société qui se penche sur son passé la question de sa mémoire. De plus, il est sympathique de voir Hassan Benjelloun recevoir enfin une récompense pour son cinéma engagé (Les Amis d'hier, Jugement d'une femme).

(...)Le Maghreb était présent dans la compétition avec un bel équilibre, deux films par pays, sur lesquels nous avons déjà écrit, et ont picoré quelques récompenses dans le palmarès, sachant que le prix du montage a été attribué par le jury à Andrée Davanture pour Le Prince, en hommage au rôle immense qu'elle a joué dans cette cinématographie, et qu'elle continue de jouer puisque trois films de la compétition ont été montés par elle (La Nuit de la vérité, Tasuma et Le Prince).

(...)Par contre, les tendances énoncées laissent augurer des enjeux des cinématographies africaines pour l'avenir. Entre une Afrique du Sud techniquement et même financièrement sous influence américaine par les nombreux tournages qui s'y déroulent et un Maghreb qui continue de produire des films inégaux mais en prise avec leurs réalités sociales et historiques, le Burkina apparaît comme une oasis de cinéma au milieu d'une immensité noire d'où ne sortent que quelques productions isolées.
Par contre, la bonne tenue des courts métrages, la richesse de la sélection TV-vidéo et surtout l'importance et l'attrait de la sélection "Côté Doc" montrent qu'une Afrique se prend en main pour réaliser ses propres images dans de nouvelles conditions de production, moins contraignantes et moins soumises à influences. Surtout, le documentaire s'affirme comme une voie royale pour témoigner et interroger. Reste à trouver la diffusion de ces images que les télévisions sont encore bien frileuses à reprendre et surtout à financer."

L'intégralité de l'article est disponible sur www.africultures.com:
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• > "Morceaux de foi au Burkina", par Michel Henry, Libération, 09/03/05

Michel Henry, envoyé spécial à Ouagadougou, revient sur quelques destins passionnés et passionnants découverts au Fespaco. Morceaux choisis:

"Les ménages de Zalika

Zalika Souley n'est pas venue au Fespaco. L'actrice nigérienne est désormais «femme de ménage dans un pays étranger», dit Rahmatou Keita, comédienne nigérienne basée à Paris, dans son documentaire Al'leessi (le destin). Années 60 : le cinéma nigérien est pionnier en Afrique. Mustapha Alassane réalise Le Retour d'un aventurier, un western noir, pour montrer que «même les Africains peuvent être cow-boys». Les acteurs nigériens prennent des noms américains, Gary Cooper ou Reagan. «On veut être comme des Blancs. C'est toujours eux qui gagnent.» Les cow-boys poursuivent des girafes, mais Gary Cooper ne veut pas embrasser. «C'est pas dans la religion, c'est un truc de Blancs.» (...)

Cette confusion entre réalité et fiction s'avère fatale à Zalika. A Niamey, elle subit les insultes : dans les films, elle ose regarder les hommes dans les yeux. «On a dit que j'étais dévergondée.» Son père la mord pour lui «extirper cette passion» du cinéma. En vain. Même si on ne la paye pas souvent, Zalika continue à jouer les rôles de sale fille. «Si elle a trahi, c'est dans les films, pas dans la réalité, tempête son producteur. Elle aime tellement ce métier qu'elle ne sait rien faire d'autre. Or, ce métier n'existe pas.» Le cinéma a fait sa vie, il l'a aussi détruite. Si Zalika, 58 ans, nettoie votre parquet, n'oubliez pas qu'elle est une grande actrice.

La petite entreprise de Boubakar

Boubakar Diallo n'était pas sélectionné. Qu'importe. On l'appelle, il envoie un minibus vert et nous reçoit chez lui, pour une projection dans son salon, où il tourne certaines scènes. A 42 ans, Boubakar fabrique des films à succès en DVcam, avec 30 000 euros de budget. Le directeur de «l'hebdromadaire satirique burkinabé», le Journal du jeudi, également romancier et scénariste, était fatigué d'attendre les subventions. «S'il faut trois à cinq ans pour un financement, on ne va pas rester les bras croisés.» En mai 2004, il crée les Films du dromadaire. Deux mois plus tard sort Traque à Ouaga, 28 000 entrées. Six mois après, Sofia : «On a battu tous les records, 42 000 entrées au Burkina.» Ce n'est pas art et essai, c'est juste du divertissement. Deux semaines de préparation, trois de tournage, cinq de montage : ce système à la nigériane ne va pas sauver le cinéma d'auteur, mais Diallo veut créer «un cinéma africain d'autofinancement». Les subventions restent les bienvenues : on ne va pas se fâcher, Boubakar est un entrepreneur malin. Son épouse produit, le financement est assuré par des entreprises locales «contre une visibilité dans le film». Diallo laisse son téléphone sur vibreur pendant le tournage, «dans l'espoir d'un appel pour de l'argent». Il utilise toujours le même groupe d'acteurs. «On les paye moins que dans les films normaux, mais plus souvent.» Pendant les projections, son équipe se dissémine dans les salles pour voir comment le public réagit. «On en tient compte pour le tournage suivant.» Diallo, qui prépare un troisième long métrage, Dossier brûlant, est un self-made man heureux.

Le secret de Kalala

On a vu Kalala le Tchadien au Fespaco 2003. Quelques mois plus tard, il est mort, à 40 ans, du sida. Il l'avait caché. Kalala était l'ami et producteur de Mahamat-Saleh Haroun. Kalala s'appelait Hissein Djibrine. Il a fait le test puis s'est tu. Etre séropositif, ça veut dire qu'on a «forniqué», rappelle une agente de santé à N'Djamena. Alors, on préfère le cacher. «Y'a des codes d'honneur. Vaut mieux mourir qu'être rejeté», soupire Haroun, Tchadien basé en France, qui lui consacre un docu inédit, Kalala. Pourtant, Kalala se fichait du qu'en dira-t-on. Mais le poids du groupe a été le plus fort. Il a préféré la mort à la honte.

Jean, «sentimental» puissance 5

«Bonjour, je m'appelle Jean Salif Diallo, j'ai 55 ans, je suis père de famille, j'ai cinq épouses, presque 25 gosses.» Ayant exercé les métiers d'orpailleur, puisatier, pêcheur, chauffeur, mécanicien, interprète, photographe et comédien, Jean Salif, tour à tour musulman, catholique, puis à nouveau musulman, se dit «trop sentimental» : «Quand j'aime, je préfère marier que faire la cour.» Donc, il s'est marié. En 1975, 1980, 1985, 1986, 1992... La première épouse lui a demandé de «signer pour la monogamie. Il a refusé, il m'a bien eue.» Agent de l'Etat à la retraite, Jean se voit comme «le président de la maison». Sa première est vice-présidente. Chacune leur tour dans son lit. Parfois, il est «indisposé». «Quand tu es indisposé, tu ne peux pas rendre service à ta femme, tu lui dis. Il y a la fatigue corporelle.»

En revanche, Jean assure pour les besoins matériels. «Je suis un bon berger qui donne sa vie pour ses brebis.» 5 x 5 (cinq femmes fois cinq enfants égale vingt-cinq), l'habile docu inédit du cinéaste sénégalais Moussa Touré ne prend pas position. Ni réquisitoire, ni plaidoyer. Les épouses regrettent : «Toutes les femmes du monde aimeraient être seules avec leur mari», dit l'une. Et les garçons doutent qu'ils feront comme leur père : «25 gosses, ça en fait autant qui ont du mal à assurer leur avenir», dit l'aîné. Et la sixième épouse, Jean, c'est pour quand ? Les cinq épouses veulent croire qu'il n'aura pas les moyens. Lui reste évasif...

Rosalie sur la piste numérique

Arbitre international de foot, couturière, coiffeuse, Rosalie N'Dah, Béninoise qui pète le feu, fait aussi du cinéma numérique ambulant. Installé au Bénin depuis 2001, au Niger et au Mali, le Cinéma numérique ambulant (CNA ; www.c-n-a.org) diffuse, avec ses véhicules 4 x 4 et sa vidéo numérique, des films africains dans la brousse. Le principe : aller dix fois dans un village. Rosalie, 31 ans, qui parle six langues du Nord-Bénin plus deux du Sud, et le français, traduit et commente pendant les projections. A Ouaga, le CNA a diffusé dans des quartiers. La séance commence par un Buster Keaton, le public est hilare. Puis, avant le film africain, un court métrage, Moussa le taxi, sur le sida. «Les hommes, faut mettre la capote, crie Rosalie, les femmes, faut les obliger!» Un spectateur : «Et la capote pour les femmes, c'est pour quand ?» D'autres fois, c'est un docu sur l'excision, le trafic des enfants... «Au Bénin, dit Rosalie, certains spectateurs n'ont jamais entendu parler du sida ! Sur l'excision, souvent, ça les choque, ils nous demandent de quel droit nous la combattons. Dans mon village, on excise les filles à 20-22 ans. Ils disent: "Si tu ne fais pas l'excision, tu ne seras pas fidèle, pas heureuse, tu ne trouveras pas de mari", tu te fais insulter en public, c'est la honte.»

www.liberation.fr/page.php?Articl ...




• > "Zoom sur le Côté Doc du Fespaco" par Candide Etienne, sur www.clapnoir.org

"Noelle est une jeune passionnée du cinéma. Elle travaille avec l’équipe de l'Association Ecrans qui coorganise le Côté Doc du Fespaco avec le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone, et le réalisateur documentariste Jean-Marie Téno. Cette année, l’association organise pour la seconde fois et ce pendant 5 jours, un espace de rencontre pour une meilleure diffusion du genre documentaire dans les foyers à travers la télévision, à l’école et sur les écrans de cinéma.

Vous imaginez que son programme est bien chargé. Entre les affiches à coller, les films à programmer et les différents contacts à prendre, elle se démène tant bien que mal pour que la semaine soit une réussite à l’image de celle de l’édition précédente. " Nous n’avions pas imaginé que l’édition précédente aurait un tel succès. La salle était toujours pleine, et le réalisateur que nous avons invité pour les leçons du cinéma a finalement remporté l’étalon. C’est Sissako de la Mauritanie. "

L’Association écran regroupe une quinzaine de personne ici à Ouaga. Il est le fruit d’un français, Stéphane, qui après avoir lancé cette association à Mayotte, a fait de même à Ouaga. " Nous avons à notre actif plusieurs manifestations. Au mois de novembre, nous avons organisé une rencontre autour du cinéma documentaire dans trois villes du Burkina Faso : Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Koudougou. En juin, nous avons organisé une rencontre cinématographique autour du court métrage. Le documentaire et le court métrage sont des genres peu vulgarisés dans les différentes projections et manifestations cinématographiques"

Le Côté Doc ne fait pas de sélection de film. Seul les films sélectionnés par le Fespaco sont diffusés. "Le plus que nous apportons est la participation du réalisateur pour des séances de débats portant sur le film avec tous les participants. "

Simple lieu de projection ? Non. Le Côté Doc organise aussi des conférences sur la problématique du film documentaire aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Pour Noelle, "Les réalisateurs doivent avoir un regard concret sur la société. Le film documentaire reflète réellement ce que vit la société. Le film documentaire doit pointer du doigt la réalité africaine et cela casse les préjugés, les barrières que nous avons en nous."

Le Côté Doc est aussi un lieu de formation. Un réalisateur donne aux participants son regard sur les différentes techniques de réalisation, son regard sur l’art et sa manière de se mettre dans le sujet pour que son film soit le plus possible prêt de la réalité. Après Sissako, c’est au tour de Samba Felix Ndiaye de partager son expérience avec tous. "Tous ceux qui entrent dans le métier doivent avoir un modèle. La nouvelle génération doit avoir un modèle. Et les anciens sont là pour apporter leurs expériences aux jeunes. Et ça, le Côté Doc le permet déjà et doit le perpétuer".

Cette année, l’Association Ecrans souhaite intéresser les élèves et étudiants aux films documentaires. A chaque projection, une cinquantaine de place seront réservés à cette frange de la jeunesse pour non seulement les faire aimer ce genre, mais pourquoi pas, allumer la petite flamme qui fera d’eux les créateurs de demain.

La première projection du Côté Doc se fera avec le film de la nigérienne Rahmatou Keïta, Al'lèèssi. L'équipe d'organisation propose aussi un bulletion d'information dont le contenu est axé sur des informations relatives au documentaire, des interviews de réalisateurs et le leçon de cinéma. Hervé dirige la rédaction de ce bulletin.

Rappelons que l’Association Ecrans a été crée en 2002. Cette association burkinabé a pour but la promotion et la diffusion des cinémas d’Afrique, la mise en place des stages de sensibilisation ou de formation aux métiers de l’image et l’organisation des manifestations autours du cinéma."

www.clapnoir.org



• > "Au Fespaco, le cinéma africain se plonge dans son histoire avec l'aide du numérique", Elisabeth Lequeret, Le Monde, 05/03/05

"Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision du Burkina Faso montre l'émergence d'une jeune génération d'auteurs dont l'écriture a été renouvelée par le recours à la caméra DV.

Tous les deux ans, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) permet de dessiner hypothèses, tendances et lignes de fuite. Car, si le festival burkinabé est avant tout une grande fête du cinéma, endeuillée cette année par une ouverture dramatique - deux morts par bousculade lors de la soirée inaugurale - c'est aussi un marché, un lieu de rencontres et de débats, un forum de discussion.

Avec vingt longs métrages - et autant de courts - en compétition, au total plus de 170 films, cette 19e édition, du 26 février au 6 mars, offre une vitrine des cinématographies noires, Afrique et diasporas confondues.

La cartographie qui s'y dessine n'a guère changé depuis dix ans : stagnation dans le Maghreb, à l'exception du Maroc, marasme quasi général en Afrique noire francophone, timide émergence de l'Afrique australe, explosion nigériane. Et, pour toile de fond, la dégradation des salles de cinéma. "D'ici à la fin de l'année, il n'y aura plus que quatre pays, en Afrique francophone, qui auront des salles d'exclusivités", note Frédéric Massin, exploitant de salles au Mali et au Cameroun.

Cette édition aura permis d'infirmer une hypothèse : les promesses de la pléthorique sélection sud-africaine (19 films) ont fait long feu. Drum (Zola Maseko), Max et Mona (Teddy Mattera), U-Carmen ekkayelitsha (Mark Domford-May) : de ce peloton qui oscille entre esthétique publicitaire et canons hollywoodiens, seul émerge Zulu Love Letter.

Le deuxième long métrage de Ramadan Suleman a pour héroïne une journaliste noire, Thandeka, témoin d'un meurtre. Le film double cette première fiction d'une seconde, la difficile relation de Thandeka avec sa fille sourde-muette. En dépit de ses maladresses, la beauté du film tient aux rapports secrets qu'entretiennent ces deux lignes, où les douleurs indicibles de l'apartheid ne peuvent plus s'exprimer que sur la scène domestique. La parole, bloquée, devient la métaphore de toutes les apories de la commission Vérité et Réconciliation.

Partout ailleurs, l'Histoire semble resurgir sur le devant de la scène fictionnelle. Dans La Nuit de la vérité, la Burkinabé Fanta Regina Nacro propose une politique-fiction dans un pays imaginaire, entre Rwanda 1994 et Côte d'Ivoire 2002. Un héros, de Zeze Gamboa, conte les tribulations d'un soldat mutilé dans l'Angola de l'après-guerre.

LE CONTINENT SE RACONTE

Aux lisières de ce cinéma, classique dans ses choix esthétiques autant que par ses moyens de production, toute une jeune génération de cinéastes est pourtant en train d'émerger. A ceux-là, le numérique a libéré la voie. Tournés avec des moyens dérisoires et en un temps record, leurs films, souvent très influencés par la sitcom, frappent aussi par leur acuité documentaire, leur façon de capter les lumières et les sons de la ville (Bamako dans L'Arnaque, du Malien Ousmane Diadié Touré, Ouagadougou dans Sofia, de Boubakar Diallo).

Dans le documentaire aussi, les petites caméras DV ont permis aux cinéastes de renouveler leur écriture et de donner la parole aux sans-voix. Kalala, du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, emprunte à la forme du journal intime pour dessiner le portrait d'un ami trop tôt disparu.

Après deux fictions "classiques", le Sénégalais Moussa Touré est passé à la DV, avec le magnifique Nous sommes nombreuses (Fespaco 2003) et 5 × 5 : "Avant, on se bagarrait pour avoir de l'argent. Grâce à la DV, tout ce temps qu'on gagne en palabres, on peut le consacrer à la réflexion. Aujourd'hui, je peux me permettre de parler de moi, de ce qui m'intéresse dans ma société."

Dans 5 × 5, Touré filme la famille d'un ami polygame, Jean. Sans jamais quitter l'enceinte d'une cour pleine d'enfants, de volailles et d'une carcasse de 4L, 5 × 5 présente avec malice, distance et générosité un polygame convaincu et fier de l'être, dans un portrait plus parlant que n'importe quel réquisitoire.

C'est ce même jeu du in et du off qui parcourt Ask Me I'm Positive, du Sud-Africain Toboho Edkins, périple de trois jeunes séropositifs qui sillonnent le pays pour présenter un film pédagogique sur le sida dont ils sont les héros. Là aussi, le film déjoue tous les clichés : parce que le voyage éducatif y vire au pop star tour, sa charge émotionnelle est sans cesse subvertie par une sombre ironie.

Al'lèèssi... une actrice africaine, de Rahmatou Keita, fait le portrait de l'actrice nigérienne Zalika Souley, "Brigitte Bardot africaine", star des films de Mustapha Diop et d'Oumarou Ganda. Al'lèèssi pose aussi des interrogations cruciales sur le statut des acteurs et des cinéastes en Afrique. Autant de films qui partent du particulier pour dessiner des portraits pleins d'acuité de l'Afrique contemporaine.

"C'est enfin au tour de ce continent de se raconter, et son récit est plus juste, car nourri de beaucoup d'interrogations et d'observation, note le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako. Il est clair que l'avenir du cinéma africain se trouve là où les gens ne se sont pas exprimés. Jusqu'ici, en Afrique, on a toujours traité des sujets. Aujourd'hui, c'est l'homme qui importe : 5 × 5, c'est un film sur la question de l'être." Le numérique permettra-t-il aux Africains de se réapproprier leur(s) histoire(s) ? A Ouagadougou, cette semaine, tout tendait à le prouver."

Elisabeth Lequeret

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ ...


• > "L'Afrique francophone au bout du rouleau", Michel Henry, Libération, 02/03/05

Les professionnels se sont réunis à Bamako, à la recherche de solutions.

Comment ça va l'Afrique, avec son cinéma ? Pas bien, docteur. Dans l'espace francophone subsaharien, au moins, c'est marabout et bouts de ficelle pour assurer la survie des images. Réunis à Bamako les 24 et 25 février (Pour les 3es Rencontres Beaune to Bamako, organisées par l'Ucecao, Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest et l'ARP, société civile des Auteurs-réalisateurs-producteurs) par Souleymane Cissé, empereur du cinéma malien, des professionnels d'Afrique de l'Ouest se sont penchés sur ce moribond. Nombre de films produits : quatre ou cinq par an. Des salles pour les voir ? Certains pays n'en ont plus ; là où elles existent, elles périclitent. Système de distribution ? Inexistant.

Le cinéaste africain est condamné à «l'invisibilité», se désole le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun. On fait des films, les Africains ne les voient pas. Le cinéaste, lui, devient, selon Haroun, «un enfant de la rue» qui «tend la sébile aux institutions internationales». Et les Etats se gardent bien de protéger leurs cinémas nationaux. «On se demande s'ils ne le font pas délibérément, car les cinéastes sont souvent trop subversifs à leurs yeux», assure Haroun.

Poids lourd. Des solutions ? On se tourne vers l'exemple du Nigeria. Un poids lourd, décrit par le producteur Bologun, prénommé Mohammed Ali ­ qui cogne dur. Combien de divisions, le Nigeria ? 50 films tournés par mois en vidéo, 600 réalisateurs, un marché de 120 millions d'habitants, avec 70 télés à fournir. Le système, surnommé Nollywood, se révèle difficilement transposable. Mais il y a des idées à prendre. Tout est tourné en vidéo, ce qui permet du répondant : «Au Togo, on serait déjà en train de tourner des films sur les récents événements», assure Ali. Car au Nigeria on tourne beaucoup et vite : «Quand la demande est créée, il faut produire. C'est le système de la bicyclette, il faut tout le temps pédaler, sinon on tombe.»

Les télés diffusent les films sans payer de droits, mais en contrepartie passent des pubs pour les promouvoir. Ensuite, le film est vendu en VCD (DVD au rabais), moins de 3 euros pièce. Evidemment, ce système fait bondir les cinéastes qui se revendiquent auteurs. Car il n'encourage guère la créativité. Ali rétorque : «Je ne dis pas qu'on est les meilleurs, mais au moins on va quelque part.»

Pour aller quelque part, Jean-Jacques Annaud, à Bamako, est allé au marché, chercher des VCD de films africains. Le réalisateur de La Guerre du feu a eu du mal. «On me proposait Roots ou des séries B afro-américaines. Finalement, je suis tombé sur cinq Sembène Ousmane, pour 1,50 euro pièce. Ce pauvre Sembène ne va rien récupérer là-dessus.»

Le piratage fait des ravages. Impossible à juguler. Le cinéaste ivoirien Fadika explose : «Au lieu de laisser les autres pirater nos films, piratons-les nous-mêmes ! Il faut s'approprier le circuit de distribution !»

Sans doute pas la bonne solution. Mais que faire ? Créée en 1998, l'Ucecao se rêve en groupe de pression. «Si les organisations professionnelles ne jouent pas leur rôle, les pouvoirs politiques ne bougeront pas et on aura toujours l'humiliation de recommencer chaque fois de zéro, même quand on s'appelle Souleymane Cissé», analyse Toussaint Tiendrebeogo, producteur burkinabé. Il faudrait exiger des Etats un cadre législatif et économique, un système de quotas sur la diffusion télé. Ce n'est pas gagné.

Piratage. Côté international, Africa Cinémas, structure créée en 2003 par les bailleurs de fonds (Europe, France, Francophonie) pour aider la distribution, n'a pas atteint ses objectifs, malgré un budget annuel de 1,5 million d'euros. Les exploitants s'asphyxient. Ils ne peuvent combattre les VCD illégaux, le piratage télé satellite et les salles vidéo grand écran. Dans ce désastre, le dilemme est cruel pour les cinéastes : arrêter le film pour la vidéo ? C'est bien moins cher. Mais ça signifie se faire manger par la piraterie et disparaître des grands festivals : le Nigeria n'y brille guère, malgré sa production pléthorique. Annaud exhorte à privilégier le numérique. Mais il est encore trop cher, et «nous sommes des pays poussiéreux, le numérique n'aime pas», rappelle un exploitant malien."

www.liberation.fr/page.php?Articl ...




• > "Coup de projecteur sur le cinéma burkinabè", Interview de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, www.afrik.com

Interview de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso par Habibou Bangré

Extraits:

Burkina super producteur cinématographique. Le petit Etat ouest-africain, qui accueille la 19e édition du Fespaco, présente pour ce grand rendez-vous panafricain du cinéma neuf films sur vingt en compétition officielle longs-métrages. Alors que certains pays peinent à produire, le Burkina Faso semble tirer son épingle du jeu honorablement. Quels sont ses atouts et ses faiblesses ? Réponse de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, qui revient également sur son rôle et son sentiment quant à l’actuelle fête africaine du cinéma.

Afrik.com : Tous les films burkinabés n’ont pas pu passer en sélection officielle parce que trop nombreux. Comment expliquez-vous que les cinéastes burkinabés soient si prolixes, alors que certains dans d’autres pays peinent à produire ?
Mahamoudou Ouédraogo : Quand j’ai reçu le patron du cinéma camerounais, il m’a posé la même question que vous : «Quelle est la recette des cinéastes burkinabés ? » Je lui ai dit : « Le jour où le Cameroun me donnera la recette des footballeurs camerounais pour réussir, je lui donnerai la recette des cinéastes burkinabés ».

Afrik.com : Les cinéastes burkinabés arrivent-ils à vivre de leur art ?
Mahamoudou Ouédraogo : Certains s’en tirent très bien et n’exercent que la profession de cinéastes, comme Gaston Kaboré ou Idrissa Ouedraogo, pour ne citer qu’eux. Mais d’autres ont un autre métier à côté. Beaucoup d’artistes ont une carrière en dents de scie. Et, contrairement à un fonctionnaire ou un salarié d’entreprise privée, ils ne cotisent pas obligatoirement à la caisse de retraite ou de sécurité sociale. Une situation à laquelle nous souhaitons remédier. Des textes, quant au statut de l’artiste, sont terminés et ils devraient être analysés en conseil des ministres.

Afrik.com : L’Etat burkinabé avait mis en place un fonds d’aide aux cinéastes du pays. Existe-il toujours ?
Mahamoudou Ouédraogo : Le gouvernement avait mis en place un système de financement en espèces par l’intermédiaire d’un fonds alimenté par une taxe sur les billets de cinéma. Mais il y a eu une crise du cinéma africain pendant laquelle les gens allaient beaucoup moins dans les salles obscures. Il y avait donc moins de taxes perçues sur les billets, et donc moins d’argent pour les cinéastes. Au début des années 90, il n’y avait pratiquement plus rien dans les caisses. Ce qui a provoqué une baisse de la production cinématographique.

Afrik.com : Comment était attribué l’argent de ce fonds ?
Mahamoudou Ouédraogo : Une commission recevait des dossiers et opérait des choix. Mais il y a eu une confusion, car là où l’Etat pensait faire des prêts, les cinéastes ont pensé qu’il s’agissait d’un don. C’est l’une des raisons, en plus de la crise du cinéma africain, qui a conduit à la disparition de ce fonds.

Afrik.com : L’Etat a-t-il créé une autre forme d’aide pour combler la disparition du fonds ?
Mahamoudou Ouédraogo : Le gouvernement a mis l’accent sur l’aide collective et matérielle. C’est-à-dire que nous nous sommes équipés en caméras et en véhicules et nous avons formé des techniciens. Pour chaque film, à la demande du réalisateur, l’Etat met à disposition le matériel, les techniciens et la logistique. Par ailleurs, l’Assemblée nationale vient de voter une loi portant sur l’orientation du cinéma et de l’audiovisuel. Le texte prévoit un nouveau fonds, avec une aide importante de l’Etat, pour relancer le financement des productions filmiques et audiovisuelles.
(...)

Afrik.com : Le coût d’une place peut aller de 500 à 2 000 FCFA. Est-ce un frein à la fréquentation ?
Mahamoudou Ouédraogo : Les Burkinabés aiment le cinéma africain et burkinabé plus particulièrement. Ils vont souvent dans les salles et s’organisent pour pouvoir le faire. Aller au cinéma, c’est s’enrichir intellectuellement, enrichir son imaginaire et partager artistiquement avec les auteurs des films. Cela coûte moins cher que d’aller au restaurant. C’est bien de manger ! Mais c’est bien aussi de nourrir l’esprit.

Afrik.com : En dehors du Fespaco, les Burkinabés s’intéressent-ils plus au cinéma africain ou aux superproductions étrangères ?
Mahamoudou Ouédraogo : Il est clair que, pendant le Fespaco, les films africains battent tous les records. Les superproductions hollywoodiennes sont à la traîne lors de cet événement. Mais en dehors du Fespaco, il est vrai que ces superproductions ont le vent en poupe. Cela est dû au fait qu’il n’y a que pendant que le Fespaco que l’on a réellement l’occasion de voir des films africains. Ces derniers sont rares le reste du temps, sauf lorsque des réalisateurs ou des producteurs audacieux prennent le relais et vont voir les distributeurs et les propriétaires de salles de cinéma. Sinon, il est difficile de voir un film africain en Afrique.

Afrik.com : Pourquoi est-ce difficile ?
Mahamoudou Ouédraogo : Pour plusieurs raisons. En principe, il existe des rôles distincts dans l’industrie cinématographique. Le producteur cherche de l’argent pour permettre à un réalisateur de tourner un film. Le distributeur prend ce film et le fournit aux exploitants des salles de cinéma. Mais en Afrique, le réalisateur est en même temps le producteur et le distributeur et parfois même l’exploitant de salles. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de gens pour assurer pleinement le rôle de producteur. Prenons Ousmane Sembène, symbole vivant du cinéma africain. Malgré tout son grand talent, lorsqu’il veut tourner un film, c’est la croix et la bannière pour trouver de l’argent. Il n’a pas de producteur, alors il devient son propre producteur. Il cherche lui-même l’argent pour pouvoir financer son film. Par ailleurs, il n’y a pas de distributeurs. Donc, les cinéastes sont obligés de distribuer eux-mêmes. Le CIDC (Consortium interafricain de distribution cinématographique, ndlr)-Ciprofilms (Consortium interafricain de production de films), deux structures jumelées qui étaient basées à Ouagadougou, devaient combler le vide en matière de production et de distribution. Malheureusement, elles ont disparu, pour des raisons de gestions.

Afrik.com : Est-il prévu de remettre sur pied d’autres structures de ce type ?
Mahamoudou Ouédraogo : Ce n’est pas parce qu’il y a eu un échec qu’il ne faut pas recommencer. L’échec nourrit le succès pour ceux qui ne se découragent pas et tirent un enseignement de ce qui a échoué. Si j’avais un appel à lancer, cela serait qu’il y ait d’autres expériences ici ou ailleurs, car on ne peut pas avancer si l’on n’est pas bien organisé dans tous les compartiments du cinéma. Parce que l’on a beau donner de l’argent ou avoir du matériel, s’il n’y a que des hommes orchestres, le bout du tunnel est encore loin. Il faut que des Africains engagés et volontaires créent des structures de production et de distribution. Mais il faut aussi que les commerçants, les opérateurs économiques et les banques soient moins frileux à l’égard du cinéma. Car si le cinéma fonctionne dans d’autres pays, c’est que les banquiers, les opérateurs économiques et les industriels investissent dans le cinéma.
(...)

Afrik.com : Est-ce que les salles du Burkina sont équipées pour projeter des films en numérique ?
Mahamoudou Ouédraogo : Nous sommes en train de doubler en numérique nos salles, c’est-à-dire que nous les équipons pour qu’elles puisent passer des films à la fois en analogique et en numérique. A l’heure actuelle, trois salles sont « doublées » sur la vingtaine que compte le pays.
(...)

Afrik.com : Quelle est votre plus grande fierté, votre plus beau souvenir, en matière de cinéma burkinabé ?
Mahamoudou Ouédraogo : J’en ai plusieurs, car je suis fier à chaque fois qu’un réalisateur burkinabé parvient à réaliser son rêve, à savoir de produire un film. C’est une source de joie, car ce travail s’apparente à l’accouchement d’une femme : la période de grossesse et d’enfantement est toujours douloureuse, mais à la fin, il y a le bonheur."

Intégralité de l'article ici:
www.afrik.com/article8166.html


• > "Evolution du Fespaco depuis sa naissance", Interview de Alimata Salambéré, www.afrik.com

Interview de Alimata Salambéré, l’une des fondatrices du festival panafricain du cinéma de Ouagadougou sur www.afrik.com

Extraits:

Afrik.com : Comment expliquez-vous que les Burkinabés soient si prolifiques maintenant ?
Alimata Salambéré : C’est l’engouement. Nous avions déjà de jeunes talents dans le pays qui avaient la vocation, mais qui n’avaient peut-être pas l’occasion de produire quelque chose. Par ailleurs, certains, après avoir vu un festival ou deux, ont ressenti, eux aussi, l’envie de faire du cinéma. Des films ont donc par la suite été présentés. Des films plus ou moins réussis, mais qui avaient le mérite d’exister. Petit à petit, de jeunes réalisateurs sont nés, comme Gaston Kaboré, Idrissa Ouédraogo et Pierre Yaméogo, pour citer les plus grands de Ouagadougou.

Afrik.com : Le Fespaco signifie Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou. Par la suite, la mention « et de la télévision » a été rajoutée. Pourquoi ?
Alimata Salambéré : Les cinéastes avaient des problèmes de distribution, ce qui est encore vrai aujourd’hui. Le fait de faire des co-productions télévision-cinéma peut être un tremplin pour le cinéma africain. C’est pour cela que nous avons rajouté la télévision, quelques années après la naissance du Fespaco, dans la dénomination du festival. Car les deux (le cinéma et la télévision, ndlr) peuvent travailler ensemble. C’est pourquoi nous avons également créé le Mica (Marché international du cinéma et de la télévision africains, ndlr), où l’on peut vendre des films aux télévisions, mais aussi aux exploitants de salles. Car c’est bien de produire des films, surtout quand on n’a pas beaucoup de moyens pour le faire, mais il faut pouvoir les vendre pour que les cinéastes vivent de leur travail. Des réalisateurs et des producteurs se rendent au Mica, visionnent au centre culturel. Ils font leur choix et discutent des prix. L’idée marche bien car beaucoup de films sont vendus.
(...)
Afrik.com : L’Etat vous a-t-il soutenu pour organiser les Fespaco ?
Alimata Salambéré : En 1969, à la première session de ce qui n’était pas encore appelé le Fespaco, nous avions invité le Président, qui était M. Lamizana. Il est venu avec les membres du gouvernement et nous a dit que c’était une très bonne chose. C’est à ce moment que nous avons demandé l’autorisation de faire la deuxième session l’année suivante avec l’appui du gouvernement, qui nous a donné les moyens pour pouvoir le faire. L’Etat burkinabè finançait au départ l’ensemble du Fespaco. D’ailleurs, pendant longtemps, les cinéastes l’ont reconnu et ont toujours félicité le pays de le faire alors qu’il n’avait pas de moyens. Ce n’est qu’au bout de quelques temps, lorsque le festival a gagné une renommée internationale, que l’Agence internationale de la francophonie, puis l’Union européenne, sont intervenus financièrement. Par ailleurs, à chaque coup d’Etat, qui avait généralement lieu à la fin de l’année et donc proche du Fespaco qui s’ouvre en février, il y avait un couvre-feu. Mais il était levé pendant la durée du festival, pour que la manifestation puisse se tenir. Et le peuple s’y rendait sans incidents. Cela prouve que à quel point les autorités et le peuple burkinabé tiennent Fespaco.

(...)
Afrik.com : Quel bilan feriez-vous de l’aventure Fespaco ?
Alimata Salambéré : Ceux qui sont là aujourd’hui peuvent être fiers, le Fespaco a pris une telle ampleur ! Surtout quand on sait qu’au début nous étions très, très loin de nous imaginer qu’il aurait une telle envergure. Le Fespaco a, même, suscité beaucoup de vocations dans le métier du cinéma au Burkina et même en Afrique.

L'intégralité de l'article ici:
www.afrik.com/article8175.html


• > "Le cinéma africain, ce cinéma nomade ", entretien de Hassouna Mansouri avec Mahamat Saleh Haroun , www.africultures.com

Extraits:

"Vous avez une relation particulière avec le festival de Rotterdam où vous êtes présent régulièrement (son dernier projet, Darratt, vien de recevoir le Prix Arte du Cinemart 2005). Cela a-t-il une valeur spéciale pour vous en tant que cinéaste africain ?
En fait, cette particularité vient du fait que ce festival est une sorte de tente ouverte a toutes les cinématographies : ici il n’y a pas de star, pas de réalisateur qui seraient plus considérés que d’autres. C’est un lieu ou on est accueilli comme un cinéaste tout court, comme tout le monde. Et cette égalité, il est vrai libère pas mal de bonnes énergies. (...)

N’est-il pas paradoxal que lorsqu’on met les films africains au même pied d’égalité, on limite leur chance d’avoir le soutien dont ils ont besoin pour exister ?
En fait cela n’empêche pas qu’il y a une attention particulière accordée aux cinématographies venant du continent africain. Mais nous devons, nous cinéastes, avoir une exigence telle qu’on ne soit pas en-dessous de ce qui se fait. Ce n’est pas parce qu’on vient de ce continent que la qualité de notre travail doit être moindre par rapport aux autres. Il faut se placer au même niveau et quand on est au même niveau exiger plus de place pour exhiber notre travail parce la visibilité du continent est vraiment réduite. (...)

Est-ce qu’on ne peut pas dire que ce festival est une sorte de grand chantier où les projets de films viennent des quatre coins du monde pour se développer ?
Voilà ce qui devrait influencer les Africains dans les politiques de développement pour le cinéma. Des lieux comme Carthage ou Ouagadougou devraient permettre à des films d’exister, les accompagner, les aider jusqu’à la sortie en salle. C’est comme cela qu’on crée une industrie, et aussi un réseau de résistance parce que sinon on ne pourra pas tenir face à la visibilité et à la colonisation d’Hollywood partout. Tant qu’il n’y a pas de réseau, tant qu’on ne se serre pas les coudes pour se défendre, on risque d’être réduits en miette. (...)

Est-ce que les festivals africains, Carthage et Ouagadougou, ne deviennent pas des vitrines pour des films qui naissent ailleurs ?
C’est vraiment le cas, parce que cela est en rapport avec le déficit des politiques cinématographiques dans nos pays. Il faut toujours le rappeler : les problèmes des cinématographies africaines ne sont pas liés aux parcours ou aux choix des cinéastes, mais d’abord au déficit, voire même à l’absence totale de politique cinématographique dans nos différents pays. Et nous ne serons jamais forts tant que nous n’avons pas une cinématographie forte. Or cela suppose un minimum de structure pour accompagner les projets et les défendre, et une fois qu’ils sont défendus et qu’ils sont forts dans leurs pays, ils peuvent partir partout. (...)

Beaucoup de cinéastes africains vivent en Europe et font des films dans lesquels ils parlent de l’Afrique, et développent des projets qui sont censés représenter l’Afrique dans un sens ou dans l’autre. Comment vivez-vous ce paradoxe ? Comment vous ressourcez-vous ? A qui vous adressez-vous ?
Dans Qu’est-ce que la littérature, Jean-Paul Sartre intitule l’un de ses chapitres : « pour qui écrit-on ? ». L’idée est que si les gens n’aiment pas une oeuvre c’est qu’elle ne leur est pas destinée. Et ce n’est même pas du vouloir de l’auteur, c’est que tout simplement ils ne comprennent pas l’œuvre elle-même. On peut ne pas aimer parce qu’on ne comprend pas une œuvre… mais d’autres gens peuvent aimer et ceux-là peuvent être partout sur la planète. Donc je ne me pose pas le problème de savoir pour qui s’adressent mes films. Ils sont fondamentalement tchadiens, ils sont ancrés… Lorsque je montre mes deux films là-bas, les gens sont contents parce qu’ils reconnaissent quelque chose. Mon travail consiste à dire que ma différence culturelle avec un Américain ou un Japonais n’est pas un handicap. Mon problème fondamental est comment trouver les mailles pour montrer qu’on appartient tous à la même humanité. Je me définis comme Homme, je pars de mon identité, c’est-à-dire de mon quartier, ma famille… Mais en même temps, j’expose mes problèmes de manière plutôt humaine. Et cela n’est pas restrictif de quoi que ce soit. Et si l’on vit à l’Etranger, c’est tout simplement que le destin, à un moment donné, l’a voulu. La violence de la situation des artistes et des populations en Afrique est en fait générée par les troubles politiques. Je suis parti de chez moi au moment où il y avait la guerre, et où je rêvais de faire des choses. Nous avons une vie de nomade. Un nomade part et à un moment donné, il trouve un arbre, de l’eau ; il s’arrête et ne se pose pas de questions puisque sa vie est errance. Si demain je rentrais vivre au Tchad, cela ne signifie pas que mes films seraient plus forts. Je peux aider les gens en place, je peux lancer l’idée d’une structure… Ce serait trop simple s’il suffisait d’être en Afrique pour faire des films forts. Ce ne sont pas des choix voulus, en fait on a toujours été ballottés par l’Histoire. A un moment donné on est simplement victime de l’Histoire qui nous est tombée dessus.

Très souvent on pense au cinéma africain et à son manque de moyens mais uniquement en terme de production. On n’accorde pas d’importance à la distribution, à la diffusion, à l’accompagnement des films et à leur visibilité. N’est-il pas paradoxal qu’un film fasse le tour du monde sans être projeté là où il le devrait d’abord ?
Nos films sont condamnés à voyager. Le cinéma africain est un cinéma sans territoire. Il n’existe pas de territoire pour l’épanouissement du cinéma africain. Par conséquent il devient une espèce d’exil. Quelque part, nous ressemblons à nos propres films. C’est la responsabilité des Etats que de créer les cadres pour que le cinéma puisse s’épanouir. Mais comme les cinéastes ont été des empêcheurs de tourner en rond, le cinéma est devenu art de contestation. Donc les Etats africains, me semble-t-il, dans une sorte de connivence silencieuse, laissent pâtir ce domaine parce qu’ils savent que cela soulève des questions. La presse étrangère ou celle en langue étrangère pour les populations, ça ne les atteint pas. Alors que le cinéma atteint directement les gens parce que c’est fait dans la langue nationale : la portée est plus grande. C’est une volonté délibérée des Etats d’étouffer le cinéma, art de la transgression. Pour l’Afrique qui est fondamentalement conservatrice, le cinéma est trop révolutionnaire pour qu’on puisse l’aider pour que demain il critique les gens qui l’aident. On est face à une mort programmée et voulue du cinéma par les autorités politiques africaines.

La responsabilité du cinéma n’est-elle pas trop lourde ? Il est pratiquement le seul mode de représentation capable de véhiculer et de défendre une culture authentiquement africaine. C’est l’art le plus visible, ce qui fait de lui la seule fenêtre sur l’Afrique. La responsabilité de réconcilier l’Afrique avec elle-même et avec le monde, cela fait beaucoup.
C’est une responsabilité terriblement lourde à porter. A chaque film, le réalisateur devient le porte drapeau de tout un continent. Si le film est mal accueilli, les gens qui ont mis un centime dans le film vont commencer à théoriser et à généraliser. Le premier qui fait un faux pas entraîne les dix suivants dans le ravin. Donc la responsabilité est énorme et j’espère que tous ceux qui font des films en ont conscience. A cela s’ajoutent des handicaps. La plupart des cinéastes se mettent à créer des boîtes de production parce qu’il n’y en a pas et donc devenir leur propre producteur. Il y en a même qui deviennent distributeurs parce qu’il n’y a même pas de distribution. Quel temps reste pour la création ? La création demande tout de même un minimum de solitude, un rendez-vous avec soi-même pour réfléchir, pour creuser, pour monter ses projets. A cela s’ajoute un autre problème, celui qu’on nous sort souvent, en l’occurrence la faiblesse du scénario. On se retrouve obligés d’habiter le territoire du cinéma, donc notre patrie reste le cinéma. Par conséquent, plutôt travailler notre cinéma, travailler notre film pour exister en tant qu’homme, que de se poser des questions de développement qui, à un moment donné, relèvent vraiment de la responsabilité politique. (...)

Le grand problème de la distribution revient à une sorte d’hémorragie interminable de temps, d’énergie, d’argent et beaucoup de gâchis. Peut-il trouver dans les nouveaux supports une solution ou ne serait-ce un début de solution ? Le développement vertigineux de la vidéo, du DVD, des nouvelles formes de diffusion numérique par satellite ne pose-t-il pas un problème encore plus grave de la présence du cinéma africain ? Ou bien est-ce que la nouvelle technologie peut apporter une issue possible et viable pour la visibilité de nos cinématographies ?
C’est à double tranchant. On peut se retrouver à faire avec ces nouvelles technologies des films comme des petits pains et qui sont formatés pour un certain public. En fait on entrera dans un ghetto. Il s’agira de faire des films uniquement pour nous et on sera complètement absent de l’écran mondial. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. En revanche, si on utilise cette technologie pour faire des films dans une économie qui nous ressemble, en fonction des moyens dont on dispose pour être dans un même temps proche d’un public local et viser une visibilité plus grande, alors il me semble que c’est important. La solution est de créer une petite industrie, utiliser les projections en numérique pour aboutir à des projets qui peuvent être à l’international et pouvoir lorsque c’est le cas les transférer en 35 mm pour qu’ils puissent voyager ailleurs. Du reste cela demande de la réflexion. Parce que si on se met à tourner des films de famille, je pense qu’on n’est pas sortis de l’auberge !

L'intégralité de l'article à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...


• > « Focus on Africa » au Festival de Berlin, Compte-rendu des ateliers sur les cinémas africains par Jasmine Champenois pour www.africultures.com

Extraits de l'article de Jasmine Champenois pour www.africultures.com

"L’Afrique est à l’honneur du festival international du film de Berlin qui se tient du 10 au 20 février 2005. C’est en tout cas ce que son directeur artistique, Dieter Kosslick, déclarait à l’ouverture de l’évènement. Pourtant les quelques cinéastes d’Afrique présents ne l’entendent pas ainsi…

Focus on Africa. Les trois mots sont repris en chœur dans la salle de théâtre qui accueillent, mardi 15 février, l’atelier pour les cinéastes africains organisé par la Berlinale. Les programmateurs de l’atelier, Dorothée Wenner (Berlinale) et Keith Shiri (Africa at the Pictures, Londres) s’en réjouissent. Des réalisateurs venus du Cameroun, du Sénégal, du Nigeria et d’Afrique du Sud soulignent, quant à eux, le faible nombre de productions africaines projetées dans le festival.
(...)
La création du World Cinema Funds, un prix visant à soutenir un film du Sud, ainsi que de récents accords de co-production entre le Festival de Berlin et l’Afrique du Sud peuvent laisser supposer de meilleurs lendemains.
A Berlin, le focus on Africa ne se trouvait donc pas sur la scène principale de la Potsdamer Platz mais dans le théâtre périphérique qui accueillait l’atelier We Want You to Want Us. Titre alléchant pour ce forum d’une journée destiné à donner quelques idées de marketing aux professionnels du cinéma africain. L’équipe du film U-Carmen par exemple, est venue exposer les challenges de la réalisation et de la distribution cinématographiques en Afrique du Sud. Ce film sera distribué prioritairement dans les townships grâce à une stratégie de distribution alternative (medias locaux, projections dans des salles de quartier, etc.). Il est encore trop tôt pour savoir si ces nouvelles stratégies permettront de relancer la distribution des films vers leur public national.
Les discussions sont vives. Les cinéastes africains doivent-ils se concentrer davantage sur leur public d’origine ? Les professionnels de la coopération devraient-ils mettre plus d’emphase sur la création de salles et d’un réseau de formation audiovisuelle sur le continent ? Les quelques festivals africains présents lors de cet atelier comme le Sithengi de Cape Town ou encore le Zimbabwe International Film Festival semblent aller dans ce sens en essayant d’atteindre de plus en plus les communautés locales et développer ainsi un marché viable. Pour le responsable du programme d’assistance media de l’Union européenne, Johannes Gehringer, l’aide du Nord doit viser un développement de la distribution en Afrique et pas seulement dans les festivals d’Europe. « La culture comme l’éducation et la formation sont des nécessités au développement social et économique d’un pays » souligne-t-il.
Les difficultés viennent aussi du peu de soutien des gouvernements africains dans la promotion d’une industrie cinématographique nationale ou panafricaine. Si les deux grands festivals comme le Fespaco (Burkina Faso) ou le Sithengi (Afrique du Sud) reçoivent le soutien de leur gouvernement respectif, les petits festivals comme ceux qui existent au Cameroun ou au Sénégal peinent encore à boucler leur budget. A la suite de la réunion préparatoire tenue durant le Festival de Mons (16 février 2005), la question d’une coordination africaine des festivals est évoquée. Les représentants présents dont le Sithengi (Cape Town), Lagunimages (Bénin), Festival de Film de Quartier (Dakar, Sénégal) ont souligné que des relations informelles existent déjà entre les programmateurs de festival en Afrique ; ils s’inquiètent d’ailleurs d’une structure de coordination panafricaine qui pourrait risquer d’enfermer les festivals dans des lourdeurs administratives. L’idée d’une base de données rassemblant les informations (dates et programmations) des divers festivals de film en Afrique est cependant vivement encouragée.(...)"

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...




Infos festivals   
  • > Au programme en avril…

Du 23 mars au 3 avril
New Directors, New Films, New York (Etats-Unis)
www.filmlinc.com/ndnf/

Du 25 mars au 1er avril
Festival International du Film Méditerranéen de Tétouan
www.festivaltetouan.ma/

Du 27 mars au 2 avril
Festival International du Court Métrage, Lille (France)
www.rencontres-audiovisuelles.org ...

Du 29 mars au 6 avril
Festival du Film de Paris Ile-de-France (France)
www.festivaldeparisidf.com

Du 30 mars au 6 avril
Panafricana, Rome (Italie)
www.panafricana.it

Du 1er au 10 avril
Festival International du Cinéma de langue française de Toronto (Canada)
www.cinefranco.com

Du 4 au 9 avril
Roma Independant Film Festival (Italie)
www.riff.it

Du 6 au 10 avril
Festival des Scénaristes, Bourges (France)
www.scenario-mag.com/festivaldess ...

Du 6 au 12 avril
Go East, Francfort, Allemagne
www.filmfestival-goEast.de

Du 13 au 19 avril
Festival du cinéma Images d'ailleurs, Paris (France)
images-d-ailleurs@wanadoo.fr

Du 14 au 20 avril
Vues d’Afrique, Montréal (Canada)
www.vuesdafrique.org

Du 22 avril au 1er mai
Hot Docs, Festival International du Documentaire de Toronto (Canada)
www.hotdocs.ca

Du 23 avril au 8 mai
Afrika Film Festival, Leuven (Belgique)
www.afrikafilmfestival.be

Du 28 au 30 avril
Afrique taille XL, Bruxelles (Belgique)
www.afriquetaillexl.com


• > Festival Panafricana, Rome: Programmation

Le Festival "Panafricana, Le mille Afriche del cinema a Roma", aura lieu à Rome du 30 mars au 6 avril 2005.

Voici les films de la sélection officielle:

Séance d'ouverture
- Sometimes in April, Raoul Peck, USA/ France/ Rwanda, 2004.

Longs métrages
- Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud/ USA, 2004.
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola/ France, 2004.
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso/ France, 2004.
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie/ Francie, 2004.
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc/ France, 2004.
- La Violence et la satire, Asma El Bakry, Egypte/ France, 2004.
- Viva Laldjérie, Nadir Moknèche, Algérie/ France, 2003.

Courts métrages
- L’Ile, Justin Zerbo, Giovanni Casconne, Belgio, 2003.
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, Côte d'Ivoire, 2004.
- Le Secret de Fatima, Karim Bensalah, Algérie/ France, 2003.
- Visa, Ibrahim Letaief, Tunisie, 2004, 29’

Documentaires
- Aliénations, Malek Bensmail, Algérie/ France, 2004.
- Born Into Struggle, Rehad Desai, Afrique du Sud, 2004.
- Dio era un musicista, Cristina De Ritis, Maddalena Grechi, Andrea Segre, Italie, 2004.
- Entre femmes, Hala Galal, Egypte, 2004.
- La Femme Seule, Brahim Fritah, France, 2004.
- Quand la femme chante, Moustapha Hasnaoui, Egypte, 2004.
- Sur les traces de l’oubli, Raja Amari, Tunisie, 2004.
- Zad Moultaka, Laila Kilani, Maroc, 2003.
- Scénarios d’Afrique, Newton I. Aduaka, Fanta Régina Nacro, Mahamat Saleh-Haroun, Abderrahmane Sissako, Cheick Oumar Sissoko, 12 courts métrages.

Leçon de cinéma
- La Porte du soleil, Yousry Nasrallah, Egypte/ France, 2003.
- Chronique d’une disparition, Elia Suleiman, Palestine, 1997.

Séance de clôture
- Fatima, l’Algérienne de Dakar, Med Hondo, France/ Tunisie/ Sénégal, 2004.
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Teno, France/ Allemagne/ Cameroun, 2004.

Plus d'infos: www.panafricana.it


• > FIFET 2005: Programmation

Le Festival International du Film contre l'Exclusion et pour la Tolérance (FIFET) aura lieu du 17 au 23 mars à Paris.

Les films suivants seront présentés, en présence des réalisateurs:
- Poupées d'argile, Nouri Bouzid, Tunisie
- Ali Zaoua, Nabil Ayouch, France/ Maroc/ Belgique
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- A Casablanca les anges ne volent pas, Mohamed Asli, Maroc/ Italie
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Tenja, Hassan Legzouli, Marcoc/ France

Sera également projeté La Caméra de bois, de Ntshavheni Wa Luruli, Afrique du Sud/ France/ Grande-Bretagne

Plus d'info sur le site du festival: www.fifet.org


• > Festival du Film Court de Lille: palmarès

Le Festival du Film Court de Lille s'est tenu du 7 au 11 mars dernier.

Les lauréats ont été désignés après de longues délibérations. L’accent a été mis sur l’exceptionnelle qualité de la sélection, tant et si bien que le jury a décidé de donner plusieurs « mentions » coup de cœur, en plus des prix officiels.

- Prix du Jury : After Shave, Hany Tamba (France/ Liban)
- Prix de la meilleure réalisation : Tempête, Nikolay Khomeriki (France)
- Prix spécial du jury : Alice et moi, Micha Wald (Belgique)
- Prix du Numérique : Schijn van de Maan, Peter Ghesquiere (Belgique)
- Prix TPS : Petite routine, Matthieu Van Eeckhout (France)
- Prix du Public : Un beau jour, un coiffeur, Gilles Bindi (France)
- Prix du Jury Jeunesse : Dans l’ombre, Olivier Masset-Depasse (Belgique)

- Mention spéciale des organisateurs : After Shave, Hany Tamba (France/ Liban)
- Mention spéciale pour deux actrices : Valérie Donzelli dans Frédérique Amoureuse, Pierre Lacan (France); Geno Lechner dans Charlotte, Ulrike Von Ribbeck (Allemagne )
- Mention spéciale pour un acteur : Nicolas Giraud dans Sous le bleu , David Oelhoffen
- Coup de cœur pour le film La Révolution des crabes, Arthur de Pins (France)

http://www.filmcourt-lille.com


• > Festival du Film de Paris Ile-de-France: Programme

Le festival du Film de Paris Ile-de-France aura lieu du 28 mars au 5 mars prochain.

L'association du Festival du Film de Paris fête ses 20 ans au printemps 2005. Consacré au jeune public dans un premier temps, le festival est aujourd'hui dédié au cinéma émergeant et a pour spécificité l'accueil d'un public populaire venant de toute l'Ile-de-France. En 20 ans, le Festival a réuni de nombreux spectateurs et a encouragé travers la promotion de leurs films de nombreux talents, parmi lesquels, Mathieu Kassovitz, Cédric Klapisch et Robert Guédiguian.

Le festival qui s'est toujours déroulé sur les Champs Elysées s'ouvre cette année à l'ensemble de la région Ile-de-France et, grâce au soutien de la Région, s'appelle désormais « le Festival de Paris Ile-de-France ». Le festival intègre ainsi une quinzaine de villes en Ile-de-France : Paris bien sûr, mais aussi Bagnolet, Courbevoie, Vitry, Chaville, Franconville, Issy-les-Moulineaux et bien d'autres encore. Isabelle Adjani est la présidente de ce festival.

Plusieurs Prix sont attribués au cours de cette manifestation. Le lauréat du Prix Ciné Roman Carte Noire 2005 est annoncé le jour de l'ouverture et reçoit une somme de 15 245 euros. Le Prix « Convergences » est remis comme chaque année à un documentaire dans la sélection officielle du Festival. Les critères sont déterminés par le club Convergences. La remise du Prix se fait lors de la cérémonie de clôture.

Notons que le festival, comme chaque année, organise le Prix de la Francophonie. Voici les films sélectionnés:
- la Nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro (France / Burkina Faso)
- la Peau Blanche de Daniel Roby (Canada)
- Le Temps Révolu de Ho Quanq Minh (Vietnam/ France)
- Les Suspects de Kamal Dehane (Belgique / Algérie)
- Nord-Plage de José Hayot (France)
- Ouaga Saga de Dani Kouyate (Burkina Faso)
- Tarfaya de Daoud Aoulad Syad (France / Maroc)

Voici les coproductions francophones sélectionnées dans les autres sélections:

Compétition officielle
- Elles étaient cinq de Ghyslaine Coté (Québec)
- Quand les anges s'en mêlent de Christel Amsalem (France)
- Saint Ralph de Michael Mc Gowan (Canada)

Prix du cercle de la Presse :
- Doo Wop de David Lanzmann (France)

Prix du Public :
- Au secours, j'ai trente ans de Marie-anne Chazel (France)
- Le Septième Mensonge de Stéphane Guénin (France / Etats-Unis)
- Trois couples en quête d'orages de Jacques Otmezguine (France)
- Oublier Cheyenne de Valérie Minetto (France)

Hommage au Cinéma Québécois :
- Camping Sauvage d'André Ducharme
- La Face Cachée de la lune de Robert Lepage
- Roger Toupin, épicier variété de Benoit Pilon

Cinéma d'aujourd'hui :
- Nouveau Monde de Thibault Monbellet (France)
- Sinistres Souris de Frédéric Andréi (France)
- Un beau matin de David et Charlotte Lowe (France)

Avant-Première :
- Ma Vie en cinémascope de Denise Filiatrault (Canada)
- Ouaga Saga de Dani Kouyaté (Burkina Faso)

www.festivaldeparisidf.com


• > Festival International du Film de Fribourg: palmarès

Le Festival International du Film de Fribourg s'est tenu du 6 au 13 mars 2005.

Le Grand Prix du Regard d'or a été attribué à La Nuit de la Vérité de Fanta Régina Nacro (Burkina Faso).

L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Marco/ Belgique) a remporté un franc succès, puisqu'il a reçu le prix Spécial du Jury, le Prix du jury Fipesci et une mention spéciale du Prix "Don Quijote" de la FICC.

Le prix du documentaire a été remis ex-aequo à Darwin's Nightmare d'Hubert Sauper (France/ Autriche/ Belgique) et à Son Hwan de Kim Dong-Won (Corée du Sud).

L’Enfant Endormi fait partie des quatre Films du Sud, dont le Festival acquiert les copies que distribue Trigonfilm à travers la Suisse. Les autres Films du Sud sont El Corazòn de Jesús de Marcos Loayza (Bolivie), Shangkhonad d’Abu Sayeed (Bangladesh) et Touki Bouki de Djibril Diop Mambety (Sénégal), qui prendront le chemin des salles à partir du printemps.

Plus d'infos sur le site du festival: www.fiff.ch


• > Cinema Africano, Milan: Programme

Le Festival Cinema Africano de Milan se tiendra du 14 au 20 mars 2005. Voici les productions et coproductions francophones (et un peu plus...) sélectionnées:

Fenêtres sur le monde:
- la Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- O Heroi, Zeze Gamboa, Angola/ Portugal/ France
- U-Carmen Ekhayelitsha, Mark Dornford-May, Afrique du Sud

Courts métrages africains
- Africains poids moyens, Daniel Cattier, Belgique/ Congo
- Au-delà du temps, Jean-Chris Semutakirwa, Mali/ France
- Aveux, Mohamed Lakhdar Tati, Algerie/ France
- Déjà Loué, Meiji U Tum’si, Congo/ France
- L'Autre Mal, Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso
- Nazra Lel Sama, Kamla Abou Zikri, Egypte
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, France/ Côte d'Ivoire
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi, RD Congo/ Belgique
- - Visa, La Dictée, Ibrahim Letaief, Tunisie

Hors concours
Hors-concours, des films et des documentaires sur l’Afrique de réalisateurs non africains contribuant à véhiculer une connaissance plus approfondie de la réalité sociale et culturelle des pays africains.
- A Oriente di Gesu, Andrea Canetta, Suisse
- Closed District, Pierre-Yves Vandeweerd, Belgique
- Ecrivains des frontières, Samir Abdallah, José Reynes, France/ Egypte
- Femi Kuti, Rafael Frydman, France/Nigeria

Panorama des cinémas africains
- Al'Leessi, Rahmatou Keita, Niger
- D'une felur double et des quatre mille autres, Claude Haffner, France/ Tunisie
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Fama... Bontoula Bela Magd, Dalila Ennadre, Egypte/ Maroc
- I Love Cinema, Ossama Fawzy, Egypte
- le Grand Voyage, Ismael Ferroukhi, Maroc/ France
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Teno, Allemagne/ Cameroun/ France
- Le Plafond de verre, Yamina Benguigui, Algerie/ France
- Molaade, Sembène Ousmane, Sénégal/ France
- Nadia et Sarra, Moufida Tlatli, Tunisie/ France
- Ouaga saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- safi, la petite mère, Rasò Ganemtoré, France/ Italie/ Burkina Faso
- Sometimes in April, Raoul Peck , Haiti/ Rwanda

Video: documentaires et non-fictions
- Algériennes, Djamel Sellani, France/Algerie
- Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo, Luc Damiba, Abdoulaye Diallo, Burkina Faso
- Everything is Gonna Be Allright, Tamer Ezzat, Egypte
- Kalala, Mahamet-Saleh Haroun, Tchad
- Mère Patrie, Albertine Lastera, France
- Regard de mémoire, Sara Maldoror, France/ Martinique
- Sorcière la vie, Monique Mbeka Phoba, France
- Sur les traces de l'oubli, Raja Amari, Egypte/ Tunisie
- Un bus pour Palemque, Wilfrid Massamba, Congo/ Colombie
- Zad Moultaka, Leïla Kilani, Maroc

L'intégralité du programme sur le site: www.festivalcinemaafricano.org


• > Cinema Novo, Bruges: Programme

Le Cinema Novo se tiendra du 10 au 20 mars. Voici les productions et coproductions francophones programmées:

Sur les 9 films de la compétition officielle, notons la sélection de Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud/ France), et de O Heroi de Zeze Gamboa (Angola/ Portugal/ France).

Dans la section Cinema Vivo sera projeté Gardien de buffles de Minh Nguyen Vô (Vietnam/ Belgique/ France).

Dans le programme général, qui reprend tous les films sous-titrés en néerlandais qui ont un distributeur en Belgique ou aux Pays-Bas et qui n'ont pas encore été projetés dans la région de Bruges, vous pourrez voir:
- Dans les champs de bataille, Danielle Arbid, Liban/ France/ Belgique
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Mon Trésor, Keren Yadaya, Israël/ France

Toutes les infos sur www.cinemanovo.be


• > Le Temps Révolu d'Ho Quang Minh primé au Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul

Le Temps Révolu de Ho Quang Minh (Vietnam) a reçu le Prix Emile Guimet (offert par les Amis du Musée National des Arts Asiatiques de Paris) lors du dernier Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul, pour la force poétique et la simplicité d'écriture de ce film qui masquent et révèlent à la fois le poids de l'histoire et des traditions vietnamiennes. La dernière phrase du film résonnera longtemps dans les têtes : "il ne faut pas pleurer, il faut sourire ... "

Le Cyclo d'or a été remis à Story Undone d'Hassan Yektapanah (Iran)

www.cinemas-asie.com


• > Festival International du Film Francophone de Bratislava: Programme

La 7ème édition du Festival International du Film Francophone de Bratislava (FIFF BA 2005) aura lieu du 11 au 19 mars 2005 au cinéma Istota.

Cette année, la programmation a été établie autour du thème des origines, des recherches d'identités :
Une question : Tu viens d’où?
Différentes pistes de réponses selon le thème du jour : D’ici et de là-bas, De nous, D’elle, Des croyances, De l’autre côté, De la terre, De l’enfance, D’hier et de demain.

40 films ont été sélectionnés: long-métrages inédits, films classiques, films d’auteur, premiers films, dessins animés, films pour enfants, documentaires, court-métrages.
Le prix du public et le prix de la critique seront attribués au film le plus plébiscité lors de la cérémonie de clôture.

Le festival soutient les distributeurs slovaques dans leur travail de promotion du cinéma français : cinq films seront proposés en avant-première : Exils, Clean, Jeux d’enfants, Immortel ad vitam, Ripoux 3.

Avec le soutien de l’ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), le festival accueille plusieurs réalisateurs dont Yolande Moreau qui viendra présenter Quand la mer monte en ouverture du festival.

Soirée « EXIL NA EX » : à l’occasion de la projection en avant-première d’Exils de Tony Gatlif, en partenariat avec le club Spojka de Bratislava, l’Institut invite Dj Pal et Dj Peeer pour une soirée Paris Express autour d’un mix de musiques de films samedi 12 mars.

Pour la première fois, le Festival International du Film Francophone s’élargit en partenariat avec les Alliances françaises de Košice et de Žilina.
« FIFFBA à Zilina» : du 21 au 23 mars 2005
« FIFFBA à Kosice» dans le cadre des « Journées culturelles de Košice » : du 14 au 20 mars 2005

Programme:
L’île de blackmor, J-F. Laguionie; Le roi et l’oiseau, P. Grimault; Peau d’âne, J. Demy; Michael Blanco, S. Streker; 3 petites filles, J-L. Hubert; Ripoux 3, C. Zidi; Un rêve algérien, J-P. Lledo; Triple agent, E. Rohmer; Viva laldjérie, N. Moknèche; Rage,
R. Muntean; Une calorie de tendresse, I. Grabcheva; Depuis qu’Otar est parti, J. Bertuccelli; Notre musique, J-L. Godard; Le bonheur, c’est une chanson triste, F. Delisle; Mondovino, J. Nossister; Elles étaient 5, G. Côté, 10e chambre, instants d’audience, R. Depardon, En attendant le bonheur, A. Sissako; La vie, la mort, le foot; Le tango des Rashevski, S. Garbarski, Brodeuses, E. Faucher; 20h17, rue Darling, B. Emond, Littoral, W. Mouawad; Le génie helvétique, J-S. Bron; Demi-tarif, I. le Besco, Quand la mer monte, G. Porte, Y. Moreau; Exils, T. Gatlif; Bains-douches, Georges Spicas; Le télégramme, C. Fargeat; Clean; O. Assayas; C est l'histoire d un belge, R. Littoriaga; Le grand voyage, I. Ferroukhi; La face cachée de la lune, R. Lepage; Des épaules solides, Ursula Meier; Les temps qui changent, A. Téchiné; Jeux d’enfants, Y. Samuell; Il est plus facile pour un chameau, V. Bruni-Tedeschi; Immortel, E. Bilal; L’équipier, P. Lioret; Vipère au poing, P. de Broca; Les 400 coups, F. Truffaut.


• > Festival International du Film de Fribourg: Programme

Le festival International du Film de Fribourg se tiendra du 6 au 13 mars 2005.

Voic les coproductions francophones sélectionnées:
Longs métrages en compétition
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso/ France
- L’Enfant endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ France
- Prendre Femme, Ronit Elkabetz, Shlomi Elkabetz, Israël/ France

Documentaires en compétition
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora-Kpaï, Bénin/ France
- Closed District, Pierre-Yves Vandeweerd, Belgique
- Darwin’s Nightmare, Hubert Sauper, France/ Belgique/ Suisse/ Autriche
- Le Malentendu colonial, Jean-Marie Teno, Cameroun/ Allemagne/ France
- Mahaleo, Cesar Paes et Raymond Rajaonarivelo, Madagascar/ France
- Pinochet et ses trois généraux, José Maria Berzosa, France

Long métrage hors compétition
- Ronda Nocturna, Edgardo Cozarinsky, Argentine/ France
- Touki-Bouki, Djibril Diop Mambety, Sénégal

Courts et moyens métrages
- La Bouche pleine d’ombre et les yeux pleins de cris, Christian Lajoumard, France
- Ya’eshoona Bainana, Mahmood Soliman, Egypte

Documentaires: La sélection 2005
- Au Rwanda on dit… La famille qui ne parle pas meurt, Anne Aghion, France
- Last Supper, Freij Issa et Wadimoff Nicolas, Suisse/ Palestine

Rétrospective: «Filmer l’invisible»
- Beit Bayyi, Leila Kanaan, Liban
- Il Vangelo secondo Matteo, Pier Paolo Pasolini, France/ Italie
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France
- Le Refuge, Nedia Touijer, Tunisie
- L’Evangile du cochon créole, Michelange Quay, Haïti/ France/ Etats-Unis
- Ramàd, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Liban/ France
- Yeelen, Souleymane Cissé, Mali.

Le festival organise également un panorama intitulé «Palestine/Israël, une mémoire suisse».

PLus de renseignements sur le site du festival:
ww.fiff.ch







• > Festival du Film Court de Lille: Programme

La 21ème édition du Festival du Film Court de Lille aura lieu du 7 au 11 mars 2005. Voici les films francophones en compétition:

- Dans l’ombre de Olivier Masset-Depasse, Belgique
- Un beau jour, un coiffeur de Gilles Bindi, France
- Raging blues de Mathieu Lyonnel, Vincent Paronnaud, France
- Les Parallèles de Nicolas Saada, France
- Ma p’tite campagne publicitaire de Maurice Huvelin, France
- 21h11 de Arnaud Bigeard, France
- Mateo Falcone de Olivier Volpi, France
- Tarif unique de Alexandre Coffre, France
- Fausse teinte de Marie Guiraud, France
- Petite routine de Matthieu Van Eeckhout, France
- Signes de vie de Arnaud Demuynck, France/ Belgique
- After shave d’Hany Tamba, France/ Liban
- Les Crayons de Didier Barcelo, France
- Alice et moi de Micha Wald, Belgique
- Soyons attentifs de Thierry Sebban, France
- Sous le bleu de David Oelhoffen, France
- L’Escargot de Jean-Luc Cano, France
- Le Pays des ours de Jean-Baptiste Leonetti, France
- Joyeux Noël Félix ! de Sami Ben Youssef, Izabela Rielen, Suisse
- Une place au soleil de Rachid Boutounes, France/ Maroc
- D77 de Paul Vallespi, France
- Opowiadanie de Marcin Pieczonka, Pologne
- Les Premières Communions de Jean-Baptiste de Laubier, France
- « Frédérique amoureuse » de Pierre Lacan, France
- Tempête de Nikolay Khomeriki, France
- French Kiss de Antonin Peretjatko, France
- Vieux crabe de Camille Bialestowski, France
- La Révolution des crabes de Arthur de Pins, France
- Etat d'urgence de Sam Bekare, France
- Tylko jedna noc de Darek Blaszczyk, Pologne
- The American in Paris de Guillaume Levilly, France
- Jeux de mains de Jeanne Aslan, France
- Chrysalide de Bertrand Yann, Serban Damien, France
- Musique de chambre de Renaud Guillemet, France
- Schijn van de Maan de Peter Ghesquiere, Belgique
- Floyd de Stéphane Wetzel, France

http://www.filmcourt-lille.com/accueil.h ...




• > Festival International du Film d'Amour de Mons: palmarès

La 21ème édition du Festival international du film d’amour de Mons s’est tenue du 11 au 18 février. Voici les coproductions francophones primées:

Longs Métrages
- Grand Prix: Lettre d'amour zoulou, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Prix d’interprétation féminine : Ronit Elkabetz dans Prendre femme de Shlomi Elkabetz et Ronit Elkabetz, Israël/ France
- Prix d’interprétation masculine : Simon Abkarian pour Prendre femme
- Prix du public : Vahina Giocante dans Lila dit ça de Ziad Doueri, France/ Liban
Courts Métrages
- Prix Meuter Titra (1 000 euros sous la forme travaux de laboratoire et le sous-titrage) : Dans l’ombre de Olivier Masset-Depasse, Belgique/ Suisse et Zartmo de Marc Dalmas, Belgique
- Grand Prix de Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (SABAM) (une aide à la distribution du film) : Dans l’ombre de Olivier Masset-Depasse

www.festival-film-amour.be




 Regions  
Francophonie   
  • > Le Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est en ligne!

Vous pouvez le télécharger à l'adresse suivante:
www.cinemasfrancophones.org/publi ...

Le lancement du site www.cinemasfrancophones.org suite à la publication du premier Trait d’union : guide à l’usage des coproducteurs francophones a donné l’occasion au Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone de mieux cerner les questionnements des professionnels des cinématographies francophones.

La rubrique « Actualités », et surtout la ligne d’information que constitue l’adresse info@cinemasfrancophones.org, nous ont permis de prendre le pouls de nos internautes, et de constater qu’il n’est quasiment pas une semaine sans que nous ne recevions une demande concernant les formations aux métiers de l’audiovisuel existant en Francophonie. Nombre de ces demandes émanent bien sûr d’aspirants professionnels, mais aussi de jeunes ou moins jeunes professionnels souhaitant compléter leur formation ou élargir le champ de leurs compétences.

A l’heure où le Fespaco, baromètre des préoccupations du métier en Afrique, choisit pour thème la Formation et la Professionnalisation, nous avons décidé de regrouper un maximum d’informations sur les établissements sis en Francophonie proposant des formations initiales dans différents domaines : réalisation, production, scénarisation, image, son, actorat, etc.

Ce Trait d’union : guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est une première recherche, qui sera améliorée et complétée grâce à votre concours et à celui des établissements concernés. Il appelle un second tome, consacré aux formations continues (ateliers, stages, etc), que nous espérons pouvoir bientôt éditer.

Cette version en ligne vous permettra d’avoir une vision d’ensemble des activités d’une quarantaine d’établissements, et le cas échéant, un accès direct sur leur site. Les écoles dont le nom apparaît en bleu sont celles pour lesquelles les informations nous ont été confirmées. Vous trouverez par ailleurs les coordonnées d’une trentaine d’autres établissements. Elle revient également sur les principales ressources électroniques en matière de formation audiovisuelle.


• > 20 mars, journée de la Francophonie: activités cinématographiques

Le 20 mars prochain, à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie, auront lieu un peu partout à travers le monde de nombreuses projections et mini festivals de films francophones.

En voici une liste indicative:

Allemagne
Journées du Cinéma francophone à Berlin
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Nuit du court-métrage francophone + Magic Malik, Frankfort
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

La Nuit du cinéma francophone à Munich
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Australie
Cinéma francophone à Canberra
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Autriche
Festival du film francophone de Vienne
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Bulgarie
Projection de films français à Dobritch
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film francophone de Sofia
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Burkina Faso
Cycle de cinéma francophone à Ouagadougou
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma mobile en province
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Bolivie
« Les invasions barbares » à Santa Cruz de la Sierra
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Canada
« DiverCiné : les écrans de la Francophonie du monde », Ottawa
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Portraits croisés de la Francophonie, Québec
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Djibouti
Nocturne francophone à Djibouti
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Egypte
Festival du film francophone du Caire
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Estonie
Cinéma et Littérature à Tallinn et Tartu
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Etats-Unis
Festival francophone de New York
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France
« La valse des gros derrières », Villers-Cotterêts
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Grèce
Festival du film Francophone, Athènes et Thessalonique
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Haïti
Diffusion du film « Gouverneur de la rosée »
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Week-end de la Francophonie, Petion-ville
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Hongrie
Nuit du cinéma francophone à Budapest
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Nuit du cinéma francophone à Debrecen
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Irlande
10ème Festival francophone en Irlande
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Italie
« Afrique, mon Afrique... Le Sénégal », Florence
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Japon
Festival du film francophone à Fukuoka
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

La Fête de la Francophonie 2005 à Osaka
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Macédoine
La journée du cinéma francophone à Tetovo
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Madagascar
Projection de films documentaires, Ambatondrazaka
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cycle de projections sur « l'Afrique francophone », Morondava
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Projection de « Fiainana (Tanà 2003) », Toamasina
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Projection du film « Le ballon d'or », Toamasina
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Moldavie
Festival du cinéma francophone de Chisinau
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Pakistan
Festival de films francophones à Islamabad
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Pologne
Festival du film francophone à Jastrzebie Zdroj
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Cinéma suisse, Varsovie
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Cycle Georges Méliès à Varsovie
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Cinéma belge à Varsovie
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Cinéma tunisien à Varsovie
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République dominicaine
Cycle de cinéma francophone à Saint-Domingue
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Le cinéma de Chabrol à Santiago de los Caballeros
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Cinéma en plein air ! Santiago de los Caballeros
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Roumanie
5e édition du Festival du film francophone de Bucarest
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

2 films de Wallonie-Bruxelles au Festival du cinéma francophone de Bucarest
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Singapour
Projections de films francophones à Singapour
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Slovaquie
7ème édition du festival international du film francophone de Bratislava
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Syrie
Festival du film francophone de Damas
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film francophone pour la jeunesse, Damas
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Taïwan
Projection d'extraits de films francophones, Taïpei
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film francophone à Taipei
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Turquie
Le cinéma d'animation français dans tous ses états, Ankara
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival International du film d'Ankara, section Francophonie
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

« Depuis qu'Otar est parti », Istanbul
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Les réalisatrices à l'honneur à Istanbul
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival du film documentaire, Istanbul
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Venezuela
Festival de cinéma francophone à Caracas
www.20mars.francophonie.org/VoirE ...

Festival de cinéma francophone africain à Maracaibo
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Vietnam
Panorama du cinéma francophone canadien à Hanoi
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• > Conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie

Le jeudi 3 mars 2005 a eu lieu au Fespaco une conférence de presse de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie. En prévision du prochain programme d'action qui débutera en janvier 2006, l'assistance était invitée à faire part de ses commentaires et de ses réflexions concernant les besoins de la profession, et le rôle qu'une organisation comme l'AIF peut jouer pour soutenir l'industrie audiovisuelle africaine, et contribuer à sa structuration.

http://agence.francophonie.org

Le compte-rendu de la conférence est téléchargeable ci-dessous:


Compte-rendu de la conférence de presse de l'AIF [39 Ko]
 




Afrique   
  • > Fespaco 2005 : Palmarès Officiel

La 19ème édition du Fespaco s’est achevée samedi 5 mars par la remise des Prix organisée dans le stade du 4 août, à Ouagadougou. Après des délibérations longues et acharnées, les différents jurys ont rendu leurs verdicts. Très présents dans la compétition Long Métrage et très attendus, les films sud-africains se sont particulièrement distingués, avec 3 films primés sur 4 films présentés. Les films burkinabés ont également eu droit aux honneurs des récompenses. Ce palmarès a aussi été l’occasion de récompenser une des plus grandes monteuses des cinémas africains, Andrée Daventure, pour l’ensemble de son œuvre, et qui présentait cette année La Nuit de la Vérité de Fanta Régina Nacro. Le Fespaco intronisait par ailleurs cette année de nouveaux prix, permettant de mieux récompenser la qualité de la sélection, dans toute sa diversité.

Compétition Long métrage :
- Etalon d’or de Yennenga, Grand Prix : Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud
- Etalon d’argent de Yennenga : La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- Etalon de Bronze de Yennenga : Tassuma, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso
- Prix Spécial de l’Union Européenne : Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud
- Prix Oumara Ganda : Max and Mona, Teddy Makera, Afrique du Sud
- Prix de la meilleure interprétation féminine : Pamela Monvete Marimbe dans Zulu Love Letter de Ramadan Suleman, Afrique du Sud
- Prix de la meilleure interprétation masculine : Sid Ali Kouriet dans Les Suspects de Kamal Dehane
- Prix du meilleur scénario : La Nuit de la Vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- Prix de la meilleure image : Oi Hero, Zeze Gamboa, Angola
- Prix du meilleur son : El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Prix de la meilleure musique : Sous la clarté de la lune, Apolline Traoré, Burkina Faso
- Prix du meilleur décor : Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud
- Prix du meilleur montage : Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie
- Prix du public RFI/ MAE : Tassuma, Daniel Kollo Sanou, Burkina Faso

Prix Paul Robeson, compétition long métrage de la diaspora africaine :
- Beah : A Black Woman Speaks, Lisa Gay Hamilton, USA

Compétition Court Métrage:
- Poulain d’or de Yennenga : L’Autre Mal, Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso
- Poulain d’argent de Yennenga : Be Kunko, Cheik Fantamady Camara, Guinée
- Poulain de bronze de Yennenga : Safi, la petite mère, Raso Ganemtoré, Burkina Faso

Compétition TV-Vidéo :
- Grand Prix de la TV-Vidéo, prix de la meilleure œuvre de fiction/ doc : Conakry Kas, Manthia Diawara, Mali/ Guinée
- Prix spécial du jury fiction : Aliénation, Malek Bensmail, Algérie
- Grand prix de série et sitcom : Sidagamie, Maurice Kaboré, Burkina Faso
- Prix spécial du jury série ou sitcom : Trois hommes, un village, Idrissa Ouédraogo et Issa Traoré de Brahima, Burkina Faso

www.fespaco.bf


• > Fespaco 2005: Prix Spéciaux

Voici la liste des Prix spéciaux décernés lors de la dernière édition du Fespaco:

- Ministère de la Santé du Burkina Faso en partenariat avec l´OMS, Prix spécial Santé : Moolaade de Sembène Ousmane ( Sénégal)

- Ministère de la Promotion des Droits Humains du Bukina, Prix spécial Droits humains : Une seconde vie de Adjara Lompo (Burkina Faso)

- Prix spécial UEMOA long métrage : La Nuit de la vérité, de Régina Fanta Nacro (Burkina Faso)

- Prix spécial UEMOA court métrage : Safi, la petite mère, de Raso Ganemtoré (Burkina Faso)

- Prix spécial UEMOA TV / Vidéo professionnelle : Identité pour l'Afrique, de Dani Kouyaté (Burkina Faso)

- Prix des Nations Unies pour la Lutte contre la Pauvreté : Tasuma, le feu de Daniel Sanou Kollo (Burkina Faso)

- Prix UNICEF pour la promotion des Droits de l´enfant : Un amour d’enfant de Ben Diogaye Beye, Sénégal
Mention spéciale : Safi, la petite mère de Raso Ganemtoré, Burkina Faso

- Prix UNICEF pour la promotion des Droits de la femme : Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud)
Mentions spéciales : Les Suspects de Kamal Dehane (Algérie) et Safi, la petite mère de Raso Ganemtoré (Burkina Faso)

- Organisme de Sécurité Sociale des pays francophones d’Afrique membres de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels, Prix Santé et Sécurité au Travail : Beat the drum de David Hickson (Afrique du Sud)

- CEDEAO : Prix de l’Intégration Africaine : Tasuma, le feu de Daniel Kollo Sanou (Burkina Faso)

- Plan Burkina Faso : Prix Droits de l’Enfant : La Caméra de bois de Ntshavheni Wa Luruli (Afrique du Sud)

- Prix SIGNIS (Association Catholique Mondiale pour la Communication) : Beat the drum de David Hickson (Afrique du Sud)
Mention spéciale : Un amour d’enfant de Ben Diogaye Beye (Sénégal)

- Loterie Nationale Burkinabé (LONAB) : Prix de l’Espoir : Rencontre en ligne de Adama Rouamba (Burkina Faso)

- Prix RFO- AITV/ CFI :
1er prix : Documentaire Irago de la télévision de la Centrafricaine
2ème prix : documentaire sur les difficultés de conservation des manuscrits de Tombouctou de la télévision nationale du Mali
3ème prix : documentaire sur l’importance de l’igname dans la société béninoise de l’Office de Radio télévision du Bénin

- Comité National de Lutte contre le SIDA : Prix CNLS-IST : Sidagamie de Maurice Kaboré (Burkina Faso)

- Prix de la Ville de Ouagadougou : Beat the drum de David Hickson (Afrique du Sud)

- Prix de la ville de Turin : Safi, la petite mère, de Raso Ganemtoré (Burkina Faso)

- Centre d’éducation artistique et technique Ecole du Wandé, Prix « Graine de baobab – Wandé » : Ouaga Saga de Dani Kouyaté (Burkina Faso), Meilleur acteur jeune : Boureima dans Ouaga Saga de Dani Kouyaté

- 9e Prix de l´INALCO : Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud)

- Rur´Art : Prix POITOU-CHARENTES long métrage : El Manara de Bel Kacem Hadjadj (Algerie)
Prix POITOU-CHARENTES court métrage : Rencontre en ligne de Adama Rouamba (Burkina Faso)

- COE : Prix COE : Prince Loseno de Kibushi Ndjate Wooto (RDC)

- Ciné Bocage :
Prix d´interprétation masculine dans un second rôle : Ouedraogo Rasmané pour le rôle de Tomoto dans La Nuit de la vérité de Fanta Regina Nacro (Burkina Faso)
Prix d´interprétation féminine dans un second rôle : Sonia Nouacer pour le rôle de Bouchraa dans El Manara de Benkacem Hadjadj (Algérie)

- Association Ecran : Prix côté Doc de la meilleure œuvre documentaire : Pourquoi de Sokhna Amar (Sénégal)
Mentions spéciales : Ask me I am positive de Toboho Edkins (Afrique du Sud), La Volonté de Rollande Ouedraogo (Burkina Faso), Oberlin Inanda de Chérif Kéïta (Mali)

www.fespaco.bf


• > "Une semaine au Fespaco", par Carin Leclercq

On a compté près 5.000 festivaliers accrédités à Ouagadougou pour la dix-neuvième édition du Fespaco. C’était un voyage au cœur d’un cinéma bien vivant. Si d’autres en doutent encore, nous pourrons attester de l’énergie créatrice qui y régnait. Chacun a pu voir des films riches, inégaux sans doute, parfois novateurs, toujours singuliers et qui se développent dans une économie parallèle, informelle à l’image du continent. La présence, cette année de plusieurs films auto produits, inventifs et plébiscités par le public contribue à nous faire croire avec un peu plus d’optimisme à l’avenir des images africaines sur ses écrans et ceux d’autres continents. Même si l’Afrique du Sud très présente cette année et qui a emporté l’Etalon avec « Drum » un film de Zola Maseko offre un autre modèle de ce que peut être une industrie de la production audiovisuelle.

Des conversations toujours très animées autour des thèmes chers aux professionnels, de la professionnalisation à la diffusion se répondaient des tables qui bordent la mythique piscine de l’hôtel Indépendance jusque dans les maquis éloignées du centre de la cité. Chapeau bas en tous cas, à tous les réalisateurs qui sont montés dans le train des nouvelles technologies pour chercher la route d’une nouvelle indépendance. Gageons que de nouveaux horizons s’ouvrent fièrement, particulièrement dans le genre documentaire où quelques petits bijoux découverts sur les toiles ouagalaises ont déjà un ticket gagnant pour d’autres écrans sans doute. Le succès public de la deuxième édition du « Côté Doc » confirme d’ailleurs la vitalité d’un genre qui n’a plus rien de mineur. Le BLCEF s’est associé à l’organisation des débats quotidiens, débordants de mots et d’idées, révélateurs de la force des projets et de l’intérêt des professionnels et du public pour ces arpenteurs du réel et leurs images. Nous publierons en mai prochain, la synthèse de ces rencontres sur notre site. Baba Hama ne s’est pas trompé en faisant confiance à l’équipe dynamique de l’association Ecrans qui porte avec toute l’énergie de leurs vingt ans, ce « Coté Doc » avec la collaboration efficace et militante de Jean-Marie Téno.

Avant d’éteindre les projecteurs, je ne peux m’empêcher de rappeler les noms de Mariam et Bintou, qui n’avaient pas vingt ans. Elles ont perdu la vie dans la bousculade de la toujours populaire cérémonie d’ouverture du Premier des festivals des cinémas d’Afrique et de la diaspora dont le prochain rendez-vous est déjà inscrit avec bonheur à nos agendas 2007.

Je voudrais laisser le dernier mot avec respect à Sembène Ousmane, qui, dans une interview donnée à Florence Colombani, rappelait que « la force de l’Afrique est en elle-même dans sa culture et sa spiritualité ».

Carin Leclercq


• > Atelier Grand Nord 2005, deuxième édition

Forte du succès de la première édition et avec l’appui renouvelé de ses partenaires internationaux, la deuxième édition de l’Atelier Grand Nord, organisé par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), amènera encore cette année plusieurs scénaristes en provenance de France, de Belgique, de Suisse et du Québec, du 12 au 20 mars 2005. L’Atelier Grand Nord 2005 sera une occasion privilégiée pour 12 scénaristes invités et 6 scénaristes experts, de travailler, d’échanger, et de remodeler leurs scénarios de long métrage de fiction en les présentant au regard de leurs homologues scénaristes de la Francophonie.

Notons que la scénariste québécoise Isabelle Raynauld a été retenue pour son travail sur le scénario de La Station Thermale, projet de Dang Nhat Minh, qui avait déjà été fort remarqué lors du premier Forum Francophone de la Coproduction organisé par le BLCEF et le FIFF de Namur en septembre 2004.

Voici la liste des scénaristes et experts sélectionnés:

Communauté française de Belgique:
- Philippe Malempré, Trois petits tours et puis s’en vont…
- Beatriz Flores Silva, Masangeles

Gabrielle Borile est la scénariste expert belge

France:
- Christophe Chiesa, Une femme simple
- François Cuel, Curriculum
- Jean-Claude Janer, Les Nuits de Sister Welsh
- Nathalie Loubeyre, Chasse Gardée

Gilles Marchand et Anne-Louise Trividic sont les scénaristes experts français

Suisse:
- Raphaël Michoud, Édouard Popstar
- Gaby Schaedler, Les Trente Immortelles de Genève

Jacqueline Surchat est la scénariste expert suisse

Québec:
- Guy-Luc Bouchard, L’Histoire de Kevin
- Sylvain Guy, Léo Huff
- Jean-Sébastien Lord, Planète Shoe
- Isabelle Raynauld, La Station Thermale

Pierre Billon et Émile Gaudreault sont les scénaristes experts québécois

Tous les scénaristes auront lu les 12 scénarios sélectionnés avant l'Atelier, et leur analyse prendra la forme de discussions en rencontres individuelles avec les experts, ou en plénières avec tous les participants. Il n’y aura pas de travail de réécriture sur place, mais plutôt des échanges sur les orientations que chaque scénario pourrait prendre en vue d’une nouvelle version.

Cet atelier est né d’une volonté de rapprocher des auteurs de la Francophonie dès l’étape d’écriture, et de favoriser ainsi les relations entre professionnels de langue française tant au moment de la création que plus tard, à l’étape de la production. Il ne fait nul doute que cette rencontre permet de créer des liens dans le but de concrétiser des productions futures.

Parmi les projets présentés à l’Atelier l’an dernier, notons que le scénario La Fortune, de Laurent de Bartillat, participant français à l’atelier, a remporté le Prix du public du meilleur scénario au Festival Premiers Plans d’Angers 2005; de son côté, son compatriote Laurent Salgues vient de déposer une demande à la SODEC et à Téléfilm pour son projet Rêve de poussière (qui a également participé au premier Forum Francophone de la Coproduction), après avoir complété le financement du côté français; et le cinéaste québécois Philippe Falardeau vient de compléter le financement de son film Congorama, une coproduction Québec-France-Belgique.

L’Atelier Grand Nord est organisé en partenariat avec le Fonds Harold Greenberg, l’Association des scénaristes de l’audiovisuel (ASA), le Centre national de la cinématographie (CNC, France), le Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique/Wallonie-Bruxelles, la Fondation de formation continue pour le cinéma et l’audiovisuel (FOCAL, Suisse), la Société suisse des auteurs (SSA), la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD France, Belgique et Canada). Il faut souligner, cette année, la collaboration et le soutien financier de nouveaux partenaires. Nous remercions les distributeurs québécois de longs métrages et, plus particulièrement Alliance Atlantis Vivafilm, Christal Films, Domino Film, Équinoxe Films, Films Séville, la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC, Québec) et TVA Films, ainsi que Téléfilm Canada.

Plus d'infos à l'adresse suivante:
www.sodec.gouv.qc.ca/


• > Conférence de presse ACID / Africa Cinémas, Fespaco, 28 février 2005

Le lundi 28 février 2005 lors du Fespaco avait lieu une conférence de presse de l'ACID (Afrique Cinéma Diffusion), association professionnelle créé dans le but de participer à la poursuite du programme Africa Cinémas.

L'ACID était à cette occasion soutenue par l'ensemble des associations professionnelles africaines, à savoir l'ARPA (Association des Réalisateurs Produceurs Africains), la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes), et la Guilde des Réalisateurs.

Vous trouverez ci-dessous quelques notes sur cette rencontre, ainsi que l'intégralité du communiqué de presse.


Communiqué de presse et notes sur les débats [36 Ko]
 


• > Colloque "Formation et enjeux de la professionnalisation", mardi 1er, mercredi 2 mars, Fespaco

Les mardi 1er et 2 mars 2005 était organisé au Fespaco un colloque sur la "Formation et les enjeux de la professionnalisation".

Le colloque s'est ouvert sur une intervention du Ministre de la Culture, des Arts, et du Tourisme du Burkina Faso, Monsieur Mahamoudou Ouédraogo. Il a ainsi pu jeter les bases des deux journées de discussion à suivre.

Voici, en substance, le contenu de son intervention:
Nous sommes réunis aujourd’hui et demain, à l’occasion de ce colloque, pour jeter les bases pour une meilleure organisation des initiatives en direction de la formation.
Le Fespaco est le lieu idéal pour créer les cadres, ce sera ensuite aux professionnels de les remplir. Il est temps aujourd’hui de marquer un temps d’arrêt et de faire le point pour envisager de nouvelles perspectives.
Trois questions se posent :
1)
Quels sont les objectifs de la formation dans son ensemble ? S’agit-t-il d’acquérir des connaissances, des attitudes, des comportements en particulier ? Il faut prendre garde à choisir le lieu de la formation en fonction du public cible et du marché.
2)
Comment former ? Quel doit être le contenu de l’enseignements, quelle approche adopter, quels moyens humains et financiers mettre en œuvre ?
3)
Quelles perspectives doit-on dégager avant d’engager une formation ? Dispenser des formations initiales induit qu’il faut avoir une excellent connaissance du marché de l’emploi, pour pouvoir créer un « produit consommable » sur ce même marché. Il faut être attentif à l’adéquation entre les formations initiales et le marché de l’emploi.

Je dirai également qu’il faut impérativement développer dans ce domaine les coopérations Sud/Sud, et que la professionnalisation passera par les formations continues. Le but de la formation , quelque qu’elle soit, est d’anticiper les besoins du marché. A l’issue de ces deux jours, j’espère que nous aurons formulé assez de recommandations pour offrir au secteur les directions dont il a besoin.

Par ailleurs, après la présentation de l'IRIS le mois dernier, vous trouverez en document joint un bref memento de présentation d'IMAGINE, la structure de formation gérée par Gaston Kaboré.


Présentation d'IMAGINE [23 Ko]
 


• > "Fespaco 2005 : nécessité de la critique ", Olivier Barlet, www.africultures.com

Olivier Barlet revient pour www.africultures.com le palmarès du Fespaco, et les nouvelles lignes de force mise en avant par la sélecion. Il analyse le triomphe de l'Afrique du Sud, l'omniprésence (inévitable?) du Burkina, et la belle vitalité des cinémas maghrébins, d'un oeil d'autant plus informé qu'il faisaint lui-même parti du jury long métrage.

(brefs) Extraits:

"Les enjeux du cinéma sud-africain
Lorsqu'était primé un film sud-africain lors de la proclamation du palmarès au Stade du 4 août de Ouagadougou ce samedi 5 mars, un grand drapeau sud-africain apparaissait dans les tribunes en même temps que des cris de joie : les Sud-Africains étaient très présents à ce Fespaco, en films et en nombre, et défendaient leur cinématographie, pourtant fort disparate, comme on supporte une équipe de foot. Il est largement compréhensible qu'une nation longtemps isolée et exclue et qui se ravive peu à peu en multipliant ses productions culturelles soit fière de la reconnaissance apportée : le palmarès de ce Fespaco 2005 y a contribué en primant cinq fois et dans les meilleures places trois longs métrages sud-africains de la sélection. Comme le confiait Idrissa Ouedraogo après la cérémonie, cela devrait aiguillonner le cinéma francophone dans le sens d'une plus grande professionnalisation, thème de cette édition. Car de l'Afrique australe arrive un cinéma fruit d'une véritable industrie du cinéma.

(...)L'attribution par sa majorité de l'Etalon d'or à Drum de Zola Maseko est une concession au grand public : passionnant par son éclairage historique sur une période marquante où des journalistes d'investigation tentaient avec courage de résister à la fascisation progressive du régime prônant l'apartheid, Drum suit avec un budget conséquent les codes esthétiques et narratifs d'une production hollywoodienne, jusque dans le fait que les coproducteurs américains ont imposé pour le rôle principal un acteur américain au jeu certes brillant mais stéréotypé.
La plupart des films de cinéma présentés au Fespaco sont issus de coproductions : là n'est pas le problème. Il se situe plutôt dans le degré de formatage esthétique et de contenus induit. Zola Maseko s'en explique dans notre entretien, notant bien qu'il n'est pas prêt de recommencer l'expérience !

(...)Le challenger de Drum, Zulu Love Letter de Ramadan Suleman, dont nous avons déjà célébré la pertinence tant thématique qu'esthétique lors de sa présentation aux JCC de Carthage en octobre 2004, est un film autrement plus exigeant, ni rassurant ni ripolin, basé sur une réelle introspection de l'état de l'Afrique du Sud aujourd'hui, dans sa difficulté de transposer dans la sphère privée le discours officiel de réconciliation.

(...)Max and Mona de Teddy Mattera prend pour thème la mort qui rôde dans une Afrique du Sud rongée par le sida sur un mode drôle et déjanté (...). Même s'il tend parfois à reproduire les codes du clip excité, le prix Oumarou Ganda de la première œuvre lui convenait parfaitement, par l'appel qu'il constitue à un cinéma nouveau et différent, moins consensuel et plus dérangeant.

(...)En cette édition consacrée à la professionnalisation, on rencontrait nombre de réalisateurs furieux des erreurs de projectionnistes qui ne savent pas reconnaître le format d'un film, à commencer par l'étalon d'or lui-même (cf. notre entretien), ou bien revenaient frustrés de projections annulées sans prévenir (stade du 4 août). Mais dans l'ensemble, il faut saluer les horaires relativement suivis, un programme prêt dès l'arrivée à l'aéroport et l'ensemble de la programmation tenue, même si certains films pâtissaient du fait de n'être projetés qu'une fois.

(...)Certes, la dégradation voire la fermeture progressive des salles qui frappe Ouaga comme toutes les grandes villes africaines ne facilite pas le travail d'un festival qui ne peut être sur tous les fronts : en quelques années, le nombre de lieux de projection a drastiquement diminué, si bien que le festival a fait appel cette année au Cinéma numérique ambulant pour les compléter dans les quartiers périphériques.

(...)Parmi les quatre films burkinabés en compétition, Tasuma, le feu de Daniel Sanou Kollo a reçu un étalon de bronze mérité mais aussi le prix du public. Bizarre initiative que ce prix parrainé par RFI, le prix du public tombant systématiquement sur un film burkinabè ou au moins de la sphère culturelle mandingue (Moi et mon Blanc, Burkina, en 2003, Battu, Mali, en 2001) : c'était prévisible, l'intérêt du public local se portant naturellement sur les films de sa propre culture, comme partout ailleurs. Au moins le jury et le public auront-ils opéré le même choix dans la sélection burkinabée.
Etonnant écho de cette omniprésence burkinabée, le jury courts métrages a attribué son poulain d'or à L'Autre Mal de Tahirou Tasséré Ouedraogo, un film certes d'une belle facture mais d'un classicisme esthétique et thématique à couper au couteau. Le poulain de bronze à Safi la petite mère de Rasmane Ganemtoré va dans le même sens et seul l'excellent Be Kunko du Guinéen Cheick Fantamady Camara venait sauver le palmarès d'une sélection courts métrages pourtant riche et variée. Des mentions spéciales de rattrapage ("pour ne pas faire de jaloux" pour reprendre l'expression du président du jury Sanvi Panou lors de la cérémonie de clôture) ont été attribuées à l’Algérien Karim Bensalah (Le Secret de Fatima), au Congolais (RDC) Kibushi Ndjate Wooto (Prince Loseno, animation) et au Sénégalais As Thiam (Le Sifflet).

L'effort marocain reconnu
En dehors de l'Afrique du Sud qui émerge avec les contradictions énoncées et du Burkina qui continue de produire avec une belle vigueur un cinéma partagé entre l'ancien et le nouveau, l'étalon d'argent attribué à La Chambre Noire du Marocain Hassan Benjelloun signale la vitalité du Maroc qui en soutenant efficacement la production produit de dix à douze longs métrages par an. Mais il n'est pas neutre non plus de voir un jury présidé par un proche de l'ancien roi primer un film qui revient avec courage sur les tristement célèbres années de plomb à travers la répression qu'ont subi les militants des partis politiques interdits.
De la même façon que Jawhara (fille de prison) de Saad Chraibi, La Chambre Noire a les défauts d'une reconstitution historique linéaire se voulant réaliste et dénonciatrice mais a le mérite de poser à une société qui se penche sur son passé la question de sa mémoire. De plus, il est sympathique de voir Hassan Benjelloun recevoir enfin une récompense pour son cinéma engagé (Les Amis d'hier, Jugement d'une femme).

(...)Le Maghreb était présent dans la compétition avec un bel équilibre, deux films par pays, sur lesquels nous avons déjà écrit, et ont picoré quelques récompenses dans le palmarès, sachant que le prix du montage a été attribué par le jury à Andrée Davanture pour Le Prince, en hommage au rôle immense qu'elle a joué dans cette cinématographie, et qu'elle continue de jouer puisque trois films de la compétition ont été montés par elle (La Nuit de la vérité, Tasuma et Le Prince).

(...)Par contre, les tendances énoncées laissent augurer des enjeux des cinématographies africaines pour l'avenir. Entre une Afrique du Sud techniquement et même financièrement sous influence américaine par les nombreux tournages qui s'y déroulent et un Maghreb qui continue de produire des films inégaux mais en prise avec leurs réalités sociales et historiques, le Burkina apparaît comme une oasis de cinéma au milieu d'une immensité noire d'où ne sortent que quelques productions isolées.
Par contre, la bonne tenue des courts métrages, la richesse de la sélection TV-vidéo et surtout l'importance et l'attrait de la sélection "Côté Doc" montrent qu'une Afrique se prend en main pour réaliser ses propres images dans de nouvelles conditions de production, moins contraignantes et moins soumises à influences. Surtout, le documentaire s'affirme comme une voie royale pour témoigner et interroger. Reste à trouver la diffusion de ces images que les télévisions sont encore bien frileuses à reprendre et surtout à financer."

L'intégralité de l'article est disponible sur www.africultures.com:
www.africultures.com/index.asp?me ...


• > "Morceaux de foi au Burkina", par Michel Henry, Libération, 09/03/05

Michel Henry, envoyé spécial à Ouagadougou, revient sur quelques destins passionnés et passionnants découverts au Fespaco. Morceaux choisis:

"Les ménages de Zalika

Zalika Souley n'est pas venue au Fespaco. L'actrice nigérienne est désormais «femme de ménage dans un pays étranger», dit Rahmatou Keita, comédienne nigérienne basée à Paris, dans son documentaire Al'leessi (le destin). Années 60 : le cinéma nigérien est pionnier en Afrique. Mustapha Alassane réalise Le Retour d'un aventurier, un western noir, pour montrer que «même les Africains peuvent être cow-boys». Les acteurs nigériens prennent des noms américains, Gary Cooper ou Reagan. «On veut être comme des Blancs. C'est toujours eux qui gagnent.» Les cow-boys poursuivent des girafes, mais Gary Cooper ne veut pas embrasser. «C'est pas dans la religion, c'est un truc de Blancs.» (...)

Cette confusion entre réalité et fiction s'avère fatale à Zalika. A Niamey, elle subit les insultes : dans les films, elle ose regarder les hommes dans les yeux. «On a dit que j'étais dévergondée.» Son père la mord pour lui «extirper cette passion» du cinéma. En vain. Même si on ne la paye pas souvent, Zalika continue à jouer les rôles de sale fille. «Si elle a trahi, c'est dans les films, pas dans la réalité, tempête son producteur. Elle aime tellement ce métier qu'elle ne sait rien faire d'autre. Or, ce métier n'existe pas.» Le cinéma a fait sa vie, il l'a aussi détruite. Si Zalika, 58 ans, nettoie votre parquet, n'oubliez pas qu'elle est une grande actrice.

La petite entreprise de Boubakar

Boubakar Diallo n'était pas sélectionné. Qu'importe. On l'appelle, il envoie un minibus vert et nous reçoit chez lui, pour une projection dans son salon, où il tourne certaines scènes. A 42 ans, Boubakar fabrique des films à succès en DVcam, avec 30 000 euros de budget. Le directeur de «l'hebdromadaire satirique burkinabé», le Journal du jeudi, également romancier et scénariste, était fatigué d'attendre les subventions. «S'il faut trois à cinq ans pour un financement, on ne va pas rester les bras croisés.» En mai 2004, il crée les Films du dromadaire. Deux mois plus tard sort Traque à Ouaga, 28 000 entrées. Six mois après, Sofia : «On a battu tous les records, 42 000 entrées au Burkina.» Ce n'est pas art et essai, c'est juste du divertissement. Deux semaines de préparation, trois de tournage, cinq de montage : ce système à la nigériane ne va pas sauver le cinéma d'auteur, mais Diallo veut créer «un cinéma africain d'autofinancement». Les subventions restent les bienvenues : on ne va pas se fâcher, Boubakar est un entrepreneur malin. Son épouse produit, le financement est assuré par des entreprises locales «contre une visibilité dans le film». Diallo laisse son téléphone sur vibreur pendant le tournage, «dans l'espoir d'un appel pour de l'argent». Il utilise toujours le même groupe d'acteurs. «On les paye moins que dans les films normaux, mais plus souvent.» Pendant les projections, son équipe se dissémine dans les salles pour voir comment le public réagit. «On en tient compte pour le tournage suivant.» Diallo, qui prépare un troisième long métrage, Dossier brûlant, est un self-made man heureux.

Le secret de Kalala

On a vu Kalala le Tchadien au Fespaco 2003. Quelques mois plus tard, il est mort, à 40 ans, du sida. Il l'avait caché. Kalala était l'ami et producteur de Mahamat-Saleh Haroun. Kalala s'appelait Hissein Djibrine. Il a fait le test puis s'est tu. Etre séropositif, ça veut dire qu'on a «forniqué», rappelle une agente de santé à N'Djamena. Alors, on préfère le cacher. «Y'a des codes d'honneur. Vaut mieux mourir qu'être rejeté», soupire Haroun, Tchadien basé en France, qui lui consacre un docu inédit, Kalala. Pourtant, Kalala se fichait du qu'en dira-t-on. Mais le poids du groupe a été le plus fort. Il a préféré la mort à la honte.

Jean, «sentimental» puissance 5

«Bonjour, je m'appelle Jean Salif Diallo, j'ai 55 ans, je suis père de famille, j'ai cinq épouses, presque 25 gosses.» Ayant exercé les métiers d'orpailleur, puisatier, pêcheur, chauffeur, mécanicien, interprète, photographe et comédien, Jean Salif, tour à tour musulman, catholique, puis à nouveau musulman, se dit «trop sentimental» : «Quand j'aime, je préfère marier que faire la cour.» Donc, il s'est marié. En 1975, 1980, 1985, 1986, 1992... La première épouse lui a demandé de «signer pour la monogamie. Il a refusé, il m'a bien eue.» Agent de l'Etat à la retraite, Jean se voit comme «le président de la maison». Sa première est vice-présidente. Chacune leur tour dans son lit. Parfois, il est «indisposé». «Quand tu es indisposé, tu ne peux pas rendre service à ta femme, tu lui dis. Il y a la fatigue corporelle.»

En revanche, Jean assure pour les besoins matériels. «Je suis un bon berger qui donne sa vie pour ses brebis.» 5 x 5 (cinq femmes fois cinq enfants égale vingt-cinq), l'habile docu inédit du cinéaste sénégalais Moussa Touré ne prend pas position. Ni réquisitoire, ni plaidoyer. Les épouses regrettent : «Toutes les femmes du monde aimeraient être seules avec leur mari», dit l'une. Et les garçons doutent qu'ils feront comme leur père : «25 gosses, ça en fait autant qui ont du mal à assurer leur avenir», dit l'aîné. Et la sixième épouse, Jean, c'est pour quand ? Les cinq épouses veulent croire qu'il n'aura pas les moyens. Lui reste évasif...

Rosalie sur la piste numérique

Arbitre international de foot, couturière, coiffeuse, Rosalie N'Dah, Béninoise qui pète le feu, fait aussi du cinéma numérique ambulant. Installé au Bénin depuis 2001, au Niger et au Mali, le Cinéma numérique ambulant (CNA ; www.c-n-a.org) diffuse, avec ses véhicules 4 x 4 et sa vidéo numérique, des films africains dans la brousse. Le principe : aller dix fois dans un village. Rosalie, 31 ans, qui parle six langues du Nord-Bénin plus deux du Sud, et le français, traduit et commente pendant les projections. A Ouaga, le CNA a diffusé dans des quartiers. La séance commence par un Buster Keaton, le public est hilare. Puis, avant le film africain, un court métrage, Moussa le taxi, sur le sida. «Les hommes, faut mettre la capote, crie Rosalie, les femmes, faut les obliger!» Un spectateur : «Et la capote pour les femmes, c'est pour quand ?» D'autres fois, c'est un docu sur l'excision, le trafic des enfants... «Au Bénin, dit Rosalie, certains spectateurs n'ont jamais entendu parler du sida ! Sur l'excision, souvent, ça les choque, ils nous demandent de quel droit nous la combattons. Dans mon village, on excise les filles à 20-22 ans. Ils disent: "Si tu ne fais pas l'excision, tu ne seras pas fidèle, pas heureuse, tu ne trouveras pas de mari", tu te fais insulter en public, c'est la honte.»

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• > "Zoom sur le Côté Doc du Fespaco" par Candide Etienne, sur www.clapnoir.org

"Noelle est une jeune passionnée du cinéma. Elle travaille avec l’équipe de l'Association Ecrans qui coorganise le Côté Doc du Fespaco avec le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone, et le réalisateur documentariste Jean-Marie Téno. Cette année, l’association organise pour la seconde fois et ce pendant 5 jours, un espace de rencontre pour une meilleure diffusion du genre documentaire dans les foyers à travers la télévision, à l’école et sur les écrans de cinéma.

Vous imaginez que son programme est bien chargé. Entre les affiches à coller, les films à programmer et les différents contacts à prendre, elle se démène tant bien que mal pour que la semaine soit une réussite à l’image de celle de l’édition précédente. " Nous n’avions pas imaginé que l’édition précédente aurait un tel succès. La salle était toujours pleine, et le réalisateur que nous avons invité pour les leçons du cinéma a finalement remporté l’étalon. C’est Sissako de la Mauritanie. "

L’Association écran regroupe une quinzaine de personne ici à Ouaga. Il est le fruit d’un français, Stéphane, qui après avoir lancé cette association à Mayotte, a fait de même à Ouaga. " Nous avons à notre actif plusieurs manifestations. Au mois de novembre, nous avons organisé une rencontre autour du cinéma documentaire dans trois villes du Burkina Faso : Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Koudougou. En juin, nous avons organisé une rencontre cinématographique autour du court métrage. Le documentaire et le court métrage sont des genres peu vulgarisés dans les différentes projections et manifestations cinématographiques"

Le Côté Doc ne fait pas de sélection de film. Seul les films sélectionnés par le Fespaco sont diffusés. "Le plus que nous apportons est la participation du réalisateur pour des séances de débats portant sur le film avec tous les participants. "

Simple lieu de projection ? Non. Le Côté Doc organise aussi des conférences sur la problématique du film documentaire aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Pour Noelle, "Les réalisateurs doivent avoir un regard concret sur la société. Le film documentaire reflète réellement ce que vit la société. Le film documentaire doit pointer du doigt la réalité africaine et cela casse les préjugés, les barrières que nous avons en nous."

Le Côté Doc est aussi un lieu de formation. Un réalisateur donne aux participants son regard sur les différentes techniques de réalisation, son regard sur l’art et sa manière de se mettre dans le sujet pour que son film soit le plus possible prêt de la réalité. Après Sissako, c’est au tour de Samba Felix Ndiaye de partager son expérience avec tous. "Tous ceux qui entrent dans le métier doivent avoir un modèle. La nouvelle génération doit avoir un modèle. Et les anciens sont là pour apporter leurs expériences aux jeunes. Et ça, le Côté Doc le permet déjà et doit le perpétuer".

Cette année, l’Association Ecrans souhaite intéresser les élèves et étudiants aux films documentaires. A chaque projection, une cinquantaine de place seront réservés à cette frange de la jeunesse pour non seulement les faire aimer ce genre, mais pourquoi pas, allumer la petite flamme qui fera d’eux les créateurs de demain.

La première projection du Côté Doc se fera avec le film de la nigérienne Rahmatou Keïta, Al'lèèssi. L'équipe d'organisation propose aussi un bulletion d'information dont le contenu est axé sur des informations relatives au documentaire, des interviews de réalisateurs et le leçon de cinéma. Hervé dirige la rédaction de ce bulletin.

Rappelons que l’Association Ecrans a été crée en 2002. Cette association burkinabé a pour but la promotion et la diffusion des cinémas d’Afrique, la mise en place des stages de sensibilisation ou de formation aux métiers de l’image et l’organisation des manifestations autours du cinéma."

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• > "Au Fespaco, le cinéma africain se plonge dans son histoire avec l'aide du numérique", Elisabeth Lequeret, Le Monde, 05/03/05

"Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision du Burkina Faso montre l'émergence d'une jeune génération d'auteurs dont l'écriture a été renouvelée par le recours à la caméra DV.

Tous les deux ans, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) permet de dessiner hypothèses, tendances et lignes de fuite. Car, si le festival burkinabé est avant tout une grande fête du cinéma, endeuillée cette année par une ouverture dramatique - deux morts par bousculade lors de la soirée inaugurale - c'est aussi un marché, un lieu de rencontres et de débats, un forum de discussion.

Avec vingt longs métrages - et autant de courts - en compétition, au total plus de 170 films, cette 19e édition, du 26 février au 6 mars, offre une vitrine des cinématographies noires, Afrique et diasporas confondues.

La cartographie qui s'y dessine n'a guère changé depuis dix ans : stagnation dans le Maghreb, à l'exception du Maroc, marasme quasi général en Afrique noire francophone, timide émergence de l'Afrique australe, explosion nigériane. Et, pour toile de fond, la dégradation des salles de cinéma. "D'ici à la fin de l'année, il n'y aura plus que quatre pays, en Afrique francophone, qui auront des salles d'exclusivités", note Frédéric Massin, exploitant de salles au Mali et au Cameroun.

Cette édition aura permis d'infirmer une hypothèse : les promesses de la pléthorique sélection sud-africaine (19 films) ont fait long feu. Drum (Zola Maseko), Max et Mona (Teddy Mattera), U-Carmen ekkayelitsha (Mark Domford-May) : de ce peloton qui oscille entre esthétique publicitaire et canons hollywoodiens, seul émerge Zulu Love Letter.

Le deuxième long métrage de Ramadan Suleman a pour héroïne une journaliste noire, Thandeka, témoin d'un meurtre. Le film double cette première fiction d'une seconde, la difficile relation de Thandeka avec sa fille sourde-muette. En dépit de ses maladresses, la beauté du film tient aux rapports secrets qu'entretiennent ces deux lignes, où les douleurs indicibles de l'apartheid ne peuvent plus s'exprimer que sur la scène domestique. La parole, bloquée, devient la métaphore de toutes les apories de la commission Vérité et Réconciliation.

Partout ailleurs, l'Histoire semble resurgir sur le devant de la scène fictionnelle. Dans La Nuit de la vérité, la Burkinabé Fanta Regina Nacro propose une politique-fiction dans un pays imaginaire, entre Rwanda 1994 et Côte d'Ivoire 2002. Un héros, de Zeze Gamboa, conte les tribulations d'un soldat mutilé dans l'Angola de l'après-guerre.

LE CONTINENT SE RACONTE

Aux lisières de ce cinéma, classique dans ses choix esthétiques autant que par ses moyens de production, toute une jeune génération de cinéastes est pourtant en train d'émerger. A ceux-là, le numérique a libéré la voie. Tournés avec des moyens dérisoires et en un temps record, leurs films, souvent très influencés par la sitcom, frappent aussi par leur acuité documentaire, leur façon de capter les lumières et les sons de la ville (Bamako dans L'Arnaque, du Malien Ousmane Diadié Touré, Ouagadougou dans Sofia, de Boubakar Diallo).

Dans le documentaire aussi, les petites caméras DV ont permis aux cinéastes de renouveler leur écriture et de donner la parole aux sans-voix. Kalala, du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, emprunte à la forme du journal intime pour dessiner le portrait d'un ami trop tôt disparu.

Après deux fictions "classiques", le Sénégalais Moussa Touré est passé à la DV, avec le magnifique Nous sommes nombreuses (Fespaco 2003) et 5 × 5 : "Avant, on se bagarrait pour avoir de l'argent. Grâce à la DV, tout ce temps qu'on gagne en palabres, on peut le consacrer à la réflexion. Aujourd'hui, je peux me permettre de parler de moi, de ce qui m'intéresse dans ma société."

Dans 5 × 5, Touré filme la famille d'un ami polygame, Jean. Sans jamais quitter l'enceinte d'une cour pleine d'enfants, de volailles et d'une carcasse de 4L, 5 × 5 présente avec malice, distance et générosité un polygame convaincu et fier de l'être, dans un portrait plus parlant que n'importe quel réquisitoire.

C'est ce même jeu du in et du off qui parcourt Ask Me I'm Positive, du Sud-Africain Toboho Edkins, périple de trois jeunes séropositifs qui sillonnent le pays pour présenter un film pédagogique sur le sida dont ils sont les héros. Là aussi, le film déjoue tous les clichés : parce que le voyage éducatif y vire au pop star tour, sa charge émotionnelle est sans cesse subvertie par une sombre ironie.

Al'lèèssi... une actrice africaine, de Rahmatou Keita, fait le portrait de l'actrice nigérienne Zalika Souley, "Brigitte Bardot africaine", star des films de Mustapha Diop et d'Oumarou Ganda. Al'lèèssi pose aussi des interrogations cruciales sur le statut des acteurs et des cinéastes en Afrique. Autant de films qui partent du particulier pour dessiner des portraits pleins d'acuité de l'Afrique contemporaine.

"C'est enfin au tour de ce continent de se raconter, et son récit est plus juste, car nourri de beaucoup d'interrogations et d'observation, note le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako. Il est clair que l'avenir du cinéma africain se trouve là où les gens ne se sont pas exprimés. Jusqu'ici, en Afrique, on a toujours traité des sujets. Aujourd'hui, c'est l'homme qui importe : 5 × 5, c'est un film sur la question de l'être." Le numérique permettra-t-il aux Africains de se réapproprier leur(s) histoire(s) ? A Ouagadougou, cette semaine, tout tendait à le prouver."

Elisabeth Lequeret

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@ ...


• > "L'Afrique francophone au bout du rouleau", Michel Henry, Libération, 02/03/05

Les professionnels se sont réunis à Bamako, à la recherche de solutions.

Comment ça va l'Afrique, avec son cinéma ? Pas bien, docteur. Dans l'espace francophone subsaharien, au moins, c'est marabout et bouts de ficelle pour assurer la survie des images. Réunis à Bamako les 24 et 25 février (Pour les 3es Rencontres Beaune to Bamako, organisées par l'Ucecao, Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique de l'Ouest et l'ARP, société civile des Auteurs-réalisateurs-producteurs) par Souleymane Cissé, empereur du cinéma malien, des professionnels d'Afrique de l'Ouest se sont penchés sur ce moribond. Nombre de films produits : quatre ou cinq par an. Des salles pour les voir ? Certains pays n'en ont plus ; là où elles existent, elles périclitent. Système de distribution ? Inexistant.

Le cinéaste africain est condamné à «l'invisibilité», se désole le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun. On fait des films, les Africains ne les voient pas. Le cinéaste, lui, devient, selon Haroun, «un enfant de la rue» qui «tend la sébile aux institutions internationales». Et les Etats se gardent bien de protéger leurs cinémas nationaux. «On se demande s'ils ne le font pas délibérément, car les cinéastes sont souvent trop subversifs à leurs yeux», assure Haroun.

Poids lourd. Des solutions ? On se tourne vers l'exemple du Nigeria. Un poids lourd, décrit par le producteur Bologun, prénommé Mohammed Ali ­ qui cogne dur. Combien de divisions, le Nigeria ? 50 films tournés par mois en vidéo, 600 réalisateurs, un marché de 120 millions d'habitants, avec 70 télés à fournir. Le système, surnommé Nollywood, se révèle difficilement transposable. Mais il y a des idées à prendre. Tout est tourné en vidéo, ce qui permet du répondant : «Au Togo, on serait déjà en train de tourner des films sur les récents événements», assure Ali. Car au Nigeria on tourne beaucoup et vite : «Quand la demande est créée, il faut produire. C'est le système de la bicyclette, il faut tout le temps pédaler, sinon on tombe.»

Les télés diffusent les films sans payer de droits, mais en contrepartie passent des pubs pour les promouvoir. Ensuite, le film est vendu en VCD (DVD au rabais), moins de 3 euros pièce. Evidemment, ce système fait bondir les cinéastes qui se revendiquent auteurs. Car il n'encourage guère la créativité. Ali rétorque : «Je ne dis pas qu'on est les meilleurs, mais au moins on va quelque part.»

Pour aller quelque part, Jean-Jacques Annaud, à Bamako, est allé au marché, chercher des VCD de films africains. Le réalisateur de La Guerre du feu a eu du mal. «On me proposait Roots ou des séries B afro-américaines. Finalement, je suis tombé sur cinq Sembène Ousmane, pour 1,50 euro pièce. Ce pauvre Sembène ne va rien récupérer là-dessus.»

Le piratage fait des ravages. Impossible à juguler. Le cinéaste ivoirien Fadika explose : «Au lieu de laisser les autres pirater nos films, piratons-les nous-mêmes ! Il faut s'approprier le circuit de distribution !»

Sans doute pas la bonne solution. Mais que faire ? Créée en 1998, l'Ucecao se rêve en groupe de pression. «Si les organisations professionnelles ne jouent pas leur rôle, les pouvoirs politiques ne bougeront pas et on aura toujours l'humiliation de recommencer chaque fois de zéro, même quand on s'appelle Souleymane Cissé», analyse Toussaint Tiendrebeogo, producteur burkinabé. Il faudrait exiger des Etats un cadre législatif et économique, un système de quotas sur la diffusion télé. Ce n'est pas gagné.

Piratage. Côté international, Africa Cinémas, structure créée en 2003 par les bailleurs de fonds (Europe, France, Francophonie) pour aider la distribution, n'a pas atteint ses objectifs, malgré un budget annuel de 1,5 million d'euros. Les exploitants s'asphyxient. Ils ne peuvent combattre les VCD illégaux, le piratage télé satellite et les salles vidéo grand écran. Dans ce désastre, le dilemme est cruel pour les cinéastes : arrêter le film pour la vidéo ? C'est bien moins cher. Mais ça signifie se faire manger par la piraterie et disparaître des grands festivals : le Nigeria n'y brille guère, malgré sa production pléthorique. Annaud exhorte à privilégier le numérique. Mais il est encore trop cher, et «nous sommes des pays poussiéreux, le numérique n'aime pas», rappelle un exploitant malien."

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• > "Coup de projecteur sur le cinéma burkinabè", Interview de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, www.afrik.com

Interview de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso par Habibou Bangré

Extraits:

Burkina super producteur cinématographique. Le petit Etat ouest-africain, qui accueille la 19e édition du Fespaco, présente pour ce grand rendez-vous panafricain du cinéma neuf films sur vingt en compétition officielle longs-métrages. Alors que certains pays peinent à produire, le Burkina Faso semble tirer son épingle du jeu honorablement. Quels sont ses atouts et ses faiblesses ? Réponse de Mahamoudou Ouédraogo, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, qui revient également sur son rôle et son sentiment quant à l’actuelle fête africaine du cinéma.

Afrik.com : Tous les films burkinabés n’ont pas pu passer en sélection officielle parce que trop nombreux. Comment expliquez-vous que les cinéastes burkinabés soient si prolixes, alors que certains dans d’autres pays peinent à produire ?
Mahamoudou Ouédraogo : Quand j’ai reçu le patron du cinéma camerounais, il m’a posé la même question que vous : «Quelle est la recette des cinéastes burkinabés ? » Je lui ai dit : « Le jour où le Cameroun me donnera la recette des footballeurs camerounais pour réussir, je lui donnerai la recette des cinéastes burkinabés ».

Afrik.com : Les cinéastes burkinabés arrivent-ils à vivre de leur art ?
Mahamoudou Ouédraogo : Certains s’en tirent très bien et n’exercent que la profession de cinéastes, comme Gaston Kaboré ou Idrissa Ouedraogo, pour ne citer qu’eux. Mais d’autres ont un autre métier à côté. Beaucoup d’artistes ont une carrière en dents de scie. Et, contrairement à un fonctionnaire ou un salarié d’entreprise privée, ils ne cotisent pas obligatoirement à la caisse de retraite ou de sécurité sociale. Une situation à laquelle nous souhaitons remédier. Des textes, quant au statut de l’artiste, sont terminés et ils devraient être analysés en conseil des ministres.

Afrik.com : L’Etat burkinabé avait mis en place un fonds d’aide aux cinéastes du pays. Existe-il toujours ?
Mahamoudou Ouédraogo : Le gouvernement avait mis en place un système de financement en espèces par l’intermédiaire d’un fonds alimenté par une taxe sur les billets de cinéma. Mais il y a eu une crise du cinéma africain pendant laquelle les gens allaient beaucoup moins dans les salles obscures. Il y avait donc moins de taxes perçues sur les billets, et donc moins d’argent pour les cinéastes. Au début des années 90, il n’y avait pratiquement plus rien dans les caisses. Ce qui a provoqué une baisse de la production cinématographique.

Afrik.com : Comment était attribué l’argent de ce fonds ?
Mahamoudou Ouédraogo : Une commission recevait des dossiers et opérait des choix. Mais il y a eu une confusion, car là où l’Etat pensait faire des prêts, les cinéastes ont pensé qu’il s’agissait d’un don. C’est l’une des raisons, en plus de la crise du cinéma africain, qui a conduit à la disparition de ce fonds.

Afrik.com : L’Etat a-t-il créé une autre forme d’aide pour combler la disparition du fonds ?
Mahamoudou Ouédraogo : Le gouvernement a mis l’accent sur l’aide collective et matérielle. C’est-à-dire que nous nous sommes équipés en caméras et en véhicules et nous avons formé des techniciens. Pour chaque film, à la demande du réalisateur, l’Etat met à disposition le matériel, les techniciens et la logistique. Par ailleurs, l’Assemblée nationale vient de voter une loi portant sur l’orientation du cinéma et de l’audiovisuel. Le texte prévoit un nouveau fonds, avec une aide importante de l’Etat, pour relancer le financement des productions filmiques et audiovisuelles.
(...)

Afrik.com : Le coût d’une place peut aller de 500 à 2 000 FCFA. Est-ce un frein à la fréquentation ?
Mahamoudou Ouédraogo : Les Burkinabés aiment le cinéma africain et burkinabé plus particulièrement. Ils vont souvent dans les salles et s’organisent pour pouvoir le faire. Aller au cinéma, c’est s’enrichir intellectuellement, enrichir son imaginaire et partager artistiquement avec les auteurs des films. Cela coûte moins cher que d’aller au restaurant. C’est bien de manger ! Mais c’est bien aussi de nourrir l’esprit.

Afrik.com : En dehors du Fespaco, les Burkinabés s’intéressent-ils plus au cinéma africain ou aux superproductions étrangères ?
Mahamoudou Ouédraogo : Il est clair que, pendant le Fespaco, les films africains battent tous les records. Les superproductions hollywoodiennes sont à la traîne lors de cet événement. Mais en dehors du Fespaco, il est vrai que ces superproductions ont le vent en poupe. Cela est dû au fait qu’il n’y a que pendant que le Fespaco que l’on a réellement l’occasion de voir des films africains. Ces derniers sont rares le reste du temps, sauf lorsque des réalisateurs ou des producteurs audacieux prennent le relais et vont voir les distributeurs et les propriétaires de salles de cinéma. Sinon, il est difficile de voir un film africain en Afrique.

Afrik.com : Pourquoi est-ce difficile ?
Mahamoudou Ouédraogo : Pour plusieurs raisons. En principe, il existe des rôles distincts dans l’industrie cinématographique. Le producteur cherche de l’argent pour permettre à un réalisateur de tourner un film. Le distributeur prend ce film et le fournit aux exploitants des salles de cinéma. Mais en Afrique, le réalisateur est en même temps le producteur et le distributeur et parfois même l’exploitant de salles. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de gens pour assurer pleinement le rôle de producteur. Prenons Ousmane Sembène, symbole vivant du cinéma africain. Malgré tout son grand talent, lorsqu’il veut tourner un film, c’est la croix et la bannière pour trouver de l’argent. Il n’a pas de producteur, alors il devient son propre producteur. Il cherche lui-même l’argent pour pouvoir financer son film. Par ailleurs, il n’y a pas de distributeurs. Donc, les cinéastes sont obligés de distribuer eux-mêmes. Le CIDC (Consortium interafricain de distribution cinématographique, ndlr)-Ciprofilms (Consortium interafricain de production de films), deux structures jumelées qui étaient basées à Ouagadougou, devaient combler le vide en matière de production et de distribution. Malheureusement, elles ont disparu, pour des raisons de gestions.

Afrik.com : Est-il prévu de remettre sur pied d’autres structures de ce type ?
Mahamoudou Ouédraogo : Ce n’est pas parce qu’il y a eu un échec qu’il ne faut pas recommencer. L’échec nourrit le succès pour ceux qui ne se découragent pas et tirent un enseignement de ce qui a échoué. Si j’avais un appel à lancer, cela serait qu’il y ait d’autres expériences ici ou ailleurs, car on ne peut pas avancer si l’on n’est pas bien organisé dans tous les compartiments du cinéma. Parce que l’on a beau donner de l’argent ou avoir du matériel, s’il n’y a que des hommes orchestres, le bout du tunnel est encore loin. Il faut que des Africains engagés et volontaires créent des structures de production et de distribution. Mais il faut aussi que les commerçants, les opérateurs économiques et les banques soient moins frileux à l’égard du cinéma. Car si le cinéma fonctionne dans d’autres pays, c’est que les banquiers, les opérateurs économiques et les industriels investissent dans le cinéma.
(...)

Afrik.com : Est-ce que les salles du Burkina sont équipées pour projeter des films en numérique ?
Mahamoudou Ouédraogo : Nous sommes en train de doubler en numérique nos salles, c’est-à-dire que nous les équipons pour qu’elles puisent passer des films à la fois en analogique et en numérique. A l’heure actuelle, trois salles sont « doublées » sur la vingtaine que compte le pays.
(...)

Afrik.com : Quelle est votre plus grande fierté, votre plus beau souvenir, en matière de cinéma burkinabé ?
Mahamoudou Ouédraogo : J’en ai plusieurs, car je suis fier à chaque fois qu’un réalisateur burkinabé parvient à réaliser son rêve, à savoir de produire un film. C’est une source de joie, car ce travail s’apparente à l’accouchement d’une femme : la période de grossesse et d’enfantement est toujours douloureuse, mais à la fin, il y a le bonheur."

Intégralité de l'article ici:
www.afrik.com/article8166.html


• > "Evolution du Fespaco depuis sa naissance", Interview de Alimata Salambéré, www.afrik.com

Interview de Alimata Salambéré, l’une des fondatrices du festival panafricain du cinéma de Ouagadougou sur www.afrik.com

Extraits:

Afrik.com : Comment expliquez-vous que les Burkinabés soient si prolifiques maintenant ?
Alimata Salambéré : C’est l’engouement. Nous avions déjà de jeunes talents dans le pays qui avaient la vocation, mais qui n’avaient peut-être pas l’occasion de produire quelque chose. Par ailleurs, certains, après avoir vu un festival ou deux, ont ressenti, eux aussi, l’envie de faire du cinéma. Des films ont donc par la suite été présentés. Des films plus ou moins réussis, mais qui avaient le mérite d’exister. Petit à petit, de jeunes réalisateurs sont nés, comme Gaston Kaboré, Idrissa Ouédraogo et Pierre Yaméogo, pour citer les plus grands de Ouagadougou.

Afrik.com : Le Fespaco signifie Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou. Par la suite, la mention « et de la télévision » a été rajoutée. Pourquoi ?
Alimata Salambéré : Les cinéastes avaient des problèmes de distribution, ce qui est encore vrai aujourd’hui. Le fait de faire des co-productions télévision-cinéma peut être un tremplin pour le cinéma africain. C’est pour cela que nous avons rajouté la télévision, quelques années après la naissance du Fespaco, dans la dénomination du festival. Car les deux (le cinéma et la télévision, ndlr) peuvent travailler ensemble. C’est pourquoi nous avons également créé le Mica (Marché international du cinéma et de la télévision africains, ndlr), où l’on peut vendre des films aux télévisions, mais aussi aux exploitants de salles. Car c’est bien de produire des films, surtout quand on n’a pas beaucoup de moyens pour le faire, mais il faut pouvoir les vendre pour que les cinéastes vivent de leur travail. Des réalisateurs et des producteurs se rendent au Mica, visionnent au centre culturel. Ils font leur choix et discutent des prix. L’idée marche bien car beaucoup de films sont vendus.
(...)
Afrik.com : L’Etat vous a-t-il soutenu pour organiser les Fespaco ?
Alimata Salambéré : En 1969, à la première session de ce qui n’était pas encore appelé le Fespaco, nous avions invité le Président, qui était M. Lamizana. Il est venu avec les membres du gouvernement et nous a dit que c’était une très bonne chose. C’est à ce moment que nous avons demandé l’autorisation de faire la deuxième session l’année suivante avec l’appui du gouvernement, qui nous a donné les moyens pour pouvoir le faire. L’Etat burkinabè finançait au départ l’ensemble du Fespaco. D’ailleurs, pendant longtemps, les cinéastes l’ont reconnu et ont toujours félicité le pays de le faire alors qu’il n’avait pas de moyens. Ce n’est qu’au bout de quelques temps, lorsque le festival a gagné une renommée internationale, que l’Agence internationale de la francophonie, puis l’Union européenne, sont intervenus financièrement. Par ailleurs, à chaque coup d’Etat, qui avait généralement lieu à la fin de l’année et donc proche du Fespaco qui s’ouvre en février, il y avait un couvre-feu. Mais il était levé pendant la durée du festival, pour que la manifestation puisse se tenir. Et le peuple s’y rendait sans incidents. Cela prouve que à quel point les autorités et le peuple burkinabé tiennent Fespaco.

(...)
Afrik.com : Quel bilan feriez-vous de l’aventure Fespaco ?
Alimata Salambéré : Ceux qui sont là aujourd’hui peuvent être fiers, le Fespaco a pris une telle ampleur ! Surtout quand on sait qu’au début nous étions très, très loin de nous imaginer qu’il aurait une telle envergure. Le Fespaco a, même, suscité beaucoup de vocations dans le métier du cinéma au Burkina et même en Afrique.

L'intégralité de l'article ici:
www.afrik.com/article8175.html


• > « Focus on Africa » au Festival de Berlin, Compte-rendu des ateliers sur les cinémas africains par Jasmine Champenois pour www.africultures.com

Extraits de l'article de Jasmine Champenois pour www.africultures.com

"L’Afrique est à l’honneur du festival international du film de Berlin qui se tient du 10 au 20 février 2005. C’est en tout cas ce que son directeur artistique, Dieter Kosslick, déclarait à l’ouverture de l’évènement. Pourtant les quelques cinéastes d’Afrique présents ne l’entendent pas ainsi…

Focus on Africa. Les trois mots sont repris en chœur dans la salle de théâtre qui accueillent, mardi 15 février, l’atelier pour les cinéastes africains organisé par la Berlinale. Les programmateurs de l’atelier, Dorothée Wenner (Berlinale) et Keith Shiri (Africa at the Pictures, Londres) s’en réjouissent. Des réalisateurs venus du Cameroun, du Sénégal, du Nigeria et d’Afrique du Sud soulignent, quant à eux, le faible nombre de productions africaines projetées dans le festival.
(...)
La création du World Cinema Funds, un prix visant à soutenir un film du Sud, ainsi que de récents accords de co-production entre le Festival de Berlin et l’Afrique du Sud peuvent laisser supposer de meilleurs lendemains.
A Berlin, le focus on Africa ne se trouvait donc pas sur la scène principale de la Potsdamer Platz mais dans le théâtre périphérique qui accueillait l’atelier We Want You to Want Us. Titre alléchant pour ce forum d’une journée destiné à donner quelques idées de marketing aux professionnels du cinéma africain. L’équipe du film U-Carmen par exemple, est venue exposer les challenges de la réalisation et de la distribution cinématographiques en Afrique du Sud. Ce film sera distribué prioritairement dans les townships grâce à une stratégie de distribution alternative (medias locaux, projections dans des salles de quartier, etc.). Il est encore trop tôt pour savoir si ces nouvelles stratégies permettront de relancer la distribution des films vers leur public national.
Les discussions sont vives. Les cinéastes africains doivent-ils se concentrer davantage sur leur public d’origine ? Les professionnels de la coopération devraient-ils mettre plus d’emphase sur la création de salles et d’un réseau de formation audiovisuelle sur le continent ? Les quelques festivals africains présents lors de cet atelier comme le Sithengi de Cape Town ou encore le Zimbabwe International Film Festival semblent aller dans ce sens en essayant d’atteindre de plus en plus les communautés locales et développer ainsi un marché viable. Pour le responsable du programme d’assistance media de l’Union européenne, Johannes Gehringer, l’aide du Nord doit viser un développement de la distribution en Afrique et pas seulement dans les festivals d’Europe. « La culture comme l’éducation et la formation sont des nécessités au développement social et économique d’un pays » souligne-t-il.
Les difficultés viennent aussi du peu de soutien des gouvernements africains dans la promotion d’une industrie cinématographique nationale ou panafricaine. Si les deux grands festivals comme le Fespaco (Burkina Faso) ou le Sithengi (Afrique du Sud) reçoivent le soutien de leur gouvernement respectif, les petits festivals comme ceux qui existent au Cameroun ou au Sénégal peinent encore à boucler leur budget. A la suite de la réunion préparatoire tenue durant le Festival de Mons (16 février 2005), la question d’une coordination africaine des festivals est évoquée. Les représentants présents dont le Sithengi (Cape Town), Lagunimages (Bénin), Festival de Film de Quartier (Dakar, Sénégal) ont souligné que des relations informelles existent déjà entre les programmateurs de festival en Afrique ; ils s’inquiètent d’ailleurs d’une structure de coordination panafricaine qui pourrait risquer d’enfermer les festivals dans des lourdeurs administratives. L’idée d’une base de données rassemblant les informations (dates et programmations) des divers festivals de film en Afrique est cependant vivement encouragée.(...)"

L'intégralité de l'article est disponible à l'adresse suivante:
www.africultures.com/index.asp?me ...




Ameriques   
  • > 2004 : une autre excellente année pour le cinéma québécois

En 2004, l’assistance aux films québécois a atteint le record de 3,9 millions d’entrées, ce qui équivaut à 13,8 % de toute l’assistance. Cette performance est d’autant plus remarquable que l’assistance globale des cinémas a connu un deuxième recul consécutif cette même année.

En effet, l’assistance globale a compté 28,3 millions d’entrées en 2004, comparativement à 29,0 millions en 2003 et à 29,9 millions en 2002, année record. Il s’agit donc d’une diminution de 2,4 % par rapport à 2003, et le taux de croissance annuel moyen s’établit à 2,4 % entre 2000 et 2004.

Les résultats d’exploitation exceptionnels des films québécois en 2004 couronnent en effet cinq années d’une croissance extrêmement vigoureuse, période pendant laquelle le taux de croissance annuel moyen de l’assistance aux films québécois a été de 38,2 %, tandis que celui des films étrangers était pour ainsi dire nul, soit de - 0,3 %.

D’autres renseignements sur les résultats d’exploitation des films au Québec en 2004 sont publiés dans le bulletin de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, Statistiques en bref, no 9. Ce bulletin est diffusé gratuitement sur le site Web de l’Observatoire.

www.stat.gouv.qc.ca


• > "Le Fespaco, un facteur de modernité absolument vital pour l'Afrique, en est à sa 19e édition", Odile Tremblay, Le Devoir, 05/03/05

Odile Tremblay revient pour Le Devoir sur le profond enracinement populaire du Fespaco, rendez-vous cinéphile incontournable pour les festivaliers, mais aussi pour les ouagalais.

"Ouagadougou - Chez nous peut-être, un rendez-vous de cinéma aurait fermé sur un départ si tragique; ici, le 19e Festival panafricain de cinéma et de télévision (Fespaco) a continué à rouler jusqu'au 5 mars, sans trop aborder «la chose». Que dis-je? L'horreur...

Samedi, devant le stade bondé avant la cérémonie d'ouverture du festival, deux adolescentes sont mortes piétinées dans une bousculade qui a fait aussi une dizaine de blessés. Il faut dire que le Tout-Ouagadougou se rue sur ces concerts gratuits d'un stade qui peut accueillir 40 000 personnes. Et à plus de 40 °C, les gens s'échauffent vite. Chose certaine, les forces de l'ordre avaient la matraque facile quelques heures plus tard. Mes deux compagnons ont été volés par des pickpockets, alors que nous étions refoulés au milieu d'une foule compacte qui poussait ferme.

Manque d'ambulances, de systèmes de surveillance, secours tardifs. C'était la première fois que le Fespaco comptait ses morts et ses blessés. Et Baba Hama, le délégué général du festival, avait beau m'expliquer plus tard que de tels accidents invitent à la réflexion pour les éditions futures, il connaît son pays. Comment ignorer que le Burkina Faso, une des plus pauvres contrées d'Afrique, est en panne de ressources? Et vogue le navire du 19e Fespaco... Malgré «ça»!

Un must pour l'Afrique

Près d'une centaine de films, toutes catégories confondues, une vingtaine en compétition, ce festival est un événement et un vrai must pour l'Afrique. Ouagadougou, au fil du temps, s'est doté d'un réseau de salles extérieures et intérieures. Après tout, la manifestation date de 1969. Bisannuel, tenu en alternance avec le rendez-vous de Carthage en Tunisie, le Fespaco a tous les mandats: réunir les professionnels pour soutenir, autant que faire se peut, le cinéma africain, tester les films sur son propre public, tâcher d'acheter, de vendre, de produire, bref de faire vivre le septième art sur un continent noir qui croule sous la misère.

Mais pourquoi aider le cinéma quand la santé, l'éducation vont à vau-l'eau? Parce qu'on ne vit pas que de pain, parce que les Africains ne peuvent se contenter d'être bombardés, à la télé et ailleurs, d'images étrangères quand ils veulent se définir. «Parce qu'on veut parler à nos enfants et au monde de nos sentiments, de nos émotions et de nos rêves», répond Baba Hama.

Il faut se retrouver ici, dans une salle débordante devant Moolaadé, du grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, qui aborde la question de l'excision, pour comprendre que le cinéma, griot à rebours, est un facteur de modernité et un mode de communication capital.

Devant le film, l'assistance réagit, prend parti. Des cris fusent, des téléphones cellulaires sonnent. Soixante-dix pour cent de la population burkinabée est analphabète et le cinéma lui parle.

De notre côté de la clôture, on trouve les codes culturels, le miroir tendu au spectateur complètement différents quand les interprètes sont presque tous noirs ou maghrébins. Le septième art, d'ordinaire si blanc, renvoie à sa propre différence...

Le Burkina Faso est fou de cinéma. Une statue représentant des bobines de films et une sorte de caméra trône au centre-ville de Ouagadougou à la place des Cinéastes. Cette année, deux films de Boubacar Traoré tournés avec une caméra numérique, populaires et commerciaux, Traque à Ouaga et Sofia, ont fait fureur en salle auprès des jeunes. Les grands cinéastes Gaston Kaboré et Idrissa Ouedraogo sont burkinabés. Le pays réussit à produire quatre ou cinq films par année et rêve, grâce au numérique peu coûteux, d'en engendrer une dizaine.

Indispensable

Le Fespaco est né officiellement il y a 35 ans, de la nécessité de réunir les cinéastes africains, alors en pleines revendications identitaires, à l'heure où le système colonial s'écroulait. Il reflète aujourd'hui la difficulté de produire quand on est pauvre, assisté par l'Europe, mal équipé, avec un réseau de distribution déficient. Oui, le Fespaco est indispensable... Des débats, des colloques, avec accent cette année sur la formation, ouvrent des portes aux structures de soutien mouvantes, qui changent sans cesse de forme, de nom; d'où la nécessité de se réunir de nouveau... Tout prend du temps au Burkina Faso. Les palabres, les rendez-vous, les mises en orbite des projets.

Cette année, qui marque le cinquantenaire du cinéma africain, une rétrospective nous ramène aux débuts du cinéma. Afrique sur Seine, des Sénégalais Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Sarr, captant à l'impressionniste des silhouettes noires à Paris, est le premier film tourné par des Africains, en 1956. Mais Borom Sarrett, triste histoire portée par une superbe caméra, évoquant la misère d'un charretier, était déjà signée par Sembène Ousmane en 1963. Le septième art africain venait alors au monde sur son propre continent. Ousmane a aujourd'hui 80 ans et son Moolaadé a remporté le prix du volet Un certain regard au dernier Festival de Cannes. Les aînés des aînés sont encore actifs. Gaston Kaboré, le grand réalisateur de Wend Kuuni, se bat pour mettre en oeuvre des programmes de formation et de production. Idrissa Ouedraogo, le créateur des merveilleux Yaaba et Tilaï, est à la tête du réseau de salles au pays et gère lui-même le cinéma Burkina à Ouagadougou; les cinéastes africains sont à la roue et au moulin. Et tous, y compris le Malien Souleyman Cissé (Yeelen), atterrissent au Fespaco.

L'Afrique du Sud tient le haut du pavé cette année au festival. U-Carmen ekhayelitsha, de Mark Domford-May, a remporté l'Ours d'or au dernier Festival de Berlin. Alors ici, la salle était bondée pour découvrir cette Carmen de Bizet, version noire et version Township, chantée et dansée comme il se doit. Quelque peu surfaite, cette comédie musicale au rythme traînant, mais sans concessions culturelles et maîtrisée dans sa forme. C'est de maîtrise aussi qu'il est question pour Drum, de Zola Maseko, un autre Africain du Sud, qui revient au temps de l'apartheid en brossant une histoire de journalisme d'enquête sanglante et rebondissante. Oui, si le cinéma africain était mieux distribué en Occident, il en aurait long à raconter. Dommage! Mais la sélection est inégale, forcément...

Parfois, au festival, c'est à travers un documentaire comme Le Malentendu Colonial, du Camerounais Jean-Marie Teno, qu'on remonte le cours d'un passé d'esclavage et d'exploitation sous couvert de missionnariat, sabre et goupillon unis pour envahir le continent noir. «Lorsque les premiers missionnaires sont arrivés en Afrique, ils avaient la Bible et nous, la terre, évoquait Jomo Kenyatta, le premier président du Kenya. Alors, nous avons fermé les yeux pour prier. Quand nous les avons rouverts, la situation s'était inversée. Nous avions la Bible et eux, la terre», entend-on dans ce document-choc.

Indispensable, le Fespaco..."

Odile Tremblay

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• > "Les cinéastes veillent à Ouagadougou", Odile Tremblay, Le Devoir, 11/03/05

Odile Tremblay était l'envoyée spéciale du Devoir à Ouagadougou. Elle revient dans cet article sur les deux grands enjeux qui ont jalonné ce Fespaco 2005: la liberté numérique et la formation.

"Ce 19e Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision) ne se contente pas d'être la vitrine incontournable de ce septième art. On y cause formation, diffusion et avenir des caméras noires dans un univers de pauvreté et d'assistanat. La vidéo numérique, souple et peu coûteuse, semble pour plusieurs être une sorte d'oasis dans ce désert financier.

Ouagadougou - Boubacar Diallo nous a reçus dans sa maison-studio en banlieue de Ouaga et de sa poussière suffocante. Il attendait cette poignée de journalistes de pied ferme, entouré de ses acteurs, de ses boissons fraîches et de son écran domestique. Place à son film Sofia, sorte de bluette sirupeuse mettant en scène une jeune femme romantique, sa petite soeur cardiaque, un beau musicien sans le sou, un parrain de la mafia, etc. Brassez le tout et servez bien cuit!

Boubacar Diallo constitue un phénomène au Burkina Faso. Malgré un bien piètre talent de réalisateur, cet écrivain éditeur passé au cinéma-minute fait un malheur aux guichets.

Ses longs métrages Traque à Ouaga et Sofia, écrits, filmés et montés en quelques semaines, ont récolté ensemble plus de 60 000 entrées, chez les jeunes urbains surtout, qui se reconnaissent dans ces films d'action et d'amour concoctés à leur intention. Tournés en numérique, sans argent public mais avec de maigres commandites privées, ils sont les premiers films burkinabés à engendrer des profits et un vrai succès public.

Les deux oeuvres sont pourtant absentes au Fespaco. Recalées, comme elles l'avaient été par les bailleurs de fonds et la télé nationale. Après s'être tapé Sofia, on comprend pourquoi. Boubacar Diallo a mis un peu de chaque ingrédient dans sa soupe: amour, combats, suspense, chansons. Pur produit de marketing, soit! N'empêche que l'avenir du septième art africain, bon ou mauvais, passera beaucoup par ces nouvelles technologies.

Le grand cinéaste burkinabé Idrissa Ouedraogo a fait du numérique sa bataille personnelle. Sa maison de production se propose de pondre une dizaine de films par année sur ce support-là. Et comme Ouedraogo gère déjà à Ouagadougou le cinéma Burkina et supervise l'ensemble du réseau de salles au pays, il peut transformer ses rêves en réalités. On a beau gémir en songeant aux belles images que le réalisateur de Tilaï a offertes au monde sur pellicule. Autant crier dans le désert sous le vent d'harmattan...

Venir pour la première fois de sa vie au Fespaco, ce célèbre festival bisannuel de cinéma africain, c'est comprendre que les films sont indissociables d'un contexte économique difficile, mobile et en perpétuelle formation. Cela prend en moyenne sept ans à un cinéaste consacré pour financer un film en 35 mm, véritable parcours du combattant. Le gouvernement burkinabé peut offrir un soutien technique, mais des sous, non, il est bien trop pauvre. C'est d'ailleurs le cas pour à peu près toute l'Afrique subsaharienne. L'argent liquide provient du Nord. Quoi d'autre?

Glorieux au cours de la décennie 80 et au début des années 90 avec Yeelen, de Souleymane Cissé, Yaaba et Tilaï, d'Idrissa Ouedraogo, etc., le septième art africain a perdu de la vogue auprès du frivole public occidental, qui lui préfère le dynamisme des images asiatiques.

Entre 1976 et 1986, l'INAFEC, l'école audiovisuelle du Burkina Faso, avait formé des cinéastes et des techniciens. Idrissa Ouedraogo, comme bien d'autres, était issu de cette cuvée-là. Puis, l'école a fermé, pour cause de mauvaise conjoncture.

Histoire d'ajouter au désarroi, les pays occidentaux (la France, la Belgique ou le parapluie de l'Union européenne) possèdent leurs propres conceptions du cinéma africain, auxquelles le créateur peut avoir envie de se conformer... Sinon, comment plaire à ceux qui financent? Comment être sélectionné dans les grands festivals occidentaux? Comment trouver, si possible, une diffusion au Nord quand les réseaux du Sud sont si mal en point ou inexistants?

Gaston Kaboré est, avec Idrissa Ouedraogo, une des sommités du cinéma du Burkina Faso. En entrevue, le puissant cinéaste de Wend Kuuni et de Buud Yam n'a pas envie de s'appesantir sur sa carrière mais plutôt de réfléchir sur l'avenir du cinéma national et de se relever les manches pour l'aider à sortir du sable. Kaboré enseigne son art plus souvent qu'il l'exerce. Il est devenu passeur.

Quand on lui demande si les réalisateurs consacrés n'ont pas délaissé trop longtemps tout un jeune public des villes africaines en abordant surtout les grands mythes des beaux villages traditionnels, chers aux amateurs d'exotisme, il soupire: «Chacun possède son idée sur ce que devrait être le cinéma africain: plus urbain, moins urbain, et quoi encore? Nos scénarios sont lus et jugés par des gens du Nord ignorants de nos réalités. Il faut cesser de se voir à travers les yeux des autres pour inviter les créateurs à aller au-devant de leur propre vérité, quelle qu'elle soit. À force d'être assisté et en danger, notre cinéma devient victime d'autocensure, un phénomène plus pernicieux que la censure.»

Face aux problèmes de financement, de formation, de production, et de diffusion, les cinéastes africains sont alors devenus otages mais aussi leviers des enjeux collectifs. Désormais presque aveugle, Kaboré se plonge depuis deux ans et demi dans «Imagine», les stages de formation qu'il coordonne. Ceux-ci sont financés en partie par l'Agence de la francophonie avec la participation du programme «Padiava» de Vues d'Afrique ainsi que de l'ONF et de l'ACDI. 158 personnes ont passé par ces ateliers de formation.

Au cours de ce 19e Fespaco, la formation est de tous les débats, et chacun apporte ses voies de solution. De son côté, le comédien Rasmane Ouedraogo s'occupe depuis quatre ans du programme de l'Institut régional de l'image et du son a l'aide (IRIS), destiné aux aspirants réalisateurs et techniciens de l'audiovisuel. Dès septembre prochain, ce programme est appelé à devenir une école de formation permanente, ici à Ouagadougou. «Le bâtiment est là. Nous avons du matériel. Nous manquons de soutien financier.» L'IRIS a l'aide de l'Agence de la francophonie. Au Québec, l'INIS y participe. Mais Rasmane Ouedraogo cherche le soutien des pays africains qui peuvent payer. Il se débat. Comme les autres.

«Imagine», le programme que dirige Gaston Kaboré, s'adresse à une autre clientèle: des professionnels déjà actifs, pour la plupart formés sur le tas. Gaston Kaboré rêve de créer une maison de l'apprentissage au récit.

À ses yeux, le numérique est une avenue importante, mais c'est la scénarisation qui le passionne surtout, cet art de plonger en soi quand tout le monde veut parler à votre place. «Ce qu'on raconte dans un film dépasse le cadre à travers lequel on le dit», lance-t-il dans le vent. Puissent les créateurs l'entendre...

Qu'il faille créer des réseaux de producteurs, de distributeurs, d'exploitants de salles et même de critiques africains, chacun s'entend là-dessus ici. De fait, entre deux films, le Fespaco retentit de toutes les palabres possibles autour de la question. Il fait si chaud ici, on a un peu peur de voir les paroles s'évaporer, mais tant de cinéastes veillent à Ouagadougou. On se rassure en laissant l'avenir du septième art noir à leur vigilance de hiboux."

Odile Tremblay

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Asie   
  • > Le Temps Révolu d'Ho Quang Minh primé au Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul

Le Temps Révolu de Ho Quang Minh (Vietnam) a reçu le Prix Emile Guimet (offert par les Amis du Musée National des Arts Asiatiques de Paris) lors du dernier Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul, pour la force poétique et la simplicité d'écriture de ce film qui masquent et révèlent à la fois le poids de l'histoire et des traditions vietnamiennes. La dernière phrase du film résonnera longtemps dans les têtes : "il ne faut pas pleurer, il faut sourire ... "

Le Cyclo d'or a été remis à Story Undone d'Hassan Yektapanah (Iran)

www.cinemas-asie.com




Europe   
  • > Un nouveau fonds destiné à promouvoir la production de films: Visions Sud Est, Suisse

Jeudi 10 mars a été présenté, dans le cadre de la journée DDC au Festival international de films de Fribourg, un nouveau fonds qui servira à soutenir la réalisation de productions du Sud et de l'Est et à garantir aux films ainsi soutenus d'être signalés à l'attention du public.

La création du fonds "Visions sud est" est le fruit d'un effort conjoint de Martial Knaebel, directeur artistique du festival de films de Fribourg, Jean Perret, directeur de Visions du réel à Nyon, et Walter Ruggle, directeur de la fondation Trigon-film à Wettingen. Le but poursuivi est de promouvoir la production de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine et ensuite de les présenter dans les festivals et les salles de cinéma. Selon Walter Ruggle, il existe en Suisse et en Europe des mécanismes d'encouragement à la production, mais ils sont avant tout réservés aux films suisses et européens. Trop souvent, le cinéma du Sud et de l'Est en est pour ses frais, tant au niveau de la production qu'à celui de l'exploitation. Rares sont les institutions auxquelles il peut s'adresser ou alors, s'il choisit la formule de coproductions, il est contraint de s'adapter aux goûts européens, du point de vue de la forme, mais aussi de son contenu. C'est cette tendance que le fonds «Visions sud est» tente, à partir de la Suisse, de contrecarrer: en soutenant des projets authentiques convaincants, sans leur imposer de conditions supplémentaires, et en les aidant au stade de l'exploitation. Et il s'emploie, ce faisant, à maintenir les frais de structure à un niveau minimal en exploitant toutes les synergies possibles, et à faire en sorte que les moyens existants aillent aux productions.

Les projets à promouvoir sont des projets conçus dans des pays du Sud ou de l'Est et portant sur des thèmes considérés comme importants dans la région qui les a vus naître. Il faut également que les films convainquent par leur forme et qu'ils puissent contribuer à l'échange culturel. Car la culture, selon le chef de l'Information de la DDC, Harry Sivec « est pour nous l'un des supports les plus importants dans notre travail de tous les jours. Elle sert d'intermédiaire entre des mondes différents et, grâce ce rôle, elle rapproche. S'employer à
soutenir les cultures du Sud et de l'Est est en fait une contribution au développement, à la démocratie et à la paix. » Le fonds se consacrera essentiellement à des longs métrages, mais il servira aussi de temps à autre à soutenir des films documentaires tournés pour le cinéma.

Les responsables pensent pouvoir apporter une aide à quelque huit productions la première année. Les ressources initiales du fonds, dont une part significative proviendra de la Direction du développement et de la coopération (DDC), se monteront à environ un demi million de francs suisses (environ 650.000 euros). Sont aussi recherchés des moyens complémentaires qui viendraient de milieux économiques privés désireux d'encourager cette forme de rayonnement positif de la Suisse et qui permettraient
d'étendre le soutien du fonds à d'autres productions. Le fonds améliore aussi la visibilité des films: une fois achevés, ceux-ci sont présentés au festival de Fribourg ou de Nyon et mis sur le marché par Trigon-film. Sont aussi prévues, dans le monde entier, des actions autour des productions soutenues qui sont portées par les réseaux
internationaux des trois institutions participantes.

Ce nouveau fonds vient occuper une place laissée vacante en Suisse par la disparition (peut-être) temporaire de Montecinemaverita.

Contact:
Visions sud est
Box 407
CH-5430 Wettingen 1
+41 56 426 15 33
info@visionsudest.ch
www.visionsudest.ch


• > Résultats des Lutins, Prix des meilleurs courts métrages, France

Les Lutins sont aux courts métrages ce que sont les Césars aux longs.

Ci-dessous, les films primés. Notons que Cousines, de Lyes Salem, déjà primé aux Césars, reçoit ici (logiquement) le Grand Prix, et que Dans l'ombre d'Olivier Masset-Depasse est le premier film belge a recevoir 3 récompenses.

- Lutin de la presse pour le film de fiction: Du bois pour l’hiver d’Olivier Jahan
- Lutin de la presse pour le film d’animation: Jo Jo In The Stars de Marc Craste (Grande-Bretagne)
- Lutin des meilleurs costumes: Anne-Gaëlle Daval pour Dies Irae
- Lutin des meilleurs décors: Virginie Brien pour Une vie en l’air
- Lutin de la meilleure photo: Tommaso Fiorilli pour Dans l’ombre
- Lutin des meilleurs effets spéciaux: collectif No Brain pour Obras
- Lutin du meilleur son: Yohann Bernard, Boris Billier, Romain De Gueltzl, Anne-Laure François, Ghanem Le Prince,
Ivan Paulik et Xavier Piroëlle pour La Collection de Judicaël
- Lutin du meilleur montage: Ariane Mellet pour Le Droit Chemin
- Lutin de la meilleure musique originale: Jean-François Viguié pour Obras
- Lutin du meilleur scénario: Mathias Gokalp pour Le Droit Chemin
- Lutin de la meilleure actrice: Anne Coesens pour Dans l’ombre
- Lutin du meilleur acteur: Marc Barbé pour Du bois pour l’hiver
- Lutin de la meilleure production: Karé Productions, représenté par Antoine Rein et Fabrice Goldstein pour les films Le Droit Chemin et Frédérique amoureuse
- Lutin de la meilleure réalisation: Olivier Masset-Depasse pour Dans l’ombre
- Lutin du meilleur film européen: Sueños de Daniel Guzmán (Espagne)
- Lutin du meilleur film d’animation: Obras de Hendrick Dusollier
- Lutin du meilleur film de fiction: Cousines de Lyes Salem

www.leslutins.com


• > Premiers Ateliers d’Angers pour jeunes cinéastes

Nés à l'initiative de Jeanne Moreau, les Ateliers d'Angers s'adressent à une dizaine de jeunes réalisateurs ayant à leur actif un ou plusieurs courts métrages ou films d'école et se préparant à réaliser leur premier film de long métrage. La première session se tiendra du 1er au 10 juillet 2005 à Angers.

Les Ateliers d'Angers permettront à leurs participants de :

1 - visionner et analyser des œuvres de référence dans l'histoire ou l'actualité du 7ème Art.

2 - travailler avec des cinéastes et des professionnels confirmés qui témoigneront de leurs expériences.

3 - perfectionner leur projet personnel grâce à la collaboration constructive des intervenants et à l'échange avec les autres réalisateurs stagiaires.

Ces dix jours seront l'occasion de découvrir et d'approfondir la connaissance des œuvres majeures du cinéma d'hier et d'aujourd'hui. Ils apporteront une somme d'informations, de réactions, d'alternatives qui enrichiront les projets personnels des participants, tout en leur permettant de prendre du recul sur des questions auxquelles ils sont confrontés dans la préparation de leur film. Les intervenants proposeront ainsi des solutions concrètes et utiles au développement de chaque projet.

Les Ateliers d'Angers ont une double vocation, régionale et européenne, en complémentarité du Festival Premiers Plans qui se consacre depuis dix-huit ans à la découverte des nouveaux cinéastes européens. Ces Ateliers sont soutenus par la Commission Européenne, la Ville d'Angers, la Région des Pays de la Loire et le Ministère français de la Culture ( Direction Régionale des Affaires Culturelles ).

Cette formation est gratuite!

Contacter au plus vite les Ateliers : Marc Legrand, Tél : +33 1 42 71 83 29, ateliers@premiersplans.org , www.premiersplans.org

Source: Mediadesk Belgique, www.cfwb.be/mediadesk


• > Nouvelle formation au développement de scénario

Depuis cette année, MEDIA soutient une nouvelle initiative de formation au développement de scénario, basée en Hongrie et dénommée Katapult-European Script Centre.

Cette formation s'adresse aux scénaristes et réalisateurs porteurs de projet de scénario et propose 3 ateliers intensifs sur une période de 8 mois. Les deux premiers ateliers sont résidentiels (5 jours) à Budapest, le dernier atelier étant proposé sous la forme de consultation en ligne.

30 participants, incluant notamment des équipes auteur/réalisateur/producteur pourront ainsi développer une quinzaine de projets

Les candidats seront sélectionnés sur base d'un traitement d'une quinzaine de pages maximum. Le coût de participation s'élève à 300 € (frais de voyage et d'hébergement inclus). La date limite d'inscription est fixée au 30 mars.

Plus de détails sur le site : www.katapultfilm.hu/workshop/inde ...

Source Mediadesk Belgique: www.cfwb.be/mediadesk


• > Guide des soutiens à la production cinématographique et audiovisuelle Regions, département et villes, France

L'Atelier de production Centre Val de Loire publie l'édition 2005 de son guide des soutiens à la production audiovisuelle dans les régions, les départements et les villes en France.

Ce guide contient:
- 35 collectivités recensées
- les modalités pratiques 2005 des soutiens à la production cinéma et audiovisuel
- les différents types d’intervention et les contacts pour chaque collectivité
- les chiffres-clefs par genre pour l’année 2004
- le bilan des conventions Etat-Régions
- les synthèses du soutien financier des collectivités territoriales

Il est consultable à l'adresse suivante:
http://www.apcvl.com/guide2005/


• > Césars 2005: triomphe de L'Esquive, la Belgique à l'honneur, et le meilleur court métrage pour Lyes Salem

Triomphe surprise d’Abdellatif Kechiche samedi soir lors de la 30e édition des Cesar qui a décerné quatre trophées à L’Esquive, dont les César du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario. Grand favori, Jean-Pierre Jeunet et Un long dimanche de fiançailles raflent cinq récompenses, mais dans des catégories techniques ou d'interprétation (second rôle féminin et espoir masculin). La déception est plus cuisante encore pour Les Choristes de Christophe Barratier qui doit se contenter de deux distinctions pour la musique et le son. En revanche, Yolande Moreau a réalisé un somptueux doublé avec les titres du meilleur premier long métrage (Quand la mer monte, co-réalisé avec Gilles Porte) et le Cesar de la meilleure actrice pour le même film. Du côté de l'interprétation masculin, c'est Mathieu Amalric qui a été sacré, remportant le seul prix attribué à Rois et reine d'Arnaud Desplechin. Enfin, le réalisateur britannique Ken Loach a gagné le titre du meilleur film de l'Union Européenne avec Just a Kiss , alors que c'est Lost in Translation de Sofia Coppola qui a été nommé meilleur film étranger pour une édition des César marquée par les victoires de la jeunesse et de l'originalité.

Le Palmarès:
- meilleur film: L’Esquive d’Abdellatif Kechiche
- meilleur réalisateur: Abdellatif Kechiche pour L’Esquive
- meilleur premier film: Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau
- meilleur acteur: Mathieu Amalric dans Rois et reine
- meilleure actrice: Yolande Moreau dans Quand la mer monte
- meilleur acteur dans un second rôle: Clovis Cornillac dans Mensonges et trahisons et plus si affinités...
- meilleure actrice dans un second rôle: Marion Cotillard dans Un long dimanche de fiançailles
- meilleur film de l'Union Européenne: Just a Kiss de Ken Loach
- meilleur film étranger: Lost in Translation de Sofia Coppola
- meilleur espoir féminin: Sara Forestier dans L'Esquive
- meilleur espoir masculin: Gaspard Ulliel dans Un long dimanche de fiançailles
- meilleur scénario original ou adaptation: Abdellatif Kechiche et Ghalya Lacroix pour L'Esquive
- meilleure musique écrite pour un film: Bruno Coulais pour Les Choristes
- meilleurs décors: Aline Bonetto pour Un long dimanche de fiançailles
- meilleure photo: Bruno Delbonnel pour Un long dimanche de fiançailles
- meilleur son: Daniel Sobrino, Nicolas Cantin et Nicolas Naegelen pour Les Choristes
- meilleur montage: Noëlle Boisson pour Deux frères
- meilleurs costumes: Madeline Fontaine pour Un long dimanche de fiançailles
- meilleur court-métrage: Cousines de Lyes Salem

www.lescesarducinema.com


• > Le Festival de Cannes lance l'Atelier du Festival

En 2005, le Festival de Cannes inaugure l'Atelier du Festival, un programme destiné à aider de jeunes cinéastes à faire aboutir leur projet de film.

Le Festival a confié à la Cinéfondation la mission d'organiser l'Atelier du Festival et de choisir des projets venus du monde entier pour les porter à l'attention des producteurs dans le contexte privilégié du Festival.

18 cinéastes ont été sélectionnés : Fatmir Koçi, Albanie – Ulricke Von Ribbeck, Allemagne – Lissandro Alonso, Argentine – Joaquim Lafosse, Belgique – Aïda Bejic, Bosnie – Yang Tchao, Chine – Celia Galan Julve, Espagne – David Lambert, France – Imunga Ivanga, Gabon – Nariman Turebaev, Kazakhstan – Som Ock Southonh, Laos – Gerardo Naranjo, Mexique – Tawfik Abu Wael, Palestine – Encina Paz, Paraguay – Josué Mendez, Pérou – Vladimir Perisic, Serbie – Mahamat Saleh Haroun, Tchad – Ryan Eslinger, Etats-Unis.

Toutes les potentialités du festival seront mises à disposition de ces réalisateurs pour leur faire rencontrer les professionnels du cinéma susceptibles de les aider à construire leur oeuvre. Un programme sur mesure leur sera proposé, mêlant immersion dans le quotidien du festival, rendez-vous professionnels et projections de leurs films.

Le programme de l'Atelier est une structure souple, proposant des solutions et des moyens adaptés à chacun des créateurs pour accompagner leur projet jusqu'à la phase de production. Dès la fin du mois de mars, " le livre des projets " sera mis à disposition des producteurs afin qu'ils prennent connaissance des oeuvres et prévoient des rendez-vous à Cannes avec les artistes. Une fiche de rendez-vous sera en ligne sur le site du Festival.

Nouvelle étape en faveur de la jeune création, le dispositif inédit de l'Atelier développe l'éventail des actions que mène le Festival, notamment à travers la Cinéfondation, et prolonge le travail effectué par la Résidence du Festival qui accueille des réalisateurs pour l'écriture de leur film.

www.festival-cannes.org/news_arch ...



• > Cinequest 2: composition du Jury et demi-finale

Title Films sprl (Giles Daoust, Alain Berliner, Serge Peffer) a le plaisir d’annoncer la composition du Jury de
Ciné Quest 2, le concours de scénario et de réalisation de film long métrage belge, ainsi que la Demi Finale du
concours.

Plus de 100 projets long métrage ont été soumis cette année à Ciné Quest 2 (scénaristes et réalisateurs confondus).

Le Jury de Ciné Quest 2 est composé de :
- Frédéric Fonteyne (Président du Jury) (réalisateur de La Femme de Gilles, Une liaison pornographique).
- Jean Vanhamme (scénariste de XIII, Thorgal, Largo Winch).
- Midam (scénariste / dessinateur de Kid Paddle)
- Bouli Lanners (comédien, Un long dimanche de fiançailles, etc. , réalisateur de Ultranova).
- Patrick Ridremont (comédien / animateur).
- Cathy Immelen (présentatrice de l’émission de cinéma Screen)
- Charlie Dupont (comédien / animateur).
- Emmanuel Jespers (réalisateur).
- Giles Daoust (producteur de Ciné Quest, réalisateur de Last Night on Earth).

La Demi Finale de Ciné Quest 2 aura lieu le samedi 26 mars 2005 à 14H à l’Auditorium du Passage 44 dans le cadre du Festival du Film Fantastique de Bruxelles.

Ciné Quest 2 est la deuxième édition du concours de scénario et de réalisation de films long métrage organisé en Belgique par la société de production audiovisuelle Title Films sprl. Title Films se chargera de la production du film long métrage écrit et réalisé par les lauréats. Ce film sera distribué au Benelux par Kinepolis Film Distribution.

L’année dernière, ce sont le réalisateur Tiago Mesquita et les scénaristes Kenan Gorgun et Federico Ariu qui avaient remporté la première édition de Ciné Quest. Le film long métrage sera tourné cette année en Belgique.


Plus d’infos sur www.cinequest.be


• > Remise des Prix Coqs de la Communauté française de Belgique

La ministre de la Culture, de l’Audiovisuel et de la Jeunesse Fadila Laanan et le secrétaire général du Ministère et directeur du Centre du cinéma et de l’audiovisuel, Henry Ingberg ont remis mercredi 16 février à l’occasion du Festival du film d’amour de Mons les Prix Coq de la Communauté française de Belgique.

- Prix Coq de la Critique : Olivier Lecompte de Télé Moustique
- Prix Coq de la Diffusion : Zouzou Van Besien et Jean-Marie Verhasselt de Victory Productions.
- Prix Coq de l’Exploitation : Michel Bakolas et son équipe du cinéma "Le Parc" à Charleroi.


Le jury était composé de Rosanne Van Haesebrouk (Productrice, To DO Today Production), Président, Dominique Jamar (Directrice du Festival international du film francophone), Peggy Heuze (Exploitante, Salles Vendôme à Bruxelles), Catherine Burniaux (Productrice, Stromboli Pictures), Joseph Coché (Distributeur, Les Films Libération), Daniel De Valck (Producteur, Cobra Films), Michaël Goldberg (Producteur, MG Productions), Philippe Kauffmann (Producteur, La Parti Production)

www.cfwb.av


• > Palmarès des Prix Jutra 2005, Québec

- Meilleur Film : Mémoires affectives de Francis Leclerc
- Meilleur réalisateur : Francis Leclerc pour Mémoires affectives
- Meilleure actrice : Pascale Bussières dans Ma vie en cinémascope
- Meilleur acteur : Roy Dupuis dans Mémoires affectives
- Meilleure actrice dans un second rôle : Brigitte Lafleur dans Elles étaient cinq
- Meilleur acteur dans un second rôle : Jean Lapointe dans Le Dernier Tunnel
- Meilleur scénario: Yves Pelletier pour Les Aimants
- Meilleure photo : Pierre Mignot pour Le Papillon bleu
- Meilleure direction artistique (décor) : Normand Sarrazin pour Ma vie en cinémascope
- Meilleur son : Ma vie en cinémascope : Donald Cohen, Marie Claude Gagné et Michel Descombes
- Meilleur montage image : Glenn Berman pour Mémoires affectives
- Meilleur musique : Carl Bastien Dumas pour Les Aimants
- Meilleurs costumes : François Barbeau pour Nouvelle-France
- Meilleur maquillage : Marie Angèle Breitner-Protat pour Ma vie en cinémascope
- Meilleure coiffure : Michelle Côté pour Ma vie en cinémascope
- Meilleur documentaire : Ce qu’il reste de nous (Production : Nomadik Film et Office national du film)
- Meilleur film d’animation : Nibbles de Christopher Hinton (Production : ACME Filmworks et l’Office national du film)
- Meilleur court ou moyen métrage: Papa de Emile Proulx-Cloutier
- Le Billet d’or : Camping Sauvage de Guy Lepage, Sylvain Roy
- Film s’étant le plus illustré hors-Québec : Les Invasions barbares de Denis Arcand (Distributeur : Flash Pyramide International)
- Exploitant : Cinéma Beauboin (Directeur général : Mario Fortin)

www.radio-canada.ca/television/ju ...


• > Réédition de La Dramaturgie d'Yves Lavandier

Le Clown et l'enfant sort une troisième édition de La Dramaturgie d'Yves Lavandier.
Ce livre, rare ouvrage francophone sur l'art et la manière d'écrire un scénario, s'articule autour de trois grandes questions: de quoi sont faites les oeuvres dramatiques? pourquoi sont-elles faites ainsi? et que faut-il faire pour en écrire?
Ce livre est destiné en priorité aux dramaturges et aux scénaristes, mais il s'adresse également aux partenaires des arts de la dramaturgie: acteurs, metteurs en scène, producteurs, etc. Plus de 1.400 oeuvres sont citées, de Dom Juan à No Man's land, en passant par Astérix et le Chaudron. Notons également que les films africains ne sont pas oubliés, puisque sont évoqués par exemple Bal Poussière, Hyènes ou Lambaaye.

PLus de renseignements, et commandes sur le site de la maison d'édition:
www.clown-enfant.com/leclown/dram ...


• > Bilan des aides 2004 de l’encouragement sélectif au cinéma de l’Office fédéral suisse de la culture

L’office fédéral de la culture a publié le bilan des aides accordées en 2004 dans le cadre de l’encouragement sélectif du collège "cinéma".

Contribution à l’élaboration d’un scénario de film de cinéma
- Ali gegen alle de Samir, Domenico Blass, 19.390 euros

Contribution au développement d’un projet de film de cinéma :
- Mein name is Frisch, Matthias von Gunten, 12.925 euros
- Profession reporter (For Camera Only), Andreas Hoessli, 21.330 euros
- Théâtre des opérations, Benoît Rossel, 12.925 euros
- The Wild Man of Borneo, Christoph Kühn, 16.160 euros
- Salonica, Paolo Poloni, 19.390 euros

Contribution à l’écriture d’un scénario de film de cinéma :
- Na wschod (A l’Est), Lionel Baier, 19.390 euros
- Die Reise der Anna Odinzowa, Wolfgang Panzer, 19.390 euros
- Das Kleine Menschenkind, Markus Imboden, 19.390 euros
- Der Fürsorger, Lutz Konermann, 19.390 euros
- Der Grosse Kater, Urs Bühler, 19.390 euros
- Marmorera, Markus Fischer, 19.390 euros

Contribution à la réalisation de films de cinéma :
- Downtown switzerland, Stefan Haupt, Christian Davi, Kaspar Kasics et Fredi M.Murer, 64.630 euros
- Memoria, Bruno Moll, 181.000 euros
- Wer war Kafka ?, Richard Dindo, 142.190 euros
- Vitus, Fredi M.Murer, 517.000 euros
- Retour à Gorée, Pierre-Yves Borgeaud, 226.200 euros
- Jeune Homme, Christophe Schaub, 517.000 euros
- Tracks & Traces, Peter Guyer et Norbert Wiedmer, 213.290 euros
- Deuxièmes vies, Marcel Schupbach, 323.160 euros
- Na Wschod (A l’est), Lionel Baier, 323.160 euros
- Une Journée, Jacob Berger, 646.330 euros
- L’Infiltré, Dominique Othenin-Girard, 646.330 euros
- Undercover, Sabine Boss, 646.330 euros

Contribution à la réalisation de coproductions minoritaires :
- Eden, Michael Hofmann, 193.900 euros
- Slumming, Michael Glawogger, 193.900 euros

Contribution à la réalisation de coproductions avec réalisateurs étrangers :
- Offset, Didi Danquart Suisse/ Allemagne/ France, 97.000 euros

www.kultur-schweiz.admin.ch


• > Eurimages soutient 10 coproductions européennes

Lors de sa 94e réunion, du 27 février au 1er mars 2005 à Strasbourg, le Comité de direction du Fonds Eurimages du Conseil de l'Europe a accordé une aide à la coproduction à 10 longs métrages pour un montant total de 3.444.000 euros.

Les coproductions francophones retenues sont:
- Blind, Tamar Van Den Dop (Pays Bas, Belgique, Bulgarie)
- Brendan and the Secret of Kells, Tomm Moore (Irlande, France, Belgique)
- Fly By Rossinant, Georgi Stoev-Djaky (Bulgarie, Serbie et Monténégro, Autriche)
- The Golden Door, Emanuele Crialese (Italie, France)
- Madonnen, Maria Speth (Allemagne, Suisse)
- Opowiesci Galicyjskie, Dariusz Jablonski (Pologne, Slovaquie)
- La Raison du Plus Faible, Lucas Belvaux (Belgique, France)
- Transe, Teresa Villaverde (Portugal, France, Italie)

En outre, un soutien a été accordé à 25 distributeurs.

EURIMAGES est le fonds de soutien à la coproduction, à la distribution et à l'exploitation d'oeuvres cinématographiques européennes, institué par le Conseil de l'Europe en 1988
www.coe.int/Eurimages


• > Appels à propositions pour le soutien à la distribution en salles MEDIA

Les appels à propositions 2005 pour le soutien à la distribution en salles ont été publiés ce 19 février (J.O. C44) et concernent tant l'aide sélective (appel 01/2005) que le soutien automatique (appel 02/2005).

Certaines modifications ont été apportées aux 2 mécanismes :
- la définition du film européen a été clarifiée et précisée ; pour être considérées comme les véritables producteurs d'un film, les sociétés de production devront être créditées à ce titre. D'autres éléments tels que le contrôle artistique, la détention des droits d'exploitation et le partage des recettes peuvent également être pris en compte pour déterminer qui est le véritable producteur.
- la distribution numérique (création du master et duplication) n'est pas seulement rendue éligible, mais encouragée, à condition qu'elle soit d'une qualité minimum (1,3 k). Les distributeurs peuvent à la fois obtenir une aide pour la distribution numérique et non-numérique d'un même film. Dans le cas de l'aide sélective, la contribution à la distribution numérique sera apportée sous la forme d'un subside, distinct du subside au doublage/sous-titrage)

Par ailleurs, les films dont le budget de production est supérieur à 25 millions € sont exclus du système sélectifs mais restent éligibles au titre du soutien automatique.

En ce qui concerne les dates limites :
- l'aide sélective comporte 3 sessions : 15 mars, 8 juillet, 1er décembre
- les déclarations d'entrés pour l'aide automatique (films distribués en 2004) peuvent être envoyés du 1er mars au .

Lignes directrices et formulaires disponibles sur demande au MEDIA Desk ou en téléchargement sur www.cfwb.be/mediadesk


• > Wallimage annonce son soutien à trois longs métrages

Le Conseil d’administration de Wallimage, le fonds d’aide aux entreprises audiovisuelles wallonnes, a décidé de soutenir trois longs métrages pour sa première session 2005:

- Où est la main de l’homme sans tête ? de Guillaume Malandrin
Production : La Parti Productions (Belgique), Lumière Producties (Belgique), Movie Stream (Belgique) et Liaisons cinématographiques (France)
Le montant de l'aide est de 250 000 €

- La Raison du plus faible de Lucas Belvaux
Production : Entre Chien et Loups (Belgique) et Agat Films & Cie (France)
Le montant de l'aide est de 250 000 €

- Brendan et le secret de Kells de Tomm Moore (animation)
Production : Les Armateurs (France), Vivi Film (Belgique) et Cartoon Saloon (Irlande)
Le montant de l'aide est de 250 000 €

www.wallimage.be


• > Conférence Débat de l'Union européenne, Fespaco, 28 février 2005

Le lundi 28 février 2005 se tenait à l'occasion du Fespaco la conférence de presse débat de l'Union Européenne.

Suite au Discours d’ouverture de Mme l’Ambassadeur Sari Suomalainen, Chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, et à l'Intervention de Johannes Gehringer, responsable de la coopération culturelle et cinématographique avec l’ensemble des pays ACP à la Commission européenne (Union européenne) à Bruxelles, l'assistance était invitée à réagir.

Vous trouverez ci-dessous les deux allocutions de Madame Suomalainen et de Monsieur Gehringer, ainsi que quelques notes sur les débats qui ont suivi.



Discours de Madame Suomalainen [27 Ko]
 



Intervention de Monsieur Gehringer [30 Ko]
 



Notes sur les débats [45 Ko]
 


• > EsoDoc : documentaire et questions de société

La ZeLIG School for Documentary, basée à Bolzano en Italie, proposera en 2005, avec le soutien de MEDIA, une série d'ateliers de développement centrés sur le documentaire à sujet de société (développement, pauvreté, climat,...). L'idée de ce programme baptisé EsoDoc est notamment de créer des liens entre les professionnels spécialisés dans ce type de programmes, y compris au sein des institutions et organisations non gouvernementales, groupes d'activistes etc...

EsoDoc propose 3 ateliers d'une semaine sur une période de 6 mois pendant laquelle les participants développent leurs projets, soit individuellement, soit en groupes. Un suivi en ligne est opérationnel entre les ateliers.

- 1er atelier (11-17 juin, Sud Tyrol) : conférences et séminaires sur les programmes documentaires, l'activisme citoyen, les liens entre ONGs et diffuseurs, l'utilisation des nouveaux médias, développement des projets.
- 2ème atelier (4 -10 septembre, Budapest) : lectures et séminaires en relation avec les projets des participants, le dialogue entre cultures, le tournage de documentaires anthropologiques, stratégies et pratiques des documentaristes.
- 3ème atelier (6-12 novembre, Lucca) : la production, le financement, les questions juridiques et budgétaires, la convergence des médias, sessions de pitching...

EsoDoc sélectionnera 22 participants sur base de leur CV, de leurs motivations et de leurs attentes, de leurs réalisations antérieures et du projet en cours.

Le coût s'élève à 1.000 € + frais de voyages
Date limite : 15 avril 2005

Contact :
EsoDOc /Zelig School
Brennerstr 20, I-39100 Bolzano (Italie)
Tél : +39 0471 977930, Fax : +39 0471 977931
info@esodoc.com
www.esodoc.com


• > "Fespaco, étalon toujours fringant", par Karin Tshidimba, La Libre Belgique

Karin Tshidimba, envoyée spéciale à Ouagadougou, revient sur les premiers jours du Fespaco dans La Libre Belgique du 2 mars 2005.

Extraits:

"50 ans et des revendications

Mais le Fespaco est bien plus que la grande fête d'un cinéma qui fête cette année ses 50 ans. Première vitrine du cinéma africain en ses terres - avec 20 longs métrages en compétition -, le Fespaco voit converger les interrogations et attentes de toute une profession qui s'envisage ici de façon très large: depuis l'humble exploitant de salle jusqu'au comédien en passant par le producteur-distributeur et le réalisateur, quand toutes ces fonctions ne sont pas assumées par le même homme... Mais qui dit attentes dit aussi frustrations et interrogations.

La température, élevée en ce début de mois de mars (38°), n'a pas empêché les esprits de s'échauffer à plusieurs reprises, dès lundi matin, durant les rencontres consacrées aux problèmes de financement et de distribution sur le continent. Des débats où les figures emblématiques du cinéma africain - Idrissa Ouedraogo, Bassek Ba Kobhio, Abdheramane Sissoko, Mama Keïta, etc. - n'ont pas hésité à prendre la parole fermement pour fustiger le manque de volonté politique de leurs pays respectifs, la lenteur et les valses hésitations administratives ainsi que la frilosité des bailleurs de fonds occidentaux. Des prises de position pas toujours concertées, mais développées en nombre, qui ont parfois provoqué l'énervement de quelques autres invités s'estimant lésés dans ce concert continental, en raison du «peu de reconnaissance» accordée à leurs pays respectifs, en vertu d'un «passé moins riche d'images» (Togo), d'une «barrière géographique» (Maghreb) ou linguistique (Nigeria) supposée...

Pays émergents

Difficile de faire l'unanimité ou de rencontrer toutes les spécificités régionales et locales dans ce vaste continent où des disparités énormes existent entre pays émergents et en déclin (en termes de production et de distribution cinématographique s'entend). L'Afrique du Sud fait ainsi une entrée remarquée dans cette 19e édition avec quatre films en compétition. Autant que le Burkina Faso à la longue tradition cinématographique... Pourquoi? comment? des questions à creuser."

www.lalibre.be/article.phtml?id=5 ...


• > "Imagine l'Afrique de demain" par Karin Tshidimba, La Libre Belgique

Karin Tshidimba, envoyée spéciale au Fespaco, revient sur le thème du festival "Formation et professionnalisation" dans l'édition du 4 mars 2005 de La Libre Belgique.

"La formation et la professionnalisation, enjeux majeurs pour l'Afrique, sont au coeur du 19e Fespaco.
A côté des stages soutenus par des bailleurs étrangers, des structures permanentes se mettent en place.
Coup d'oeil à Ouagadougou.

Comme dans toutes les manifestations du genre, le Festival de Ouagadougou draine dans divers hémicycles des professionnels venus du monde entier pour partager leurs expériences et rechercher des solutions pour un secteur oscillant entre expansion et précarité.

Des débats qui, dans leur diversité d'approches et d'univers, tournaient tous autour de la question de la «Formation et des enjeux de la professionnalisation», thème choisi par cette 19e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Une question à la fois épineuse et lancinante en Afrique où les écoles de cinéma ne sont pas légion et où certaines ont dû fermer leurs portes (tel l'Inafec, à Ouagadougou, dont sont issues les principales figures tutélaires du cinéma africain), obligeant les futurs cinéastes et téléastes d'Afrique à retourner se former, comme par le passé, à Moscou, Paris ou... Pékin.

Au Burkina Faso, depuis deux ans, l'horizon semble tout de même s'éclaircir, grâce notamment au surcroît de liberté et de légèreté (coûts, équipes, etc.) offert par l'évolution technologique (caméra numérique). Deux écoles fonctionneront bientôt en parallèle à Ouagadougou pour permettre aux jeunes Burkinabe, mais aussi aux habitants de toute la région (Afrique de l'Ouest), et même du continent, de venir se former aux métiers de l'image et du son.

Le premier institut, né dans la foulée du dernier Fespaco en 2003, à l'initiative du cinéaste Gaston Kabore a pour nom «Imagine» et s'adresse aux professionnels de niveau 1 et 2 auxquels il propose des formations aux nouvelles technologies et des remises à niveau régulières (d'une durée de 2 à 6 semaines).

Le second, baptisé Iris -pour Institut régional de l'image et du son- prend la succession du Profis (Programme de relance de la formation à l'image et au son) dans des locaux inaugurés officiellement jeudi avec baptême des salles et remise du matériel offert par la Coopération française (caméras numériques et unités de montage).

Floraison d'initiatives

Toutefois, l'aventure véritable, pour les jeunes étudiants inscrits pour le cycle de deux ans, ne débutera pas avant la rentrée académique prochaine. Habitués aux stages de courte durée soutenus par des bailleurs de fonds étrangers (Français, Belges, Canadiens), il y a fort à parier que les candidats au cycle de spécialisation (nouveaux locaux et matériel de pointe) seront nombreux. D'autant que le diplôme sera reconnu à l'échelle du continent.

«Nous sommes à un point crucial de transformation de la profession, notamment avec l'adaptation aux nouvelles technologies. On assiste à une floraison d'initiatives complémentaires car chacune oeuvre dans un domaine différent. La volonté d' Imagine est de créer une dynamique, de favoriser un laboratoire d'idées par l'émulation réciproque, avec d'autres disciplines artistiques, pour accroître encore la culture dont les gens ont besoin pour faire de bons films, explique Gaston Kabore, coordonnateur général d'Imagine. Former, ce n'est pas réduire les singularités mais donner les outils pour aller chercher le meilleur en soi. Cela passe par le développement d'une culture cinématographique, par l'encouragement des échanges et la remise à niveau régulière pour que la technique aide les gens à exprimer leurs idées. Nous espérons mettre en terre certaines graines afin que dans un ou deux Fespaco, on puisse voir émerger quelques pousses.» Depuis février 2003, 158 étudiants ont suivi l'une des formations proposées dont 97 stagiaires internationaux.

Le principal soutien financier d'Imagine provient des Pays-Bas qui y ont investi 250000 € en deux ans.

Ces initiatives devraient faciliter le travail du Cirtef (Conseil international des radios-télévisions d'expression française) présents dans trois pays voisins: Bénin, Niger et Cameroun. Il y travaille en collaboration avec les chaînes publiques sur tous types de productions: documentaires, courts métrages, fictions, information, etc."

www.lalibre.be/article.phtml?id=5 ...


• > Festival Panafricana, Rome: Programmation

Le Festival "Panafricana, Le mille Afriche del cinema a Roma", aura lieu à Rome du 30 mars au 6 avril 2005.

Voici les films de la sélection officielle:

Séance d'ouverture
- Sometimes in April, Raoul Peck, USA/ France/ Rwanda, 2004.

Longs métrages
- Drum, Zola Maseko, Afrique du Sud/ USA, 2004.
- Oi Hero, Zézé Gamboa, Angola/ France, 2004.
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso/ France, 2004.
- Le Prince, Mohamed Zran, Tunisie/ Francie, 2004.
- Tenja, Hassan Legzouli, Maroc/ France, 2004.
- La Violence et la satire, Asma El Bakry, Egypte/ France, 2004.
- Viva Laldjérie, Nadir Moknèche, Algérie/ France, 2003.

Courts métrages
- L’Ile, Justin Zerbo, Giovanni Casconne, Belgio, 2003.
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, Côte d'Ivoire, 2004.
- Le Secret de Fatima, Karim Bensalah, Algérie/ France, 2003.
- Visa, Ibrahim Letaief, Tunisie, 2004, 29’

Documentaires
- Aliénations, Malek Bensmail, Algérie/ France, 2004.
- Born Into Struggle, Rehad Desai, Afrique du Sud, 2004.
- Dio era un musicista, Cristina De Ritis, Maddalena Grechi, Andrea Segre, Italie, 2004.
- Entre femmes, Hala Galal, Egypte, 2004.
- La Femme Seule, Brahim Fritah, France, 2004.
- Quand la femme chante, Moustapha Hasnaoui, Egypte, 2004.
- Sur les traces de l’oubli, Raja Amari, Tunisie, 2004.
- Zad Moultaka, Laila Kilani, Maroc, 2003.
- Scénarios d’Afrique, Newton I. Aduaka, Fanta Régina Nacro, Mahamat Saleh-Haroun, Abderrahmane Sissako, Cheick Oumar Sissoko, 12 courts métrages.

Leçon de cinéma
- La Porte du soleil, Yousry Nasrallah, Egypte/ France, 2003.
- Chronique d’une disparition, Elia Suleiman, Palestine, 1997.

Séance de clôture
- Fatima, l’Algérienne de Dakar, Med Hondo, France/ Tunisie/ Sénégal, 2004.
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Teno, France/ Allemagne/ Cameroun, 2004.

Plus d'infos: www.panafricana.it


• > FIFET 2005: Programmation

Le Festival International du Film contre l'Exclusion et pour la Tolérance (FIFET) aura lieu du 17 au 23 mars à Paris.

Les films suivants seront présentés, en présence des réalisateurs:
- Poupées d'argile, Nouri Bouzid, Tunisie
- Ali Zaoua, Nabil Ayouch, France/ Maroc/ Belgique
- La Chambre Noire, Hassan Benjelloun, Maroc
- A Casablanca les anges ne volent pas, Mohamed Asli, Maroc/ Italie
- Zulu Love Letter, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Tenja, Hassan Legzouli, Marcoc/ France

Sera également projeté La Caméra de bois, de Ntshavheni Wa Luruli, Afrique du Sud/ France/ Grande-Bretagne

Plus d'info sur le site du festival: www.fifet.org


• > Festival du Film Court de Lille: palmarès

Le Festival du Film Court de Lille s'est tenu du 7 au 11 mars dernier.

Les lauréats ont été désignés après de longues délibérations. L’accent a été mis sur l’exceptionnelle qualité de la sélection, tant et si bien que le jury a décidé de donner plusieurs « mentions » coup de cœur, en plus des prix officiels.

- Prix du Jury : After Shave, Hany Tamba (France/ Liban)
- Prix de la meilleure réalisation : Tempête, Nikolay Khomeriki (France)
- Prix spécial du jury : Alice et moi, Micha Wald (Belgique)
- Prix du Numérique : Schijn van de Maan, Peter Ghesquiere (Belgique)
- Prix TPS : Petite routine, Matthieu Van Eeckhout (France)
- Prix du Public : Un beau jour, un coiffeur, Gilles Bindi (France)
- Prix du Jury Jeunesse : Dans l’ombre, Olivier Masset-Depasse (Belgique)

- Mention spéciale des organisateurs : After Shave, Hany Tamba (France/ Liban)
- Mention spéciale pour deux actrices : Valérie Donzelli dans Frédérique Amoureuse, Pierre Lacan (France); Geno Lechner dans Charlotte, Ulrike Von Ribbeck (Allemagne )
- Mention spéciale pour un acteur : Nicolas Giraud dans Sous le bleu , David Oelhoffen
- Coup de cœur pour le film La Révolution des crabes, Arthur de Pins (France)

http://www.filmcourt-lille.com


• > Festival du Film de Paris Ile-de-France: Programme

Le festival du Film de Paris Ile-de-France aura lieu du 28 mars au 5 mars prochain.

L'association du Festival du Film de Paris fête ses 20 ans au printemps 2005. Consacré au jeune public dans un premier temps, le festival est aujourd'hui dédié au cinéma émergeant et a pour spécificité l'accueil d'un public populaire venant de toute l'Ile-de-France. En 20 ans, le Festival a réuni de nombreux spectateurs et a encouragé travers la promotion de leurs films de nombreux talents, parmi lesquels, Mathieu Kassovitz, Cédric Klapisch et Robert Guédiguian.

Le festival qui s'est toujours déroulé sur les Champs Elysées s'ouvre cette année à l'ensemble de la région Ile-de-France et, grâce au soutien de la Région, s'appelle désormais « le Festival de Paris Ile-de-France ». Le festival intègre ainsi une quinzaine de villes en Ile-de-France : Paris bien sûr, mais aussi Bagnolet, Courbevoie, Vitry, Chaville, Franconville, Issy-les-Moulineaux et bien d'autres encore. Isabelle Adjani est la présidente de ce festival.

Plusieurs Prix sont attribués au cours de cette manifestation. Le lauréat du Prix Ciné Roman Carte Noire 2005 est annoncé le jour de l'ouverture et reçoit une somme de 15 245 euros. Le Prix « Convergences » est remis comme chaque année à un documentaire dans la sélection officielle du Festival. Les critères sont déterminés par le club Convergences. La remise du Prix se fait lors de la cérémonie de clôture.

Notons que le festival, comme chaque année, organise le Prix de la Francophonie. Voici les films sélectionnés:
- la Nuit de la vérité de Fanta Régina Nacro (France / Burkina Faso)
- la Peau Blanche de Daniel Roby (Canada)
- Le Temps Révolu de Ho Quanq Minh (Vietnam/ France)
- Les Suspects de Kamal Dehane (Belgique / Algérie)
- Nord-Plage de José Hayot (France)
- Ouaga Saga de Dani Kouyate (Burkina Faso)
- Tarfaya de Daoud Aoulad Syad (France / Maroc)

Voici les coproductions francophones sélectionnées dans les autres sélections:

Compétition officielle
- Elles étaient cinq de Ghyslaine Coté (Québec)
- Quand les anges s'en mêlent de Christel Amsalem (France)
- Saint Ralph de Michael Mc Gowan (Canada)

Prix du cercle de la Presse :
- Doo Wop de David Lanzmann (France)

Prix du Public :
- Au secours, j'ai trente ans de Marie-anne Chazel (France)
- Le Septième Mensonge de Stéphane Guénin (France / Etats-Unis)
- Trois couples en quête d'orages de Jacques Otmezguine (France)
- Oublier Cheyenne de Valérie Minetto (France)

Hommage au Cinéma Québécois :
- Camping Sauvage d'André Ducharme
- La Face Cachée de la lune de Robert Lepage
- Roger Toupin, épicier variété de Benoit Pilon

Cinéma d'aujourd'hui :
- Nouveau Monde de Thibault Monbellet (France)
- Sinistres Souris de Frédéric Andréi (France)
- Un beau matin de David et Charlotte Lowe (France)

Avant-Première :
- Ma Vie en cinémascope de Denise Filiatrault (Canada)
- Ouaga Saga de Dani Kouyaté (Burkina Faso)

www.festivaldeparisidf.com


• > Festival International du Film de Fribourg: palmarès

Le Festival International du Film de Fribourg s'est tenu du 6 au 13 mars 2005.

Le Grand Prix du Regard d'or a été attribué à La Nuit de la Vérité de Fanta Régina Nacro (Burkina Faso).

L'Enfant Endormi de Yasmine Kassari (Marco/ Belgique) a remporté un franc succès, puisqu'il a reçu le prix Spécial du Jury, le Prix du jury Fipesci et une mention spéciale du Prix "Don Quijote" de la FICC.

Le prix du documentaire a été remis ex-aequo à Darwin's Nightmare d'Hubert Sauper (France/ Autriche/ Belgique) et à Son Hwan de Kim Dong-Won (Corée du Sud).

L’Enfant Endormi fait partie des quatre Films du Sud, dont le Festival acquiert les copies que distribue Trigonfilm à travers la Suisse. Les autres Films du Sud sont El Corazòn de Jesús de Marcos Loayza (Bolivie), Shangkhonad d’Abu Sayeed (Bangladesh) et Touki Bouki de Djibril Diop Mambety (Sénégal), qui prendront le chemin des salles à partir du printemps.

Plus d'infos sur le site du festival: www.fiff.ch


• > Cinema Africano, Milan: Programme

Le Festival Cinema Africano de Milan se tiendra du 14 au 20 mars 2005. Voici les productions et coproductions francophones (et un peu plus...) sélectionnées:

Fenêtres sur le monde:
- la Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- O Heroi, Zeze Gamboa, Angola/ Portugal/ France
- U-Carmen Ekhayelitsha, Mark Dornford-May, Afrique du Sud

Courts métrages africains
- Africains poids moyens, Daniel Cattier, Belgique/ Congo
- Au-delà du temps, Jean-Chris Semutakirwa, Mali/ France
- Aveux, Mohamed Lakhdar Tati, Algerie/ France
- Déjà Loué, Meiji U Tum’si, Congo/ France
- L'Autre Mal, Tahirou Tasséré Ouédraogo, Burkina Faso
- Nazra Lel Sama, Kamla Abou Zikri, Egypte
- Pour la nuit, Isabelle Boni-Claverie, France/ Côte d'Ivoire
- Prince Loseno, Jean-Michel Kibushi, RD Congo/ Belgique
- - Visa, La Dictée, Ibrahim Letaief, Tunisie

Hors concours
Hors-concours, des films et des documentaires sur l’Afrique de réalisateurs non africains contribuant à véhiculer une connaissance plus approfondie de la réalité sociale et culturelle des pays africains.
- A Oriente di Gesu, Andrea Canetta, Suisse
- Closed District, Pierre-Yves Vandeweerd, Belgique
- Ecrivains des frontières, Samir Abdallah, José Reynes, France/ Egypte
- Femi Kuti, Rafael Frydman, France/Nigeria

Panorama des cinémas africains
- Al'Leessi, Rahmatou Keita, Niger
- D'une felur double et des quatre mille autres, Claude Haffner, France/ Tunisie
- El Manara, Belkacem Hadjadj, Algérie
- Fama... Bontoula Bela Magd, Dalila Ennadre, Egypte/ Maroc
- I Love Cinema, Ossama Fawzy, Egypte
- le Grand Voyage, Ismael Ferroukhi, Maroc/ France
- Le Malentendu Colonial, Jean-Marie Teno, Allemagne/ Cameroun/ France
- Le Plafond de verre, Yamina Benguigui, Algerie/ France
- Molaade, Sembène Ousmane, Sénégal/ France
- Nadia et Sarra, Moufida Tlatli, Tunisie/ France
- Ouaga saga, Dani Kouyaté, Burkina Faso
- safi, la petite mère, Rasò Ganemtoré, France/ Italie/ Burkina Faso
- Sometimes in April, Raoul Peck , Haiti/ Rwanda

Video: documentaires et non-fictions
- Algériennes, Djamel Sellani, France/Algerie
- Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo, Luc Damiba, Abdoulaye Diallo, Burkina Faso
- Everything is Gonna Be Allright, Tamer Ezzat, Egypte
- Kalala, Mahamet-Saleh Haroun, Tchad
- Mère Patrie, Albertine Lastera, France
- Regard de mémoire, Sara Maldoror, France/ Martinique
- Sorcière la vie, Monique Mbeka Phoba, France
- Sur les traces de l'oubli, Raja Amari, Egypte/ Tunisie
- Un bus pour Palemque, Wilfrid Massamba, Congo/ Colombie
- Zad Moultaka, Leïla Kilani, Maroc

L'intégralité du programme sur le site: www.festivalcinemaafricano.org


• > Cinema Novo, Bruges: Programme

Le Cinema Novo se tiendra du 10 au 20 mars. Voici les productions et coproductions francophones programmées:

Sur les 9 films de la compétition officielle, notons la sélection de Zulu Love Letter de Ramadan Suleman (Afrique du Sud/ France), et de O Heroi de Zeze Gamboa (Angola/ Portugal/ France).

Dans la section Cinema Vivo sera projeté Gardien de buffles de Minh Nguyen Vô (Vietnam/ Belgique/ France).

Dans le programme général, qui reprend tous les films sous-titrés en néerlandais qui ont un distributeur en Belgique ou aux Pays-Bas et qui n'ont pas encore été projetés dans la région de Bruges, vous pourrez voir:
- Dans les champs de bataille, Danielle Arbid, Liban/ France/ Belgique
- L'Enfant Endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ Belgique
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France
- Les Suspects, Kamal Dehane, Algérie/ Belgique
- Mon Trésor, Keren Yadaya, Israël/ France

Toutes les infos sur www.cinemanovo.be


• > Festival International du Film Francophone de Bratislava: Programme

La 7ème édition du Festival International du Film Francophone de Bratislava (FIFF BA 2005) aura lieu du 11 au 19 mars 2005 au cinéma Istota.

Cette année, la programmation a été établie autour du thème des origines, des recherches d'identités :
Une question : Tu viens d’où?
Différentes pistes de réponses selon le thème du jour : D’ici et de là-bas, De nous, D’elle, Des croyances, De l’autre côté, De la terre, De l’enfance, D’hier et de demain.

40 films ont été sélectionnés: long-métrages inédits, films classiques, films d’auteur, premiers films, dessins animés, films pour enfants, documentaires, court-métrages.
Le prix du public et le prix de la critique seront attribués au film le plus plébiscité lors de la cérémonie de clôture.

Le festival soutient les distributeurs slovaques dans leur travail de promotion du cinéma français : cinq films seront proposés en avant-première : Exils, Clean, Jeux d’enfants, Immortel ad vitam, Ripoux 3.

Avec le soutien de l’ACID (Agence du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), le festival accueille plusieurs réalisateurs dont Yolande Moreau qui viendra présenter Quand la mer monte en ouverture du festival.

Soirée « EXIL NA EX » : à l’occasion de la projection en avant-première d’Exils de Tony Gatlif, en partenariat avec le club Spojka de Bratislava, l’Institut invite Dj Pal et Dj Peeer pour une soirée Paris Express autour d’un mix de musiques de films samedi 12 mars.

Pour la première fois, le Festival International du Film Francophone s’élargit en partenariat avec les Alliances françaises de Košice et de Žilina.
« FIFFBA à Zilina» : du 21 au 23 mars 2005
« FIFFBA à Kosice» dans le cadre des « Journées culturelles de Košice » : du 14 au 20 mars 2005

Programme:
L’île de blackmor, J-F. Laguionie; Le roi et l’oiseau, P. Grimault; Peau d’âne, J. Demy; Michael Blanco, S. Streker; 3 petites filles, J-L. Hubert; Ripoux 3, C. Zidi; Un rêve algérien, J-P. Lledo; Triple agent, E. Rohmer; Viva laldjérie, N. Moknèche; Rage,
R. Muntean; Une calorie de tendresse, I. Grabcheva; Depuis qu’Otar est parti, J. Bertuccelli; Notre musique, J-L. Godard; Le bonheur, c’est une chanson triste, F. Delisle; Mondovino, J. Nossister; Elles étaient 5, G. Côté, 10e chambre, instants d’audience, R. Depardon, En attendant le bonheur, A. Sissako; La vie, la mort, le foot; Le tango des Rashevski, S. Garbarski, Brodeuses, E. Faucher; 20h17, rue Darling, B. Emond, Littoral, W. Mouawad; Le génie helvétique, J-S. Bron; Demi-tarif, I. le Besco, Quand la mer monte, G. Porte, Y. Moreau; Exils, T. Gatlif; Bains-douches, Georges Spicas; Le télégramme, C. Fargeat; Clean; O. Assayas; C est l'histoire d un belge, R. Littoriaga; Le grand voyage, I. Ferroukhi; La face cachée de la lune, R. Lepage; Des épaules solides, Ursula Meier; Les temps qui changent, A. Téchiné; Jeux d’enfants, Y. Samuell; Il est plus facile pour un chameau, V. Bruni-Tedeschi; Immortel, E. Bilal; L’équipier, P. Lioret; Vipère au poing, P. de Broca; Les 400 coups, F. Truffaut.


• > Festival International du Film de Fribourg: Programme

Le festival International du Film de Fribourg se tiendra du 6 au 13 mars 2005.

Voic les coproductions francophones sélectionnées:
Longs métrages en compétition
- La Nuit de la vérité, Fanta Régina Nacro, Burkina Faso/ France
- L’Enfant endormi, Yasmine Kassari, Maroc/ France
- Prendre Femme, Ronit Elkabetz, Shlomi Elkabetz, Israël/ France

Documentaires en compétition
- Arlit, deuxième Paris, Idrissou Mora-Kpaï, Bénin/ France
- Closed District, Pierre-Yves Vandeweerd, Belgique
- Darwin’s Nightmare, Hubert Sauper, France/ Belgique/ Suisse/ Autriche
- Le Malentendu colonial, Jean-Marie Teno, Cameroun/ Allemagne/ France
- Mahaleo, Cesar Paes et Raymond Rajaonarivelo, Madagascar/ France
- Pinochet et ses trois généraux, José Maria Berzosa, France

Long métrage hors compétition
- Ronda Nocturna, Edgardo Cozarinsky, Argentine/ France
- Touki-Bouki, Djibril Diop Mambety, Sénégal

Courts et moyens métrages
- La Bouche pleine d’ombre et les yeux pleins de cris, Christian Lajoumard, France
- Ya’eshoona Bainana, Mahmood Soliman, Egypte

Documentaires: La sélection 2005
- Au Rwanda on dit… La famille qui ne parle pas meurt, Anne Aghion, France
- Last Supper, Freij Issa et Wadimoff Nicolas, Suisse/ Palestine

Rétrospective: «Filmer l’invisible»
- Beit Bayyi, Leila Kanaan, Liban
- Il Vangelo secondo Matteo, Pier Paolo Pasolini, France/ Italie
- Le Grand Voyage, Ismaël Ferroukhi, Maroc/ France
- Le Refuge, Nedia Touijer, Tunisie
- L’Evangile du cochon créole, Michelange Quay, Haïti/ France/ Etats-Unis
- Ramàd, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Liban/ France
- Yeelen, Souleymane Cissé, Mali.

Le festival organise également un panorama intitulé «Palestine/Israël, une mémoire suisse».

PLus de renseignements sur le site du festival:
ww.fiff.ch







• > Festival du Film Court de Lille: Programme

La 21ème édition du Festival du Film Court de Lille aura lieu du 7 au 11 mars 2005. Voici les films francophones en compétition:

- Dans l’ombre de Olivier Masset-Depasse, Belgique
- Un beau jour, un coiffeur de Gilles Bindi, France
- Raging blues de Mathieu Lyonnel, Vincent Paronnaud, France
- Les Parallèles de Nicolas Saada, France
- Ma p’tite campagne publicitaire de Maurice Huvelin, France
- 21h11 de Arnaud Bigeard, France
- Mateo Falcone de Olivier Volpi, France
- Tarif unique de Alexandre Coffre, France
- Fausse teinte de Marie Guiraud, France
- Petite routine de Matthieu Van Eeckhout, France
- Signes de vie de Arnaud Demuynck, France/ Belgique
- After shave d’Hany Tamba, France/ Liban
- Les Crayons de Didier Barcelo, France
- Alice et moi de Micha Wald, Belgique
- Soyons attentifs de Thierry Sebban, France
- Sous le bleu de David Oelhoffen, France
- L’Escargot de Jean-Luc Cano, France
- Le Pays des ours de Jean-Baptiste Leonetti, France
- Joyeux Noël Félix ! de Sami Ben Youssef, Izabela Rielen, Suisse
- Une place au soleil de Rachid Boutounes, France/ Maroc
- D77 de Paul Vallespi, France
- Opowiadanie de Marcin Pieczonka, Pologne
- Les Premières Communions de Jean-Baptiste de Laubier, France
- « Frédérique amoureuse » de Pierre Lacan, France
- Tempête de Nikolay Khomeriki, France
- French Kiss de Antonin Peretjatko, France
- Vieux crabe de Camille Bialestowski, France
- La Révolution des crabes de Arthur de Pins, France
- Etat d'urgence de Sam Bekare, France
- Tylko jedna noc de Darek Blaszczyk, Pologne
- The American in Paris de Guillaume Levilly, France
- Jeux de mains de Jeanne Aslan, France
- Chrysalide de Bertrand Yann, Serban Damien, France
- Musique de chambre de Renaud Guillemet, France
- Schijn van de Maan de Peter Ghesquiere, Belgique
- Floyd de Stéphane Wetzel, France

http://www.filmcourt-lille.com/accueil.h ...




• > Festival International du Film d'Amour de Mons: palmarès

La 21ème édition du Festival international du film d’amour de Mons s’est tenue du 11 au 18 février. Voici les coproductions francophones primées:

Longs Métrages
- Grand Prix: Lettre d'amour zoulou, Ramadan Suleman, Afrique du Sud/ France
- Prix d’interprétation féminine : Ronit Elkabetz dans Prendre femme de Shlomi Elkabetz et Ronit Elkabetz, Israël/ France
- Prix d’interprétation masculine : Simon Abkarian pour Prendre femme
- Prix du public : Vahina Giocante dans Lila dit ça de Ziad Doueri, France/ Liban
Courts Métrages
- Prix Meuter Titra (1 000 euros sous la forme travaux de laboratoire et le sous-titrage) : Dans l’ombre de Olivier Masset-Depasse, Belgique/ Suisse et Zartmo de Marc Dalmas, Belgique
- Grand Prix de Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (SABAM) (une aide à la distribution du film) : Dans l’ombre de Olivier Masset-Depasse

www.festival-film-amour.be




 Pays a la une  
  • > France

Paysage cinématographique français :

La France comptait au 1er janvier 2004 61,7 millions d’habitants. En 2003, chaque français est allé en moyenne 5,4 fois au cinéma.

Le Centre National de la Cinématographie (CNC) dresse sur son site internet un bilan chiffré pour l’année 2003. Voici les principaux chiffres.

Présentation du CNC (www.cnc.fr) :
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Les actions du CNC à destination de l’industrie audiovisuelle française ont principalement pour objectifs de : soutenir, promouvoir et former, conserver le patrimoine et mener des actions internationales (pour exporter le cinéma français, et soutenir les cinématographies dites « peu diffusées »).
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Les aides accordées par le CNC sont accordées essentiellement dans les domaines : du développement, de la production, de l’exploitation, etc. Notons que le CNC accorde également des aides aux autres cinémas (notamment via le Fonds Sud), ou des domaines très précis tels que la création de musique de films, les courts métrages, les films d’animation, etc. Au total, le site internet du CNC recense 52 types d’aides et commissions de soutien.

Production :
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En 2003, 212 production ont été agrées par le CNC, soit reconnues comme film français. 68 étaient des premiers films.
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Sur ces 212 films, 105 sont des productions 100% française, 78 sont des productions majoritaires, et 29 des coproductions minoritaires. Depuis plusieurs années, le nombre de production ne cesse d’augmenter (si l’on excepte 2001). Pour exemple, on dénombrait 200 productions en 2002, 171 en 2000, etc. Les principaux pays partenaires dans les coproductions majoritaires françaises étaient la Belgique (24 films), la Grande-Bretagne (23 films), l’Italie (10 films) et l’Espagne (8 films).
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Le soutien automatique du CNC en 2003 s’est élevé à 55,98 millions d’euros, l’avance sur recettes à 22,65 millions d’euros.
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Les régions quant à elle ont investi près de 10 millions d’euros, dans 40 films. Deux régions concentrent l’essentiel de la production ; l’Ile-de-France, et la région Rhônes-Alpes.
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Le coût moyen des productions françaises en 2003 était de 4,63 millions d’euros.
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Les 183 productions 100% françaises ou majoritaires ont été produites par 153 sociétés de production différentes. On constate donc que le secteur est très peu concentré. La société ayant produit le plus de films est Gemini films, qui en a produit 5. De fait, 123 sociétés n’ont produit qu’un seul film en 2003.

Exploitation et distribution :
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513 films sont sortis en exclusivité sur les écrans français en 2003. 219 étaient français, 160 américains.
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Sur les 4 films ayant fait plus de 4 millions d’entrées, 1 seul était français : Le Monde de Némo : 7,46 ; Taxi 3 : 6,06 ; Matrix Reloaded : 5,6 ; Le Seigneur des anneaux : le retour du roi : 4,76 ; Chouchou : 3,8 millions d’entrées.
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Notons qu’en 2004, sur un total de 194,41 millions d’entrées, les film français ont totalisé 74,7 millions d’entrées (soit 38,4% des entrées contre 35% en 2003), les films américains 91,7 (soit 47,2% contre 52,8% en 2003). La France est le pays de l’Union Européenne où la cinématographie nationale résiste le mieux à « l’assaut » du cinéma américain. La proportion des entrées faites par les films français est d’ailleurs régulièrement en augmentation depuis quelques année. En 2004 d’ailleurs, 8 films français ont dépassé la barre des 2 millions d’entrées.
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Alors que 13 nouveaux multiplexes ont ouverts en 2003, la France comptait au 1er janvier 2004 5.295 écrans répartis dans 2.128 établissement.

Répartition des tournages :
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Le nombre de semaines de tournage était en hausse en 2003, puisqu’il s’élevait à 1.445 semaines. Cependant, cette hausse n’a pas bénéficié aux tournages en France. En effet, les tournages à l’étranger ont connu une hausse spectaculaire de 49% en 2003. Sur les 1.445 semaines précitées, 566 se sont déroulées à l’étranger. Cette « expatriation » des tournages découle surtout d’une logique financière, soit pour des économies de coût (tournages au Portugal ou en Roumanie notamment), ou encore pour accéder à des financements locaux (comme en Belgique, au Luxembourg ou en Grande-Bretagne).
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Par ailleurs, la durée moyenne de tournage des films français en 2003 était de 8,2 semaines.

Quelques institutions :
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Unifrance est l’organisme de promotion du cinéma français à l’étranger (unifrance.org)
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La Commission Nationale du Film recense toutes les informations concernant les modalités de tournage, ainsi que les coordonnées des organismes régionaux d’aide à la production cinématographique (www.filmfrance.net)
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L’Institut National de l’Audiovisuel a pour principales missions la conservation et la diffusion du patrimoine audiovisuel français, la production et la formation (www.ina.fr)
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Fondée en 1936 par Henri Langlois, Georges Franju, Paul-Auguste Harlé et Jean Mitry, la Cinémathèque française est une association à but non lucratif dont la mission est de conserver et montrer au public le patrimoine cinématographique français et étranger sous toutes ses formes (www.cinemathequefrancaise.com).
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La Bibliothèque du Film (BiFi) dispose d’un fonds documentaire important mis à la disposition du public à travers différents services : une médiathèque de libre accès, un espace dédié aux chercheurs, une iconothèque, un service d’information à distance. Le site Internet de la BiFi propose de nombreux services en lignes : catalogue des collections, bases de données sur le cinéma, répertoires, dossiers documentaires, etc. (www.bifi.fr)
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 Evenement  
  • > Trait d’union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie, et Deuxième Forum Francophone de la Coproduction

Le Trait d'union: Guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est désormais en ligne! Vous pouvez le télécharger à l'adresse suivante:
www.cinemasfrancophones.org/publi ...

Le lancement du site www.cinemasfrancophones.org suite à la publication du premier Trait d’union : guide à l’usage des coproducteurs francophones a donné l’occasion au Bureau de Liaison du Cinéma de l’Espace Francophone de mieux cerner les questionnements des professionnels des cinématographies francophones.

La rubrique « Actualités », et surtout la ligne d’information que constitue l’adresse info@cinemasfrancophones.org, nous ont permis de prendre le pouls de nos internautes, et de constater qu’il n’est quasiment pas une semaine sans que nous ne recevions une demande concernant les formations aux métiers de l’audiovisuel existant en Francophonie. Nombre de ces demandes émanent bien sûr d’aspirants professionnels, mais aussi de jeunes ou moins jeunes professionnels souhaitant compléter leur formation ou élargir le champ de leurs compétences.

A l’heure où le Fespaco, baromètre des préoccupations du métier en Afrique, choisit pour thème la Formation et la Professionnalisation, nous avons décidé de regrouper un maximum d’informations sur les établissements sis en Francophonie proposant des formations initiales dans différents domaines : réalisation, production, scénarisation, image, son, actorat, etc.

Ce Trait d’union : guide des formations aux métiers du cinéma en Francophonie est une première recherche, qui sera améliorée et complétée grâce à votre concours et à celui des établissements concernés. Il appelle un second tome, consacré aux formations continues (ateliers, stages, etc), que nous espérons pouvoir bientôt éditer.

Cette version en ligne vous permettra d’avoir une vision d’ensemble des activités d’une quarantaine d’établissements, et le cas échéant, un accès direct sur leur site. Les écoles dont le nom apparaît en bleu sont celles pour lesquelles les informations nous ont été confirmées. Vous trouverez par ailleurs les coordonnées d’une trentaine d’autres établissements. Elle revient également sur les principales ressources électroniques en matière de formation audiovisuelle.

Deuxième Forum Francophone de la Coproduction

Le Deuxième Forum Francophone de la Coproduction, un espace d’expertises et de rencontres pour les producteurs francophones organisé conjointement par le Bureau de Liaison du Cinéma de l'Espace Francophone et le Festival International du Film Francophone de Namur aura lieu les 26, 27 et 28 septembre 2005, à l'occasion du 20ème FIFF, à Namur.

Vous trouverez ci-dessous plus d'informations sur le calendrier, le déroulement des sélections, et les objectifs du Forum.



2ème Forum Francophone de Coproduction [114 Ko]
 




 Cuisines et dependances d'un film francophone  
  • > Fespaco, rencontres professionnelles

Le Fespaco était l'occasion d'organiser de nombreuses rencontres et conférences. Nous avons pu assister à certaines d'entre elles, et prendre quelques notes sur la teneur des échanges.

Vous trouverez dans la rubrique "Rencontres Professionnelles" plus d'informations sur les rencontres suivantes:
- Conférence débat de l'Union européenne, lundi 28 février
- Conférence de l'ACID (Afrique Cinéma Diffusion), sur la poursuite du programme Africa Cinémas, lundi 28 février
- Colloque "Formation et enjeux de la professionnalisation, mardi 1er et mercredi 2 mars
- Conférence de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, jeudi 3 févrie